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 [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.

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MessageSujet: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Lun 17 Oct - 22:24

Des rouges. Des jaunes. Des blanches. Des bleues. Tant de couleurs qui se mélangeaient les unes aux autres pour en donner d'autres plus chatoyantes qui se reflétaient absolument partout. Les immeubles semblaient être peints tels des arc-en-ciel comme le reste de la ville, à tel point que l'on arrivait plus à distinguer la véritable couleur de tel ou tel objet. Les feux des voitures faisaient alors pâle figure face à cette orgie lumineuse en pleine soirée, comme si une boite de nuit en plein air venait de s'installer. Cela était d'autant plus vrai que les oreilles étaient au moins aussi agressées que les yeux avec les hurlement de victoires, les bruits de trompette, les musiques mises à fond sans compter les télés et les radios qui émanaient d'immeubles, de bar, de restaurants et autres bâtiments portes et fenêtres ouverts.

C'est dans cette ambiance digne de Madrid en pleine coupe du monde que la jeune femme se pavanait dans ses lunettes de soleil hors de prix. Sa robe rouge éclatante coupée au niveau des épaules était légèrement taillées sur le côté dont un collier cerné de diamants venait ajouter une touche de classe à son accoutrement. Sa longue chevelure brune ondulée était assez peignée pour ne pas faire sauvage comme d'habitude, toujours cette rose fraîche pour retenir quelques mèches en la décorant. Marchant un peu maladroitement dans ses talons aiguille, mais toujours avec classe, elle avançait d'un pas sûr sous les projections vers le grand bâtiment tellement réputé, telle une star invitée au festival de canne.

N'importe quel inconnu pourrait se dire que cette demoiselle frimait un peu trop à déambuler ce soir, mais la concernée s'en fichait car ce soir, elle avait toutes les raisons du monde de faire sa fière. Après tout, Catalogne n'était pas du genre à se la péter pour rien. Non, vraiment. Elle était plutôt de nature simple, aimant les journées à la campagne dans les jardins à faire la récolte des tomates car cela lui rappelait le temps ou elle n'était encore qu'un territoire en autosuffisance agricole qui ne se souciait ni de son voisin du nord, ni de son grand frère du sud, parfaitement pacifique. Mais aujourd'hui était exceptionnel, et pour l'occasion, elle avait ressortit sa plus belle robe de soirée.

Après tout, ce n'était pas tous les jours que le FC de Barcelona remportait la super coupe d'Europe contre le FC de Porto à Monaco!

Une telle victoire de la part de son équipe de football, ça se fêtait dans les règles de l'art! Pour elle, c'était tout simplement son moment de gloire, car cela prouvait encore une fois que c'était les Catalans les grands winners, et non les Espagnols. D'ailleurs, la Ligue des Champions s'ajoutait à ses victoires à la Super Coupe d'Espagne et le Championnat d'Espagne. Trois compétitions remportées sur les six qu'elle a engagées cette saison, c’est plutôt pas mal pour une petite région! De toute façon, Carolina passait son temps à affirmer que c'étaient les Catalans qui gagnèrent la dernière Coupe du Monde, et non les Espagnoles (même s'il devait avoir deux joueurs d'origine catalane à tout casser dans l'équipe, mais passons)

Après tout, il ne fallait pas croire que la région espagnole était allergique à tout ce qui était virile: le football faisait partie de sa culture, c'était même un des symboles de son indépendance, et pour rien au monde, elle ne manquerait un match à la télé. Néanmoins, la différence réside dans le fait qu'elle n'ira pas s'enivrer dans le bar du coin qui rassemblait tous les mâles du quartier en faisant sonner les sifflets jusqu'à trois heures du matin juste pour voir deux équipes courir après un ballon pour un score ne dépassant jamais cinq point des deux côtés. Bref, Catalogne était fan de football, certes, mais elle restait féminine jusqu'au bout. C'est pourquoi, elle ne parradera pas dans les rues dans une décapotable hurler qu'elle avait gagné dans un mégaphone tout en se faisant courser par la police locale, exhibant sa poitrine peinturée aux couleurs de sa région pour bien montrer qu'elle n'avait peur de rien, balançant des pétards de temps à autre.

Non, elle était bien plus classe que cela. Elle allait savourer cette victoire dans l'un des "monuments" qui faisait la fierté de Monaco, et qui allait certainement assouvir sa soif d'oisiveté: le casino de Monte-Carlo. Elle en avait entendu parler par France comme quoi il était l'un de ses symboles de la Belle-Epoque, moment que toute l'Europe regrettait (pas elle, ce fût un des moments les plus amers de sa vie). Ce bâtiment avait tout pour plaire à la belle catalane: des jeux de table, des salons privés, une clientèle distinguée, un service complet, un bar délicieux. C'était là le meilleur endroit ou elle pouvait exhiber sa fierté d'être une femme parfaite en tous les points, à commencer par celui de l'argent. Tout le monde ne subissait pas l'impacte de la crise économique, mais chacun en souffrait différemment, et la Catalogne pouvait se vanter de s'en sortir très bien de ce niveau. Qui plus est, en plus de l'argent, elle avait un physique de rêve, comme en témoignait les nombreux regards masculins qui se portaient sur sa personne. Les pauvres, s'ils savaient à quelle genre de femme ils avaient affaire...

Avec un petit sourire en coin, elle confia son manteau à l'un des serveurs pour se diriger vers le service d'échange de jetons. Elle en prit pour au moins l'achat d'une maison, le responsable du guichet lui jetant un regard ahurit tant la somme était exorbitante. Cela annonçait d'avance le ton de la soirée: flambage, flambage et encore flambage! Après avoir mis ses biens dans son sac à main, elle parcourra l'immense salle du regard à la recherche de la première table à inaugurer de sa bonne humeur. Elle décida de se promener un peu, buvant quelques cocktails au passage, draguant quelques hommes pas trop mauvais physiquement lorsqu'elle s'arrêtait pour se reposer un peu.

Finalement, elle s'arrêta sur une table de Black Jack où elle sentait bien que le dieu de la chance serait avec elle. Elle misa tout de suite ses jetons à 1000 euros, certaine qu'en commençant fort, elle ne pourrait que s'attirer les grâces de Dame Chance, qui plus est en étant débutante. Elle regarda rapidement le tour de table: deux vieux qui ressemblaient à des mafieux, un jeune homme assez charmeur avec certainement pas plus de trois de Q.I., une vieille aux allures de duchesse et un homme bizarre que l'on pourrait qualifier de geek. C'est certaine de gagner en les plumant tous que Carolina prit ses cartes pour mieux élaborer une stratégie qui consistait à déconcentrer tous les hommes de la table en faisant pendre son décolleté (y compris celui qui s'occupait de la banque).

Une heure passa, puis deux, puis trois.

Et c'est en serrant du poing sur cette table ou elle n'avait fait que perdre que Catalogne se rendit compte que tout ne se passait peut être pas comme au football. Cela faisait longtemps que les premiers individus qu'elle eut rencontrés à ce jeu étaient partis avec un sourire narquois aux lèvres qui ne pouvait que lui être adressée. La plupart d'entre eux avaient échappé à la perte de leur somme uniquement grâce à elle: c'était rageant. Et pourtant, elle ne démordait pas, elle continuait à jouer, à miser, à parier, à perdre toujours plus gros au point qu'elle se demanderait si ce n'était pas son budget pour les dépenses publiques qu'elle venait de refiler à la banque à force de faire des allers-retours entre le guichet d'échange et la table de jeu.

