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 [Il y a fort, fort longtemps...] Quand un sentiment est inexprimable... { Germania

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Sunhilde / Scandinavie

Déesse Nordique


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Age : 24
Localisation : Dans vos souvenirs.

Citation : Serais-tu aussi chaste que la glace et pure que la neige que tu n’échapperais pas à la calomnie.
Double Comptes : Emil / Islande.

RPs en Cours : Quand un sentiment est inexprimable, dupé par le désir que l'on a de l'autre,
c'est de l'amour, n'est-ce pas ?
{ Germania.

Quand belle-maman vient à la maison... { Finlande.

▬ À venir. {Adjais.

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MessageSujet: [Il y a fort, fort longtemps...] Quand un sentiment est inexprimable... { Germania   Jeu 4 Aoû - 14:35


Quand un sentiment est inexprimable, dupé par le désir que l'on a de l'autre,
c'est de l'amour, n'est-ce pas ?
Le froid. La faim. La solitude.

C’était une habitude, son quotidien. Et pourtant, cela deveneait de plus en plus insupportable.
Le temps s’était calmé par rapport à hier où un blizzard violent s’était déchainé sur sa tribu, sans pitié, sans remords, n’améliorant pas l’état de certaines femmes, qui était déjà affaibli par le grand froid qui s’était posé sur les terres de Scandinavie. Le temps ne faisait aucun cadeau à personne.
Dans sa tente, Sunhilde s’était recroquevillée, resserrant sa couverture de laine sur elle. La jeune femme ouvrit un œil et se rendit compte que le jour s’était levé. Elle se leva difficilement, grommelant en se frottant la tête. Elle ouvrit son « habitation » et découvrit un paysage recouvert d’un manteau blanc. Elle s’assit en tailleur, embrassant le paysage du regard. La nordique entendit des rires. En se frottant les yeux, elle aperçut quelques enfants s’amusant dans la neige. Elle sourit. Ça lui rappelait le temps où elle s’amusait avec Hermann, quand ils étaient petits...

« ...Germania... »

... Qu’est-ce qu’elle aimerait l’avoir à ses côtés. Tellement. Ça allait faire des années que Hermann était partie maintenant, pour aller chercher des terres fertiles pour leur tribu. Cette absence se faisait de plus en plus longue. Et de moins en moins endurable. C’était un ami très proche dont elle passait le plus clair de son temps. Mais pourquoi il mettait tant de temps ? Les fées lui aurait sûrement répondu : C’est pour votre survie qu’il fait ça !

« Oui, mais je m’ennuie sans lui. »

De plus, elle avait grandement changé depuis son départ. Pas mentalement, non, mais plutôt du côté physique. Lorsqu’elle avait vu son corps changer, elle avait au départ un peu paniqué. Elle s’est toujours considéré comme d’égal au germain. Et là, voir une poitrine voluptueuse... ANGOISSE. La plus vieille des servantes avait pouffé en la surprenant alerte, et lui avait déclaré : « C’est la jeunesse ma toute belle, c’est la jeunesse ! » La scandinave lui avait lancé un regard noir.
Mais une question subsistait : Comment Germania va-t-il réagir ?

« Sunhilde ? » Elle sursauta et recula, faisant face à la personne qui se présenta devant elle : Il ne s’agissait que d’une mère visiblement alerte. « Vous êtes immobile depuis tout à l’heure. Je commençais à m’inquiéter...
-Je vais très bien ! lança t’elle en levant les yeux au ciel, tout en se redressant. Que me veux-tu ?
-Un... Un troupeau de chevaux... a été aperçu non loin ! Avec des hommes ! Il ne peut que s’agir de ceux qui sont partis il y a quelques années...
-Tu...Tu es sérieuse ?! »

Sunhilde avait du mal à y croire. Elle se leva, épousseta la neige de sa tunique en fourrure et courut droit devant elle. Non loin du campement, il y avait une forêt et un lac gelé. Elle s’arrêta dans sa course et fixa le bois. La scandinave ne voulut pas trop s’éloigner non plus.

