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 [Guerre russo-japonaise - début de l'année 1905] - Battle Otakus - [PV - Japon]

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MessageSujet: [Guerre russo-japonaise - début de l'année 1905] - Battle Otakus - [PV - Japon]    Jeu 4 Aoû - 1:01

On ne peut même plus faire la sieste tranquillement.

Les longs hurlements des trompettes de guerre se firent entendre au-dessus du campement, tirant Ivan de son paisible repos ; voilées par ce son lugubre, des dizaines de voix paniquées tentaient de s’exprimer non loin de sa fenêtre, la plupart pour pousser de joyeuses exclamations ou lancer quelques propos incompréhensibles. Se redressant péniblement pour aller jeter un oeil à tant de bonheur, le Russe aperçut une dizaine de ses officiers en train de boire –sans doute de la vodka- en se gaussant gracieusement d’on ne sait quelle bonne blague. Poussé par la curiosité, il sortit du chapiteau principal, les yeux encore lourds de sommeil. Vêtu d’une simple chemise de tissus rêche, les bretelles lâches et pendantes le long de son pantalon bleu foncé, Ivan fit connaître sa présence aux officiers en cognant un peu plus fort que nécessaire les éperons de ses bottes contre le sol.

- Ha ha, mon général d’armée, les japonnais reculent ! Je sens que la victoire est déjà notre, tant elle se donne facilement à nous !

Russie esquissa un sourire satisfait et balaya du regard cette armée si fidèle dont il pouvait être fier. Maintenant que cette bataillé était remportée, il fallait agir.

- Mes officiers, je vous convie à vous rendre ce soir dans la tente est. Il nous faut discutailler un instant.

Trop heureux d’une si belle avancée, les concernées en oublièrent de lui faire un salut et au lieu de ça, trinquèrent à sa santé. Mais peu importe.

*************

Le soir même, debout à l’extrémité de la table centrale, le général Braginsky réajusta sa casquette, laissant tomber de ses cheveux ras quelques gouttes de sueur qui vinrent s’écraser sur le sol en bois tropical dans un bruit moite. Assis tout autour de lui, plusieurs officiers échangeaient à voix basse, ponctuant leurs propos de gestes désignant telle ou telle position sur l’immense carte du Japon et des côtes de la Chine qui s’étalait devant eux. Ivan ne la regarde guère plus ; il la connait par coeur ; les emplacements des campements, les positions des troupes japonaises et russes, les patrouilles de la cavalerie impériale… il était même capable de voir, en fermant les yeux, tous les détails de ce petit coin corné du plan, sur lequel un officier avait posé, pour éviter qu’elle ne se replie, la figurine en bois de la cinquième division, devenue tristement inutile ailleurs sur la carte. Mais l’heure n’était pas à ce genre de considérations : Ivan avait une importante déclaration à faire.

- Messieurs, l’ennemi a réussi à infiltrer nos lignes. Plusieurs agents japonais sont parvenus à tromper notre vigilance et à placer leurs hommes au coeur même de notre armée. D’après les informations dont je dispose, un de ces traîtres serait ici-même, dans cette pièce aujourd’hui.

Un murmure d’étonnement parcourt la salle.

- Qui oserait, sous le regard de l’Empereur, mentir ouvertement ? Qui oserait transmettre à l’ennemi les coordonnées des bases de nos vaillants soldats ? Qui oserait nous regarder dans les yeux chaque matin et nous trahir dès que nous avons le dos tourné chaque soir ? Peut-être… vous, capitaine Zaitsev ?

- Bien sûr que non, mon commandant ! Ma loyauté va à l’Empereur avant tout !

- Et vous, Ivanov, vous auriez un mot à dire ? Il parait que le soir, vous vous éloigneriez du camp sans préciser où vous allez… peut-être allez vous envoyer des informations à l’ennemi ?

- Non, non, mon général, je vais prier sur le corps de mon frère mort !


