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 [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]

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MessageSujet: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Lun 1 Nov - 16:02

« Le Mariage N'a Pas De Prix, Juste Quelques Îles En Guise De Dot »


le Viking & l'Ancienne Conquête
« ET EUH SINON ? TU VAS BIEN DEPUIS L'TEMPS ? »

Un mariage royal. C'était toujours un grand événement.

Jamais une si grande fête n'était préparée chez la famille royale du Danemark. La fille du Roi, Marguerite, était mariée à Jacques III d'Écosse. Pourquoi l'Écosse ? Simplement pour assurer une alliance militaire, politique et économique.

Mouais.

Mais ce que n’avait pas pensé Danemark c’était que le pays était tellement pauvre que la dot de 60.000 florins n’avait pu être versée à roi d’Ecosse. Il n’y avait qu’une solution. Donner des bouts de territoire. Dieu qu’il n’y avait pas pensé et qu’il ne voulait pas donner Orcades et Shetland à ce pays qu’il avait autrefois envahi pour étendre lui-même son empire. Non mais… donner des îles qu’il avait du acquérir par le sang et la sueur à ce gars. Il aurait tout vu.

La coupe de vin approchait ses lèvres alors qu’il ruminait cette pensée pour le moins désagréable. Le moment était à la fête et aux festivités pas au rechignage de pensées qui mettait bien la nation qu’était Johan de mauvaise humeur. Oui, il n’aimait pas trop qu’on lui pique des affaires durement gagnées et par-dessus tout lorsqu’il fallait les léguer à cet…. Energumène.

D’ailleurs en pensant à Lysander, l’ancien viking ne l’avait pas vu depuis qu’il était arrivé en Ecosse. Aurait-on réussi à dompter le gamin sauvage qu’il était ? C’était possible ça ? Oui bon d’accord, Christian Ier avait bien réussi à « civiliser » Danemark alors pourquoi pas lui hein ? Oui, le jeune homme avait, mine de rien, reçu un semblant d’éducation depuis qu’il s’était installé dans la péninsule du Jutland. Maintenant il s’habillait… bien. Il paraissait propre sur lui, se tenait mieux à table même si les pieds n’arrivaient jamais à quitter le dessus de la table lorsqu’il s’agissait de prendre ses aises. Il se coiffait… un peu mieux même si sa tignasse blonde était toujours aussi dure à dompter. Alors il mettait un chapeau, comme tous les nobles de ce siècle.

Ouais le chapeau c’était la classe. Surtout quand on se tenait droit, le buste en avant, en montrant bien qu’on était fier de donner sa princesse en mariage. Pfeuh. C’était bon pour l’apparat ça.

Johan fixait les danseurs avant de boire d’une seule gorgée son gobelet de vin.

Ce mariage ruinait plus le pays qu’autre chose et ça Danemark avait du mal à le digérer. A croire que c’était fait exprès. Oui c’est ça. C’était la faute de l’Ecosse si la dot était si importante que le Roi du Danemark ne pouvait pas payer. Et ça, l’Ecosse le savait. Ce rouquin le savait, c’était sûr, c’était certain. Le danois en était persuadé.

La curiosité ne l’effleurait même pas de savoir s’il allait revoir l’écossais ou non. D’un côté, voir ce que quatre siècles de changement pouvaient donner, cela l’intéressait. Cela l’intriguait surtout de voir la réaction qu’il aurait eu s’il l’avait vu maintenant. Passer du gamin presque sauvage à celui d’une nation à peu près développée.

Cela relevait du miracle finalement.

La musique entrainante laissait le danois secouer un pied de bas en haut, de haut en bas, au rythme de la flute alors qu’il tendait d’un air boudeur de s’ennuyer à ce point, son verre à une servante qui passait non loin :

« Encore du vin. »

Spoiler:
 


Dernière édition par Johan / Danemark le Ven 19 Nov - 15:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Dim 7 Nov - 17:14

    &.___Well I’m dragging myself
    All along the pavement
    Up in the sky





La journée commençait mal. D'une part, ce mariage. Un mariage. L'écosse avait dû négocier afin de pouvoir unir son royaume à celui du Danemark. Celui qui, auparavant, n'avait pas hésité à piétiner ses terres sans demander quoi que ce soit, ce viking, gros et ingrat, qui aujourd'hui tentait d'être civilisé.

Laissez le rire.

Et dans son lit, il passait sa main dans ses cheveux roux, fixant le plafond lourdement décoré de sa chambre, au manoir. Il n'avait qu'une envie, se faire porter malade pour ne pas voir le blond. Ne pas l'entendre, et en particulier, ne pas lui parler. Il restait cependant un espoir: Celui que ce dernier, peu physionomiste et le nez posé dans sa coupe de vin, ne reconnaisse pas les traits de l'Ecosse.

Beaucoup plus fin, beaucoup moins sauvage, il avait choisi d'adopter un style féminin. Robes richement travaillées, souvent grâce à l'aide de Francis, bijoux délicats, il laissait certains, qui le connaissaient peu - et pour cause, après tout, il n'était pas si grand - le prendre pour une femme.

Lui qui était encore une nation, ne se doutait pas qu'un jour il se fondrait au royaume de son frère, le très illustre Arthur. Il était encore enragé contre le blond, n'hésitait pas à l'insulter à toutes les sauces lors des très rares repas de famille. Le prix de ce maintient était sans doute les multiples alliances aux pays voisins, dont ce très cher Johan.

Johan, ou le seul de ses confrère qui, lorsqu'il était encore tout jeune, jouait à lui frapper dessus lourdement. Johan ou l'art de l'indélicatesse. Johan ou des dents de travers, des cheveux hirsutes et un tas de muscles mal dessinés.

Enfin, c'était ce que le roux s'acharnait à penser, du plus profond de son coeur. L'auto-persuasion était efficace, dans une certaine mesure. La certaine mesure s'arrêtait au moment où, entrant dans la salle où la fête battait son plein; son regard se posa sur un jeune adolescent au visage parfaitement proportionné, aux cheveux délicieusement en bataille, et aux yeux d'un bleu azur.

En bref, un canon, comme l'Ecosse n'en avait jamais vu. Ce ne fut qu'au bout de longues secondes qu'il comprit de qui il s'agissait, et, dans un excès de colère, alla s'isoler au fond de la salle, les bras croisés dans une mine boudeuse. Il tirait tout de même, au fond, une certaine fierté de ce moment. Il allait gagner du territoire. Et d'une personne qui n'avait pas attendu avant de démolir ses terres.

La théorie du bien-fait-dans-ta-gueule-moi-ça-me-fait-du-bien se vérifiait. Et ce voyage éprouvant pour arriver jusque dans la salle de bal - épuisant voyage.- n'était au final pas si vain. Il ne lui restait plus qu'à éviter soigneusement Apoll... Johan. Il tripota une de ses boucles cuivrées et fixa droit devant lui, perdu dans ses pensées.

Le seul détail qu'il avait mis de côté, et qui pourtant ne rentrait pas dans ses plans de furtivité, était sans doute sa robe d'un vert émeraude, bordée de perles, de dentelle et de plumes il de paons. Le genre de vêtement qui se trouvait en suivant tout les regards de la salle, en somme. Sans oublier la chevelure flamboyante de celle - ou, en l’occurrence celui- qui la portait. Mission échouée.

Son regard se posa encore sur le Danemark. On lui avait appris la politesse. Mais il ne voyait aucune raison de l'appliquer envers quelqu'un d'aussi primitif, aussi rejeta la seule hypothèse d'une approche d'un mouvement de boucles hautain, le nez pointé vers le plafond.

Non. Non, non et non. Il n'irait pas le voir.
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Jeu 18 Nov - 18:08

La soirée suivait son cours. Comme d’habitude, les convives se pressaient sur ce qu’on pourrait appeler une piste de danse et dansaient au rythme des mélodies de l’orchestre installé au fond de la salle. Les bals royaux, cela n’intéressaient pas Johan. Trop de monde, trop d’étiquette. Il n’aimait pas qu’on lui dicte une conduite à avoir, et ce, même en dehors de son pays. Il avait des règles, SES règles, qu’il respectait aussi fréquemment qu’il avait l’occasion de respirer. C’était dire, tout le temps.

Le vin fut versé dans la coupe qu’il tentait nonchalamment à une servante qui passait non loin.

Il préférait la cervoise au vin. Comme si ses goûts étaient plus ceux du peuple que de la classe noble bizarrement. Mais à la différence du peuple, lui côtoyait des êtres dont personne ne soupçonnait l’existence à part les Rois eux-mêmes. Des nations. Et oui. Il ne savait pas s’il devait bien prendre le fait de pouvoir avoir dans ses correspondances des pays tels que la France ou la Pologne. Comme des véritables humaines, ils avaient tous des affinités plus ou moins compatibles les uns pour les autres et c’était d’ailleurs avec l’Ecosse en ce moment qu’il avait un peu plus de mal.

Oui, l’Ecosse et sa stupide idée de mariage. Rha, s’il avait pu sortir de cette pièce trop embrumée d’odeurs de grillades pourtant alléchantes, il ne le niait pas, et partir voir la fête populaire qui se faisait à l’extérieur, il aurait donné cher. Sans parler de la dot qui s’élevait à pas mal d’argent, le danois aurait sans doute voulu profiter un peu de la fête avant de repartir comme un voleur, sans payer.

Bonne idée.

Il s’apprêtait à se lever, quitter cette atmosphère trop hypocrite pour lui et rejoindre le petit peuple écossais, en bas, dans le grand village qui semblait constituer la capitale. Cependant, la poigne ferme de Christian Ier sur son gilet alors qu’il mettait un pied en dehors de la table lui fit comprendre que toute tentative de fuite était impossible.

Mince. Mais pourquoi il n’était pas libre de ses mouvements bon sang. Mais quelle idée de créer une monarchie aussi. Vraiment Danemark tu es d’un génie des fois.

Levant les yeux au ciel, il soupira. Son souverain était quelqu’un de bon et de bienveillant, contrairement à la nation dont il était issu. Aussi, dans un demi-sourire, indiqua-t-il du regard au jeune homme l’emplacement géographique d’une tierce personne non loin d’eux.

Une rousse qui boudait dans son coin. Mouais. Mais qu’est-ce qu’il insinuait avec son « je te laisse sortir de table pour une fois » ? Qu’il était libre de faire ce qu’il voulait ? Non. Il rêvait. Il était juste libre d’aller parler à cette fille si l’envie lui prenait. Pas tellement le choix mais soit. Si déjà cela lui permettait de se dégourdir les jambes et éventuellement partir de là dans la plus grande discrétion, ce n’était pas refus. Christian le punirait pour avoir encore manqué au devoir mais tant pis. Il avait l’habitude depuis l’unification des peuples danois, quatre siècles plus tôt, le nombre de fois où ils était venu en conseil en état d’ébriété ou prit en flagrant délit de libertinage.

Danemark se leva alors de table. Le dernier petit regard que son Roi lui accordait aurait pu signifier « attention à ton comportement » mais il n’y prêta pas attention. Il se dirigea alors directement vers le coin dans lequel la damoiselle se cachait, remettant au passage ses vêtements pour paraitre le plus « élégant » au possible. Il s’agissait de l’aborder sans trop de prise directe. Qui sait le nombre de gifles qu’il s’était pris à cause de son tact légendaire. Il ne savait jamais bien comment s’y prendre avec les filles. Les garçons c’était mieux, au moins on pouvait y aller directement, sans passer par des métaphores ou des poésies niaises.

Lentement il arriva au mur où elle était adossée. Il fallait dire qu’elle n’était pas des plus discrètes. Elle était la seule habillée en vert. Difficile de ne pas l’apercevoir. Le sourire séducteur aux lèvres, il lui fit une révérence sûre de lui avant de lui lancer :

« Bouderait-on en ce jour de festivité Damoiselle ? Une jeune femme comme vous ne devrait pas rester toute seule dans son coin voyons. »

Un petit coup d’œil à son Roi. Vérifier s’il regardait ou pas. Constatant qu’il ne prêtait pas attention à ce que faisait Danemark, celui-ci changea un chouilla de façon de parler :

« Personnellement on s’ennuie à mourir ici, vous ne voudriez pas descendre au village pour faire la fête plutôt que de rester avec ces courtisans hypocrites ? »

S’il ne plaisait pas à cette fille, il s’en fichait. Il ferait semblant de s’y intéresser et lui demanderait vaguement si elle voulait sortir de cet endroit ennuyeux et aller s’amuser dans le village. Car l’amusement c’est bien, en bonne compagnie, c’est mieux.

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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Dim 21 Nov - 12:26


I Know what you are,
What you are baby.
Baby you're a Womenizer.
[...]
Boy don't try affront,
I I Know just just what you a-a-are.



Et pendant que Lysander balayait d’un revers de boucles rousses toute son éducation, la soirée battait son plein. Contrairement aux deux principaux concernés, qui semblaient prendre toutes les précautions pour s’éviter, la haute société danoise et la haute société Ecossaise semblaient plutôt bien s’entendre. Les mariés restaient paisibles, exepté le roi Danois qui, agacé, tentait de parler au vicking. L’Ecosse baissa les yeux sur ses ongles. Que n’aurait-il pas donné pour partir d’ici, filer à l’anglaise.

Non, pas à l’anglaise. A mort les anglais. Il grinça des dents. Non content de passer une soirée à regarder un homme qu’il avait détesté, detestait, et detesterait tout autant à l’avenir, il fallait que ses pieds l’élançent, à l’étroit dans de petites chaussures sous sa robe volumineuse. Quel intérêt y avait-il à porter des chaussures sous cette robe ? Elle allait jusqu’au sol de toutes façons. Et il ne comptait pas danser. Plongé dans ses grandes refléxions, Lysander ne remarqua pas le déplaçement stratégique d’un danois. La tête blonde glissait dans la salle tel l’aileron d’un requin bien décidé à aller vers lui.

Chose encore plus imprévue, il s’arrêta à sa hauteur. Immense, toujours aussi massif, il avait de quoi déconcentrer le roux. En particulier lorsque le sujet qui occupait et embrumait ses esprits était la semelle de ses petites chaussures. Que faisait-il ici. Et surtout, pourquoi ? Pourquoi était-il venu vers lui. Sa lèvre supérieure se retroussa, à l’image de celle d’un chat mécontent. Jusqu’à ce qu’il remarque le détail. Le détail le plus important. Cet air de veau nouveau-né traînant sur le visage de Johan. Autrement dit, cet espèce de petit air mi-enjôleur mi-ennuyé. En clair, en non traîté, il semblait que le blond n’avait pas pris la peine de reconnaître l’Ecosse.

