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 [1992] Aime ton prochain comme toi-même. { Hongrie

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Vlad' Ionescu / Roumanie

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MessageSujet: [1992] Aime ton prochain comme toi-même. { Hongrie   Dim 26 Déc - 17:15


    Fraichement indépendante, et fraichement plongée dans des questions et problèmes qu'elle n'avait jamais eu à résoudre, Katioucha vivait une existence à grande vitesse depuis 1991. Passés les félicitations des autres nations, les responsabilités tombaient sur son gouvernement. Son peuple avait voulu l'indépendance, elle-même l'avait souhaité et elle devait maintenant faire face au côté moins attrayant de ce changement de situation. Sans compter que la Russie voulait bien faire sentir que ce détachement ne lui plaisait toujours pas en trouvant des prétextes pour entrer en conflit avec l'Ukraine. Katioucha aurait pu voir là le moyen de briser tout lien affectif entre elle et son frère, mais c'était sans compter sur sa grande naïveté – qui était peut-être une grande clairvoyance dans ce cas-là. Ivan demeurait, à ses yeux, un enfant terrifié par la solitude et qui croyait, à tort, que sa grande soeur venait de l'abandonner.

    Mais aujourd'hui il n'y aurait aucune pensée pour la Russie, pour ce géant qui était tombé de son piédestal. L'Ukraine se préparait à accueillir une de ses nations, ancienne victime de l'ogre soviétique et dont l'épreuve avait brisé le pays, mais pas le caractère de son représentant. La dernière rencontre entre l'Ukraine et la Hongrie datait de l'an dernier, et avait porté sur le même sujet qu'elles allaient aborder aujourd'hui : la question des minorités hongroises en Ukraine. Toutes deux avaient signés un traité affirmant qu'elles protégeraient mutuellement leurs minorités. « Évidemment on exclue les minorités slovaques » avait précisé la Hongrie en appuyant si fort sur son stylo qu'elle avait percé le papier. Katioucha s'était bien gardé de la contrarier.

    Elizaveta n'avait du guère changer depuis cette dernière rencontre. Une année ce n'est rien qu'un instant dans la vie d'une nation. Katioucha s'attendait déjà à ce que son invitée fasse quelques remarques au sujet de la Russie : des remarques bien acerbes, qui ne cacheraient nullement son mépris. Elizaveta était bien entendu délicate quand elle le voulait, mais elle s'emportait si facilement, et perdait si rapidement un langage soutenu qu'on pouvait s'attendre à ce qu'elle se conduise de façon impolie. Sans le vouloir, bien entendu. Nota bene : ne pas mentionner Slovaquie sous peine qu'Elizaveta se transforme en gardienne des Enfers.

    Toute cette perspective aurait du mettre Katioucha mal à l'aise, à jamais sur ses gardes pour le reste de la journée. Nullement. Elle ne voyait que le bon côté des choses, celui de retrouver une homologue connue de longue date. L'Ukrainienne attendait sur le quai, guettant l'arrivée du train et profitant de l'occasion pour se remémorer depuis quand elle connaissait la Hongrie. Cette dernière avait envahi une partie de son territoire vers le Xe siècle. Katioucha revoyait encore l'allure à la garçonne qui l'avait trompé pendant longtemps, et le ton autoritaire avec laquelle la Hongrie s'était adressé à elle. Comme à une esclave. Ni plus ni moins que cela. Rien ne prédestinait à ce que ces deux nations finissent par avoir une relation plus paisible.

    L'annonce de l'arrivée du train poussa Katioucha à se lever du banc où elle s'était posée. Et à brandir la pancarte qu'elle avait elle-même préparée. Au moins ainsi elle était certaine de ne pas louper la Hongrie parmi la foule – son gouvernement aurait moyennement apprécié. Ah une petite silhouette qui se profile qui pousse des jurons bien sentis en poussant du coude les autochtones : pas de doute, c'était Elizaveta.

    - Eliza-aaa. Je suis là !