Au bout d'un moment, elle finit par en avoir assez de voir son argent partir en fumé à cause de sa malchance qui commençait déjà à lui tailler une réputation au sein de ce casino (on parlait du "Pigeon venu du Sud" pour la désigner). Elle se leva mécontente après avoir fusillé du regard le responsable de la banque, de marbre. De mauvaise foi, elle se consola en se disant que comme tout jeu de casino, c'était des jeux louches et qu'il y avait forcement tricherie de la part des gérants. Elle ne voyait pas autre chose pour expliquer tout l'argent qu'elle avait perdu dans ce jeu. Néanmoins, le fait de s'être faite plumer en beauté n'atténua en rien sa bonne humeur de la soirée, étant bien décidée à repartir de ce Casino les poches pleines (et vu le seuil de perte, elle avait plutôt intérêt à se refaire rapidement si elle ne voulait pas savoir qu'est ce que ça faisait d'être dans la même situation que Grèce).

Assise au bar, elle commanda une boisson alcoolisée très sucrée pour soulager un peu son amertume et se redonner du courage. Elle avait encore assez d'argent pour participer à la roulette et au poker, qui sait, peut être qu'elle était plus douée dans un jeu que dans un autre. Toute à ses pensées, elle ne remarqua pas immédiatement la personne installée à côté d'elle. Ce ne fût seulement que lorsqu'une masse de cheveux tressée vint cacher sa vue qu'elle se rendit compte de la femme assise. Elle était plutôt belle avec son allure noble qui laissait immédiatement penser qu'elle fait partie des lieux. En y regardant d'un peu plus près, elle la reconnue pour l'avoir vue de temps en temps chez son frère et également chez France: c'était Monaco, la représentante du pays qui l'avait vue gagner et perdre la même journée.

Elle ne savait pas trop si la jeune femme se souvenait d'elle, mais elle tenta quand même sa chance (après tout, elle avait vue peu de charmante femme dans cette salle hormis les maîtresses des hommes d'affaire et les hôtesses)

-"Bonsoir, Mademoiselle Monaco." Fit-elle d'un ton charmant. "Vous venez prendre un verre?"

Bien sûr, elle avait commencé par une question banale aussi distinguée que celle d'un dragueur de boite de nuit, mais au moins, la conversation était engagée. Elle était assez curieuse de savoir comment cette micro-nation avait vécue cette finale de l'UEFA, savoir qui elle avait soutenue. Elle pourrait aussi en profiter pour lui extirper quelques conseils quant aux jeux de hasards et d'argent qui se déroulaient dans les casinos, vu qu'elle devait être une experte en la matière. Et puis, qui sait, elle pourrait lui tenir compagnie aussi car même si Carolina était une fêtarde plutôt sociale, elle préférait partageait son bonheur avec quelqu'un qui la connaissait un minimum plutôt qu'un inconnu. Après tout, entre nation, on se comprend!
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MessageSujet: Re: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Mer 19 Oct - 11:55

Monte Carlo. Rien que ce nom évoque la richesse et le luxe pour la plupart des humains. Monte Carlo avec son casino, son rallye automobile et son opéra.

Ce casino elle l’avait vu naitre, elle l’avait vu grandir et s’épanouir. Elle en avait vu des joueurs flamber, gagner et perdre dans la même soirée. Les hommes étaient pris de la fièvre du jeu dans le cadre splendide de ce casino. Avec ses tapis luxueux, ses dorures baroques et le bruit des jeux il était aisé de se perdre. Beaucoup entré dans le casino de l’argent plein les poches, convaincu que la chance leurs souriraient ce soir là et repartaient ruinés et la tête basse.

Ce soir là le casino grouillait de gens, il fallait s’en douter avec cette finale de foot se passant chez elle. Personne n’aurait pu résister a l’envie de venir faire un tour dans cet édifice qui faisait la fierté de la Principauté et la sienne.

Elle ne s’intéressait pas beaucoup au foot malgré le fait que son Rocher possède une équipe. Elle était plus course automobile et jeux d’argent et de hasard. Elle avait suivi d’un œil cette coupe parce que son grand frère avait plusieurs équipes qui y participaient. Mais elle n’avait pas soutenu d’équipe en particulier, elle-même n’ayant pas envoyé son équipe dans cette coupe. Cela ne l’avait pas empêché de se renseigner sur les deux équipes venant chez elle. Et au vu de ce qu’elle avait appris elle ne s’étonnait pas de l’effervescence présente dans ses rues.

Elle déambulait entre les tables, un verre de vin à la main, hochant la tête pour dire bonjour mais gardant cette attitude froide et réservée qu’elle avait toujours. Francis disait qu’elle était bien trop stricte et sévère pour une « jeune fille » et qu’il faudrait qu’elle sourie de temps en temps. Elle souriait, mais ses sourires n’apparaissaient que lorsqu’elle jouait.

Elle s’arrêta d’ailleurs à une table de poker. Il y avait un homme entre 40 et 50 ans qui avait un sacré pactole devant lui. Stella n’aima pas du tout le regard qu’il lui lança. Encore un qui se laissait avoir par son apparence « Je suis une fille riche et tu peux me plumer facilement ». Elle remonta ses lunettes sur son nez et la partie commença.
Une heure plus tard l’homme n’avait plus qu’une colonne de jetons devant lui et Stella souriait narquoisement. Elle se releva et rendit l’argent à l’homme. Elle était déjà assez riche et elle ne jouait que pour le plaisir même si les jeux d’argent lui plaisaient beaucoup.

Elle vida son verre de vin et recommença a déambuler parmi les joueurs. Cette ambiance lui plaisait, la tension palpable dans l’air, les joueurs se fixant les uns les autres, cherchant la faille, savoir qui bluffait, qui disait la vérité. Elle remonta une fois de plus ses lunettes d’une de ses mains. Elle portait avec élégance un chemisier blanc, bouffant seulement aux épaules et lui couvrant légèrement la main avec un peu de dentelle et une jupe de couleur olive s’ouvrant légèrement sur le côté gauche, le tout accompagnée par une paire d’escarpin noire la grandissant légèrement de 5 centimètre. Ses cheveux étaient nattés comme a son habitude.

Elle s’arrêta un instant pour observer l’ensemble de la salle principal. Les gens riaient et s’amusaient, pestaient et maudissaient. Une ambiance comme elle les aimaient. Son verre vide à la main elle se dirigea dans la salle. Une rumeur lui parvint qu’une femme perdait beaucoup et qu’on l’a surnommait « le Pigeon du sud ». Elle sourit intérieurement, pauvre femme, encore une prise par la fièvre du jeu et absolument convaincue que la chance serait bientôt avec elle.

Ils étaient beaucoup comme cette femme, ceux qui croyait que la chance serait bientôt avec eux et qui continuait à jouer et a jouer pour tenter de l’avoir. Mais dame Chance était capricieuse et se refusait souvent a ceux qui forcer.

Elle regarda son verre. D’habitude elle se serait contenté d’un seul verre mais c’était un soir de fête, elle pouvait bien se permettre une petite folie. Elle se dirigea vers le bar et s’assit tranquillement avant de commander un verre de Chianti. Elle aimait ce vin venant de chez Féliciano. Elle sentit quelqu’un s’asseoir a côté d’elle. En se tournant vers l’inconnue, sa natte voleta légèrement et passa sous le nez de la jeune femme basanée qui releva aussitôt la tête. Monaco la reconnue immédiatement. Il s’agissait de Catalogne. Elle l’avait aperçue de loin quand elle vivait chez Antonio puis avec Francis par la suite. Mais elle n’avait pas cherché à la connaitre plus que cela, elle savait juste qu’elle était la Catalogne, cette région espagnole qui n’avait que très peu souffert de la crise, tout comme elle d’ailleurs même si cette fichue crise avait réduit le nombre de touristes chez elle.

La jeune femme lui parla, lui demandant si elle voulait un verre. Stella secoua la tête négativement.