Puis l’imbécile parla.

« Bouderait-on en ce jour de festivité Damoiselle ? Une jeune femme comme vous ne devrait pas rester toute seule dans son coin voyons. »

Oh mon dieu. Qu’avait-il fait pour mériter ça ? Probablement deux, ou trois heures de toilette. Oui, la solution était là. Heureusement, à cet instant, le danois avait détourné la tête pour voir où était le roi. Il rata ainsi une expression faciale Ecossaise exeptionelle, qui tenait à la fois de l’incompréhension, de la colère, du mépris et quelque part sûrement, un petit ride véxé de ne pas avoir été reconnu par ce garçon qui avait tant passé de temps à détruire ses terres. Ses poings se serrèrent, il sentait ses lourdes bagues broyer ses doigts. Et imagina avec satisfaction le bruit des pierres s’écrasant sur la machoire du danois. Chose qui était théoriquement très agréable et pratiquement impossible. Le mariage devait avoir lieu. Il n’avait pas le choix.

« Personnellement on s’ennuie à mourir ici, vous ne voudriez pas descendre au village pour faire la fête plutôt que de rester avec ces courtisans hypocrites ? »

Ah. De mieux en mieux. Et pendant que la colère chauffait lentement ses membres, une pensée, bien plus féminine, roula en lui comme un ronronnement. Plus douce, plus bonne enfant, plus satisfaisante, une solution s’était présentée à ses yeux. Elle ne mettait pas le mariage en danger. Seulement l’amour propre et la fierté de Johan. Ce qui était déjà relativement dangeureux.

Sans oublier l’aspect fort sympathique de l’escapade en elle-même. Sortir de cette fête, éventuellement aller se rouler dans le foin avec les garçons du village. Ah oui, la bonne idée. Aller faire les yeux doux à tout les jeunes hommes écossais, en ignorant bien Johan. Si possible en trouvant un moyen pour l’humilier le plus vainement possible. Oh la bonne idée. Lui rabattre son caquet devant tout les autres, qui eux n’hésitaient pas à parler ou à rire comme des porcs. Ce peuple qui n’était pas hypocrite, et franchement très rural.

Lysander ne voulait pas vraiment l’avouer, mais il était clair que les Ecossais n’étaient pas un exemple de raffinement et de douceur. C’était plutôt une tripotée de guerriers au pantalon tellement garni qu’on leur avait collé des jupes. Façon de parler. Mais au fond, le roux était sûr et certain que ce détail n’avait pas été innocent.

Suivant son instinct, son plan foireux et l’envie de meurtre qui l’animait, il lança son plus beau sourire de nymphette nymphomane à Johan, et hocha doucement la tête en murmurant à mi-voix.

« Je vous suis, très cher. »

Autant économiser les mots pour ne pas être démasqué. Il présenta sa main au danois, le sourire le plus crispé appliqué sur son visage, sourire que le blond ne remarquerait sûrement pas, trop concentré à chercher un moyen de les sortir tout les deux de la fête. Non seulement il avait devant lui son ticket pour passer une soirée tranquille, mais il allait en prime pouvoir tester ses talents. Ses tout nouveaux talents qui s’appellaient intelligence, perfidie, traîtrise.

Rien à voir avec les ancêstraux taper, frapper, gueuler. C’était plus fin, plus délicat et probablement bien plus risqué. En particulier seul dans la nuit devant un homme qui mesurait approximativement deux fois sa taille, et dont les organes vitaux n’étaient pas compressés dans un corset. Et pendant qu’il attendait une réaction de la part du vicking, il songeait à son plan. Trouver quelque chose pour réellement le vexer, jeter la honte sur lui. Quelque chose de fort. De quoi se venger pour tout ce qu’il lui avait fait et quelques années à venir. Allait-il s’attaquer à la scandinavie en elle-même, par les mots, glissant quelques remarques bien acide sous une tonne de fard à joue et de sourires qui voulaient dire « je ne sais pas de quoi je parle », ou tout simplement chercher à l’atteindre sous la ceinture. Sous la ceinture lui paraissait plus équitable. Car s’il en voulait au danois, il ne comptait pas non plus réduire les relations Dano-Ecossaise à néant. Une simple humiliation bien masculine suffisait donc. Restait à trouver laquelle.

Mais il avait toute la soirée pour y réfléchir.



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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Dim 5 Déc - 17:19


I can give you more
You kill me, you kill me, you kill me with your touch
[...]
You kill me, you kill me, you kill me
Please don't stop !

Un sourire comme ça, et cette petit voix mielleuse qui parvenait aux oreilles du danois ne pouvait signifier que deux choses : soit il était tombé sur une fille niaise et il était facile de la faire tomber comme une mouche dans ses bras, soit… il était en train de se faire rouler dans la farine, et ça c’était tout de suite moins tentant. Johan savait. Il savait qu’il ne fallait pas faire confiance aux femmes et encore moins à celles qui acceptent une invitation à sortir sans même connaitre le prénom de leur gentleman.

Mais là n’était pas la question.

Le danois n’était pas du genre à se soucier vraiment des bonnes manières ni même de la délicatesse des paroles qui pouvaient filtrer à travers sa bouche. On lui avait peut-être appris à être poli, mais quand le Roi n’était pas dans les parages, l’élève s’amusait. Et c’était justement l’amusement que le jeune homme recherchait en la jolie petite rousse postée en face de lui.

Cette fille qui ressemblait étrangement à quelqu’un.

Mais là, le Danemark n’arrivait pas à savoir qui, quoi, où. Se seraient-ils rencontrés dans la rue ? Dans un bar malfamé ? Durant la cérémonie ? Impossible de mettre la main dessus et ce n’était pas en la fixant en long en large et en travers d’une manière si peu discrète que même la plus gueuse des personnes aurait deviné ses pensées, qu’il allait retrouver son identité. Non pas qu’il avait la mémoire courte, ou presque, mais il était possible que sa faculté à reconnaitre une personne à la simple vie de son visage ou la simple odeur de son parfum se soit quelque peu estompée depuis quelques années, quelques siècles. A force de conditionnement en une nation à peu près civilisée, ses talents de viking, rustres et brusques restaient atténués au point qu’on n’aurait pu deviner le passé de Johan à la simple vue de son savoir-vivre. Quoique. Les habitudes peuvent vite revenir dans l’intimité et ce n’était pas faute d’avoir voulu faire disparaitre ce caractère combattif qu’était le sien.

Ce combat, il le menait depuis une dizaine de minutes maintenant alors que les deux jeunes gens sortaient du château. Encore un rempart à passer et ils étaient enfin dehors. Décidément, ce dédale de couloirs, il n’en pouvait plus. Et encore, il avait la chance de ne pas être compressé de partout. Pauvre fille. Oulà. Voilà qu’il se prenait à la plaindre. Allô, Danemark on se reprend. Le jeune danois secoua la tête nerveusement alors qu’il fixait étrangement la façon dont était accoutrée la demoiselle. Du laçage partout, corset, fanfreluches. Bref. Tout pour vous empêcher de respirer. Enfin. D’une certaine façon. On ne leur demandait que ça.

Paraitre belle à défaut d’avoir un minimum d’intelligence.

Oui parce que niveau éducation, les filles ce n’était pas grand-chose. Savoir parler, bien s’habiller. La beauté, le paraitre, c’était tout ce qu’on leur demandait. Et celle-ci ne faisait évidemment pas exception à la règle. S’en était tellement superficiel pour Johan qu’il fuyait ce genre de personne généralement. C’était aussi à se demander ce que Christian avait voulu faire en l’obligeant à aller la voir. Vraiment.

L’un des gardes de l’entrée le sortit de ses pensées alors qu’il leur barrait le chemin, leur demandant la raison de leur sortie. Gné ? Alors ce gars, soit il était débile… soit il était débile. Danemark ne savait même pas quoi inventer comme excuse. Aussi, l’instinct primaire prit le dessus sur sa politesse difficilement acquise.

« On sort s’amuser au village on n’a pas le droit ? Ce n’est pas comme si, si vous ne me laissiez pas sortir, cela compromettait les relations entre nos deux pays hein ? »

Il avait parlé en anglais, avec un bon accent danois, sans que cela ne soit à découper pour autant au couteau. Il fallait dire qu’il n’apprenait cette langue que depuis quelques années seulement, pas de quoi ne plus avoir d’accent.

I
l continua sur sa lancée :

« Et puis Miss… euh… » Il se tourna vers son accompagnatrice, un air de détresse sur le visage. Ah ben bravo Johan, décidément, tu auras tout fait. T’as pas l’air ridicule maintenant.


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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Dim 12 Déc - 16:05

Et non. Toujours pas. Lysander avait presque envie d'être vexé, dans toute sa fierté écossaise. Ce grand bonhomme aux airs d'idiot du village ne le reconnaissait pas. Ils avaient pourtant vécu un passé commun. Certes moins qu'avec Norvège, mais il se rappelait clairement de son visage, oui, cette expression ci, et celle-ci, et puis, tiens, celle-là. Non, il n'oubliait pas l'invasion de ses terres, quelques années auparavant, qui l'avait plutôt choqué.

Mais la main sur ses cheveux tripotait ses boucles l'air de rien, et il aurait fallu être fin analyste pour remarquer a quel point les doigts se crispaient sur la fibre. Un petit sourire niais, une petite oeillade, et ils étaient en train de courir dans les couloirs, à couvert, afin de sortir d'ici. Le roux connaissait tout les recoins, tous les passages. Mais ils se retenait bien de les lui indiquer, il regardait la bête danoise s'en sortir, tant bien que mal. Ses yeux bleus fixaient la tignasse blonde, pendant qu'il courrait tant bien que mal, compressé dans son corset. Cette fois c'était clair, ses organes faisaient du collé serré, tant il avait l'impression que son estomac était compressé.

Parfois, Johan se retournait pour regarder où en était ce qu'il pensait être une donzelle écervelée. Arrivé à mi chemin, ladite donzelle avait quitté ses chaussures, les laissant trôner dans les escaliers, telle la Cendrillon moyenne. Puis c'était sa coiffure qu'il avalait détaché, et maintenant, et ce malgré le protocole et les manières, il tentait de tirer sur le fil qui compressait tant son torse, quelque part sous le tissu de sa robe. Mais Johan était visiblement en train de déblatérer avec le seul obstacle de leur fuite, quelques gardes qui n'attendaient que les minuit passés pour commencer à taper dans le whisky. L'un deux, plutôt barbu et laid, se frotta le nez en reconnaissait l'Ecosse, mais ne dit rien, habitué. Il lança un regard vague à son compère, un roux tout aussi barbu aux petits yeux clairs.

Visiblement le choix était difficile. Mais pas trop quand même. Et puis ils attendaient. Ils regardèrent un peu la nature comme pour y trouver une quelconque inspiration.

" Et puis Miss… euh… "

" Hermione. " Quoi de mieux. Il regarda encore le blond en souriant légèrement, tandis que les deux hommes, qui n'avaient manifestement pas envie de courir le château pour demander une autorisation à leur supérieur, s'écartaient pour les laisser passer. Ils lâchèrent avec un rire gras quelque chose en gaellique qui leur valu un regard noir de la part du roux. Lequel attrapa le bras de Denmark pour le tirer soudainement au dehors. Des fois que les deux simplets ne changent d'avis. Miss Hermione avait pas mal d'énergie à revendre, une fois sorti de la prison dorée.

De plus que le lacet avait cédé, et les quelques centimètres qu'il avait gagné lui permettaient presque une respiration normale. D'une main, il relevait sa robe volumineuse, tandis que de l'autre il traînait le danois sur le chemin descendant au village, dont les lumières laissaient penser à une grande fête. Il venait d'oublier quelques secondes le but premier de la manoeuvre, qui était de donner une bonne leçon à Johan pour toutes ces années d'occupation. Il voulait maintenant s'amuser, aller rire avec les autres. Et dévalait pieds nus le chemin, manquant de tomber assez régulièrement. Ses cheveux menaçaient lâchaient des dizaines de boucles de son chignon trop travaillé, et son sourire grandissait un peu plus à chaque seconde. Il en avait presque oublié le viking qu'il tirait à l'arrière.

Il avait laissé à la cour les petites vengeances propres aux personnes de pouvoir, ces humiliations calculées qu'il passait ses journées à planifiait. Il en oubliait l'odeur de l'herbe fraîchement coupée, de la pluie, des feux de joie du village. Il en oubliait de vivre, de sourire en tant que nation à part entière. Au final il n'y avait pas que la guerre contre Arthur, il y avait un pays magnifique, encore emprunt de culture celtique, à la vivacité hors du commun. Et les autres, envahisseurs ou simples connaissances, ne pouvaient rien contre ça.

Et c'est au beau milieu de sa course qu'il se prend le pied entre deux roches, commençant à tomber en avant et entraîner avec lui un Dannois qui devait probablement ne rien comprendre à la situation.

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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Dim 19 Déc - 23:02

« Hermionne »Tel était son nom. Bon. Soit. Si c'était son nom, tant mieux.

Le Danemark ne fit pas de remarque au sujet de ce nom pour le moins étrange et qui sonnait bizarre à ses oreilles. Les prénoms écossais et lui. Cela faisait deux. Il répondit donc au faible sourire de « Hermione » et la suivit à l'extérieur du château. La rire immonde des gardes ne se fit pas attendre alors qu'ils avaient à peine passé les portes et le regard noir que la rousse leur envoya voulait presque tout dire. Dans la tête de Johan, il était évident que les gardes connaissaient la demoiselle mais aussi qu'ils devaient bien se moquer d'eux.

Sa manche fut prise d'assaut par la jeune femme et ils sortirent de l'enceinte du château.

C'était à ne plus rien y comprendre. Vraiment. Le visage qu'elle avait quelques secondes plus tôt avait littéralement changé d'expression, arborant maintenant un air plus qu'enjoué d'aller au village en contre bas. Sa pensée s'arrêta là. C'était tout. I ne voyait pas pourquoi elle souriait autant. C'était étrange. Y avait-il quelque chose qu'il n'avait pas encore compris ? Ou qu'on aurait omit de l'informer. Mais ça il avait tout le temps d'y réfléchir. La dite Hermione, il avait l'impression de la connaître.. vraiment. C'était bizarre. Et pourtant il y avait ce truc qui faisait qu'il avait vraiment cette impression d'avoir déjà vu cette personne. Mais il y a de cela très longtemps.