L’officier Ivanov déglutit bruyamment, en jetant un regard paniqué au général Braginsky. Celui-ci se tourna vers les fenêtres qui donnaient sur un petit étang, caressant son menton de sa main gantée.

- Messieurs, je vous crois. La question est donc toujours d’actualité : qui est le traître ?

Ivan, continuant de regarder par la fenêtre le spectacle d’une paisible nuit d’été, amena la main à son holster pour en sortir son pistolet de service. Lentement, il le soupesa, le contempla, puis l’arma. Et d’un geste souple, il se retourna et le braque en direction vers l’un de ses hommes.

- Vous avez peut-être quelque chose à dire, lieutenant Samsonov ?!


La table fut parcourue d’un long gémissement de stupeur.

Ivan n’hésita pas une seule seconde et tira une balle dans le front du traitre. Son corps se renversa dans sa chaise, et celle-ci bascula en arrière avant de s’arrêter brusquement à mi-chemin : le sabre faisant béquille, le mort se retrouva dans une position formidablement ridicule.

- Voilà qui est mieux, s’exclama Ivan avant de recharger, humant l’odeur exquise produite par les douilles chaudes roulant sur le sol de fragile bois exotique.

- Envoyez un messager vers le Japon avec la lettre suivante : "Tu peux m’envoyer tous les Samsonov que tu veux, je vaincrai !"

Ivan humecta ses lèvres comme si ces mots étaient faits de miel et esquissa un sourire des plus suffisant. Il donnerait tout l’or de ses caves pour voir la tête de Japon lorsque son message lui tombera sur le coin de la poire. Quelle humiliation ! Hin, hin, hin.

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Kiku Honda / Japon

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MessageSujet: Re: [Guerre russo-japonaise - début de l'année 1905] - Battle Otakus - [PV - Japon]    Ven 23 Sep - 15:56

- Ces chiens de communistes nous sous-estiment.

L’officier allait rajouter quelque chose, prêt à lancer sa tirade, et referma la bouche dans un claquement de langue presque inaudible. Le regard en coin discret que lui avait lancé la nation ne lui avait pas échappé.
Japon reporta son attention sur l’extérieur, sur le monde qui s’étalait de l’autre coté de cette vitre sale et fissurée. Appuyé contre le lambris de bois, bras croisés, il laissa un imperceptible soupir s’échapper et reposa sa tête contre le mur. Non, se disait-il. Ce ne sont pas les communistes qui nous sous-estiment. C’est juste Lui.

Lui. Lui et cette impertinence qui lui donnait envie de vomir. Lui et ses discours de fiel qui le rendait malade. Lui et ce sourire qui le mettait hors de lui. Japon était un être calme, imperturbable. Le sang-froid était son compagnon de route et le dédain était la seule chose qu’il offrait à ses ennemis. C’était avec mauvaise foi qu’il avouait du bout des lèvres qu’Ivan était une des seules personnes ici-bas pouvant se targuer de faire briller la flamme de la colère et de la haine dans ses yeux. Car cela ne se voyait pas sur son visage de marbre, mais l’irritation et le ressentiment pesaient autours de lui, épais comme un fog anglais.

L’asiatique repensa à ces derniers jours. A ces derniers mois. A cette guerre qui battait son plein. Il avait gagné des batailles, il en avait perdu d’autres, et en avait oublié certaines. Pour le moment, le monde entier le voyait perdant. Non, c’était même plus que ça. Depuis le début, personne ne croyait en lui. Que pouvait faire cette petite ile face à la gargantuesque Russie ? Rien d’autre que feuler et mordre en vain, comme un chat voulant tuer un tigre. Et pourtant. Ils se trompaient. Ils se trompaient tous. Ivan en premier. Et il s’en mordrait les doigts jusqu’à l’os.

