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 [Chypre, XXè]Les pinceaux dans la bière[PV Bayern]

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Frascuelo/Chypre



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MessageSujet: [Chypre, XXè]Les pinceaux dans la bière[PV Bayern]    Dim 24 Oct - 14:49

Infos utiles:


XXè siècle, l'entreprise de la Bayerische Motoren Werke, autrement dit, de la BMW est fondée en 1916...

Même siècle, malgré sa taille modeste, l’art chypriote est ouvert à l’art mondial, marqué par la diversité qu’inspire la multiplicité des tendances artistiques. On en trouve des exemples dans les œuvres remarquables exposées par des artistes chypriotes lors des expositions internationales.


Quel rapport? Il suffit de lire la suite...


~

Frascuelo avait déjà bien rempli sa journée, surtout son sac à dos, chargé de bronze et de trouvailles en tout genre... Alors qu'il n'était que deux heures de l'après midi.

-Je crois que j'ai de quoi faire avec ça... Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas fait sculptures en bronze... J'en suis tout excité! Et puis ces petites toiles...ça peut toujours servir!

En effet, malgré son chargement, le chypriote semblait monté sur piles et marchait d'un pas dynamique, chantonnant un air entraînant en direction des ruines d’Amathonte, l’une des trois premières villes consacrées à la belle Aphrodite qu'il avait vue naître.

-Décidément, si j'avance à cette allure je n'y serais jamais avant demain!

Il exagérait un peu; Il avait largement le temps de se rendre à Limassol. Il pressa le pas, courait presque et passa en vitesse devant quelqu'un, prenant garde à ne pas le heurter. Mais quelque chose l'interpella soudainement, alors il s'arrêta, non sans peine, entraîné par le poids de son sac. Il toussota à cause du nuage de poussière qu'il venait de soulever et fit quelques pas en arrière, jusqu'à examiner ce que faisait le garçon qu'il venait de croiser. Il n'était sûrement pas d'ici vu sa tête, ses cheveux blonds... Que faisait-il ici?

Visiblement, il semblait avoir perdu tout son calme et s'énervait sur une toile, posée sur un chevalet, avec de la peinture qui n'avait pas beaucoup servi. Comme ils étaient dehors, Frascuelo pensa au début à une peinture de paysage abstraite... Et puis il observa attentivement, ne se rendant pas vraiment compte que regarder avec insistance par-dessus l'épaule de Bavière comme il le faisait pouvait être très agaçant pour quelqu'un qui avait déjà les nerfs à vifs! Un paysage? Mais non voyons! C'est pourtant évident! Des roues, une carrosserie comme celle-ci... Chypre esquissa un sourire, un peu gêné.

-Waw...Tu n'as aucune raison de t'énerver sur ton pinceau de cette façon! Il est très joli ton tank! Tu vas abîmer les poils sinon...

Le jeune garçon ignorait si son mensonge était passé, en attendant il arbora un joli sourire pour rester convaincant. Celui-là, décidément, n'avait aucune expérience de la peinture. Ses traits étaient maladroits, il mettait beaucoup trop d'eau... Et puis pour mélanger des pigments avec de l'eau et sans liant, il y avait quand même de quoi rire, ce que le chypriote se garda de faire. Si Feliciano voyait ça...
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MessageSujet: Re: [Chypre, XXè]Les pinceaux dans la bière[PV Bayern]    Lun 28 Fév - 18:52

Le pinceau s’agitait sur la toile, déposant des touches ici et là sur la surface d’un blanc crayeux. Les gestes étaient brusques, malhabiles, la main tenant le pinceau crispé comme le visage du peintre amateur. Le soi-disant peintre essuya encore une fois la peinture qui coulait en lignes sales et désordonnées. Bon sang, peintre n’était pas si facile que cela en avait l’air. Balduin en faisait la désagréable expérience, ce qui n’arrangeait rien à son humeur actuelle, lorsqu’il avait débarqué plus ou moins contre son grès sur l’ile chypriote. Oui, contre son grès. D’après ses patrons et la plupart de ses frères et sœurs il lui fallait des vacances (lire : t’es désagréable et tu dors presque plus, on te le dit un peu, t’écoutes pas, donc on te ligote pour mieux t’envoyer vers le premier bateau qui passe. Danke la famille, danke…). Des vacances, oui, des vacances.

