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 [ Rome, I er siècle après JC ] Mater tris et filius

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Sophia / Hellas

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MessageSujet: [ Rome, I er siècle après JC ] Mater tris et filius   Dim 9 Oct - 10:56


Sophia marchait dans les rues de Rome d'un pas pressé, fidèle reflet de son humeur. Parcourue par une multitude d'émotions, elle ne prêtait aucun intérêt au monde qui l'entourait. Et pourtant, Rome n'était pas forcément la cité la plus silencieuse qui soit ; c'était dire la concentration de la Grèce antique, qui, en cette heure, aurait pu casser des cailloux avec des dents ou s'attaquer seule à Empire Perse tant elle était énervée. Au point que les passants s'écartaient préventivement d'elle, comme si elle avait dégagé une aura maléfique. Même les soldats en patrouille s'éloignaient. Oui, elle avait conscience d'être effrayante, merci bien. Oui, elle savait qu'elle attirait tous les regards. Mais peu importait. Comme si ça changeait quelque chose au problème initial !

Petit retour en arrière.

La journée avait pourtant bien commencé. Comme à son habitude , Sophia s'était levée tôt. Elle avait toujours été une matinale : elle avait l'impression de perdre sa journée si elle se hasardait à la grasse matinée. Comme à son habitude, elle s'était entraînée. Vieux réflexe de guerrière parfaitement inutile, puisque la Grèce était désormais en paix, mais cela lui permettait de ne pas s'amollir et de conserver une parfaite condition physique. D'autant plus qu'elle avait eu un deuxième enfant avec Aelius peu après son arrivée à Rome, Lovino. Une petite bouille adorable au fort caractère, comme elle. Quand quelque chose ne lui convenait pas, il n'hésitait pas à le signifier, et cela plaisait à Hellas, vu qu'elle abominait l'hypocrisie et prônait de fait la franchise la plus complète. C'était quelque chose qu'on ne pouvait pas reprocher au petit latin, quoique certaines personnes puissent en dire. Toujours était-il qu'à son retour, elle avait trouvé un Aelius très agité parce que Lovino avait disparu. Il semblait qu'il se soit une fois de plus disputé avec Feliciano, et que l'aîné des deux avait pris la poudre d'escampette, furieux.

Pas autant qu'elle lorsqu'elle avait appris la nouvelle.

Elle avait tempêté pendant une dizaine de minutes, avant de prendre la situation en main et de décider d'aller chercher elle-même son cadet. Aelius avait bien envoyé des domestiques à la recherche de Lovino, mais elle n'était pas sûre que cela soit vraiment efficace. Il risquait de s'enfuir une fois de plus s'il les voyait. Elle, par contre, savait mieux que les domestiques comment fonctionnait son fils, ce qu'elle devait faire ou non. Evidemment, son père aurait pu venir le chercher, il s'était même proposé pour aller à sa recherche avec elle. Mais au même moment, il avait reçu un message de son Empereur qui voulait le voir de toute urgence. Evidemment. Comme toujours... Il ne se passait pas une semaine sans qu'il soit appelé pour telle ou telle raison. Comme quoi, avoir un dirigeant n'était pas de tout repos. Et dire qu'elle l'avait presque envié à ce sujet.. Inutile de dire qu' elle avait rapidement changé d'avis. Même si elle avait du faire face à des divisions internes, elle avait pu agir à sa guise, comme elle l'entendait, sans avoir de comptes à rendre à un éventuel supérieur.

Et c'est ainsi qu'elle se retrouva dans les rues de Rome, à la recherche d'une tête brune. A présent, ce n'était plus tellement de la colère qu'elle ressentait, mais plutôt de l'inquiétude . Voire de la peur. Rome était déjà si grande! Et Lovino se perdait? S'il se blessait? Ou pire, s'il était enlevé ? Certes, aucun citoyen romain sensé ne s'attaquerait à un descendant de Rome, mais si un opportuniste s'y hasardait afin de faire pression sur le représentant de l'Empire..ou pire encore, si c'était un «diplomate » étranger... Son imagination cavalait à toute vitesse, au-delà des frontières de la rationalité. Elle en venait à imaginer tous les scénarios possibles et inimaginables. Elle avait trop peur. Rome lui sembla alors étrangère, hostile, pleine de dangers. Chaque citoyen croisé lui semblait un ennemi en puissance. Même si son simple bon sens lui disait que Lovino ne se laisserait pas faire comme ça, au vu de son caractère emporté et impulsif. En plus, il ne risquait pas d'être silencieux si quelque chose lui arrivait. Repoussant l'idée qu' il soit évanoui, bâillonné ou quelque chose de ce genre, Sophia regarda une fois de plus tout autour d'elle.

Elle savait que Lovino n'aimait pas spécialement les endroits trop bondés. Donc, on pouvait éviter les lieux les plus fréquentés de Rome, tels le Champ de Mars. Depuis le temps, elle savait quelles étaient les rues les plus tranquilles de la capitale de l'Empire. Elle-même préférait les endroits calmes. Là où on la laissait tranquille. Son cadet ressemblait certes plus à Aelius qu'à elle, de la même façon que Héraklès était le portrait craché de la grecque, mais il avait au moins hérité cela d'elle.

Et soudain, au détour d'une ruelle, le soulagement. Sophia venait d'apercevoir une mèche rebelle bien familière. Lovino était assis sur les pavés. Il semblait en bonne forme. Heureusement ! Elle se dirigea vers lui, tout en prononçant le nom de son fils.

« Lovino...»

Sophia aurait voulu prendre un ton sévère, lui faire comprendre qu'il ne fallait pas s'enfuir comme ça de la maison et lui faire une peur pareille, elle ne pouvait pas. Elle s'accroupit devant le petit garçon, se mettant de fait - plus ou moins- à sa hauteur. Surtout ne pas le prendre dans ses bras, même si elle en mourait d'envie. Mal à l'aise avec les démonstrations d'affection, il risquait de se braquer. Il fallait le laisser venir vers elle, et ne pas l'interroger tout de suite sur ce qu'il s'était passé. C'était le meilleur moyen pour qu'il ne réponde pas, et, peut-être, s'enfuie à nouveau. Et maintenant qu'elle avait retrouvé Lovino, Sophia ne tenait pas spécialement à repartir encore à sa recherche, surtout que la matinée était déjà bien entamée.




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MessageSujet: Re: [ Rome, I er siècle après JC ] Mater tris et filius   Lun 10 Oct - 14:45

Ce fût un bel après-midi ensoleillé durant lequel le représentant de la moitié sud italienne se promenait dans la belle ville de Rome en compagnie de son frère sans vraiment se soucier où ils allaient. Son grand-père était actuellement en pleine réunion avec son empereur et ses sénateurs, et ses autres frères et sœurs se reposaient avec leur deuxième parent. Personnellement, il ne trouvait pas cela désagréable de marcher en compagnie de Veneciano, il devait même avouer qu'il appréciait cela car son cadet lui donnait toujours la main en lui parlant de tout ce qu'il aimait, à commencer par le fait qu'il était un incroyable grand frère. Bien sûr, Romano savait qu'il n'avait rien de plus que son petit frère si ce n'est l'âge, mais il appréciait toujours d'être admiré de cette manière.