- Bonjour a vous aussi Mademoiselle Catalogne, c’est gentil a vous de me proposer à boire mais j’ai déjà passé commande,
fit Stella en récupérant son verre de Chianti

Elle regarda la jeune femme, une robe rouge et un collier luxueux. De ce qu’elle avait pu capter dans les conversations entre Francis et Antonio, Carolina était quelqu’un de simple dans ses vêtements mais ce soir son équipe venait de lui faire gagner sa 3ème compétition de football sur 6 dans lesquelles elle était engagée.


- Vous êtes venus fêter votre victoire ? Avez-vous testé les tables de jeux ? demanda Stella en portant son verre de vin aux lèvres


Dernière édition par Stella Grimaldi/Monaco le Mer 2 Nov - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Jeu 20 Oct - 23:06

Il y avait des images basées sur des dits qui circulaient toujours sur une personne, la réduisant toujours à un stéréotype très basique pour pouvoir la reconnaître immédiatement. L'image que Catalogne reçut de Monaco par les différents portraits parlés des deux grands frères fût celle d'une fille avec des manières assez froides digne d'une grande duchesse, en décalage avec son âge physique. C'est la raison pour laquelle la région hispanique s'attendait à être traitée de manière assez hautaine de la part de la principauté aisée, mais il n'en fût rien. Monaco lui répondit d'une manière tout à fait normal, d'un ton peut être moins charmant que celui qu'elle avait employé pour sa question, mais rien qui laisserait penser qu'il y ait un mur entre les deux.

Elle jeta un bref coup d'œil à son verre de vin, s'en demandant un instant la provenance, avant de reporter son attention sur ce que lui disait la jeune femme. Elle était habillée d'une manière assez différente d'elle, d'une tenue peu plus distinguée que la sienne, s'harmonisant très bien avec son style de princesse noble. C'est vrai qu'à côté d'elle, Catalogne faisait beaucoup bimbo, mais comme dit précédemment, elle ne s'habillait comme cela que tous les 36 du mois, lorsqu'un événement s'y prêtait vraiment. Elle rehaussa quelques mèches de cheveux derrières ses oreilles pour mieux la regarder avec un fin sourire aux lèvres, le visage reposant contre son index appuyé sur sa joue.

A l'évocation de sa victoire, elle ne pût s'en empêcher, une grosse bouffée d'orgueil l'envahit. Ce trophée était le quatrième de l'année, mais ce qui lui donnait encore plus de valeur, c'est qu'elle l'ait remporté face à Portugal, le genre de nation très doué en foot (elle en aurait sans doute été moins fière si c'était face à France ou Angleterre). Dieu, que c'était bon d'être une gagnante en sport. Par contre, c'était moins bon d'être une perdante aux jeux de hasard, et la deuxième question de la principauté lui rappela de la même manière qu'un coup de marteau sur la tête qu'elle avait épuisé son budget vacance pour les cent prochaines années dans le Black Jack.

-Oui, et je pense que j'aurais put m'en passer, d'une telle victoire...

C'est ce qu'elle pensait, non ce qu'elle disait. Après tout, elle n'allait pas exprimer sa déception d'une manière aussi rude, surtout envers Monaco qui n'y était pour rien.

-"En effet, j'ai testé celle du Black Jack qui se trouve un peu plus loin... ils ont fait leur journée avec moi, si vous voyez ce que je veux dire." Elle sourit de manière assez crispée à la représentante de la riche nation.

Elle commanda un autre verre, cette fois ci bien alcoolisé, afin qu'elle puisse détendre ses muscles. En effet, sa main s'agrippait à son verre comme la pince d'un crabe, à tel point qu'elle crût un moment qu'elle allait le briser par la seule force de sa poigne. Une fois servie, elle le descendit cul sec, quelques perles humides accrochées à ses yeux lorsqu'elle reposa le récipient sur la table, le rouge aux joues. Bien sûr, elle aurait dû se dire qu'en présence d'une femme aussi raffinée que Monaco, elle pourrait faire un effort sur sa tenue en publique. Cependant, elle pensait plus à ce qu'Espagne allait lui faire subir quand il saura tout le pognon qu'elle a perdu ici qu'à l'image que la principauté avait d'elle.

Fort heureusement pour l'espagnole du nord, elle n'avait pas encore ingéré assez d'alcool pour s'affaler sur le bar en pleurnichant comme un anglais.

-"Dîtes, vous n'auriez pas un petit tuyau à me donner, parce que pour être franche, je n'ai pas envie de retourner en Espagne avec le gouffre financier que j'ai creusé ici..."

Non, vraiment, elle n'avait pas envie de voir à quoi ressemblait le grand frère lorsqu'il était furieux contre elle. Carolina estimait en avoir déjà assez donné dans le passée, et plus que donné, elle avait beaucoup reçut pour être franc. Elle regarda sa voisine avec des yeux larmoyant, au bord d'un désespoir accentué par son alcoolémie déjà bien montée. Elle n'espérait pas la charité, mais juste un conseil, un indice, une table qui serait plus facile à gagner que les autres. Il fallait dire que Catalogne était beaucoup plus fan des jeux impliquant une stratégie, une prévisibilité de l'adversaire plutôt que ceux basés uniquement sur le hasard et la chance. Quelque part, c'était assez méchant parce que n'importe qui pouvait gagner à partir de ce moment.

Pendant qu’on lui resservait à boire, elle jeta un coup d'œil à la télévision perchée qui rediffusait justement le match de ce soir, celui qui était sensé faire son bonheur jusqu'au moins la prochaine Coupe nationale. Décidément, qu'est ce qu'elle les aimait, ses joueurs. Ils étaient forts, virils, téméraires comme elle. Les Portugais aussi étaient pas mal dans leurs genre, très doué, mais peut être trop assidue dans leur entraînement au point d'arriver fatigués sur le terrain, une des raisons pour laquelle ils perdirent cette finale. Cela lui rappela narquoisement lorsqu'Espagne perdit un match en Coupe du Monde contre Suisse de la même manière. A vouloir trop montrer que l'on est le plus fort, on finit par creuser sa propre tombe.

Un peu comme elle.

-"Au fait, vous l'avez trouvé comment, le match de ce soir? Pas mal, hein?"

Elle avait dit ça en retrouvant sa bonne humeur habituelle, comme si rien que le fait d'avoir revu sa victoire en live lui faisait oublier dans quelle galère économique elle s'était mise. Il fallait dire qu'il ne lui en fallait pas beaucoup pour la remettre sur pied: un bon verre de vin, histoire d'arrêter un peu les shooter pour ne pas finir sur le sol, et ça repart. Il n'était pas aussi bon que ceux qu'elle avait chez elle (parce qu'une bonne partie de la viticulture espagnole se déroulait sur ses terres, raison de plus pour bien faire pression sur le frangin s'il espérait avoir à boire à la fin de l'année) mais il restait quand même potable, voir plutôt bon lorsqu'elle s'attarda à le déguster comme il le fallait. Sans doute originaire d'Italie.
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MessageSujet: Re: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Mar 25 Oct - 14:23

-"En effet, j'ai testé celle du Black Jack qui se trouvent un peu plus loin... ils ont fait leur journée avec moi, si vous voyez ce que je veux dire."

Rien qu’a la phrase Stella sut que l’espagnole avait tout perdu. C’était l’erreur du débutant, Le Black Jack était un jeu dans lequel il fallait avoir de la Chance en quantité. Surtout face à ses croupiers. Ils étaient les meilleurs dans leur domaine.

On se dit qu’arriver a 21 est facile mais en vérité c’est extrêmement ardu. Elle avait passé du temps avec les croupiers, a trainer autour des tables pour comprendre toutes les subtilités des jeux de cartes, elle avait passé son temps à observer, savoir comment bluffer. Un conseil, ne jamais l’affronter sur son terrain vous y laisseriez des plumes parce que Stella n’est plus la petite nation riche et gentille quand elle joue a une table. Demandez donc a cet homme là-bas qui c’est fait dépouiller en moins de temps qu’il ne faut a Féliciano pour dire « Pasta ».

