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 [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]

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Aelius Romulus/ Rome

Séducteur de la Méditerranée



MessageSujet: [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]    Sam 20 Aoû - 16:24

Aelius ferma les yeux, se doigts serrés inutilement son épée. N'importe qui en le voyant se serait demandé pourquoi cet enfant se tenait aux côtés des soldats romains sur les murailles du capitole, surplombant la ville actuellement silencieuse car vidée de sa population, celle-ci refugiée sur la colline. En contre-bas, entourant le dernier refuge fortifié des romains, il y avait les gaulois, les celtes. De terribles adversaires qui faisaient trembler de peur les citoyens enfermés entre les murs du lieu sacré.

Mais ce n'était pas ça le pire. Certes on attendait que l'armée dirigée par le général Camille, en exil, revienne peut-être à temps, mais il y avait peu d'espoir. Cependant la grande question était combien de temps allaient-ils tenir comme ça? Les gaulois eux n'avaient pas ce problème, ils pouvaient facilement se procurer eau et nourriture. Mais les romains, prisonniers dans leur retraite, n'avait pas cette chance. La faim les tenaillait et le moment où l'eau viendrait à manquer pouvait aussi arriver vite.

Et la pire des tortures étaient devant leur yeux. Les oies sacrées du temple de Junon, grasses et pleine de vie, qui se dandinaient devant des citoyens affamés. Beaucoup avaient préféré sacrifier leur chien à se risquer de suivre le dangereux chemin de la tentation. Ce n'était guère le moment de déplaire aux dieux, seuls espoir des humains.

Mais il fallait garder des chiens en vie, car qui donnerait l'alerte s'il n'y en avait plus?

Certains canins avaient donc été placé aux endroits les plus susceptibles d'être attaqués ou escaladé. Ainsi au moindre soucis, leurs aboiements appelleraient les combattants aux endroits à problème.

Aelius n'était pas un humain, bien qu'il en avait l'apparence. N'importe qui, le voyant, aurait vu un adolescent de 12 ans aux cheveux châtains court mais légèrement bouclés, vêtu de la toge des garçons de son âge physique.
Il n'avait certainement pas l'air un combattant, et sa présence avec les rares légionnaires portait à confusion.
Il était leur nation, la ville dans laquelle il se trouvait était son coeur et sa vie. A cet instant, il se sentait terriblement faible, le teint trop pâle, les cheveux en batailles. Il ferma les yeux, prenant une grande inspiration.

La faim qu'il ressentait, était-ce la sienne ou celle de son peuple? peut-être un mélange des deux?

Il avait déjà eu à souffrir de la mort des sénateurs, quand les celtes étaient entré dans la ville, ceux-ci abandonnés sur le forum, avaient stupéfié les gaulois sur le coup mais ceux-ci les avaient tout de même massacré. Chose qu'il n'avait que trop bien ressenti. Ces malheureux magistrats, restés derrière, faisant face sans peur aux celtes. De même femmes et enfants avaient été abandonnés par ces soldats, pas tous mais déjà beaucoup trop.
Massacrés eux aussi, sans doute.
Mais s'ils étaient venus aussi sur le capitole, il y aurait sans doute encore plus de monde affamé, déjà peut-être morts de faim, peut-être déjà à la merci des gaulois. Lui ne pouvait pas mourir si facilement mais pouvait ressentir ses habitants périr et c'était peut-être pire.

Des larmes lui piquèrent les yeux quand il repensa à son peuple massacré dans la ville, il avait encore mal quand il y repensait. Pour lui c'était si dur, il n'était pas encore très âgé, un enfant, même dans l'optique d'une nation. Au fond de lui, il aurait préféré être capturé par Hibernia et Brennus qu'abandonner ses habitants aux massacres, même s'il n'aurait pu les empêchés, il serait resté avec eux jusqu'au bout.
Mais il n'avait pas eu le choix.
Un soldat, sachant qui il était, l'avait fermement empoigné pour le tirer de force sur le capitole.

Rien ne pouvait les sauver. Tout n'était qu'une question de temps.

Ce n'était qu'une question de temps avant que les romains cloitrés ne cèdent, trop affaiblis par la famine.

Et ensuite? Allait-il déjà disparaître? Hibernia allait-il détruire la cité?

Ils se connaissaient depuis longtemps pourtant...déjà quand il n'était qu'une simple ville à peine bâtie. Le celte, un adolescent à l'époque, était venu voir ''le petit nouveau'' qu'il était. A cette époque, il n'avait été guère menaçant, sans doute parce que lui ne représentait aucune menace. Puis il y a quelques années, Hibernia avait envoyé des celtes s'installer en Italie, et il avait commencé à se sentir menacer. Mais de toute façon, quelle nation pouvait-il appeler à l'aide? Il ne connaissait que quelques villes des environs et c'était tout.

Personne ne viendrait l'aider.

Jetant un coup d'œil par dessus les remparts de la plus sacrés de ses collines, il crut voir un éclat roux et se laissa tomber au sol avec découragement. Puis il leva les yeux vers les colonnes du temple de Junon et, fermant les yeux, envoya une rapide prière à la déesse, la suppliant de l'aider à passer cette épreuve.

Il décida, sans doute plus par bravade que réelle vaillance, de rester éveillé toute la nuit pour monter la garde. Même si cela ne servait à rien. Tendant la main pour caresser la tête d'une oie qui s'était approché de lui, il ferma les yeux un court instant.