    Vu les capacités vocaliques de l'Ukraine (oui la poitrine est une excellente caisse à résonnances), la Hongrie ne pouvait ne pas avoir entendu. Mais de toute évidence cette dernière n'avançait pas assez vite au goût de Katioucha qui s'avança à sa rencontre. Et la salua à sa manière. Elizaveta finit pendue dans les airs, battant le vide avec ses pieds, broyée par des bras de paysanne qui lui collaient le visage contre la poitrine ukrainienne. Et ajoutez à cela un flot de paroles de salutations comme seul Katioucha en a le secret. Un mélange de formulations classiques, d'inquiétudes maternelles et d'espièglerie.

    - Tu t'es embellie depuis la dernière fois. Toujours en bonne santé, c'est bien. Enfin, tu as tout de même besoin de grossir : tu es un peu maigre par endroits. Passé les formalités, je te cuisinerais de quoi te remplumer. Quant au voyage, pas trop de soucis ? … Que ? Ah oui, pardon je te repose.

    Katioucha joignit le geste à la parole, laissant son invitée respirer enfin à son aise. Arrachant pratiquement les valises des mains d'Elizaveta qui voulait reprendre ses biens, l'Ukrainienne la mena hors de la gare. Sans pour autant la lâcher puisque Katioucha avait saisi un poignet de la Hongrie dans sa main libre, comme si elle avait peur qu'elle ne disparaisse dès qu'elle aurait le dos tourné.

    - Et quelles nouvelles depuis la dernière fois ? Je n'ai pas trop le temps de suivre les affaires extérieures avec tout le travail que j'ai.


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MessageSujet: Re: [1992] Aime ton prochain comme toi-même. { Hongrie   Ven 21 Jan - 20:06

Cela ne faisait pas longtemps qu'elle avait pu prendre son envol de la maison soviétique. Maison qui semblait s'être effondrée d'elle-même. Combien de temps depuis ce temps-là ? Un jour ? Six mois ? Un an ? Plus ? Qu'était-ce un si court laps de temps pour une nation ? Pour Elizaveta, c'est comme si le monde avait changé en un instant, un clin d'oeil, un petit battement de cils.

Ce n'était jamais de gaité de cœur qu'elle voyageait vers l'Est. Celui lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Même si là, encore, elle n'allait pas bien loin. Juste à côté, juste en Ukraine. C'était juste, juste un petit déplacement en train, vers la douce Katioucha, l'aînée des slaves. Elle l'accueillait encore chez elle, comme son pays accueillait des Hongrois. Douce, maternelle, chaleureuse Katioucha. Tellement son opposé, aussi. Katioucha, à la coupe garçonne, aux formes aussi généreuses qu'elle l'était intérieurement aussi, mais aussi d'une sensibilité extrême faisant couleur ses beaux grands yeux bleus pour pas grand chose...

L'an dernier déjà, la Magyare s'était rendue là-bas pour signer un petit traité avec cette douce voisine, tellement douce, affectueuse, maternelle que parfois, l'ex-amazone en était effrayée. Comment cette belle, douce, généreuse femme avait fait pour ne pas encore combler le coeur d'un homme alors qu'elle, la sauvage, la prétendue indomptable, la masculine Elizaveta, avait su s'unir avec ce qui semblait être son contraire... A moins que dans le coeur de la jolie blonde, le seul homme qui puisse compter ne soit son jeune frère... Etrange...

Toutes à ses pensées mi-admiratives, mi-jalouses et complétement éloignées du pourquoi elle était en visite chez sa voisine, elle ne se rendit pas tout de suite compte qu'elle était arrivée. Elle se leva précipitamment avec ses affaires et descendit du train, cherchant du regard sur le quai une grande fille slave, blonde, à forte poitrine. Si seulement tous les gens ne profitaient pas de sa petite taille pour la bousculer et lui marcher sur les orteils... CE SERAIT BIEN MIEUX. Alors entendant Katioucha l'appeler, elle n'hésita pas à envoyer valdinguer les autres passagers à coup de « Húzz une picsába budos ! »... Ah, la délicatesse elizavetienne...

Mais le plus dur, après ce parcours du combattant parmi les piétons de la gare, ce fut la catcheuse qui l'intercepta. Parce que, si se faire vigoureusement attrapé par une paire de bras, se faire décoller de dix centimètres du sol -pourquoi elle était petite et Katya bien plus grande qu'elle, hein ?- et se faire étouffer entre deux énormes seins -plus gros que les siens, c'était pas peu dire-, c'était pas du catch... Sérieusement, Katya avait loupé sa vocation. Comme quoi la fratrie slave était effrayante : TOUS ses membres étaient effrayants. SANS EXCEPTION.

