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 [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.

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Alfred F. Jones / USA

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MessageSujet: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Lun 8 Aoû - 23:51

Spoiler:
 

Alfred était assis dans un grand fauteuil, tourné vers la fenêtre de son bureau. Celui-ci était la copie conforme du bureau ovale de son président. Sauf que le sien était un peu plus fantaisiste.

Un hamburger à moitié entamé était déposé sur la surface de bois et il tenait un coca à moitié vide, qu’il sirotait sans trop s’en soucier. En même temps, il devait penser à autre chose actuellement. Depuis quelques temps déjà, les USA voulaient – et lui aussi – partir pour une intervention militaire en Libye. Seulement voilà : il y avait un problème russe qui se profilait à l’horizon. Ivan ne voulait pas et avait apparemment décidé de ne pas le laisser faire à sa guise.

- Satané russe, ronchonna-t-il. Il faut toujours qu’il se mette en travers de ma route.

Mais en fait, qu’est-ce qu’il en avait à secouer qu’il ne veuille pas ? Il est grand, il fait encore ce qu’il veut, non mais. Ce n’est pas comme si ça lui faisait grand-chose. Ce ne serait qu’une énième discordance d’opinion entre leurs deux pays. Il y en avait déjà eu tellement par le passé.

Alfred soupira avant de regarder l’étendue verte derrière la maison blanche à travers la vitre. Il faisait beau. Et lui, il était bloqué là, sous ordre d’Obama, pour s’occuper de cette affaire. Depuis son élection (et c’était le cas avec tous ses présidents, surtout avec Bush, une vraie teigne celui-là, qui en plus donnait une mauvaise image de sa Nation), il avait juste envie de lui tirer la langue et de s’enfuir manger dans un fast-food. Mais il avait des responsabilités et il allait de toute façon devoir les assumer.

Il tourna son siège, sans faire attention à l’homme planté droit comme un I devant sa porte, jeta, tel un basketteur né, le cadavre de son soda dans la poubelle et sortit d’un tiroir les quelques feuilles au sujet de la Libye. Déposant son coude sur le bureau et appuyant sa joue sur sa paume, il les regarda négligemment, lisant quelques mots par ci par là, sans trop s’y intéresser. Il fallait juste faire comme s’il était intéressé par la situation. Quoiqu’avec sa tête blasée, ça ne passerait peut-être pas. Rah, il préférerait largement aller jouer au base-ball avec Mattie plutôt que de s’occuper de ça.

Décidément, il n’aimait vraiment pas la paperasse que lui causait l’Amérique. Enfin… Obama lui avait promis un McDo après son entrevue avec Ivan, qui d’ailleurs, devrait arriver d’une minute à l’autre. Peut-être qu’il s’était perdu. Avec un peu de chance, il avait peut-être attéri à Vancouver plutôt qu’à Washington. Ou il était carrément resté en Russie avec son froid polaire. Il serait peut-être levé de ses fonctions un peu plus tôt qu’à l’accoutumé pour une fois ! Lui qui bossait tous les jours pour trouver une solution au gouffre financier dans lequel plongeaient les Etats-Unis. Un peu de détente ne lui ferait pas de mal. Enfin, s’il n’arrivait pas à mettre le russe de son côté, adieu l’intervention militaire en Libye. Il ne pourrait pas aller y jouer le héros.

Il laissa tomber son bras et sa tête avec. Celle-ci heurta le bois dans un bruit qui brisa le silence de la pièce et un nouveau soupir se fit entendre. Mais ce n’était pas Alfred qui venait de soupirer.

L’Américain releva lentement la tête et posa ses yeux bleus sur le nouvel arrivant.

- Welcome, Ivan. How are you ?

Bon, ben… Tant pis pour sa journée. Vraiment, il ne pouvait pas sauter de l’avion pendant qu'il était encore dans l'espace aérien russe pour atterrir dans sa neige ?
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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mar 9 Aoû - 15:15

Il le détestait déjà.

Il avait l’air bête, assis, là, devant son bureau démesuré en bois poli, un hamburger à moitié entamé posé dessus, en train de donner l’illusion à on ne sait pas qui d’un travail particulièrement intensif. Comment Ivan savait-il qu’Alfred faisait semblant ? Dans son regard plein d’eau, le Russe pouvait voir le vide interstellaire. Un de ces regard stupide qui semble venir tout droit d’univers où la raison et la logique appartiennent au royaume du mythe. Alfred feuilleta quelques documents avec cet air mi-chafouin, mi-stupide que portent les gens persuadés d’avoir quelque chose de beaucoup plus intelligent à faire que ce qu’ils étaient en train de faire à l’instant même. Dans son cas, et vu sa tête, Ivan pariait que l’Américain rêvait de profiter du beau temps qu’il y avait dehors plutôt que de s’occuper de la Libye. Quelle insouciance. Des millions de gens risquaient de mourir pour l’unique but de servir la fort mauvaise habitude qu’avaient adopté les présidents américains qui consistait à illustrer leurs mandats par une opération militaire dans un quelconque pays du tiers-monde.

On lui avait accordé une entrevue à quatorze heures et le voilà qui attendait depuis vingt minutes qu’Alfred daigne remarquer sa présence et l’invite, dans sa grande bonté, à venir s’asseoir. On l’avait prévenu que l’Amérique était très occupée et qu’il lui faudra peut-être patienter quelques instants avant d’être invité à discuter, mais le Russe voyait bien que son hôte ne faisait qu’imiter le travail intensif d’un cerveau inexistant. Serrant les dents, Ivan soupira lourdement ce qui, ô miracle, attira l’attention du concerné.

- Welcome, Ivan. How are you ?

- As well as it might be at this time and in this place.

Dit-il de son parfait anglais, néanmoins ponctué de ce charmant accent si caractéristique aux Russes. Puis, il sourit narquoisement avant d’aller s’asseoir en face du bureau, si large et long que même s’il s’allongeait dessus, il ne parviendrait pas à toucher Alfred du bout des ongles. Cette distance de sécurité le mit à l’aise et Ivan posa ses deux bras sur les accoudoirs du fauteuil en cuir. Leur histoire commune poussait Ivan à faire preuve d’une certaine méfiance, devenue inconsciente avec les années. Ainsi, quelques minutes, il resta silencieux, scrutant Alfred d’un regard capable d’arrêter une balle de revolver en plein tir.

- Soyons clairs et précis, veux-tu ? Je suis catégoriquement contre ton intervention en Libye et le jour ou tu le proposeras ou annonceras à l’ONU, je voterai non.

Il avait dit cette phrase en prenant soin d’articuler chaque mot, accentuant les pauses pour paraître suffisamment tranchant et concluant. Néanmoins, malgré la force de la prononciation, son ton était calme, presque doux.

- Je ne veux pas qu’une fois de plus tu te mêles d’un conflit qui ne te regarde pas. Surtout si c’est pour satisfaire ta grandissante cupidité.

Ivan se mordit la langue en se maudissant intérieurement. Il aurait du plus réfléchir avant de balancer pareille dynamite : sa dernière réplique allait sans doute provoquer le vif intérêt qu’avait Alfred pour tous ceux qui critiquaient sa manière de faire. Quoi que, la discussion allait de toute manière être longue. Mais maintenant, elle promettait d’être encore plus désagréable que prévu. Bah, autant en rajouter une couche.

- Arrêtes de te comporter comme si tu étais chez toi n’importe où dans le monde.
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Alfred F. Jones / USA

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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mar 9 Aoû - 20:00

- Soyons clairs et précis, veux-tu ? Je suis catégoriquement contre ton intervention en Libye et le jour ou tu le proposeras ou annonceras à l’ONU, je voterai non.

- Ce n’est pas comme si ça changeait de tes habitudes.

Effectivement, Ivan avait la fâcheuse habitude d’être toujours contre lui. Toujours. C’était rare, quand ils étaient d’accord. Il avait toujours quelque chose à reprocher aux projets américains. Un petit détail infime lui suffisait pour condamner le dossier.