«Je ne céderais pas Ruanaidh....je ne me rendrais pas si facilement! Pas sans combattre!»
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MessageSujet: Re: [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]    Dim 25 Sep - 17:32

Spoiler:
 

Le soleil allait bientôt disparaître à l'horizon, une fois encore. Et comme chaque soir depuis des semaines que durait le siège de Rome, il ne se passait pas grand-chose. Ruanaidh soupira, lassé d'attendre sans rien faire sinon surveiller la venue d'éventuels changements. Qu'est-ce qu'ils risquaient au juste, les Celtes ? Eux, ils avaient à boire, à manger, ils étaient nombreux, libres et en position de force. C'était d'un ennui. La seule raison pour laquelle ils n'avaient pas levé le camp pour laisser les romains moisir dans leur misère répondait au nom de "représailles".

Il se remémora avec un rictus féroce le jour où Aelius et d'autres ambassadeurs de Rome étaient venu lui demander, à lui et un de ses nombreuses tribus les Sénons, alors dirigé par Brennos, de bien vouloir laisser l'Italie tranquille, et plus particulièrement la ville de Clusium (connue sous le nom de Chiusi des siècles plus tard) qui avait demandé de l'aide à la capitale.

Allons bon, ne pouvait-on même plus envahir tranquillement ?

Le jeune romain lui arrivait tout juste à la taille, mais avait quand même réussir à trouver le courage d'articuler une demande de négociations. Négociations que lui et ses hommes avaient rompu peu après, jugeant peut-être que ce n'était pas la peine de discuter avec les celtes. Casus belli. Plutôt vexés, ces derniers étaient alors passés à l'attaque. Il ne fallut pas longtemps pour qu'Aelius, suspendu par le col au bout du bras du rouquin, ne fasse à nouveau appel à la diplomatie. Pure perte de temps et trahison, vu que les réparations demandées par les celtes furent refusées.

Ce foutage de gueule, il ne sera pas gratuit, sale morveux.


Et voilà donc Ruanaidh, assis sur une pierre d'une colline face à Rome, blasé mais décidé à lui mettre une raclée. Il était conscient de ce que subissait actuellement le peuple enfermé entre les murs de la ville - et il s'en amusait. Sa patience faisait mourir à petit feu les romains et souffrir leur représentant. N'était-ce pas là le but recherché ? Précisément, mais c'était une ennuyeuse bonne stratégie. Les guerriers celtes étaient eux aussi en attente d'action, depuis qu'ils avaient consciencieusement rasé les alentours. Les habitants n'ayant pas pu se réfugier à la capitale étaient passé sous le fil de leurs armes, et certainement sous certains hommes tentés par une récompense autrement plaisante. Les habitations, pillées et brûlées, les champs retournés et ravagés.

C'est joli ici, mais ce qu'on peut s'emmerder.

Le grand roux releva la tête en entendant des pas dans son dos. Brennos, spécimen particulier d'humain - certainement de par son statut de chef et de la gloire que ça lui apportait - vint observer Rome avec lui. Il fronça les sourcils, semblant réfléchir tout en lissant sa belle moustache, et se tourna vers Celte.

- Nous attaquerons cette nuit. Il est temps de faire quelque chose, sinon nos hommes s'entre-tuerons pour faire passer le temps.

Ahlàlà, toute cette violence. Si ce que le chef disait se produisait, Ruanaidh espérait au moins participer. Il était encore plus sûr de ne pas perdre. Il se contenta d'hocher la tête pour toute réponse, un large sourire aux lèvres, ravi à l'idée d'aller enfin attaquer physiquement et pas seulement moralement. Il se leva, s'étira et admira encore quelques instants Rome, illuminée par les derniers rayons de l'astre du jour, baignée dans de sanglantes nuances de rouge et d'orange.

***

Attendre que l'obscurité arrive avait été un long moment désagréable, tout le monde piaffait d'impatience, bouillonnait et s'impatientait d'aller casser du romain. La nuit avait intérêt à être à la hauteur de l'espoir de distraction qu'elle nourrissait, sans quoi il y aura des celtes non seulement déçus mais aussi d'autant plus frustrés et assoiffés de sang. À leur tête, Brennos et celui qui incarnait nombre de tribus réunies par leurs société celtique. Enfin, on annonça que l'heure était venue.

- Attends voir, mon p'tit Alelius, que je vienne de sortir de ton trou à rat par la peau des fesses.

Les celtes passèrent à l'attaque dans la seconde qui suivit, dévalant les pentes des collines sur lesquelles ils avaient attendus, prêts à prendre Rome par surprise, quand des cacardements résonnèrent au capitole. Des foutus cacardements stridents, qui firent grimacer Ruanaidh. Non mais non. Si la langue avait existé à ce moment-là, il aurait lâché un "What the fuck ?!" offusqué, perplexe d'entendre ce genre de bruits maintenant. Mais ça ne l'empêcha pas d'avancer, déterminé à marcher sur Rome.
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Aelius Romulus/ Rome

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MessageSujet: Re: [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]    Ven 18 Nov - 20:09

Il avait un sale pressentiment, vraiment le pire des pressentiment. Quelque chose allait se passer cette nuit. Faite confiance à Ruanaidh pour prévoir des coups tordus. Aelius avait beau être jeune, il savait observé et les celtes, sur la colline voisine étaient bien trop calme pour que ça ne soit pas louche.

