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 [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}

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MessageSujet: [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}   Lun 8 Nov - 20:57

« Eh bien la guerre entre nous est donc terminée, mon petit Tino-kun. »

Il n'en revenait toujours pas. Par deux fois l'URSS s'était attaqué à son territoire, et pour la seconde fois il avait réussi à conserver son indépendance. Il était bien conscient que les pertes de territoires étaient importantes, mais il viendrait bien un moment plus opportun pour les récupérer. La guerre de continuation avait fait bien des dommages et il était temps de se concentrer sur leurs réparations, il n'avait plus la force de se quereller avec son géant voisin. Ce traité tombait à point nommé comme une délivrance. Seulement, il y avait une chose, une seule chose, qui continuait à le tracasser.

« Tu n'oublieras pas, hein ? Je veux le retrait de toutes les troupes allemandes situées en territoire Finlandais. Je suis sûr que tu y arriveras. »

Les troupes allemandes. Elles qui s'étaient retirées au nord du pays, en territoire lapon. Bien sûr, la Finlande n'était plus alliée du troisième Reich, mais les troupes ne s'étaient pas encore retirées et il craignait leur réaction si elles refusaient de partir. Un conflit pouvait facilement éclater pour ça maintenant, alors même que le pays semblait s'être enfin retiré de la seconde guerre mondiale. Le retrait devait s'effectuer de manière la plus pacifique possible, il fallait éviter ou minimiser au possible de nouvelles pertes.

*Il s'agit d'un territoire de la Laponie... Je devrais en parler avec Adjais.*

Il ne pouvait tout de même pas envoyer des hommes là-bas, pour la Finlande qui mettait un point d'honneur à vivre droit et égalitaire pour tous, cet autochtone, même victime de discrimination, avait son mot à dire, ne serait-ce que pour cette fois au moins. C'était bien de lui dont il était question géographiquement, c'était la première personne avec qui s'allier. Tout ce qu'il espérait, c'était qu'il serait d'accord avec lui pour arriver à un accord avec les Allemands et un retrait dans la paix. Mais il s'agissait là de son territoire, il serait sans doute d'accord pour un retrait dans le calme. Espérons que les Allemands quittent les lieux rapidement pour ne pas que la Russie se fâche...

Concrètement, la nation se trouvait donc là, en territoire connu puisque c'était chez elle, assise nerveusement sur le canapé d'une salle de réception convenable, seule. Il ne restait plus qu'à attendre l'arrivée du représentant des terres du nord avec qui il s'attendait à mener une discussion assez importante pour eux deux. Tout se passerait bien, maintenant qu'il avait planifié tout ce qu'il devait faire, Tino était rassuré. C'est vrai quoi, qu'est-ce qui pouvait encore le menacer, maintenant ?
[ HJ : Oui, j'ai discuté avec Adjais & Francis avant de me lancer même si y'a aucune trace sur le forum xD]
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MessageSujet: Re: [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}   Lun 15 Nov - 17:51

Il faisait à nouveau froid. Déjà. Bientôt la neige allait retomber sur la terre mise à nue de Carélie, masquant provisoirement les balafres qui lui avaient été faites par les combats qui avaient fait rages des années durant. Il faudrait au bas mot quelques dizaines d’années pour que la terre récupère des blessures qu’elle avait subie, pour que tout repousse normalement. De larges pans de foret avaient étés déboisés par les obus, et de nombreux champs avaient été « retournés » par les chenilles des chars. Quel gâchis, songea tristement Adjais tout en marchant. Cela faisait presque 5 ans qu’il était entré en guerre aux côtés de Tino contre Ivan et…une part de lui-même. Cette guerre ne ressemblait à rien de ce qu’il avait déjà vu. Normalement, c’était entre deux pays, avec toutes les nations qui les composaient les uns contres les autres. Mais cette guerre lui rappelait plus une bataille entre des idées politiques qu’autre chose. Les alliés eux-mêmes commençaient déjà à se montrer les crocs, en prélude d’un prochain conflit à venir. Néanmoins, cela ne le concernait plus. Ivan et Tino avaient signé la paix, au bénéfice du Russe, le Finlandais conservant néanmoins le plus important : son indépendance. Il avait perdu une grosse partie de la Carélie, ainsi que de la Laponie qui lui appartenait, mais il était toujours lui-même. Et ça, ce n’était déjà pas si mal.