- Tu t'es embellie depuis la dernière fois. Toujours en bonne santé, c'est bien. Enfin, tu as tout de même besoin de grossir : tu es un peu maigre par endroits. Passé les formalités, je te cuisinerais de quoi te remplumer. Quant au voyage, pas trop de soucis ? … Que ? Ah oui, pardon je te repose.

Une fois les deux pieds sur terre, Elizaveta put prendre ENFIN sa respiration. Elle pouvait deviner qu'elle avait viré au moins au bleu. Mais elle notait cette technique de combat secrète pour tuer en silence et avec une grande douleur ses ennemis. Elle notait. Pour un coup qu'Elizaveta voyait une utilité à son importante masse mammaire...

Mais elle n'eut même pas le temps de la saluer ni de lui répondre. Déjà, la blonde avait attrapé la petite brune par la main, chopé sa valise de l'autre, et la trainait vers l'extérieur.


Katioucha Braginskaya est une personne effrayante.


- Et quelles nouvelles depuis la dernière fois ? Je n'ai pas trop le temps de suivre les affaires extérieures avec tout le travail que j'ai.

- Euh et bien... J'ai réussi a pas... trop étriper Slovaquie à la dernière rencontre de foot pour l'Euro 93... Et puis... Tu veux pas me lâcher aussi, s'il te plait ? Tu serres vraiment fort !


Note : Katya aurait aussi pu gagner des concours de bras de fer ou autres.


- Sinon... Ca va se passer comment ? J'espère que t'as pas invité ce lófasz de Slovaquie pour les négociations, hein ? Sinon, j'me barre direct j'te préviens. Et si j'me barre, c'est parce que j'ai pas envie de saloper ta baraque avec le contenu de ses viscères, hein ?


...Ah, la délicatesse Hongroise, quand il s'agit de la Slovaquie...


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MessageSujet: Re: [1992] Aime ton prochain comme toi-même. { Hongrie   Dim 6 Fév - 22:57


    Il n'avait pas fallu longtemps pour que Slovaquie soit mentionné. En son for intérieur, Katioucha plaignait ce pauvre garçon si, effectivement, il avait du disputer un match contre Elizaveta. La demoiselle ne se gênait pas pour régler ses différends politiques et personnels sur les terrains de sport. Et même si elle assurait s'être réfréné dans ses envies de génocide, nul doute que Slovaquie avait du en prendre pour son grade. Assez du moins pour qu'il n'approche plus la Hongrie jusqu'à l'Euro 93.

    Sachant très bien que tout acte de commisération de sa part, serait-vu comme un acte de trahison, Katioucha garda ses opinions pour elle-même. Le plus important était de stopper la bombe hongroise avant qu'elle n'explose. Le radar « anti-slovaquie » avait déjà été mis en marche, et Katya tenait à ce que son pays reste intact jusqu'à la fin des négociations. Elle avait déjà assez de soucis au sujet d'une facture de gaz qu'elle n'avait pas payé depuis trois mois.

    - On... Enfin, mon gouvernement a décidé de faire ça en privé avec le tien. Ce sera juste un traité entre toi et moi pour qu'on protège mutuellement nos minorités.

    Katioucha ne releva pas que même si le traité était signé, cela ne l'aiderait pas beaucoup à s'occuper des Hongrois vivant chez elle. Il allait faire trouver beaucoup d'argent et débloquer des fonds pour répondre aux promesses faites. Songeuse, la jeune femme se dit qu'elle allait devoir se serrer la ceinture plus que d'habitude. Cette indépendance était-elle vraiment une bonne chose ? Mais en croisant le regard de ses habitants qui vaquaient à leurs occupations, en entendant sa langue résonner là où auparavant seul le russe avait droit d'être prononcé, elle retrouva sa résolution. Oui elle était pauvre, ses seules forces résidaient dans l'agriculture et l'industrie, elle vivait encore à une époque révolue alors que les autres pays avaient atteint un niveau de vie plus élaboré. Mais peu importait tant qu'elle conservait son identité, qu'elle était l'Ukraine et non un simple bout de la Russie.

