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 Le Début de la fin | 1930 - Angleterre

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MessageSujet: Le Début de la fin | 1930 - Angleterre   Dim 1 Mai - 23:17


Angleterre & Seychelles
L'indépendance n'est pas un état de choses. C'est un devoir. (Vaclav Havel)


1930 – Angleterre

Seychelles attendait patiemment dans l'une des nombreuses pièces de la maison d'Angleterre. Cette fois-ci, elle avait choisi l'une des bibliothèques. Elle était immense, rien à voir avec l'unique petite bibliothèque qui se trouvait chez elle. La culture anglaise l'avait toujours fasciné. De tout façon, en y repensant, un rien la fascinait. Tout était merveilleux. Sauf une chose. La guerre qui venait de ravager l'Europe, tout en emportant quelques milliers de sa population avec elle. Seychelles se laissa tomber dans un fauteuil et posa ses pieds sur la petite table qui lui faisait face. Si Arthur avait été là, il lui aurait surement dit de dégager ses pieds avant qu'il ne se fâche. En jeune fille sage, elle le fit. De toute façon, elle allait lui causer d'autres soucis sur des points bien plus importants que des pieds sur une table.

Son regard se posa sur le canapé en face d'elle, de la même couleur que le fauteuil qui l'accueillait déjà. Elle se leva vivement pour le rejoindre et s'allongea, essayant d'attendre patiemment. Mais, Seychelles était comme une enfant qui devait attendre que ses parents viennent la chercher à la sortie de l'école. Alors, elle se comporta comme tel, agissant de manière étrange pour quelqu'un d'extérieur. Elle commença à rouler sur le canapé, tête en bas, puis elle essaya de toucher la table du bout de ses doigts. Elle se ramassa lamentablement, mais comme il n'y avait personne, personne ne se serait douté qu'elle était tombée. Mais qu'est-ce que pouvait bien faire Arthur ? On ne lui avait jamais dit que c'était impoli de faire attendre des invités de la sorte ? Bon, elle, c'était différent, mais ce n'est pas une raison après tout.

Assise par terre, elle était à la hauteur de la table basse. Elle s'affala dessus, joue contre le bois. Elle resta dans cette position pendant un court laps de temps avant de s'ennuyer de nouveau. Elle releva vivement la tête : Elle voulait manger de la mangue ! Voilà la première chose qu'elle dirait à celui qui l'avait colonisé depuis 1814. Elle avait faim et elle n'avait pas mangé depuis qu'elle était ici. Elle s'appuya contre le canapé derrière elle et soupira. Elle n'aimait pas être ici. Tout était bien trop grand et froid. Elle était tout le contraire : petite et chaleureuse. Bon elle ne se vantait pas pour ne pas dire jamais du premier point, mais ce qui était sur et si elle avait du choisir, elle serait restée avec France. Lui au moins, il lui aurait laissé plus de liberté. Dans sa naïveté enfantine, elle songea aussi qu'il ne l'aurait jamais mêlé à cette guerre. Il ne l'aurait pas fait souffrir. Mélancolie ou simple souvenir du passé lui firent murmurer quelques mots dans une langue parlé que chez elle.

« Tout biten sé pou on tan »

Un jour, elle serait libre, elle le savait. Tout comme ces colonies qui avaient réussi à échapper à l'emprise des Grands. Elle savait très bien qu'elle devrait se battre pour obtenir ce droit. Mais il y avait surement un autre moyen, non ? Cela aurait été tellement plus beau si c'était le cas. Mais connaissant le caractère mauvais joueur et mauvais perdant d'Arthur, Liliha doutait de sa réaction quand elle lui annoncerait haut et fort qu'elle voulait son indépendance. Car oui, elle ne lui avait jamais réclamé jusqu'à maintenant. Elle s'était laissée menée, mais elle voulait dire stop. Il l'avait demandé pour une raison quelconque et elle comptait bien lui annoncer la nouvelle aujourd'hui. Elle était peut-être une gamine, mais il n'y avait pas de raison pour qu'elle ne soit pas libre. Un enfant emprisonné dans une cage dorée n'est pour ainsi dire pas un enfant.

Elle se releva et commença à marcher dans toute la pièce. Elle y fit plusieurs fois le tour avant de retourner vers le canapé et de s'y allonger. Elle fixa le plafond et attendait en vain d'entendre des pas derrière la porte. S'il y avait bien une chose qu'elle n'aimait pas, c'était bien la solitude, surtout en ces temps-ci. Même la présence d'Angleterre lui conviendrait. Elle n'aimait pas être seule, comme les enfants, elle voulait toujours que quelqu'un soit à ses côtés. Cela pourrait fortement pesé en faveur d'Arthur quand elle lui parlera de son indépendance. Donner sa liberté à une gamine qui a toujours eu besoin du soutien des autres et d'un pilier. C'était comme la jeter dans un lac rempli de requins.

Finalement son attente fut récompensée. Elle n'avait même pas entendu les bruits des pas sur le sol, mais juste la porte de la bibliothèque qui s'ouvrit. Elle se releva vivement, ne prenant même pas garde de vérifier l'identité de la personne qui était entrée, et se précipita vers elle. Par chance, c'était Arthur. Elle lui sauta au cou, chassant sa solitude à grands coup de pied. Arthur était peut-être la dernière personne au monde qu'elle voulait voir, mais ce dernier venait de la sauver de sa solitude forcée. Elle se serra contre lui, calant sa tête sous son menton et resta ainsi pendant quelques minutes avant de se souvenir qu'elle devait être fâchée contre lui normalement. Elle s'écarta et gambada dans la pièce, s'éloignant vivement de lui, avant de se retourner et de pointer son index dans sa direction.

« J'ai faim et je veux manger de la mangue »

Une moue boudeuse apparut sur le visage hâlé de Seychelles. Pas de bonjour. Non, le câlin gratuit qu'elle lui avait donné suffisait bien, non ? Elle attendit de nouveau, toujours un doigt pointé vers Angleterre. Un geste anodin mais qui paraissait accusateur. Problème, il ne paraissait pas, il l'était.

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Arthur K. / Angleterre

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Le Début de la fin | Seychelles | 1930



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MessageSujet: Re: Le Début de la fin | 1930 - Angleterre   Lun 2 Mai - 5:31


It's raining cats and dogs ...

...

Ssh .. Music.