Oui elle devenait un vrai requin, seulement animé par la rage de gagné. Assez traumatisant quand on ne connait d’elle que son côté un peu coincé, un peu hautain, cette attitude de duchesse qu’elle se donne. C’est sa face cachée, son côté sombre, le revers de son visage charmant. D’ailleurs ne jamais vous fiez a ses sourires lorsqu’elle joue parce qu’ils ne veulent rien dire ou alors ils montrent l’inverse de ce qu’elle ressent.
Elle regarda d’un air désapprobateur la façon dont Carolina but son verre. Aucune classe vraiment. Mais bon elle venait de perdre une petite fortune à ce qu’elle avait compris. Elle ne dit rien, de toute façon son regard parler pour elle.

En parlant d’yeux qui parlent pour leur propriétaire ceux de la représentante de la Catalogne était brillant de larme. Ne parlons même pas de sa voix qui parut à la petite Principauté presque suppliante.


-"Dîtes, vous n'auriez pas un petit tuyau à me donner, parce que pour être franche, je n'ai pas envie de retourner en Espagne avec le gouffre financier que j'ai creusé ici..."

Elle la comprenait, elle n’avait jamais vu Antonio en colère, encore heureux mais elle avait déjà entendu parler Francis sur son comportement et rien que de l’avoir entendu l’avait faite frissonner.

Elle but une gorgée de son Chianti. Décidément Féliciano était douée pour les vins. D’ailleurs elle buvait du Chianti Reserva, contrairement aux autres ce vin là avait vieilli pendant 3 ans dans un fût en chêne ce qui lui donner cette couleur et ce gout si particulier. Bien sûr elle adorait le vin français aussi, mais sa préférence était pour ce vin là. Que dirait Francis s’il savait qu’elle préférait le vin italien au vin français ? En fait non elle n’aimait pas tout les vins italiens, c’était juste qu’elle était très gourmande avec le Chianti. Bon elle n’en buvait pas au point d’en devenir alcoolique, mais en apéritif ou en digestif elle ne disait pas non.

Elle laissa son regard divaguait sur les tables. Les visages concentrés, les regards a l’affut du moindre signe de faiblesse chez son adversaire, savoir si celui qui vous est assis juste a côté de vous bluffe ou non. Tous ces ingrédients faisaient l’atmosphère des casinos. C’était un subtil équilibre, une équation qui faisait que c’était tout ou rien. Son regard se fixa un moment sur la table de Craps. Ce jeu n’était pas très populaire chez Francis mais elle ne voyait pas l’intérêt de ne pas y jouer chez elle.

Malgré tout leurs accords elle était une Principauté indépendante de la France. Bien sûr si Monaco ne pouvait ne pas produire d’héritier la Principauté serait incorporé au territoire Français et les monégasques ne voulaient même pas en entendre parler. Elle était indépendante, son indépendance elle s’était battue pour l’avoir et elle la garderait le plus longtemps possible.

Pour en revenir a la table de Craps, apparemment les joueurs étaient en train de perdre. Ils suffisaient d’observer les visages, bien qu’ils fassent tout pour cacher leurs doutes leurs yeux partaient a gauche et a droite, de la sueur se formaient sans doute sur leurs front et si elle était proche elle savait qu’elle les verrait déglutir, discrètement pour ne pas avertir les autres joueurs qu’ils perdaient pieds.

Elle abandonna la table de jeu pour retourner fixer son regard vers son invitée. Elle remonta légèrement ses lunettes sur son nez et remis sa natte comme il le fallait sur son épaule. Pas qu’elle soit décoiffée mais elle aimait garder son apparence parfaite ou tout du moins essayer. Imaginer qu’elle tombe sur un chef d’Etat étranger ou sur Albert, son Prince, ou pire... sur Francis ? Oui Stella avait un curieux sens des priorités. Bref, tout ça pour dire qu’il fallait être d’une tenue digne a tout moment du jour et même de la nuit. Elle se souvenait encore des naissances de Caroline, Stéphanie et Albert. Elle s’était levée immédiatement, avait juste enfilée une robe de chambre pour cachée son pyjama en satin et elle avait rejoint Rainier pour soutenir celui qu’elle considérait comme un des meilleurs dirigeants qu’elle eut jamais eu. Bien sûr Albert était un bon dirigeant et son mariage avec Charlène l’avait ravie surtout après l’histoire des enfants illégitimes mais Rainier, son Prince Bâtisseur, c’était son petit préféré pourrait-on dire. Elle cligna des paupières pour enlever de ses yeux les larmes, qui ne demandait qu’a couler.


- Une table pour vous refaire une petite santé ? hm...je pourrais vous conseiller le poker mais il faut savoir bluffer et mentir comme un arracheur de dent. Mais peut-être que vous préférez le Craps ? Ou la Roulette ? fit Stella montrant les tables au fur et à mesure qu’elle parlait

Un bruit se fit entendre suivit d’un hurlement de victoire qui fit sourire légèrement Stella.


- Quelqu’un vient de toucher le Jackpot aux machines a sous on dirait.

Bien sûr qu’elle aimait faire perdre les gens aux jeux de cartes et autres mais ce n’était pas pour autant qu’elle détestait quand les gens gagnaient. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils allaient certainement dépensaient l’argent gagner chez elle. Que ce soit dans le Casino ou non. Après tout à Monaco tout était cher. Ou comme elle avait entendu une comique dire au même sujet, enfin la comique était suisse et parlait du coût de la vie en Suisse au public français mais c’était la même chose non ? « Ce n’est pas nous qui sommes trop cher c’est juste vous qui n’avez pas les moyens c’est tout »*

-"Au fait, vous l'avez trouvé comment, le match de ce soir? Pas mal, hein?"

La voix avait retrouvée sa gaité naturelle et Stella retourna donc son attention sur Carolina qui avait pris un verre de vin, un bordeaux si son œil ne mentait pas.
Stella porta le verre à ses lèvres et considéra la question. Ce n’était pas de sa faute, il fallait qu’elle analyse chaque réponse pour donner la meilleure possible à son interlocuteur.


- En effet, c’était un beau match, dommage que l’équipe de Mademoiselle Portugal est était fatigué par son entrainement, mais malgré la fatigue ils se sont bien défendus même si votre équipe semblait bien mieux préparé.

Spoiler:
 


Dernière édition par Stella Grimaldi/Monaco le Mer 2 Nov - 21:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Jeu 27 Oct - 14:24

Il paraît, ce n'est qu'une supposition et aucune trace scientifique n'a pût le prouver, mais il paraît que toutes les régions d'Espagne avaient hérité d'un trait de caractère particulier de leur grand frère, plus ou moins important d'ailleurs. Cela allait de la vénération des tomates pour cette chère Murcie au côté conquistador pour l'orgueilleux qu'était Aragon, en passant par l'insouciance parfois maladive d'Andalousie. Catalogne n'est pas la plus gâtée, dira-t-on, car c'est le fait de s'emporter un peu trop facilement avec quelques verres en trop dont elle avait hérité.

Pour faire la fête, c'était bien, dans un casino où tenue correcte était de mise, ça n'allait absolument pas.

Carolina regarda les différentes tables derrière elle, réfléchissant bien sur quel jeu elle avait le plus de chance de gagner en comptant apparemment sa poisse légendaire ainsi que les conseils que lui donnait Stella qu'elle nota avec soin. Elle était d'ailleurs surprise que cette dernière accepte de lui donner quand même quelques trucs pour gagner sur son propre terrain. Catalogne n'y connaissait pas grand chose, mais bon, cette preuve de gentillesse cachait sans doute une complexe stratégie qui était déjà hors de porté du cerveau de la pauvre jeune femme. Oui, passé sa deuxième bouteille, il ne fallait plus attendre d'elle de raisonner comme Raymond Llule (et dieu pourtant, qu'elle avait aimé cet homme!)