L’Indigène de Scandinavie leva les yeux vers le ciel qui était sans nuage, laissant son esprit vagabonder quelques instants. Il restait bien sûr des troupes d’Allemagnes dans le Nord, mais elles ne feraient pas long feu. Elles avaient tout intérêt à fuir jusqu’en Allemagne pour protéger le territoire national de Ludwig, dans un dernier effort vain. Cela pouvait sembler cruel, mais Adjais ne faisait que suivre la loi du Talion. Ludwig l’avait méprisé en Norvège, le considérant comme une… « race inférieure » chose qu’on ne lui avait jamais dite auparavant. On avait déjà nié son existence ou voulu l’effacer, mais jamais on ne l’avait reconnu comme une telle sorte de nuisible. Et même durant la Guerre de Continuation, Ludwig avait cru qu’il pourrait se servir de lui comme d’un homme à tout faire, que se soit marcher durant des heures dans une plaine blanche comme des os à perte de vue, monté sur des skis, ou sacrifier ses maigres réserves pour combler l'imprévoyance des chefs Allemands. Maintenant c'était au tour de Ludwig de souffrir de la guerre qu'il avait initié. Il poussa un petit rire à sa façon, en expulsant de l’air par le nez, puis rentra chez Finlande, sans frapper, comme à son habitude.

Tino était assis dans son canapé, l’attendant pour s’entretenir de quelque sujet avec lui. Sans ôter son sempiternel bonnet multicolore, qu’il gardait jusque sous son casque d’acier, il se posta en face de Finlande, restant debout dans son uniforme gris Finnois grand ouvert, son puuko suspendu à sa ceinture. Il fixa les yeux noisette aux reflets violacés de son jeune parent, ses yeux d’un gris métal impassibles, puis détourna les yeux vers une fenêtre, et prit la parole, d’un ton tellement plat qu’il aurait pu sembler agacé à un observateur non habitué aux paroles du Lapon.

« Buorre beaivi, Tino. Tout va bien ? »

Il le tutoyait, comme à son habitude, ne tutoyant d’autres que les enfants et les nations Nordiques qu’il réprimandait. C’était un signe de proximité entre eux deux, il était la seule personne qu’il pouvait appeler sincèrement un ami. La seule pour laquelle il avait pris les armes par choix aussi. Sa question innocente était bien plus anxieuse qu’elle n’en avait l’air : il savait les ravages que pouvait faire la perte d’un territoire chez une nation. La Carélie avait été une région importante, de même que le district de Petsamö. Il avait peur que la santé de son jeune ami ne chute après une guerre aussi éprouvante. Il ajouta, sans changer son ton aussi accueillant que celui d’un fonctionnaire lambda :

« Alors…de quoi veux-tu me parler ? »

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}   Lun 15 Nov - 21:06

Tino, surprit, bondit du canapé quand il entendit la porte s'ouvrir. Voilà qu'il avait oublié les habitudes de son collègue. Cela dit, il aurait probablement eut la même réaction s'il avait toqué. Sur les nerfs.... Oui, c'était l'expression. Débordé, goûtant enfin à une paix méritée, il avait sans doute peur que ce bonheur ne soit que de courte durée. Se calmer, il fallait se calmer...

Alors que la Laponie s'avançait dans la salle, c'est ce que son hôte se répétait inlassablement dans la tête pour se convaincre. Quand il le sentit proche de lui, il rouvrit les yeux et lui rendit son regard. Détourner le regard c'est nier l'autre, Tino ne se le serait jamais pardonné. Ce n'était donc pas une affaire de défi, un regard lourd ou qui en dit spécialement long. Juste une manière de se saluer et de chacun reconnaître l'autre avant d'engager la conversation. Ce faisant, la nation scruta dans son regard gris et tenta de s'y appuyer pour se remémorer la personnalité de son invité. Pour avoir du mal à se souvenir d'Adjais, il ne devait vraiment plus savoir où il en était... Combien de temps n'avait-il pas fait un tour au sauna ? Chose sûre, il y reviendrait bientôt prendre repos un moment, sans doute si long qu'il ne serait pas envisageable pour un être humain.