Au début, Arthur sentit une fine goutte d'eau sur son front, un contact presque imperceptible. Oh non ! Il n'allait pas pleuvoir maintenant ! Déjà que la journée n'avait pas été d'une grande réussite pour lui ! L'Anglais se mit à avancer plus vite, marchant à grands pas pour rentrer chez lui. Les gouttes se firent plus grosses et s'éclataient mollement au sol, traçant sur la route de grands ronds foncés. Vite. Evidement, le jeune homme n'avait pas penser à prendre quelque chose pour se protéger, il courut donc en rasant les murs pour se protéger un maximum de cette pluie qu'il pouvait encore éviter. Coup de tonnerre, bruit sourd venant des profondeurs de ce néant de ciel... Comme si celui-ci était un signal de départ, la pluie se fit drue, fine et abondante. Le déluge. Arthur tourna en toute hâte dans une rue. Il sentait l'eau qui commençait à traverser ses vêtements et qui dégoulinait de ses cheveux. Il allait être trempé. Il courut encore un moment avant de manquer de tomber. Alors, une colère contre lui-même le pris, il s'en voulait de cette peur de l'eau puisque de toute façon, il était déjà mouillé. Le britannique secoua sa chevelure blonde pour empêcher l'eau qui en tombait de l'aveugler et marcha comme à son habitude, la tête baissée, rentrée dans ses épaules. Il ne réfléchissait pas, ses pensées vagabondaient partout et il laissait ses jambes l'entraîner presque automatiquement vers les chemins qu'il connaissait si bien à force de les emprunter. Son allure s'accéléra à la pensée de son foyer qu'il affectionnait tant, malgré qu'il y soit peu présent. Ici, il se sentait vraiment chez lui. Logique. Mais il voyageait tellement que chaque instant passé en Angleterre était devenu précieux.

Arthur tourna une nouvelle fois, marchant à chaque seconde plus vite pour rejoindre sa maison. Il serait seul, enfin et profiterait de ce moment pour boire une tasse de thé, son délicieux thé qu'il aimait tellement... Dans ses moments de solitude, il oubliait qu'il n'était pas seulement Arthur Kirkland, qu'il était une Nation aussi... Un Royaume à représenter. Ce n'était pas si simple, il faut tout gérer, tout comprendre, tout contrôler. Mais hors de question de perdre ! Ce n'était pas dans la nature de l'Anglais d'abandonner comme ça. Il était trop fier et orgueilleux pour cela. Enfin, le jeune homme arriva devant sa demeure. Soupirant presque de soulagement, il poussa violemment le portail d'entrée qui se referma à grand bruit et courut jusqu'au perron. Ah, c'était bon tout de même d'être à l'abri de la pluie ... L'Anglais retira ses bottes qu'il laissa à l'entrée et pénétra chez lui. La différence de température entre l'intérieur et l'extérieur était remarquable, aussi Arthur se hâta de fermer la porte. Quand il s'engagea enfin dans les couloirs, le propriétaire des lieux ne sentit pas la présence inconnue et ne se doutait pas une seconde de ce qui allait lui arriver.

D'abord, se sécher. S'il ne voulait pas attraper la mort, le blond devait impérativement se changer. Arthur n'était pas faible, mais il préférait encore ne pas avoir affaire aux médecins. Frissonnant soudainement, il s'enferma dans ses appartements. Tout en se changeant, il songeait aux évènements de la journée. Cette fichue crise et se fichu krach boursier avaient occupé le représentant de l'Angleterre toute la journée. Il en avait marre et maintenant, il voulait se RE-PO-SER. Aussitôt une chemise neuve et un autre pantalon enfilés, Arthur partit à grandes enjambées vers la bibliothèque. Cette dernière était sa pièce préférée dans la maison. Un lieu de culture et de repos. Tout ce qu'il lui fallait pour le moment. Sans hésitation, il posa une main sur la poignée et entra dans la pièce.

Une vague de couleurs chaudes, quelqu'un sautait sur lui. Une étreinte et là, seulement là, il l'avait reconnu. Ce teint mât, ces longs cheveux sombre... Cela ne pouvait qu'être Liliha. Ah, les Seychelles... Que faisait-elle ici ? Il ne lui avait donné rendez-vous que pour dans une semaine ! Calée contre lui, les bras autour de son cou, elle restait là, un moment. Par réflexe, Arthur avait posé les mains sur son dos, surpris de s'être fait ainsi... Attaqué. Il n'avait pas l'habitude de cette proximité, surtout avec une jeune fille, mais il ne dit rien, trop stupéfait, de toute façon, pour qu'un seul mot ne sorte de ses lèvres. Puis l'étreinte se desserra et elle s'éloigna de lui, comme si elle voulait être le plus loin possible de l'Anglais. Etrange. Décidément, il ne comprendra jamais ça façon d'agir avec lui ... Et hop, soudainement, la revoilà vive et sûre d'elle, elle se retourna pointa Arthur du doigt.

« J'ai faim et je veux manger de la mangue »

Angleterre eût d'abord envie de rire de ce comportement si versatile. Décidément, il ne s'habituerait jamais. Du coup, la Nation réprima son éclat de rire dans un simple étirement de lèvres à peine contrôlé. Il ne fallait pas que Liliha pense qu'il se moquait d'elle ... Pour camoufler ce sourire, il s'avança vers elle et saisit son poignet, taquin

« Bonjour, Seychelles. Ne vous a-t-on jamais apprit que pointer du doigt était malpoli ? »

Il la lâcha ensuite. Il n'avait pas répondu à sa demande de... mangue. Ce n'est pas comme si Arthur en avait plein les armoires ! Là, tout de suite, il n'avait rien à lui proposer. Ou alors des scones ... (8D) L'Anglais affichait une mine sereine, mais au fond de lui, il savait que si la jeune femme était là, c'était qu'il y avait une raison. Le moment était mal choisis, Arthur était sur les nerfs, avec la Crise qui s'annonçait... Il s'avança vers l'un des fauteuils et s'asseya dessus, invitant d'un geste de main les Seychelles à s'asseoir en face de lui.

« Excusez-moi de ne pas être plus présentable pour cette visite... Je ne m'y attendais pas. Que me vaut l'honneur de vous voir ici... Si tôt ? »

Malgré le fait que les Seychelles soient sous le contrôle de la Couronne depuis longtemps, Arthur gardait une distance et une courtoisie propre aux politiques avec Liliha. Non pas qu'il ne l'appréciait pas, non, mais depuis qu'il avait envoyé les Seychellois à combattre auprès de l'Armée Britannique, il se méfiait quelque peu de la jeune fille car beaucoup d'hommes ne revenaient jamais dans leur pays.