- Je ne veux pas qu’une fois de plus tu te mêles d’un conflit qui ne te regarde pas. Surtout si c’est pour satisfaire ta grandissante cupidité.

- Le conflit te regarde plus que moi, d’après ce que je comprends ?

- Arrêtes de te comporter comme si tu étais chez toi n’importe où dans le monde.

Trop, c’est trop. La discussion venait à peine d’être entamée et déjà, il ne rêvait que d’une chose : envoyer le Russe s’écraser contre un mur. Qu’il critique sa manière de faire, c’est connu, ça ne fait qu’énerver Alfred. Mais qu’il en rajoute encore, juste pour bien montrer qu’il voulait l’enfoncer plus que de raison, il ne l’acceptait pas. Non, non et non. Ils étaient tous les deux des adultes, les enfantillages de ce style, ils pouvaient bien les laisser aux enfants.

- Pardon ? Je ne suis pas le seul dans cette pièce à me comporter aussi familièrement partout où je pose mes pieds, lança-t-il à son interlocuteur, un regard bien noir accompagnant la parole.

Critiquer, d’accord, mais quand on ne fait pas mieux, on ne parle pas. C’est comme insulter le dessin d’une quelconque autre personne avant de regarder notre propre gribouillis. Alfred croisa ses jambes, sous le bureau et appuya son dos contre le dossier du fauteuil. Un silence s’installa tandis qu’une horloge le ponctuait d’un tic-tac incessant. Les coudes posés sur les accoudoirs, et les doigts entremêlés, il appuya son front contre ses deux mains avant de soupirer. Il ne fallait pas qu’il s’énerve. Vraiment pas. Il fallait qu’il reste calme. Ca valait mieux pour lui et pour son pays. Et pour la face de sale buveur de vodka assis juste devant lui. S’il ne voulait pas ressembler à de la glace pillée, il valait mieux qu’Alfred reste calme.

Lentement, il releva les yeux vers son homologue et le fixa.

- Evitons de nous chamailler, nous sommes ici pour une raison bien précise. Ne nous éparpillons pas.

Pour une fois, il avait décidé d’être sérieux et de ne pas taquiner le Russe. Là, ils avaient une affaire à régler. Une fois que cela serait fait, Ivan repartirait à Moscou et lui se remettrait à sa routine. Alors autant faire tout cela dans une ambiance moins pesante que celle qui régnait désormais dans le bureau. Cela valait mieux pour les deux hommes. Et puis, Alfred préférait ne pas repeindre la pièce en rouge avant Noël.
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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mar 9 Aoû - 23:56

- Pardon ? Je ne suis pas le seul dans cette pièce à me comporter aussi familièrement partout où je pose mes pieds.

-oh !

S'exclama Ivan d'un air faussement étonné en écarquillant tellement ses lampions qu'on aurait cru qu'on venait de les extraire d'une tête de veau avant de la servir gribiche. Puis, la bouche toujours légèrement entrouverte en forme de "o" il se mît à se tortiller sur son fauteuil en regardant de tous les côtés d'un air mi inquiet, mi curieux.

- Ne sommes nous donc pas seuls dans ce bureau ?

Dit-il d'un ton soucieux en regardant Alfred de ses grands yeux d'un violet rendu pâle par la lumière du jour. Quelques secondes il resta dans cette pose, si ridicule qu'elle en était encore plus sarcastique ; mais sentant que la plaisanterie avait assez duré, Ivan esquissa un sourire en tranche d'orange des plus folâtre et se laissa aller contre le dossier de son fauteuil. Maintenant, vous allez me dire, quelle blague de mauvais goût ! Ce à quoi je vous répondrai certes, mais nous avons tous une réserve de plaisanteries usées jusqu'à la corde que nous ressortons de temps en temps.

Le Russe observa non sans plaisir les tentatives d'Alfred de garder son calme face à la colère noire qui l'envahissait. Cette même colère noire qui vous rappelle que la pèle se trouve dans le placard du couloir de gauche au sous-sols et que la forêt, suffisamment sombre pour qu'on puisse y entrer un corps, n'est pas très loin. Ho, Ho, Ho, quel amusant personnage ! Heureusement pour Ivan, le jeune homme contint ses pulsions au point de relever la tête et de le regarder :

- Evitons de nous chamailler, nous sommes ici pour une raison bien précise. Ne nous éparpillons pas.

Oh, vous ne savez pas à quel point vous avez raison mon cher ami, car en effet, si nous nous chamaillons, vous finirez éparpillé sous le parquet de cette pièce, pensa Ivan en tordant ses lèvres en un sourire des plus radieux.

- Tout à fait. Cela fait à peine dix minutes qu'on se parle et j'ai d'ores et déjà pris la liberté d'exposer mes positions par rapport à tes ambitions de porteur de paix. En revanche, toi, tu as passé ton temps à transformer l'air de tes poumons en vide intellectuel par la magie de ton phrasé. Alors, ressaisis-toi, Alfred, dis enfin quelque chose qui fasse avancer le sujet ou encore mieux, qui me surprenne !

Susurra t-il avec la voix qu'on se croit obligé de prendre pour enjoindre à un petit garçon de ne plus se curer le pif pendant que monsieur le curé lui parle. Pleinement satisfait de lui, Ivan souleva un sourcil interrogateur, les yeux brillants comme si on les avait huilés au préalable. Il regarda avec amusement le temps s'arrêter. Après réflexion, le temps s'arrêtait souvent dans ce bureau, surtout quand il était là. Peut-être qu'Alfred avait enfin trouvé une machine à voyager dans le temps dont Ivan était la clé ?
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Alfred F. Jones / USA

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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mer 10 Aoû - 22:13

Et encore une pause accompagnée d’un silence. Il ne ralentit pas que les affaires politiques, ce Russe, il fait aussi dans les horloges ?

Alfred se leva lentement et croisa les bras sur son torse avant de se diriger vers la fenêtre, faisant dos à Ivan.

- Je ne vois sérieusement pas pourquoi mon intervention dans le conflit libyen te dérange. Je ne veux que le bien du peuple. Et ça, même si toi, tu en doutes.

Il se tut. Oh, il pouvait lui lancer un pique quelconque pour l’embêter, comme lui le faisait. Mais décidément, ça l’énervait plus qu’autre chose. Ca montrerait trop au Russe qu’il était facilement irritable et qu’il, en plus de ça, agissait comme un gamin. Et il ne s’abaisserait pas à ça pour une fois.

- Je parie que tu fais copain-copain, avec leur dictateur.

Il se retourna et regarda Ivan droit dans les yeux. Ce grand bonhomme ne lui faisait pas peur, pas le moins du monde. Il l’énervait, certes, mais ne l’effrayait pas. Il était les Etats-Unis. Ce n’était pas Ivan qui allait lui faire peur, hein.

Aux yeux d’Alfred, le conflit libyen le regardait. Alors, il irait aider là-bas, même s’il devait s’attirer les foudres de la Russie. Il se doutait bien qu’il s’aventurait en terrain dangereux. Mais il y était si souvent que ça lui était égal. Terrain miné ou pas. Et puis c’était un héros, non ? Les héros n’ont peur de rien, pas des méchants, ni des moins gentils qu’eux. Les héros sont des gens courageux.

Courageux au point d’aller se battre aux côtés des siens, sur le champ de bataille. Partir pour la Libye impliquait également qu’il allait faire partie des troupes. Ca ne le dérangeait pas plus que ça. Ce qui le dérangeait, c’était de laisser tout ce qu’il faisait actuellement en plan. Il faudrait qu’il trouve un remplaçant, ça valait mieux. Il était déjà en train de planifier sa ‘’ visite ‘’ en Libye, alors qu’il était encore en train de négocier avec Ivan. Un peu trop rapide, non ?

De toute façon, il ne le laisserait pas se mettre en travers de son chemin et il décida intérieurement que, quelque soit l’issue de cet entretien, il enverrait ses troupes en Libye. Donc, avec ou sans l’accord russe. Alfred vint se rasseoir sur son fauteuil, attrapa son hamburger et mordit dedans. Une preuve qu’il se fichait éperdument de ce meeting ? Probablement.