Elle ne vit rien.
Seulement la brume froide qui lui donna un frisson.
Commençait-elle à devenir folle ? Et pourquoi elle s’acharnait à savoir s’il était là, hein ?

« ...Non... »

Une main se posa sur son épaule.
Croyant que c'était l'autre avec qui elle avait parlé, la jeune femme se sentit rentrer dans une vive colère qu’elle put difficilement retenir.

« Ne me touche pas, l’insignifiante ! Ne me donne pas de faux espoir comme ça, tu sais très bien qu’ils ne reviendront pas ! Jamais ils ne reviendront, JAMAIS ! » hurla-t-elle.

Elle avait envie de pleurer. Elle se frotta les yeux avec le revers de sa main.

« Se souvient-il au moins de mon visage...?»
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Hermann/Germania

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Quand un sentiment est inexprimable [Sunhilde]

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Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [Ruanaidh]


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MessageSujet: Re: [Il y a fort, fort longtemps...] Quand un sentiment est inexprimable... { Germania   Jeu 4 Aoû - 18:23

Ses chefs l'avaient décidé et lui avaient expliqué, il y a longtemps, à lui qui n'était encore qu'un jeune garçon mais déjà tellement plus vieux que les vieux hommes qui lui avaient parlé.
Ils devaient partir. Le climat était trop rude et ils étaient trop nombreux. Ils partiraient vers le Sud, en espérant trouver de nouvelles terres pour s'établir.


Alors ils étaient partis. Hommes, femmes, enfants. Tous autant qu'ils étaient, désespérés, se séparant de leurs terres, de leurs amis, de leur famille dans l'espoir d'un avenir meilleur. Il avait du quitter son amie d'enfance, sa compagne de jeux, l'autre nation, sa sœur ou appelez-la comme vous voudrez, en tout cas celle qu'il avait toujours été là aussi loin qu'il puisse se souvenir.


En vain. Les terres étaient toujours aussi ingrates et au Sud, il y avait une immensité d'eau à demi-gelée. Ceux qui avaient tenté de traverser avaient tous péri : noyés ou morts de froid, morts si peu envieuses... Alors, des années après, les descendants de ceux qui étaient partis étaient revenus sur les terres de leurs ancêtres, affamés mais n'osant pas tuer les rares chevaux qui leurs restaient afin de pouvoir rentrer « chez eux ». Combien de temps humain s'était-il écoulé ? Sans doute un bout, tous les pionniers d'origine étaient morts ou presque. Lui... Avait changé aussi, signe d'une maturité évidente de sa nation. Il avait grandi, l'exercice au grand air et la vie rude de chasseur lui avaient donné une solide apparence. Sa mâchoire était devenue plus carrée aussi, sa figure de « fillette » avait bel et bien disparu. Sa voix étaient devenue plus grave et posée, après une période assez traumatisante où il avait décidé de moins parler que d'habitude, pour dire.


Il allait rentrer et la chose qu'il se demandait c'était si Sunhilde était là. Est-ce qu'elle l'attendait ? Est-ce qu'elle avait changé ? Est-ce qu'elle lui pardonnerait cette absence, soumise au bon vouloir de ses chefs ?


Et puis, au terme du voyage... Une silhouette droite à la lisière de la forêt. Avec de longs cheveux clairs volant dans le souffle glacé du vent. Elle. C'était elle. Il l'aurait reconnu entre toutes. Il s'était approché, en silence comme un chasseur, espérant que la neige ne craque pas trop sous ses pas. Il arriva derrière elle et lui posa simplement sa main sur l'épaule, sans un mot.


- Ne me touche pas, l’insignifiante ! Ne me donne pas de faux espoir comme ça, tu sais très bien qu’ils ne reviendront pas ! Jamais ils ne reviendront, JAMAIS !