« Puis-je vous proposer un thé ? »

La pluie battait contre les fenêtres, formant une multitude de chemins en goutte d'eau. La pluie était très forte, maintenant


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MessageSujet: Re: Le Début de la fin | 1930 - Angleterre   Mer 4 Mai - 11:49

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    Seychelles entendait la pluie qui tombait. Le bruit que cela formait sur les carreaux impressionnait un peu la jeune femme, il ne pleuvait que très rarement chez elle et quand il pleuvait, cela n'arrivait que généralement pendant la nuit. Malgré ça, elle gardait toute sa vivacité, pointant toujours Angleterre du doigt à attendre qu'il réagisse et surtout qu'il lui donne une mangue. Elle mourait de faim. Si jamais il lui proposait de la jelly, elle lui enverrait en pleine tête. Elle essaya de deviner comment il allait réagir face à son assaut, son occupation chez lui et ses dires. Elle le vit sourire, se retenant même de rire. Ah ça, elle n'aimait pas. Elle se demandait aussi ce qui pouvait bien le faire rire. Elle s'étonna de l'attitude de l'anglais. Il y a quelques minutes quand elle s'était collée contre lui et il lui avait même rendu son étreinte. Bon, soyons franc, avec moins d'énergie qu'elle, mais après tout, Arthur restait Arthur. Elle le vit s'approcher d'elle, toujours en souriant et lui attrapa doucement le poignet qu'elle tendait droit devant elle.

    « Bonjour, Seychelles. Ne vous a-t-on jamais apprit que pointer du doigt était malpoli ? »

    Son ton était joueur et tout cela semblait l'amuser. La jeune seychelloise fit la moue. Alors qu'il la lâchait, elle baissa sa main et le suivit du regard. Elle avait en face d'elle la nation qui l'avait colonisé. Celle qui l'avait entravé. Liliha agissait toujours comme une enfant avec lui, comme avec France d'ailleurs. Angleterre, lui, était distant et serein. Le vouvoiement la choquait un peu. Après tout, elle était plus jeune que lui et en plus c'était lui qui la contrôlait après tout. Pour le moment, il n'y avait rien qui pouvait inquiéter Arthur la concernant, elle ne s'était encore jamais révolté et n'avais jamais voulu prendre son indépendance comme Alfred. Bien sûr cela ne lui avait pas vraiment plus quand elle a été mise sous le contrôle de la Couronne, elle n'avait rien dit pourtant. Mais la révolte grondait et cela de plus en plus fort depuis quelques temps, surtout après la première guerre mondiale. Elle ne supportait plus la colonisation.

    Elle retourna à la situation actuelle et vit qu'Angleterre s'était assis sur le fauteuil où elle avait été au début et qu'il l'invitait d'un geste presque las de s'asseoir également. Elle s'y dirigea en sautillant, faisant voler ses cheveux attachés par ses éternels rubans rouges. Elle s’affaissa dans le canapé en face de lui et par réflexe installa ses pieds sur la petite table basse de toute à l'heure., avant de les enlever aussi vite qu'elle les avait mis. Elle se balança légèrement de droite à gauche, baissant un peu la tête et hésitant finalement à lui réclamer ce qu'elle voulait.

    « Excusez-moi de ne pas être plus présentable pour cette visite... Je ne m'y attendais pas. Que me vaut l'honneur de vous voir ici... Si tôt ? »

    Elle releva vivement la tête et l'observa un peu mieux. C'est vrai qu'elle lui avait sauté dessus à peine arrivé comme l'aurait fait une enfant avec sa mère ou son père. Elle n'avait même pas fait attention à sa tenue. Il avait les cheveux mouillés, son regard dériva sur la fenêtre derrière Angleterre. Il pleuvait à verse. Si jamais il y a de l'orage, tout était déjà prévu dans sa tête, elle se cacherai sous le canapé. Elle avait toujours détesté l'orage et en avait peur. Elle pria mentalement tout en gigotant un peu plus sur la canapé. Son attention retourna sur Arthur. Un jean et une chemise. La simplicité même. Elle-même était habillée d'un short et d'un débardeur aux couleurs chaudes. Elle battit des pieds du haut de son perchoir et croisa le regard de l'anglais. Elle repensa à ce qu'il avait dit. « Si tôt », ça voulait dire qu'elle était en avance. Elle avait oublié.

    « Je suis désolée, j'avais oublié la date exacte. Mais maintenant que je suis là, tu peux me dire ce que tu voulais, non ? »

    Elle avait levé vivement levé la main en prononçant sa dernière phrase, par réflexe. Elle bougeait beaucoup, n'aimant pas rester sur place éternellement. C'était aussi pour ça qu'elle n'écoutait pas souvent lors des réunions internationales. Elle ne faisait que gigoter sur son siège et se faisait constamment reprendre. Elle n'avait pas rajouté qu'elle voulait elle aussi lui dire quelque chose, mais il devait surement s'en doutait.

    « Puis-je vous proposer un thé ? »

    Liliha fit la moue, elle n'aimait pas ce vouvoiement distant. Elle le tutoyait et c'était bien plus simple. Normalement cela devrait être le contraire. Elle regarda un peu partout, bien qu'elle avait déjà plusieurs fois fait le tour de la pièce, trouvant toujours une nouvelle chose à observer. Seychelles était comme ça : hyperactive et un très grand mal à se concentrer sur quelque chose pendant longtemps. Souvent, il ne fallait que quelques minutes avant qu'elle ne décroche d'une conversation, surtout si elle était ennuyeuse. Elle tourna soudainement la tête vers l'anglais.

    « Arrête de me vouvoyer, je suis plus jeune que toi et puis moi je le fais pas. Je veux bien du thé. Tu as quelque chose à manger ? J'ai faim, je n'ai pas mangé depuis que je suis arrivée ici. Il fait froid en plus »

    Liliha avait le don pour passer du coq à l'âne. Elle commença à faire des cercles sur le canapé avec son index, observant le tissus bouger au passage de son doigt. Puis, elle alla vers la droite afin de s'accouder, avant de repartir vers la gauche. Crise de nerf assurée pour une personne qui aimait le calme. Elle releva la tête vers Arthur, d'un côté une partie d'elle voulait se lever et lui dire ce qu'elle voulait, l'autre était bien trop intimidée. Elle savait à quel point l'indépendance d'Alfred l'avait bouleversé, qu'est-ce que cela allait être quand elle allait lui dire qu'elle voulait faire de même. Il ne se doutait surement pas que l'enfant qu'elle était voulait sortir du contrôle de la Couronne. Espérons qu'il ne fasse pas de crise cardiaque, Seychelles ne savait pas faire ces drôles de massage de réanimation. La seule chose qu'elle serait en mesure de faire, c'est d'utiliser l'eau du thé pour essayer de le faire revenir à lui. Pas sur qu'il apprécie.
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MessageSujet: Re: Le Début de la fin | 1930 - Angleterre   Jeu 5 Mai - 13:49


More words than one, Go to a bargain
On ne se lie pas au premier mot.
.