Dans son dos, il sentit l’officier hésitant à reprendre la parole, aussi se redressa-t-il, peu désireux d’entendre un autre de ses commentaires. Quittant presque à regret l’ennuyeuse observation de la jungle du dehors, il se dirigea vers lui pour lui prendre des mains le morceau de papier boueux qu’il tenait comme s’il avait s’agit d’une boite de Pandore que la moindre respiration aurait suffit à ouvrir. C’était un soldat japonais qui le leur avait amené un peu plus tôt dans la soirée. Épuisé, blessé de toute part, il avait disparu lors d’une mission de reconnaissance depuis des jours et d’aucun le soupçonnait mort, ou pire, prisonnier des russkovs. La seconde solution semblait la bonne, et le pauvre homme ne devait la vie qu’à ce rôle de messager que lui avait confié l’ennemi. Bien qu’il la connaisse déjà par cœur, Kiku lu et relu l’unique phrase en russe qui constituait la missive.

"Tu peux m’envoyer tous les Samsonov que tu veux, je vaincrai !"


Ses yeux froids, figés, fixaient les caractères cyrilliques tandis que son visage se fendit d’un sourire. Un sourire calme, confiant, malsain, comme peu de gens de son entourage pouvaient témoigner en avoir déjà vu sur les lèvres du tranquille Japon.

- Petit Russie a bien grandit, il se croit invincible.

Le message termina en une petite boule de papier froissée sur le sol.

- Profite donc, avant que ton trône ne s’écroule sous ton propre poids.


❀❀❀


Coupe la tête d’une bête, et les pattes cesseront de bouger.

L’armée japonaise avait peut-être perdu un allié de poids – quoiqu’après tout, ce n’était qu’un russe. Disons plutôt qu’ils avait perdu un avantage – elle n’en était pas sans ressource pour autant. Avant de s’être fait repérer et descendu comme un vulgaire animal, Samsonov avait eu le temps de leur faire parvenir un ultime rapport. Le plus important d’ailleurs, puisqu’il contenait la position exacte d’Ivan. Information utile, voire capitale s’il en était, dans ce marasme géant qu’était la jungle moite de cette Mandchourie de malheur.

Kiku n’aimait pas la guerre. Rien à voir avec une quelconque once de pacifisme, surtout pas envers la Russie – Non, le pacifisme sera un état d’esprit qu’il n’adoptera que bien plus tard. Comme toutes les nations, il se sentait le devoir de gagner. Comme beaucoup de nations, il aimait l’expansion. Il aimait conquérir, gagner de nouvelles terres, soumettre d’autres peuples. Comme peu de nations, il était capable de faire preuve d’une brutalité et d’horreurs insoupçonnables pour arriver à ses fins. Mais malgré tout ça, il n’aimait décidément pas la guerre, c’était définitif. Dans sa culture, ce que l’on appréciait, c’était les combats loyaux, expéditifs et dignes. Deux hommes se faisant face, armés d’une simple lame et de leur honneur.

Voila pourquoi Kiku avait prit une décision.

Quelques jours après la réception du message russe, il en avait fait envoyer un autre. Par un prisonnier ennemi bien sur. Il était trop risqué d’envoyer un japonais, voila qui équivalait à l’offrir en pâture à la bête soviétique. Un message simple, court, direct et glacé, rédigé en japonais – fallait pas déconner non plus – directement adressé à Ivan. La lettre ne contenait rien de plus qu’un nom de lieu – Un petit village chinois aujourd’hui en ruine et désert à cause des incessants conflits, devenu zone neutre – et une date – La fin d’après-midi, trois jours après le départ du message. Ce qui, après réception, laisserait un peu plus d’une journée à Ivan pour se préparer et parcourir la distance jusqu’au point de rendez-vous – rien de plus. Il n’avait de toute façon pas besoin d’en rajouter pour se faire comprendre, et n'avait même pas prit la peine de préciser la raison de cette entrevue. L’asiatique savait que Russie viendrait. Il n’avait pas le choix, c’était une question de bienséance et de fierté. Deux traits qui prouvait qu’ils étaient des Hommes, et pas des bêtes, ce qu’il était fréquent d’oublier en ces temps de guerre. Et puis, Japon se doutait qu’il pouvait affirmer sans se tromper que le russe avait au moins autant de fierté que lui.