C
e qu'il n'avait pas prévu en revanche, ce n'était pas la descente dans le village, mais c'était le trébuchement de la rouquine, entrainant dans sa chute, le danois tenu par la manche de la tunique. Et hop, roulé boulé. Aaah, ils allaient être bien beau tiens. Bien sale, tout poussiéreux et Christian allait encore se demander si Danemark n'était pas encore allé fricoter dans le foin avec une quelconque fille du pays. Ne savant même pas la position dans laquelle ils étaient, le danois secoua vivement la tête, ouvrant les yeux doucement pour voir avec presque surprise qu'il était carrément à quatre pattes au dessus de la demoiselle. Aucune rougeur n'apparut sur ses joues. Rien. De la position qu'il opérait, il pouvait très bien voir le visage de la jolie rousse qu'il détailla avec minutie.

Oui... il reconnaissait bien ce visage. Il l'avait déjà vu il en était sur. Le jeune homme fronçait les sourcils. Il ne connaissait pas grand monde de roux et là il était sûr à 60% de l'identité de la fille qui l'accompagnait. Les 40% restant, il avait à le vérifier. Il se mit en appui sur une main et ses deux genoux et alla directement et sans gène mettre la main sur le corset de la pseudo demoiselle. Car à cet âge, à moins qu'elle n'ai eut des problèmes à ce niveau, les protubérances étaient là.

M
ais rien. Que dalle. Il n'avait plus qu'à aller voir directement à l'endroit où était planquées les régions vitales. Ce n'était pas très.. galant comme comportement mais il s'en foutait royalement. Si cette fille était bien la personne qu'il présumait, cela allait changer la donne avec ce qu'il y a sous le jupon. Rapidement, il lâcha l'endroit où sa main était posée, souleva la tonne de jupons qui rendait si énorme les robes de ces dames et alla directement sentir ce qu'il se passait là dessous, sans un mot ni commentaire sur ce que sa "compagne" pouvait dire ou faire.

Ah. Protubérances non présentes chez les femmes. Il vérifia un instant et retira sa main sans la moindre gêne.

Les 40 derniers pour-cent étaient accompli. Il était sûr. Et il n'avait rien trouvé de mieux que de s'écrier, un air grave au visage, sentant la personne en dessous de lui chanceuse qu'il n'ait pas été vérifier avec plus d'instance :

« Je le savais ! »
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Mer 22 Déc - 15:11

    & __



Roulé boulé dans les chemins. Le roux sentit qu'il avait effectivement attiré le danois dans sa chute. Il sourit légèrement, bien que son épaule heurta le sol avec un peu de brutalité. Son sourire mourut relativement rapidement cependant. En particulier lorsqu'il réalisa que Johan était au dessus de lui, a 4 pattes. Le jeune homme, qui avait jusque là sourit à "Hermione" semblait en pleine réflexion. Le roux cligna un peu des yeux et regarda vers le ciel, priant sa bonne étoile pour ne pas être démasqué.

Là. Maintenant.

Pitié. Ses grands yeux bleus se reposèrent aussitôt dans ceux beaucoup moins rieurs du grand danois. Ce dernier fronça encore un peu les sourcils. Et Lysander pouvait presque voir un décompte au dessus de leurs têtes. Il replia légèrement les genoux par réflexe, avant de constater qu'il était bien coincé. Et que lui restait-il maintenant?

5...4....3...

Finalement, Johan n'était peut-être pas l'imbécile qu'il avait imaginé. Il avait, comme tout le monde, pris du plomb dans la cervelle, et sous ses airs de viking mal léché, un cerveau s'était mis en route. Et ce dernier semblait enfin reconnaître la nation. Nation qu'il avait pourtant déjà visité. Et cette dernière s'en rappelait parfaitement. Et leurs relations avaient été très compliquées. Entre domination et apports mutuels, ils n'avaient jamais su donner un nom aux liens qui existaient entre eux. Liens qui dataient d'une époque où l'humanité s'éveillait au monde qui l'entourait et commençait civilisations et conquêtes. Une époque entre les sauvages et les hommes.

Et là, effectivement, le blond n'était plus tellement le sauvage auquel il s'était attendu. Il l'avait sous-estimé. Pour son plus grand malheur.

2...

Il étouffa un cri. Une main venait de se poser sur son corset et semblait chercher qu'il n'avait jamais eu. Il retroussa les lèvres et lâcha un juron bien senti dans un accent à couper au couteau. Juron qui se perdit dans l'immensité du choc qui suivit rapidement. La main de Johan entre ses cuisses. Pas plus de quelques secondes pour passer les durs obstacles que la robe lui imposait. Même un amant passionné n'aurait pas été aussi rapide. Et l'Ecosse eu un malheureux réflexe, il coinça le bras du danois en relevant brutalement les cuisses. Qu'on aille tâter aussi librement ses régions vitales l'avait choqué. D'autant plus qu'il ne s'agissait pas de Francis. Et voilà. Cuisses serrées, visage décomposé, et petit bruit d'étranglement accompagnèrent le tonitruant "je le savais" danois.

Sa respiration s’accéléra aussitôt. Non seulement il avait peur, peur de la tournure des évènements, mais une autre réalité plus cinglante remonta le long de sa colonne jusqu'à vriller ses tempes : ils allaient faire capoter le mariage s'ils commençaient à se battre ou se disputer. Ses cuisses se coincèrent un peu plus, sous la panique. Il voulait que le grand dadais enlève sa main de là, mais avait eu le réflexe le plus paradoxal possible.

Et il était complètement crispé maintenant. Ses yeux cherchèrent à se fixer ailleurs, pour fuir le regard que lui dardait le nordique. Il se mordit les lèvres et chercha aussi une réponse, n'importe quoi, surtout, ne pas l'énerver.

" ... Aaah ..."

Un bon début, mais sa voix se perdit dans son étranglement. Entre la gêne, la panique et la peur il était devenu rouge vif, et ses joues le brûlait.

" J... j'ai perdu..."

Beau constat. Mais en même temps, il ne se voyait ni s'énerver, ni lui lancer quelques piques ironiques. A cet instant précis, il n'avait rien à dire s'il ne voulait pas mal finir.
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Jeu 23 Déc - 12:18

Faire ce qu'il aurait fait s'il avait été l'amant d'une nuit d'une quelconque demoiselle, il n'aurait jamais pensé le faire sur la personne qu'il avait en dessous de lui.

L'Écosse. Lysander.

Comment ne pas être à la fois surpris et dérouté par la transformation du gamin sauvage qu'il avait connu cinq cents ans auparavant. Et à la fois être en colère parce que cette nation que Norge avait conquis lui avait carrément caché son identité et menti par la même occasion. Les sourcils froncés, il fixait toujours le gaélique d'un air grave. Celui-ci semblait fuir le regard bourrés de reproches du viking. Viking qui aurait bien aimé l'obliger à le regarder dans les yeux s'il n'avait pas le bras coincés complètement sous sa robe.

Il ne serrait pas comme une fillette d'ailleurs celui-là. Et pourtant le danois ne sourcillait pas.

« ... Aaah ... J... j'ai perdu... »

S'il avait eu la main de libre, il lui aurait bien fait comprendre ce qu'il ressentait en cet instant. Ce sentiment d'avoir été trompé et ce devant du monde ne plaisait que moyennement à Danemark et ça il aurait bien aimé lui enseigner. Et ce n'était pas le rouge aux joues ou la quelconque gêne occasionnée sur Écosse qui allait lui faire changer d'avis. Violemment il retira sa main du dessous de la monticule de jupons que constituait la robe de Lysander. Peut-importe si les boutons de ses manches lui avait fait mal ou autre, il s'en foutait. De là, il lui prit la mâchoire inférieure entre ses doigts et rapprocha leur deux visages. Johan n'était pas très enchanté par la tromperie et il allait lui montrer.

« C 'est tout ce que tu trouves à dire ? « J'ai perdu » ? Tu ne crois pas que tu me dois des explications sur ta petite blague de mauvais goût ? »

E
t il attendait sa réponse. De pied ferme. Il venait d'être quelque peu touché dans l'amour propre, déjà car il n'avait réussi à reconnaître sur le coup les traits de l'Écosse mais aussi d'être passé pour le parfait idiot. Johan n'était absolument pas un imbécile, loin de là. Il savait où était sa place et ne s'amusait pas comme une femme de la Cour à lancer des intrigues ou des paris sans grande importance intellectuelle tout ça parce que mesdemoiselles s'ennuient. Lysander était vraiment devenu comme ces femmes. Et pourtant était un homme. Et Danemark qui pensait qu'une nation ne se laisserait en aucune cas influencer par la mode de la Cour, peu importe son origine. Il s'était foutu le doigt dans l'œil.

Il lâcha d'un coup le visage de son homologue nation. Il s'était prit à penser qu'il ne fallait pas qu'il s'énerve. Sinon le mariage tomberait à l'eau. Et ne manquerait plus que ça. Des îles en dot, de l'argent donné pour rien et qui ruinait un peu plus le Danemark, et ceci, bien malgré l'Union de Kalmar qui tenait toujours entre lui et ses deux frères. Un long soupir s'échappa de sa bouche. Il fallait qu'il se calme. Il détourna le regard un petit instant. Le temps qu'il fasse retomber ses envies de lui en mettre une pour lui remettre le cerveau à l'endroit.

P
uis il se retourna à nouveau vers Lysander, toujours au sol, en dessous de lui. Il le jaugea un instant avant d'aller lui tapoter la tête avec le poing fermé.

« Bon sang mais qu'est-ce qu'il te passe par la tête. T'es devenu aussi stupide que les nobles ou quoi ? »

C
ar Johan détestait tout ce qui rapportait à la Cour. Et ce, bien malgré les richesses matérielles si prisées qu'elle pouvait apporter.
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Jeu 23 Déc - 16:17

There's no kindness in your eyes,
The way you look at me, it's just not right.
I can tell whats going on this time,
Theres a stranger in my life.
You're not the person that I once knew.
Are you scared to let them know it's you?
If they could only see you like I do,
Then they would see a stranger too..


Lysander tressauta. Il n'avait aucun moyen de s'enfuir et un danois massif sur le corps. Ce dernier semblait bouillir. Le sang chaud pour un pays froid. Les yeux de Lysander fuyaient toujours un peu plus ceux de Johan, ils se fixaient dans le ciel. Quelle vengeance stupide, pourquoi avait-il eu cette idée stupide ? A trop jouer avec le feu on s'y brûlait et ce moment d'angoisse lui rappellait une certaine inquisition. Ses cils battaient au rythme de son coeur, pendant qu'il attendant la réponse danoise. Qui ne se fit pas attendre. La main prisonnière de son entre jambe se sauva rapidement pour trouver sa place au dessus du visage du roux qui ferma les yeux, tant il s'attendait à la claque.

Visiblement pas. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il ne put échapper au regard de l'autre. Normal, il était a quelques millimètres de son visage. Et son menton était manifestement bloqué. Il tenta lamentablement de tourner la tête sur le côté et mais se retrouva aussitôt replacé face à lui. Si près qu'il sentit ses lèvres effleurer celles du viking. Ses yeux s'ouvrirent un peu plus. Beaucoup de proximité. Non pas qu'il était prude, mais les mots "proximité" et "nordique" ne devaient, de son point de vue, jamais se retrouver dans la même phrase. Jamais. Question de survie, en général.

Et voilà qu'on lui demandait sauvagement des explications sur sa blague de mauvais goût. Il marchait sur des oeufs. Comment voulait-il qu'il lui dise la vérité ? C'était pour me moquer de toi, et de tout les nordiques au passages, parce que je vous en veux depuis tout ce temps ? Magnifique, et il allait terminer démembré dans un ravin. Le statut d'homme-tronc ne l'attirant pas plus que ça, il avala sa salive et se concentra. C'était un peu comme expliquer à Arthur pourquoi il avait étalé du miel sur ses fesses lors d'un pique nique où l'Ecosse et l'Irlande avaient remarqué une fourmilière non loin de là. Quelque chose de quasiment impossible, un pèlerinage sur un champ de mines en somme.

Mais la vie étant bien faite, il existait les mensonges. Et la vérité déguisée sous des tonnes de fanfreluches, de telle sorte que tout à coup, le pire coup dans le dos passait comme LA chose à faire à ce moment précis. Seulement, la vie était peut-être bien faite, mais Denmark n'était pas le nigaud tant attention. Et il valait mieux que le roux cherche chaque mot avec attention. Sinon il était mort. Ses joues ne semblaient pas non plus vouloir reprendre leur couleur blafarde habituelle. Un petit hoquet. La bouche de Johan était trop proche. Etais-ce vraiment le moment de s'en soucier ? Non, mais elle était trop proche quand même.

" C'était idiot... Au début j'ai voulu te piéger et finalement... Je n'en avais plus vraiment envie, mais c'était trop tard... Et je n'avais pas envie de me faire descendre... En fait. Tu vois... Un peu comme.... maintenant..."

Bon. Le discours semblait ET sincère ET se tenir. Il déglutit et retenta encore de détourner le visage. Replacé aussi sec. Ahhh. Panique à bord chez les Ecossais. Trop de proximité. Bien trop. Et même s'il n'avait pas particulièrement d'affinité avec le nordique, il aurait été stupide de penser qu'il n'était pas attirant. Il l'était terriblement, et aurait préféré, à cet instant précis, ne pas du tout le penser. Ni regarder ses yeux avec un air de biche devant le chasseur. Il retenta de détourner la tête avec une sorte de désespoir de proie prise au piège. Pas de choix. C'était toujours la même.

Seulement, Johan lâcha brutalement son menton pour tourner la tête sur le côté. L'Ecosse secoua vivement la tête dans un petit gémissement et le fixa quelques secondes. Il tentait de se calmer. Vraiment. Et c'est à cet instant précis qu'il se rendit compte qu'il était face à un étranger. Ce n'était plus la brute dont il voulait se venger, l'imbécile qui ravageait tout sur son passage avec l'aide de ses frères. Sans oublier Norvège - oh, il avait tant de choses à dire de Norvège -. C'était un homme colérique qui tentait cependant de se maîtriser dans le but d'unir les deux nations. Les rapports n'étaient plus à la domination. Lysander était à côté de la plaque. Un long soupir s'échappa de ses lèvres pendant qu'il se détendait enfin. La panique lui laissait un goût ferreux dans la bouche, un goût de sang.


Did I ever do anything that was this cruel to you?
Did I ever make you wonder who was standing in the room?
You made yourself look perfect in everyway,
So when this goes down, I'm the one that will be blamed.
Your plan is working so you can just walk away,
Baby your secret's safe..


