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 [Japon, époque lointaine, puis 1590] Dieu existe pour que je puisse te haïr [PV Kiku]

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Feliciano Vargas/Italie N

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MessageSujet: [Japon, époque lointaine, puis 1590] Dieu existe pour que je puisse te haïr [PV Kiku]   Dim 20 Fév - 19:29

Nuit étrange aux mille couleurs, porteuse de rêves parfois incroyables. Feliciano s'était endormi, encore une fois seul depuis la mort de son grand-père. Personne à qui parler, que des conflits sur les terres qui faisaient son héritage. L'un de ses seuls plaisir après le dessin était les rêves que lui donnait ses siestas. Oh sommeil réparateur, puissiez-vous donner quelques songes de paix et de joie.

Le ciel semblait partager entre le rose et le bleu ; impossible de savoir s'il s'agissait de l'aube ou du crépuscule. Des êtres étranges semblaient se promener le long d'un chemin de pavés blancs sur lequel le petit italien se trouva sans savoir comment. Kappas, kitsunes, des gens masqués de créatures qu'il n'avait jamais vu ni imaginé. Sans vraiment d'autre choix, le petit garçon habillé d'une petite robe blanche et d'une petite croix de bois avança sur le chemin jusqu'à se trouver devant un grand escalier. Là haut, il put apercevoir un monument étrange, une sorte de portail rouge aux dimensions bien curieuses.
Ne se laissant pas démonter, le petit Vargas commença à grimper les marches encadrées par de magnifiques cerisiers en fleur. Arriver en haut, Feliciano se surprit de n'avoir ressenti aucune fatigue. Mais ce n'était peut-être pas si surprenant en vue de tout ce qui pouvait l'entourer. Deux personnes habillées de vêtements longs blanc et rouge ; masquées comme toutes celles qu'il avait rencontré depuis son arrivée en ces lieux, vinrent à sa rencontre.


"Vous êtes ici au pays du soleil levant."

"Mais voulez-vous vraiment vous réveiller maintenant ?"

"Vous cherchez sûrement des réponses."

"Avez-vous seulement les questions ?"

"Petit étranger venu de lointaines contrées..."

"Notre représentant, voulez-vous le rencontrer ?"


Le petit descendant de la Rome Antique se contenta de faire la carpe, incapable de leur donner une quelconque réponse construite. Oui, tant qu’il était là, autant voir où ce chemin pouvait le mener. Il acquiesça donc d’un mouvement de tête. Les deux êtres semblant plus être des fantômes que des êtres humains se décalèrent chacun de leur côté pour lui laisser le chemin libre. La vue enfin dégagée, il avança vers une bâtisse trop grande pour être une maison, mais trop petite pour être une église.



Montant les quelques marches à l’entrée de la grande maison, les portes coulissantes principales s’ouvrirent comme par magie, faisant apparaitre un jeune garçon aux cheveux plus noirs qu’une nuit sans lune, assit en seiza*. Feliciano lui trouva une allure digne, presque princière, trop peut-être pour un être qui semblait si jeune, bien que plus vieux que lui. Il le savait, son instinct lui soufflait que, sans le moindre d’un doute, il s’agissait d’une nation. Essayant de ne pas se laisser intimider, le petit occidental s’approcha de l’inconnu d’un pas mal assuré.


"Q… Qui êtes-vous ?"


Spoiler:
 

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Dernière édition par Feliciano Vargas/Italie N le Lun 16 Avr - 13:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Japon, époque lointaine, puis 1590] Dieu existe pour que je puisse te haïr [PV Kiku]   Sam 5 Mar - 0:37

Ici, c’était son monde. Son monde de rêves et de mystères, un monde pour lui tout seul, que personne d’autres ne connaissait, que personne d’autre ne pouvait connaitre. Partagé entre songe et réalité, il savait qu’ici, rien ne pouvait l’atteindre. C’était son jardin secret, où Humains, Yokais et Nations étaient parfaitement semblables, où des questions aussi triviales que celles du temps qui passe ou de la logique n’avaient aucunes raisons d’être.

Et dans ce monde de cerisiers virevoltants et de crépuscule perpétuel, il était seul.