Leurs pas les avaient amenés directement en face d'une fontaine, point de rencontre idéal de toutes les femmes de la ville qui aimaient papoter entre elles sur les derniers tissus à la mode ou la dernière conquête de tel ou tel sénateur. Feliciano aimait bien passer par là, car les romaines finissaient toujours par l'inviter au milieu de leur petit cercle de discussion pour le câliner de temps à autre en lui faisant un petit compliment. Bref, elles se rendaient le plus agréables possible envers le descendant de l'Empire Romain. Pour Romano, c'était le contraire: il évitait ces femmes car l'une des choses qu'il détestait le plus au monde, c'était l'opportunisme. Et la manière dont ces femmes lui parlaient de sa gentillesse, de sa bonté, du fait qu'il était le portrait craché de son grand père sur tous les plans l'exaspérait au plus haut point.

Il aimait les compliments, mais en toute sincérité, s'il vous plait!

Toujours est-il que malgré ses efforts pour faire faire un détour discret à son frère, les bonnes femmes ne manquèrent pas de les remarquer dans leurs petites tenues blanches assorties. Alors qu'une belle brune ondulée ayant la vingtaine prenait Feliciano sur ses genoux, Lovino se retrouva assis entre deux toges respectivement violette et rose qui lui donnaient envie de vomir un arc-en-ciel! Dieu, leurs huiles parfumées lui montaient déjà à la tête. D'habitude, il appréciait la compagnie des femmes, mais elles, celles qui provenaient de la haute-société, il n'arrivera jamais à les accepter. Des vagues de mots mielleux, tendres se déversèrent sur eux de leur fine bouche que Feliciano bût innocemment tendis que Romano restait inébranlable.

Le jeu de séduction aurait pût s'arrêter là si l'une d'entre elle n'avait pas fait l'innocente remarque qu'ils ne se ressemblaient pas du tout niveau caractère. La discussion s'était enflammée dans le groupe féminin sur le fait que Feliciano était vraiment adorable, qu'il leur rapellait vraiment ce seducteur de Romulus, étant par ce fait mieux placé pour être l'héritier de Rome. Evidement, l'idiot n'avait pas contesté malgré ses tentatives louables pour détourner la conversation, connaissant la susceptibilité de son frère sur le sujet. Au bout d'un certain moment, Romano n'en pût plus de voir une troupe de bonnes femmes oser juger si oui ou non il était digne de succéder à son grand père: il lâcha un cri ponctué de noms d'oiseaux pour les intimer de se taire une bonne fois pour toute. Cela réussit à imposer le silence, mais maintenant, tout le groupe, compris le petit frère, le regardait d'un air ahurit.

L'aîné pris alors la poudre d'escampette, vite suivit par son cadet après que celui ci ait présenté des excuses aux dames. Ils se retrouvèrent quelques mètres plus loin, au calme, pour qu'ils puissent enfin s'expliquer sur le comportement de Lovino. Feliciano ne comprenait pas pourquoi il avait été si désagréable avec ces charmantes femmes. Cela exaspéra encore plus son grand frère qui savait très bien que la seule raison pour laquelle ces dames s'intéressaient à eux, c'est parce qu'ils étaient liés au puissant Empire Romain. La plupart d'entre elles étaient mariées à des sénateurs, des préfets et autres hommes politiques qui rêvaient d'entretenir des relations privilégiées avec le représentant suprême de l'Empire. Il avait beau le reprocher à Veneciano, celui ci ne voulait pas y croire, beaucoup trop innocent pour cela.

En tout cas, le jeune italien ne supporta pas plus d'entendre le vénitien défendre ce groupe de mégères qui s'étaient amusées à le rabaisser devant lui par de simples préjugés. Il frappa son frère sur la tête avant de s'enfuir en courant dans un endroit où il était sûr que ni son grand père, ni son cadet ne puissent le retrouver rapidement. Il y arriva rapidement puisque personne ne vînt le chercher dans la petite grange située derrière les portes de la ville. Il avait passé la nuit sans dormir dans sa cachette à ruminer sa colère, les pleures de Veneciano résonnant encore dans ses oreilles lorsqu'il était partit. Il se détestait. Il détestait être aussi méchant avec Veneciano alors que celui ci ne comprenait pas encore la mesquinerie que cachait le monde des adultes doublée de la cruauté d’être une nation.

Malgré tout, il enviait son petit frère d'être aussi naïf, car il était heureux ainsi. Il ne souciait pas de ce que les gens pensaient de lui puisqu'il était aimable de nature. Il ne se souciait pas de savoir si Rome le considérait vraiment comme son descendant puisqu'il s'occupait de lui enseigner tout ce qu'il savait avec soin. Il ne se souciait pas de perdre un jour son identité de nation puisqu'elle était déjà toute faîte. Romano, lui, n'avait pas cette chance. Pour être tout à fait franc, il avait peur. Il vivait tous les jours dans la crainte que l'Empire, lassé de son comportement rebelle, le déshérite de tout ce qu'il possédait, le laissant à jamais au statut de petit pays sauvage. Tous le monde, absolument tous le monde, se demandait toujours pourquoi Rome avait deux descendants alors qu'un seul suffisait largement. Le simple fait qu'un jour, l'Empire s'effondre, laissant le peuple choisir son nouveau représentant le terrifiait. Car ce jour là sera le jour de sa mort.

C'est donc de mauvaise humeur, affamé et fatigué que Romano sortit à contre cœur de sa cachette pour se rendre en ville. Ses petites fugues ne duraient jamais plus d'un ou deux jours, juste le temps qu'il se calme avant de revenir à la maison l'air penaud pour subir sa punition. Il avait envie de manger un bon repas, de prendre un bain et de se reposer pour oublier sa nuit horrible. Cependant, rien qu'à l'idée de voir le visage une nouvelle fois déçu de son grand père, puis la mine inquiète de Feliciano, suffisait à lui faire rebrousser le chemin. C'était sa maison, mais il se sentait tellement mal dans sa peau, tellement déprimé que les gens qui l'habitaient ne suffisaient plus à le réconforter. En fait, il avait l'impression que c'était l'inverse.