Music ~ merci Lulu ♥


Étrangement, Liliha était en parfaite opposition avec le décors. Le contraste entre la jeune fille et lui, sa maison, le temps était grand. D'un côté, il avait cette jeune fille... Elle était jeune et semblait pouvoir à elle seule remplacer le soleil par cet joie et cet éclat de vie. Le teint mât de la Seychelloise jurait avec l'allure fantomatique de l'Anglais.Ces gestes vifs, cette façon de ne pas pouvoir être concentrée plus de cinq minutes énervaient Arthur qui aimait son calme et son silence, surtout dans la bibliothèque. Le jeune homme avait du mal avec cette familiarité que Seychelles entretenait avec lui, il lui avait plusieurs fois fait la remarque mais impossible de faire changer cette jeune fille. L'anglais préférait la distance calculée et voulue à ce rapprochement. De l'autre côté, il y avait Arthur et toute sa froideur. Ces cheveux clairs, ces yeux vert profond, ce visage qui souriait tellement peu... Il y avait cette maison, si grande, si droite, si froide... La pluie continuait de tomber et elle ne paraissait pas se calmer. Cela aurait pu rendre l'ambiance presque lugubre, si Liliha n'était pas là. Mais cette dernière amenait dans le triste logis une certaine vivacité, une folle animation qui n'était pas dans les habitudes de l'hôte.

Assis sur son fauteuil, Arthur regardait la Nation hyperactive cherchait quelque chose sur quoi poser son regard. Elle n'était jamais concentrée. Jamais. Ah, Liliha voulait savoir pourquoi il l'avait ainsi convoqué ? C'était simple, depuis la Guerre, l'Anglais n'avait pas vraiment prit de nouvelles des Seychelles. Avec cette crise qui ravageait l'économie quasi tous les pays, il était bon de se renseigner. Il ne fallait pas que les Seychelles ne souffrent plus avec cette Crise, elles avaient déjà perdu trop d'homme lors de la Première Guerre Mondiale. Mais tout cela, Arthur ne le dirait pas à la jeune femme. Le britannique avait du mal à croire que Liliha avait "oublié" la date de leur rendez-vous qui était prévu une semaine plus tard. Elle ne voulait pas parler ? Et bien il irait droit au but. Il n'était vraiment pas patient, non et il était certain que son invitée le savait. Oh, mais qu'elle arrête de bouger ! Cela rendait Arthur nerveux, même s'il ne le montrait pas, continuant d'afficher cette mine neutre qui rendait ses sentiments presque indéchiffrables. Du moins, c'est ce qu'il espérait. Soudain, elle reporta son attention sur son hôte.

« Arrête de me vouvoyer, je suis plus jeune que toi et puis moi je le fais pas. Je veux bien du thé. Tu as quelque chose à manger ? J'ai faim, je n'ai pas mangé depuis que je suis arrivée ici. Il fait froid en plus »

Pour une fois, Arthur se retenu de sourire. Décidément Seychelles était tout aussi impatiente que lui, et plutôt délurée. Tellement de paroles en si peu de temps... Arthur hocha la tête, ignorant sa remarque sur le vouvoiement. Bien sûr, elle n'avait pas tord, depuis près de cent seize ans que les deux Nations se connaissaient... Mais hors de question d'entrer dans le jeu de Liliha et surtout, de lui obéir. Et pourquoi devrait-il la tutoyer ? Elle était sous sa tutelle, sous ses ordres. Ce n'était pas son amie. L'Anglais acquiessa et se leva de son siège pour servir du mieux qu'il pouvait son invitée, malgré le fait qu'il soit prit de cours. Il se leva et regarda Seychelles. De haut, il toisait un peu la Seychelloise. A présent, elle bougeait dans tous les sens, mettant les nerfs d'Arthur à rude épreuve. Il fallait qu'il fasse quelque chose.

« Et bien je vais vous préparer le thé... Si vous voulez quelque chose à manger... Je me ferais le plaisir de vous l'offrir... »

Simple politesse, Arthur n'aura jamais le plaisir de servir quelqu'un d'autre que lui même. Il continua de fixer Seychelles, en attente d'une réponse. Étrangement, l'anglais était légèrement inquiet. Il lui paraissait que sa jeune compagne avait quelque chose à lui dire. Pourquoi le faisait-elle attendre ? C'était cruel de sa part, Arthur étant d'un naturel impatient. Mais contrairement à Seychelles, il ne le montrait pas. Du moins, pas pour l'instant.

Le ciel se mit à gronder doucement. L'orage était encore loin. Tant mieux, Arthur n'aimait pas particulièrement les temps de pluie, c'était... Comme un mauvais présage. Non pas que cela effrayait le britannique ni ne le rendait nerveux, non. Il n'aimait simplement pas. Ça lui rappelait des souvenirs qu'il aurait préféré enterrer au plus profond de lui. Quelques secondes plus tard, un éclair zébra le ciel, illuminant l'intérieur de la pièce si soudainement que ce flash resta imprimé longtemps et la vision d'Arthur en restait légèrement brouillée. Il ne voyait, pendant quelques secondes, que des tâches de couleur.

« Que voulez-vous... »

Dans la tête d'Arthur, il demandait quel était l'objet de sa visite. Peut-être Liliha ne le comprendrait pas comme ça.. Tant pis... Debout face au fauteuil sur lequel la jeune fille s'était assise, il passa une main dans ses cheveux encore trempés et fit tomber des gouttelettes sur le sol. Saleté de pluie. Par ce geste, un frisson le prit. C'est vrai qu'il faisait froid ici...

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Dernière édition par Arthur K. / Angleterre le Mar 17 Mai - 17:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Début de la fin | 1930 - Angleterre   Dim 8 Mai - 2:29


Peu de gens sont faits pour l'indépendance, c'est le privilège des puissants. (Friedrich Nietzsche)

    Alors qu'elle tournait la tête de droite à gauche, comme à son habitude, observant chaque recoins de la bibliothèque, elle aperçut du mouvement du côté de l'Anglais. Elle reporta son attention sur lui, il allait surement répondre à sa demande de thé et de nourriture. Elle battit vivement des pieds, impatiente et l'observa alors qu'il s'était levé. Elle du pencher la tête pour en arrière pour continuer à la regarder. Son regard était froid et distant. Si Seychelles ne connaissait pas aussi bien le caractère d'Angleterre, elle dirait qu'il était méprisant dans son attitude. Elle ne comprenait pas pourquoi il était aussi froid avec elle. Elle était la plus gentille possible, malgré qu'elle ne l'aime pas beaucoup, et lui ne l'était jamais.