Il voulait donc une rencontre en terrain neutre. Leurs soldats respectifs loin derrière eux. Faire confiance à Ivan sur ce point était suicidaire. Bien heureusement, Kiku ne l’était pas. Il avait pleinement confiance en ses capacité d’auto-défense si le besoin de les utiliser se faisait sentir, et il avait prévu certaines dispositions. Au cas où.
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MessageSujet: Re: [Guerre russo-japonaise - début de l'année 1905] - Battle Otakus - [PV - Japon]    Lun 17 Oct - 19:02

En dehors du bâtiment, le crépuscule achevait de chasser l’écrasante humidité qui persistait malgré un mois de janvier. Adossé à un vieux mur de pierre qui peinait à étouffer pleinement les rires, les chants et la musique qui s’échappaient de la salle, Ivan contemplait les cendres de son cigare voleter vers le sol boueux et humide. Il avait plu toute la journée. D’abord, de larges gouttes mouchetèrent le sol d’une ondée de gros sous, puis, sans transition, un déluge, un effondrement sur la terre, d’un ciel d’arrosoir... Dès le matin, les nuages avaient étalés leurs immenses trainées d’une vaste prison imitant les barreaux. Mais au final, pluie ou pas pluie, la différence était minime. La forêt qui entourait le campement était si humide qu’à force d’y trainer, le corps devenait aussi moite et lourd qu’une éponge. Ils suaient tous abondamment, même s’il ne faisait pas particulièrement chaud, juste humide, si bien que l’odeur caractéristique de la transpiration avait fortement imprégné les tissus des vêtements et des draps, rendant la vie dangereuse en ces camps. Les gens mourraient sans que personne ne sache pourquoi. Et comme il n’y avait jamais assez de vent pour ne serait-ce que purifier un peu l’air, les maladies se développaient beaucoup plus facilement et persistaient, au point de créer de véritables épidémies. De ce fait, en plus des insupportables exhalaisons corporelles, le camp souffrait d’une toute autre puanteur, celle de la mort. Même si aucun décès n’était recensé, l’odeur pestilentielle était là, partout, dans chaque tante, chaque lit, chaque coin de forêt. Ca sentait la mort partout. Une puanteur faite d’amidon aigre, de moisi et de grasse jetaient d’intolérables puanteurs. Mais le pire, c’est qu’ils s’y étaient habitués. Et ils chantaient.

A côté d’Ivan, un type dont il avait oublié le nom était lui aussi assis dans la couche grise et ocre qui recouvrait l’escalier menant au bâtiment central et enquillait cigarette sur cigarette tout en agitant une bouteille de vodka dont il venait de faire disparaitre près de trois-quarts à lui seul. Dans un sorte de couinement hilare, il se proposa de remplir le verre du Russe en voyant que le niveau de liquide transparent au sein de celui-ci était dangereusement bas. Ivan l’ignora, non sans lui avoir jeté un regard plein de mépris que le bonhomme devinait à peine derrière les brumes alcoolisées de son esprit, et porta le cigare à ses lèvres...

- Vania... il est rentré.

Le cigare s’arrêta à mi-chemin vers la bouche du Russe qui se pétrifia littéralement, seuls ses yeux roulèrent lentement dans ses orbites vers la jeune femme, lieutenant de son état. Il n’y avait nul besoin de préciser qui était « rentré », tout le monde savait déjà. « Il » était le lieutenant-colonel du sixième régiment entièrement massacré lors de la bataille sur la rivière Cha en octobre de l’année dernière. Enfin... entièrement, apparemment non. Ce Lieutenant-colonel s’appelait Serge Barinov ; Ivan l’avait rencontré à l’université de Saint-Pétersbourg lorsqu’il y étudiait encore le droit. Dès le début, ce gars lui avait plu, son intelligence aiguisée mariée à une grande bonté innée et sincère le rendaient irrésistible aux yeux de n’importe quelle personne qui avait la chance de croiser son chemin. Tous deux se lièrent d’une grande amitié comme il y en a de rares sur cette terre. Ainsi, c’est avec effroi et tremblement qu’il apprit sa disparition lors des combats du Cha-Ho. Depuis, personne ne prononçait son nom, par pitié ou crainte d’attiser la colère de leur Nation.