Mais plus probable encore, il avait faim. Réfléchir, ça creuse. Penser encore, mais réfléchir, c’est pas son truc. L’action, il préfère. Rah, qu’est-ce qu’il fait là déjà ?

- J’attends aussi de savoir pourquoi donc tu t’opposes pour la énième fois à moi, dit-il, après avoir avalé son morceau d’hamburger.

Alfred pensait sérieusement qu’Ivan n’avait aucune raison. Ou peut-être une dont tous ignoraient l’existence.
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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Jeu 11 Aoû - 23:43

- Je ne vois sérieusement pas pourquoi mon intervention dans le conflit libyen te dérange. Je ne veux que le bien du peuple. Et ça, même si toi, tu en doutes.

I van ricana d’un air mauvais avant de tordre ses lèvres en un sourire si forcé que cela ressemblait plus à un spasme musculaire. Justement, il n’en doutait absolument pas. Fière Amérique, porteuse de ce beau régime politique qu’est la démocratie dans tous les coins reculés de la terre. A cette pensée, l’amer souvenir de la guerre d’Afghanistan vint flotter tel un poisson mort à la surface de sa mémoire.

- Le bien du peuple... le bien du peuple...

Répéta Ivan dans un murmure, les yeux dans le vague et le cerveau soudain stérile.

- La démocratie, tu veux dire ?

C’était une question purement rhétorique puisque le blondinet connaissait d’ores et déjà la réponse. Quelle preuve d’héroisme ? Peut-être. Seulement, l’héroisme n’exige aucune maturité d’esprit et l’idée fixe portée par Alfred risquait plus d’aboutir à la folie qu’à la vaillance.

- La démocratie est une sacro-sainte horreur. La démocratie est une abomination qu’il faut abattre.

Ivan balança cette bombe thermonucléaire d’un air des plus détendu, presque indifférent. Néanmoins, ses yeux continuaient à briller d’une lueur étrange ; un peu perverse, un peu malicieuse. Il se sentait si fourbe à ce moment là et cela lui procurait tant de plaisir qu’il faillit gémir dans un long soupir. Mais, demoiselles et damoiseaux, calmons-nous. Marquant une pose pour laisser à Alfred le temps de savourer à pleine mesure le sens de sa déclaration, le blondinet humecta délicatement ses lèvres sèches d’un coup de langue avant de continuer d’un même ton léger et insouciant :

- Ah, tu vois, par ces quelques mots, je viens de me ranger dans ton esprit parmi les ennemis définitifs de l’humanité, parmi ces brutes qui détournent des avions et les jettent contre des tours à bureaux. La démocratie est aujourd’hui une valeur universellement partagée par toutes les idéologies politiques – qu’elles soient de droite ou de gauche – tout simplement parce qu’elle est devenue par la force des choses et les aléas de l’histoire la dernière des vaches sacrées, un synonyme du bien absolu, une cause pour laquelle on peut mobiliser les forces les plus violentes et liberticides au nom du combat contre tout ce qui est antidémocratique - et présenté comme le mal absolu.

Ivan se pencha légèrement vers l’avant avant de conclure :

- La démocratie n’est pas la solution mais une partie du problème. Si tu participes au problème, tu ne feras jamais partie de la solution.

Après quoi il sourit d’un air modeste et satisfait, comme s’il avait résumé le monde en une formule.
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Alfred F. Jones / USA

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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Sam 13 Aoû - 21:02

- La démocratie n’est pas la solution mais une partie du problème. Si tu participes au problème, tu ne feras jamais partie de la solution.

Sur le coup, Alfred pensa qu’il plaisantait. Quelle pensée idiote. Ivan ne plaisantait jamais, surtout pas sur la démocratie. Il fronça les sourcils et ses prunelles bleues dévisagèrent le russe sans gêne.

- Le problème, ce n’est pas moi, ni la démocratie.

L’américain ferma lentement les yeux pour préserver un calme qu’il ne voulait pas perdre. Il n’avait pas le droit de se mettre en colère pour ce Russe. Non, décidément, non. Il était trop fier pour ça.

- Entre nous deux, tu es le plus gros problème. Et ce, même si en apparence, tu as changé de camp.

Il avait lancé cette phrase, conscient de l’effet qu’elle procurerait. Puis, un silence. Le temps qui s’arrêtait à nouveau.

- Dois-je te rappeler tout le sang qui a coulé à cause de toi et de tes idées ? Dois-je te rappeler le sang hongrois qui souille tes mains ? Les cicatrices de Gilbert ? Les maux de Feliks ? Pour que tu te remémores tout le mal que tu as fait ? Ou es-tu capable de regarder en face toute la haine que tu as engendrée, hein, Ivan ?

Cette réplique était faite pour blesser son interlocuteur, elle n’avait sinon pas lieue d’être. Elle n’était là que pour lui rappeler la chute, sa chute. Pour faire saigner une plaie, qui n’avait peut-être pas eu le temps de cicatriser depuis le temps de l'URSS. L’empreinte de la main d’Ivan était encrée à jamais dans les mémoires des pays qu’il avait maintenus sous son emprise. Il ne faisait que rafraîchir des souvenirs.

- Ma démocratie n’est certes pas blanche comme ta neige, mais n’oublie pas qu’elle l’est bien plus que toi. Comme tu dis, on ne peut faire partie de la solution si l’on participe au problème.

Il savait pertinemment qu’à un moment ou à un autre, un mot allait faire déborder le vase trop plein. Il n’attendait en fait que cela, pour pouvoir virer le russe de son bureau, de sa ville, de son pays, à coups de pieds au cul, pour avoir agresser le représentant américain. Allez, viens, Ivan. Je sais bien que tu en as envie, viens, agrippe mon cou. Tente donc de m’ôter la vie.

Il rouvrit les yeux et fixa les deux lampions violets qui le regardaient, remplis d’incompréhension ou d’un tout autre sentiment qu’Alfred ne discernait pas. Il n’avait pas peur, pas le moins du monde et il n’aurait jamais peur. Beaucoup de choses l’effrayait, sans qu’il le dise, évidemment, mais pas Ivan ni son pays. On lui avait souvent reproché d’être trop direct avec son homologue russe, mais il s’en fichait. Les dirigeants étaient hypocrites entre eux, les nations, elles, pouvaient se montrer plus qu’honnêtes, voire carrément blessantes. Mais s’ils commençaient à se brouiller pour un rien, le monde ne serait qu’un vaste champ de bataille.

Un sourire étira les lèvres américaines. Un sourire simple, quelque peu malsain, comme s’il se délectait secrètement de la douleur de l’homme en face de lui. Pour une fois, Alfred n’avait pas envie de porter secours à qui que ce soit. A croire que l’héroïsme ne s’applique pas aux gens comme Ivan.
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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mar 16 Aoû - 22:35

Ça l'a prit comme ça, à l'improviste. Il ne se rappelait pas trop comment c'était parti, mais c'était là. Et plus il essayait de l'arrêter, plus il n'y arrivait pas.

Le fou rire.

Alors qu'Alfred n'en était qu'à la moitié de ses explications, Ivan sentit les larmes lui monter aux yeux. Les muscles de son visage se crispèrent dans un effort surhumain pour garder un air des plus sérieux et attentif, mais la lutte fut si rude qu'il en resta figé dans une atroce grimace - qui n'était pas sans rappeler celle d'un homme dont le fondement était en train de se faire sodomiser par un cactus mexicain. Heureusement, l'expression de ses traits semblait correspondre à ce qu'on était en droit d'attendre d'une personne qui, comme lui, était en train de se faire rabaisser de la sorte. Après que le monologue fut finit, Ivan resta encore quelques longues secondes immobile, hésitant entre se laisser aller ou tout ravaler avec dignité, politesse, grandeur, bienséance et tenue, usant des bonnes manières qu'on lui avait inculqués durant son enfance... Je...mhhh...mouais. Non.

- BWHaHAaaaahahahah !