    « Et bien je vous préparer le thé... Si vous voulez quelque chose à manger... Je me ferais le plaisir de vous l'offrir... »

    Il continuait de la fixer, comme s'il attendait autre chose. La raison de sa présence si tôt peut-être. Oui, Arthur n'avait surement pas gobé qu'elle s'était trompé de date. Mais ce qu'elle allait lui dire, la rendait un peu nerveuse, et pour ne rien arranger la nervosité joua sur l'hyperactivité et elle ne cessait de bouger de toutes les manières possible. Alors qu'elle réfléchissait à un moyen de lui dire, un éclair illumina le ciel et la bibliothèque. Elle sursauta en lâchant un cri effrayé et tomba du canapé. Horreur. Il y avait de l'orage, elle était bonne pour rester cachée sous le canapé, Arthur ne la réconforterait sans doute pas. Elle roula en dessous et se recroquevilla, prenant bien conscience que c'était un peu ridicule, mais elle s'en fichait. On la considérait comme une enfant et bien voilà, elle avait une attitude d'une enfant effrayée.

    « Que voulez-vous... »

    La phrase d'Angleterre semblait si lointaine. Elle était concentrée sur le parquet qui recouvrait le sol de la bibliothèque, comptant le nombre de planche et de clous. Sa respiration était redevenue normale, mais elle ne comptait pas sortir de sa cachette, ah ça non. Il ne manquerait plus qu'elle se fasse toucher par la foudre. Elle risqua un coup d’œil hors de son abri et tomba sur le regard de l'Anglais, perplexe. Sa question résonna toujours dans son esprit. Qu'est-ce qu'elle voulait ? Qu'est-ce qu'elle voulait ?! Mais c'était évident. Her freedom. Elle voulait être libre de faire ce qu'elle veut, de dire ce qu'elle veut, de parler avec qui elle veut, d'aller voir qui elle veut et quand elle veut. La vraie vie quoi. Elle en rêvait, mais ce privilège qu'était l'indépendance n'appartenait qu'aux plus Grands.

    Ses pensées se tournèrent de nouveau sur la façon dont elle voulait lui annoncer. D'un côté, elle avait envie de prendre des gants, de l'autre pas du tout et de lui balancer ça en pleine figure avant de partir en courant. Elle serra les poings, prenant son courage à deux mains. Aujourd'hui, elle allait réclamer son indépendance, sa liberté, son droit. Sauf que quand elle voulut parler, ce n'était qu'un murmure qui sortit de sa bouche. Elle n'y arriverait donc pas. C'est vrai que depuis qu'elle connaissait Arthur, il y avait toujours cette sensation de n'être rien quand il était là. Elle devait lui obéir et elle n'avait rien à dire. Oui, peut-être, mais si Alfred a réussi à obtenir son indépendance, alors pourquoi elle ne pourrait pas y arriver. Il fallait juste qu'elle lui demande, gentiment et poliment. Oui, elle allait le faire. Mais peut-être pas tout de suite finalement. Alors d'une voix peu assurée, elle réussit à articuler quelques mots.

    « Je veux bien manger ce que vous avez à me proposer. Tout me convient. »

    Le vouvoiement qu'elle avait utilisé l'a choqua. Elle n'avait presque jamais vouvoyer Arthur. Même au début. Pourquoi commençait-elle maintenant ? Par culpabilité de devoir lui dire qu'elle ne voulait plus être à lui ? Par peur ? Elle ne savait pas, mais elle essaya vite de se reprendre. Si elle montrait de la faiblesse maintenant, jamais il ne la prendrait au sérieux. Il se rira d'elle et retournera à ses occupations comme si de rien n'était et sa demande sera jetée aux archives. Elle voulait qu'il la prenne au sérieux et il allait le faire. Elle allait sortir de sous le canapé quand un grondement dans le ciel se fit entendre. C'en était trop pour la jeune fille qui se recroquevilla encore plus sous le canapé, retenant avec peine un gémissement de frayeur. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Il le fallait. Pour sa nation. Pour son peuple. Pour elle.

    « Je veux mon indépendance » lâcha-t-elle.

    Voilà. Elle l'avait dit. Bon, elle ne faisait pas très responsable, recroquevillée sous un canapé, dans la bibliothèque de son colonisateur, mais tant pis. Elle respirait un peu mieux, malgré l'orage qui grondait dehors. Elle se sentait tellement mieux de l'avoir dit, qu'elle ne put s'empêcher de le redire.

    « Je veux mon indépendance, aujourd'hui »

    Elle venait de rajouter un mot, mais si elle l'avait demain ou dans la semaine, cela lui allait aussi, mais elle ne voulait pas attendre dix ou vingt ans avant de l'obtenir. Elle ne savait pas si elle pourrait le supporter encore longtemps. De là où elle était, elle pouvait voir Angleterre. Il ne pouvait pas comprendre ce qu'elle ressentait. Il ne savait pas ce que c'était d'avoir été libre et par la suite d'être rattaché à quelqu'un. Non, il ne pouvait. Espérons qu'il ait juste un peu de pitié et qu'il lui donne cette foutu indépendance.


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Arthur K. / Angleterre

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MessageSujet: Re: Le Début de la fin | 1930 - Angleterre   Ven 20 Mai - 22:36


Please, don't leave me...
Music ~

Arthur serrait les dents, assez énervé. Au coup de tonerre, Liliha s'était cachée sous le canapé de l'Anglais. Impatient, ce dernier réprima l'envie de lui rappeller une bonne conduite et de lui expliquer que ce comportement était immature et idiot. Il fallait être calme avec les Seychelles car le blond avait envie de savoir ce qui ramenait sa colonie auprès de lui si tôt. Pourtant, il avait envie ... Il voulait parler sérieusement avec la demoiselle et cette façon de faire l'agaçait au plus haut point. Mais tant pis, il prendrait sur lui. Ce n'était qu'un petit orage, pas une tempête ! Mais qu'elle se tienne bien devant lui ! Arthur ne savait plus trop comment réagir, il ignora donc Liliha. La pluie sembla se calmer. Non, peut-être était-ce le britannique qui s'habituait au doux chuchotement des gouttes d'eau sur les vitres. C'était un chant plein de mélancolie et de tristesse, à la fois beau et terrible pour l'Anglais. Il se serait presque mit à fermer les yeux, profitant de ce moment, immobile. Mais il avait une invitée. D'ailleurs, celle-ci lui annonça qu'elle voudrait bien quelque chose à manger, n'importe quoi. Le vouvoiement qu'elle employa soudain surprit presque Arthur qui jeta un rapide coup d'oeil dans les yeux auburn de la jeune fille.