Des vacances forcées. Des vacances parce qu’il y a longtemps qu’il ne s’était pas amusé, des vacances parce qu’il avait un tout petit peu sauté une (ou plusieurs) journée de fête pour mieux continuer son travail (mais bon sang, qu’est ce qu’il y avait de mal à travailler ?! Ils croyaient quoi, que les voitures, cela se montent tout seul, par l’opération du saint esprit, amen ? Que les fêtes, cela s’organisent comme ça ? Qu’ils sont français donc leur travail c’est de draguer et d’envoyer des chaises à la figure des anglais ?). A coup sûr, c’était une idée de Prusse pour le "taquiner". Ou alors, de cette peste de Franconie qui avait le défaut de n’en faire qu’à sa tête et ce depuis qu’il l’avait eu vers les années 1815 (s’il avait su combien ce territoire l’énerverait, il l’aurait échangé avec Saxe contre des choppes de bière en porcelaine. Cela ne lui aurait pas servi, mais au moins il n’aurait pas si mal à la tête).

Bref. Après avoir ruminé sa colère contre l’ensemble de ses frères et sœurs, mis l’hôtel sans dessus dessous, réputation des vacanciers allemands oblige, il s’était aperçu de deux choses : d’abord, c’est vrai que l’ile était belle, ensuite, que les vacances avaient un très gros défaut. On s’ennuyait vite et bien. Il fallait faire quelque chose, lire ne suffisait pas, il n’avait pas vu l’ombre d’un opéra de Wagner, regarder les ruines d’une ancienne civilisation aurait pu l’intéresser, mais il avait peur de s’énerver tout seul si l’ennui montait de trop et il n’avait pas envie de perdre davantage d’argent dans la nourriture.

L’idée lui était apparue en trainant dans la ville, observant certaines peintures, sentant ses doigts s’agitaient comme il revoyait les peintures naitre sur diverses toiles, les couleurs chatoyantes ou tristes, les formes grandissantes et les gestes précis. Quelques temps plus tard, il se retrouvait là, à s’énerver devant son œuvre qui refusait de prendre forme. Pourtant, il le sentait en lui ce bouillonnement, cette envie de créer, encore et encore. Alors, pourquoi n’y arrivait-il pas ?

Et mince quoi ! Peintre, cela ne devait pas être plus difficile que de fabriquer de la bière ou des voitures, si ? Puis, il y avait ce mouvement nouveau-né, mouvement de chez lui, de sa Munich. Der Blaue Reiter. Le cavalier bleu. Celui qui dépasse les frontières pour s’intéresser à tout, il y avait des hommes et des styles de peinture. Et cette envie, qu’il sentait en lui et qu’il voulait véritablement faire sienne, au moins une fois.

Et…

Il n’y arrivait pas. Trop d’imprécision, d’énervement, de frustration. Les coups de pinceaux ne laissant que des ombres informes qu’il avait juste envie d’effacer sans réellement pouvoir le faire. Soudainement, il y eut un bruit, qu’il n’entendit pas vraiment, quelqu’un qui courrait et qui s’arrêta brusquement, comme ça. Puis, une voix qui s’adressa à lui, le faisant sursauter un bref moment. Le pinceau traça une ligne aussi longue qu’oblique enlaidissant davantage la peinture, si on pouvait appeler ça ainsi.

-Waw...Tu n'as aucune raison de t'énerver sur ton pinceau de cette façon! Il est très joli ton tank! Tu vas abîmer les poils sinon...

Oh.
Ah.
Quoi ?!

Il tourna sa tête vers l’inconnu, les sourcils froncés, les mots sortant rapidement de sa bouche, tandis qu’il gardait toujours son pinceau sur la toile, plus ou moins consciemment (ne pas penser au pâté qu’il va y avoir, ne pas penser au pâté…)

« Quel tank ? C’est une BMW ! »

Va t’acheter des lunettes et fiche moi la paix verdammt ! Aurait-il voulu dire, mais il s’était retenu à temps. Il n’était pas assez énervé pour insulter une personne qu’il n’avait jamais vue. Encore moins une Nation. Parce que cela en était une, il le sentait. Le picotement, le truc qu’il n’arrivait jamais à définir, la faculté de toujours se comprendre sans connaitre un mot de la langue de l’autre. Ce n’étaient pas des signes trompeurs, loin de là.

Il se détourna de son homologue pour mieux essuyer les traces, laissant le pinceau dans le verre où les couleurs formaient une masse de couleurs brunâtres. Ce n’était pas un peu triste ça, d’essayer de créer et qu’au final tout ce qu’on obtient c’est une voiture qui n’en était pas une (un tank, pas une charrette, une mouette, une ciboulette, un tank) et une eau sale ? Il inspira, expira, essayant de se calmer, de chasser sa mauvaise humeur.