Malgré les propos tenus par Alfred, Ivan avait le rire d'un soleil de printemps. Mélodieux et doux, dénué d'une quelconque ironie ou méchanceté, il raisonnait dans toute la pièce tel un carillon, ricochant contre le visage américain avec la force qui caractérise si bien l'euphorie. Et comme ce rire était sincère, il semblait ne jamais pouvoir se tarir.

Dès qu'il avait ouvert la bouche et lâché le premier son, Ivan sut que c'était le commencement de la fin. Parce que tout et n'importe quoi pouvait être prétexte à une rechute. C'était justement dans ce genre de moment que des mots comme "dromadaire" ou "stérilet" prenaient un sens carrément cocasse. Sentant le regard plein d'eau d'Alfred posé sur lui, Ivan essayait de s'arrêter en pensant à des trucs tristes comme la fois ou, bourré, il s'était rasé les sourcils (eh, pourquoi croyez-vous que Staline ne soit plus sorti de l'URSS de 45 à 53 ?), ou le jour ou de la cendre était tombée sur son t-shirt préféré et avait fait un trou dedans. Mais il continuait de glousser comme du pop-corn, émettant de petits grognements ou des petits couinements de temps à autre.

Pour se donner du courage, il tentait par endroits de dire un début de phrase, mais c'était peine perdue puisqu'il ne parvenait même pas à aligner cinq mots de suite et finissait toujours par recommencer à bêler en s'essuyant les yeux du dos de la main ou en se tenant les côtes. Une ou deux fois, il parvint à reprendre contenance et a prononcer ce qui devait être une phrase dans sa tête mais qui, par la magie de la science, à la sortie de sa bouche, se transformait en un imbroglio entrecoupé par des espèces de sanglots. Puis il finissait par trouver quelque chose d'incroyablement drôle dans un quelconque détail de la décoration du bureau ce qui le replongeait dans un fou rire à s'en décrocher la mâchoire.

- La démocratie, plus blanche que moi ?

Finit-il par articuler entre deux gloussements de pintade. Assis en diagonale sur le fauteuil de cuire, la jambe gauche nonchalamment repliée sur un accoudoir, Ivan regardait l'américain à travers ses longs cils ou étaient restées coincées quelques perles humides et salées. Le rire lui était enfin passé et il se redressa quelque peu avant de passer une main dans ses cheveux de neige.

- Tu es mignon, Alfred. Ton innocence m'emplit de joie. Ce qui me chagrine en revanche, c'est ta mémoire qui se fait courte. La démocratie... Haha, bon, je suppose qu'on est d'accord tous les deux si je dis que la première démocratie libérale est officiellement née ici, aux US, vers 1788 ? Bien. Dis-toi maintenant qu'en fait, quinze des vingt guerres qui ont fait plus d'un millions de victimes au cours de l'histoire se sont produites les deux-cent dernières années et correspondent à la naissance de la démocratie - ou quelque chose lui ressemblant- dans les pays européens. Pas mal hein ? Par rapport à ça, je ne suis rien avec ma petite poignée de nations fougueusement maltraitées par le communisme. Alors je crois devoir te décevoir en déclarant que ta comparaison n'a pas lieu d'être ce qui fait que ton raisonnement est pourri. D'autre part, en plus d'avoir une argumentation qui se base sur du vent, tu parviens en plus à détourner la conversation vers un hors-sujet. Oui, je suis un clou enfoncé profondément dans ton gros cul, mais on s'en fout puisque face à la politique, toi et moi, nous ne sommes que des pions. Quoi que, ça me flatte que tu réussisses à écarter notre discussion vers ma personne, mais d'une manière néanmoins si peu habile que j'en pleure des larmes de sang.

Ivan soupira en penchant légèrement la tête sur le coté.

- Ce que j'emmerde profondément et violemment, ce n'est pas toi, ou la Libye, mais la démocratie. Ce que je veux, c'est l'abolition de la démocratie et non son expansion, ce pourquoi je ne veux pas que tu ailles une fois de plus prouver au monde entier par un syllogisme grotesque et manichéen que face à la tyrannie, la démocratie, c'est le monde des bisounours.




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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mer 24 Aoû - 16:25

Rire alors qu’Alfred s’efforce d’être un minimum sérieux.

Ca a le don de le saouler plus que de raison, de l’énerver, de le chauffer à point, prêt à exploser. C’est un peu comme du pop-corn qu’on entend sauter dans la casserole ou dans le micro-ondes.

Pam.

Un grain de maïs a explosé.

Pam. Pam.

Deux. Puis trois, quatre, cinq et des dizaines.

Comment énerver un Américain déjà pas bien calme ? Vous le savez désormais. Alfred déteste qu’on se moque de lui ouvertement. Et seigneur, quand Alfred est en colère, c’est pas du joli. C’est bien pour ça qu’il ne l’est pas souvent.

- ...

Oh oh. Le silence. Annonciateur de la rage folle qui consume Jones… Ou pas.

- Bon. Tu connais la sortie je crois, je n’ai pas besoin de t’accompagner. Ca ne servirait à rien de salir mes chaussures à botter ton cul de malpropre. Et qui plus est, je risquerai de te faire mal, pauvre petite chose fragile que tu es.

Le sourire hypocrite qui vient s’apposer sur ses lèvres congédia avec bonheur le russe.

- J’en ai rien à cirer que nous ne soyons pas d’accord et que tu ne veuilles toujours pas de ma venue en Libye. J’ai pas envie de supporter ta vue plus longtemps. J’commence à avoir mal aux yeux, c’est te dire à quel point c’est un supplice, soupira-t-il. Et de plus, tu es des plus désagréables. Ta voix est chiante aussi mais je vais pas dresser la liste de tes défauts. Il n’y a pas encore de format de feuille assez grand pour tous les y caser. Et ne me sors pas que j’en ai tout autant. Je suis pas en train de dire le contraire.

Tiens. Il ne pète pas un boulon, ne casse pas n’importe quoi, ne tarte pas son interlocuteur. Ne le baffe pas, ne l’étrangle pas, ne le torture pas, ne l’ébouillante pas, ne le pend pas… Alfred avait gardé son calme. Incroyable. C’est à inscrire dans le livre des records.

- Barre-toi, Braginski, avant que je ne sorte mon gun de sous la table.

Il le fixa. Quel gamin, plutôt que de répondre aux arguments russes, il préférait l’envoyer chier. En même temps, l’autre n’avait pas fait mieux, mais pire. On. Ne. Se. Moque. Pas. D’Alfred. F. Jones. C’est tout. Point barre. C’est une règle existentielle pour toute nation après que celle-ci ait vu un Alfred en colère/affamé/en train de soulever bœuf, voitures et autres. Alfred, comme ça, de vue, sans le connaître, sans le fréquenter, ne fait pas peur. Il fait juste rire, au pire, il vous fait pitié parce qu’il a l’air complètement idiot. Mais quand il s’énerve.

C’est un peu comme ceux qui croient encore que Matthew est un gentil petit garçon tout mignon et tout gentil. Le mythe ne se brise qu’à l’approche d’un match de hockey sur glace… Tiens, où est passé le petit Canada ? Qui c’est, ce grand méchant vilain qui gueule sur tout le monde ? Voilà, sauf qu’à ce moment-là, ça donne : Tiens, où qu’il est cet idiot d’USA ? C’est qui, ce taré qui porte un camion à bout de bras ?

Enfin bref, oui, Alfred voulait qu’Ivan s’en aille même si rien n’avait été discuté à proprement parler. Il avait un don pour détourner la conversation, il fallait l’avouer. Et, finalement, rien de très concret à propos du sujet lui-même, c'est-à-dire, la Libye. Mais il s’en foutait, il s’en fichait, s’en tamponnait, rien à cirer, basta, qu’il aille se faire voir. Il l’avait énervé. Et il ne faut pas énerver Alfred.

- Ferme la porte en sortant. T’as qu’à aller voir tes amis les bisounours tiens. Va faire les trottoirs de la cité Arc-En-Ciel pendant que t’y es. Oh, et rapporte-moi un bébé lapinou parlant aussi. Pendant ce temps, j’irai dire bonjour à mes amis les petits poneys.