Son cigare n’avait même pas eu le temps de touche le sol qu’Ivan était déjà partis en direction de l’hôpital improvisé où on emmenait tous les blessés et prisonniers de guerre rentrés à la maison. Barinov était bel et bien là, vivant, relativement en bonne santé, boueux et à tel point crade qu’on avait peine à le reconnaître. Précipitamment, le Russe s’agenouille face à son ami tout en l’enlaçant dans une étreinte d’ours. Puis il prit son visage recouvert de saletés entre ses larges paumes et sourit avec toute la joie dont il pouvait faire preuve en ce rare instant de total apaisement.

- C’est bon gars, t’es rentré chez toi, t’es vivant !

Et alors que la bouche de Barinov restait silencieuse, des larmes se mirent à couler de ses yeux, traçant des sillons blancs sur la boue recouvrant ses joues. Ca faisait toujours le même effet à tout le monde de retrouver sa partie. Jamais Ivan n’avait été aussi reconnaissant envers Kiku d’avoir relâché par inadvertance la bonne personne. Le retour d’un soldat, d’un colonel, d’un ami redonnait courage à toute la division comme si elle n’avait encore livré aucune bataille et que la victoire était devant eux, toute tracée par une main divine. Cela fait oublier les maladies, la chaleur, la faim... tout s’efface quand un des siens revient. Barinov se mit à sangloter en silence entre les mains d’Ivan alors qu’une infirmière tendit un papier d’un air grave en disant :

- On a trouvé ça sur lui.

Sensiblement, le sourire quittait les lèvres du Russe alors la compréhension éclairait son esprit. Un messager. C’était un messager. Intimant l’ordre aux personnes présentes que l’on s’occupe soigneusement du colonel rescapé, il s’éloigna en dépliant le petit papier qui avait du être propre il y a très, très longtemps, dans une galaxie très, très lointaine. Rhah, le salaud, il savait très bien qu’Ivan comprenait que dalle aux Hiéroglyphes. Non, attendez, zut, il se trompait à chaque fois. Les idéogrammes ? Non, c’était chinois... Enfin bref.

- Quelqu’un me traduit ça ?


Hoi-Cheng.


Un petit village dont il ne restait plus qu’un pitoyable vestige –mais un vestige tout de même. Ivan n’avait pas prit la peine de s’habiller en l’uniforme de parade que beaucoup avaient exigés voir sur son dos, non, il s’était limité à l’habituelle tenue de général d’armée qu’il portait maintenant depuis près d’un an. Tu t’imagine donc aisément, lecteur, l’état dans lequel elle se trouvait. De plus, comme il faisait plutôt chaud en ce matin de Janvier, la Nation avait troqué sa veste de service contre le plaisir de se balader en chemise un peu crade, avec même quelques tâches de sang. La parade, c’était pour les beaux palais impériaux. Il n’était pas venu là pour se pavaner à la manière d’un paon dans un uniforme gradé à tel point qu’on avait du mal distinguer la couleur de l’habit lui-même. Bref, il ne se faisait pas chier. Et comme il n’avait absolument pas peur pour sa vie –qui oserait tuer une nation lors d’un RP ? Hmm ? Je vous le demande ?-, il était venu sans garde, sans arme, sans rien. Absolument vulnérable et terriblement mortel tout d’un coup, ce qui ne l’empêchait absolument pas de se sentir confiant. L’âme ainsi légère, il se baladait entre les ruines de maisons brûlés et corps calcinés en attendant que Kiku daigne se montrer.

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