    Reprenant son éternel sourire qui, chez bien des pays, la faisait passer pour une ingénue, Katioucha continua à tirer Elizaveta derrière elle. Descendant les quelques marches qui les séparait de la rue, l'Ukraine ouvrit une portière d'un taxi et plaça les valises, Elizaveta et elle-même sur la banquette arrière. Se penchant vers la banquette avant sans prendre en compte que son tailleur n'aidait nullement à effectuer de tels gestes et autres contorsions, Katioucha ne manqua pas de faire remarquer une nouvelle fois sa tendance à l'accumulation de bourdes.

    - Khovkoun, amenez-nous à l'ambassade d'Hongrie. Au fait, vous n'avez pas touché à la flasque de vodka que j'ai laissé dans la voiture ? Non parce que vous savez ce qui est advenu la dernière fois. On a déjà assez à faire avec notre réputation de mauvais conducteurs, inutile de rajouter celui d'alcooliques au volant.

    Comme si aucune de ses paroles n'aurait pu troubler son invité, Katioucha reprit sa place. Alors que la voiture commençait à démarrer, la demoiselle réajustait son bandeau et son tailleur. Elle jetait par à-coups des coups d'oeil à Elizaveta se retenant, bon gré mal gré, de jouer la mère poule étouffante qui réajuste les affaires de son enfant juste avant qu'il ne parte à l'école.

    - Le trajet ne sera pas très long. Désolé pour la voiture, mais mon président a dit que c'était le service le moins cher qu'on pouvait s'offrir et Khovkoun conduit très bien, de toute façon !

    Et ça, la Hongrie allait s'en apercevoir très vite. Les Ukrainiens ont la réputation de conduire vite, pas autant que les Italiens certes. Mais ajoutez à cela que leur signalisation laisse à désirer (les panneaux ne sont pas toujours lisibles), et que personne ne respecte le code de la route et la courtoisie qui sied d'avoir au volant, et vous obtenez une vague idée du supplice que va vivre la Hongrie. Et pendant ce temps l'Ukraine se repoudrait gentiment le nez. Indifférente du drame qui allait se produire. Indifférente même au fait qu'elle n'avait pas pris la peine d'attacher sa ceinture. Crédule, naïve, évoluant dans sa petite bulle pendant que son invité courait à sa perte.


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MessageSujet: Re: [1992] Aime ton prochain comme toi-même. { Hongrie   Lun 2 Mai - 8:41

Elizaveta fut traînée par la blonde jusqu'à une voiture -le même genre de voiture qu'elle avait chez elle, elle n'était pas dépaysée comme ça-, poussée limite dedans, serrée contre la représentante de l'Ukraine sur la banquette arrière.

- Khovkoun, amenez-nous à l'ambassade d'Hongrie. Au fait, vous n'avez pas touché à la flasque de vodka que j'ai laissé dans la voiture ? Non parce que vous savez ce qui est advenu la dernière fois. On a déjà assez à faire avec notre réputation de mauvais conducteurs, inutile de rajouter celui d'alcooliques au volant.


D'accord. C'était rassurant... Elle est où, la ceinture de sécurité ?


Le chauffeur démarra en trombe et Elizaveta se retint à grand peine à la portière de la voiture pour ne pas s'étaler sur Katioucha. Tout allait bien, touuuuuut allaaaaaaaait bieeeeeeeeeeeen... D'ailleurs son hôte n'en faisait point de cas, rajustant tranquillement sa tenue. On pouvait dire de la conduite hongroise, après, mais les ukrainiens... C'était encore un autre niveau !



- Le trajet ne sera pas très long. Désolé pour la voiture, mais mon président a dit que c'était le service le moins cher qu'on pouvait s'offrir et Khovkoun conduit très bien, de toute façon !


Bon sang, qu'est-ce que ça serait, s'il conduisait mal ?


Elle voyait défiler les rues de Kiev à vitesse grand V, les autres voitures qui se klaxonnaient, les piétons qui brandissaient leurs poings en râlant... Tout allait bien. ...La prochaine fois, la réunion se fera chez elle. En Hongrie. En sécurité.