Il grimaça en pensant à son adversaire, ce n'était pas qu'il le détestait. Non, bien au contraire, il le respectait. C'était la première nation qu'il avait rencontré suite à sa propre 'apparition'. D'accord les romains avaient manqué de finesse avec les peuplades que le roux représentait, mais était-ce vraiment la peine d'en arriver là? Il eut un frisson de frayeur en repensant à la différence de taille entre son adversaire et lui, s'ils devaient se battre, il ne pensait pas être vainqueur. Même si ça faisait mal de l'admettre. Il était assez réaliste, il savait qu'il était encore faible, trop faible. l ne pouvait pas se défendre dans l'état actuel des choses.

La faim le tenaillait, la soif aussi. Mais c'était plus les sentiments de son peuples que les siens. En plus ces barbares festoyaient à deux pas. Il se rassit contre la murailles. Beaucoup de ses citoyens étaient allés se coucher. Il aurait du faire pareil, mais cette crainte ne voulait pas le quitter. Et il ne savait comment l'interpréter, ce n'était pas qu'il ne s'écoutait pas mais c'est juste qu'il avait appris à se battre seul, parce qu'il n'avait jamais eu personne. Il ferma les yeux, alors que la nuit commençait à tomber. Il aurait aimé que la louve soit là, comme avant, à ses côtés pour qu'il puisse enfouir son visage dans la fourrure soyeuse et ne plus penser à rien.

Il secoua la tête, non il était une nation, il avait l'apparence d'un enfance de 12 ans certes mais théoriquement il avait déjà plusieurs siècles. Et il n'était pas censé agir comme un gamin terrorisé, se cachant derrière les adultes, les légionnaires, il était capable de se défendre, même s'il ne tiendrait pas longtemps contre son ennemi vu leur différence de force. Et le fait que, à moins que Camillius ne revienne, le celte l'aurait à l'usure.

Roulé en boule sous les étoiles, au pied du temple, il tentait de dormir, sans y parvenir. Une peur le prenait au ventre, une peur, telle une alerte, qu'il n'avait jamais ressenti avant. Mais peu à peu une douce torpeur le prit, le faisant sombrer dans le sommeil.

Un bruit de folie le fit rouvrir les yeux, se redresser d'un bloc. Tout autour de lui, les oies bougeaient en tout sens, criant de peur. Il bondit sur ses pieds et courut, au milieu des volailles, vers le rebord et ce qu'il vit le glaça d'effroi. Il sentit une sueur froide lui couler dans le dos, et rapidement sa voix lui échappa, lançant les mots qui allaient vite, en plus des cris des oies.

«LES CELTES ATTAQUENT»

Une échelle, posée sur le rebord, quelqu'un devait être en train de monter. Il se pencha et distingua, dans l'obscurité, les celtes qui tentaient apparemment de prendre le capitole de nuit. Il déglutit alors qu'autour de lui, l'alerte était donnée. Il posa ses mains sur les deux extrémités de l'échelle et se pencha à nouveau. Son regard croisa celui de Ruanaidh et pendant un tiers de seconde, il hésita.

''N'hésite jamais! L'hésitation c'est la mort!''
C'était le celte lui même qui le lui avait dit, quand il était plus jeune, quand l'autre était encore aimable avec lui. Quand il était plus aimable avec le jeune romain et lui donnait un ou deux conseil pour son identité de nation, pour son évolution en temps que nation.
''Même si tu connais ton adversaire, que tu l'aimes bien, tu ne dois pas hésiter, parce que ton adversaire n'aura (peut-être) pas les mêmes scrupules! Si tu veux vivre longtemps, tu dois savoir devenir, être impitoyable!''


Le roux n'était plus très loin, et Aelius distinguait à présent ses traits. Il fallait agir maintenant ou il ne pourrait pas le repousser. Alors d'un ton clair, ferme, et courageux, malgré sa nervosité il lança ces quelques mots au celte.

«Tu avais raison Ruanaidh! J'hésitais beaucoup trop mais à présent, c'est terminé!!»

Et il repoussa brutalement l'échelle, faisant tomber en arrière son adversaire. Il ne distingua rien de la chute mais entendit le fracas. Les nombreux jurons en celtique, qui lui parvirent, le firent sourire malgré lui, même s'il espéra, au fond de lui, que l'autre ne le prendra pas trop mal et ne lui en voudrait pas trop. Il n'avait pas le droit d'être sensible ou trop gentil maintenant, pas alors que son existence était menacée.
Après tout, il avait bien le droit de se défendre. L'autre agirait de même si la situation était inversée. Et puis ça ne serait pas une petite chute qui allait lui faire mal n'est-ce pas?

Et puis Aelius se sentait fier de son peuple qui, malgré sa faiblesse, avait pu repousser cette attaques nocturnes. Peut-être pourraient-ils finalement tenir jusqu'à l'arrivée de Camillius?


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MessageSujet: Re: [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]    Sam 26 Nov - 14:31

L'air frais de la nuit était agréable dans ces régions perpétuellement chaudes et pour une fois, le silence fut respecté de la part des troupes celtes. Oui, c'était rare, mais parfois c'était nécessaire sauf que pour le coup ces foutues oies du capitole avaient ruiné tous leurs efforts.