Un deuxième coup de tonnerre, plus sourd, plus lointain. Seychelles se re-terra sous le canapé. Arthur sortit de ses pensées. Cela l'enverrait sur un mauvais chemin, le chemin étroit et tortueux des souvenirs. Il ne voulait pas ce rappeler de ce jour de pluie ... Le ciel se mit de nouveau à chanter de sa voix de baryton. Arthur avait vu les lèvres de Seychelles remuer mais il n'avait rien entendu. A priori, l'orage s'éloignait. Tant mieux. L'Anglais allait justement demander à Liliha ce qu'elle venait de dire, mais celle-ci le devança.

« Je veux mon indépendance, aujourd'hui »

Arthur se sentit défaillir. Peu à peu, il perdait le sourire poli qu'il abordait depuis le début de la rencontre et qui ressemblait sûrement plus à une grimace. Ses yeux s'agrandirent de surprise et il regarda la forme sous le canapé. Soudain, il se sentait seul dans cette pièce trop grande pour lui. C'était comme cela qu'elle lui demandait ? Cachée sous un canapé, tremblante de peur ? Arthur était étonné, oui, même s'il se doutait que tôt ou tard, Liliha voudrait battre de ses propres ailes. Surtout depuis 1914. Depuis le Traité de Paris. Depuis que Francis lui avait cédé la jeune africaine. Jamais Seychelles ne s'était plaint ou avait demandé quoi que ce soit à son colonisateur. Il fallait bien qu'un jour elle demande son indépendance. Sa liberté. Ses terres. Très vite, le blond reprit ses esprits. Une fois le choc de la nouvelle passé, il s’essaya à nouveau et invita Liliha à prendre place auprès de lui.

« Ne faites pas l'enfant, asseyez vous. »

Mais de suite, il commença à parler. Il ne pouvait pas se taire ainsi énervé. Il savait déjà ce qu'il allait dire, sa réponse était évidente. Liliha devait elle même se douter de ce qu'allait rétorquer l'Anglais. Mais il fallait qu'il se justifie, une demande d'indépendance, ce n'était pas rien, même si la situation était quelque peu... Spéciale. Arthur se demandait si la Seychelloise ne s'amusait pas à moitié en demandant cela. Elle savait pourtant que depuis le départ d'Alfred, le britannique avait changé. Tout le monde le savait. Tout le monde savait que la séparation avec Amérique avait été pour lui la pire des souffrances. Mais pourtant, Liliha se faisait un malin plaisir, à son tour, de poignarder Arthur dans le dos. Il était hors de question qu'il se laisse faire, il ne perdrait pas. Pas cette fois. Pas encore.

« Puis-je savoir pourquoi voulez-vous me quitter ? »

Arthur était curieux de savoir quelle était la raison qui poussait Liliha à vouloir le quitter. Qu'allait-elle dire ? Qu'elle voulait récupérer ses propres terres, son propre peuple. Idiotie de l'ambition. Seul les Puissants pouvaient détenir les autres Nations. C'était ainsi et l'espoir des Seychelles serait vain. Mais il fallait y aller en douceur. Elle allait sûrement le détester, mais c'était pour la bonne cause. Pour SA bonne cause. Et celle d'Arthur aussi, certes. Et bien, elle finirait par vivre avec sa déception, tant pis ! En même temps, cette demande avait touché l'Anglais dans sa fierté, comme chaque fois que l'une de ses colonies lui demandait l'indépendance, d'ailleurs. Mais ce n'était pas la première fois et ce ne serait sûrement pas la dernière.

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MessageSujet: Re: Le Début de la fin | 1930 - Angleterre   Ven 3 Juin - 1:08


    Liliha était toujours sous ce canapé, dans la bibliothèque de l'Anglais, attendant impatiemment et nerveusement une quelconque réponse, réaction ou action de son colonisateur. Il ne devait surement pas la prendre au sérieux. Franchement qui accepterais de donner une indépendance à une colonie vautrée par terre, effrayée par un simple orage. D'ailleurs, un nouveau coup de tonnerre provoqua un nouveau frisson à la jeune femme. Qu'elle détestait l'orage. Elle avait remarqué qu'il avait été surpris par son vouvoiement. Elle aussi d'ailleurs, elle n'avait presque jamais prononcé le pronom « vous », toujours à utiliser le « tu ». Elle trouvait cela plus accueillant et moins intimidant. Ses prunelles étaient restées un certain temps à observer celles de l'Anglais, espérant qu'il allait briser ce silence étouffant. Le silence ressemblait à la solitude et elle n'aimait pas ça, mais alors pas du tout.

    Elle avait vu une expression se former sur le visage d'Arthur quand elle avait exposé sa véritable raison de sa présence. Il avait l'air surpris, très surpris, mais aussi déstabilisé. C'est sur ; comment croire qu'une petite nation comme elle venait de demander l'impossible à l'un des Grands. Il avait perdu son expression polie et détachée qu'il abordait toujours quand il était en présence d'une de ses colonies. Elle venait surement de le blesser dans son orgueil, peut-être même l'avait-elle blessé tout court ? Il avait prit un sacré coup le jour de l'indépendance d'Alfred. Plus elle y repensait, plus elle regrettait de lui faire ça, mais après une petite voix lui disait qu'il fallait qu'elle le fasse après tout. Elle l'observa, il avait l'air d'avoir digéré la nouvelle.

    « Ne faites pas l'enfant, asseyez vous. »

    Elle l'observa s'asseoir sur le fauteuil et hésita de nouveau devant son invitation à prendre place près de lui. Elle faillit secouer négativement la tête comme une enfant mais se retient. Elle avait une toute nouvelle impression concernant Angleterre. On aurait dit qu'il était en colère, il avait de nouveau repris son ton qui le maintenait supérieur à elle, sûr de lui et déterminé. Une pensée adulte se forma dans la tête de la Seychelloise : Il ne fallait mieux pas tenter le diable. Elle se releva, comme une enfant prise en tord et se rassit sur le canapé qui lui avait servi de cachette. Elle jeta un bref coup d’œil à la fenêtre où elle pouvait voir la pluie qui tombait en trombe et où elle espérait ne plus voir un seul éclair.