Se calmer, regarder la mer. Il n’y avait rien, rien à l’horizon. C’était une belle journée n’est-ce pas ? Il faisait beau, chaud et pas l’ombre d’un Prusse et autres parasites en vue. Lentement, ses muscles se détendirent. Crier un peu lui avait fait du bien. Maintenant, il fallait s’excuser de son impolitesse. La gêne montait en lui, colorant les joues d’une teinte rousse. Il observa son vis-à-vis : les cheveux aussi bruns que les siens étaient blond, le teint hâlé, le regard un peu étrange. Celui qu’on prend lorsque la gêne vient et qu’elle ne vous lâche pas.

Hey… faut pas qu’il soit comme ça parce que Balduin lui avait répondu sur un ton pareil. Il n’est pas vraiment méchant le bavarois, sauf que parfois, il s’énerve, il crie un peu au lieu de rire. Ce n’est pas souvent, il se contrôle pas dans ces moments-là. Et avec le recul, il regrette un peu. Parce que lui, il préfère rire un bon coup que de crier contre les gens. Cela fait moins mal à la gorge et c’est nettement plus agréable.

« Eh. Pardon herr… Zypern je suppose ? »

Non, le pape, tu ne vois pas son chapeau rouge, débile ?

A croire que des vacances forcées et de l’angoisse de la toile mal peinte ruinaient le plus fort des cerveaux.

« E-Enchanté. je m’appelle Balduin Wittelsbach..»

Alias le type qui te regarde d’un air honteux après d’avoir crié dessus.

Et maintenant qu’est-ce qu’il allait faire ?

Le mieux qu’il puisse faire dans cette situation : se taire.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Chypre, XXè]Les pinceaux dans la bière[PV Bayern]    Lun 28 Fév - 20:00

Une BMW... Hum... Oui pourquoi pas. Après tout, une BMW est un véhicule avec une carrosserie, des roues et accessoirement des gens dedans pour la faire rouler, sinon, tant pis pour la BMW. Enfin le sourire du garçon commençait à s'effacer. En début de journée, il serait sûrement resté, même beaucoup plus grand, mais là il fallait avouer qu'avec une journée de recherches et un sac à dos aussi lourd, le petit chypriote commençait à se fatiguer, et ce n'était pas bon pour son sourire! Il lui fallait détendre l'atmosphère, trouver quelque chose qui calmerait peut-être cette espèce de boule de nerfs qui l'avait regardé comme si...

*Comme si il allait me refaire le portrait un peu comme sur sa toile...*

Déjà, le sourire lui revint, et de nouveau il dût réprimer son rire, mais cette fois-ci, cela se voyait clairement sur son visage. Ses grands yeux aux airs étonnés se plissèrent, ses lèvres se pincèrent légèrement en un large sourire qui remontait ses pommettes. Heureusement, l'étranger avait tourné la tête. Sinon...

*Non! Je dois arrêter avec ça, je ne dois plus penser à cette histoire de portrait! Sinon je vais vraiment finir par lui rire au nez le pauvre!*

Soudain, Frascuelo se mordit brièvement la langue, le dernier recourt pour celui qui venait d'imaginer son portrait façon Bavière, et ça marchait! Son sourire disparut comme par magie. Le blondinet, souffla de façon bien révélatrice. Enfin, il fallait deviner ce que cela signifiait. Est-ce qu'il regrettait son geste ou était-ce le chypriote qui l'ennuyait ferme? La réponse ne tarda pas à venir:

« Eh. Pardon herr… Zypern je suppose ? »

Légèrement hébété mais content d'avoir un retour à peu près positif, il secoua vivement la tête en souriant de nouveau.

« E-Enchanté. je m’appelle Balduin Wittelsbach...»

Ces yeux... Ses yeux... Oui ils sont bleus! Mais là n'est pas le propos. Enfin depuis quand des yeux donnaient-ils autant l'impression d'être le maître de tout? De pouvoir juger de ce qui est juste et injuste, de choisir le pardon ou le châtiment? Cela le mettait un peu mal à l'aise, et pour faire passer ça, rien de tel d'une bonne dose de rire et d'une belle amitié naissante, à commencer par une chaleureuse poignée de main. Il tendit alors sa main et prit la parole.