Si j'en attrape une seule, je l'embroche et je la bouffe encore vivante, maugréa Ruanaidh alors qu'ils arrivaient au pied des murailles de l'espèce de basse-cour qu'était la ville de Rome. Ces oies, et ces poules mouillées d'habitants, ces canards boiteux avec leurs dindes et leurs bécasses plus leurs précieux petits poussins. Il s'en farcirait bien une tiens, de dinde romaine.

...Enfin voyons, ce n'était pas comme ça qu'on lui avait appris à considérer les femmes. Il gardait pour lui ce genre de réflexions, d'ailleurs il ne se souvenait pas avoir un jour énoncé un propos trop dégradant pour la gent féminine devant les dames nations qu'il connaissait à ce moment-là de près ou de loin. Gaule, Ibéria, Hellas, Perse, et Prydain. Quoique. Non, Sterenn avait certainement eu à subir des piques de la part de son compagnon, mais c'était il y a bien longtemps, ils étaient tout petits.

Eux aussi agacés par ce vacarme imprévu et ne venant même pas d'eux, les celtes entreprirent d'escalader les murs, du moins c'était ce qui était prévu. Après tout, l'organisation n'était pas leur point fort. Coupez un maximum de têtes et de préférence celles des adversaires, on verra ce que ça donne quand ce sera fini, en gros c'était ça.

Brennos jeta une échelle à sa nation, qui la saisit et grimpa sans attendre une seule seconde. Il n'avait pas de temps à accorder à l'esprit quand il s'agissait de combattre, ou si peu. Il était comme un automate, aux mouvements précis et vifs, fluides et assurés, une machine à tuer en somme. Voilà ce qui avait permis à Ruanaidh d'être respecté, sinon craint, sur tout le continent ou du moins où il était passé.

Le visage du jeune Aelius apparut à quelques mètres au-dessus de lui, l'air nerveux. Il était presque étonné de ne pas le voir pleurnicher, comme quoi le romain avait grandi à quelque part. Il l'entendit crier quelque chose, et ensuite repousser fermement l'échelle sur laquelle le Celte était perché.

Striapach.

Ceux restés en bas eurent un rire moqueur en le voyant retomber à leurs pieds, ce qui ne plut pas du tout à Celte qui vociféra une certaine quantité d'injures et n'hésita pas une seule seconde à écraser son poing dans la figure de celui qui était le plus proche.

Les soldats romains avaient rapidement imité Aelius et s'efforçaient de repousser les envahisseurs en les empêchant de parvenir au sommet des murailles. Ceux qui ne se brisaient pas le cou dans leur chute se vengèrent eux aussi sur leur compatriotes. Cette manie de se taper dessus quand l'ennemi était inaccessible était à corriger mais après des siècles à la pratiquer, il n'y avait que peu de chance que cela change.

Il fallait se rendre à l'évidence, Rome ne sera pas soumise cette nuit. Ce n'était pas une défaite à proprement dit, plutôt un petit raté qui agaçait tout de même suffisamment les celtes et leur représentant. Ce dernier alla rejoindre leur chef, l'air pensif et courroucé à la fois. Quelques mots furent échangés et on sonna la retraite ou plutôt ce qui y ressemblait. Malgré quelques protestations, les guerriers sénons rebroussèrent chemins, mais s'arrêtèrent un peu plus loin, peut-être encore à la portée des archers mais pas des lanciers.

Ruanaidh fut des derniers à partir, avec Brennos, et malgré la distance sa voix était bien assez forte pour que Rome l'entende parfaitement.

- Si c'est comme ça, pas de problème, on peut encore attendre. Tu dois le savoir mieux que moi, tu es bientôt fini, gamin.

Parce qu'ils pourraient encore patienter, eux. Ils n'avaient ni faim, ni soif, n'étaient pas fatigués et avaient le moral de ceux qui savent que la victoire et de leur côté, tandis que c'était tout le contraire dans l'autre camp. Combien de temps tiendraient encore les romains, sachant que l'ennemi était aux portes de la ville et non plus sur les collines, plus proche, plus menaçant ? Combien de temps supporteront-ils les éclats de voix railleurs des celtes, le son violent et effrayant des carnyx qu'ils feraient résonner de temps à autres à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit ?

Celte ne s'inquiétait pas. Il était libre de faire ce que bon lui semblait, soit de tourmenter encore le petit Aelius. Au fond il l'aimait bien ce petit, seulement il tenait à lui apprendre à ne pas provoquer plus grand et plus puissant que soi lorsqu'on n'a pas les moyens de le vaincre. C'était une leçon à retenir et il savait Rome bon élève. Tout ça était une question d'orgueil, ou comment un malheureux refus avait conduit à cette débâcle.

Seul un petit miracle pourrait sauver les romains et ils avaient beau prier, les deux camps n'avaient pas les même dieux.

Allons, rends-toi, murmura Ruanaidh dans un sourire féroce alors que les carnyx faisaient entendre leur funeste sonorité. De toutes façons, c'était ça ou la mort. À Rome de voir quelle issue était la moins terrible : la reddition, ou passer le peu de temps qui lui restait à vivre à pourrir dans la famine et tout ce qu'elle engendrait, maladies, folies, fin sinistre et peu reluisante d'un peuple à l'avenir encore prometteur il y a quelques mois ?

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Aelius Romulus/ Rome

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MessageSujet: Re: [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]    Dim 15 Jan - 18:23

La faim était une compagne de tout instant.
La faim dévorait son peuple jour après jour, nuit après nuit.
Bien maigre était la satisfaction d'avoir reporté la victoire lors du dernier assaut.
Car si les secours ne venaient pas, la reddition serait inévitable, et cela serait sans condition.


