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 Le lion dans la cage, les moutons dans le pré - Ravelyn [1192]

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Roderich / Autriche



Lion
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MessageSujet: Le lion dans la cage, les moutons dans le pré - Ravelyn [1192]   Mer 29 Juin - 16:20

Un groupe de cavaliers approchait, on lui avait appris la nouvelle il y a une heure. Qui donc se mettait en chemin pour venir à sa porte ? Roderich serra les lèvres, conscient de la gravité de cette nouvelle. Aucune visite ne peut être anodine lorsque l’on possède une personne illustre comme prisonnier, il faut savoir craindre les attaques à défaut des rançons.
L’adolescent –car le pays était fort jeune- tournait en rond dans la cour, sans savoir exactement quelle conduite adopter. Une tension palpable bourdonnait dans l’air et lui donnait le tournis. Il aurait bien aimé pouvoir demander à Léopold quelques conseils mais le duc en était fort avare : « Débrouille-toi seul, petit écuyer ! ».
Un groupe de cavaliers, c’était trop peu pour que Léopold prenne ça au sérieux. Roderich ne savait pas vraiment quoi penser de cet homme : il n’avait pas de raisons de s’en plaindre malgré un caractère assez prononcé mais son courage n’était plus à faire. Il l’appelait « écuyer », comme une manière de l’asservir, de l’infantiliser encore plus lui si jeune et pourtant si vieux. Etre écuyer, cela voulait dire être à son service également….

Un oiseau poussa son cri, là haut dans le ciel. Pour un instant, le petit duché d’Autriche s’imagina aigle parmi les aigles : grand, puissant et auréolé d’une telle lumière que rien désormais ne pouvait lui faire peur. Parviendrait-il un jour à une telle magnificence ? Il pensa au lion dans sa cage, au lion sans crinière, qui n’était désormais rien de plus qu’un gros chat. Richard avait payé son insolence en Terre Sainte : une bannière ne s’insulte pas. Regrettait-il son outrecuidance ou bien se croyait-il encore dans son bon droit et victime d’une triste farce ? Roderich comprenait l’orgueil bafoué de Léopold, s’il avait été humain nuls doutes qu’il aurait fait la même chose. Sa fierté était une chose qu’il chérissait plus que tout et rien ne devait la mettre à terre. Il aurait aimé en parler avec son duc mais ne partageait avec lui aucune intimité….

La curiosité l’avait souvent taraudé pour parler à Richard, mais jamais le jeune garçon n’vait osé. De quoi aurait-il pu parler : des croisades, de Philippe-Auguste ? On répandait d’étranges rumeurs sur le roi de France et le roi anglais, les lois des hommes étaient bien dures pour les passions et les amitiés. Roderich ne les comprenait pas toujours, il avait tenté de questionner Dieu à ce sujet mais jamais son Seigneur n’avait daigné lui répondre. Peut-être n’était-ce pas si important que cela ?

De nouveau le cri d’un oiseau, Roderich s’aperçut alors avec horreur qu’il s’était laissé distraire par ses pensées. Et si dehors on préparait une attaque ?! On donna l’ordre d’ouvrir les portes. La bouche sèche, le duché s’avança. Son imagination trop fertile le poussait à douter de tout, la tournure des évènements montrait cependant que rien de grave n’arrivait.

Les cavaliers entrèrent dans un nuage de poussière, Roderich se composa un marque de dédain pour cacher toutes autres émotions derrière. On salua les hommes, et puis le jeune garçon remarqua ce qu’il aavit prit au premier abord pour un simple écuyer humain. Une tignasse brune comme cela était fort courante, mais les traits spécifiques et forts qui constituaient son visage possédaient ce mélange de germanisme et d’anglicisme qui ne pouvait appartenir qu’à une seule type de personne : un de ses frères était venu lui rendre visite.

Ce n’était pas Arthur et sa mauvaise humeur, non, dommage pour Richard, non c’était là le seul et unique autre brun de la fratrie. Celui qui un jour de leur enfance, en le voyant crayon à la main lui avait demandé « Dessine-moi un mouton ! », celui qui connaissait des contes et légendes à faire frémir le soir et qui n’hésitait pas à les raconter. Celui que Roderich connaissait fort peu, mais ne pouvait détester…

Ravelyn, c’est toi ?!

Roderich se précipita jusqu’à lui pour l’aider à descendre de sa monture, comme il était coutume en ces temps c I de le faire pour un seigneur ou tout simplement pour un ami. L’Autrichien n’osait pas encore sourire, craignant que le Gallois soit là sur une demande express d’Arthur. C’était là une chose fort improbable mais Roderich avait toujours tendance à imaginer le pire… Et puis finalement il décida d’envoyer toutes ses inquiétudes au diable et prit son demi frère dans une embrassade sincère.

La route a du être longue de chez toi jusqu’ici… viens donc te reposer un peu, j’ai de la bière et de quoi manger pour toi et tes hommes. Et après, si tu souhaites te distraire, je te montrerai mon lion : il est laid, sans crinière et sans honneur, mais c’est tant mieux car ainsi on peut rire de lui sans remords !

Spoiler:
 
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