Assis contre un mur à regarder les piétons passer, il espérait de se faire enlever par un étranger pour vivre autre chose que son quotidien angoissant. Peu lui importait que ce soit une personne dotée des plus mauvaises intentions, du moment qu'elle le libérait de cet enfers. Il semblerait que les dieux aient en partie entendu sa prière lorsqu'il entendit une voix féminine l'appeler par son nom humain. Elle vint en face de lui, se pencha pour mieux le regarder, et enfin, il pût la reconnaître. Cette femme se distinguait de la foule juste assez pour savoir qu'elle appartenait à l'Empire, mais pas à l'Italie. Sa tunique différant légèrement des autres qu'il pût voir, ses cheveux bruns ondulés, ses yeux verts, Romano ne pouvait pas s'y tromper: c'était Grèce Antique qui se tenait en face de lui.

Il aurait pût poser toute une série de question sur les raisons de sa présence dans la capitale romaine, si son grand père y était pour quelque chose, s'il allait se faire punir sévèrement. Mais rien. Il était tellement heureux et triste à la fois. Cela faisait des années, des décennies, peut être même des siècles, qu'il n'avait pas vu sa maman qu'une intense joie l'envahit d'un seul coup. En même temps, la dispute de la veille, ses tourments nocturnes, sa fatigue, sa faim, sa solitude lui pesaient lourdement sur le cœur. Ces deux sentiments mélangés étaient beaucoup trop pour ce petit enfant, tout juste sortit de l'état de bébé, aussi dur de caractère qu'il fût.

-"Mamma!"

Romano fondit en larme en prononçant ce mot juste avant de se jeter dans les bras de la femme. Il en avait assez, c'était trop dur à supporter d'être l'enfant d'une nation conquérante, toujours à être la cible de toutes les intentions, guettant le moindre faux pas, soumis aux rumeurs et aux hypothèses décalées. Personne ne pouvait deviner ce qu'il ressentait à cause de son entêtement accompagné de son sale caractère, mais il souffrait en silence. Son petit frère n'avait pas besoin d'être exposé si jeune à ses ressentiments, et son grand père était beaucoup trop occupé pour s'apercevoir de quoique ce soit. Les autres personnes ne valaient même pas d'être citées puisque le lien qui les unissait à Romano était soit de la crainte, soit un soin hypocrite destiné à plaire à Rome.

Alors oui, voir sa maman, surtout après tant de temps séparé d'elle, lui faisait énormément de bien au point qu'il pleurnicha comme une fillette. Il pouvait enfin se dévoiler à elle, sachant qu'elle allait l'écouter parce qu'elle s'inquiétait réellement pour lui. Il s'accrocha aux pends de sa toge, trempant complètement l'habit avec ses sanglots. Il avait besoin de se vider dans ces bras maternels, lui dire qu'il ne se sentait pas bien du tout, qu'il était perdu. C'était juste du réconfort qu'il cherchait, tout simplement. Après quelques temps sans s'être arrêté de pleurer, ne pouvant par ce fait pas s'expliquer, il finit enfin par se calmer à force d'être bercé gentiment. Il renifla maladroitement, pris d'un hoquet suite à sa trop grosse vague de larme.

Il allait falloir qu'il parle maintenant.


Dernière édition par Lovino Vargas / Italie.S le Lun 10 Oct - 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ Rome, I er siècle après JC ] Mater tris et filius   Lun 10 Oct - 20:04

Spoiler:
 


"Mamma!"

Cri primal s'il en était, le premier mot que Lovino avait prononcé, scellant immédiatement leur lien. Et aujourd'hui, il le prononçait de nouveau, d'un air si désespéré qu'elle sentit son coeur se serrer dans sa poitrine, alors qu'elle le serrait contre elle, formant comme une bulle protectrice autour de lui. Peu importait si ses vêtements étaient mouillés, son fils passait avant toutes ces considérations bassement matérielles. Mais, par les dieux, qu'était-il donc arrivé pour qu'il se mette dans cet état ? Pour qu'il pleure autant que pleurait un bébé? Non pas qu'elle jugeât les larmes honteuses, loin de là, mais venant de Lovino, qui aimait à paraître fort, c'était si étonnant, si peu dans ses habitudes. Mais il fallait l'accueillir comme cela venait, et réconforter son fils comme elle le devait,et surtout le voulait. C'était son devoir de mère, d'être là quand cela n'allait pas, et de faire en sorte que ses enfants aillent le mieux possible.


«Là...là...» murmura-t-elle en le berçant et en lui posant un baiser sur le front.« Je suis là, maintenant.»

Une seule idée lui traversait l'esprit : elle n'aurait jamais du s'éloigner de Rome. Jamais. Même si les magistrats en poste en Grèce avait besoin d'elle. Un besoin politique, qu'était-ce à côté des larmes de son fils? Rien. Comment avait-elle pu s'éloigner de lui, ouvrant le passage à ce gouffre immense de tristesse? Jamais elle ne se le pardonnerait. Si elle avait été là plus tôt, elle aurait pu empêcher cela, quoique ce cela fût. Elle devinait que ce n'était pas une simple querelle fraternelle passagère, somme toute bien innocente, mais quelque chose de plus profond que ça, d'enraciné dans le pauvre cœur esseulé de Lovino. Il fallait attendre des explications. Comprendre ce qui était arrivé, mais du point de vue de l'intéressé. Il n'aurait fait une grosse colère, au point de s'enfuir ,s'il n'avait pas eu une bonne raison. A moins qu'il ne se sentît pas à l'aise chez lui ? Cela n'était pas une hypothèse à négliger. Mais quant à savoir pourquoi...Se sentait-il délaissé ? Il devait y avoir de cela, ce qui la relançait sur ses fréquentes absences.

Ou peut-être que ses nerfs avaient fini par lâcher après une frustration de trop. On ne pouvait pas retenir éternellement des émotions violentes en soi, sans que fatalement, cela s'exprime de façon violente, justement. Lui avait-elle manqué à ce point, pour que ses sanglots soient si violents ? Oh, cela n'avait pas dû arranger les choses. Alors peut-être que son retour, inopiné, avait été la goutte qui avait fait déborder le vase, et il avait craqué. Pauvre petit, songea Sophia en lui chantonnant une petite berceuse pour calmer ses larmes. Voilà, Lovino. Maman était là. Elle ne t'abandonnera plus. C'était le message, tellement simple, qu'elle s'efforçait de lui communiquer.

Le flot de larmes finit par s'interrompre, et Lovino eut un dernier hoquet. Combien de temps avait-il pleuré ? Trop longtemps. Trop longtemps pour son coeur de mère. Que de tristes retrouvailles. Elle avait espéré retrouver un enfant joyeux et plein de vie, et elle retrouvait un enfant triste à en faire pleurer les pierres. Qu'importait, il fallait faire avec. Son petit Lovino, qu'elle aimait tant... Elle ne supportait pas de le voir si malheureux. Il fallait remédier à cela. Ramener un sourire sur sa petite frimousse.