Le poing du danois tapota sa tête, et il sursauta. Le roux avala de nouveau sa salive et retroussa le nez. Tout à coup, la tonne de poudre qu'il portait sur la tête lui donnait envie d'éternuer et d'être quelqu'un d'autre. Il s'était lui-même piégé dans les robes et les corsets pour tromper les autres, mais au fond, il n'avait rien à tromper. Surtout à ce moment précis. Il tenta de ramener sa main à son visage et se frotta la joue en écoutant Johan. Ce dernier n'avait pas completement tort, mais la jeune nation se voyait pas lui raconter tout depuis le début. Et ce pourquoi les masques étaient bien aisés à porter que son vrai visage. La Cour était un lieu de jeu et d'oubli. Et c'était peut-être pour cette raison qu'il était bien moins performant au combat, perdu dans les froufrous et le champagne. Lui qui était si connu pour sa vivacité et ses reflexes.

Il soupira. Le danois n'était plus aussi près, il se permit se redresser un peu la tête, se remettant face à lui. Son visage n'exprimait ni joie ni colère, en vérité, il n'affichait rien de particulier.

" Je m'excuse. Je n'aurais jamais dû faire cela, je me jouais de toi, ce n'était pas très respectueux. "

Pour le coup, il ne s'était pas défendu de son travestissement, mais les mots qu'il venait de prononcer lui semblaient les meilleurs, a ce moment précis. Il n'était pas une personne qui cherchait continuellement la guerre, et cette alliance avec lui était importante. Aussi laissait-il son égo de côté pour avouer avec sincèrité que pour le coup, il n'avait pas été très futé. Il n'était pas un homme borné, lorsqu'il réalisait qu'il avait tort. Et ses yeux restaient dans ceux du blond, ni pour le défier, ni pour exprimer de la peur. Pourquoi aurait-il peur d'un homme qui savait se raisonner au bon moment? Après tout.

Il remua légèrement les jambes, sentant ses cuisses griffées, une légère grimace passa sur son visage pendant qu'il baissait les yeux une seconde avant de les replanter dans ceux de son futur allié. Il devait être décoiffé, sa robe probablement dans un sale état, son maquillage quasiment parti. Mais au fond, il s'en fichait. La personne avec laquelle il se trouvait n'était pas attachée aux apparences. L'Ecosse réalisait doucement que finalement, la présence un peu brutale du nordique lui donnait une certaine liberté, liberté dont il se privait à la Cour ou parmis les autres. Ou près de Francis, attaché à une certaine propreté, éthique et étiquette. Sa main revînt enlever un peu de fard. Il soupira une nouvelle fois aussi, rassuré.

" Je me suis trompé à son sujet. "

Sa voix était calme et posée, et son corps se détendait enfin sous lui. Même ses joues daignaient reprendre leur couleur habituelle.

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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Dim 2 Jan - 23:52

Idiot. Qu'est-ce qu'il était complètement idiot.

Décidément Écosse n'avait pas changé. Quoique. Fanfreluches et compagnie l'avait rendu quelque peu superficiel au paraître et cela avait grandement étonné Danemark. Non. Finalement l'Écosse avait complètement changé.

Où était donc passé le gamin sauvage qui vivait tout seul dans sa cabane de fortune et qui faisait tout faire sortir Johan de chez lui, à coup de légumes dans la figure ? Où était passé le morveux indomptable qui touche à tout et qui n'hésitait pas à aller mettre le danois dans la bassine d'eau (froide, inutile de préciser) tout habillé parce qu'il puait le fauve ? Et enfin, où était passé l'Écosse qui dormait sur les peaux de bête au coin du feu, à peine habillé et dont on se demanderait s'il n'allait pas un jour attraper la mort avec son imprudence ?

Là, il avait en face de lui un étranger, enfermé dans quinze tonnes de jupons, maquillé et en corset. Une vraie dame de la Cour. Non, il ne le reconnaissait plus, et pourtant c'était bien lui. Et la tromperie qu'il venait de subir de sa part ne lui avait donné qu'une mauvaise image de Lysander. Il ne l'avait pas vu depuis plus de cinq siècles, il aurait mieux fait de ne plus le voir finalement. Mais non. Il y avait ce fichu mariage auquel ils étaient tous les deux obligés d'assister. Et quand bien même le rouquin pouvait s'excusait, lui expliquait qu'il avait été stupide, le Danemark n'en avait que faire. Déjà qu'il n'était pas pour ce mariage alors si en plus on se permettait de lui manquer de respect et de se jouer de lui, ce n'était pas vraiment appréciable. Pour personne en fait. D'autant plus que Danemark se sentait encore plus idiot d'avoir sorti des paroles aussi niaises et bourrées de courtoisie, toutes droit sortie du « Mille et une manières de séduire » qu'il avait trouvé dans la chambre de Berwald (en se demandant bien sur pourquoi il avait ce genre de livres lui).

Enfin, le mariage allait capoter sur monsieur le danois ne se calmait pas, aussi aborda-t-il un air blasé et désolé de la conduite qu'avait tenu Lysander pendant la demi-heure où il s'était fait passé pour quelqu'un d'autre. Ce qui avait le plus choqué Johan avait tout de même le travestissement dont le gaélique avait fait preuve. C'était une question qui restait en suspend sur ses lèvres alors qu'il le laissait se redresser lentement. Le danois ne pouvait s'empêcher d'examiner chaque trait du visage écossais. Il n'arrivait toujours pas à croire que c'était Lysander et restait pour le moins dubitatif.

Maintenant, Écosse était complètement décoiffé, le maquillage coulait. Bref. C'était vraiment pas beau à voir et quand bien même il essuyait ce qui semblait être de la poudre de trop. Soupirant, Johan attrapa sa manche dans sa paume, s'assit sur ses talons et redressa complètement la nation celtique à l'aide d'une main derrière la tête. Il essuya non sans fermeté et dureté, le fard qui s'effritait du visage écossais. Cela l'énervait de le voir comme ça. Attaché à l'apparence. Vraiment. Le roux était devenu aussi bête que la noblesse, toute nation confondue. Il lui lança alors avec gravité :

« Je me fous de tes excuses. De manière intentionnelle ou non, tu t'es joué de moi. Je ne suis pas prêt à te pardonner totalement. »

Tout comme il n'avait pas pu pardonner la première trahison de Berwald à l'Union, quelques années plus tôt.

Mais l'heure n'était pas à penser à la Suède. Danemark dévisagea à nouveau la nation en robe. Il ne ressemblait plus à rien. Sérieusement. On aurait dit un vilain qui tentait de paraître comme la haute société. C'était d'un ridicule tellement affligeant que le danois ne pouvait que soupirer une nouvelle fois, plus longuement qu'avant. Et sans prévenir il lui prit le bras, y retira tous les bijoux, bagues, bracelets qui pouvait s'y trainer. Il lui retira également son collier et les boucles d'oreilles qui chargeait beaucoup trop l'humain qui les portait. Bijoux qu'il mis sans une petite poche qu'il avait toujours sur lui, pour ,e pas les perdre, sachant pertinemment qu'un robe n'avait jamais d'espace de rangement.

Puis il regarda sa manche, complètement sale et la remis en place. De là, il se redressa complètement avant de tendre la main vers l'Écosse encore par terre.

« Sérieusement, pourquoi est-ce que tu te travesties ? Tu veux prouver quoi avec ces artifices à part que tu peux être aussi stupide et ridicule que la noblesse de la Cour bien sûr... »
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Lun 3 Jan - 13:08

Le nez contre la vitre , je m'explique
Je sors d'une poursuite , dont je reste anorexique
Capturée en deux temps marionnettes et poupée
Esquisse en trois mouvements je n'suis pas celle que vous croyez
Fille d'une reine essouflée , mère de chagrins en pagaille
Vulgaire ou collet monté
Un lion dans les entrailles

Pourquoi tu te travestis ? Et pourquoi pas avait envie de répondre l'Ecosse. Peu à peu, comme on balayait la poussière d'un vieux tableau, Johan découvrait Lysander. Redécouvrait plutôt. Et la poudre blanche du temps qui se pose pour cacher les formes laissait place a de nombreuses tâches de rousseurs, a une peau moins parfaite. A deux grands yeux en amande d'un bleu intense, qui dénués de leur maquillage se faisaient plus masculins, plus androgynes. Les reflets des bijoux s'effacèrent pour laisser deux poignets eux aussi constellés de tâches brunes, petites étoiles qui parsemaient le corps du roux. Encore quelques gestes du danois, et le rouge de ses lèvres laissait place une couleur bien plus pâle, rendant à l'époque son statut d'homme.

Il n'y avait plus de masques pour la nation, ni de jeu, ni de sourires faux, et encore moins de regards trompeurs. Le Danemark détestait les mensonges, l'hypocrisie, les faux semblants. Il ne comprenait ce désir de se cacher. Comme une faiblesse. Pour l'Ecosse, une carapace, un jeu de comédien éternel. Une représentation sans fin où le simple fait de rentrer dans son champ de vision rendait également acteur. Acteur sans texte, d'improvisation, un acteur qui ne savait pas qui tenait les fils. Johan avait compris sans le savoir qu'il n'était, quelques minutes auparavant, qu'un pantin de la pièce de Lysander. Et il avait rapidement coupé les fils de marionnette que tenait le roux. Il avait enlevé les costumes de scène, craché sur son rôle de séducteur de pacotille, et cherché le naturel sous les fards et les didascalies.

Il avait décidé d'interrompre le premier acte. Et à cet instant, l'Ecosse eut envie de partir en courant. Il n'aimait pas ce rôle qu'était lui-même. Ce rôle qui abîmait les pensées et le corps, un rôle que la vie n'épargnait jamais. Il recula brusquement de quelques pas et serra ses mains sur sa robe. Qu'il ne le pardonne pas, après tout, qui était cet homme pour lui dire de telles choses? Pourquoi devait-il se dévoiler à lui? Pour un mariage ? Et alors ? Il y en avait à tout va des mariages, il trouverait bien quelqu'un d'autre. Il n'avait pas à arracher son masque si travaillé, si fin, qu'il mettait chaque jour.

Stupide et ridicule ? Ne l'était-il pas à se fâcher de la sorte, après avoir découvert la tromperie? N'étais-ce pas lui, au fond, l'idiot, de s'être jeté dans le piège en courant. Pourquoi croyait-il tout le monde sincère? Ce danois n'était qu'un enfant naïf, un enfant lâché dans la jungle monarchique, en détestant les lois. Il ne pouvait pas changer les choses à lui seul, pourquoi ne se pliait-il pas au texte de la Grande Comédie qu'était l'Histoire?

Mais pourtant, il n'avait pas le choix. Il devait se calmer. Il devait rétablir entre eux deux un certain équilibre. Comme deux amants qui s'opposaient et qui pourtant devait co-exister, ils devaient faire des concessions. Et la rage que Johan faisait couler dans les veines du celte se devait de partir aussi vite qu'elle était venue. S'il s'était fourvoyé sur son compte, il ne pouvait pas agir lui aussi comme un enfant piqué à vif. Il soupira et releva comme il pouvait sa robe pour réussir à marcher. Il passa devant le blond sans lui adresser un regard et reprit la route qui menait au village, les dents serrées.

Peut-être était-il véxé de ne pas avoir été reconnu. Peut-être était-il blessé que ce gamin ne se plie pas aux mêmes règles que lui. Peut-être ne voulait-il pas reconnaître qu'il avait réussi sans devenir un pantin de la Cour. Peut-être était-il jaloux de le voir si naturel, alors que lui-même devait se construire une armure pour résister contre Arthur. Que lui devait tisser des liens avec les autres. Ces autres qu'il fuyait tant quelques années auparavant. Simplement pour rester libre. Il n'était lui même qu'une marionnette dans ses propres pièces de théâtre. Et la colère sourde qui grondait en lui était éveillée par l'ancien viking qui lui n'avait pas besoin de ces recours, et ne les comprenait pas. Peut-être enfin était-il triste de voir que sous cet amas de maquillage, de beauté superficielle, on ne distinguait même plus son vrai visage. Ce visage que Johan cherchait rageusement, encore fâché.

" Viens, j'ai envie de boire. " Lâcha sobrement Lysander en continuant d'avancer, rapidement rattrapé par son aîné.

Il jeta un vague regard a la poche cliquetante de Johan puis avança dans une des auberges. Il demanda au jeune homme de rester là, allant chercher deux choppes de bière à l'aubergiste qu'il connaissait bien maintenant. Ce dernier les lui donna volontiers avec sourire chaleureux. Dieu qu'il aimait son peuple. L'homme arracha même un léger sourire au rouquin qui tira une de ses barrettes richement ornées pour la lui offrir. Ses cheveux s'écroulèrent dans une cascade de mèches de feu, désordonnés. Il ressemblait à lui-même, enfin, d'un geste de la main négligé. Il ressortit en tendant une des choppes à Johan.

" J'ai envie de voir la mer et nous sommes coincés ici. " Ragea t-il en buvant une longue gorgée. Il s'assit sans ménager sa robe sur un talus, relativement fâché. La seule chose qui pouvait encore détendre les traits de son visage tiré hors de ses artifices était le défilé des hommes et des femmes qui fêtaient la nouvelle union. Ils souriaient et buvaient joyeusement. L'Ecossais leva les yeux vers le grand danois et les rebaissa aussitôt.

" Va donc t'amuser. " Lâcha t-il en soupirant légèrement, sans colère cette fois-ci. Il n'avait presque plus envie de se mêler à ces gens qui riaient, de peur de briser l'ambiance festive.


Pourquoi ne suis-je pas
Ne suis-je pas ce que l'on veut de moi
Je franchis un mur a chaque éclat de voix
Pourquoi ne suis-je pas , ne suis-je pas ce que l'on veut de moi
Je franchis un mur à chaque éclat de voix
A chaque éclat de moi

Complice d'un autre temps
Fidèle en manque d'amour
Je suis sourde en ce moment
Et si je passais mon tour?
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Lun 3 Jan - 22:54

Ses doigts se refermèrent sur sa paume, à l'image du visage de l'Écosse qui s'était renfrogné à la simple entente de ses paroles.

Non, il n'avait en aucun cas fait de reproches. Il avait tout simplement été curieux. Il l'avait toujours été. Que ce soit avec les conquêtes de Norvège qu'il venait surveiller, comme Irlande, non sans un certain attachant maladif à son frère pour ne pas le voir papillonner à droite à gauche ; ou même ce que faisaient les ministres du Roi derrière son dos, Danemark tâchait une grande importance à ce qui se passait autour de lui non sans un désir de savoir tout sur tout pour mieux piquer dans le vif sur les sujets qui font mal dès lors que l'occasion rêvée se présentait. Non, Johan n'était pas une commère. Juste un curieux. Juste un gamin qui écoutait aux portes et qui maintenant voulait savoir le pourquoi de ce déguisement sur la personne de son homologue nation.