Ici, Amaterasu et les autres divinités ne venaient jamais. Quant aux esprits, ils ne faisaient pas d’excellents compagnons de jeu. Les tengus préféraient observer d’un air austère du haut de leurs arbres, les kitsunes ne pensaient qu’à jouer de mauvais tours et les shisa ne savaient pas faire grand-chose d’autre que courir après les oiseaux et les pétales tourbillonnants dans le vent. Alors le jeune Kiku jouait seul, faisant rebondir sa balle sur les pavés de l’allée principale du temple. Parfois, un yokai à masque de renard le regardait faire, sans ciller, et loin de le déranger, cette présence lui était parfaitement habituelle, à tel point qu’il n’y prêtait pas grande attention.

Mais pour le moment, pas question de jouer. La petite nation avait posé sa balle à ses côtés, loin des renards facétieux, et il priait le Soleil au milieu d’étranges moines voilés qui semblaient ne rien avoir de tangible. Des êtres entre deux mondes qui psalmodiaient en serrant leurs chapelets, inlassablement, comme si rien ne pouvait les arrêter. Et pourtant, pourtant, ils s’arrêtèrent. Subitement. Les faces invisibles se retournèrent vers l’entrée du temple, comme des chiens de gardes ayant sentit la présence d’un intrus.

Etonné de ce comportement tellement inhabituel, Kiku se retourna avec eux. Ses yeux s’agrandirent sous la surprise de voir qu’effectivement, un intrus avait fait son apparition. Un intrus bien petit cependant, qui ne risquait pas de faire quoi que ce soit de mauvais.

- Même Yao n’est jamais venu jusqu’ici.

Ce petit murmure à lui-même ne présentait aucun signe d’étonnement, de joie ou de quoi que ce soit d’autre. Il ne souhaitait pas savoir comment ou pourquoi ce petit être aux cheveux clairs était parvenu jusqu’ici. Car ce lieu était mystère, et les évènements inhabituels étaient une chose qu’il fallait admettre sans se poser de question.

L’asiatique se leva sans quitter le nouveau venu des yeux, descendant les marches du temple. La tête légèrement penchée sur le côté, la perplexité se lisait tout de même dans ses yeux, résultat d’une curiosité maladive qui s’était emparé de lui depuis tout petit. « Qui êtes-vous » avait demandé l’étrange enfant, Kiku aurait tout à fait pût poser la même question. Mais dans ce temple de sérénité et d’improbable, les règles n’étaient pas les mêmes que dans la réalité.

Posant un index devant ses lèvres, le visage de Kiku se fendit d’un léger sourire, de ceux qui tenaient plus d’une tranquillité de mise que d’une joie éclatante.

- Ici, il ne sert à rien de répondre à ce genre de question, et donner son identité est quelque chose de dangereux.

Pour quelle raison cet invité inopiné était-il-là ? Pourquoi les gardiens de ce sanctuaire l’avait-il laissé passer ? Etait-ce un tour d’Amaterasu ou juste un hasard ? Ou encore autre chose ? Il ne pouvait que garder toutes ces interrogations pour lui.

- Tu t’es perdu ?

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MessageSujet: Re: [Japon, époque lointaine, puis 1590] Dieu existe pour que je puisse te haïr [PV Kiku]   Mer 16 Mar - 19:33

Cette nation semblait aussi étrange que les créatures qui traversaient ce paysage irréel. Peut-être était-il le maître de tout cela ? Oui, tout le monde se retournait finalement sur cet être qui semblait finalement le plus humain parmi eux. Pourtant, lui aussi faisait humain, il était même également une nation. Et pourtant, mise à part les deux curieux fantômes qui étaient venus à sa rencontre, aucune autre créature vivante ne lui avait porté un quelconque intérêt.
Feliciano ne savait pas si ces êtres étaient tous dotés de paroles, mais cela n'eut plus beaucoup d'importance lorsqu'il fut assuré que son interlocuteur était capable d'entamer une conversation.


"Dangereux ? Ve ? Je n'aurai, de toute façon, pas su quoi vous répondre."