Son esprit se détournait déjà sur autre choses que des préoccupations militaires qui l'attendaient maintenant : repousser les allemands et se soutirer du même coup de la tempête mortelle sous le nom de seconde guerre mondiale. Heureusement, son interlocuteur détourna le regard vers l'extérieur, coupant de même les pensées de la Finlande, vers une fenêtre située à sa droite.

« Buorre beaivi, Tino. Tout va bien ? »

"Tino" répondit d'avance par un sourire forcé, mais qui devait paraître le plus honnête possible. Tout simplement parce qu'il avait encore du mal à sourire, les muscles du visages n'avaient plus d'énergie pour agir aussi "humainement" qu'auparavant. Et ce traité le rendait toujours aussi anxieux. Peut-être était-il paranoïaque, mais il suffisait que les allemands refusent de partir pour qu'on lui demande d'en venir aux armes... Non, il ne fallait pas y penser maintenant, ne partons pas défaitistes dès le début.

- Buorre beaivi, Adjais.

Puisque la moindre des politesses était peut-être de reprendre la langue de l'interlocuteur, non ?

- Je pense que l'on peut dire que oui... Je vais sans doute avoir un peu de mal à remonter la pente, mais au moins, la situation s'améliore.

« Alors…de quoi veux-tu me parler ? »

L'espace d'un instant, la Finlande perdit son sourire, mais il se reprit. Il l'avait convié pour cela, et rien que pour cela. Alors la discussion porterait là-dessus. Cela ne l'empêcha pas de pousser un certain soupire en essayant de trouver un moyen d'aborder la discussion dignement.

- Tu es au courant que j'ai passé un traité de paix avec la Russie. Seulement, il m'a demandé quelque chose de bien particulier, une "condition" si tu préfère... Il demande la retraite de toutes les troupes allemandes situées en Finlande... Ou plutôt en terres lapones, là où elles se sont retirées...

Il prit une grande inspiration, il fallait qu'il en impose une ultime fois, il devait en finir avec cette maudite guerre qui n'avait que trop duré.

- C'est simple. Il nous faut trouver un arrangement avec les allemands ou nous préparer à livrer une ultime bataille pour les expulser.
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MessageSujet: Re: [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}   Sam 20 Nov - 10:51

-Tu es au courant que j'ai passé un traité de paix avec la Russie. Seulement, il m'a demandé quelque chose de bien particulier, une "condition" si tu préfère... Il demande la retraite de toutes les troupes allemandes situées en Finlande... Ou plutôt en terres lapones, là où elles se sont retirées...

En terres Lapones. En Laponie finlandaise. En territoire Same. Paska. Ludwig allait donc lui pourrir l’existence jusqu’à son dernier souffle. Son territoire n’était donc pas encore libre. Si on pouvait appeler liberté l’occupation qu’il subissait depuis la Renaissance. Néanmoins, il préférait cent fois plus l’occupation culturelle de Finlande à celle plus physique de Ludwig. Malheureusement pour le Lapon, c’était toujours les mauvaises herbes les plus tenaces. Et Ludwig en était une très grosse. Un énorme pissenlit avec les pétales aplatis sur le dessus du pistil. Et qui avait des feuilles urticantes en plus. Tino prit une inspiration, pour se donner du courage, et finit son analyse.

- C'est simple. Il nous faut trouver un arrangement avec les allemands ou nous préparer à livrer une ultime bataille pour les expulser."