«Je t'écoute, Lovino », chuchota-t-elle à son oreille en lui caressant le dos pour l'apaiser. «Qu' est-ce qu'il s'est passé ? Dis-moi tout. »



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MessageSujet: Re: [ Rome, I er siècle après JC ] Mater tris et filius   Mer 12 Oct - 18:39

Alors que sa crise passait doucement, Romano pris peu à peu conscience de sa situation délicate face à la femme adulte qui l'avait consolé. Maintenant que ses idées étaient plus claires après avoir déchargé un peu de la peine qu'il éprouvait depuis trop longtemps, il se sentait gêné de s'être laissé emporter par ses émotions comme cela. Son grand père ne le disait pas, mais il sous-entendait clairement qu'une nation forte ne devait jamais faire transparaître ses sentiments, aussi malmenée qu'elle soit. Mais le jeune italien n'était pas un grand empire, il n'était qu'un minuscule morceau de terre qui gardait le même âge mental que ce que reflétait son physique: celui d'un petit garçon de quelques années trop tôt exposé au dilemme que connaissaient ses parents. Qui plus est, il restait un détail non négligeable quant à sa légitimité de laisser voir sa tristesse à quelqu'un.

Ce quelqu'un, c'était sa maman.

Aussi, même si ce n'était pas ce que l'on attendait de quelqu'un de fort, il n'éprouvait aucune culpabilité à montrer son état de faiblesse à Hellas. Juste du soulagement. Il renifla bruyamment une dernière fois alors qu'elle lui frottait le dos pour l'inciter à se calmer, prête à écouter tout ce qu'il avait à lui dire. Avec regret, il se détacha de la chaleur qui lui manquait tant depuis leur dernière rencontre pour hocher la tête, les yeux fraichement rouges de ses pleures. Il s'assit contre le mur sur lequel il reposait tout à l'heure pour réfléchir à ses mots. Il avait tant de choses à lui avouer qu'il ne savait par ou commencer. Peut être que si elle était là pour sa fugue, le mieux était de lui raconter les raisons de sa disparition suivant la dispute avec son petit frère.

-"Je... j'ai essayé de ne pas me mettre en colère. Mais quand ces femmes ont commencé à dire que je... que je ne méritais pas mon titre d'héritier de Rome, je n'ai pas pu me retenir et j'ai crié sur elles, et sur lui aussi. Ils me disent tous ça, je ne le supporte plus! Veneciano est proche de Nonno parce qu'il est très bon en art, et les citoyens romains pensent que c'est lui qui est le mieux placé pour lui succéder. Du coup, qu'est ce que ça veut dire pour moi? Je ne suis pas digne de l'Empire Romain? J'essaie pourtant, mais... mais c'est dans ma nature d'être rebelle. Mamma, je ne sais plus quoi penser: je me sens comme un fils illégitime! Je voudrais en parler à Nonno mais il n'a jamais le temps... je ne me sens plus à ma place ici. J'ai l'impression d'être en trop, que je n'aurais jamais dû exister!"

Finit-il sur un tremblement qui rendait presque ses mots incompréhensibles. Il avait réussit à retenir toutes ses larmes le temps de son monologue, mais ses sanglots se percevaient clairement dans le son de sa voix. Il avait beau s'exprimer dans un vocabulaire beaucoup plus avancé pour son âge, les faits restaient les même: c'était un enfant qui partageait ses craintes avec sa mère. Tout s'était un peu mélangé mais il avait réussit à dire l'essentiel qui lui pesait sur la conscience. Rien que de l'avoir dit le soulageait déjà d'un poids lourd, rendant son cœur immédiatement plus léger. Cela faisait trop longtemps gardait pour lui ses angoisses permanentes.

Il espérait du fin fond du cœur que Sophia trouve quelque réponse à ses questions, aussi vague soit-elle. Il voulait savoir pourquoi deux Italies naquissent alors qu'une seule suffisait largement. Pourquoi le peuple romain préférait son frère à lui? Pourquoi son grand père même semblait faire du favoritisme envers celui qui représentait sa partie nord? Pourquoi se sentait-il si indésirable vis à vis de sa famille? Pourquoi ne pouvait-il pas vivre sans se soucier de savoir si du jour au lendemain, son paternel le rejetterait comme un bâtard, une erreur de la nature. Oui, c'était comme cela que Romano se sentait: une chose qui n'aurait jamais dû exister. Un pays qui n'avait aucune raison d'être, si ce n'est de diviser le territoire.

Peut-être se montait-il la tête. Peut être que tout cela n’existait qu’au fin fond de son imagination de gosse. Peut-être qu'il était tout simplement jaloux de l'intention que portent son grand père ainsi que son peuple à son petit frère. Mais cela n'enlevait rien au fait qu'il restait un enfant se cherchant lui même avec une sensibilité à fleur de peau qu'il tentait désespérément de cacher sous un miroir de fierté déplacée et de froideur fragile. La première chose qu'il sût en premier fût qu'il vivait en tant qu'héritier de l'Empire Romain: rien n'était plus important que ce statut qui lui donnait pratiquement son identité. Le pire pour lui était donc qu'on lui retire purement ce droit. Ce serait comme s'il n'était plus rien en l'espace d'un instant, encore moins qu'un humain puisqu'il n'avait plus aucun nom.

Est-ce que c'était normal pour un être sortit à peine de l'état de nourrisson d'être confronté à ce genre de torture mentale?

Malheureusement, Romano n'était pas un humain, il était un pays. En tant que tel, il sera toujours exposé à des questions existentielles auxquelles aucun humain n'aura jamais à faire face. Personne dans le commun des mortels ne pourrait de toute façon supporter toutes ces peurs irrationnelles, toutes ces remises en question perpétuelles de leur raison d'être. Ils finiraient par devenir fous ou se donner la mort. Une nation ne pouvait faire cela, parce qu'elle n'était pas humaine. Pourtant, Romano n'était pas encore un pays à proprement parler car il vivait sous la tutelle de son géniteur. Il pouvait alors se permettre de se comporter comme un humain en allant chouiner dans les bras de sa maman.

A partir du moment où seul lui et l'intéressée étaient au courant de cette faille dans son armure, rien ne l'en empêchait.

-"Est-ce que... est que je suis vraiment digne d'être le petit fils de Rome?"

Il avait posé cette question d'un ton suppliant, voulant absolument une réponse qui éclaircirait enfin ses doutes. Il ne savait pas si sa mère pouvait réellement lui réponse en toute sincérité, mais même si elle lui mentait, il aura au moins la certitude que quelqu'un dans ce bas monde ne voulait pas qu'il se décourage. Il avait honte d'en être arrivé à là, être obligé de demander à sa propre mère quelque chose d'aussi évident. C'était sans doute parce qu'il était au bord du gouffre, dans tous les sens du terme. Pendant un moment, il ne dit plus rien, laissant Sophia réfléchir à toutes ses questions. Tout en la détaillant du regard, il se rendit compte à quel point il avait oublié des détails physiques la concernant, témoignant de la longue durée de séparation entre eux. C'était triste car il ne la connaissait pas assez pour savoir comment elle allait réagir.