Elle hurla. Non pas de terreur, mais de colère. Il n'enleva cependant pas sa main. Même en colère, elle était belle. Elle était si belle, plus que dans son souvenir. Elle était devenue une femme. Une si belle femme. Elle se frotta les yeux. Pleurait-elle ?


Se souvient-il au moins de mon visage...?


Il ne put s'en empêcher. Il l'étreignit, la serrant fortement dans ses bras. Elle était de dos, elle ne le voyait pas mais peu importait. Cela faisait tellement du bien de la retrouver, tellement... Il remerciait les dieux pour ça, il les honorerait grandement rien que pour l'avoir fait retrouver SA Sunhilde.


- Evidemment qu'il se souvient.
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MessageSujet: Re: [Il y a fort, fort longtemps...] Quand un sentiment est inexprimable... { Germania   Ven 26 Aoû - 19:57



    Elle sursauta. Elle avait senti une étreinte. Une forte étreinte qui l’avait prise par la taille. Ainsi qu’une voix grave l’accompagnant.
    Un homme ? Alors ce n’était pas une erreur ce qu’elle lui disait, c’est ça ? Ca tenait presque du miracle qu’ils soient... encore vivants, disons.
    Les hommes sont tous pareils ou quoi ? C’est parce qu’ils n’ont pas vu de « femelle » depuis des années ?
    Tout de suite, là, Scandinavie n’avait pas eu le réflexe de regarder qui la prenait ainsi par la taille. Elle avait surtout paniqué. Bonjour le sang-froid. Sunhilde s’était défaite de l’enlacement en s’agitant fortement. Voyant que son agresseur ne lâchait pas prise, et bien, elle allait employer les grands moyens. Il n’avait pas pris ses bras, donc on va y aller à la diplomatie scandinave.

    Des personnes sursautèrent lorsqu’ils entendirent un violent "SPAFH". Scandinavie venait d’asséner un violent coup de poing dans la figure de la personne qui la tenait. Tête baissée, elle recula, haletante. Un sourire en coin, la nordique remarqua que ses vieux réflexes ne s’étaient pas tous volatilisés. Sa main droite était devenue un peu rouge par contre.
    Elle se redressa. Les mains sur les hanches, elle fixa son « adversaire » avec un air de conquérante.

    « Eh bien... Je vois que les longs périples ne forgent pas l’esprit, chez vous ! Lamentable... »

    ...On sait d’où vient la grande délicatesse de Danemark, maintenant.
    Elle s’avança prudemment vers celui qu’elle avait frappé. J’y suis allée un peu fort, mais j’lai pas tué au moins ? Ahah ! Qu’elle est bonne ! De toute façon, il l’aura bien cherché !
    La Scandinavie devint soudain blanche comme un linge lorsqu’elle croisa le regard de l’autre. Elle mit une main devant sa bouche. Aucun son ne sortit de sa bouche tellement elle était surprise. Ces cheveux dorés et cette mine toujours sérieuse...
    C’était lui. Mon dieu. Oh MON DIEU. Mais par tous les dieux, qu’est-ce qu’elle venait de faire ?!

    « Hermann... ? »

    Il y eu un silence pesant.
    Elle tourna lentement la tête. Elle vit quelques chevaux arriver, ainsi que des hommes qui riaient aux éclats et des femmes faisant de même. D’autres les regardaient bizarrement, arrivant visiblement après le spectacle, se regardant, confus.
    Félicitation, Sunhilde. Tu viens de te payer une terrible honte. Vive la réputation que tu vas avoir auprès de certains, n’est-ce pas ?
    Elle passa une main sur son front. En plus, ce n’était pas n’importe qui qu’elle avait frappé. C’était juste un peu... Germania, son « frère de cœur », LE chef de la tribu, celui à qui on devait le respect, quoi.
    La nordique eut un ricanement très nerveux. Il avait changé. Enormément. Sur le coup, elle ne l’avait pas reconnu. Voilà la cause. Et il n’avait pas à la prendre comme ça. Ce n’était pas un gibier non plus.
    Le vent se leva. La neige allait revenir dans peu de temps. Scandinavie remit ses cheveux vers l’arrière, s’accroupît et tendit sa main vers Germania. Son regard fut sévère et froid. Oui, elle était désormais de mauvaise humeur. Elle n’aurait jamais douté qu’il pouvait faire une chose pareille.