C’était censé, il n’y avait que cela à faire. La Finlande ne résisterait pas à une énième attaque Russe, et Laponie n’avait aucune envie de voir encore un autre bout de son territoire subir le joug soviétique. Cependant, il n’avait pas envie de se battre plus longtemps. Cette guerre avait été une expérience traumatisante pour lui. Pour la première fois, il prenait réellement part dans une guerre, face à face avec un ennemi qui lui ressemblait trop. Il avait parfois eu l’impression de tirer sur lui-même. Et même s’il n’aimait pas beaucoup Allemagne en ce moment, il ne pouvait s’empêcher d’avoir son côté pacifiste qui reprenait parfois le dessus. Il espérait sincèrement qu’Allemagne ouvrirait les yeux, abandonnerait sa lutte idéologique et ne parte, dans le but d’économiser des vies. Mais il lui semblait que le supérieur de Ludwig avait plutôt envie d’emporter un maximum d’âmes avec lui dans le royaume de Jabbmeaaakka. Comme pour faire payer aux autre le prix de ses propres erreurs. Le Lapon soupir , puis s’assit dans un fauteuil, soudainement très fatigué, les yeux tournés vers la fenêtre. Il n’aimait pas l’Allemagne mais détestait encore plus la guerre, tandis que les Finlandais auraient sans doutes du mal à se tourner contre ceux qui s’étaient battus à leurs côtés durant des années. Il inspira profondément, et se remit à parler, sans fixer son interlocuteur, comme à son habitude.

« J’espère que Ludwig se montrera censé pour une fois…je n’ai plus l’énergie pour me battre encore longtemps, et je pense que tu en as aussi peu envie que moi. Mais je pense que nous n’allons pas avoir d’autre choix que de lui faire comprendre notre situation. Sois il part, soit on le chasse. Il ne peut pas rester dans le Nord comme si de rien n’était. Contrarier Ivan serait bien pire…»

Il avait maintenant les traits tirés, comme ceux d’un cinquantenaire. Pour la première fois de sa vie, il se sentait âgé par rapport aux autres nations.

« Je suis fatigué…si fatigué...»

Comme un vieil homme fatigué qui ne demanderait qu’a finir sa vie en regardant paitre son troupeau, confortablement installé dans une chaise, un verre de liqueur à la main, tout en priant pour le bonheur des générations futures. Adjais, comme le vieil homme auquel il songeait, se mit à prier tous les dieux qu’il connaissait pour que Ludwig ait un sursaut d’humanité.

Il ne voulait pas que Tino perde encore plus son innocence.

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MessageSujet: Re: [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}   Sam 20 Nov - 20:13

« Contrarier Ivan serait bien pire… »

C'était bien là le poids sur son esprit, l'hypothèse dangereuse qui ne veut pas être placée de côté, presque un pressentiment. En fait, c'était peut-être bien un pressentiment. Ils devaient à tout prix empêcher un nouveau massacre d'être inscrit dans les livres d'Histoire, empêcher les journaux d'être teintés de rouge et surtout ne pas inscrire de nouvelles scènes macabres dans les esprits des soldats, de la population. Mais comment s'adresser aux Allemands ? Comment leur faire comprendre que la Finlande n'était plus une alliée pas plus qu'une ennemie ? Une nation neutre, mais pressée par un géant de leur faire quitter les lieux au plus vite. Il était voisin de la Russie, c'était son territoire, il n'y pouvait rien, ce n'était pas de sa faute s'il était un lieu stratégique pour les soldats de l'axe.

Il ne fallait pas succomber au défaitisme. Les soldats allemands n'étaient plus que des marionnettes conscientes d'être manipulées, mais elles étaient engagée sur le terrain, il leur fallait continuer jusqu'à ce que leur propre et fameux "guide" n'entende raison. Peut-être l'échange serait-il donc agréable, Tino n'en voulait pas à ces soldats étrangers, il leur avait ouvert la porte, ils devaient être conscients que ça ne durerait pas. La nation nordique s'était alliée de leur côté durant la guerre, leurs liens n'étaient pas si mauvais après-tout. En forçant de nouveau sa bonne humeur pour paraître maladroitement entièrement rassuré et insouciant, il reprit la conversation.

- Il ne faut peut-être pas voir les choses si négativement. Cette guerre traîne, je pense que Ludwig non plus n'a plus ni la force ni l'envie d'engager une bataille "inutile". Je m'efforcerai de leur faire réaliser que le pays est devenu neutre et que mes intentions ne sont pas hostiles, que c'est seulement une obligation et qu'il ne sera pas fait le moindre mal si les troupes se retirent sans faire d'histoires.

