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 [1641] - D3-F3-E5. - Croiseur coulé, porte-avions touché. | Portugal

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MessageSujet: [1641] - D3-F3-E5. - Croiseur coulé, porte-avions touché. | Portugal   Lun 5 Sep - 13:04


Prise de Malacca : C'est mes indes à moi. Non mais.
Y'a pas de place pour une paire de seins sur un navire, femme. Retourne en cuisine.

Le vent en poupe, la mer calme et scintillante. Décidément la Mer de Java avait toujours été d'un calme et d'une beauté que l'Océan Atlantique ou même Indien pouvait lui jalouser. Du moins c'était l'avis du néerlandais.

Embarqué quelques mois plus tôt à Amsterdam sur le navire de l'Amiral Cornelis Matelief de Jonge, il avait eu tout le loisir de contempler une fois de plus les océans sur lesquels il avait vogué en direction du Japon environ cinquante ans auparavant. Il ne le niait pas, la mer, cela l'apaisait.
Enfin, tant qu'une portugaise n'était pas dans le coin.

Une indépendance fraichement acquise par rapport à l'Espagne et ou Habsbourg. Le renouveau sous le nom de Provinces-Unies. Cela avait un coût. Et ce coût c'était le maintien économique du pays pour survivre en tant que République à part entière. Car Maarten voulait absolument montrer qu'il pouvait s'en sortir tout seul, comme un grand. Mais aussi asseoir sa suprématie sur les mers des Indes Orientales et en Amérique.

Son hégémonie sera parfaite, quitte à attaquer les comptoirs d'une portugaise encore influencée par le joug espagnol.

Et puis, que pouvait-il espérer d'une femme sinon une soumission totale? Car outre le fait qu'Helena était une nation, elle était avant tout une femme. Et une femme se devait de reconnaître sa place dans le monde. La guerre n'était pas faite pour elle, elle n'avait qu'à rester en cuisine chez Antonio.
C'était ce que pensait le néerlandais dans sa misogynie traditionnelle.

Le jeune homme se leva, attrapa son chapeau et sortit de sa cabine.
Sur le pont, tout brillait. Son caractère de méticuleux, voir d'emmerdeur avait quand même du bon et les traces des morts du scorbut avaient finies par partir à force de frotter. De sa sacoche, il sortit son éternelle pipe et l'alluma. Puis il monta sur le pont près du barreur et s'assit sur un des tonneaux de poudre qui traînait. Ils n'avaient pas eu trop à combattre durant leur voyage, il restait encore pas mal de tonneaux.

Son regard se porta à l'arrière. Les trois ou quatre vaisseaux supplémentaires qui constituaient la flotte de l'Amiral suivaient à bonne allure. Le néerlandais soupira, puis reporta son attention sur l'équipage qui s'attelait à la tâche.


▬ Land !

Maarten releva la tête vers le marin accroché au nid-de-pie juste au-dessus de lui. Plusieurs heures étaient passées sans que rien de se passe et le cri de l'homme avait réveillé les derniers hommes en latence dans la cale qui sortaient à l'air frais. Il finit sa pipe et jeta le reste de cendre de tabac au vent, puis la rangea.

▬ Waar ?, lui cria-t-on pour qu'il entende.
▬ Hiertegenover !

« En face ». Le néerlandais ne bougea pas de sa place et porta son regard vers l'endroit où l'homme pointait son doigt.
Une petite étendue de terre à l'horizon qui se profilait en une bande grisâtre qu'on ne pouvait distinguer qu'en plissant les yeux. Ils en avaient bien pour quelques jours encore avant d'arriver sur Malakka et massacrer un peu plus de flotte portugaise.

Car cette vantardise du Portugal quant à la forteresse qu'elle avait fait construire sur le petit pays ne pouvait empêcher le néerlandais d'aller voir d'un peu plus près la « grandeur » des dites fortifications et d'en tester la résistance, comme l'année précédente lors de ses petites attaques en fourbasse. Agir par petits accoues, et furtivement. Telle était la stratégie néerlandaise pour venir à bout d'Helena et de ses comptoirs qui lui barraient plus la route des épices qu'autre chose.

Et le commerce, c'était sacré. Il en valait de la survie de son pays.
Il n'y avait pas de place pour une femme dans la guerre, le commerce et pire, sur un bateau. Sa présence lui portera malheur, Maarten en était certain.

Les grands voiliers suivirent la côte de Singapour puis de la Malaisie. Malakka ne se trouvait pas loin et la ville serait facilement repérable.
Aussi repérable que les étendards néerlandais orange, blanc et bleu de la flotte des Provinces-Unies qui flottaient au vent alors que d'autres navires dont on ne pouvait distinguer la provenance venaient à leur rencontre.

Spoiler:
 
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