Royaume de Lombardie, Marche de Vérone, Duché de Spolète... Le jeune Vargas n'avait finalement pas vraiment de nom, ou bien trop pour pouvoir se présenter correctement. Il était un amas de petits royaumes dont chaque roi se disputait son corps. Il était trop de choses, mais n'était rien à la fois... Alors ne pas lui demander son identité n'était finalement pas une si mauvaise chose.
Et puis qu'importe ce qu'il était et qui était cette personne. L'enfant nation souhaitait surtout savoir où il se trouvait et ce qu'il devait faire pour rentrer chez lui. Y avait-il au moins un moyen de revenir sur ses terres ?


"Hela... Je me suis surement perdu, oui. Je ne vois plus mes frères de loin, je ne vois plus mes rois se disputer, je ne vois même plus le fantôme de mon grand-père qui occupe habituellement mes songes... Ma fin est-elle déjà arrivée ? Cet endroit est-il le paradis ? Ou le purgatoire ? Peut-être l'enfer ? Êtes-vous Dieu ou Lucifer l'ange déchu ?"


Trop de questions sans réponse, l’étranger au physique si étrange, à la peau de nacre et aux yeux si noirs, comprenait-il seulement tout ce qu’il disait ? Il n’avait pas vu une seule croix, pas une seule représentation du Christ ou de la vierge Marie. Etait-il dans un autre univers, dans un pays lointain ou s’était-il simplement trompé quant à l’existence de Dieu et de son fils ? La petite nation serra sa croix de bois entre ses mains, cherchant un courage qu’il n’était jamais parvenu à trouver.


"Je ne sais pas qui sont ces personnes, ces choses qui se baladent, je ne connais pas cet endroit, je veux rentrer chez moi… Même si personne ne m’y attend."


Et voilà, la peur de l’inconnu venait de faire son œuvre, l’enfant aux cheveux clairs venu d’un pays bien trop lointain commença à pleurer à chaudes larmes. Rien ne semblait pouvoir l’arrêter et ses sanglots bruyants attirèrent enfin l’attention des créatures. Les tengus s’enfuirent, les kitsunes se bouchèrent les oreilles. Le calme qui régnait habituellement sur ces lieux n’était plus. Et ceux qui avaient pu rêver d’un silence moins lourd à entendre le bruit du vent dans les branches de cerisiers se voyaient maintenant à bien regretter leur souhait.


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MessageSujet: Re: [Japon, époque lointaine, puis 1590] Dieu existe pour que je puisse te haïr [PV Kiku]   Lun 5 Sep - 10:47

Qu’il était bruyant, ce petit étranger. Avec ses pleurs, il avait brisé la tranquillité sereine des lieux en quelques secondes. D’ailleurs, Kiku ne comprenait pas pourquoi il pleurait ainsi. A ses yeux, cet endroit était un des plus rassurants et chaleureux qu’il connaisse. Jamais encore il ne s’était retrouvé perdu loin de chez lui, dans un pays inconnu, avec des habitudes inconnues, une culture inconnue. Jamais encore il n’avait été seul au point d’avoir peur, et encore moins au point de laisser les larmes couler sur ses joues. Mais il fallait avouer qu’il n’était déjà pas très entouré, à l’exception de ses yokais et de Yao. Il ne devait pas être une très bonne référence.

- Tu as fait fuir beaucoup de mes amis.

Ce n’était pas un reproche. Juste un constat. Il ne regardait même pas la petite nation. Son regard balayait les alentours pour tenter de comprendre ce changement d’atmosphère soudain. Il détestait ça. Il voulait retrouver la quiétude de son rêve.

Et soudain, ce fut comme s’il se rappela qu’il n’était pas seul. L’asiatique baissa les yeux vers son invité surprise, penchant légèrement la tête sur le coté, les paupières légèrement écarquillées par le doute.

- Je ne comprend rien à ce que tu racontes. Le Purgatoire ? Le Paradis ? C’est quoi ? Un jeu ? Ici, c’est chez moi, c’est tout. Dieu, c’est qui ? – Il pointa un doigt à demi masqué par la manche de son kimono en direction du soleil couchant qui semblait éternel – Moi, j’ai juste ma maman, là-bas.

Il savait très bien au fond de lui que les nations ne pouvaient avoir de réels parents. Pourtant, à cette époque, il se plaisait à dire qu’Amaterasu la Louve était sa mère. Elle le protégeait de ses bras doux, et le réchauffait de ses rayons solaires lumineux. N’était-ce pas là le rôle d’une mère ?