Un silence. Il répéta, le regard vague, ayant du mal à réaliser qu'il l'avait dit.

- Sans faire d'histoires...

La supposition montrait la possibilité. Si jamais ils refusaient... Si jamais ils...

Il sentit les larmes monter. Pourquoi c'était si dur ? Pourquoi fallait-il toujours tout négocier ? Il ne voulait pas blesser ni Adjais ni Ludwig, et il ne voulait pas s'attirer les foudres d'Ivan, une Russie qui voulait simplement de la sécurité. Il était à bout, toutes ces suppositions sombres, ces mauvais présages, ces craintes et ces pressentiments, toutes ces peurs, toutes légitimes, toutes réelles, si réelles qu'il pourrait les palper, les sentir lui peser sur la conscience, et sentir aussi leur abstraction qui l'empêche de s'effondrer, de sentir leur poids lui consumer ces forces, qui restent dans l'air, au-dessus de lui, prêtes à lui tomber dessus sans le faire, le narguant, le poussant à bout. Il était fatigué, il voulait que quelqu'un le rassure, lui montre qu'il n'avait pas à s'en faire, que tout se passerait bien. Il voulait entendre ces mots "tout ira bien", ces mots qu'il n'avait cessé de se répéter depuis ce traité de paix, depuis qu'il avait ouïe cette condition. Alors il se mit à pleurer, pour laisser ces pensées s'évacuer par l'eau, s'y fondre et s'y brouiller par les yeux avant de couler le long des joues, autour de sa bouche, près des oreilles, et de disparaître sur le sol, évaporées dans l'air.

- Adjais, et si jamais ils refusaient ?
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MessageSujet: Re: [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}   Ven 26 Nov - 21:01

Le Finlandais tentait de reprendre un air insouciant et rassuré, à peu près aussi réussi qu’un air accueillant adopté par Suède. C’était tout Tino : prendre sur soi, sans faire d’esclandre, souffrir pour les autres, penser à eux avant de penser à soi. Etre humble, garder la tête baissée et sourire, malgré les lames qui le transperçaient. C’était le courage. Aussi maladroit qu’il était, il restait du courage.

- Il ne faut peut-être pas voir les choses si négativement. Cette guerre traîne, je pense que Ludwig non plus n'a plus ni la force ni l'envie d'engager une bataille "inutile". Je m'efforcerai de leur faire réaliser que le pays est devenu neutre et que mes intentions ne sont pas hostiles, que c'est seulement une obligation et qu'il ne sera pas fait le moindre mal si les troupes se retirent sans faire d'histoires.

Il répéta doucement ces derniers mots, qui résonnaient tristement dans le silence de la pièce. Comme une sombre sentence dans un tribunal. Comme quelque chose d’irréel. Et qui laissait supposer la lourde implication que pouvait prendre sa non application. Se battre contre Ludwig, il n’y avait pas d’autre alternative en cas de refus de ce dernier. C’est alors que Tino se mit à pleurer, ses larmes s‘écoulant lentement sur ses joues avant de toucher le sol, traces éphémères de toute la souffrance qu’il avait enduré jusque là.

- Adjais, et si jamais ils refusaient ?

Laponie le regardait plus gêné qu’il ne l’avait jamais été. Finlande allait mal, ça crevait les yeux. N’importe qui l’aurait vu, même lui. Le Finlandais semblait perdu, au bout du rouleau, comme un enfant qui aurait perdu ses deux parents et qui ne savaient pas ce que le future, ce gigolo vendu au sadisme et au malheur, allait lui réserver. Ce n’était plus l’homme qui l’occupait devant lui, juste le petit garçon qui grandissait dans le sud de son territoire il y a bien longtemps. Un jeune homme qui avait du murir trop vite pour son propre bien. Un enfant qui ne l’avait plus été trop rapidement. Comme lui même l’avait été. Comme toutes les nations l’avaient étés. Qu’importe leur nom, leur âge, leur Histoire avaient toutes étés marquées d’épisodes sanglants. Et Finlande venait de vivre le pire de son histoire. Du moins Laponie l’espérait. Il espérait sincèrement pour lui que se serait la dernière. Sa priorité pour l’instant était de sortir Tino de toute cette foutu merde où d’autres pays l’avait trainé. Il prit les mains de Tino dans les siennes, et les serra doucement, pour lui rappeler sa présence. Il resta silencieux un moment, cherchant les mots qu’un grand frère aurait dit à son cadet pour le rassurer. Mais il n’y arriva pas. Qu’il était dur de changer une mauvaise habitude que l’on avait prise des siècles auparavant, pour éviter de s’attacher à quelqu’un, de peur de le perdre. Malheureusement, (ou heureusement ?) Tino l’avait fait sortir de sa léthargie, et lui faisait à nouveau ressentir cette boule dans sa poitrine. Il prit la parole doucement, fixant les mains de son hôte, avec son accent Nordique si particulier :