Le poker était dons hors de question pour celle. Elle savait pourtant plus ou moins bien mentir et les règles lui étaient plus qu'accessibles (même à moitié bourrée). Cependant, comme tout espagnol qui se respecte, Catalogne ne savait pas rester de marbre. Il lui fallait être expressive, montrer aux autres sa joie, sa colère ou sa tristesse, qu'on la remarque bien au milieu de la foule, qu'on la voie parmi tous ces visages inconnus. Rester de marbre était une expression inconnue chez elle. Le craps lui semblait être une bonne alternative mais... mais elle était certaine que ça allait la saouler au bout de dix minutes à rester sur une table pour regarder des dés tomber comme une andouille. Quant à la roulette, c'était vite exclu de son choix: elle avait autant de chance de gagner là dedans que de voir Espagne participer à ses manifestations pour l'indépendance.

Elle oublia un instant sa crise personnelle lorsque Monaco évoqua son match contre la miss Portugaise. Pour être franche, Carolina regrettait presque ce petit accès de faiblesse de la part de sa consœur de l'ouest car elle l'admirait vraiment, et pas uniquement dans le domaine du football. En fait, elle était presque comme un modèle pour Catalogne par rapport à ses batailles contre Espagne, ayant toujours affirmée son indépendance par rapport à lui depuis le Xème siècle alors qu'au même moment, Carolina apprenait à peine qu'il y avait d'autres pays au delà de sa frontière en compagnie de Francis. Elle regarda son verre, vide, d'un œil assoiffé puis répondit enfin à son hôte:

-"Ouai, mais c'est dommage qu'elle se soit fatiguée comme ça à l'entrainement. M'enfin, ça fait aussi partie de la stratégie, un peu comme les jeux de hasard: on doit aussi prendre en compte le statut de l'adversaire, et pas seulement le sien. D'ailleurs, c'est valable pour toutes les confrontations."

Oui, Catalogne aimait sermonner sur les tactiques de combat alors qu'elle ne suivait absolument pas ses conseils. C'était ça, d'être un peu égocentrique, on finit par oublier que les personnes en face de nous aussi comptent lorsqu'on élabore un plan. Malheureusement, la catalane n'avait aucune envie de se retrouver une nouvelle fois face à quelqu'un, surtout pas en jeu d'argent. C'est pourquoi elle réagit immédiatement à la remarque de Monaco sur l'heureux gagnant aux machines à sous, un bonhomme qui allait sûrement finir sa soirée dans le luxe entouré de superbe filles... certains avaient vraiment une chance de cocu!

Les machines à sous, pensa vaguement Carolina entre les brumes de l'alcool. Comme tous les autres jeux, c'était basé sur le fait que la bonne étoile ait décidé ou non de se transformer en comète, mais l'avantage demeurait que l'adversaire n'était qu'une machine, alors qu'importe qu'elle reste neutre ou gueule comme une folle puisque les robots se foutaient pas mal des sentiments des humains. Enfin, il fallait encore qu'elle soit en état d'aller jusqu'à la place vide qui venait de se libérer, en supposant qu'elle ne voit pas assez double pour manquer l'orifice qui accueillait tout ce qui valait de l'argent.

Bien, c'était décidé.

Elle finit son verre d'un seul coup, tout aussi élégamment que sa première rasade puis la posa fermement sur le comptoir pour montrer qu'elle en avait finit avec la boisson. Là, elle posa ses mains à plat sur la table pour se relever avec le même air de défis qu'un allemand devant une immense choppe de bière à vider cul sec. Ca y est, elle était remontée pour le reste de la nuit: le vin, sa victoire en sport, sa défaite aux jeux additionnés par la présence de Monaco qui ne semblait pas impressionnable par ses performances (d'un côté ou de l'autre) avaient achevé de lui mettre cette idée aussi idiote que dément dans sa tête. A savoir qu’elle repartira de ce bâtiment après avoir dépouillé toutes les machines à sous, quitte à creuser un déficit aussi gros que celui des pays Européens réunis s’il le faut. Et celui de l'Amérique en prime, tient!

-"Okay, c'est partit! Monaco, vous allez bien me regarder, parce que je vais vous offrir le spectacle le plus marquant de votre vie!" S'exclama-t-elle d'un ton à mis chemin entre l'ivresse et la hargne.

N'importe qui connaissant bien Carolina aurait tiré la sonnette d'alarme, car cette phrase n'annonçait jamais rien de bon. C'était le signal que quelque chose d'insolite et humiliant allait bientôt arriver, traumatisant à jamais les témoins de cette folie. En fait, la dernière fois qu'elle avait dit ça, la moitié de Madrid avait pût admirer ses fesses tatouées du drapeau espagnol, "Vive la nation" marquée en dessous. La rumeur dirait que cela avait commencé à d'un chantage affectif de son frère après avoir partagé ensemble une substance blanche d'origine inconnue offerte par Maroc...

-"Hey,Beau Gosse, met moi pour 10 000 euros de jetons!"

Et voila qu'elle tentait des méthodes de drague peu subtiles. Ca aurait peut être marché si elle ne l'avait pas dit d'une manière aussi affriolante, le rouge aux joues; elle ne s‘est attirée au final qu‘un regard exaspéré. Elle tira Stella avec elle jusqu'aux espèces d'engins à cracher des jetons. Installée confortablement sur son siège, elle prit une première pièce de couleur en gémissant, comme si la région espagnole savait d'avance ce qui l'attendait. Elle chercha deux minutes la manière dont fonctionnait ce truc jusqu'à ce que Monaco ait la bonté de lui faire une démonstration. Autant dire que la manière dont Carolina l'avait remercié ressemblait plus à une invitation à coucher qu'autre chose.

Au fait, je vous ais déjà dit que Catalogne était insortable après un match de foot/quelques verres d’alcool/en présence d’une femme plus classe qu’elle?
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MessageSujet: Re: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Mar 1 Nov - 14:01

La roulette, le poker, le Craps, tous ces jeux Monaco y avait déjà joué, elle y avait perdu, elle y avait gagné…souvent gagné d’ailleurs. Elle regarda la Catalogne regarder tour à tour les jeux qu’elle évoquait. Elle finit son verre de vin en attendant sagement que l’espagnole reprenne la parole. Enfin sagement, c’était surtout a cause du fait qu’elle ne savait pas se laisser aller. Même lorsqu’elle était à une table de jeu, qu’elle devenait une véritable petite peste, un vrai requin, elle se retenait. Alors vous pensez bien que pouvoir observer quelqu’un qui était si impulsif était un spectacle que Stella ne pouvait qu’apprécier.

-"Ouai, mais c'est dommage qu'elle se soit fatiguée comme ça à l'entrainement. M'enfin, ça fait aussi partie de la stratégie, un peu comme les jeux de hasard: on doit aussi prendre en compte le statut de l'adversaire, et pas seulement le sien. D'ailleurs, c'est valable pour toutes les confrontations."

Elle secoua discrètement la tête en l’entendant. Des conseils de ce genre elle en avait entendu des dizaines. Elle ne les avait jamais suivis ce n’était pas maintenant qu’elle le ferait. Et puis elle avait un peu raison malgré tout. Dans les jeux de hasard ou de société tout simplement, ne pas savoir si son adversaire est bien ou alors au bord de la dépression nerveuse aidé beaucoup. D’ailleurs Stella détestait les requins s’en prenant à ce genre de personne. Elle au moins avait la classe de les prendre encore frais et tout heureux.