Le danois devait sans doute avoir touché un point sensible dans l'esprit de Lysander, si bien que celui-ci semblait faire pâle figure maintenant qu'il lui avait ôté par la force ce masque qu'il s'efforçait de porter. Le visage ainsi découvert, le nordique n'avait pu que constater le changement qu'un peu de poudre et quelques années, quelques siècles pouvaient faire sur une nation. Et pourtant, ce dos qui s'éloignait désormais était bien de la carrure d'un homme, certes très effilé mais il y avait ce côté masculin que Danemark ne pouvait en aucun cas ne pas remarquer. Lentement il soupira, reprit la marche pour le rejoindre. Celui qui n'avait pas voulu de son aide pour se relever. Celui qui boudait comme un gamin capricieux qui n'avait pas eu son jouet.

Leur route ne fut pas longue. Ils étaient sortis pour s'amuser et Lysander ne semblait pas l'avoir oublié. Tant mieux. Sans doute sa mine boudeuse de princesse allait-elle disparaître après une bonne chope de bière.

Il l'avait attendu près de l'auberge dans laquelle le rouquin s'était engouffré quelques minutes plus tôt, assis une un talus, en aucun cas gêné par l'état que pourraient avoir ses vêtements après coup. Le Roi le réprimanderait peut-être, mais au moins il se sera amusé. Le jeune homme regardait la fête qui battait son plein dans les rues de la capitale. Il ne savait pas vraiment si on fêtait de même la cérémonie chez lui, à Copenhague. Sans doute pas. Du moins pas avec cette même effervescence qui augmentait à mesure que les chopes se remplissaient et étaient vidées, à mesure que la ville s'enivrait, tout comme il imitait le peuple écossais, chope aux lèvres depuis que le rouquin était revenu de l'auberge.

« J'ai envie de voir la mer et nous sommes coincés ici. »

Simple tentative pour relancer la conversation peut-être, mais les paroles de l'Écosse avait provoqué chez Danemark quelques relents de souvenirs qui auraient mieux fait de rester là où ils étaient.

Le temps des vikings et de l'aventure est fini Johan, il faut te faire une raison.

Lentement il soupira à nouveau, faisant pousser la mousse de la bière contre la paroi de la chope avec douceur.

« Il n'y a rien à voir sur la mer. A part les vagues, la houle et ne pas sentir le temps qui passe. » lança-t-il calmement.

Il était quelque peu nostalgique maintenant. Bravo Lysander, tu as gagné. Et ce n'était pas les vapeurs alcoolisées qui remontaient jusque son nez ou même l'éthanol qui se diffusait lentement dans son sang, faisant rougir ses joues lentement qui allait montrer aux yeux du monde l'état de mélancolie qui gagnait le Danemark.

Les paroles écossaises réussirent à gagner ses tympans, le sortant quelque peu de sa torpeur éphémère et réveillant en lui le goût de la fête qu'il avait depuis toujours. Aller s'amuser, pourquoi pas ? Le danois avait déjà repéré quelques femmes à aller voir en vue d'un amusement après la danse et ce n'était pas son sourire espiègle qui se dessinait sur son visage qui allait dire le contraire. Il déposa sa chope sur un endroit qui ne craignait pas son renversement et se redressa lentement, pas trop vite, histoire de garder l'équilibre qui commençait à devenir précaire. Il épousseta un peu ses vêtements, sa tunique, son pantalon et descendit du talus sur lequel ils buvaient tous les deux ?

Il se retourna vers le rouquin :

« Tu viens ? »

Et il n'attendit pas même sa réponse qu'il s'enfonça un peu dans la foule à la recherche de la jolie fille qu'il avait aperçu tout à l'heure lors de son attente. Il n'avait jamais vraiment essayé de l'écossaise, souvent de l'irlandaise ou de l'anglaise, mais jamais de l'Écosse. Il ne savait pas pourquoi, mais c'était l'occasion rêvée de goûter.

Rapidement, il retrouva la jolie brune aux yeux verts qu'il avait repéré et l'aborda non sans un sourire séducteur. S'il voulait l'avoir dans la poche, c'était la manière dont il devait s'y prendre. Quelques mots doux se glissèrent au creux de l'oreille féminine. Elle rosit quelque peu et avait le petit rire nerveux qui indiquait directement au Danemark qui le tour était joué. Il ne pensait pas que les écossaises étaient si faciles. C'était vraiment trop simple. S'en était même pas amusant. Mais tant pis, il se suffira de celle-ci pour un petit temps.

Et doucement il la prit par le poignet et s'éloigna presque du champ de vision que devait avoir Lysander sur son talus, s'il s'était borné à rester assit dessus.
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Mar 4 Jan - 17:48

Les mensonges. Tels des grains de sable dans les légumes, les mensonges donnaient à la vie un goût étrange. On les redoutait, on les attendant, on les craignait. Tantôt à tort, tantôt à raison. Le côté aléatoire des mensonges devait sans doute être un des facteurs grâce auxquelles Lysander Hubble, ou l'Ecosse, les aimait tant. Il aimait les enrouler dans la farine pour leur donner la sensation du velours, les couvrir de plumes pour plaire aux paons. En revanche, il détestait qu'on lui mente.

Et la mer, aux yeux de Johan, ne devait pas être une simple étendue d'eau sans âme. Lui, tout comme Ecosse, savait à quel point la mer pouvait être un des vecteurs de leur existence. Leurs deux nations l'aimait à la folie, la chérissait, la peuplait de créatures imaginaires toutes plus grotesques les unes que les autres. Et la mer murmurait à leurs oreilles devenues sourdes des histoires de conquête, de Dieux et de beauté. Les sirènes appelaient au loin, et l'on voulait les rejoindre sur le dos des kelpis.

Alors pourquoi mentait-il? Pour les mêmes raisons qu'il s'était énervé, pensa Lysander. C'était un enfant. Et l'enfant lui glissa d'entre les doigts pour filer rire et danser. Les belles femmes de l'Ecosse le regardait, satisfaites de voir un autre visage. Le roux lui se concentrait à boire le contenu de sa choppe, chantonnant à cette dernière de vieilles chansons celtiques. Son ventre se serra. Il voulait rester libre, et il se battrait jusqu'au bout.

Jusqu'à ce que ses ongles cassent de trop s'accrocher au sol Ecossais, jusqu'à ce qu'Arthur coupe ses cheveux, renverse ses châteaux, ne brise ses murs. Et pour cela, il devait vivre avec Johan désormais. Lui parler, le regarder, l'apprécier peut-être. Il n'était pas envisageable pour le jeune travesti de mal s'entendre avec son allié. Il ne supportait pas la discorde, qui avait provoqué tant de défaites de par le monde.

Il glissa sa main dans ses cheveux et regarda un peu plus attentivement, plus calmement peut-être, celui qui s'avérait être le Danemark. Il riait avec une brune aux courbes somptueuses, qui s'agitait félinement. Elle était des plus belles filles du village, et n'était pas farouche pour deux sous. Le blond semblait sourire, murmurer quelques mots. Et il était difficile de ne pas constater que malgré son atroce caractère, ses défauts énormes, il était beau. Son visage et son corps étaient harmonieux, élancés. Ses traits fins, son rire enjôleur, ses sourires réchauffaient sans que lui-même ne le sache. Et sous cette beauté que rien ne venait gâcher se cachait cet enfant blessant, insupportable, que ses propres frères semblaient rejeter.

Oui, au fond, qui aimait Danemark?

Lysander en eut presque une légère grimace de tristesse. Car s'il pouvait ressentir des colères noires, il ne pouvait s'empêcher de chercher les pourquoi. Pourquoi était-il aussi impulsif ? Peut-être parce qu'il n'avait aucun garde-fou, et qu'il se fichait bien de savoir quel impact il allait avoir sur autrui. De toutes façons, autrui ne l'appréciait pas, ou très rarement. Pas bien difficile de devenir un imbécile, dans ces conditions.

Le roux ragea légèrement. Pourquoi ne fallait-il qu'il se prenne d'affection pour cet espèce d'ivrogne violent et peu galant, aussi bête que beau ? Aucune idée. En revanche, il commençait à avoir une idée très précise du supplice qu'il avait envie d'infliger à la belle fille qui traînait près de lui. La simple idée d'être jaloux lui donna envie de régurgiter sa bière.

Et pourtant. Un élan, probablement imbibé d'alcool, le fit se lever et suivre le couple, les poings serrés. Il s'approcha d'avantage et poussa la brunette plus loin en l'insultant dans un vieux gaellique. Il se tourna presque dans le même élan vers le danois, se renversant sa propre choppe sur les jupons, déjà maculés de terre.

" Et toi ?! Tu n'as pas mieux à faire que te traîner dans la fange ? Tu as envie d'attraper n'importe quoi ? On était venus s'amuser à ce que je sache, pas te regarder copuler avec la marie-couche-toi-là du village ?!"

Mais ses yeux trahissait ses mots, il crevait de jalousie, et ses doigts se serraient d'autant plus. Il ne voulait pas qu'on approche cet imbécile, encore moins qu'il apprécie sa nation alors qu'il se contentait de le mépriser. Ses joues s'étaient couvertes de plaques d'un rouge vif et ses cheveux tombaient devant ses yeux brillants par les émotions et l'alcool. Un mélange de rage, de jalousie, de déception aussi était clairement lisible.

" Ma parole mais tu le fais exprès de m'inviter pour aller avec elle dans les talus ?! Tu tiens tant que ça à ce qu'on ne s'entende pas !? "


Comme envie de sang sur les murs
Comme envie d'accident d'voiture
Comme envie d'expliquer comme ça
Ton indifférence ne me touche pas
Je peux très bien me pas[as]ser de toi

J'ai comme envie d'n'importe quoi
Comme envie de crever ton chat
Comme envie d'tout casser chez toi
Comme envie d'expliquer comme ça
Je peux très bien me pas[as]ser de toi

J'ai comme envie d'une fin torride
Comme on en voit qu'au cinéma
J'ai comme envie qu'ce soit terrible
Et qu'ça se passe juste en bas de chez toi
Je peux très bien me pas[as]ser de toi
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Dim 6 Fév - 20:11

Le viking... il ne pensait vraiment qu'à l'amusement.

Déjà que la fête y prêtait vraiment bien mais l'alcool et cette jolie fille qui lui faisait les yeux doux n'avait fait que rendre plus agréable encore l'accélération des choses qui n'avaient pas du tout empiré la situation. Cette blague. Le blond voulait se faire une écossaise, il n'en avait jamais eu l'occasion. Sérieusement, les adolescents, tous les mêmes, et Danemark ne dérogeait pas à la règle. Les hormones, ça faisait tout. Sans oublier le soupçon d'éthanol qui avait accompagné la décision danoise d'aller voir cette fille, qu'il aurait abordé de toute manière, sobre ou non.

La phrase qui lui serait passée dans l'esprit aurait été « en espérant que Lysander en prenne de la graine ». Qu'espérait-il vraiment ? Que l'Écosse s'affirme en tant que mâle dominant ? Vu ce que le principal concerné pensait de la situation, ou laissait paraître, c'était déjà peine perdue. Il faudrait lui reformater complètement le cerveau, le mettre au goût des femmes et de la bonne chair... quitte à l'engager de force dans l'armée : un monde bien viril qui transpirait la testostérone et la sueur à plein nez. Un monde d'hommes. Le monde des nations masculines.

Car Lysander, c'était un peu comme Elizaveta... mais à l'envers. D'après ce qu'il avait pu entendre de la Prusse, la Hongrie était vraiment le genre typique de garçon manqué, qui n'aspirait qu'à être un homme en espérant que l'appareil trois pièces entre les jambes pousse un jour. Charmant. Et l'Écosse, qui avait déjà tout ça, ne voulait que paraître femme. Il ne cherchait qu'à se cacher derrière une barrière de poudre et de fard à paupière. Pour chercher à faire quoi ? Sérieusement, le Danemark n'en savait rien et avait préféré laisser l'écossais à sa bière sur son talus. Ces réflexions ne le laissait en rien gâcher la technique d'aguichement et de séduction qu'il usait sur la charmante jeune femme repérée quelques minutes plus tôt.

Il lui avait pris doucement le poignet, l'amenant un peu à l'écart de la fête. Il souriait toujours. C'était ainsi qu'il avait tout ce qu'il voulait de quelqu'un : un sourire, une parole doucereuse, et c'était dans la poche. La poche danoise qui cliquetait d'ailleurs à chaque pas qu'il faisait. Les bijoux en métal, qu'est-ce que ça pouvait être bruyants. Ce bruit qui s'était d'ailleurs arrêté lorsque le jeune couple d'un soir avait trouvé l'endroit parfait et que les regards devenaient aussi rapidement langoureux que les idées derrière la tête danoise se faisaient plus osées.

Mais là, tout s'accéléra. La brunette était éloignée avec nonchalance de la nation scandinave, des mots crus en on ne sait quelle langue celtique venaient à être prononcés alors que le danois regardait ébahi, l'attitude hautement exagérée de l'Ecosse qui semblait plus ressentir colère qu'une quelconque autre émotion :

« ….On était venus s'amuser à ce que je sache, pas te regarder copuler avec la marie-couche-toi-là du village ?! »

Les grands yeux bleus du danois s'écarquillèrent. Il l'écoutait déblatérer ses paroles sans aucun sens, le fixant dans les yeux, à chercher presque désespérément une lueur de lucidité dans le regard écossais : ce qu'il ne trouva pas.

« Ma parole mais tu le fais exprès de m'inviter pour aller avec elle dans les talus ?! Tu tiens tant que ça à ce qu'on ne s'entende pas !? »

Et là, il avait carrément pu tout voir. Même ses cheveux couleur feu qui lui cachait les yeux ne pouvait en aucun cas dissimuler au nordique le véritable sentiment que ressentait son homologue. Un sentiment simple et facile à utiliser à ses fins, quelque chose que le Danemark comprenait on ne peut mieux de lui-même. Ce sentiment qu'on appelait communément : la jalousie.

Et Johan comprenait très bien ce ressenti. Mais pas en quel honneur Lysander lui faisait une crise de jalousie imbibée d'alcool. Car quand bien même l'évocation de leur alliance était faite, il y avait toujours un face cachée à l'iceberg. Le danois le savait. A l'ombre de cette alliance et de cette réaction pour le moins excessive, se cachait le véritable cœur du problème. Dont seul l'Écosse en connaissait la nature. Le germanique, lui, ne pouvait pas lire dans les pensées, et l'alcool limitait presque les connexions de ses neurones, si bien qu'au lieu de s'énerver devant tant d'agressivité de la part de son hôte, il n'avait pu que sourire bêtement au spectacle qu'il lui offrait.