– Katalin... Katalin... Un sac en papier... Vite...


Trop, c'était trop. Entre le cahin-caha des wagons sur la vieille et longue voie ferrée reliant Budapest à Kiev, les prises de catch de la demoiselle plantureuse et la conduite de l'extrême de leur chauffeur, les entrailles d'Elizaveta semblaient fondre. Et si l'Ukraine voulait pas voir ses jolis mocassins retapissés, elle avait intérêt que le voyage ne dure plus très longtemps.

Rah, si elle avait pu conserver la Ruthénie Transcapathique... Elle n'aurait pas besoin de se retourner l'estomac en allant faire des réunions chez la frangine d'Ivan afin de protéger ses hommes des nationalistes extrémistes ! Si seulement elle aurait pu garder tout ce qu'elle avait avant... Hahaha ! Slovaquie lui appartiendrait et il n'aurait plus son mot à dire et elle le dresserait ! Roumanie aussi, tiens ! Tss... Tous des ingrats. Ils habitaient sur des terrains à ELLE, conquis à la pointe de SON épée et après, ils refusaient que des Hongrois vivent sur ces terres !


Mais pour qui ils se prennent, ces jeunes coqs ! Qu'ils viennent tâter un peu de ma poêle, tsss !


La voiture stoppa. Violemment. Elizaveta eut un haut le coeur et sorti vite de la voiture. Charmant. Très charmante cette balade en voiture, n'est-ce pas ? Mais apparemment, ils devaient être arrivés, au vu du beau drapeau hongrois qui flottait devant le bâtiment. La Hongroise ne put s'empêcher de penser « Maisooooooon ».

Les deux femmes allaient pouvoir être au calme, IMMOBILES, pour discuter affaires.


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MessageSujet: Re: [1992] Aime ton prochain comme toi-même. { Hongrie   Dim 8 Mai - 20:22

    Dans quelques années elles riraient des aventures de la Hongrie en terre ukrainienne. C'était juste une question de temps et de recul.

    Mais au vu du visage pâle affiché par la Hongrie, Katioucha s'abstint de tout commentaire. Elle se contenta de saluer son chauffeur, puis de se saisir de la valise et de l'autre main attraper le bras d'Elizaveta pour la guider jusqu'à l'intérieur de l'ambassade. Elle avait bien peur que la jeune femme s'écroule sur les trois marches menant à l'ambassade, ou ne lui montre le menu détaillé de son petit-déjeuner. Deux choses à éviter.

    Évidemment cela ne passa pas inaperçu face aux employés de l'ambassade. Niveau discrétion on avait déjà fait mieux. Surtout face à une secrétaire empressée de vouloir bien faire son travail.

    - Oh Mademoiselle, le président nous a annoncé votre venue et celle de mademoiselle Hong... Se porte-t-elle bien ?
    - Le voyage a été, hem, mouvementé. Nous allons nous reposer dans le salon.

    Un hochement de tête supplémentaire pour rassurer la secrétaire et l'Ukraine put enfin respirer quand la porte se fut refermée derrière elle. Sa collègue ne semblait pas aller si mal puisqu'elle avait réussi à trouver le chemin jusqu'à un fauteuil. Posant la valise dans un coin de la salle, Katioucha prit place dans l'autre fauteuil. Après tout elles avaient tout leur temps, l'accord ne s'envolerait pas. Autant attendre qu'Elizaveta soit un peu plus fraiche et dispose.

    - Je t'aurais bien proposé à manger, mais je crois que tu n'es pas encore en état pour avaler quoi que ce soit. Surtout pour avaler du beurre, de la crème fraiche et autres matières grasses.

    Hum, mieux valait changer de sujet de conversation au vu de la couleur que prenait le visage hongrois. Katioucha sortit la fiole de vodka qu'elle avait récupéré dans la voiture quelques instants auparavant et la tendit à Elizaveta. Une petite dose d'alcool, ça vous remet une femme sur pied. Et ça calme les maux d'estomac.

    - N'empêche, tu ne trouves pas ça amusant qu'on se retrouve ici après tout ce qu'on a vécu ? Alors que la première fois qu'on s'est vus, tu as presque voulu me saigner à mort pour avoir un bout de mon territoire.