Elle redemanda un verre de Chianti au barman. Ce vin décidément était délicieux. Le temps que le barman la réserve elle vit le regard de Carolina. Ce dernier avait une étincelle qu’elle connaissait. C’était un regard qu’elle appelait « le regard de la dernière espérance ». Elle en avait vu beaucoup des regards de ce genre. Des gens qui croyaient vraiment que l’idée qu’ils venaient d’avoir était LA solution miracle. Et la plupart ressortaient du casino plus pauvre que Job.

-"Okay, c'est partit! Monaco, vous allez bien me regarder, parce que je vais vous offrir le spectacle le plus marquant de votre vie!"

Le ton ne la surprit pas tant que ça. C’était le ton des gens qui tentent le tout pour le tout, et qui avait le cerveau embrumé par l’alcool et la honte d’avoir perdu. D’un côté Stella était contente, parce que tant que Carolina perdait, elle, elle s’enrichissait mais de l’autre côté sa conscience lui disait qu’abusée d’une femme a moitié ivre c’était contraire a l’éthique. En d’autre circonstance Monaco aurait écouté cette petite voix. Elle aurait alors pris le bras de Carolina, aurait essayé de la raisonner, lui dire qu’il faudrait attendre un peu, revenir plus tard. Mais au même moment il y eut un cri de victoire à la table de la roulette et ce cri fit taire la petite voix. Oh bien sûr qu’elle s’en voudrait mais plus tard. Là, elle était présentement tirée au guichet qui procurait les jetons.

Elle le connaissait bien le guichetier. Il était là depuis maintenant 40 ans. C’était lui qui lui avait appris quelque truc pour apprendre à discerner ce que les autres voulaient cacher à tout prix. Aujourd’hui il formait son petit-fils. Parce que les guichetiers du Monte-Carlo, c’était une affaire de famille. Ils étaient là depuis l’ouverture du casino en 1863. Elle eut un sourire discret en voyant le dit-petit fils prendre une jolie teinte rose en entendant Carolina s’adressait à lui.


-"Hey, Beau Gosse, met moi pour 10 000 euros de jetons!"

C’est sûr qu’il y avait de quoi devenir rouge si une belle femme vous disait ça alors que vous n’avez même pas 20 ans. Ne vous y trompez pas. Stella a des origines italiennes, après tout elle a vécu un temps avec Rome puis avant de passer sous protectorat français et espagnol elle a vécu un temps à Gênes avec Féliciano. Alors forcément ça laisse des traces et il est donc tout naturel qu’elle apprécie la beauté sous toutes ses formes non ? Elle pouvait passer des heures a l’opéra rien que pour en admirer les sculptures. Et on pouvait difficilement dire que la représentante de la Catalogne soit moche ou disgracieuse.

Elle accompagna Carolina jusqu'à la machine a sous et resta debout tandis que l’autre jeune fille s’asseyait. Le temps qu’elle s’installe, elle jeta un regard à la roulette. Pas un jeu qu’elle appréciait outre mesure. Elle, elle était plus poker, Black Jack…bref les jeux de cartes. Les jeux de hasard elle appréciait mais sans plus. Elle n’avait que peu joué à la roulette depuis quelque temps. En même temps lorsqu’on sait que si on additionne tous les chiffres de la dite-roulette on obtient le nombre 666 ça fait un peu peur, surtout si on est chrétien.

Elle reporta son attention sur la catalane qui peinait a utiliser la machine. Doucement Stella prit la pièce, l’introduisit dans la fente. Elle prit la main de Carolina et la posa sur la poignée avant de l’abaisser une fois pour mettre la machine en route, puis une deuxième pour la faire s’arrêter.

Autant dire que le remerciement de la catalane la fit devenir toute rouge. Non mais quelle idée d’embrasser les gens aussi près de la bouche en se collant a vous ? Elle arrangea sa tenue en remettant ses lunettes en place sur son nez. Elle replaça correctement sa natte. Depuis qu’elle avait conscience qu’elle existait elle avait toujours eu les cheveux nattés. Même si Francis lui avait plusieurs fois dit qu’elle était jolie les cheveux détachés, elle préférait avoir sa natte. Parce qu’ainsi elle faisait plus sérieuse. Une fois un joueur avec qui elle avait discuté au bar lui avait dit qu’elle faisait sérieuse avec sa natte et ses lunettes. Elle avait mis du temps à comprendre qu’il la draguait.
En parlant de bar, le barman lui faisait signe que sa commande était prête. Elle regarda Carolina.


- Je reviens Mademoiselle Catalogne, fit Stella en se dirigeant vers le bar.

Arrivé là-bas elle avait une vue parfaite sur la catalane. Elle commanda un verre de mojito pour l’espagnole. Une fois la commande prête, elle paya le barman pour les consommations, la sienne et celle de Carolina. La pauvre espagnole perdait au jeu elle pouvait bien lui payer à boire non ? Elle n’était pas radine comme Monsieur Suisse.
Elle prit les consommations et partit rejoindre la représentante de la Catalogne. Elle posa le verre sur la tablette prévue à cet effet et elle observa l’espagnole.

- Tout va comme vous voulez Mademoiselle Catalogne ? demanda-t-elle en toute innocence

Mais a la vue du visage concentrée de Carolina elle sut que la catalane n’avait pas gagnée une seule fois depuis qu’elle était partit prendre les boissons. Elle n’était pas méchante Monaco, au contraire, Francis, Antonio et même Féliciano vous direz qu’elle serait incapable de faire de mal a une mouche. Bon d’accord elle avait eu une psychopathe en princesse…mais c’était arrivé qu’une fois et c’était il y a longtemps.

Elle décida de faire une fleur à l’espagnole. Elle posa sa main sur celle de l’espagnole qui tenait un jeton.


- Vous devriez vous arrêtez 5 minutes Mademoiselle Catalogne, fit elle en souriant doucement.

Et bien oui, si elle s’arrête elle va boire et elle aura l’esprit encore plus embrumé donc elle perdra plus. Je veux bien que Monaco soit gentille mais si vous vous souvenez dans un casino c’est un vrai requin. Ce qui lui importe quand elle se trouve dans un casino, pas obligé que ce soit celui de Monte-Carlo, c’est de gagner, d’engranger le plus de d’argent possible.
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MessageSujet: Re: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Jeu 3 Nov - 0:52

De toute sa vie, Carolina n'avait autant jamais détesté un jeu. Et pourtant, elle en avait joué, tous plus débiles les uns que les autres! Elle en avait eut récemment un en tête: le strip poker par webcam avec ses frères qui avaient exposés au monde entier ses sous vêtements noires en dentelle. Inutile de préciser que l'idée était venue de Francis dans l'unique but de la ridiculiser une fois de plus... en même temps, qu'est ce qu'elle ne ferait pas pour une bonne bouteille de vin d'Alsace grand cru (c'était le gros lot du jeu). Bref, tout ça pour dire que notre chère Catalane venait de faire monter cette machine à sou tout au sommet de sa liste noire mentale au bout de quelques dizaines de tentatives aussi vaines que son argent dans le vent.

Mais il y avait vraiment de quoi s'énerver en même temps: pourquoi diable ces foutus rouleaux qui tournaient rapidement, lui donnant au passage à elle aussi le tournis, ne tombaient jamais sur les mêmes symboles? C'était si compliqué que ça de faire trois sept, trois cerises ou trois bar? D'ailleurs, en parlant de bar, elle regrettait de ne pas avoir apporté une bouteille avec elle en sentant sa gorge sèche. Tant pis pour la boisson, il fallait absolument qu'elle se refasse. Elle était d'ailleurs tellement concentré à prier la machine de lui donner des jetons qu'elle ne remarqua pas la courte absence de Monaco. Dieu, elle devait avoir l'air vraiment pathétique, les mains jointes à murmurer des mots doux en regardant les dessins défiler, le tout dans une posture très bancale.