- C’est plutôt toi qui est bizarre. Pourquoi tes cheveux sont-ils aussi clairs ? C’est un démon qui t’as volé leur couleur ? Et tes vêtements n’ont pas l’air très confortables. Et pourquoi ton chapelet a-t-il une forme si biscornue ?

Décidément, oui, il était bien étrange, cet intrus. Même en se remémorant de tout les contes et histoires que lui avait raconté Yao le soir, il ne se souvenait pas avoir déjà entendu quelques descriptions pouvant ressembler de prés ou de loin à ce qu’il avait devant les yeux. L’air insatisfait, les sourcils froncés, Kiku comprenait de moins en moins. Il savait qu’ici, c’était la normalité qui était anormale, mais il commençait à arriver à un point où il se posait des questions – plus que d’habitude, disons.

- Mais surtout, pourquoi pleure-tu ? Surtout si personne ne t’attends de là d’où tu viens. Dans ce cas, autant partir pour ne plus revenir.

Il se doutait que ce n’était pas spécialement la chose à dire face à un tout petit enfant en pleurs. Mais ici, il n’était pas vraiment utile de s’épandre en regrets, ni même en tentative de réconfort. Et le jeune asiatique aux cheveux de jais n’était de toute façon pas bien à l’aise pour ce genre de chose. Pourtant, face aux grands yeux clairs et tremblants, ce fut presque comme un sentiment de culpabilité qui l’envahit. D’un geste, il attrapa la balle qui avait roulée jusqu’à eux en silence et tendit sa main libre au petit garçon.

- Moi, j’ai quelqu’un qui m’attend. Celui qui m’a trouvé. Je ne peux pas le laisser tout seul, alors je ne vais pas pouvoir rester indéfiniment ici mais… En attendant, tu veux jouer avec moi ?
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MessageSujet: Re: [Japon, époque lointaine, puis 1590] Dieu existe pour que je puisse te haïr [PV Kiku]   Dim 18 Sep - 11:37

Laissant les traces de larmes sur ses joues rougies et son nez couler ; le petit garçon fit l’effort de se calmer, bien que secoué par quelques sanglots. Kiku était certainement un être étrange peut-être venu des cieux, mais il en restait magnifique à ses yeux. Une créature qu’il souhaitait d’ailleurs bien immortaliser dans une œuvre d’art. Une peinture ? Une sculpture ? Il y réfléchirait plus tard, à vrai dire, il n’avait pas trop la tête à ça.


"D… Désolé ! Ne me frappez pas pour ça ! "


Instinctivement en entendant ce constat qui sonnait comme l’arrivée d’une nouvelle punition, le petit Vargas plaça ses mains sur sa tête et se recroquevilla pour se protéger. Un enfant battu ? Oui on pouvait voir les choses ainsi, les nations qui lui étaient voisines n’étaient pas très tendre avec lui et profitaient de sa faiblesse pour lui mettre quelques coups de pieds aux fesses.
Le japonais reprenant la parole, Feliciano releva son regard ambre, écarquillé de surprise. Vraiment ? Il ne connaissait pas Dieu et ses règles ? Mais sur quelle planète avait-il donc atterri ?


"Mais enfin… Dieu est notre père à tous ! Si vous n’avez jamais fait pardonner vos péchés, votre âme ira en Enfer ! Vous ne connaissez donc pas la Bible ? Ve ? "


Si ce n’était effectivement pas le cas, l’enfant se verrait obligé de mener une mission divine, celle de lui faire connaître sa religion, et si cela ne lui plaisait toujours pas, l’obliger à s’y soumettre. La première chose à faire était possible à faire dès maintenant, la seconde demanderait que la petite nation revienne avec des renforts… Si cela devait être nécessaire bien entendu. Écoutant son histoire de soleil comme étant une figure maternelle, Feliciano secoua vivement la tête de droite à gauche.