Sur cette ultime pique, la sonnerie du téléphone retentit dans la pièce. C’est en grognant que l’américain décrocha. A l’autre bout du fil, une quelconque personne haute-placée. Qui, se doutant bien que ce meeting allait mal se passer, préférait assurer le coup en demandant à Jones de bien vouloir rester diplomate et ne pas foutre le russe dehors.
Il raccrocha au nez de la dite-personne, campant sur sa position. S’il n’avait pas été dans un état de colère noire, il aurait croisé les bras, gonflé les joues et boudé comme un gamin de 3 ans.

Comme Alfred, quoi.
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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mer 24 Aoû - 23:30

Il était là. Il se leva, prit sa chaise et l’abattit sur la gueule d’Alfred. Une fois. Deux fois. Trois fois. Il ne comptait plus les coups répétés avec ce fabuleux assemblage de menuiserie qui lui permettait de transformer la tête de l’importun en une sorte de pulpe mêlée d’os fragmentés dont plus aucun son ne sortait, si ce n’est celui que produit la rencontre entre le bois de pin de son siège et la sorte de masse glaireuse qui se dresse là où était autrefois son visage. Une fois cela fait, Ivan se rassit sur son écarlate assise avec la satisfaction du devoir accompli, un cigare cubain au bec et les pieds sur le bureau présidentiel surdimensionné, prenant soin de laisser tomber les cendres sur les plaies béantes d’Alfred.

Oui, en toute circonstance, les couillons le faisaient chier.




Heureusement, c’est dans le cerveau, et dans le cerveau seul, que les grands péchés du monde se produisent. Du bout des doigts, Ivan massa ses yeux fatigués par la lumière trop vive du soleil en cette fin d’après-midi. Putain, où est la morphine ? Où est la coke ?

Lorsque le téléphone sonna, Ivan n’eut qu’une prière : que cet appel provienne de son médecin qui lui annonce que son cancer de la langue est entré dans une phase critique qui va la faire nécroser puis choir dans les deux prochaines minutes. Quoi que, Ivan ne doutait pas que même muet, Alfred aurait trouvé le moyen de faire chier tout le monde avec des discours basés sur du rien. Cependant, point de discrimination : il n’aurait pas pleuré si, à défaut de cancer, son toubib lui avait annoncé une lèpre galopante du cerveau, probablement causée par une utilisation trop peu productive ou carrément inexistante – ce qui, en vue de la situation, était très probable – de ce dernier.

- Ton gun ? Et tu vas faire quoi avec ? Me faire un troisième œil dans le front ?

Ivan ricana en imaginant Alfred expliquer à la police que non, les balles plantées dans le crâne du corps retrouvé dans le grand canyon ne sont pas à lui.

- Néanmoins, je ne partirai pas. Comme je l’ais déjà dis, cette réunion ne concerne pas que toi ou moi : tout ca va bien au-delà et le temps n’est pas à l’égoïsme.

Son visage continuait à garder cet air distrait qui lui allait si bien et qui énervait si complètement les autres. Un léger sourire flottait sur ses lèvres cerise alors que ses yeux étaient à moitié cachés par quelques mèches de cheveux rebelles. Puis, il se leva de son fauteuil et alla s’assoir un peu plus loin, sur le bureau, juste en face d’Alfred. Laissant ses jambes pendre négligemment entre celles de l’américain, il baissa les yeux vers les mirettes d’un bleu aussi clair que le ciel derrière la fenêtre.

- Altruisme, générosité désintéressée, abnégation, humilité… Je comprends que de tels concepts soit difficiles à assimiler pour toi, mais je n’ai nul doute que tu finiras par y parvenir malgré tes handicaps cérébraux visiblement fort nombreux.

Sa voix était calme, mesurée, presque tendre. Il laissa un ange passer avant de se pencher en avant au point que ses cheveux vinrent chatouiller le front d’Alfred.

- Rhaaah, décidément, ton côté de salope frigide m’excite. Menaces-moi encore une fois et je te jure que je jouis.

Dit-il d’une voix mielleuse, les yeux légèrement plissés, une lueur étrangement gélatineuse au fond des pupilles.

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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mar 13 Sep - 17:39

- Néanmoins, je ne partirai pas. Comme je l’ais déjà dis, cette réunion ne concerne pas que toi ou moi : tout ca va bien au-delà et le temps n’est pas à l’égoïsme.

- Et c’est toi qui dit ça ?

Alfred soupira. Le russe n’avait pas de leçon à lui donner pour une fois, car ils étaient TOUS LES DEUX, oui, bien TOUS LES DEUX, en train de se chamailler comme des gamins, à lancer des piques à l’autres en attendant une réaction plus ou moins colérique. Ivan avait beau vouloir se donner les grands airs d’un bon samaritain, cela resterait juste un air qu’il saura jouer, tout comme cette espèce de pseudo-niaiserie qu’il arbore en permanence. Ah, ce que ça peut l’énerver ! Cet air de gamin perdu, ce sourire idiot sur les lèvres ! … Wait.

Le sourire idiot, c’est made by Alfred, espèce de buveur de vodka !

Bref. Lorsqu’il s’approcha pour s’asseoir devant lui (inconsciemment, Alfred chercha son coupe-papier préféré du regard) et laisser tomber ses jambes entre les siennes, l’américain n’en fit rien. Après tout, pourquoi faire ? Ivan ne bougerait pas, il le savait, alors pourquoi s’égosiller pour le faire retourner à sa place ?

Les prunelles mauves russes se baissèrent vers les océans d’Amérique. Cela faisait combien de temps, déjà… qu’il n’avait plus observé avec minutie la couleur claire des deux yeux de son ennemi ? Bien longtemps, à vrai dire. Il était rare, qu’Alfred laisse Ivan s’approcher autant de son héroïque personne, alors oui, cela devait faire très très longtemps.

- Altruisme, générosité désintéressée, abnégation, humilité… Je comprends que de tels concepts soit difficiles à assimiler pour toi, mais je n’ai nul doute que tu finiras par y parvenir malgré tes handicaps cérébraux visiblement fort nombreux.

- Je te retourne le compliment.

Dis donc, il ne devait pas aller faire les trottoirs de la cité Arc-en-Ciel, ce gugusse-là ? La porte c’est de l’autre côté. Son petit speech sur les bisounours et les petits poneys n’avait apparemment convaincu que lui. C’est bien dommage. Il aurait vraiment aimé que cet idiot quitte son bureau et le laisse enfin à des occupations, disons… moins ‘’exigeantes en contrôle de soi’’.

Et puis, il était trop près, beaucoup trop près. Ne savait-il pas, du moins, ne l’avait-il pas compris, qu’en avançant la main d’environ 10 centimètres à peine, Alfred avait un magnifique Beretta prêt à servir ? Même pas besoin d’enlever le cran de sécurité, il fallait juste appuyer sur la gâchette. Ce que l’Américain n’avait plus fait depuis quelques temps déjà. Les Nations peuvent être blessées, pas mortes, mais blessées et il s’en contenterait largement. Le voir souffrir le martyr… Il s’en délecterait presque.

Sauf que voilà, il avait malheureusement quelque chose de précis à obtenir du russe et il se devait de l’obtenir. De toute façon, n’obtient-il pas toujours ce qu’il désire ? Cette fois n’échapperait pas à la coutume. Il ira en Libye.

La voix du Ruskov le sortit de sa légère rêverie. Et quelle sortie de rêverie, me direz-vous.

- Rhaaah, décidément, ton côté de salope frigide m’excite. Menaces-moi encore une fois et je te jure que je jouis.

WTF ? Non sérieusement.

Il devait avoir débranché un câble dans son petit appareil, celui même qui se trouve dans son crâne, ce n’était pas possible autrement.

- … Je te demande pardon ?

Les mèches blanchâtres chatouillaient son front mais Alfred ne s’en préoccupa pas. Il était décidément trop près. Bien trop près.