En voyant qu'il ne lui restait plus qu'une poigner de jeton, elle laissa sa tête percuter le métal froid de son nouvel instrument de torture, se laissant aller à son désespoir. De loin, on pourrait croire qu'elle s'était endormie sur son jeu, mais elle était bel et bien réveillée, pleurnichant silencieusement sur sa poisse monumentale. Elle ne se souvenait pas d'avoir fait un pari aussi risqué: même la Guerre de Succession d'Espagne aurait eut plus de chance de tourner en sa faveur que ce truc! Aussi, c'était forcement en feintant que Monaco lui avait posé cette question rhétorique; il n'y avait qu'à regarder le visage de là catalane, franchement!

Cependant, Monaco devrait quand même faire un peu plus attention à ce qu'elle dit, même si c'est aussi banal.

-"Comment vous voulez que ça aille, ce truc à bouffer tout mon fric!!!" S'exclama-t-elle d'une grosse voix, s'attirant des regards clairement hostiles.

Quoi, vous avez jamais vu un espagnol dans un casino, ou quoi?

Si cette disposition à perdre aux jeux de hasard lui était génétique, alors il faudra qu'elle fasse le test avec Antonio pour voir si elle pouvait le plumer autant qu'elle venait de se faire plumer dans ce qui apparaissait maintenant à ses yeux comme le bâtiment le plus maudit du monde. Heureusement, l'idée de venir pratiquer un petit exorcisme n'atteignît pas sa cervelle à moitie ramollie par l'alcool, pour le bonheur des habitants de Monaco. Déjà qu'on ne savait pas comment allait terminer cette soirée, inutile de jeter le sort de la honte sur ce qui faisait l'une de leur principale fierté.

Après s'être un peu calmée dans sa folie, l'invitation à s'arrêter de Monaco ratissa en elle une autre flamme: celle de l'orgueil. Si cette femme lui disait de s'arrêter, c'est parce qu'elle pensait qu'elle était nulle. Si elle avait de telles opinions sur Carolina, alors celle ci se redécouvrait une passion encore plus ardente que celle qu'elle avait pour son régionalisme: l'envie d'en jeter plein la vue. Et ben oui, vous croyez quoi vous? Si Catalogne cassait autant les couilles de son frère en revendiquant son indépendance, c'est bien pour attirer l'intention au milieu de ses seize frères et sœurs, sans compter Andorre à côté ainsi que les multiples anciennes colonies d'Amérique Latine. Oui, voici le terrible secret dissimulée au sein de la famille d'Espagne:

Catalogne était une gamine égocentrique, capricieuse et possessive doublée d'un brother's complexe.

Dommage que le concernait ne l'ait pas sût, et ne le saura sans doute jamais. En attendant, cela ne résolvait, ni les problèmes présents de Carolina, ni les futurs soucis que rencontrera Stella si elle ne jette pas au plus vite son invitée dehors à coup de pied au cul (en lâchant les chiens et deux gardes du corps à ses trousses pour s'assurer qu'elle ne reviendra plus jamais). La brune hispanique saisit à son tour la main blanche qui tenait la sienne plus tôt pour la saisir fermement.

-"Comment ça, m'arrêter?" S'indigna-t-elle, cette fois d'une voix clairement saoule. "Il est hors d'question qu'j'm'arrête, oui! J'vais continuer jusqu'à ce qu'c'te machine crache tous l'fric qu'elle m'a piqué, et avec l'intérêt. Et j'te jure qu'après ça, on ira faire la fiesta jusqu'à pas d'heure, ma vieille!"

Et voila, le deuxième effet secondaire de l'alcool chez Catalogne. Dépêche toi, Monaco, avant que le troisième ne se montre et que tu te retrouves dans une situation que tu regretteras, peut être pas toute ta vie, mais au moins pendant les dix prochaines années à venir! Enfin, ici on est du côté de notre catalane préférée, celle ci ne se souciait pas du fait qu'elle venait de manquer de respect à une fille qui se prenait pour une duchesse. On dira ; ce n’est pas une duchesse directement. Oui, mais il s'agit quand même d'une nation, avec ce qu'il y a derrière. Vous savez, diplomatie, commerce, échange, politique... tous ces truc qui font que deux pays se voient tous les mois pour se serrer la main, éventuellement se faire une bouffe au lieu de se taper dessus en s'insultant par delà leur frontière, genre ambiance 14-18!

Il n'y avait plus qu'à espérer que la jeune femme soit excusée pour son ivresse (Ca a marché avec: Italie, Japon et Maroc. Ca a pas marché avec: Le reste du monde!). Elle continua de s'acharner sur la machine de plus en plus maladroitement, faisant à un moment tomber son sac à main et tous ses effets personnels qui y étaient contenus. Alors qu'elle n'y croyait plus, elle vit deux sept s'aligner sous ses yeux, l'autre roulette tournant toujours en ralentissant. Elle fixa celle ci comme si elle avait affaire à la Vierge Marie en personne, priant d'ailleurs celle ci pour que ce chiffre porte bonheur vienne compléter cette ligne parfaite.

Une seconde.

Deux.

Trois.

Et une belle cerise aussi rouge que ses joues qui décida de s'incruster dans cette bande pourtant parfaite.

Ce n’est pourtant pas faute d'aimer les cerises, Carolina adorait ça. Mais là, elle venait de se trouver un moyen de se dégoûter à jamais de ce fruit. C'était trop, il lui restait même pas trois jetons, dans un Monopoli, elle aurait fait faillite depuis longtemps. Elle craqua. Elle fondit en larme d'une bien étrange manière: une espèce cri d’autruche mélangé au gémissement d’un canard asthmatique. Enfin, ça ce n'était rien comparé à la manifestation de sa colère contre l'objet de tous ses malheurs...

-"Vilain le jeu!" ."Méchant jeu! T'es un méchant jeu! Méchant!"Réprimenda-t-elle en pointant la machine du doigt comme on le fait à son animal de compagnie.

Le ridicule ne tue pas. Ce qui ne tue pas rend plus fort. Et bien espérons que Carolina sorte de cette expérience aussi balèze que Superman. Dans le cas contraire, il y aura toujours un sujet intéressant pour les psychiatres à analyser. Du moins, si Monaco acceptait de la laisser repartir d'ici en un seul morceau. Il faut avouer, sa dernière réplique n'était pas classe, mais elle l'était quand même mieux que la manière dont Catalogne s'est lamentablement ratatiné de son siège en voulant se relever.

Et qui c'est qui va ramasser tout ça?

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MessageSujet: Re: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Dim 13 Nov - 20:56

La nature humaine est tellement intéressante. Stella ne se lassait pas d’observer le monde et les hommes. C’était tellement enrichissant pour elle. Mais là, elle se serait bien passée du spectacle de la pauvre catalane.

Elle remonta sa paire de lunette en soupirant discrètement. Elle aurait du retenir Carolina quand celle-ci avait décidé de tester les machines a sous. Peut-être que le Craps aurait été mieux pour elle. Mais bon elle ne pouvait pas revenir en arrière.

Elle rougit en écarquillant les yeux en entendant Carolina. En boite ? Elle ? Euh…..error 404 là. Stella et les boîtes c’était aussi compatible que Angleterre et France ou que America et Russie…autrement dit c’était fortement incompatible oui !

Et dire qu’elle ne pouvait pas dire vraiment ce qu’elle penser parce que sinon c’était sûr et certain que Antonio et Francis lui tomberait dessus pour lui mettre une remontée de cale comme quoi ce qu’elle faisait ce n’était pas bien et tutti quanti. Mais ce n’était pas de sa faute, d’ailleurs en caricaturant on pourrait dire qu’une petite diablesse ! Monaco avait bâillonné et attaché une petite angelot ! Monaco et était maintenant assise sur l’épaule de Stella et rigolant comme une malade devant la déconfiture catalane et soufflant plein d’idées a Monaco.