    Une véritable garçonne en son temps, la Elizaveta. Cheveux longs noués en queue-de-cheval, regard de braise et épée acérée à la main. Elle dormait même avec, l'arme sous son oreiller prêt à la sortir pour trancher la gorge de celui qui oserait entrer dans sa tente.

    La Hongrie avait impressionnée l'Ukraine à cette époque. Elle avait déjà vu des nations équestres – Mongolie en est un bel exemple, et il ne l'avait pas laissé sans remords, ni blessures. Mais l'impression conférée par la Hongrie était tout autre. Katioucha avait été surprise de voir un être si jeune venir ici avec tant de détermination. Et devant sa fougue et ses mots cruels, elle avait eu peur. Il lui avait fallu bien de temps avant qu'Elizaveta ne lui parle comme à une égale.
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MessageSujet: Re: [1992] Aime ton prochain comme toi-même. { Hongrie   Dim 3 Juil - 9:27

Maison. Calme. S'asseoir. FAUTEUIL.

Voilà quelles étaient les pensées encore un tant soient peu cohérentes qui traversaient l'esprit de la brune. Bon sang dire qu'on critiquait la conduite hongroise mais de l'autre côté de la frontière, c'était mille fois pire !!!


- Je t'aurais bien proposé à manger, mais je crois que tu n'es pas encore en état pour avaler quoi que ce soit. Surtout pour avaler du beurre, de la crème fraiche et autres matières grasses.


Elizaveta eu un violent haut le coeur. Effectivement, Katalin était bien la digne soeur de Natália et d'Iván . Aussi dangereux les uns que les autres. Aussi sadiques sans forcément s'en rendre compte. Elizaveta ne se décida pas à faire partager ses pensées à son hôte, juste de repousser le verre d'alcool fort pour lui demander plutôt un simple verre d'eau TRES fraîche. Le seul truc que ses entrailles fragilisées par la torture ukrainienne pourrait accepter.


Elle en était presque certaine, là. Le grand Russe avait envoyé sa soeur, son innocente et douce très chère grande soeur la tuer en guise de vengeance de l'avoir quitté, c'était ça... Plus de doute possible au vu de la torture infligée mine de rien, l'air de ne pas y toucher...


- N'empêche, tu ne trouves pas ça amusant qu'on se retrouve ici après tout ce qu'on a vécu ? Alors que la première fois qu'on s'est vus, tu as presque voulu me saigner à mort pour avoir un bout de mon territoire.


- C'était MON territoire, ma chère Katalin, je te rappelle... Gagné à la pointe de l'épée, loyalement, d'abord ! Comme je l'avais fait de Slovaquie et de Roumanie !


Ah, dès qu'on touchait même verbalement de ses anciennes possessions, la Hongroise reprenait du poil de la bête. Même si elle omettait volontairement de dire à l'autre nation qu'elle avait perdu les siens de cette façon aussi face à Autriche et Turquie et leurs puissants empires... Mais, comme le disait une pub française pas encore sortie à cette époque mais qui semble appropriée pour ce genre de situation, « c'est le jeu, ma pauvre Lucette ! ».


Dégageant machinalement les longues mèches brunes qui lui retombaient sur le visage, elle regarda la blonde et son sourire de maman-poule devant sa couvée. Son regard s'attarda sur les cheveux de son hôte. Toujours coupés presque à la garçonne, retenu par un bandeau aux couleurs de son pays. La coupe soviétique imposée.


- Dis Katalin... Pourquoi tu as gardé la coupe de cheveux imposée par le régime de ton frangin ? Tu sais que t'es plus obligée de porter les cheveux courts maintenant ! Tu était si jolie avec tes cheveux longs que tu tressais en couronne autour de ta tête...


Elle pouvait dire, la Hongroise ! Toujours elle avait refusé de couper courts ses cheveux. Un paradoxe pour cette nation en recherche de virilité. Enfin, peut-être pas. Elle avait toujours eu les cheveux longs. Son père, Magyar le guerrier, les portaient long aussi. Longs, fougueux, libres, indomptables. Comme un étalon. Et puis, même si les femmes de son peuple s'exécutaient face à l'ordre d'Iván, elle, s'y refusait. Et puis quoi encore !? Elle avait déjà perdu une grande partie de sa liberté, elle voulait garder au moins un semblant de liberté sur son corps !