« Même aujourd’hui Allemagne reste Allemagne : l’efficacité avant tout. Il ne laissera pas des hommes chez nous, il préfèrera les renvoyer chez lui pour défendre son hum…espace vital. Il devrait accepter de se retirer sans combat, sinon…. »

Sa voix se tut un instant, tandis qu’il reprenait son souffle. Il avait vraiment l’impression d’être l’ainé d’une famille. Il lâcha la main de Tino, et le regarda dans les yeux, penché en avant, son collier pendant dans le vide, une ébauche de sourire qui se voulait rassurant (mais réussissait il seulement à sourire ?) sur le visage, avec la voix la plus sincère qu’il avait :

« Alors je resterais avec toi jusqu’à ce qu’on en ai fini. Tout le monde va rentrer chez soi…ça va aller…tout ira bien. »
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MessageSujet: Re: [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}   Sam 27 Nov - 21:44

Tino continuait à sangloter. Qu'il pouvait être faible de pleurer à découvert, au lieu de prendre une décision une fois pour toutes et s'en sortir. Tout ce qu'il faisait, c'était confier son fardeau à quelqu'un d'autre, incapable de le porter seul. Il avait honte, mais tout au fond il l'assumait. C'était ce que son cœur, son cœur humain, le lui demandait. Une nécessité, un droit, quelque chose qui faisait pencher la balance au détriment de son devoir de nation.

Il sentit alors un contact, un geste comme... fraternel. Les mains chaudes de l'habitant des terres du nord, une contrée enneigée et pourtant chaleureuse. Rien que ça, juste cette attention, suffit à lui faire oublier ses malheurs. Il continuait à pleurer, il sentait toujours cette boule dans sa gorge, mais son esprit ne prêtait plus attention à décoder les causes de ses tourments. Même ce long silence n'alourdissait pas l'ambiance, au contraire, il était presque bénéfique au petit nordique.

« Même aujourd’hui Allemagne reste Allemagne : l’efficacité avant tout. Il ne laissera pas des hommes chez nous, il préfèrera les renvoyer chez lui pour défendre son hum…espace vital. Il devrait accepter de se retirer sans combat, sinon…. »

Il ouvrit les yeux, acquiesça lentement d'un petit signe de tête, le regard toujours vers le sol. Inutile d'essayer, les mots ne sortiraient pas dans l'état où il était, il n'était même plus sûr de savoir mouvoir ses cordes vocales. Sans fixer quoique ce soit de particulier, son attention s'accrocha au Lapon quand il se baissa pour le regarder dans les yeux.

« Alors je resterais avec toi jusqu’à ce qu’on en ai fini. Tout le monde va rentrer chez soi…ça va aller…tout ira bien. »

Tino sourit, le sourire le plus honnête qu'il ait fait à Adjais depuis qu'il était entré il y a quelques minutes. Il ne savait même pas pourquoi il souriait, il continuait pourtant de pleurer, ce n'étaient pas des larmes de joie. Pourtant, quelque chose avait changé, un poids s'était allégé sans disparaître. A nouveau, son attention vogua autre part, il ne regardait rien de particulier, sa voix n'avait pas de but précis.

- Je m'en fais pour rien, hein ?

Ce poids en s'allégeant lui avait libéré la voix. Elle était imprégnée de sanglots, certes, mais elle était sortie sans efforts. Ce qu'il avait dit était stupide et inutile. Il n'attendait même pas de réponse. Même si ça ne se disait pas, même si c'était le genre de choses à garder pour soi, il ne regrettait pas de l'avoir dit, il n'y pensait même pas.