"Toute autre croyance est fausse ! Dieu et son fils mort sur la croix sont les maîtres de notre destin après notre mort. Un monde de plaisir et de paix ou bien de souffrances éternelles… Nous devons nous rependre de nos actes devant le sacrifice du Christ torturé sur la croix. "


Tout en s’expliquant de sa voix fluette, il lui montra le chapelet comme symbolisant cette fameuse croix qui fut un instrument de torture de l’homme dit fils de Dieu. Même les nations devaient craindre la mort. Elle ne les frappait pas souvent de sa dangereuse faux, mais des occasions pouvaient se présenter. Et la grande faucheuse ne ratait jamais sa cible.
Par la suite des réflexions sur la couleur de ses cheveux et l’originalité de ses vêtements ; l’italien fit la moue tout en piétinant le sol de ses petits pieds.


"Et vous alors, pourquoi vos cheveux sont si foncés et vos vêtements si compliqués? Ve ! "


Il en aurait presque oublié qu’il était complètement perdu. Presque… et oui car le jeune japonais avait eu tôt fait de lui rappeler la situation. Mais au lieu de se contenter de pleurer à nouveau et casser les oreilles de son interlocuteur ; le petit vénitien s’expliqua le plus calmement du monde si la réponse était élémentaire et que de la part d’une autre nation, la question se révélait plutôt stupide.


"Hela… mais je suis une nation, je dois revenir auprès des miens, je dois les représenter. Je n’ai pas le droit de les abandonner. "


Contre leur immortalité présumée, les nations donnaient en échange leur liberté. Il ne pouvait pas fuir ce qu’il était et les actions de leur peuple les touchaient directement. Et inversement d’ailleurs.
Seule présence à l’apparence humaine, Feliciano ne pouvait décemment pas refuser la main qui lui était tendue. Sans compter que jouer avec une autre nation ne lui avait jamais été proposé, son grand-père ayant toujours pris soin de l’écarter des autres pour que ses talents puissent se développer au mieux.


"C… C’est vrai ? Vous voulez jouer avec moi ? Vous n'allez pas me frapper comme tous les autres ?"


Le petit italien en avait les larmes aux yeux tant l’émotion de joie était intense. Une telle gentillesse, il n’y avait eu que son grand-père pour lui procurer. Pour cela, le vénitien s’efforça à marquer à jamais le visage du japonais dans sa tête. S’il devait le revoir, un jour…


"Mais après il faudra que je trouve un moyen de partir d’ici, ve… Comment on joue avec votre ballon ? Je n’ai jamais joué avec ça… "

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MessageSujet: Re: [Japon, époque lointaine, puis 1590] Dieu existe pour que je puisse te haïr [PV Kiku]   Mar 3 Avr - 20:17

- Je n'aime pas ton Dieu. Enfer ? Pêchés ? Je ne comprend pas. Pourquoi croire en quelque chose comme ça ?

Qui pour louer une présence divine qui abandonnait ses croyants à une existence de souffrances et de repentir ?

- Moi je ne connais pas de "Dieu".

Pas de Dieu unique et tout puissant, du moins. La nation japonaise attrapa avec douceur la minuscule main de son invité, l'entrainant avec lui à l'intérieur du temple. Au centre même de l'immense construction de bois et d'or, il y avait un immense jardin sec, endroit prisé des mononokes farceurs. Il aimait jouer là-bas, et il comptait bien y emmener cette étrange compagnie qu'était l'enfant. Il marchait doucement, le guidant à travers couloirs et vérandas, regardant droit devant lui.

- Quand tu meurs, tu n'existes plus. C'est tout. Et ton âme se mêle aux esprits de la nature. Les humains souffrent déjà beaucoup, pourquoi devraient-ils se rajouter un autre poids sur les épaules en croyant en ton Dieu ?

Des interrogations, toujours des interrogations. Depuis le début, ils ne faisaient que répondre à des questions par d'autres questions. Enfants trop curieux, enfants trop ignorants du monde hors de leurs frontières respectives. S'ils avaient été des adultes, cette conversation aurait surement dégénérée de mal en pis depuis bien longtemps, et par bonheur, l'insouciance et l'innocence qui les recouvraient encore les protégeaient d'une telle tournure.

Dés qu'ils furent arrivés au jardin, Kiku lâcha la petite main, sautant sur les grosses pierres plates du petit chemin. Un bras tendu, il ne stoppa pas son mouvement et profita de son élan pour faire un demi-tour afin de faire face au gamin qui était toujours sur les planches surélevées du temple.