Il espérait juste qu'elle ne le laisse pas dans ses obscures interrogations, comme tous les autres.
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MessageSujet: Re: [ Rome, I er siècle après JC ] Mater tris et filius   Dim 20 Nov - 11:48

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Quand Lovino finit son récit, Sophia bouillonnait de colère,même si elle s'efforçait de le dissimuler. De quel droit ces... pimbêches.. opportunistes..mégères.. se mêlaient-elles de ces considérations-là ? De quel droit faisaient-elles de semblables réflexions? De quel droit avaient-elles blessé son Lovino? Et à chacune de ces questions qu'elle se posait, sa fureur allait grandissant. Si elle n'avait pas eu conscience qu'elle risquait de se mettre dans une situation délicate en s'occupant personnellement de leur cas, elle ne se serait pas gênée pour aller les voir. De plus, il y avait plus important que la vengeance. Son fils allait mal, il fallait l'écouter, le consoler, et répondre à ses interrogations du mieux qu'elle le pouvait. Des interrogations qui n'avaient rien d'enfantines. Au contraire. Elles témoignaient d'une grande maturité intellectuelle ; peu d'enfants-nations se posaient ce genre de questions. Il était cependant vrai que peu d'entre eux étaient dans la même situation que lui. Mais s'ils l'avaient été, combien d'entre eux se seraient interrogés de cette manière ? Bonne question.

Son fils était à part, c'était évident. Mais certainement pas à part dans le mauvais sens du terme. Il lui faisait penser à elle, dans ses jeunes années. Un peu fonce-dans le tas sans subtilité, bouillonnante. Ca l'avait particulièrement marquée pendant les guerres contre les Mèdes. Le formidable instrument de guerre qu'était (avait été ? ) la phalange hoplitique avait bien illustré ce côté-là d'elle : tous les hommes rassemblés, marchant au même pas, comme un raz-de-marée que rien ne pouvait arrêter. Bon, elle avait été bien obligée de se calmer en grandissant , mais restait ce feu qui couvait. Enfin, elle ne pouvait reprocher au jeune latin d'avoir laissé libre-cours à sa colère. De un, venant d'elle, ça serait horriblement déplacé, et de deux, Lovino avait bien dit qu'il avait essayé de se contrôler. Il y avait juste des moments où, malgré toute la bonne volonté du monde, on ne parvenait plus à rester calme. Et c'était un de ces moments. Surtout qu'il y avait vraiment de quoi. Prétendre qu'il n'était pas digne d'être l'héritier de Rome... comment pouvait-on faire ça? Il valait autant que son frère ! Ce n'était pas parce qu'il n'était pas aussi bon en arts que forcément, il ne pourrait pas reprendre correctement le flambeau d'Aelius ! Sophia reconnaissait que certes, les arts étaient importants, mais pas autant que la capacité à se défendre convenablement. Entre un artiste faible et un guerrier, il n'y avait pas matière à discuter. (L'idéal étant bien sûr un artiste sachant se défendre.) Et non, cela n'avait rien à voir avec le fait qu'une certaine partie de son peuple se soit installée dans le territoire que représentait Lovino. La Grande Grèce. En toute objectivité, même en dehors du fait qu'il soit son fils, Sophia aurait de toute façon préféré voir Lovino comme successeur de Rome .

Ce qui ne semblait pas être le cas de tout le monde. Le peuple romain, par exemple- bien que cela ne soit pas ses affaires, du moins pas directement. C'était évident, un enfant calme et rêveur comme Feliciano attirait plus, hein. Mais même Aelius s'y mettait, passant plus de temps avec le plus jeune des latins. Rien que d'y penser, Hellas sentait la grande colère grecque monter en elle. Pourquoi privilégier un de ses enfants de la sorte ? Il aurait dû savoir que cela ne ferait qu'entraîner des querelles entres ses enfants. Heureusement, tout semblait bien se passer entre ses aînés, que ce soit Antonius et Héraclès ou justement, Héraclès et Lovino. Il n'y avait qu'entre les deux italiens que cela coinçait..Deux enfants-nations pour un même territoire, c'était peut-être trop..Même si cela était en fait assez logique. La moitié nord de la péninsule italique avait été occupée par des gaulois, la moitié sud par des hellènes – et la Sicile avait connu à la fois les grecs et les carthaginois. Deux cultures trop différentes pour pouvoir être réellement unifiées et réunies sous une seule nation, peut-être ? Même pour elle, ce sujet restait compliqué et épineux, alors qu'est-ce que devait être pour Lovino..


Mais comment pouvait-on imposer ces tourments d'adulte à un enfant, surtout aussi jeune que son fils? Il n'était pas si loin, le temps où elle l'avait serré contre elle pour la première fois.

Pleure mon enfant, exprime ta souffrance, tes doutes, tes peurs d'enfants, tu n'es plus seul...Ce moment de laisser aller sera marquée du sceau du secret, je n'irai jamais le répéter, cela restera seulement entre toi et moi...Je te protégerais jusqu'à ce que je disparaisse, et même après, je veillerais sur toi... J'en fais le serment sur ce que j'ai de plus cher...

Ainsi songeait la grecque, en s'efforçant de réfléchir à la manière de répondre à Lovino. C'était là une sacrée question qu'il posait, digne qu'on s'y attarde, et surtout, qu'on aille beaucoup plus loin que les habituels clichés qu'une mère pouvait sortir à son fils pour le rassurer, cent fois répétés. Leur condition même les plaçait au-delà des êtres humains ordinaires. Ils étaient tous les deux Nations, avec ce que cela impliquait, même si son fils était encore une nation en devenir. Leurs interrogations, surtout existentielles, étaient bien plus profondes que celles du commun des mortels. Se sentir en trop, mal-aimé, négligé presque..avait d'autant plus d'importance. Et si par la suite, le sud de la péninsule italique se retrouvait en retard de développement à force d'avoir été négligé, hein ?

Après un long moment de réflexion, Sophia prit enfin la parole :

«Je ne te blâme pas de t'être mis en colère, c'était parfaitement justifié. J'aurais réagi de la même façon : j'étais pareille que toi quand j'étais plus jeune. Je m'emportais assez facilement, comme toi. Quoiqu'il en soit, rassure-toi : à mes yeux, tu es parfaitement digne d'être un descendant de Rome. Je suis fière de toi, de ce que tu es. Tu es tenace, tu as du caractère. Ce sont des qualités que j'ai toujours appréciées.»