Aelius ne sentait pas seulement sa propre faim, il sentait aussi celle de son peuple, il sentait leurs peurs et angoisses. Lui-même était encore jeune et ignorait le déroulements d'évènements dans un tel contexte. Il regarda mollement les barbares, par dessus les murailles. Il écouta au loin pour savoir si une armée, par le plus grand des hasards, arriverait enfin pour les aider. Mais non, rien, rien du tout. Il se laissa retomber. Les romains, malgré leur faim dévorante, n'avaient pas touché aux oies, pas à celles qui les avaient sauvé. C'était plutôt les chiens qui étaient passés dans l'assiette pour beaucoup.

Aelius écoutait les hommes se disputer. Eux aussi ne savaient que faire, ne savait pas quoi faire parce que la situation était plus de désespérée. Le désespoir montait de plus en plus mais Aelius refusait d'abandonner, de jeter les armes, même s'il savait désormais que le choix ne se posait pratiquement plus.

Bientôt ils mourraient de faim ici, si ce n'est de soif. Ou alors les barbares allaient réussir leur prochain assaut. Qu'allait-il lui arriver en cas de défaite? La ville serait-elle rasée, ce qui sonnerait son glas ou se contenteraient-ils de le piller et de l'humilier? Si telle était la seconde solution, par Junon il se jurait que ça serait la dernière fois. Et que vengeance il y aurait envers ces maudits celtes!

Allons bon, les humains se disputaient à présent, sur la conduite à tenir, sur l'avenir. Sur les négociations à faire...étaient-ils stupides? Il n'y aurait pas de négociations, ils étaient perdants et acculés, les négociations, c'était avant qu'il fallait les faire. Avant, quand c'était encore possible, quand ils pouvaient encore se défendre.

«Bande d'idiot!»

Il se leva et s'approcha, pour mieux écouter, peut-être pour donner son avis. Son avis qui serait probablement celui qui serait le plus axé sur la sécurité et l'avenir des survivants. Même si l'honneur importait pour lui, c'était son peuple qui lui importait le plus. Et Aelius se refusait à les voir tous mourir de faim, agoniser. Sans compter lui-même quelque part, son avenir personnel se jouait également à ce moment précis.

Longue fut la discussion. On parla des conditions que pourraient demander les barbares, la rançon qu'ils pourraient réclamer. Et la quantité d'or présente dans les coffres sur le capitole. L'argent, l'argent, ils n'avaient que ce mot-là à la bouche ces humains, songea amèrement Aelius, se demandant ce que pensait son adversaire de la situation.

Finalement ce fut décidé. On se rendait, on demandait ce que les celtes voulaient. Et on tentait de les satisfaire en échange de la promesse de ne pas détruire la ville.

Aelius attendit encore un peu, attendit qu'il choisisse un volontaire. Qui irait parlementer? A sa non grande surprise, tous les regards se tournèrent vers lui, la nation (immortelle) qu'il était. Étouffant un juron, il tourna rageusement les talons et se dirigea vers les portes du capitole.

Bande de lâches, envoyer un enfant (même une nation) à la place d'un adulte, d'un soldat ou d'un habitué de la politique. Pour la peine j'ai bien envie de ne pas trop marchander!

Il sortit et entendit les portes claquer derrière lui. Un soupir lui échappa alors qu'il avançait lentement vers les gaulois, situés un peu plus loin, qui le regardaient venir. Un roux fit quelques pas dans sa direction et soudainement Aelius espéra qu'il ne lui en voulait pas trop pour le coup de l'échelle. Dans l'état de faiblesse où il était, un coup l'assommerait totalement sans le monidre doute.

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MessageSujet: Re: [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]    Sam 28 Jan - 22:56

Ah, qu'il faisait bon vivre, sur ces terres si souvent baignées de la lumière que leur offrait le soleil du Sud. Alors que le siège de Rome se prolongeait, des groupes de celtes allaient et venaient, ramenant diverses denrées qu'ils trouvaient aux alentours de la ville et assuraient ainsi sans peine la maintenance de l'armée gauloise au pied du Capitole. C'était également une façon de narguer les romains, affamés et désespérés sur leur petite colline.

Ruanaidh scruta les remparts, se demandant quelle était la situation exacte là-dedans. Il ne semblait y avoir que peu d'activité, les assiégés se devant d'économiser leurs forces. Le Celte resta encore un petit moment aux aguets, avant de se retirer à l'ombre pour éviter un nouveau coup de soleil - il n'était pas vraiment fait pour passer beaucoup de temps sous les rayons de l'astre du jour. Installé au pied d'un arbre, il s'autorisa à manger un morceau de pain, non sans une petite pensée pour ceux qui mourraient de faim et également pour l'assaut raté de la dernière fois.

Les Romains pouvaient croire autant qu'ils voulaient à voir en l'intervention des oies un signe divin, mais le grand rouquin avait découvert que la réalité était toute autre et bien plus prosaïque que ça. Des guerriers gaulois, voulant faire taire les chiens de Rome, avaient jeté de la nourriture - du pain en l'occurrence, raison pour laquelle il y pensait - aux canidés, mais il s'avérait que les oies étaient venues se disputer avec eux pour avoir leur part. Le vacarme était donc dû à la dispute entre les animaux et non par un quelconque geste de Junon. En ce qui concerne les gaulois, les fautifs avaient été punis comme il se devait; Ruanaidh y avait veillé personnellement.