- De toute façon, tout ça c'est trop compliqué. Toi et moi, on est pas comme les humains. On grandira pas pareil. Et on ne mourra pas pareil. D'ailleurs, on va jamais mourir. On va juste disparaitre. C'est Yao qui me l'a dit.

Malgré le pessimiste discours qu'il tenait, et dont il ne comprenait lui-même pas toutes les conséquences ni tout les tenants et aboutissements qu'il pouvait suggérer du fait de son jeune age, son visage était serein, sa voix calme, et son esprit restait pragmatique. Kiku savait qu'il grandirait. Et il savait que plus tard, il aurait d'autant plus de responsabilités et de travail. Mais pour le moment, il avait parfaitement conscience qu'il n'était encore qu'un enfant, et qu'en tant que tel, il devait profiter un maximum de l'insouciance en s'amusant autant qu'il le pouvait. Et c'était également valable pour le petit étranger. Ne voulant pas perdre ce dernier dans d'autres larmes de tristesse, Japon se dépêcha bien vite de changer de sujet et de détourner son attention en lui lançant sa balle. Les hérons dessinés dessus semblèrent alors prendre leur envol.

- Tu n'as jamais joué à ça ? C'est tout simple : Je te l'envoi, tu la rattrapes, et tu me la renvois. Et le premier qui la laisse tomber a un gage ! Il devra aller tirer le gros nez des tengus !

Pour la première fois, la nation au chrysanthème esquissa un sourire. Un sourire sincère, rassurant, et de plus en plus large au fur et à mesure qu'il pensait à la tête de ces pinces-sans-rire de tengus après qu'on leur ai tiré le nez par surprise. Et au fur et à mesure qu'il réalisa la chance qu'il avait d'avoir enfin un autre enfant avec qui jouer. Il avait d'ailleurs consciemment esquivé la remarque du plus jeune à propos de son "retour auprès des siens". Au fond, Kiku se disait que ça n'aurait pas été si mal qu'il puisse rester ici, avec lui.

- Si on avait été plus nombreux, je t'aurais apprit à jouer à Kagome Kagome.

Ce dont il n'avait pas conscience, c'est qu'il était surement heureux que Kiku ne puise pas lui apprendre ce jeu. La comptine qui l'accompagnait aurait eu de forte chance de traumatiser son vis-à-vis.
Quoiqu'il en fut, il se rappela ne pas avoir donner son nom par méfiance, tout à l'heure. A présent, il se ravisa. Il avait la certitude que l'enfant n'était pas un quelconque être maléfique, et il voulait aussi savoir qui il était.

- Au fait, je m'appelle...-

Puis tout devint noir.
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MessageSujet: Re: [Japon, époque lointaine, puis 1590] Dieu existe pour que je puisse te haïr [PV Kiku]   Lun 16 Avr - 13:54

Mais par tous les saints, sur quelle planète avait-il donc atterri ? Qui donc sur cette terre ne connaissait pas les bonnes paroles du Christ ? Feliciano était trop jeune, trop jeune pour savoir que le reste du monde ne s’arrêtait pas au vieux continent. Il avait encore tout à apprendre, devenir une véritable nation. Éducation, force, conquêtes, politique, économie, religion… Sa longue vie n’aura rien de facile et l’enfant ne semblait pas encore en avoir conscience.


"Parce que… ce sont les adultes qui le disent. Les adultes ont toujours raison, Dieu juge toute notre vie, même la tienne, ve."


Visiblement, ce garçon aux cheveux si sombre ne semblait pas avoir discuté avec les mêmes adultes que lui. On lui avait d’ailleurs déjà donné un terme pour parler de ces gens qui niaient l’existence de Dieu : des païens. Bien heureusement, il n’en savait pas plus et ignorait la haine des croyants. Le vénitien trouvait cet être très étrange, mais ne souhaitait pas vraiment le faire changer d’avis. On ne pouvait pas obliger quelqu’un à croire à quelque chose qu’il ne connaissait même pas hein ? Dommage qu’en grandissant, on pouvait devenir des adultes trop stupides pour comprendre ça.