Il le toisa un instant du regard, sourire goguenard aux lèvres, ton moqueur dans la voix :

« Eh quoi, qu'est-ce qui te prend Lys', t'es jaloux ? »

Lentement, il s'approcha du roux. Son sourire était toujours présent, mélange de moqueries et de légère lubricité devant ce qu'il s'apprêtait à faire. Il se foutait éperdument de la brunette qu'il avait amené et qui le fixait les sourcils froncés, espérant sans doute que le danois vienne à rejeter l'Écosse comme il l'aurait faire avec elle juste après avoir assouvi ses pulsions adolescentes. Son regard se détacha d'elle pour croiser celui du travesti. Celui-ci ne semblait pas s'être calmé et l'ainé autoproclamé ne voyait vraiment qu'un moyen à la fois de l'emmerder mais aussi de connaître le fond véritable de sa jalousie maladive.

Il lui prit le poignet violemment et l'amena contre lui, son autre main venant à le bloquer dans le creux de ses reins. Ses yeux scrutaient la moindre parcelle de son visage parsemé de tâche de rousseurs. Il se faisait séducteur, sans doute à cause de l'alcool qui commençait à faire effet sur son cerveau mais si LUI était la cause première de la réaction de l'autre, ce genre de choses de ferait que mieux révéler sa pensée.

«  Je ne pense pas être un obstacle à la bonne entente de nos pays. Qu'est-ce que ça peut te faire si je couche avec une nana lambda, hein ? Sincèrement. » Il soupira légèrement et reporta son regard dans le sien. « Vraiment. T'agis pas comme ça. D'habitude tu t'en moques. Alors c'est quoi ton problème avec moi ? »

Johan calculait son coup. C'était rare, surtout quand le coup se portait à une nation.


I don't know what I want to be yet.
But I can show that I need to see this.
No time for lies and empty fights.
I'm on your side.

Can we live a life of peace and happiness?
I don't think so.
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Lun 7 Fév - 12:32

God. I'm feeling like a woman. Si Shania chanterait quelques années plus tard cet air bien connu de tous, la phrase vrillait aux tempes du roux comme une flèche qui passerait à quelques centimètres de son oreille. Il passa sa main sur son visage, il regrettait déjà ses paroles. La jalousie était une maîtresse bien cruelle et peu savaient y résister. Il n'y avait pas que la jalousie qui était cruelle à cet instant précis.

Johan l'était. Il s'était approché sans que le roux n'ait le temps de réagir, encore plongé dans sa colère. Colère dirigée uniquement contre lui même. Il commença à reculer lorsqu'une main - c'était peut être un mur finalement - vînt se placer au creux de ses reins. Les yeux du blond commencèrent à courir sur son visage - Ce n'étaient pas deux soleils qui lui brûlaient la peau ? - et glissèrent jusqu'à ses yeux de nouveau. Son corps collé au sien, il ne se sentait pas de réagir - peut être que le danois était en train de l'étouffer-. C'était l'impression qu'il avait; étouffer. Ses joues le brûlaient plus que jamais, son dos se raidissait au fur et à mesure, chaque muscle se tendant sous la nervosité qui attaquait chaque centimètre de son corps.

Il avait osé. L'écosse n'était pas dupe, il ne s'agissait là que d'un jeu, un stupide jeu, et il était le buzzer. La sensation d'être dominé, tant moralement que physiquement, lui donna envie d'enfoncer ses ongles dans le cou du viking, se débattre et partir en courant. Et l'alcool qui stagnait dans son estomac menaçait de remonter faire la fête. Mais rien n'y faisait, il n'avait au final aucune réaction. L'air siffla à ses oreilles - n'y avait-il pas un orage? - et tout ses efforts ne suffirent pas à le sortir de sa torpeur. Denmark parlait, il écoutait sans comprendre, les mots filaient et s'enfonçaient dans ce qui restait de son cerveau. Une bouillie calcinée par les hormones, pour le commun des mortels. Et les petites bulles du bouillon ne faisaient que brouiller un peu plus ses idées.

Le but était de se rappeler qu'on se moquait de lui et qu'on l'utilisait. Le reste important peu. Il posa ses mains sur le torse de son nouvel allié et tenta de le repousser doucement, détournant finalement le regard. L'effort lui avait coûté beaucoup, mais il ne le regrettait pas.

Tout ça sans se rendre compte qu'au final il n'avait rien fait, le poignet retenu par la main, ou plutôt le python, enroulé autour de son poignet. Un craquement sinistre lui fit également comprendre qu'il n'aurait pas dû continuer à tirer inconsciemment dans ce sens ci. La douleur arriva bien vite pour calmer ses pensées chaotiques. Rien de cassé, mais il avait tiré sur l'ambulance. Son nez se retroussa légèrement.

Il allait bien finir par lui répondre un jour ou l'autre. Non. Finalement. Il décida de ne pas répondre. Dans les deux cas, la situation allait lui plaire. Soit Johan le rejetait et jetait l'éponge pour la soirée. Soit il allait aller plus loin dans ce qu'il faisait, trop imbibé de fierté. Et il était évident que quel que soit le moyen déployé, il aimait dominer. Ce qui, paradoxalement, pouvait horripiler Lysander autant que lui plaire. L'alcool aidant, les deux extrêmes étaient possibles.

Ce qui freina légèrement son envie de rester silencieux. Il n'avait ni envie de se faire avoir à son propre jeu, ni envie de se faire frapper. Et pourquoi venait-il chercher ça ? Après tout la jalousie était assez claire en elle-même. Pourquoi ne comprenait-il pas ce qui était évident? Il lui plaisait, et ce malgré son caractère insupportable. C'était l'adolescence et ses joies.

Les réactions chimiques au fin fond de son cerveau déjà bien secoué par la guerre lui disaient clairement que ce n'était pas de jouer à la dînette et aux poupées qu'il lui plairait de faire avec Danemark. C'était un peu plus intense, bestial, et les vêtements n'étaient pas obligatoires. Heureusement pour lui, son corps était si engourdi qu'il ne réagissait pas honteusement. Et même si c'était le cas, la tonne de jupes allait camoufler l'étendue des dégâts.

C'était probablement la colère qui le retenait encore de se jeter sur lui. Ca, et la décence. Et les mots voulaient sortir. Quel est le problème, fumier? Eh bien, ordure, tu m'agaces, crétin, tu comprends ça, salaud ? Des comme toi y'en a pas deux, aussi cons et aussi brutaux, pauvre tâche, et retourne dans ton pays de cons, petit imbécile, tu m'enverras un courrier quand tu seras arrivé, tas de merde, et avec accusé de réception pour bien être sur que t'es pas chez moi, sous-race. C'est donc tout naturellement qu'il répondit

" C'est assez clair comme ça non ? Tu me plais, maintenant que j'ai honte, tu peux me lâcher ? Et ne pas te moquer de moi si possible."

Le tout en posant sa main libre sur son cou, en totale contradiction avec ce qu'il venait de dire. Il ne savait pas bien ce qui le retenait de l'embrasser d'ailleurs. Et ce n'était pas le départ en fanfare de la brune écossaise, agacée par le manège des deux nations.
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Ven 18 Fév - 12:50

S'il avait pensé un jour qu'on lui dirait ceci, il ny aurait tellement pas cru qu'il en aurait explosé de rire.

Quoique. Pour la première fois qu'on lui dit « tu me plais », comment était-il censé réagir.. Qu'est-ce qu'un garçon normal était censé répondre à ce genre de déclaration. Il ne le savait pas du tout. Rire ? Sans doute pas la bonne solution étant donné le sérieux de l'Ecosse dans ses paroles. Se sentir gêné ? Il en doutait. Le Danemark avait trop de fierté pour rougir pour une quelconque raison. Il savait se contrôler à ce niveau normalement. Tout ce qui importait au danois, c'était le contact physique, pas les sentiments. Il s'en foutait éperdument, comme de sa première fois.

Si Machiavel écrirait plus tard dans Le Prince que le souverain n'avait pas besoin d'être aimé pour faire les choses justes, alors Johan approuverait non sans une certaine connaissance de cause. Car Johan était loin, même très loin d'être aimé de tout le monde, et il s'en fichait complètement. Il avançait, il faisait ce qu'il voulait, peu importe si les natiosn ou même les humains approuvaient ou non ses décisions. Il était obstiné et autoritaire, aimait dominer n'importe quoi, n'importe qui et le faisait bien voir et savoir. Car son désir d'asservissement avait jeté son dévolu sur Lysander, à son plus grand damne. Quoique.

Sa main restait dans le creux de son dos, l'Ecosse toujours collé à lui, il se délectait de ses réactions toutes aussi amusantes les unes comme les autres. Il resserra même son emprise quand le roux avait tenté, pour la forme, de le repousser. Pfeuh. Maigrelet et pompette comme il était, il n'avait aucune chance de se défaire du danois, et ça, Johan l'avait très bien compris. Son sourire s'était élargi à mesure que l'écossais détournait le regard et lui montrait tous les signes de gêne possible que n'importe quelle personne aurait fait dans cette situation, sauf si celle-ci haissait le Danemark. Tant de monde le détestait, une personne de plus ou de moins, peu importe après tout.

Ce n'est qu'au bout de quelques minutes qu'il avait daigné lui répondre. Enfin. Merci bon Dieu, il n'avait pas perdu sa langue. Il leva les yeux au ciel en l'écoutant d'une oreille, l'autre se portant sur ce qui sonnait comme des insultes en gaélique de la part de la brune voluptueuse à l'encontre des deux jeunes nations.

Et nous revoila donc, une fois la brune ignorée, revenu à la première question. Comment réagir ?

La seule solution qui vint dans l'esprit du viking fraichement civilisé fut « se jouer de ce sentiment ». Car le Danemark, en vrai connard en amour à cette époque trouvait très amusante l'idée de l'emmerder un peu plus, le gêner, pour le voir aussi rouge que sa cheveulure, tout comme il avait déjà vu le visage de Kenneth devenir aussi pourpre que sa propre rousseur. Si son but dans la vie avait été de faire rougir les roux, alors il l'aurait déjà accompli. Mais heureusement pour lui, ce n'était pas le cas.

Il sentit la main écossaise passer sur sa nuque lentement.

Ah. Laissez le rire. Ça repousse l'ennemi et ça veut le rapprochement tout de suite après. L'Ecosse était une vraie nana, enfin, un vrai gars, qui ne savait pas ce qu'il voulait. Cela amusait drôlement le danois pour le coup. Il résistait un chouilla, faire en sorte de lui faire croire que non, il ne voulait pas. Quand bien même la question de vouloir ou pas n'était pas de mise étant donné qu'il s'en fichait complètement.

Il n'allait pas se moquer. Du moins pas ouvertement et directement après que Lysander ait fini de lui avouer ce qu'il pensait de lui. Il l'observa quelques instants, toujours souriant, mais d'un sourire amusé, pas attendri, loin de là. Il allait lui rendre la pareille, se jouer de ses sentiments tout comme il s'était joué de son identité et l'avait fait passé pour le dernier des fjols* devant tout le monde.

Lentement il perdit son sourire, prit un visage sérieux. Il allait lui montrer qu'il était tout aussi bon comédien que lui. Car cacher sa nature de connard et mâle invétéré était une de ses spécialités tout comme il cachait aux yeux de la Norvège ses petites sauteries occasionnelles avec quelques filles. Sa main lâcha le poignet de l'Ecosse et vint doucement remonter le long de son bras, puis son épaule tandis que l'autre faisait son ascension le long de son dos. Le Danemark gardait toujours son sérieux, le regardant dans le plus profond des yeux.

Et son visage se rapporcha lentement du sien, sa main atteignant sa nuque qu'il rapprochait à son tour. Près à l'embrasser, c'était le cas. Mais l'embrasser aurait été un trop gros plaisir pour la jeune Ecosse qu'était Lysander et là il aurait perdu tout amusement dans son jeu d'acteur. On aurait pu croire qu'il avait pris au sérieux les dires du travesti, mais non.

Leurs lèvres étaient prêtes à se frôler. Et Johan stoppa sa course. Immobile quelques instant pour laisser l'autre espérer un peu plus. Puis, il souriait à nouveau, chuchottant :

« T'y as cru pas vrai ? »

Il s'éloigna doucement de lui. Son visage affichait le sourire de la victoire. Il se détâcha de son hôte de ces quelques jours pour observer avec un peu plus de recul le résultat de son petit manège. Ce n'était qu'un jeu et tous deux le savaient, du moins le danois, oui.

« On est quitte maintenant. »

Il mit ses mains dans ses poches, tourna les talons et se dirigeait à nouveau vers la fête. Il comptait bien reprendre une bière... ou un whiskey tiens. Sans doute allait-il subir la colère de Lysander, mais qu'importe. Il avait eu sa vengeance. Et encore, il estimait avoir été gentillet dans sa méthode.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Ven 18 Fév - 17:04

With a taste of poison paradise
I'm addicted to you
Don't you know that you're toxic?
And I love what you do
Don't you know that you're toxic?

Sentir Johan contre lui ne lui paraissait pas désagréable. Même si la duperie était évidente, Lysander s'était docilement laissé faire, parfaitement conscient de l'issue de l'échange. Mais le tout était de laisser penser au danois qu'il avait gagné. Bon gars. L'Ecosse n'était pas plus idiote que n'importe quelle autre nation et il était clair, depuis le début, qu'il n'obtiendrait jamais gain de cause. Ni quoi que ce soit d'autre que quelques parcelles de terre.

Et c'était en laissant le nordique jouer son numéro de séducteur - numéro peu subtil, mais il était encore un jeune adolescent - qu'il avait le plus profité de sa présence, de son attention, de son sourire satisfait. Facile de voir dans l'ombre de ses lèvres qu'il n'y avait nul sentiment autre que la fierté. Peut-être que plus tard, bien plus tard, comprendrait-il que le simple fait de recevoir l'affection d'un autre ne rendait en aucun faible, ou même idiot. C'était d'ailleurs le problème des nations en générales.

Beurk. Les humains et leurs sentiments. Beurk. Moi je suis libre, moi je suis beau, moi je fais ce qu'il me plait, moi je ne m'attache pas, pourquoi aurais je besoin de m'attacher ? Ahah. Et, un jour, a genoux devant un autre, laissés par tous, ils maudissaient la guerre et les hommes, sans comprendre que la cause de leur décadence était leur propre déni. Le déni de leur nature, le déni de ce qu'ils étaient. Des nations, des groupements humains, pourvus d'ambitions, de sentiments, de passion.