Mais Yekatarina, Katalin, douce Katioucha... Elle, si douce, se pliait de bonnes grâces aux ordres d'un petit frère qu'elle chérissait.
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MessageSujet: Re: [1992] Aime ton prochain comme toi-même. { Hongrie   Mar 12 Juil - 18:31

    Katioucha avait tendu un grand verre d'eau fraiche sur demande de la Hongroise. Mais enfin il ne fallait pas perdre cette petite dose de vodka. Sans se gêner, la jeune femme descendit le verre cul sec. Elle fronça le nez quand l'alcool remonta. Elle avait beau être habituée à une certaine dose il y avait toujours des petites surprises. Katioucha se laisser à rire quand Elizaveta monta sur ses grands chevaux. (Le comble pour une ancienne nation cavalière)

    - Certes oui c'était à toi, mais niveau cohabitation tu n'étais pas facile à vivre.

    Ah ça, à l'époque elle se croyait être un homme mais Elizaveta se conduisait comme une vraie princesse. A vouloir que les pays à sa botte lui réalisent ses moindres désirs, à ce qu'elle soit servi dans la seconde même où elle formulait son souhait. Et avec ça d'un machisme exemplaire, considérant que les femmes ne servaient qu'à deux choses : obéir aux ordres et procréer pour donner des fils à leurs maris.

    Dire que maintenant toute personne tenant de tels propos devant la Hongroise recevrait, purement et simplement, une bonne correction. Elizaveta était ainsi : toujours dans les extrêmes, jamais dans la demi-mesure.

    - Dis Katalin... Pourquoi tu as gardé la coupe de cheveux imposée par le régime de ton frangin ? Tu sais que t'es plus obligée de porter les cheveux courts maintenant ! Tu étais si jolie avec tes cheveux longs que tu tressais en couronne autour de ta tête...

    La jeune femme porta la main à ses cheveux, touchant les mèches courtes. C'est vrai qu'elle les avait coupés alors qu'Ivan avait fondé cette grande Maison Russe où s'alignaient les slaves et pays baltes. Même si la Maison Russe était vide depuis des années, Katioucha n'avait pas cherché à retrouver cette chevelure qu'elle avait eu auparavant. C'était devenu une habitude, une routine que de garder les cheveux constamment courts, de couper toute mèche qui devenait trop longue. Les gestes acquis durant l'ère soviétique s'étaient à jamais ancrés en elle.

    - Tu es bien la première à me poser la question.

    Sa main balaya le vide quelques instants, cherchant à se rappeler la dernière fois où elle s'était attardée dans une épaisse chevelure. A quand remontait la dernière fois où elle se tressait des mèches ? Sûrement à une autre époque, assez lointaine pour devenir vague dans l'esprit d'une nation.

    - J'en ai tellement l'habitude. Puis c'est tellement plus pratique pour la vie de tous les jours. Je n'ai pas à passer des heures à la salle de bain le matin. Et je ne me transforme pas en caniche mal soigné quand il pleut.

    Ce qui devait être le cas de la Hongroise au vu de son opulente chevelure. Rien qu'à imaginer Katioucha se mordit les lèvres pour ne pas rire.

    - A l'époque Natalya avait pris elle aussi la coupe du parti. Mais comme ça n'attirait pas l'attention d'Ivan, elle a laissé tout repousser. Surtout quand je lui ai dit qu'avec les cheveux longs elle avait des airs de poupée et qu'Ivan adorait ça. La pauvre, je me dis que... si je lui avais assuré qu'Ivan l'aimerait si elle se jetait d'un pont elle l'aurait fait.

    Katioucha secoua la tête devant une telle évidence. L'amour que portait sa soeur à Ivan la dépassait, même si cette affection ne datait pas d'hier. Ce genre d'affection ne pouvait que mal se finir, mais impossible de faire changer d'avis la Biélorusse. Elle avait le Russe dans la peau.
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[1992] Aime ton prochain comme toi-même. { Hongrie

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