- Ivan, je sais bien que t’as été bercé trop près du mur, mais il y a quand même une limite à la débilité, tu sais.
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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mer 14 Sep - 19:24

Ivan soupira. Aura t-il un jour le sens de l’humour, celui-là ? Que c’était agaçant parfois. Mais la mine de tomate surcuite d’Alfred le satisfaisait passablement. Un large sourire vint s’allonger sur les lèvres d’Ivan :

- Oh non, tu deviens vulgaire !

S
’exclama le moscovite d’un air dépité.

- Réjouis-toi plutôt mon chou, tu aurais pu être le premier depuis quelque mois à me faire orgasmer. C’est terrible, je n’ai plus de vie intime.

L
anca t-il avec ennui.

- En fait, ça va faire trois mois... oui, trois mois que je ne baise plus... Mais, mais, c’est un record ! J’ai fais un temps exceptionnel de trois mois, quatre jours et quinze heures ! For-mi-da-ble ! Je n’ai plus fait un tel record... oh eh bien depuis la révolution de 17 lorsque j’ai été mis en prison avec les impérialistes. Incroyable, n’est-ce pas ?

A
h là, ça commence à devenir sérieusement ridicule et drôle. Si vous aviez vu la tête du pauvre Alfred, ah... ca au moins c’était beau à voir. Ivan n’était certainement pas débile, il aimait juste s’amuser. Au dépend des autres, de préférence. Et ca marchait du tonnerre !

- Il nous faut absolument fêter ça !

L
es yeux du russe s’illuminèrent et il se pencha suffisamment pour voir ce qu’il y avait sous le bureau présidentiel – position super chaude à tenir, vous en conviendrez. Longuement, il chercha cette petite chose qu’on voyait dans plein de films américains où il était question de présidents en danger : le bouton de sécurité ! Ah, enfin, il était juste là, sous son genou, aussi discret qu’une poussière dans l’oeil. Aussitôt, le blondinet appuya dessus ; trois fois, pour être certain. Puis il se redressa et toisa Alfred d’un air si candide qu’il ne pouvait être que faux. A peine eut-il le temps d’ouvrir la bouche pour combler le silence et répondre aux regards interrogateur, des gardes enfoncèrent la porte, l’obligeant à se retourner. Les grenades son dégoupillées, ils ont des machettes entre les dents et trois revolvers pointés sur les deux nations. Ivan ne pouvait que saluer bien bas tant d’efficacité !

- Je suis désolé, je ne savais pas comment faire venir un barman ou un domestique le plus vite possible. Car nous avons besoin d’alcool, et à toute biture ! Allé, une bouteille de champagne, mes amis ! Si nous avons encore envie de quoi que ce soit, j’appuierai sur ce bouton. En attendant, allez-y !

M
ais lol, ais-je envie de dire (qui a dit geek, que je l’étouffe avec mon câble USB ?!). Se fourrer dans des situations de fous, Ivan adorait ça ! Et celle-là avait de quoi le ravir en particulier. Ca le distrayait, si vous saviez à quel point ! Jubilant, il se retourna vers Alfred, n’ayant aucun doute que les gardes, bien que dubitatifs au début, finiront par lui obéir. Tout le monde connaissait le russe ; ses colères, son irritation lorsque des mortels ne se soumettaient pas à sa volonté, ses mains grasses de pétrole et ses poches remplies de pot de vin. Ah, quand quelqu’un lui plaisait, il aimait à donner de généreux pourboires.

- Non, vraiment, de ce côté là, je ne me sens vraiment pas bien. Je crois que je suis malade. Ou plutôt quelque chose me rend malade à tel point que l’envie vénérienne me quitte.

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Alfred F. Jones / USA

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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mar 27 Sep - 13:54

CE RUSSE EST FOU.

Il n’y pas d’autres explications. Ou alors il lui manque un cerveau. Tiens… Il pourrait le frapper, non ? Il lui faut un appareil cérébral pour ressentir la douleur, de ce fait, Ivan ne ressentira rien ! C’est pour ça qu’on peut se permettre de le tabasser. Quelle découverte, quelle bonne nouvelle. Un sourire intérieur. Bon, allez… et si on se lâchait ?

- En fait, ça va faire trois mois... oui, trois mois que je ne baise plus... Mais, mais, c’est un record ! J’ai fais un temps exceptionnel de trois mois, quatre jours et quinze heures ! For-mi-da-ble ! Je n’ai plus fait un tel record... oh eh bien depuis la révolution de 17 lorsque j’ai été mis en prison avec les impérialistes. Incroyable, n’est-ce pas ?

Tu sais, tu peux aussi éviter de me parler de ta vie sexuelle avec les mouches, c’est d’un ennui, et c’est pas comme si ça ne m’intéressait pas mais… c’est tout comme.

Alfred se retint de balancer ça. Il n’est pas suicidaire au point de provoquer encore plus son interlocuteur, comme il n’est pas suicidaire au point d’insulter la cuisine d’un anglais ou la beauté d’un français, ou encore pire de critiquer le hockey en présence d’un canadien fou. Il a un minimum d’instinct de survie, je vous rassure.

- … C’est bizarre, mais… non, c’est juste bizarre, soupira l’américain. Il n’allait tout de même pas s’enthousiasmer pour un… un… record de… de… privation de SEXE ?
- Il nous faut absolument fêter ça !

Euh… QUOI ?! Fêter CA ?! L’abstinence……. De ce russe ? NON MAIS, WHAT THE FUCK ?! C’est bon, là, on va tous péter les plombs et aller danser avec des farfadets et des licornes. Et des hamburgers parlants. Ce n’est pas possible qu’il soit assez fou pour vouloir fêter 3 mois sans baiser…

Et puis c’était même pas son problème d’abord !

Ohoh… Le voilà qui s’approche du BOUTON. Noooon ! Ivaaaan non !

- Iv- !

…Trop tard. Alfred se tapa le front avant de passer une main sur son visage déconfit. Comment pouvait-on être un crétin pareil ? Même lui il ne lui arrivait pas à la cheville. Et pourtant, on peut dire qu’il était fort, très fort, sur ce terrain-là.

- Je suis désolé, je ne savais pas comment faire venir un barman ou un domestique le plus vite possible. Car nous avons besoin d’alcool, et à toute biture ! Allé, une bouteille de champagne, mes amis ! Si nous avons encore envie de quoi que ce soit, j’appuierai sur ce bouton. En attendant, allez-y !
- T’es pas un peu en train de te foutre de la gueule du monde ? … Et depuis quand tu bois du champagne et pas de la vodka ? Mon dieu, mais tu as pensé que tu pouvais sûrement commander un cerveau en état de marche chez Finlande pour ce Noël ? … Oh et puis, zut. Apportez du champagne, oui, dit Alfred en rendant les armes et en faisant signe aux gardes de disposer et de se transformer en petits serveurs de pacotille.
- Non, vraiment, de ce côté là, je ne me sens vraiment pas bien. Je crois que je suis malade. Ou plutôt quelque chose me rend malade à tel point que l’envie vénérienne me quitte.
- Quelle idée de parler de ça ici et maintenant.

Il soupira mais, franchement, il était con et drôle ce russe. Alors, il ne retint pas un sourire débile.
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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Jeu 29 Sep - 9:58

… Et depuis quand tu bois du champagne et pas de la vodka ?

Que de préjugéééééés ! Mais si Alfred en riait, ou en souriait, c’était le principal. Car Ivan avait décidé de changer de tactique ; au lieu de prendre le taureau par les cornes, il comptait instaurer une complicité entre eux deux et surtout, une confiance. Et rien de tel qu’un peu d’alcool pour rallier les esprits autour d’une seule et même cause ! Bien sûr, la vodka, au vu de son degré élevé, aurait permis au moscovite de parvenir plus rapidement à ses fins ; mais la vodka sans rien, c’est quand même sacrément dégueulasse. J’veux dire, de l’alcool de patates quoi... ce n’est pas ce qu’on connut de mieux. Le délicat palais américain n’aurait su ni apprécier ni supporter trop longtemps les assauts ardents et aigres de cette boisson. Il aurait alors fallut le mélanger à quelque chose d’autre, comme du jus de pommes, ce qui reviendrait alors au même que de boire un bon verre de vin. Eh oui, le degré se dilue et un ou deux verres n’auraient plus suffit à parvenir à bout de l’entreprise. Tandis que le champagne... eh bien, comme tous les champagnes, il promettait d’être infiniment pétillant et sucré. Cela aurait beaucoup étonné Ivan qu’ils aient du brut ou brut nature ici, ce qui était on ne peut plus avantageux puisque ces dosages-là ne contenaient que très peu de sucres. Pas de quoi se bourrer la gueule efficacement, donc. Il s’attendait plutôt à un bon chardonnay demi-sec ou doux, de quoi ravir les langues et les esprits par la douceur.