    « Allez, c’est terminé. Relève-toi maintenant. »

    Quand sa main prit la sienne, elle constata que celle de Hermann était beaucoup plus grande. Ils en avaient de la chance ces hommes, tiens. Elle le dévisagea de la tête aux pieds. Les dieux lui avaient donné de la musculature et à elle, rien de vraiment très impressionnant. Quelle injustice, franchement.
    Sa main droite lui faisait mal. Elle la cacha la plus discrètement possible dans son dos. Elle ne voulait pas qu’il s’en préoccupe.
    La scandinave sentit un flocon. Puis un autre. Avant de lever les yeux vers le ciel et de voir qu’il neigeait. C’était magnifique, ce ciel couvert de nuage.

    « Alors ? Vous avez trouvé des terres fertiles ou pas ? Il me semble que c’était ça le but de votre voyage. »

    Elle avait posé la question sans regarder Hermann dans les yeux, préférant contempler le spectacle qui se déroulait au-dessus d’elle.
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MessageSujet: Re: [Il y a fort, fort longtemps...] Quand un sentiment est inexprimable... { Germania   Ven 2 Sep - 9:05

Aïe.

Elle n'y avait vraiment pas été de main morte. Il voulait juste être gentil et lui faire une surprise et voilà comment il était remercié : un crochet droit ayant violemment percuté le dessous de son nez et sa lèvre supérieure. Pourquoi tant de haine ? Il ne l'avait pourtant pas pelotée !
Reculant en grimaçant, le nez entre les mains, à genoux, la tête sonnée, un mince filet de sang coulant de sa narine gauche, il avait l'air beau, le représentant des migrants ! Il s'était donc affaibli tant que ça ?


Il leva les yeux vers la jolie furie qui l'avait mise à terre, elle était là, en posture de conquérante, jambes légèrement écartées, poings sur les hanches et une flamme de colère dansait dans ses iris améthyste. Son teint était pâle, ses joues rougies par l'affront.

Qu'est-ce qu'elle était belle quand elle était en colère... Tellement plus que lorsque nous étions des enfants.


- Eh bien... Je vois que les longs périples ne forgent pas l’esprit, chez vous ! Lamentable...


Il fronça les sourcils. Non... Elle ne l'avait pas reconnu ? Pourtant, lui, il n'avait pas l'impression d'avoir changé. Il avait l'impression d'avoir toujours eu cette apparence, il ne se rendait pas compte des changements progressifs, mais c'était elle qui avait changé surtout ! Il continuait à la fixer, fasciné par sa colère, fasciné par ses courbes que l'on devinait aisément à travers les épaisseurs de vêtement. Quelle jolie jeune femme elle était devenue !

Et peu à peu, il remarqua qu'elle sembla le reconnaître. Il vit ses yeux mauves s'écarquiller d'effroi, ses jolies mains blanches venir étouffer un cri. Lui, se contenta de la regarder avec tendresse, sans un mot. Quelle était devenue jolie... Qu'elle lui avait manqué aussi ! Il se souvenait comme si c'était hier des jeux dans la neige, de leurs disputes d'enfants, de quand ils se blottissaient tous les deux sous une grande fourrure pour dormir, et aussi du jour où il lui avait annoncé qu'ils devaient se séparer, en deux peuples et que lui devait migrer pour le Sud avec ses hommes, qu'il n'avait pas le choix comme un homme mais qu'en tant que peuple en lui même, il était forcé de la quitter.


D'ailleurs elle l'avait aussi frappé, là.