-Frascuelo! Enchanté Balduin!

Il regrettait presque d'avoir tendu la main, Balduin avait sûrement plus de poigne que lui, mais enfin ce qui est fait est fait, et tant pis pour la suite, de plus, le jeune homme en face de lui semblait vraiment s'en vouloir, alors autant lui accorder quelques phalanges à briser si cela pouvait le réconforter.

-Eh bien tu en tires une tête ma parole! Fait un sourire! Tu es vexé à cause de ce que j'ai dis sur ton tan... Ta BMW? Elle est très jolie je te dis. Si je te jure. Tu manques juste un peu de technique, voilà tout. Tu veux que je t'aide? On change l'eau, on nettoie la palette, les pinceaux et on arrange cette toile tu verras c'est facile! Tu veux?

Sans attendre la réponse (on ne sait jamais! Et si il lui répondait "dégage!" d'un coup?), il laissa tomber lourdement son sac, priant intérieurement pour que rien ne se soit cassé et se mit à genoux à côté de Balduin de qui il attendait une réponse positive avec un sourire plutôt attendrissant. Il l'aurait! Il l'aiderait à transformer cette abomin... ce... ce truc en véritable oeuvre d'art! Sans trop intervenir directement, ça ne serait pas juste. Mais là, le but était de sauver l'art bavarois, voire l'art tout court...
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MessageSujet: Re: [Chypre, XXè]Les pinceaux dans la bière[PV Bayern]    Jeu 3 Mar - 19:36

Il riait d'un coup, comme ça, ce garçon qu’il ne connaissait même pas quelques jours auparavant. Il riait et pour un peu Balduin se sentirait presque mal à l’aise. Il ne voyait pas ce qu’il y avait d’amusant dans leur situation. Le bavarois fronça brièvement les sourcils, songeur, avant de sourire et de rire un peu à son tour. Pas désagréable son interlocuteur n’empêche. Un peu étrange, à moins que le bavarois n’ait encore rien compris. Bon, pas grave. Il se rattrapera, on trouve toujours le moyen de se rattraper, suffit juste de s’en donner les moyens.

Ce fut en souriant que Balduin serra la main que lui tendit le chypriote, la serrant fortement, sans penser à sa force, sans doute trop heureux d’avoir réussi à se rattraper au moins un peu. Puis quelque chose passa dans le regard brun et Balduin se demanda s’il ne lui avait pas fait mal sans faire exprès. Ses yeux bleus regardèrent sa main, celle de son interlocuteur. Pas de marque rouge ou bleue, rien. Hey, mais alors pourquoi se posait-il cette question ? Bon, au pire, même si son impression était bonne, le mal est déjà fait. Du reste, si Frascuelo n’avait rien dit, Balduin devait imaginer des choses, non ?

Tout en avalant sa salive, Balduin chassa cette pensée. Avoir déjà été désagréable était suffisant, sans qu’il se rajoute encore de mauvaises actions imaginaires, se morigénait-il. Et dire que cette situation avait commencé à cause d’un stupide travail de peintre amateur. Par réflexe, il rejeta un œil à son meurtre, puis ne pu empêcher une grimace de naitre sur son visage en l’observant : l’eau avait coulée et séchée, certaines lignes étaient floues, d’autres difformes. Quant aux couleurs, il les trouvait mal assemblées ou trop criardes.

Ce n’était même plus de la frustration ou du découragement qu’il ressentait à ce stade : c’était de la pure lassitude. Il n’était pas fait pour peintre, c’était un fait.

-Eh bien tu en tires une tête ma parole! Fait un sourire! Tu es vexé à cause de ce que j'ai dis sur ton tan... Ta BMW? Elle est très jolie je te dis. Si je te jure. Tu manques juste un peu de technique, voilà tout. Tu veux que je t'aide? On change l'eau, on nettoie la palette, les pinceaux et on arrange cette toile tu verras c'est facile! Tu veux?

Oh tiens, il n’avait pas dit que son tank était beau, il y a à peine deux minutes lui ? Alors pourquoi lui proposer d’arranger cela ? Hum, la subtilité, c’était mignon, mais passé un certain stade, c’était énervant.