Et il n'y avait bien que les immortels qui ne voulaient plus de passion. Pas assez sage, pas assez bien, pas assez rangé. Ils étaient bien au-dessus. Mais pas Lysander. Son pays tout entier vibrait. Il entendait encore les vieux chants celtiques, voyait encore son père et les guerres, les rires de la forêt, les fées et les créatures magiques, tout ce que son coeur - trop - tendre arrivait à sentir. C'était ce sentiment qui, quelques siècle encore, persisterait pour faire de lui l'éternelle Ecosse, et non une simple rallonge de l'Angleterre.

Ce que Johan, probablement, ne pouvait, ne voulait pas comprendre. Les preuves d'une grande force ne se trouvaient pas un sourire de dragueur, ni dans une droite bien décochée. Loin de là. Il le regarda. Sa main glissait le long de son bras, mais le roux préféra le laisser faire, sentant bientôt son visage près du sien. Il clignait un peu des yeux. Il respirait presque contre lui, voyait a quel point les iris du nordique étaient belles. Elles lui rappelaient ces signes celtiques qu'il s'amusait à dessiner dans le sable, ces entrelacements de courbes, de piques, de lianes alambiquées. Il aurait pu s'y perdre des heures avant que le danois ne se recule.

T'y as cru pas vrai ? Non. Mais j'aurais aimé.. On est quitte maintenant. Si tu veux, oui, nous sommes quitte.

Il repartit sur ces paroles, laissant là l'Ecossais. Ce dernier glissa sa main dans ses longs cheveux, les nattant sommairement pour occuper ses mains. Il n'avait plus envie de penser. Il prit même le temps de s'asseoir pour continuer son entreprise. Les mèches rousses glissaient entre ses doigts, laissant place à un tressage complexe. Il avait attrapé des milliers de fois la même dans les cheveux de Germania, celui qu'il avait considéré avec le temps comme son père. Une fois redressé, il retourna au sein de la foule, cherchant Johan.

Il n'avait pas terriblement envie de rester seul. Il n'avait plus envie de jouer non plus. Son sourire s'était effacé. Le blond allait sans doute penser que sa blague de mauvais goût était la raison, et lui même afficher son air le plus conquérant. S'il s'en amusait, c'était tant mieux pour lui. Dans la tête de la rousse nation, les choses étaient claires, bien que calquées sur un monde parallèle. Un monde où, sans tomber dans la mièvrerie, on restait heureux ce qu'on pouvait obtenir. Lui avouer qu'il lui plaisait ne le rendait pas pour autant amoureux. Mais au moins attaché, et ce bien malgré lui.

Il le retrouva en train de boire, discutant joyeusement avec quelques autochtones aussi gentils que chaleureux. Il glissa discrètement dans la mêlée et accepta un verre de la part d'un jeune homme au visage rond et doux. Ses yeux se tournèrent vers Johan, qui ne l'avait pas remarqué, embarqué dans une longue explication que Lysander ne prit pas le temps de suivre. Un léger sourire naquit sur ses lèvres. Il attendait les quelques minutes où le nordique ne l'avait pas remarqué pour l'observer avec un air paisible. Lorsque ce dernier le remarqua enfin, malgré son silence et son calme inhabituel, l'Ecosse se piqua de feinter une colère froide. Il lui lança quelques regards courroucés et râla dans son verre. Pour de faux. Comme d'habitude, il était plus facile de jouer avec les dizaines de masques qu'il avait sous la main. Il râla de nouveau, l'air vexé. L'air de celui qui, au fond, n'était attaqué que dans sa petite fierté. Il allait même continuer sur cette voie, et savait parfaitement que leurs relations allaient s'améliorer s'il se contentait de jouer un rôle bien adapté à la personnalité du blond.

Oui, il suffisait de continuer, avec un costume qui plairait mieux à Johan. Car malgré toutes ses paroles, ce dernier n'attendait pas de Lys qu'il devienne lui-même mais bien qu'il s'adapte à sa personnalité. A lui.
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Ven 11 Mar - 17:50

La tromperie avait fonctionné comme sur des roulettes, du moins le pensait-il fortement.

Mais la déception était quand même là. Le roux n'avait fait aucun mouvement. Aucune gêne n'était apparue sur son visage parsemé de tâches de rousseurs alors qu'il s'était éloigné de lui. Et pourtant il avait fait le fier. Oh oui, faire le fier, faire le beau devant ces dames, ça, Danemark savait le faire, et même très bien. Ce petit air de dragueur qu'il avait toujours utilisé sur la gente féminine, il en usait tellement et ça même lorsqu'il avait quitté son compagnon roux et qu'il traversait les allées bondées de jeunes gens en tout genre, déjà bien entamés par la soirée, et qu'il se dirigeait vers la première taverne qui passait à sa vue.

Il s'assit à une table déjà occupée par des habitants déjà bien joyeux et se vit offrir la cervoise. Ah, tiens. Pour une fois qu'on lui offrait autre chose qu'un coup de poing dans la mâchoire, ce n'était pas désagréable. Il avait accepté, avec le sourire, et avait commencé à engager la conversation avec les gens de sa table. Il n'avait bizarrement pas de mal à parler anglais, quand bien même ce fut Norge qui envahi l'Ecosse quelques siècles plus tôt et non Danemark.

Johan souriait. Il souriant à la gaité de ce petit groupe avec qui il était installé, pris dans l'explication du cycle de reproduction des saumons norvégiens et pourquoi les danois appelaient les suédois des singes des montagnes, ce qui était à proprement parlé complètement absurde pour les autochtones mais tellement amusant à expliquer pour le danois. Il était d'ailleurs tellement pris dans la conversation, absorbé par la fête qu'il ne prêtait même pas attention à ce que faisait l'Ecosse en ce moment même. Sans doute était-il retourné au château se remaquiller. Qui sait. Le danois le voyait bien faire ça. Partir en rageant de voir ses tâches de rousseurs apparaître aux yeux de tous en rougissant de colère comme une pucelle.

Ce ne fut qu'après quels minutes d'intense réflexion (d'une totalité de deux secondes en fait), que l'ancien viking prit la peine de se retourner pour demander une autre chope, manquant de filer un coup à la personne assise à côté de lui. Il cria après le tavernier, et se retourna. Et c'est là qu'il remarqua le petit visage coléreux de Lysander. Il l'avait retrouvé. Et, ah. Dommage, il était toujours en vrac. Pas de maquillage portatif sous les jupons ? Il lui fit un grand sourire, se fichant de l'air vexé de son hôte, ce qui apportait en soit une grande victoire pour lui, le baignant dans une fierté sans nom dont il adorait les bienfaits sur sa personne.

« Te voilà toi, t'étais pas perdu dans la foule ou parti te remaquiller ? »

Non, il n'était plus en colère. Le danois changeait d'humeur rapidement et sans doute l'alcool avait-elle fini par faire tourner un peu la tête du scandinave, à force. Et il était même sarcastique. Décidément, quelle bêtise n'allait-il pas dire. Sa main se porta à la chevelure rousse tressé alors que Lysander était en train de boire et s'agita fortement sur celle-ci, au point que la coiffure fraichement faite, ne voyait plus ses mèches parfaitement enlacées. Il n'avait pas pensé qu'il aurait pu faire avaler de travers le roux, ni même s'il ne lui avait pas enfoncé le visage dans sa chope. Mais qu'importe, Johan était bien frais (ou pas) et ni son sourire, ni son rire ne trompait l'état amusé et bien dans lequel il était.

Il rigolait encore, porté par les vapeurs de la fête. Et ce n'était pas l'ombre géante qui s'avançait derrière lui qui allait le faire changer d'état psychique. Curiosité quand même, il se retourna, pensant que c'était le tavernier qui revenait avec sa chope. Et là, il ne sut plus quoi penser. Il vit quelques gardes danois débouler, un colosse roux derrière lui, au regard perçant. Décidément leur petit virée dans le village avait été vite remarquée et la présence des soldats de sa patrie n'était que la preuve évidente que Johan allait se faire tirer les oreilles par le Roi s'il ne revenait pas immédiatement. Et pourtant, le jeune homme se retourne vivement, rouge aux joues par l'alcool, feintant de ne pas avoir vu les militaires sobres en armure reluisante. Puis il secoua l'épaule de Lysander, montrant d'un revers de pouce le monstre roux qui ne pouvait qu'appartenir à l'écossais :

« Je crois que c'est pour toi. »
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Ven 25 Mar - 13:20

    Mais pourquoi s'en faire ?
    Demain nos guerres,
    Voleront en l'air,
    Six pieds sous terre.

    En attendant, tu m'exaspères,
    Petite garce sous tes grands airs.
    na na na na na
    T'es bonne à vivre avec les sœurs,
    Regarde la gueule de ton bonheur.
    na na na na na

    Mais pourquoi s'en faire ?
    Nos petites guerres
    Voleront en l'air
    Six pieds sous terre.

    Tu triches avec les sentiments,
    Mais c'est à toi-même que tu mens.
    na na na na na
    Avec ta morale de bigote,
    Tu prends ton pied quand tu tricotes.
    na na na na na

    Mais pourquoi s'en faire ?
    Nos petites guerres
    Voleront en l'air
    Six pieds sous terre

    Le temps passe.
    Devant nous, l'impasse.
    Avant le passage,
    Sachons être sages

    Je sais la faiblesse
    De mes mots qui blessent.
    Je m'en veux tant.

    Le temps court
    Sans aucun recours.
    Mes peurs m'encouragent à te mordre de rage,
    Un dernier reproche et le mur se rapproche.
    Je m'en veux autant.

    T'en as usé des miroirs,
    Tu te maquilles trop pour te voir.
    na na na na na
    Toi dans ta glace, tu n'es personne.
    Juste le reflet d'une petite conne.
    na na na na na



    Lysander regardait Johan en coin, buvant lui aussi au rythme des conversations. Le blond avait bien fini par le remarquer, et lui lança une remarque aussi déplacée que malvenue, l'Ecosse se contenta de rouler des yeux en pestant silencieusement contre un homme aussi idiot. Homme qui ne trouva pas mieux que mettre ses grosses mains pleines de doigts dans ses cheveux et les secouer. Les dents du roux cognèrent dans sa choppe, ce qui bloqua les quelques dizaines d'injures qui menaçaient de sortir de sa bouche.

    Et puis, en fait.

    Oui, en fait. En fait, il n'y avait pas de suite. Il y avait Lysander qui releva les yeux vers un vacarme pas possible. En somme, une tribue d'idiots en armure qui tentaient d'avancer d'un air digne dans une taverne aussi petite que conviviale, où tout les villageois s'entassaient le soir venu. C'était des danois. Forcément. C'était blond, ça regardait partout, ça louchait sur les choppes de bières en voulant se donner l'air d'être investi de LA mission divine. Le roux remarqua qu'ils avaient tous un moins un membre hypertrophié. L'un avait un nez énorme, l'autre des oreilles à faire peur à un éléphant, un autre encore des yeux gros comme des balles. Son regard dévia sur Johan. Et lui, qu'avait-il de plus gros que la moyenne ?


    ...


    Finalement, c'était une question à laquelle il méditerait plus tard. Il grimaça légèrement. Légèrement. Parce qu'on ne grimaçait pas complètement devant Gwyl le barbare. Et ce n'était pas Gwyl le barbare pour faire peur aux enfants. C'était LE barbare. LE bourrin du coin, le fils des idiots du village entré dans la garde royale pour sa force et son courage. Même s'il manquait ... légèrement de ruse. Oui car défoncer les portes au lieu de chercher les clefs était presque à la limite du renvoi. Mais c'était un bon gars. Un bon gars qui attrapa Lysander par la taille dans un grognement rauque. Il était totalement courbé pour le toit de la taverne. Et le roux commença à crier en posant ses mains sur ses fesses avec pudeur. La position sac à patates avait déjà fait ses preuves en matière d'exhibition. Gwyl n'était pas un homme bavard. Aussi se tourna t-il vers les danois pour lui grogner dessus, et attrapa le petit chenapan qu'était Johan par l'oreille pour lui "sommer gentiment " de se lever, parce que "les enfants c'est pas tout mais il faudrait rentrer chez papa-maman maintenant". Du moins, c'était ce qu'on aurait pu interpréter. Dans ces gestes aussi délicats qu'un judoka, et ses grognements si mélodieux.

    Et les danois de reculer dans un bruit de fer entrechoqué, bien vexés de n'avoir servi absolument à rien, dans leurs jolies armures, avec leurs jolies armes et leurs jolis regards bleu. C'était donc un roux aussi poilu que laid qui allait gagner les lauriers. S'il ne tuait pas Lys ou Johan au passage, dans sa douceur légendaire.

    Et le roux de commencer à taper sur la tête du danois, depuis l'épaule de ce cher Gwyl. Tiens. T'es con aussi de parler aussi fort espèce d'abruti danois. Phrase qui s'acheva sur un petit suspense, la tribu de gardes danois se mettant à fixer Lys avec un air à la limite de la haine. Oui, déjà qu'ils ne servaient à rien, si on plus on les insultait, merci pour le voyage.

    Crétin crétin crétin.

    Mais en attendant, super Gwyl les ramenait vers le château, l'un sur le dos, l'autre traîné par l'oreille. Et le chemin était assez pour laisser l'Ecosse chamailler le Denmark avec un niveau mental frisait les 4 ans d'age mental, frappant joyeusement ce qui passait en l'insultant de tout les noms, comme s'il était seul et unique responsable de leur renvoi de la fête. Heureusement, ses coups n'étaient ni forts ni dangereux, c'était un peu comme une occupation pour passer le temps. Et les autres qui les talonnaient en gardant un air digne. Le spectacle devait être pour le moins divertissant. En tout cas, les gens de la taverne étaient sortis et les avaient suivis en tapant dans leurs mains joyeusement jusqu'à la sortie du village, choppe à la main et larme à l'oeil devant le show présenté par toute l'armada.

    Ils avaient fini par arriver et le gros Ecossais les relâcha avec un air bourru. Lys tapota son bras gentiment et lui lança un léger sourire, avec un look a faire pâlir de jalousie les sorcières du village. Gwyl trouva donc judicieux de tenter de le recoiffer, ce qui arracha un cri suraigu à Lys, qui eut soudainement l'impression qu'on tentait de lui arracher tout les cheveux d'un coup. Il remercia le colosse en tremblant et se rabibocha de lui même. Et il eu une belle idée. Après avoir chahuté Johan pendant tout le trajet, il se pressa soudainement contre lui en souriant légèrement.