Ah, elle souriait un peu. Ca la faisait rire apparemment, ce genre de retrouvailles. Tant mieux, il n'aurait pas aimé être en froid avec sa reine des neiges. Elle lui tendit la main qu'il accepta volontiers. Ses yeux s'attardèrent dessus, une jolie main blanche, fine, douce. Que sa main semblait si petite dans la sienne ! Il semblait que tout soit pardonné et pourtant, déjà, son visage était redevenu sévère et froid. Instinctivement, le blond baissa les yeux. Non, pas qu'il était impressionné du tout par cette fille, non, évidemment. Mais... Parce que, voilà, ça ne s'explique pas, cette impression qu'il avait qu'elle était bien capable de le tuer d'un seul regard, si l'envie lui en prenait.


- Allez, c’est terminé. Relève-toi maintenant.

Il ne s'aida pas de la main de Sunhilde pour se relever. Il l'aurait jeté à terre par ce fait. Il était conscient qu'il était beaucoup plus lourd, musclé et fort qu'elle, bien qu'elle sache très bien se défendre, comme lui rappelait la douleur qui palpitait dans son nez. Enfin, c'est pas un petit bobo qui allait le mettre K.O., il en avait bien vu d'autres durant le temps qu'il avait passé loin de ces terres, loin d'elle.


La neige recommença à tomber. Sunhilde ressemblait vraiment à une reine des neiges, il ne pouvait pas s'enlever cette idée de la tête. Ses longs cheveux blancs, ses grands yeux violets, son teint aussi pâle que la neige, son maintien altier et sa grande beauté... Plus il la regardait, plus il avait des papillons dans l'estomac. Alors il fit comme elle : il leva les yeux au ciel et regarda la neige tomber, avant de fermer les yeux et de laisser les flocons glacés lui baigner le visage.


- Alors ? Vous avez trouvé des terres fertiles ou pas ? Il me semble que c’était ça le but de votre voyage.


Il ne répondit pas tout de suite. Il pensait que c'était purement rhétorique cette question, qu'elle se doutait évidemment de la réponse puisqu'il était ici. Et puis, le froid de la neige faisait du bien à son nez meurtri, autant en profiter encore quelques secondes.


- Nous sommes descendus le plus au Sud possible. Mais les Dieux nous ont opposé une mer de glace sur laquelle la plupart de nos hommes, femmes et enfants ont péri.


Bon sang, il parlait légèrement du nez, là. Génial. Déjà qu'il n'était pas un grand orateur habituellement... Mais peu importait, elle devait savoir pourquoi il était ici. Elle devait savoir tout ce qu'il avait enduré, tout ce que son peuple avait enduré pour espérer qu'elle daigne bien les accueillir ici, encore un temps, alors que déjà, ils étaient bel et bien devenus deux entités différentes. Après un temps de silence destiné à mettre en forme ses pensées, il reprit.


- Mes chefs étaient morts, leurs fils aussi parfois. Le peu qu'il me restait de peuple à cet instant voulu contourner la mer par l'Est mais... Les Dieux n'ont pas voulu et ont dressé leur volonté sur ma route. J'ai... failli... disparaître. Sans peuple, sans terre, sans rien. Alors, le peuple est revenu ici. Dans le sein maternel.


Il avait la bouche sèche d'avoir autant parlé. Il n'était pas habitué aux discours et autres explications. Il avait voulu lui dire que ce n'était que temporaire, qu'il ne voulait pas l'ennuyer trop longtemps, que dès que les Dieux seront plus cléments, il repartira. Même si cette simple pensée lui vrilla le coeur, lui qui avait pensé chaque jour à elle, la seule à être « comme lui », sa soeur, son amie, son égale, son autre lui-même. Et qu'à peine retrouvée, il ne voulait vraiment plus la quitter. Surtout en voyant la jolie jeune fille qu'elle était devenue.


Mais que peut-on faire quand on n'a pas le choix d'obéir à ses chefs ?
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