Ce n’était pas que Balduin avait quelque chose contre ceux qui ménageaient les autres, cela avait même quelques avantages diplomatiques parfois, cependant là il était en civil, face à quelqu’un qui devait être un pays à part entière. Autrement dit, s’ils étaient dans un système militaire, avec hiérarchie associée, Frascuelo serait son supérieur, autrement dit quelqu’un qui n’avait pas à le ménager. Le respecter, ça oui et Balduin y tiendrait et gare au petit s’il avait des paroles scandaleuses vis-à-vis de lui, sa famille, Louis II, son Dieu ou sa bière. Lui lécher les bottes ? Certainement pas.

« Si un soldat ne sait pas tirer, il ne sait pas tirer. Son devoir est de s’améliorer dans le but de remplir efficacement ses missions et pouvoir ainsi servir sa patrie. »

L’air interrogateur du chypriote lui indiqua qu’il n’avait rien compris à l’allusion. Balduin pesta intérieurement. Bien évidemment qu’il ne comprenait pas, comment le pourrait-il? Tu en connais beaucoup des pays qui parlent ainsi toi ?

« Ce que je veux dire, c’est que cela ne sert à rien de nier les faits en voulant me faire plaisir. J’ai chez moi de nombreux peintres exceptionnels, anciens comme nouveaux et je sais très bien que je ne suis pas à leur hauteur. C’est un fait. »

Il avait tenu à garder un ton amical, dans l’espoir de ne pas effaroucher ou effrayer son nouvel… son quoi d’ailleurs ? Connaissance ? Hum, cela semblait trop neutre, beaucoup trop. Ils avaient partagé un rire, certes un peu forcé quelque part, assez inattendu. Ils avaient partagé une poignée de main et Frascuelo n’avait pas fui tout à l’heure lorsque Balduin avait parlé durement.

Ami, c’était sans doute un peu précipité et allié semblait tout à fait inapproprié. Copain, oui, copain, c’était bien, pour l’instant.

Frascuelo lui avait proposé son aide, comme ça. Aussi facilement et soudainement qu’il avait ri.

« Cependant, je dois avouer que c’était gentil de ta part. J’accepterais avec plaisir ton aide Frascuelo. »

Cette réponse sembla faire davantage plaisir à son interlocuteur, ce qui réjouit Balduin. C’était déjà ça. Profitant d’une manifestation de joie attendue, il regarda en arrière, vers le sac qu’avait laissé tomber son interlocuteur.

« Mais au fait, c’est quoi ça ? » Demanda-il en désignant le sac. Il y avait des choses à l’intérieur et il se souvenait du bruit qu’avait fait le sac. Le bruit que faisaient les choses lourdes qui faisaient mal. Cela ne devait pas être du matériel pour peintre. Enfin, sans doute pas. Qu’est-ce qu’il en savait véritablement ? Et puis, n’était-il pas impoli de parler de ça avec tant de désinvolture alors que Frascuelo lui avait fait des propositions quant à la suite des événements ? Il ne fallait pas non plus que le chypriote nettoie ses affaires pendant que lui irait fouiller dans les siennes, ah non, surtout pas !

« Hum, excuse-moi de ma curiosité. Hem, alors changeons d’abord l’eau… »

S’il y en avait encore et qu’il ne restait plus que de la bière ou de l’eau de mer pour leur activité artistique. Quitte à choisir mieux fallait l’eau de mer que de la bière.

Germania lui-même s’éveillerait d’entre les morts pour le tuer s’il faisait le sacrilège de gaspiller de la bière, Balduin en était persuadé.
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MessageSujet: Re: [Chypre, XXè]Les pinceaux dans la bière[PV Bayern]    Jeu 30 Juin - 8:08

Frascuelo s'efforça de ne pas grimacer de douleur, chose plus ou moins réussie, histoire de ne pas mettre mal à l'aise le bavarois lors de la poignée de mains. Peut-être avait-il perçu un tic, un indice, quelque chose qui prouverait qu'il lui avait presque broyé la main de l'interieur? Alors le chypriote sourit pour montrer que tout allait bien. En tout cas, le bavarois, il l'avait retrouvé sa bonne humeur! C'était l'essentiel.

Enfin... À voir la tronche que tirait Balduin en voyant son propre chef-d'oeuvre, il y avait certes encore quelque chose à régler. Frascuelo essaya de le rassurer une première fois. Même tronche avec option agacement visible. Il essaya une seconde fois.
-Tu... Manques encore un peu de technique mais ton travail ressemble un peu à euh... Tu as déjà vu des peintures de chez Espagne? Certaines ne sont pas très réalistes mais très colorées, très vivantes un peu comme... Tu vois?