Elle laissa passer un silence, le temps que son fils digère ses paroles, puis reprit doucement :

«Et ne va jamais dire, jamais, que tu n'aurais pas dû exister. Ce genre de remarques ne sert à rien, seuls les faibles pensent ainsi. Alors ôte-toi cette idée de la tête. Si une nation plus puissante sent tes hésitations, elle n' aura pas de scrupules à en profiter. Sois toujours sûr de toi, relève la tête et conduis-toi avec honneur.»

Ou ce qu'elle considérait comme les meilleurs conseils qu'une mère trop souvent absente puisse donner à son fils...


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MessageSujet: Re: [ Rome, I er siècle après JC ] Mater tris et filius   Jeu 24 Nov - 21:31

Son cœur cessa un instant de battre. Tension. Il cru le sentir se tordre en l'espace d'une seconde. Respiration. Puis finalement, il repartie rapidement pour rattraper le retard prit précédemment. Relâchement.

Elle n'était pas en colère. Mamma Grèce ne lui en voulait pas malgré son comportement odieux. Il avait ça de moins comme crainte et mine de rien, cela représentait beaucoup pour lui. Il avait déjà peur de la réaction de son grand père lorsqu'il allait le voir revenir, il ne voulait pas non plus subir la colère de sa mère. Mais celle ci comprenait, tout simplement parce qu'il fût un temps où était comme lui: emportée, impulsive... Romano se doutait qu'il ne pouvait pas avoir hérité d'une telle témérité d'Empire Romain, et quelque part, cela le rassurait. Cela prouvait que dans son sang, celui de sa mère s'y retrouvait aussi, qu'il n'avait pas à se référer uniquement à son géniteur.

Et puis... et puis, elle était fière de lui.

N'importe quel gamin naïf y aurait crut et pourtant, bien que Romano ne soit pas n'importe quel gamin, il y crut. Dur comme fer. De tout son cœur. Parce que même s'il ne la côtoyait pas au quotidien, il la connaissait suffisamment pour savoir ce qu'elle définissait par "fierté". Ce qu'il entendit directement de sa bouche. Il s'accrochait, il ne désirait rien lâcher aux autres pour la seule et unique raison que c'était la seule chose qui lui restait. La persévérance. L'illusion de paraître fort. S'il n'avait aucun talent, il ne lui restait guère que ce choix, aussi triste que cela soit-il, car il ne fallait pas se voiler la face: Lovino n'avait aucun talent propre. Tout ce qu'il savait faire, son frère le refaisait déjà, en beaucoup mieux.

Alors Romano avait fait un choix: puisqu'il n'était pas prédisposé à la culture artistique de son pays, il le saura pour le tempérament guerrier. Malheureusement, on n'attendait pas d'un enfant qu'il soit d'un caractère bourrin, têtu, forte tête. On espérait de lui qu'il se conduise poliment avec les personnes âgées, qu'il apprenne dans le calme et la discipline et surtout, qu'il reste d'un caractère doux et soumis aux adultes. Anticonformiste déjà à son âge, et pourtant la jeune nation ne pouvait s'empêcher d'affirmer ce trait de caractère qui lui était si propre, et dont sa mère était si fière. Sans doute la seule qui pourrait l‘être avec un fils pareil, mais cette pensée amer n'arriva pas à troubler l'instant précieux du petit garçon.

Quelqu'un l'appréciait pour ce qu'il était réellement.

Et encore une fois, ce n'était pas n'importe qui. C'était Grèce Antique. La nation battante, guerrière qui n'avait jamais cédé devant Rome, celle qui n'avait jamais réellement rangé les armes, prête à dégainer au moindre problème, celle qui supportait avec ardeur la compétition. Sa maman. Une maman dont Lovino ne pouvait s'empêcher d'être fier lui aussi. Bon nombre de jeunes garçons n'associeraient pas ce sentiment à leur mère. La douceur, la tendresse, sans aucun problème, mais certainement pas la fierté, celle ci étant réservées exclusivement au père. On ne disait pas à ses petits camarades: "Ma maman, elle est trop géniale, elle sait se battre!", encore moins à cette époque.

Mais Romano n'avait pas une mère comme les autres, et ce simple fait lui permettait l'orgueil d'être l'enfant d'une femme aussi incroyable.

-"M-merci, Mamma. Je suis vraiment... vraiment heureux d'être ton fils! C'est... c'est toi qui m'a appris tout ça. Tu sais, c‘est vrai que c'est Nonno Rome est comme modèle mais… mais toi aussi, tu es un exemple pour moi! C'est… c'est grâce à toi si j‘arrive à tenir malgré tout: tu m'as donné ta force!"

Son hoquet persistait avec l'émotion; cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas parlé avec quelqu'un qui le comprenait qu'il s'en sentait incroyablement intimidé. Profitant du silence qui lui était donné, la jeune nation se redressa pour mieux la regarder, admirant ses beaux traits méditerranéens lui donnant une grâce naturelle. Ses yeux verts dans lesquels il lisait une tendresse ferme, une gentillesse stricte; elle était l'essence même de la maternité. Sans pouvoir s'en empêcher, il posa ses toutes petites mains de bébé sur les joues de l'Ancienne Grèce en approchant son visage du sien. Son teint étrangement pâle n'atténuait en rien son côté sudiste, lui donnait au contraire ce physique typique que l'on attribuait aux grecs.

Perdu à sa contemplation de ce qui était pour lui la femme parfaite, il se laissa surprendre par ses remontrances.

La surprise ne venait pas qu'elle le réprimande - Romano avait mille et une raisons d'être réprimandé - mais plus de la raison. Elle lui reprochait d'avoir douté de son existence, témoignant par là de la fragilité de son moral en apparence d'acier. Le petit n'y pouvait rien, lorsqu'il voyait tous ses frères et sœurs en compagnie de leur(s) parent(s) dont ils étaient tous destinés à reprendre un jour le flambeau, Romano s'interrogeait alors sur ce qu'il allait reprendre, lui. Le sud de l'Italie? La moitié d'un pays? Cela semblait aussi absurde qu'impossible et pourtant, c'est ce qui allait arriver et sans doute à cause de cela que lui et son frère ne cesseront de se faire envahir toute leur vie jusqu'à la réunification.

Cependant, loin de son esprit l'idée qu'il ne comprenait bien ce qu'elle essayait de lui dire. Au contraire. Ils étaient des gens forts, en tant que tels, ils ne devaient jamais montrer leur talon d'Achille, quelque soit les circonstances. Mais honnêtement, Romano crût toujours que ce fût plus pour une question de fierté qu'autre chose, alors lorsqu'elle évoqua le fait que quelqu'un pourrait profiter de ses tourments pour l'écraser, son sang ne fit qu'un tour avant de se geler immédiatement. Oui, il savait qu'ils avaient des ennemis, mais rappelons que Lovino était encore un môme pleurnichard, innocent qui ne voyait pas plus loin que la mer méditérannée, et encore, que du côté de l'Europe!