Les heures s'écoulaient sans se presser, jusqu'à ce qu'enfin, il y eut du mouvement. Une rumeur parcourut les rangs celtes et parvint tout de suite aux oreilles de leur représentant, qui put immédiatement en vérifier la véracité. Un enfant avait quitté le Capitole et se dirigeait vers eux. Celte eut le plaisir de constater que ce n'était personne d'autre que Rome en personne, aussi se leva-t-il et alla à sa rencontre d'un pas imposant.

Arrivé à la hauteur d'Aelius, il le toisa d'un air narquois, hésitant à commencer par lui administrer une fessée devant tous à la hauteur de l'humiliation que l'enfant lui avait fait subir en le faisant tomber de l'échelle. C'était tentant, mais le petit était déjà dans un état si pitoyable qu'au final, ce n'était pas vraiment nécessaire. Au lieu de ça, Ruanaidh se contenta de l'écraser de toute sa hauteur, lui rappelant à chaque instant qui avait l'avantage ici.

– Laisse-moi te dire une chose, gamin : j'estime ton cran tout autant qu'il m'agace. Le fait que tes hommes jettent de la nourriture par-dessus les murailles pour nous laisser penser que vous avez encore des ressources ont décidé Brennos à accepter des négociations.

Il jeta un regard indéfinissable au chef gaulois, oscillant entre la compréhension du son choix de ce dernier et l'énervement, le grand rouquin ayant toujours préféré faire parler les armes que ceux qu'elles avaient à trancher. Certes, il fallait un peu de diplomatie en ce monde, les celtes n'étaient pas que des barbares, mais bon. Son attention se reporta sur Rome - son incarnation, pas la ville qui avait nettement perdu de sa superbe.

– Alors, qu'es-tu venu faire ici ? Est-ce parce que tu es résolu à te rendre sans effusions de sang supplémentaires, ou bien pour que je t'achève de mes propres mains ? Ce serait encore une mort honorable, mais c'est à toi de voir. Quelle est ta réponse ?

Au fond, ça le peinerait un peu d'avoir à faucher la vie de cette toute jeune Nation, bien qu'il était conscient qu'à l'avenir, il y avait de grandes chances que ce dernier ne lui cause quelques soucis. Mais si tel était le destin, ainsi soit-il. Il fallait se montrer aussi impitoyable que lui lorsqu'il décidait d'être cruel, aussi compatissant lorsqu'il se montrait plus clément. Et en ce moment, ce seront les prochains mots d'Aelius qui indiqueront ce que réservait ce même destin.
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Aelius Romulus/ Rome

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MessageSujet: Re: [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]    Mer 7 Mar - 19:15


Pourquoi fallait-il que Hibernia soit si grand?

Il lui donnait l'impression d'être un géant, en se tenant comme ça devant lui, immobile et le toisant. Aelius déglutit et réfléchit rapidement aux mots qu'il devait utiliser. Il ne devait pas avoir l'air d'exiger ou de supplier, l'un comme l'autre irriterait le roux, il le sentait confusément. Il avait peur, peur pour sa ville, peur pour son peuple toujours vivant et présent en ces murs, comme ceux qui s'étaient réfugiés dans la campagne, à l'abri avant que la horde de gaulois n'arrivent.

Lui avait été obligé de rester. C'était sa ville, son cœur, sa vie.

L'autre le savait, il pouvait lui faire ce qu'il voulait tant qu'il était là. Aelius était si petit, si faible et fragile et sans héritier. Un rien pouvait souffler sa encore jeune existence de nation.

Même s'il s'était toujours battu comme un loup pour survivre, cette fois tout dépendait de son adversaire rouquin.

«Oui...je...la situation ne peut plus durer plus longtemps. Une autre effusion de sang serait..» Il décida de ne pas exagérer, ne sachant pas vraiment (encore) mentir. «...inutile vu la proportion actuelle de nos forces et l'état de nos armées!»

Il n'y avait plus que des gens affaibli chez lui, plus que des gens malades et affamés. Des gens qui allaient vite mourir si cela continuait. Les Dieux ne seraient plus avec eux longtemps et quand bien même ils n'étaient pas faiseurs de miracles, point du tout.

Brennus serait-il capable d'être raisonnable? Bon gagnant?
Hibernia serait-il prêt à négocier?


Derrière lui une troupe d'hommes qui semblaient plus prêts à égorger qu'à parlementer. Ils les fixaient, ceux qui savaient ce qu'était Runaidh semblaient savoir pourquoi un enfant parlait avec la représentation de leur peuple. Les autres chuchotaient entre eux, craignant le piège car pourquoi les romains enverraient-ils un enfant si petit parlementer à leur place si ce n'était pas pour de sombres attentions? Cependant ils ne bougeaient pas, attendant et chuchotant entre eux, mains crispées sur leurs armes.

Sans doute sentaient-ils que c'était effectivement la fin de ce siège dont ils avaient assez et que ce serait bientôt terminé.