    « Puis-je savoir pourquoi voulez-vous me quitter ? »

    Elle commença à jouer avec le haut de son débardeur, un peu... gênée ? Non, Seychelles n'éprouvait pas vraiment ce sentiment, elle était intimidée plutôt. Elle avait enfin fait sa demande d'indépendance à l'Anglais et maintenant, elle ne pouvait plus reculer. Elle avait les yeux fixés sur ses mains qui jouaient avec le tissus coloré, tordant, ondulant écartant. Puis elle releva la tête pour regarder les livres, la table, les murs, les fenêtres … tout sauf Angleterre. Elle battit des pieds, cherchant ce qu'elle pourrait bien dire. Après tout, c'était un sujet sérieux et bien que la jeune fille ne l'était pas souvent, pour ne pas dire presque jamais, elle savait qu'elle devait l'être aujourd'hui, à cet instant, sinon Arthur ne la prendrait pas du tout au sérieux, pensant que c'était juste une demande en l'air. Finalement, elle fixa l'Anglais pendant un long moment avant de prendre la parole.

    « Je ne veux plus vivre enchaînée à … vous. Je veux récupérer l'autorité sur ce qui me revient de droit. Je … suis tout à fait capable de me débrouiller.. toute seule ! »

    Elle hésitait et elle venait d'appuyer sur le mot « seule », chose à ne pas faire. Quand on appuis sur un mot alors que l'on hésite, on apparaît encore moins sûr de soi. De plus, elle n'avait pas regardé Arthur quand elle s'était exprimée. Elle avait l'impression de faire tout ça pour rien, il allait lui briser ses espoirs et ses rêves et elle repartirait sans rien à part peut-être une petite tape sur la tête pour lui prouver qu'elle n'était qu'une gamine face à lui. L'un des Grands. Elle n'était qu'une petite nation africaine qui disparaissait sous l'ombre d'Angleterre. Pourtant, elle voulait être comme Alfred. Elle se souvenait de sa joie quand il venait de signer le traité proclamant son indépendance. Elle voulait être comme lui. Si lui l'avait eu, lui, les États-Unis, la plus grande colonie de l'Anglais, celle dont il ne voulait se séparer pour rien au monde. Il l'avait fait pourtant. Alors pourquoi cela serait plus dur pour elle ? Elle n'était qu'une petite colonie sans grande importance après tout.

    « Je veux être comme … Alfred.... Vous lui avez accordé son indépendance à lui, alors pourquoi pas à moi ?! Après tout, je ne vous sers pas à grand chose...enfin comparé à Alfred. Cela ne devrait pas être aussi dur, on signe des papiers et puis c'est fini... hein ? »

    Et voilà qu'elle recommençait. Elle venait d'accentuer l'interrogation sur son « hein ». Il y avait eu de l'espoir sur ce seul mot. Après tout, cela dépendait de sa décision, c'était lui le chef. Elle savait qu'elle venait d'aborder un sujet sensible, en prenant le cas d'Alfred comme exemple, mais elle ne voulait plus être en cage. Elle regrettait un peu, mais cette indépendance, elle la veut ! Plus que tout.
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MessageSujet: Re: Le Début de la fin | 1930 - Angleterre   Jeu 9 Juin - 12:20

La pluie semblait se calmer. On entendait seulement le plic ploc des gouttes dans les petites flaques qu'elles avaient formé. Pourtant, l'orage grondait sourdement au loin, mais il s'était encore éloigné, laissant à Liliha le répit. Et à Arthur par la même occasion. Assis sur son fauteuil, il fixait devant lui, ne sachant pas vraiment où poser les yeux. Enfin, Seychelles vint s’asseoir près de lui. Elle ne paraissait plus effrayée maintenant. Juste... Gênée ? Puis, un éclair de détermination traversa les yeux noisettes de la jeune femme. Qu'avait-elle donc encore en tête ? Maintenant, il fallait la laisser parler. Qu'elle s'explique. Pour briser le silence qui s'était installé une nouvelle fois entre les deux, Arthur toussota et simultanément, son regard glissa sur la Seychelloise qui le fixait. Impatient, l'Anglais croisa ses bras sur sa poitrine, ne lâchant plus l'africaine du regard. En réalité, il était un peu anxieux. Cette soudaine demande le rendait nerveux. Y-aurait-il une guerre, encore une ? Là, il ne montrerait rien à la jeune femme. Il ne pouvait se permettre de paraître faible devant elle. Pourtant, elle devait encore exposer les raisons de cette demande d'indépendance, le pire restait à venir.

« Je ne veux plus vivre enchaînée à... vous. Je veux récupérer l'autorité sur ce qui me revient de droit. Je... suis tout à fait capable de me débrouiller... toute seule »

Seule. Elle pensait pouvoir se débrouiller seule. Mais comprenait-elle seulement le fonctionnement de ce monde ? Elle avait baissé les yeux, hésité... Et elle se disait capable de se débrouiller seule face à toutes ces Nations impitoyables qui n'hésiteraient pas à provoquer la fin des Seychelles si elles le souhaitaient. Elle reprit parole

« Je veux être comme... Alfred... Vous lui avez accordé son indépendance à lui, alors pourquoi pas à moi ? Après tout, je ne vous sers pas à grand chose... Enfin, comparé à Alfred. Cela ne devrait pas être aussi dur, on signe des papiers et c'est fini... Hein ? »

Alfred. Forcément. Alfred, en se battant pour sa liberté, était devenu le modèle de toutes les colonies du monde. Surtout celui des colonies de l'Angleterre. Alfred... Arthur avait beaucoup de mal à avaler les paroles traîtresses que venait de lui jeter Liliha à la figure. Beaucoup de mal. Pourtant, elle savait que de parler d'Amérique lui laissait un goût amer dans la bouche, une sorte de colère sombre mêlée de tristesse. Oui, de tristesse. Il haïssait Amérique de l'avoir laissé, de l'avoir abandonné. Lui, son créateur, son soutient, son ami... son « père ». Chassant les douloureux souvenirs qui lui revenaient, Arthur prit un air encore plus froid et distant et fixa Liliha. Elle ne comprenait pas. Encore. Elle pensait que donner l'indépendance était une chose facile. « Signer un papier », comme elle le disait. Quelle idiote.

« Pensez-vous pouvoir survivre en tant que Nation à part entière dans ce monde si vaste ? »

Le ton qu'il avait employé pour s'exprimer était glacial. Lui-même en était surpris. Est-ce le fait qu'Alfred lui soit revenu en mémoire qui le rendait ainsi ? Il n'arrivait plus à se contrôler. C'était toujours la même histoire. Liliha aurait mieux fait de rester chez elle et d'attendre la date de son entretient. Arthur était énervé, ce soir et l'africaine n'arrangeait en rien les choses en demandant si subitement son indépendance. Et cette foutue pluie lui rappelait sans cesse ce jour. La guerre d'indépendance. Alfred. Amérique. La fin. Rien de tout cela ne devait se reproduire.