Lâchant sa maman, il serra les poings devant son visage, tremblant.

-"Une autre nation... Mais, Mamma, qui pourrait bien vouloir m'écraser? Je n'en vaux pas la peine: Nonno est bien plus grand que moi et puis... et puis, vous serez là pour me protéger, n'est ce pas?"

Il la fixa, encore une fois, incertain, tremblant de la réponse qu'elle allait lui donner. Il avait peur de ce qu'elle voulait lui dire, il avait peur de mal interpréter ses paroles alors qu'elles étaient aussi sages. Réellement: qui pourrait avoir envie de l'envahir, de le battre pour prendre un aussi petit bout de territoire. Antonio, Francis, Heraklès? Les seuls qu'il connaissait susceptibles de vouloir l'avoir par leur proximité, mais ils étaient déjà si grands. Qui se battrait pour une moitié de pays? Qui voudrait l'envahir un si petit bout de terre qu'il représentait lui, le Sud de l'Italie? Une seule possibilité tournait dans sa tête, encore et encore alors qu'il la rejetait de toutes ses forces tant elle le dégoûtait, le revulsait au point de lui donner envie de vomir.

Veneciano.

Je t'en supplie, Maman, dis moi que tu ne pensais pas à cela!

C'était tout ce qu'il arrivait à penser alors qu'il sentait un horrible vertige le prendre tant cette lutte intérieur l'épuisait physiquement.
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MessageSujet: Re: [ Rome, I er siècle après JC ] Mater tris et filius   Ven 24 Fév - 21:50

Lovino semblait recommencer à respirer après avoir entendu sa réponse, c'était dire l'importance que revêtait pour lui la question de savoir s'il était digne ou non d'être descendant de Rome. Cette question avait du vraiment le torturer pour qu'il réagisse ainsi : on aurait pu croire qu'il s'agissait pour lui d'une question de vie ou de mort. Et pourtant, Hellas n'avait fait que dire la stricte vérité. Elle n'avait pas pour habitude de mentir, encore moins à ses enfants, encore moins sur ce genre de questions sérieuses. Elle n'était pas du genre à dire de mensonges pour complaire à quelqu'un, et ce, quelque soit la situation. C'était une règle de morale qu'elle s'imposait depuis longtemps et qu'elle avait tenté d'inculquer à ses enfants. Enfin, elle était ravie de voir que son cadet allait mieux. Elle qui avait cru qu'il la détesterait, la vomirait parce qu'elle était si souvent absente.. Et bien non. Il était..fier d'être son enfant. C'était le plus beau compliment qu'on aurait pu lui faire. Emue, elle ne sut que sourire à son fils. Quel parent n'aurait pas été touché? D'autant plus que Lovino avouait qu'elle était aussi son modèle, au même titre que son père. Son sourire s'agrandit, elle avait peine à y croire. Dans la société romaine aussi bien que grecque, celui qui devait être un modèle était bien entendu le père. Très peu de femmes réussissaient à se détacher et à se faire entendre, ce que bien évidemment, elle regrettait. Et ce qui lui avait fait douter plus d'une fois d'être légitime en tant qu'incarnation de la civilisation grecque, misogyne par essence. Plus d'une fois, elle s'était demandée pourquoi elle était née femme. Alors elle avait pris sa décision bien longtemps auparavant. Puisqu'elle ne pouvait changer sa nature, elle ferait tout pour valoir autant qu'un homme. C'est pourquoi elle avait appris à se battre comme un homme. Comme un homme, elle avait tenu à être la plus instruite possible. Comme un homme, elle avait appris à manier les mots.Mais comme une femme, puisqu'on ne pouvait lutter contre sa nature, elle avait appris à prendre soin d'elle, à faire preuve de ce qu'on nommait délicatesse et douceur féminine. Avec succès,visiblement, puisqu'elle avait séduit Aelius tout à fait involontairement. Mais ce n'était pas pour cela qu'elle n'avait pas continué à prendre ses décisions comme auparavant, et qu'elle n'avait jamais vraiment cédé, toujours prête à se révolter. Elle avait toujours voulu rester forte et fière. L'attitude du « sois belle et tais-toi », elle l'avait toujours rejetée. Elle ne serait pas un objet, une poupée qu'on exhibait. Alors oui, elle était heureuse que son fils soit fier d'être son enfant.

Mais tout basculait. Ce qu'elle avait considéré comme des conseils, il les prenait comme des remontrances, des sermons. Avait-elle été trop dure dans son ton ? Elle ne le savait pas, mais tout ce qu'elle voyait, c'était que son fils allait de plus en plus mal. Il comprenait un peu trop bien ce qu'elle avait voulu dire, bien qu'il l'interprète comme un sermon. Et la culpabilité revenait. Elle qui souffrait d'être si souvent absente mais qui ne pouvait abandonner son peuple, qui faisait souffrir son fils à cause de cela, le faisait davantage souffrir quand elle était là...Quelle mauvaise mère elle faisait. Une mère indigne, plutôt. Son fils était en proie à des doutes tout à fait compréhensibles vu son statut particulier, et elle, elle était trop dure avec lui, au lieu de le rassurer. Elle le voyait mourir de peur devant ce qu'elle évoquait. Et les questions dont il l'accabla juste après n'arrangeraient rien.. Il fallait lui dire la vérité, aussi brutale qu'elle fut. Ni Rome ni elle n'étaient éternels. Un jour viendrait où ils devraient se retirer pour laisser la place à leurs descendants. Ils ne pourraient pas vivre éternellement sous le « joug » et la protection de leurs parents. Comment arriveraient-ils à se défendre, sinon? Il fallait qu'un jour, ils grandissent et apprennent à se débrouiller tout seuls. Même si l'idée de laisser ses enfants seuls la rebutait, Hellas savait qu'elle n'avait pas le choix. Peut-être qu'en lui avouant la vérité maintenant, il serait plus préparé au moment où Rome et elle disparaîtraient. Du moins, elle l'espérait, de même qu'elle espérait qu'il ne serait pas trop démoralisé. Oui, il fallait qu'elle lui dise la vérité.

Lui demandant intérieurement de la pardonner pour ce qu'elle allait dire, Hellas commença à parler, se faisant l'effet d'un bourreau. Et chacun de ses mots lui sembla un coup de poignard, aussi douloureux pour son fils que pour elle-même.