    Les chiens et les chats ... ~~

    Il glissa sa main sur sa taille sans lui laisser le temps de réagir. Main qui se fraya un chemin langoureux jusqu'à son aine pour descendre, sous le regard ahuri des gardes qui ouvraient bien grands leurs yeux. Maiszenfinquefontilslesjeunes?

    " Tu permets ? " Sussura le roux en déviant finalement son chemin pour plonger sa main dans sa poche, récupérant ses bijoux. Il laissa cependant une broche. Souvenir ou oubli ? mmh. Qui savait. Il sorti sa main pleine d'or et pierres brillantes.

    " C'est fini la bouffée d'oxygène." Son ton était bien moins enjôleur. En vérité, il s'était finalement bien amusé là-bas, sans ses parures et ses faux-sourires. Il était plus drôle de se bouffer le nez dans la boue que se sourire dans l'or et les plumes. Seulement, ils avaient ramené un peu de boue avec eux et le celte avait bien l'intention d'ennuyer le danois tout le long de son séjour, lui en faire baver et continuer le jeu du chat et de la souris.

    S'il avait seulement su qu'aujourd'hui encore, le jeu continue.

    " T'as de la chance que j'ai pas hurlé à Gros Gwyl que tu me les avaient volés. Ca aurait été drôle de vous voir courir tout les deux." lâcha t-il finalement en souriant de nouveau, les yeux brillant d'une lueur bien plus joueuse.





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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Ven 29 Avr - 20:40

Spoiler:
 



_&_



La fin de la soirée s'annonçait.

Et on pouvait remercier l'armada de soldats danois, tous plus blonds les uns que les autres (à croire que la stupidité était héréditaire chez les scandinaves) qui avaient débarqués dans la taverne avec la discrétion de la Prusse en rûte. Johan soupira. Et encore, ce n'était pas sans compter l'arriver d'un monstre roux devant qui même Ondin aurait fait pâle figure. Le danois s'était retourné, courbé sur sa table dans l'unique espoir peu espéré que les soldats ne le remarquent pas. Mais un blond au milieu de roux, ça se remarque comme... comme un blond au milieu de roux, il ne fallait pas nier l'évidence, aucune comparaison n'était digne de la magnificence des cheveux couleur des blés de la jolie tête scandinave. Les chevilles danoises gonflaient à vue d'oeil. La solution n'était que de les crever pour le ramener sur terre. Et ce fut les cris stridents de l'Ecosse, signe de grabuge et la poignet d'enfer qui avait agrippé violemment la royale oreille du germanique qui le sortirent de ses pensées égocentriques.

Directement il porta les mains aux poignets poilus du gros écossais (quoique, il fallait bien le différencier de Lysander, même si ce dernier n'était pas d'une virilité ni d'une corpulence très forte depuis le temps ni en comparaison avec la chose monstrueuse à la pilosité développée et qui sentait la testostérone à plein nez qui le portait comme un sac de pommes de terre). Forcé de se lever, il ne prit même pas la peine de dire au revoir à ses voisins de tablée, ni même porter un regard à ses compatriotes qui n'avaient strictement servis à rien mis à part être spectateur de ce show pour le moins ridicule.

Il fallait dire qu'un danois à la modestie qui frisait les pâquerettes, tiré par l'oreille par un roux qui grogne tout en se faisant taper dessus par un autre roux en robe porté de la plus élégante des façons n'avait pas échappé à l'oeil amusés de tous les clients du lieu qui tapaient dans leurs mains alors qu'ils s'éloignaient dans un concert de « Abruti de danois, prends-ça. Idiot » et de râles scandinaves (parce que c'est pas agréable d'essayer de se dégager de deux doigts fermement refermés sur du cartilage tout en ne voulant pas être trainé jusqu'au château et tout en faisant insulter).

« Abruti d'écossais toi-même. Sale roux »

Tels étaient les seuls mots qui sortaient de la bouche de Johan pendant tout le temps du trajet. Sans compter que le bougre, en plus d'essayer de se dégager de là, ripostait aux assauts écossais comme il pouvait. Bras au vent, tentant d'atteindre un Lysander sur son perchoir. Ridicule.

Arrivé en haut, le gros roux les lâcha. Directement, la main danois vint se coller à son oreille.

Av. Av. Av.*

Il n'avait PLUS d'oreille. Morte. Insensible. Il se frotta énergiquement l'endroit avec une moue boudeuse dans l'espoir de faire partir la douleur et de réinerver la zone.
Mais pas le temps de bouder qu'il avait un roux dans les bras. Oui bon, un câlin MAINTENANT n'était pas des plus approprié mais soit. Johan s'en foutait. Il affichait toujours sa mine boudeuse, la moue en cadeau à la vue des jolis yeux verts de l'écossais alors qu'il sentait sa main se balader le long de sa taille jusque... atteindre sa poche et y extraire tous les bijoux et autres trucs dorés qu'il lui avait confisqué auparavant. Pfeuh. Comme s'il allait les garder de toute manière. Sale roux.

Le danois tourna les talons, il en avait marre, il allait se coucher. Et le « Ah ah, très drôle » bougonné en toute réponse à sa phrase amusée ne laisser que paraître l'humeur grognon dans laquelle il était. Mains dans les poches il rentra au château, ne prêtant même pas attention à savoir si Lysander le suivait ou pas. Il se fit remarquer par un servant du château qui, vu l'heure qu'il semblait être (c'est-à-dire très tard), avait jugé bon de lui annoncer que toutes les chambres de l'édifice étaient occupées par les invités et qu'il allait devoir dormir dans les appartements de sa nation et que c'était ce qui avait été prévu par son Roi.



QUOI !?

Tête « What the hell » (comme ils disent là-bas) du danois. Dormir dans la chambre de ce … ce roux. Impossible. Mais les idées de rager n'étaient pas là. Il aurait voulu. Mais non. Les pintes, le vin, la soirée, le Johan était complètement claqué. Rapidement il se calma. Il allait devoir imposer son hégémonie s'il voulait un bout de matelas et de couverture. Quoique... à regarder l'Ecosse, il n'avait trop rien à craindre. Aussi frêle qu'un poulain. Longuement, il soupira. De toute manière c'était le Roi qui avait décidé, il ne pouvait que si plier, même avec tous les arguments du monde. Une main sur le front, désespéré. Quelle idée d'avoir pris une monarchie, sérieusement.

Lentement il se retourna, espérant apercevoir son « hôte » de la nuit pour qu'il le conduise dans ses appartements, baissant la main par la même occasion. Un lit douillet était pas mal, mais s'il le faisait dormir sur une paillasse avec le chien, cela lui convenait aussi. Quoique.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Ven 6 Mai - 16:30

    Perhaps. Perhaps. Perhaps.

    Lysander avait remarqué un regard particulièrement meurtrier de la part des souverains. Il se désintéressa des réactions pour le moins immatures de Johan et tenta de fuir tant bien que mal la salle, ne désirant maintenant que se retrouver dans sa chambre. Ne rien voir ou faire d'autre; juste cette chambre et s'y avachir.

    SA chambre, SES draps, SES tapis, SES rideaux. Toutes ces choses que convoitaient Arthur, pour lesquelles il se battait. Toutes ces choses qui avaient malgré tout leur importance dans la vie du jeune roux. Toutes ces choses qu'il ... allait devoir partager pour la nuit. Il tenta d'ouvrir la bouche, juste histoire de répliquer un coup, pour la forme. Il s'en dissuada aussi vite que l'idée lui était venue. Il était clair que les jeunes mariés n'avaient plus envie perdre leur temps avec les représentants de leurs deux nations respectives.

    Il lança un regard particulièrement agacé au blond et passa devant en roulant des hanches. Un petit "bon, dépêche toi" accompagna un coup de hanche à droite, suivi par son symétrique, à gauche, juste après. Un petit mouvement de cheveux aussi pour marquer le coup. Il tourna la poignée massive de sa chambre et y pénétra en se retenant de claquer la porte en arrière, histoire de refaire un peu de chirurgie nasale à son si cher compagnon.

    Il glissa ses doigts dans son propre cou et leva le nez vers le plafond, avant de regarder alentours. Son lit était fait d'un bois très sombre, et était de dimensions relativement ambitieuses, pour un garçon seul. Il hésita une seconde en voyant les épais tapis qui couvraient le sol devant sa cheminée. Après tout, l'autre était un viking, dormir sur le sol et les cailloux, ça devait le connaître. Le roux commença par s'asseoir sur son lit et défit lentement les liens qui tenaient sa robe, la regardant glisser, libérant encore son corps étouffé. Un long soupir accompagna ces quelques gestes salvateurs. Un petit regard en coin pour voir où en était Johan et il s'allongea, encore vêtu d'épais linges blancs, qui faisaient office de vêtements de nuit la plupart du temps.

    Il roula un peu des épaules et se retînt d'ouvrir la bouche à plusieurs reprises. Pourquoi devait-il dormir avec cet imbécile ? Le genre de personnes dont on disait :" on l'aime bien au village....", Ce tas de muscles qui l'énervait au moins autant qu'il l'amusait avec ses réactions étonnantes. Mais pour l'heure, Lysander n'avait qu'une seule peur : se faire éjecter du lit pendant la nuit, écraser, ou que savait-il. Si la masse entière du danois se décidait de bouger, même avec toute sa bonne volonté, Lysander ne pourrait rien contre, en particulier s'il avait le sommeil lourd.

    " J'espère que tu bouges pas quand tu dors." Lâcha simplement l'Ecosse en glissant dans les épaisses couvertures.

    Il s'y lova et remonta ses genoux contre lui pour se détendre de toute agitation qui avait bien bouleversé sa soirée. Au fond, c'était bien de la faute danoise ça encore. Trop de choses imprévisibles, et il en payait les pots cassés. Enfin , c'était en partie vrai.


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MessageSujet: Re: [1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]   Lun 9 Mai - 17:45

I can't wait to come around to raise the stakes
I truly love a fight that's won before it's started; so much fun



Ce qu'il aurait voulu en cet instant : son pays.

Mais quitte à ne pas avoir son pays sous le coude (quoique c'était une ligne droite en bateau finalement), autant faire comme si on y était. Car il était bien évident que Johan n'allait pas user de manières et de cérémonie une fois qu'ils se retrouveraient tous les deux, seuls. Idée amusant finalement, quand on y réfléchit bien. Tout ce qu'il espérait, c'était que Lysander n'essaye pas de l'étouffer avec un oreiller pendant son sommeil. Ce serait une grosse perte pour la gente féminine de toute nation qu'un danois sortant les pieds devants. Mais on s'égare.

Lysander lui avait lancé un regard noir qu'il n'avait pas relevé. De toute manière, faire du grabuge devant le monde, même si c'était son genre, ce n'était pas le moment. Il observa le manège gestuel du roux, sans vraiment y éprouver un besoin imminent de mater les Highlands (la cambrousse, l'arrière pays). De toute manière, pour ce qu'il avait vu, ce n'était pas ce qui l'intéressait, ou du moins le pensait-il. Mains dans les poches il le suivit jusque sa chambre.

De là, il avait senti quelque chose. quelque chose de dur, de petit. Quelque chose de resté dans sa poche. Sans pour autant sortir la babiole qu'il s'amusait à toucher, à caresser du pouce, tant la forme lui plaisait bien. Tant il s'amusait à s'imaginer la forme de l'objet, à faire travailler son imagination déjà débordante aucunement altérée par tout l'éthanol qui diffusait lentement dans son cerveau. Parce que l'alcool ça rend con, et ça tout le monde le sait. Même si l'envie de dormir sonnait mieux aux oreilles danoise, la simple idée d'embêter Lys' avant le coucher lui semblait amusante.

Faisant attention à ne pas se recevoir le coup de porte dans le nez lorsqu'ils arrivèrent, il ne prêta même pas attention à la splendeur et à l'atmosphère de modestie qui régnait dans la pièce et se jeta illico sur le lit. Un long soupir de bien être s'échappa de sa bouche. C'était exagéré mais sincère. Le dessus de lit était doux, il nicha sa joue dedans, y plongea son visage, souriant bêtement. Les bras le long de son corps, il demeura immobile un bon moment, sentant que l'écossais s'asseyait non loin de lui troublant à jamais le bien être dans lequel il était. Sale roux. Pfeuh. Boudeur, il jugea tout de même bon de se redresser.

Il s'assit à son tour, porta sa main à son écharpe qu'il portait en travers du torse et la retira, la lançant à travers la pièce pour atteindre un meuble non loin. Que l'Ecosse se plaigne, il s'en foutait. Il s'attaqua ensuite à sa tunique, qu'il déboutonna à grande vitesse, puis sa chemise, le laissant alors sans aucune couche de vêtements sur le haut de son corps. Les deux vêtements qui allèrent rejoindre leur homologue écharpe sur la commode. Vint le tour des bottes. Pas qu'il puait des pieds, les bottes étaient neuves et il n'avait pas eu à beaucoup marcher avec. Il n'utilisa ses mains que pour le laçage, le reste il avait laissé le soin à ses orteils de le faire, tel un flemmard. Il sentait toujours la chose dans sa poche. Il la retira enfin de l'endroit, s'aperçut alors que c'était une des broche du roux. Haussant les épaules, déçu peut-être d'avoir limite fantasmé sur une si petite chose, il se leva du lit et alla poser l'objet doré sur la table de chevet de Lys.

« T'as oublié ça dans ma poche. »

Sans doute cela avait été volontaire, peut-être que non, il s'en fichait après tout. Il se faufila sous les couvertures, lui tournant le dos directement.

« Désolé de te dire ça mais je bouge la nuit et je ronfle. »

Tout ce qu'il ne faisait que quand il avait bien bu jusqu'à en vomir. Ce qui n'était bien évidemment pas le cas pour Johan ce soir. Après un instant dans le silence, ou pas, le danois se retourna vers Lysander, sourire aux lèvres, tête de chieur invétéré. Une fois dans le lit, il ne voulait plus dormir, quand bien même le matelas, les draps, l'oreiller, tout ça était bien plus confortable que sa propre chambre. Tel un gamin, il n'aimait pas aller au lit tout de suite, tel un égoïste, il aimait bien qu'on s'occupe de lui, qu'on s'intéresse à son cas.

Et tel un emmerdeur, il allait faire ce qu'il n'aurait pas pensé faire en entrant dans la pièce. Il se redressa lentement, attrapa son oreiller et le plaqua contre la tête écossaise avec un sourire taquin et amusé :

« Lys' … j'ai pas envie de dormir. »
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[1468 - Ecosse] Le mariage n'a pas de prix, juste quelques îles en guise de dot. [PV Lysander]

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