- Y'a pas de raison... que ça se passe mal. Pas de raison...

Et comme s'il acceptait ce qu'il venait lui-même de dire, il acquiesça de la tête pour se persuader de ce qu'il disait. En fait, il se parlait simplement à lui-même et à voix haute. Il leva les yeux vers Adjais.

- Sans doute que ça va bien se passer...

C'est à cet instant que la porte de la pièce s'ouvrit. Finlande crut bon de s'essuyer au moins les larmes sur sa manche pour accueillir cet humain. Voir une nation pleurer ce n'était pas un spectacle commun, mais il avait d'autre chose à penser que se cacher pour le moment. Il lui fit signe qu'il pouvait parler, ce qui n'attendit pas. Après une salutation d'usage, il débita.

« Votre supérieur a convenu qu'il était préférable d'envoyer de suite un messager pour faire savoir aux troupes allemandes qu'elles ne sont plus ici en territoire allié. Et il... eh bien... »

- Je comprends.

A nouveau entre écorchure et soulagement, Finlande se tourna vers son invité. C'était évident. Le devoir d'un pays lui intime l'ordre de toujours obéir à son boss quel que soit cet ordre. Mais la moindre des politesses était de faire croire qu'on avait le choix, que c'était une question, une demande. C'était comme ça, le protocole. Et toujours selon ce protocole, Finlande interrogeait son invité du regard. Mais après tout, les allemands, avant d'être en territoires lapons, étaient surtout en territoire finlandais. Si Tino était aussi assumé que la plupart de ses collègues, il n'aurait même pas dû avoir besoin de lui demander son avis...
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MessageSujet: Re: [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}   Dim 19 Déc - 22:00

Tino se mit à sourire. D’un de ces sourires tristes mais sincères, qui vous touchent plus que n’importe quels autres. Celui que vous êtes content d’avoir rendu à quelqu’un malgré l’épreuve qu’il doit porter sur ses épaules. Celui qui vous fait sentir utile. Le petit Finnois commença à parler seul à lui même, les yeux dans le vague, sans remarquer le sourire qui s’esquissait sur la bouche de Laponie.

-Je m’en fais pour rien, hein ? Ya pas de raison…que ça se passe mal. Pas de raison…Sans doute que ça va bien se passer. »

La porte s’ouvrit à la volée, laissant entrer un humain. Tino s’essuya sur sa manche, tandis que toute trace de chaleur avait quitté le visage du Lapon, retrouvant son habituel air fermé. Chassez le naturel, cadenassez le bien, et il ne sera plus. Vous aurez à la place un autre naturel, comme chez Adjais. Celui ci ne dédaigna pas tourner sa « face de boue » vers le soldat Finnois. Il n’avait rien contre lui en particulier, mais il savait à quel point les Finnois dédaignaient sa culture. Le jeune soldat débita :

« Votre supérieur a convenu qu'il était préférable d'envoyer de suite un messager pour faire savoir aux troupes allemandes qu'elles ne sont plus ici en territoire allié. Et il... eh bien... »

- Je comprends. »

Finlande se tourna vers lui, l’interrogeant du regard. Par politesse. Pour suivre le protocole. Pour être en règle. D’un point de vue théorique, c’était nécessaire. D’un point de vue pratique, c’était tout à fait superflu. La Finlande avait beau être un pays comptant plus d’une nation, celle qui dominait restait celle des Finnois. C’était les Finnois qui avaient fondé ce pays, c’était leur terre. Laponie avait beau voir en partie la nationalité Finlandaise, il restait avant tout un Same. Un peuple sans vraie nation. Un locataire du territoire de la Laponie Finlandaise. Et qui devait aujourd’hui payer le loyer de son ancienne propriété dans le sang. Il hocha doucement la tête en signe d’approbation, les yeux clos. Puis il se leva pour aller regarder par la fenêtre. Il soupira profondément, tout en scrutant l’horizon à la recherche d’une éventuelle fumée.


