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 [1549-1550] Terra Incognita ?

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MessageSujet: [1549-1550] Terra Incognita ?   Sam 12 Fév - 21:52

    L’air était frais, chargé d’embruns maritimes. Combien de temps avait il passé en mer ? Il ne comptait plus. Il était venu dans le but d’établir des voies commerciales, s’était même annexé quelques menus territoires et c’est alors qu’il avait entendu parler de ce pays mystérieux, encore plus à l’est. Etait il possible que cette terra incognita existe réellement ? Ne s’était il pas encore embarqué dans une folle aventure ? Certainement pas plus folle que lorsqu’il avait écouté ce génois qui l’avait conduit à faire sans doute la plus grande découverte de l’humanité et ainsi assurer sa fortune. Quels trésors allait il découvrir ? D’après ce qu’on lui avait conté, ce pays recèlerait bien mystères, des légendes et sans doute bien des richesses. Il aurait il de l’or là bas ? Il secoua la tête : non, il ne devait plus céder à la fièvre de l’or. La recherche de l’Eldorado l’avait bien trop secoué, il ne devait plus perdre ainsi la tête. Mais l’Eldorado… Il eut un frisson rien qu’en repensant à tous les crimes qu’il avait commis. Crimes, le mot était fort certes, car il ne s’agissait après tout que de païens, de sauvages même, mais il était juste. Combien, d’hommes, de femmes et d’enfants avait il fait passer de vie à trépas ? Peu importe, le sang avait été versé, des empires détruits et rien ne changerait cela désormais. Il avait christianisé et apporté la civilisation dans l’une des contré les plus inhospitalière du globe. Il avait fait tout le travail, tout seul ou presque et maintenant ces vautours qui lui servaient de voisins venaient le déposséder de tout cela.
    La voix d’un matelot retentit. Terre, une terre était en vue. L’espagnol se dirigea vers la proue du navire, s’emparant d’une longue vue. Il y avait bien une terre, ainsi on ne lui avait pas menti. Un large sourire lui couvrit le visage. Il avait grande hâte de débarquer désormais. Envolé les songes de massacres, d’Eldorado et de jungle tropicale. Il devait désormais se consacrer tout entier à ce qui l’attendait désormais : évangéliser ces nouveaux agneaux de Dieu et créer des liens commerciaux. Il ne devait pas oublier qu’il n’était pas ici pour la guerre, surtout pas. Cela risquerait d’amener la suspicion dans ses positions orientales, trop risqué.
    Antonio partit s’enfermer dans sa cabine le reste de la journée. La côte japonaise était certes en vue, mais il faudrait encore plusieurs heures avant de mettre un pied sur la terre ferme. Et il se devait de se présenter de façon impeccable, surtout après tout ce temps passé sur les flots.
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Kiku Honda / Japon

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MessageSujet: Re: [1549-1550] Terra Incognita ?   Jeu 5 Mai - 13:59

    Les navires approchaient inexorablement de ses côtes, annonciateurs de mauvaises nouvelles. Kiku les observait à travers la lunette de la longue-vue, inquiet. Au début, il avait cru que les Portugais étaient de retour, auquel cas sa propre flotte ne les auraient même pas laissé s’approcher d'un noeud des terres. Ces derniers n’avaient apportés que malheurs et problèmes sur le sol nippon. La seule chose qu’ils avaient à peu près réussit était l’import des armes à feu. Pour Kiku, ces mousquets lourds et meurtriers étaient une découverte qui allait chambouler son pays. …Et certainement pas dans le bon sens.
    Pourtant, comble de l’ironie, c’était ces armes-là qui seraient surement l’outil le plus propice à renvoyer ces nouveaux étrangers chez eux, en cas de conflit. Car certes, Kiku n’avait rien à dire concernant ses propres guerriers, et ses katanas faisaient une de ses plus grandes fiertés, mais il avait bien comprit que devant les armes autrement plus complexes des occidentaux, même la meilleures des lames pouvait se retrouver aussi impuissante qu’un nouveau-né faisant face à un lion.

    Mais pour le moment, attendons donc de voir. Japon s’imposait un certain savoir-vivre, et il n’allait pas renvoyer ces nouveaux venus sans même leur laisser le temps d’une parole. On lui avait appris que le drapeau d’or et de flamme qui claquait au vent du haut de son mat représentait l’Espagne. Kiku n’avait jamais entendu parler de ce pays que par des insultes incompréhensibles en portugais. Difficile de se faire une idée précise et objective. Mais après tout, si cet Espagne était un ennemi, ou au moins un rival des portugais, une alliance pouvait être favorable, au cas où ces derniers n’auraient pas compris la leçon. En un peu moins de deux millénaires, sans compter la flotte de sa famille asiatique, les caravelles hispaniques seraient les deuxièmes seulement à amarrer sur le sol japonais. Cette pensée l’occupa un moment. Ne serait-il justement pas temps de s’intéresser un peu au monde ? Du peu qu’on lui en avait raconté, il y avait des myriades de choses à voir et de découvertes à faire, pourquoi ne pas sortir un peu du carcan de ses frontières ? Que risquait-il ? Se faire des ennemis, engranger des conflits, se battre, perdre la confiance de certains, gagner l’estime d’autres, souffrir, grandir. Plus de points négatifs qu’autre chose, mais c’était là leur destinée, à eux autres, nations. Et puis, se voiler la face était inutile. Il n’avait pas même un ersatz d’idée quant au but de la venue d’Espagne, mais quelle qu’elle soit, même s’il le repoussait aujourd’hui, d’autres viendrait à sa place, toujours plus nombreux, toujours plus pressants. Il ne comprenait pas cette soudaine attache que le reste du globe lui apportait, mais peut-être était-ce cela qui allait lui servir de choc, pour qu’il se décide enfin à voir ce qui se fait ailleurs.

    Advienne que pourra. Le temps que lui avait pris ses pérégrinations mentales avait permis aux navires de se rapprocher du rivage. De la terre ferme, on pouvait maintenant apercevoir distinctement les matelots manœuvrant sur le pont. Ce n’était qu’une affaire de minutes à présent.
    Suivit par un groupe de ses propres hommes, tous prêts à riposter en cas de nécessité – car après tout, possibilités d’attaque ou intentions belliqueuses n’étaient jamais à écarter –, le japonais, fermement campé sur ses deux pieds, patientait, guettant du regard pour trouver cet Espagne. Même lui, d’habitude si calme et plein de sang-froid, sentait l’angoisse former une boule dans son estomac.
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