Sa petite main dans la sienne, son interlocuteur le mena jusqu’à un immense jardin qui ne parvenait pas à avoir cette définition aux yeux de l’italien. Des jardins comme celui-là, jamais il n’avait pu voir, ni même l’imaginer. Mêler à cela les créatures étranges autour d’eux et les paroles de l’asiatique sur la vie après la mort, le jeune Vargas commençait vraiment à penser qu’il n’était pas dans le monde qui faisait sa réalité.


"C’est faux, même nous, on peut mourir ! Disparaître… c’est quoi d’ailleurs la différence entre disparaître et mourir ?! Il n’y en a pas, je n’ai jamais revu mon grand-père pour qu’il puisse me prendre dans ses bras. Si disparaître signifie qu’il peut revenir, pourquoi il ne le fait pas ? C’est pareil, c’est pareil…"


Feliciano serra ses petits points, criant une vérité qui cette fois n’avait pas besoin de croyance. Il l’avait vu, il avait vécu cet instant où l’on savait qu’un être cher ne serait plus présent à ses côtés. Et malheureusement, surtout à son âge, on ne supportait pas les séparations.
Grandir, il ne l’avait jamais imaginé. Le petit italien imaginait que les choses allaient rester éternellement ainsi pour lui, restant enfants et voir son entourage disparaître sans avoir pu grandir. Une idée étrange certes, mais lorsqu’il voyait les humains vieillir si rapidement, il s’était à ce moment imaginé pour toujours enfermé dans un corps d’enfant.

Commençant à sombrer dans des pensées bien trop tristes pour un enfant, le jeune garçon qui l’accompagnait lui lança une balle aux dessins étranges mais néanmoins assez jolis. Un jeu simple en soi mais qui semblait assez amusant pour lui faire retrouver le sourire. Ne voulant pas s’approcher de ces créatures si effrayantes qu’étaient les tengus à ses yeux, Feliciano se concentra sur le jeu, oubliant le fait qu’il ne savait toujours pas comment rentrer chez lui. L’italien tendit les mains pour la rattraper à nouveau.


***

~1590~


Feliciano se réveilla en sursaut dans la cabine de l’un de ses bateaux vénitiens. Le capitaine en chef était venu ouvrir sa porte sans toquer et sans délicatesse, comme tout bon marin bien bourru, pour lui dire qu’ils venaient enfin d’arriver sur les terres du Japon. En 1582, des Daimyos catholiques romains japonais avaient envoyé l'ambassade Tensho au pape Grégoire XIII. Pour leur retour au pays, le représentant du Vatican reconnaissant voulait les suivre sur le chemin du retour et voir de ses propres yeux la propagation de la religion catholique sur ces terres. Malheureusement il eut beaucoup trop de choses à gérer et Feliciano se proposa d’y aller à sa place. Étant le pays le plus proche du Vatican ainsi que le pays de naissance du pape, le jeune Vargas était tout désigné pour faire cette route sans qu’il ne puisse craindre une trahison quelconque.

Laissant donc sa robe de soubrette au pays et le soin de s’occuper de ses terres à son maître autrichien, le vénitien avait revêtu sa soutane blanche, sa croix d’or et son étole rouge finement décorée. Bien-sûr, l’enfant qui ne devait avoir que dix ou onze ans d’apparence avait prit bien soin de ne pas prévenir le Saint Empire Romain Germanique de son départ au risque de se retrouver avec un garde du corps assez encombrant. En tant que nation, chacun devait aller à ses propres affaires sans que les sentiments ne puissent intervenir. Aussi pour éviter de faire face à son ami insistant, il avait été plus aisé de partir discrètement.

Ainsi donc le bateau arriva à quai, posant la grande planche de bois qui permit au jeune garçon de sortir alors que d’autres cargaisons le suivirent. L’ambassade Tensho furent parmi les premiers à fouler du pied leur terre natale si longtemps abandonnée de leur présence. Sans vraiment de politesse, Feliciano tira la manche de Mansho Itō pour avoir son attention.


"Vous pouvez m’emmener voir le représentant de votre pays, per favore ? Ve ?"

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[Japon, époque lointaine, puis 1590] Dieu existe pour que je puisse te haïr [PV Kiku]

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