« On ne sait jamais ce qui peut arriver, Lovino. Ni Rome ni moi ne sommes éternels, nous ne serons pas toujours là pour te protéger. Il faudra un jour que tu apprennes à te débrouiller tout seul, même si ce jour n'arrivera pas avant longtemps. D'autres nations te menaceront et voudront ton territoire. »

Elle qui avait cru que la Grèce, territoire aride et montagneux, n'intéresserait personne..et bien non. Elle s'était trompée lourdement.. Elle avait été sous le joug de la civilisation crétoise presque dès sa naissance. Des siècles plus tard, cela avait été au tour de Perse de tenter une invasion. Puis Carthage, en Sicile. Puis Macédoine. Puis Rome. Moralité : on n'était jamais vraiment tranquille. On ne le pouvait pas, plutôt. Cela faisait partie du quotidien de nation. Il était impossible d'être neutre, chaque nation avait des ennemis.

« Mais cette perspective ne doit pas t'effrayer pour autant. Au contraire, il faudra toujours te montrer prêt à cette éventualité et repousser tes ennemis quand ils viendront. Mais en attendant, oui, Rome et moi sommes là pour te protéger. Ne t'en fais pas pour ça.»

Et Sophia enlaça à nouveau son fils, caressant ses cheveux sombres, tentant de le rassurer de son mieux par sa simple présence. En essayant, peut-être, de se rassurer elle-même. De se dire qu'elle n'était pas une mère aussi horrible. Et elle n'était pas sûre de réussir à se convaincre.
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MessageSujet: Re: [ Rome, I er siècle après JC ] Mater tris et filius   Mer 7 Mar - 18:31

Les enfants de nation possédaient un point de vue très particulier sur la guerre et les invasions. Se sachant déjà des êtres à part entière des hommes, ils devaient vite comprendre qu'ils n'étaient pas voués à devenir des personnes ordinaires, simple soldat ou femme au foyer. Non, ils étaient bien plus que cela car leur destin se rattachait à celui de leur parent. Être plus tard le représentant du peuple parmi lequel ils vivaient en toute quiétude, voila ce qui les attendait. Un jour, ils allaient ressentir ces gens comme s'ils ne faisaient plus qu'un avec eux, liés à chacun de ces humains depuis le berceau jusqu'à leur mort, ainsi ne seront-ils plus enfant mais père ou mère de millier de personnes à leur tour.

Mais pour le moment, tous ces petits êtres descendant de légendes vivantes n'avaient pas encore hérités de ce statut si particulier qu'était celui de pays. Certains privilégiés savaient tout au plus que celui ci leur viendrait de leur père ou mère quand ceux-ci ne seront plus là. Les autres se doutaient de ne pas être comme les autres en sachant être enfant d'un pays, mais sans doute ne voyaient-ils là qu'une sorte de situation privilégiée par les dieux.

Lovino avait beaucoup de mal à imaginer que Rome puisse disparaître. En regardant son grand père si puissant, faire face à ses adversaires tous plus coriaces les uns que les autres et enchaîner les conquêtes dans toute l'Europe, touchant même du bout des doigts les deux autres continents, qui pouvait dire qu'un Empire aussi vaste périsse? Même sa mère, celle qui fût la Grande Grèce; bien qu'affaiblit et plus ou moins soumise à l'autorité des romains, elle avait encore une vaillance qui la conservait.

Peut être que ses parents ne lui donnaient que l'image d'être fort, mais Romano était encore trop jeune pour déceler le vrai du faux, surtout chez les adultes.

Il avait assez entendu de contes guerriers pour savoir que son père et sa mère en avaient vu passer chez eux, certains prêts à tout bruler pour pouvoir enfin s'emparer de ces terres qui faisaient envier les peuples de tout le continent. Dans la tête du petit garçon, il y avait une espèce de mur qui empêchait de lier l'idée de la mort à ses deux parents. Les humains mouraient, pas eux. Eux étaient... et bien, ils étaient l'Empire Romain et la Grèce Antique. Une culture, une armée, des terres et une population. Tout cela et bien plus encore profondément ancré au fils des siècles, s'imposant comme une immense tour fortifiée voulant toucher les nuages, peut être même le soleil.

Pourtant, malgré ses illusions, il savait qu'il devait prendre ses aînés au sérieux et ne surtout pas nier leurs conseils. Il avait horriblement mal d'entendre Hellas lui avouer que malgré leur position si particulière entre Dieu et l'Humain, malgré leur immortalité évidente (du moins, au niveau de l'âge et des hommes), non, ils ne seront pas toujours là pour eux. Un jour viendra, ils seront tués, soit par eux même, soit par une puissance étrangère, et ce jour là, il relégueront le flambeau à leur enfant qui connaîtront alors peut être le même sort un jour. Ils devront alors se battre pour survivre en tant que pays.

Tremblant, l'italien hocha la tête pour montrer qu'il avait comprit.

-"D'accord... mais comment vous pourriez mourir? Je veux dire, vous êtes grands, personne ne peut vous battre!"

Tout serait plus simple si chacun pouvait rester chez soi, sans toujours vouloir cambrioler son voisin. Malheureusement, tant que les Hommes auront de l'orgueil et des désirs, les envies de conquêtes ne cesseront jamais, même si tous concédaient à ne plus se faire la guerre, il y en aura toujours un pour s'y opposer. Cela aussi, Romano le découvrira plus tard: il suffit d'un qui ne veuille pas la paix pour que le reste soit inutile. Il voudra juste qu'on le laisse tranquille après la mort de son grand père, il voudra juste rester dans son pays et ne rien avoir à faire avec les autres. Et qu'obtiendra-t-il? Des siècles de servitude sans pouvoir y dire son mot.

-"J'ai comprit... j'espère quand même que vous ne partirez pas trop tôt je... je vous... enfin je... je n’ai pas envie que vous me laissiez!"

Gonflant ses joues rouges, il se laissa aller dans les bras de sa maman, blottissant son visage dans sa poitrine chaude. Là, il pouvait presque entre son cœur battre; une sensation qui l'avait toujours apprécié parce qu'elle lui assurait de la vie. Maintenant qu'il était enfin apaisé et rassuré, il pouvait enfin réfléchir à ce qu'ils s'étaient dit avec calme. Lovino se rendit soudain compte qu'il avait peut-être plus de points communs avec la Grèce Antique qu'il ne l'avait soupçonné.

Il avait envie d'en savoir plus.

-"Mamma... est-ce que tu pourrais m'aider à devenir fort?"

Si elle comprenait ce qu'il traversait, peut être pourrait-elle l'aider afin qu'il ne soit plus jamais blessé par les autres. Il ne voulait plus subir sans pouvoir se défendre, quand bien même il avait du répondant, il n'avait que ça. Il voulait être armé et préparé à ce qui l'attendait. Si des ennemis lui en voulait (ce qui était quand même peu probable de son point de vue), alors il sera en mesure des les accueillir. Parce qu'il était hors de question pour Lovino de disparaître sans pouvoir y faire quoique ce soit.

Et puis, il avait envie de prouver qu'il avait la force de Rome, à défaut d'hériter de son art.
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