«Il faut que nous parvenions à un accord pour que toutes les parties soient ''satisfaites'': vous parce que vous aurez obtenu ce que vous voulez et nous parce que vous n'aurez pas rasé la ville »

Quand il se rappelait le temps que ses murs avaient mis à monter, les demeures à apparaître ici et là, leur mode de vie...Il fallait qu'il arrive à le convaincre de convaincre son chef de ne rien détruire. Mais Aelius ne voulait pas supplier. Il avait beau être jeune, il avait quand même sa fierté et il doutait même que l'autre apprécierait de le voir si faible en plus.
Il fallait qu'il soit fort, qu'il montre à Hibernia qu'il n'était pas frêle et fragile. Même si la faim le dévorait et lui permettait à peine de tenir sur ses jambes, même s'il avait quelques vertiges du à cette faiblesse non il ne demanderait rien et ne ferait rien.

«Je suis donc venu te demander une seule chose....»

Les responsables encore vivants avaient établis un prix de base et une limite jusqu'où surenchérir. Il craignait qu'il ne soit pas en position de marchander non plus. Ils étaient amusants là haut à envoyer leur nation discuter à leur place.

Il fallait qu'il se décide à le dire....

Donc, levant la tête et regardant droit dans les yeux le celte, il ne dit qu'un mot, un seul mais qui suffisait largement à commencer les négociations.....

«Combien?»

En espérant qu'il ne s'écroule pas d'inanition. Non seulement ce serait assez peu impressionnant mais en plus humiliant d'être ''soigné'' (et enivré par la même occasion) par son envahisseur.

Si celui-ci n'avait pas déjà l'intention de le garder en otage pour obtenir encore plus ou tout simpletement comme garantie.





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MessageSujet: Re: [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]    Dim 18 Mar - 1:29

Écouter l'enfant l'amusa. Il n'avait pas souvent prit le temps d'écouter des gamins depuis que lui-même n'en était plus un. Il faut dire, les Nations dont il avait fait la connaissance avaient elles aussi grandit en même temps que lui, tandis que Rome...Rome était un nouveau arrivé, dans ce monde. Enfin. "Nouveau", tout est relatif. C'était un petit jeune quoi, qui ne s'était pas encore bien développé - la faute à qui ? Actuellement, les gaulois lui mettaient un peu les bâtons dans les roues, oui. Mais sa jeunesse ne l'empêchait pas d'être une Nation digne de ce nom, il savait se défendre, il savait parler. Même si son hésitation faisait sourire Ruanaidh de plus belle.

— Oui, oui, vu la situation il suffirait que j'éternue pour te balayer, toi, ta ville et ton peuple.

Il y eut quelques rires dans l'assemblée, mais rien qui ne sembla vraiment déstabiliser Aelius. De toute évidence, le pauvre n'avait plus assez de force pour se préoccuper d'autre chose que de ce qu'il avait à transmettre à Celte. Ce dernier avait un peu de peine, soupirant presque tristement à le voir lutter pour rester debout. Il n'aimait pas voir de la faiblesse. Il préférait voir des gens plein de vigueur ou même animé par l'énergie du désespoir, et non pas des gens affaiblis, effondrés. C'était déprimant, démotivant. Ces gens-là, il voulait soit les achever tout de suite et abréger leurs souffrances, ou soit leur faire reprendre des forces pour recommencer à se taper dessus équitablement.

Et voilà que le gosse l'affrontait du regard. Affronter n'était peut-être pas le mot, mais quelle audace tout de même. Ses iris vertes fixèrent celles, noisettes, du romain, tandis que son visage se fendit à nouveau d'un large sourire amusé. Pas vraiment moqueur non, pour une fois. Si seulement Aelius savait combien ils allaient demander. Parce que oui, ils en avaient déjà discuté, les rançons étant monnaie courante - sans mauvais jeu de mot - pour régler certains problèmes. Prévoyant cette éventualité, Brennos avait décidé d'une somme conséquente et qui avait été approuvée par la grande majorité. Ruanaidh n'en avait rien dit, ne se sentant pas concerné. Les celtes étaient dans l'ensemble riches. Et lui, il était l'ensemble des celtes donc au final, des pièces de plus ou de moins...L'or sous-tiré à Rome reviendrait donc uniquement à Brennos et son peuple, mais c'était tout de même au grand roux de répondre combien ils voulaient. Et ils voulaient beaucoup.

— 1000 livres d'or.

Le chiffre tomba comme un couperet, alors que le ton de voix du celte était au contraire très neutre, très égal. Mais ce n'était apparemment pas le cas de l'enfant qui semblait près de défaillir après tout ça. D'un côté, rien de plus normal. La fatigue, la faim, et l'ironie du "tu vas devoir payer très cher ce que nous on a cassé". Sans lui demander son avis, il le souleva du sol avant qu'il ne s'écroule et ordonna qu'on lui apporte de quoi manger. Il ne faudrait tout de même pas que la jeune Nation lui crève entre les bras. On ramena un peu de pain, de viande, d'eau, et pendant ce temps, Hibernia jeta un coup d'oeil à la ville, qui avait beaucoup perdu de son aura depuis le premier jour. Mais elle était importante pour ses habitants. Ils payeront pour la protéger, quel qu'en soit le prix, il le savait. Aussi s'adressa-t-il à Aelius plutôt sèchement, jugeant qu'il avait fait preuve d'assez de gentillesse - de son point de vue - pour la journée.

— Dépêche-toi de reprendre un peu de forces, qu'on puisse y retourner rapidement et en finir avec toute cette histoire. Je te garde avec moi, et on ira annoncer le prix à tes supérieurs. Si tout se passe bien, tu n'auras plus de soucis à te faire. Mais si c'est non...Tu te doutes des regrettables conséquences que ça entraînerait.