« Voyez-vous, annonça Arthur en se levant et passant les mains derrière son dos, Le monde est tel que seules les puissantes Nations ont le pouvoir de continuer d'exister... Seuls les Grands peuvent se dresser fièrement au dessus du monde. »

Le jeune blond se retourna et fit face à la Seychelloise, assise. La table trônait devant Arthur et Liliha, les empêchant d'être tout à fait face à face.

« Vous avez besoin de moi pour continuer d'exister, Liliha, cette fierté ne vous sera d'aucune aide. Ni cette envie de liberté. Soyez réaliste. Réfléchissez. »

En l'appelant par son prénom humain, il espérait installer une approche discrète et simple. Il souhaitait faire voir à cette petite intrépide qu'il pouvait abolir cette trop grande distance qui séparait les deux peuples, que l'indépendance n'était pas la solution, peut-être. Mais était-ce la vérité ? N'était-ce pas lui, Arthur Kirkland, qui avait besoin de cette petite colonie pour subsister ? Certainement. Avec cette Crise, c'était plutôt Angleterre avait tout intérêt à ne pas se séparer de ses colonies. Aussi bien sur le plan économique que politique. Il se passait, depuis le jeudi noir, beaucoup de choses dans les autres pays. Des changements, des nouveaux partis. Arthur ne pouvait pas déjà fixer son point de vue, mais si tôt après la Première Guerre Mondiale, cela n'annonçait rien de bon. Cela faisait douze ans que ce conflit était terminé, que les pays se reconstruisaient. Mais douze ans, pour une Nation, c'était des poussières. Rien du tout. Et en même temps tellement... Angleterre savait que rien n'était joué. Rien.
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MessageSujet: Re: Le Début de la fin | 1930 - Angleterre   Mar 14 Juin - 0:20


Angleterre & Seychelles
La colère, ça fait vivre. Quand t'es plus en colère, t'es foutu.

    Voilà, elle avait parlé. Elle avait parlé d'un sujet tabou. Alfred. En même tant, il aurait presque pu s'y attendre. Alfred était un de ses modèles. Il était même le modèle de toutes les colonies. Il avait montré qu'une colonie pouvait réussir seul et très bien même. Seychelles voulait la même chose. C'est vrai qu'au début, cela serait surement difficile, rien que financièrement, mais elle y arriverait. Elle s'est démenée toute sa vie avant que France ne la trouve, elle peut recommencer. Il avait parlé d'une façon qui ne lui donnait plus du tout l'envie de lui faire un câlin. Contrairement à lui, il n'arrivait jamais à la jeune seychelloise d'être glaciale quand elle parlait avec quelqu'un même si elle était un peu remontée contre son interlocuteur. Mais l'Anglais faisait naître en elle, des sentiments qu'elle n'avait jamais éprouvé. Des sentiments négatifs.

    « Si vous vous entêtez à ne pas me laisser vous quitter, vous ne saurez jamais si je peux me débrouiller toute seule »

    Elle avait presque craché ses paroles. Elle avait envie de pleurer et de le frapper. Autant de sentiments négatifs l'envahissaient, chose qui n'arrive jamais. Elle avait l'impression d'avoir tellement changé depuis la colonisation britannique. Elle le regarda fixement alors qu'il se levait, instaurant une autre distance. Encore une. Pour lui montrer qu'ils n'étaient pas semblables. Une fois de plus. C'était une fois de trop. Un sentiment nouveau la prenait. Les adultes appellent cela : la colère.

    « Toujours la même chose. Les Grands sont ceux qui dominent le monde. Seuls les Grands ont le droit d'être libres. Ça veut dire quoi ?! Que je mériterais de disparaître tout de suite !? C'est ça ?! Je ne suis pas assez importante pour continuez à respirer le même air que vous ?! »

    Elle aussi, elle s'était levée. Parce qu'elle en avait marre qu'on la regarde de haut, elle en avait marre qu'on la rabaisse pour qu'il n'y ait plus une seule once de fierté et de détermination chez elle. Elle n'avait jamais été dans un état d'énervement aussi fort. Jamais. Elle l'avait écouté et elle le trouvait bien trop prétentieux. Bon par contre, si elle voulait rester en vie, là, maintenant, il y a des choses qu'elle ne dirait pas. Plus, elle l'écoutait, plus elle comprenait. Il changeait de de sujet, rapportant tout aux Nations, alors que seul eux étaient concernés. On aurait dit qu'il cherchait à la raccrocher à lui par tous les moyens, employant toutes les excuses, arguments concernant de près ou de loin le sujet. Elle tiqua à l'une de ses paroles, choquée.

    « Ah oui ? J'ai besoin de vous ? Excusez-moi, mais besoin de vous pour quoi ? Pour tuer le peuple seychellois lors de vos guerres qui ne concerne que vous ? Pour me rabaisser en tant que Nation afin que je reste à vos côtés ? Pour que vous prouviez votre autorité ? Oui, merci beaucoup. C'est vrai que je n'avais pas remarquez à quel point vous m'étiez utile pour ma survie. »

    La colère la changeait. La tristesse aussi, le désespoir de ne pas avoir ce qu'elle désire plus que tout la rendait presque mauvaise et cynique, chose qu'elle n'était pas en temps normale. Elle en avait complètement oublié la pluie, l'orage. Elle était concentrée sur l'homme présent dans cette pièce, avec elle, qui refusait de revenir sur ses décisions. Qui refusait d'accorder un petit quelque chose à une gamine comme elle. Car cela ne pouvait être qu'un petit quelque chose pour lui, nom de nom. Il était Angleterre et elle, Seychelles. Il n'avait surement pas les mêmes valeurs sur les mêmes sujets.

    « Vous ne croyez tout de même pas que je reste votre colonie infiniment ? ….Pourquoi me reprochez-vous de vouloir être libre ? »

    Elle savait très bien comment tout cela allait finir. Elle n'obtiendrais rien aujourd'hui, mais au moins, elle aurait dit ce qu'elle pensait depuis bien longtemps tout haut. Elle lui avait balancé des vacheries, des choses blessantes, mais maintenant ça allait mieux. La colère avait disparu, la vidant de toutes forces. Elle avait encore plus envie de pleurer maintenant. Elle lui tourna le dos et alla s'asseoir contre l'un des murs de la bibliothèque, en soupirant. Elle ramena ses jambes contre elle, les enserrant et cacha son visage dans ses genoux. Si elle se mettait à pleurer, elle ne voulait surtout pas qu'Arthur le voit. Cela montrerait une nouvelle marque de faiblesse. Chose qu'elle ne pouvait pas se permettre. Mais en même tant, ce qu'elle faisait à cet instant, ne montrait pas qu'elle était forte.

    « Je ne suis pas Alfred » murmura-t-elle.

    Dommage pour elle.


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