« Peut être que…l’on pourrait apporter ce message nous mêmes…je veux dire… »

Il s’interrompit. Les mots étaient si durs à trouver, lorsqu’on était plus habitué à endurer qu’agir réellement. Il ne savait pas vraiment ce qu’il disait, mais il lui semblait plus logique d’y aller avec Finlande qu’envoyer quelqu’un d’autre. Après tout, c’était bien…

« C’est une page importante de notre Histoire qui se joue… »

Il se tourna vers Tino, les bras croisés sur sa poitrine. Cette fois, il ne laisserais pas faire sans agir.

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MessageSujet: Re: [Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}   Mer 12 Jan - 21:09

La Laponie ferma les yeux, hocha de la tête. La Finlande ne broncha pas. Il levait les yeux sur lui, se sentit fier, grand. Il avait quelque chose à accomplir, il allait lui-même résoudre ses problèmes, une épaule amie à côté sur laquelle se reposer. Tout irait bien. Et même, s'il y avait un problème, il le prendrait comme il viendrait, il se battrait pour son existence, pour s'affirmer. Curieuse pensée quand on sait qu'il agissait sur ordre d'un voisin colossal. Pourtant, il s'était souvenue que la raison pour laquelle il lui obéissait c'était pour conserver son identité, son honneur, sa culture. Rappelé à sa fierté, sa fierté rappelait ses souvenirs, toutes ces fois où il avait vécu dans l'ombre d'un autre, qu'il s'était contenté de subir parce que son occupent ne le blessait pas de front, ne le blessait pas ouvertement et officiellement. Tino n'était plus cet enfant qu'on tirait pas le bras, celui qu'on postait dans la pièce de sa maison avec des jouets. Qui se taisait, qui obéissait, qui prenait sur lui, même s'il voulait jouer avec les autres comme eux. C'était un pays. Il avait le droit de demander à des troupes ennemies de quitter les lieux lorsqu'ils étaient chez lui. Il n'avait pas à avoir peur, il n'avait pas à avoir cette impression d'avoir tort, de risquer de faire une erreur.

Même si cette confiance accordée à cette conscience erronée d'être le seul en danger, cette conséquence de sa faiblesse d'esprit, celle de toujours prendre tout sur soi et d'idéaliser la puissance des autres, tout cela il le regrettera bien vite. Cet égoïsme.

Pourtant là, les terres lapones se trouvaient sous les yeux, à la fenêtre. Quelques secondes à peines s'étaient écoulées. Trop peu pour réaliser son erreur, trop peu pour se remettre en question soi-même.

« Peut être que…l’on pourrait apporter ce message nous mêmes…je veux dire… »

Son invité cherchait ses mots. Il n'aurait pas eu besoin de les dire, son hôte comprenait. Bien sûr, il fallait y aller. Plus que pour le geste, Tino ne voulait plus fuir, se cacher dans l'ombre de la Suède ou de la Russie. Il voulait montrer qu'il était un pays, qu'il avait le droit de décider, de s'entretenir en personne avec ses collègues.

« C’est une page importante de notre Histoire qui se joue… »

Il vit clairement qu'ils étaient sur le même longueur d'onde. Adjais ne fuirait plus non plus, il se battrait à ses côtés. Ils se battraient pour la Finlande. Pas pour la Laponie, malheureusement. Condamnez-le si le cœur vous en dit, mais Tino n'imaginait pas une seule seconde quel sort son allié pourrait subir. La Laponie était une région de Finlande. La Russie menaçait la Finlande. L'Allemagne était alliée à la Finlande. Qui se souciait d'un malheureux peuple qui n'était présent sur aucun traité officiel ? C'est condamnable, je l'ai dit. Mais il verrait bien tôt son erreur. Trop tard. Mais suffisamment cinglante pour qu'il le regrette.

- Eh bien c'est d'accord. Menkäämme.

Mais après tout, ils allaient juste délivrer un message, une demande. Qui sait, il n'y aurait peut-être aucun problème. Peut-être. Si les allemands acceptaient, si la Russie se montrait patiente. Mais on ne refait pas le monde avec des si.
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[Septembre 1944] Presque en paix ? {Adjais}

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