Il constata avec un plaisir non dissimulé qu’il n’avait rien perdu de ses capacités de déduction. En effet, les gardes tout vêtus de noir revinrent avec une bouteille de la maison Heidsieck et deux petites flûtes en cristal. D’une main experte, Ivan déboucha le champagne et versa le liquide bien frais dans les verres avant d’en tendre une à Alfred avec un sourire complice et un clin d’oeil promettant monts et merveilles. Avec un peu de chances, s’il le buvait en entier, ou en partie, le degré de l’alcool, bien qu’étant largement inférieur à celui de la vodka, pourrait lui faire un certain effet. De quoi commencer à le faire se détendre, et à s’incruster encore plus dans le fauteuil, et à refuser encore moins les prochains verres. Ca, ce serait l’idéal. Heureusement, Alfred semblait, dans sa soudaine bonne humeur, disposé à boire.

- Buvons à mon intégrité retrouvée !

Susurra t-il d’un air malicieux en buvant une gorgée de son verre. Et tandis que toute l’attention d’Alfred était concentrée sur le champagne, sur les yeux du Russe ou que sais-je encore, Ivan se rapprocha encore un peu de lui, posant discrètement ses pieds sur le fauteuil de chaque côté des cuisses de la jeune nation. Il était à ce point vicieux, qu’il avait tout agencé de manière à piéger le blond et à l’empêcher de s’enfuir. Le Russe était à présent assis sur le bout de la table -si bien que si elle n’eut pas été là, il serait sur les genoux de l’américain- et trop proche pour que Alfred s’eût pu lever et partir sans le renverser. Bien sûr, il aurait pu reculer, mais les jambes d’Ivan étaient si fermement plantées dans le cuir du fauteuil que cette issue était-elle aussi condamnée et tout cela dans une innocente feinte parfaitement masquée.

- Quelle idée de parler de ça ici et maintenant.

- Ah, mon très cher, n’en as-tu donc pas marre d’être si bien rangé ? Il faut se lâcher un peu de temps en temps, sinon on va finir par péter un durite à force de toujours se conduire si bien. Tu devrais décompresser. Regardes, on n’est pas tranquilles là ? dit-il en accompagnant ses paroles d’un geste théâtral de la main en désignant le bureau vide. Y a personne pour nous déranger, tu viens de te crever à batailler comme un fou avec moi, allez, relaxing time Alfred.Tu devrais essayer la vie de débauche, avec modération c’est une jolie expérience.

Le tout fut souligné par un sourire et une autre gorgée de champagne.

- Je t’offre gracieusement une pause dans notre discussion, profites-en.

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Alfred F. Jones / USA

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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Dim 13 Nov - 21:44

Alfred n’est pas un pauvre crétin, un imbécile de première qui ne possède qu’un seul et unique neurone. Certes, beaucoup le définisse comme un débile profond, avec un problème de cerveau, mais il n’en est rien. Représenter les Etats-Unis impose d’avoir un Q.I un minimum développé et quand même quelques capacités de réflexion. Ceux qui disent le contraire, ce sont eux les idiots.

Alors oui, il s’en doutait, qu’Ivan voulait en faire un pantin manipulable à cause de l’alcool. Il ne s’en doutait pas, en fait, il en était sûr. Mais, qui ne s’en serait pas douté, connaissant le russe et ses techniques pour obtenir ce qu’il désire ? Comment ne pas se méfier d’un verre tendu par la main gelée du Général Winter ? Et franchement, croyez-vous sérieusement qu’Ivan aurait offert du champagne de bonne grâce à l’un de ses pires ennemis ? C’est vous, les naïfs, en fait !

Mais en même temps, Alfred se connaissait sûrement mieux que l’homme en face de lui. Il savait que l’alcool n’agissait pas –trop- rapidement sur lui. Mais une fois bourré, qui sait ce qu’il pourrait faire ? Même lui l’ignorait. Les rares fois où il était saoul, il ne se souvenait pas de la veille, ni du nombre de verres ingérés et encore moins d’avec qui il avait bien pu passer la nuit. Car oui, à chaque fois, Alfred ne se réveillait pas chez lui, c’était limite maladif et c’était soit dit en passant très inquiétant. Quand on pense qu’il pouvait avoir couché avec la première nana ou le premier mec qui lui avait passé sous le nez…

Non, je plaisante, Alfred ne couchait pas avec la première personne venue. Sauf quand il était vraiment trop bourré et que son ‘’cerveau’’ ne répondait plus du tout. Dans ces cas-là, comme beaucoup de personnes, il était totalement incontrôlable. Vous voyez Arthur ? Bien. Vous voyez Arthur bourré ? Bien. Vous voyez Alfred maintenant ? Bien. Vous voyez Alfred bourré ? Ne vous enfuyez pas, chanter l’hymne américain sur une table en caleçon et avec le drapeau de la Floride sur les épaules, c’est quelque chose d’à peu près contrôlé chez lui.

Du coup, à la fois Alfred voulait éviter ce genre de comportement, disons, inadapté, à la fois il en avait marre de débattre sur un sujet qu’il savait voué à finir en dispute internationale. Ses yeux bleus jaugèrent les mauves de son interlocuteur. Ses intentions étaient mauvaises, ça, il n’y avait pas de doute. Mais mauvaises dans quel sens ? S’il avait trop bu, Alfred se rangerait du côté du russe, c’était certain. Mais il en profiterait sûrement encore un peu plus, juste pour la déconne. C’était son genre après tout ; Ivan aime jouer.

Lentement, Alfred prit la flûte de verre entre ses mains dans un léger tintement et la porta à ses lèvres. Il avala une gorgée de champagne, le liquide doux et pétillant coula le long de sa gorge.

Et là, bizarrement, Alfred se rendit compte que s’il buvait trop, il était à la merci totale d’un russe un peu dérangé sur les bords. Mais il finit quand même sa flûte rapidement, acceptant silencieusement –ce qui, avouons-le, pour Alfred est INCROYABLE- cette petite ‘’pause’’ dans leur discussion.

Mais cela ne voulait pas dire qu’il allait finir bourré.
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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Jeu 17 Nov - 15:36

Oh... Ooh... ooooooh, Ivan était complètement suspendu aux lèvres de l’américain. A présent qu’Alfred avait accepté le verre qu’on lui tendait non sans quelque vicieux desseins derrière ce geste, il le goûta d’abord, puis le but. Ah, il le but, vous vous rendez compte ? Le Russe n’attendait que ça, que l’ultime moment où le pétillant liquide coulerait le long de la gorge du blond après s’être agréablement répandu sur le palais de ce dernier. Intérieurement, il jubilait. Alors oui, on pourrait rétorquer, il y a toujours des gens pour médire, que ce n’était que quelques centilitres, que le fond du fond d’un verre. Mais ce n’est que le début, mes amis ! Patience...