Il s'insulta interieurement pour avoir commit l'affront de comparer Picasso à ce truc-machin.
-Si un soldat ne sait pas tirer, il ne sait pas tirer. Son devoir est de s’améliorer dans le but de remplir efficacement ses missions et pouvoir ainsi servir sa patrie.

Frascuelo tira une tête digne d'un lolwat, ce qui suffit à tirer des explications plus... Universellement compréhensibles disons. Même si ce n'était pas voulu, le chypriote fit progressivement la moue, à mesure que le garçon parlait. Cette moue disparut tout de suite puisqu'il accepta tout de même sa proposition, elle se changea en un immense sourire. En fait Frascuelo avait très envie de crier de joie parce que ces derniers temps, il s'ennuyait un peu tout seul.

Balduin l'interrogea à propos de son sac énorme mais abandonna vite la question. Pourtant son nouveau copain était prêt à répondre. D'ailleurs c'est ce qu'il fit.
-[color=orange]Oh ça c'est rien. Quand je m'ennuie j'aime bien fouiner un peu partout pour trouver des petits trésors! Belle récolte aujourd'hui je trouve!color]

Il l'aida à rassembler ses pinceaux pour les rincer puis attrapa le verre qui contenait une eau d'une couleur indéfinissable, c'est à dire celle qui avait servi à inonder la toile de Balduin, puis le vida sur le sol.
-Tu me suis? On va chez moi, on rince tout et on s'amuse!

...Chypre ou le bonhomme hyper confiant qui avait gardé l'habitude d'acueillir n'importe qui pour faire sa pub...
Il attrapa son énorme sac qu'il souleva avec difficulté, manqua par deux fois de tomber à la renverse puis se stabilisa, jambes droites.
-On y va!


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MessageSujet: Re: [Chypre, XXè]Les pinceaux dans la bière[PV Bayern]    Mar 30 Aoû - 10:04

Oh ça c'est rien. Quand je m'ennuie j'aime bien fouiner un peu partout pour trouver des petits trésors! Belle récolte aujourd'hui je trouve!

Oh, un chasseur d’or, petit Indiana Jones avant l’heure parcourant son pays à la recherche de trésors enfouis sous le sable ou la terre pour les extirper de leur sommeil. Ce gamin était nettement plus intéressant qu’il semblait, en fait. Bon, pour dire les choses comme Balduin les ressentait, le petit était mignon. Agaçant, mais mignon. Peu à peu, les pinceaux furent rassemblés, l’eau d’une couleur immonde jetée par-dessus-bord (bon débarras) et le gamin qui gesticula.

Tu me suis? On va chez moi, on rince tout et on s'amuse!

Balduin eut un petit sourire, sa mauvaise humeur envolée. Allons, pourquoi bouder ? Il faisait beau, l’air était pur, pas encore chargé de pollution comme le seraient les villes dans plusieurs années et un nouvel ami s’était présenté.

Il faudrait avoir un grain pour encore déprimer, vraiment. Allez hop, l’aventure attendait les deux garçons, le plus petit avait d’ailleurs du mal à marcher, à se stabiliser, le petit chasseur d’or devenant funambule à cause du poids qu’il portait. A moins qu’il voulu jouer à l’albatros et s’envoler ? Mouais, non, fort improbable idée.

« Hé, mein freund, deux minutes. »

Deux mains s’agrippèrent au petit chypriote, l’obligeant à s’arrêter. Sans effort, Balduin lui prit son sac, le portant sur le dos sans sourciller. Les exercices, rien de tel pour vous faire des muscles. Cela faisait des siècles que Balduin les pratiquait.

« Chercher des trésors, c’est bien, mais fais attention au poids, t’as pas l’air très musclé. Tu n’aurais pas un frère ou une sœur, quelqu’un qui pourrait t’aider à porter des affaires lorsqu’elles sont trop lourdes ? Ou alors, des amis ? » interrogea le bavarois sans aucune gêne. Il marchait tranquillement, prenant garde à ne pas forcer Frascuelo.

« Pour te dire la vérité, je n’aime pas tant que ça peindre, je préfère construire des voitures, faire des bières, des fêtes, marcher, courir. Ou lire, regarder des opéras. Ou me battre. Surtout contre Prusse et autres crétins du même acabit. » avoua Balduin d’une voix calme. Il aimait bien discuter avec les gens en marchant, surtout si ces derniers étaient de bonne compagnie.

« Et toi ? » demanda naturellement le bavarois.
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[Chypre, XXè]Les pinceaux dans la bière[PV Bayern]

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