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Aelius Romulus/ Rome

Séducteur de la Méditerranée



MessageSujet: Re: [-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]    Sam 28 Avr - 10:37

Il savait qu'il était jeune et encore fragile.
Il savait que pour le moment, il se défendait plus qu'autre chose. Il n'avait jamais été attaqué de la sorte. Il se doutait que Hibernia n'était que le premier à s'attaquer à lui, qu'il y en aurait d'autre.
Il savait qu'il n'avait que 400 ans, que c'était jeune pour une nation.
Physiquement il était faible, il le savait. N'être qu'une ville était un point faible il le savait aussi. C'est pour ça qu'il avait vite grandit en 400 ans, pour pouvoir commencer à lutter, à devenir fort. Et à s'agrandir pour mieux se protéger.

Il ne savait pas que bientôt la soif de conquête remplacerait ce désir de protection actuelle.
Il ne savait pas que d'ici 100 ans Carthage l'agresserait à deux reprises, utilisant même les gaulois et les tribus celtes contre lui, même si d'autres tribus le soutiendrait lui. Et que ces deux agressions le changeraient assez pour le rendre impitoyable.

Pour le moment il avait perdu.
Ca ne se reproduirait plus, aurait-il eu envie de dire.
Mais qui pouvait prédire l'avenir.
Il ferait tout pour que ça n'arrive plus, ça c'était certain.
Pour le moment il attendait la réponse du celte.


«Oui, oui, vu la situation il suffirait que j'éternue pour te balayer, toi, ta ville et ton peuple.»

Pas besoin de le lui rappeler.
Qu'il en finisse vite, que son peuple puisse payer et que ces fichus gaulois débarrasse le plancher.
Combien allaient-ils demander?Allaient-ils être raisonnables? Prendre en compte la situation?


Rome n'avait pas autant d'or qu'en tant de paix, évidement mais les récents combats avaient puisé dans le trésor de la ville. Il espérait que les envahisseurs sauraient se montrer raisonnables, sauraient être bons gagnants mais il craignaient le pire quand même. Connaissant Ruanaidh, il sentait un coup fourré. Et si savait de quoi il parlait, c'était le celte qui lui avait appris à faire des coups pareils aux autres, même s'il n'avait pas eu le temps d'expérimenté jusque là.

«1000 livres d'or.»

En entendant ces mots, trois sentiments contradictoires se mêlèrent en lui . D'abord le choc, 1000 livres d'or, ce n'est pas rien dans un tel contexte. Les celtes avaient commis des dégâts dans la cité et son esprit de nation calculait déjà, malgré son jeune âge, le montant à utiliser pour réparer. Ca ne leur laisserait plus grand chose après la rançon. Le deuxième sentiment fut plus étrange, une quasi-frustration. Il ne valait donc que 1000 livres d'or aux yeux des gaulois? Enfin vint le soulagement, il avait craint une somme bien pire, qui ne laisserait pas une pièce à son peuple.

- Ca devrait être possible. Le trésor de la ville n'a pas mal diminué avec les récents évènements mais il devrait rester assez pour ce que vous demandez.

Heureusement que l'or de la ville se trouvait sur le capitole d'ailleurs...

Sa voix tremblait un peu mais il ne détourna pas le regard. Une telle somme dans un tel contexte, ça faisait quand même mal. Il allait payer cher oui, mais il avait craint pire. En espérant qu'ils n'augmentent pas la somme au dernier moment. Car les vainqueurs se permettaient souvent beaucoup de choses.

Soudain Ruanaidh le souleva du sol et ordonna qu'on lui apporte à manger. «Dépêche-toi de reprendre un peu de forces, qu'on puisse y retourner rapidement et en finir avec toute cette histoire. Je te garde avec moi, et on ira annoncer le prix à tes supérieurs. Si tout se passe bien, tu n'auras plus de soucis à te faire. Mais si c'est non...Tu te doutes des regrettables conséquences que ça entraînerait.»

Il hocha la tête, sachant qu'il ne fallait plus faire le malin désormais, il connaissait le ton utilisé par son actuel ennemi. Alors il répondit, même si ce n'était pas la peine: «Ne t'inquiètes pas, mon peuple n'est pas stupide. Nous savons que nous n'avons plus le choix. Ca devrait bien se passer..nos chefs sont des adultes "raisonnables" n'est-ce pas?» Sa voix oscillait entre résignation et légère ironie, son peuple n'avait pas été raisonnable pour le coup!! Et c'était lui qui disait ça alors qu'il n'était qu'un enfant.

Quand les gaulois revinrent avec ce que Hibernia avait ordonné d'apporter, il les remercia (il savait être poli quand il le fallait) et tout en mangeant réfléchit quelques instants à ce qu'il dirait à son peuple.

De ne pas faire les malins avec les vainqueurs...
Si problème il y avait on le laisserait parler.
Et surtout dire que Hibernia n'avait aucun sens de l'humour et très peu de patience dans de pareilles conditions.
Si les gaulois se montraient honnêtes, il n'y aurait normalement pas de problème du côté de son peuple, normalement....
1000 livres d'or...
Quelque part, ça aurait pu être pire.
Il resterait assez pour réparer les dégâts, reconstruire...
Donc oui convainquerait son peuple d'accepter et surtout de ne pas faire les malins avec les gaulois


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[-390] Vae Victis [~Pv Hibernia]

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