D’ailleurs, voyant le cristal briller d’un triste éclat blanc, voilà qu’Ivan, habile et attentif comme il l’était pour diverses choses de la vie, remplit à nouveau la flûte vide d’Alfred si promptement que celui-ci n’eut pas même le temps d’avaler complètement le champagne que déjà, le verre était plein, si bien qu’on eut pu croire à un tour de magie, tant la coupe se garnissait vite. Le Slave se félicita lui-même pour tant d’agilité en posant doucement la bouteille sur la table. Et pour ne pas qu’Alfred remarque son astucieux manège, Ivan se prêta à parler de tout et n’importe quoi qui pouvait détourner son attention de l’alcool. Le Russe allait blablater, l’Américain écouter, sans jamais jeter un quelconque regard à son verre, étrangement jamais vide, et boire, boire, boire... Le tout était maintenant de trouver un sujet qui intéresserait ce binoclard encore plus que le contenu alcoolisé de sa flûte. Mais Ivan, qui pouvait être d’une si plaisante compagnie lorsqu’il le voulait, se retrouva tout d’un coup à court de banales formulations toutes faites et par conséquent resta un instant silencieux à méditer, le regard perdu vers l’horizon et son propre verre en parfait équilibre entre le bout de ses doigts. Vite, vite, réfléchis, qu’est-ce qui pourrait faire plaisir à Alfred ? Quel saugrenu sujet de conversation suffisait-il à enflammer ses sens aussi sûrement qu’une putain espagnole ? Ce gueux, il n’aimait que bouffer et manquait de délicatesse pour réellement aimer discuter de quoi que ce soit en fait... Ah, ça allait être dur. Nourrir son orgueil semblait être la seule voie possible pour parvenir à griser Alfred, autant son corps que son esprit, fut-il existant.

- Tu vois comme c’est cool ?

Et paf, un petit sourire de circonstances, doux et sucré comme du miel.

- Je comprends, tu dois avoir du mal à te détendre. Après tout, il faut beaucoup d’efforts pour rester au top comme tu l’es ! Assurer sur tous les plans –politique, économique, militaire...- comme toi, ça ne doit pas laisser beaucoup de place au repos.

Hu, hu, hu, un vrai serpent, vous dis-je. Et comme en cette situation il valait mieux être Boa que Taipan et enlacer sa proie plutôt que de la mordre, Ivan, avenant comme on ce le doit être en pareille situation, avec une infinie délicatesse, posa sa main libre sur l’épaule d’Alfred, afin de lui apporter, via cette étreinte à demi complète, un réconfort tout à fait amical et candide. Bravo mon petit, t’as du courage, tu peux te laisser aller maintenant, je ne dirai à personne ce que j’ai vu ici, d’ailleurs, si tu veux pleurer... Intérieurement secoué par le rire, Ivan garda néanmoins son faciès tout à fait sérieux, cet expression d’une bienveillance affective étirant toujours ses traits et en particulier ses lèvres qui se tordaient en un sourire obligeant. Oh, bien sûr, il ne pensait pas voir Alfred poser son front sur les genoux du Russe et commencer à débiter ses problèmes. Mais un homme orgueilleux –et Alfred l’était sans aucun doute- aimait à se faire flatter pour le dur labeur qu'il avait le devoir d'accomplir chaque jour...

- Alors que moi, qui me laisse souvent aller à la luxure de la fainéantise, je me retrouve très loin derrière-toi à tous les niveaux. Sauf sur le plan militaire, mais au final, ce n’est que grâce à toi. A l’époque de la guerre froide, tu me faisais tellement flipper que je ne pensais qu’à me protéger de toi. Voilà qui est fait. Mais je ne rentre toujours pas dans le top 20 de l’ONU des pays dont le niveau de vie est le plus élevé.

Que c’était amusant. Feindre la faiblesse pour laisser Alfred se sentir supérieur. Sur ces mots, Ivan retira sa main de la large épaule américain et avala une seconde gorgée de champagne, sentant la satisfaction lui monter au cerveau. A moins que c’eut été l’alcool ?

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MessageSujet: Re: [Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.   Mer 25 Jan - 16:56

Comment vous dire ça.

Alfred se doutait bien de ce qu’attendait Ivan. Il s’en méfiait toujours, quelque soit la situation, le lieu, l’heure. Se méfier de l’eau qui dort, n’est-ce-pas ? Eh bien, un Ivan trop sympathique, c’est de l’eau qui dort au fond d’un ruisseau. Oui, oui, celle qui coule lentement, qui semble apaisante, reposante et qui n’attend plus que vous ayez fermé vos beaux yeux pour se transformer en douloureux rapides pleins de rochers.

Ca, c’est le Ivan un peu trop mielleux.

Et quand Ivan est trop mielleux, il vaut mieux se laisser aller à son petit jeu. Bien qu’avouons-le, son petit jeu, il est bien vite cramé. Il n’y pas marqué abruti sur le front d’Alfred (ah bon ?). Il le connait bien, Ivan, et il sait quand il a un truc derrière la tête ; et là, ça puait l’embuscade.

Et maintenant qu’il se mettait à flatter son égo. N’en déplaise à sa majesté russe, mais franchement ; à part quelques fans du héros américain, qui viendrait lui gonfler sa partie vaniteuse, sans quelque chose à obtenir ? Pas beaucoup de monde, sauf les gens un peu trop portés sur la bouteille. Et encore moins Ivan, donc, qui était, avouons-le, quelqu’un qui tenait plutôt bien l’alcool.

Du coup, bien que le russe croie bien faire, il ne faisait que s’enfoncer et confirmer les doutes américains quant à ses bonnes intentions. Débile, un moment, je veux bien. Débile tout court, je dis non.

- Je comprends, tu dois avoir du mal à te détendre. Après tout, il faut beaucoup d’efforts pour rester au top comme tu l’es ! Assurer sur tous les plans –politique, économique, militaire...- comme toi, ça ne doit pas laisser beaucoup de place au repos.

Bonjour, allô la terre. Ceci n’est pas normal. Un russe flatter un américain ? Mais on aura tout vu, nom de dieu. Alfred sentit la main d’Ivan sur son épaule et il haussa même un sourcil. Son verre plein l’étonnait à peine, et en fait, il voyait bien qu’Ivan allait user du stratagème ‘’ le verre ne se vide jamais ? Comme c’est étrange ! ‘’. En même temps, c’était à la fois simple, et efficace. Soupirant, il but une goutte (qu’il fit passer pour une gorgée, laissons un peu de plaisir au russe) avant de le regarder et de dire :

- Ouais, moi, au moins, je sers à quequ’ chose.

Réplique un peu gamine sur les bords, mais c’était principalement pour lui faire croire qu’il était bien décidé à se ‘’ détendre ‘’ à la manière slave.

- Alors que moi, qui me laisse souvent aller à la luxure de la fainéantise, je me retrouve très loin derrière-toi à tous les niveaux. Sauf sur le plan militaire, mais au final, ce n’est que grâce à toi. A l’époque de la guerre froide, tu me faisais tellement flipper que je ne pensais qu’à me protéger de toi. Voilà qui est fait. Mais je ne rentre toujours pas dans le top 20 de l’ONU des pays dont le niveau de vie est le plus élevé.

Bon.

Reprenons depuis le début de la tirade et analysons un peu.

‘’ très loin derrière toi. ‘’ Je crains que même pour un idiot comme Alfred, cette phrase n’est pas quelque chose de très commun à dire pour quelqu’un comme Ivan. Qu’il l’avoue ou non, même si ce n’est pas à l’échelle américaine, il a bien une fierté et avouer qu’il se retrouve, je cite, ‘’ très loin ‘’ derrière l’un de ses ennemis, ce n’est pas vraiment quelque chose que l’on fait comme ça, juste pour discuter. D’autant plus que le sujet de départ ; ils ne sont pas d’accord dessus.

‘’ tu me faisais tellement flipper que je ne pensais qu’à me protéger de toi. ‘’ Vrai. Hum. Mais encore une fois, ce n’est pas vraiment le genre de phrase que l’on entendrait venant de Russie. Du moins, Alfred le voyait ainsi.

Donc autant vous le dire ; Alfred voyait bien que ce n’était qu’un tissu de mensonges. Mais ce serait bien drôle de prendre Ivan à son propre jeu…

Spoiler:
 
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[Washington DC, époque actuelle] Si la guerre en Libye n’a pas lieu, pensez-vous vraiment que le kaki ne sera plus de saison ? | PV Ivan.

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