Mais elle ne pouvait pas faire ça…parce que la dernière fois que Francis l’avait grondé, elle avait été obligé de rendre la moitié des gains a son adversaire….Non mais vous vous rendez compte ? La honte, la honte ! Alors elle préférait ne pas perdre plutôt que de devoir subir les remontrances de Francis et devoir rendre de l’argent.

Elle regarda Carolina. La pauvre. Elle dut aussi faire appel a tout son self-control (et elle en possède…il en faut quand on a Francis en Grand frère faut dire) pour ne pas éclater de rire en entendant le bruit incongrus produit par son invitée. C’était possible ce genre de son ? Il fallait croire puisque la catalane avait été capable de le produire.
La pauvre. Stella éprouva un peu de pitié en voyant Carolina s’étaler a moitié sur son fauteuil en tentant de se relever. Et elle soupira en pensant que c’était à elle de s’occuper de la jeune femme. Elle optait pour quelle option ? Le « on prend par le bras et on emmène dehors » ? Le « on emmène aux toilettes » ? Ou le « on emmène aux toilettes et on met la tête sous le robinet » ? Bizarrement cette technique était efficace avec Francis.

Elle croisa les bras sous sa poitrine avant de faire un geste en direction du personnel du casino qui venait dans leurs directions pour faire comprendre qu’elle s’occupait de la jeune espagnole. Elle posa sa main sur le bras de Carolina pour lui faire relever la tête vers elle.


- Je pense que cela suffit pour ce soir Mademoiselle Catalogne. Il faut savoir quand s’arrêter, fit-elle d’une voix calme et autoritaire

Et dire qu’elle était censée être plus jeune que Carolina, c’était le monde à l’ envers. Remarquez quand elle s’occupe d’un Francis gai et exhibant fièrement le Tour Eiffel après avoir tout perdu au poker c’est le même scénario…sauf que dans ce cas là c’est carrément le seau d’eau glacé qu’elle envoie dans la figure de Francis.
Elle glissa son bras dans le dos de Carolina pour l’aider à se relever.


- Venez, je vous emmène vous rafraichir un peu, fit-elle en partant en direction des étages du casino.

Et bien quoi ? Elle avait accès aux étages ? Et bien quoi ? C’est si étonnant que ça ? Je vous rappelle qu’on parle de la représentante de la Principauté de Monaco. Même si personne ne sait cela, elle apparait assez souvent aux côtés des princes et princesses de Monaco pour avoir quelque privilège ! Et l’un de ceux là c’est le droit d’utiliser la salle de repos du personnel du Casino.

Elle aida Carolina à marcher jusqu'à l’ascenseur et la soutint le temps d’arriver a la salle de repos. Là elle l’allongea sur le divan et partit dans la salle de bain humidifié un linge avant de revenir le poser sur le front de la jeune femme même si celle-ci n’avait pas d’autre mal que celui d’avoir un peu trop bu.

Stella n’était pas médecin mais elle savait que la jeune femme se réveillerait avec un sacré mal de tête le lendemain matin….rectification quand elle se lèverait aujourd’hui car il été déjà 01h25 du matin. Elle soupira, dire qu’a cette heure là elle devrait être à la table de Black jack et dépouiller les joueurs de leurs sous-sous chéris. Franchement, elle ne comprenait pas pourquoi ils râlaient autant, ils se faisaient dépouiller par une jolie jeune fille. Et bien oui elle sait qu’elle est mignonne Stella mais elle n’en abuse pas non plus.

Elle regarda la catalane affaler dans le sofa et attendit qu’elle reprenne un peu pied dans la réalité.

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MessageSujet: Re: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Lun 12 Déc - 22:58

Soit elle s'était cogné en tombant, soit elle avait bu plus que de raison - elle boit beaucoup quand elle fait la fête, elle boit beaucoup quand elle est déprimée, additionnez ces deux faits, rajoutez y une jolie crise financière et... et non, on ne fera pas la blague! - toujours est-il qu'un moment, elle avait la machine maudite devant ses yeux, le temps de les fermer une seconde, elle se retrouvait dans un salon, ou une chambre, ou quelque pièce que ce soit qui avait l'air assez cossue pour lui indiquer qu'elle n'avait pas quitté le casino. Sans doute était-elle dans l'une de ces fameuses suites V.I.P. réservées, comme leur nom l'indiquait, au gratin; toutes ces personnes qui méritaient d'avoir mieux qu'un simple 3 étoiles. Carolina était loin d'être ignorante sur ce genre de chose!

On aura donc comprit que ce qui se passa entre l'instant ou elle alla embrasser le sol et cet instant précis, elle n'en retint rien du tout! Ni les conseils de Monaco, ni le fait que celle ci l'ait sûrement portée jusque là et qu'elle aurait pût en profiter pour la peloter (elle est bourrée, ne l'oublions pas), ni même comment cette serviette humide qui en ce moment faisait beaucoup de bien à sa tête endoloris avait pût atterrir sur son front. En bref, on pourrait tout simplement dire que Catalogne se retrouvait avec un trou de mémoire, comme à chaque fois qu'elle forçait trop sur la bouteille. Alors bien sûr, qui dit oublie, dit forcement aucun apprentissage des erreurs passées.

La voila déjà en train de se relever du sofa avec un grognement peu élégant, manquant de peu de retomber au sol.

Elle n'aperçût Monaco qu'en tournant sa tête sur le côté dans l'intention de retrouver la porte de sortie pour aller régler son compte une bonne fois pour toute à cet arnaqueur ambulant. Elle se dirigea vers Stella en titubant avec la même grâce qu'un danois alcoolique estropié, valsant de gauche à droite. Enfin, elle atteignit son but sur lequel elle manqua de s'affaler toute entière, se rattrapant de justesse sur une table basse qui lassa tomber un joli vase finement décoré sous son poids.

Ne faisant aucunement attention aux débris par terre qui venaient d'alourdir sa dette, elle s'adressa à Monaco:

-"Hey, ch'ui où, là? l'est où c'te machine à sous de mes fesses, j'en ait pas finit avec elle! J'te promets, chérie, après que j'lui aie fait sa fête, on va se torcher la gueule jusqu’à plus d’heure!"

On l'aura comprit, vient ici le troisième effet secondaire de l'alcool chez Catalogne. Et ça faisait longtemps d'ailleurs qu'il ne s'était pas manifesté (depuis la dernière Coupe du Monde, c'était déjà pas mal!). La voila complètement sur la jeune femme en train de la parfumer de son haleine alcoolisée, un peu trop collée à elle d'ailleurs. Mais bon, il fallait s'y attendre avec une hispanique bourrée aux penchants quelque peu douteux; même les hommes les plus rustres ne la supportaient pas dans cet état. Et là, elle avait affaire à une demoiselle de hauts rangs aux manières égales à celles d'Autriche. Enfin, elle était aussi la petite sœur de France, donc elle devait s'être déjà retrouvée dans ce genre de situation, non?

Espérons que si.

Enfin, elle s'éloigna de Monaco pour tanguer dans toute la pièce à la recherche de la sortie parmi les deux... trois... six portes (?) qui s'offraient à sa vue. Elle pointa du doigt l'une d'elle, se foutant complètement de la superstition pour apparemment faire son choix à la "Amstramgram" qui s'arrêta sur le mur. Mur qu'elle faillit se prendre dans la tête si le tapis n'en n'eut pas décidé autrement en la faisant trébucher. Et comme les miracles existent, elle retomba directement sur son sofa, non sans une injure assez colorée dans sa propre langue.

-"Hrmph... Mona', soit un choux, viens m'aider à y aller, s'teu plait!"

Oui, elle l'avait tutoyée. Oui, elle l'avait surnommée. Et oui, elle était complètement défoncée !

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MessageSujet: Re: [Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.   Lun 19 Déc - 14:51

Il y avait des moments comme ça où on se dit que parfois on aimerait qu’il y ait un bouton pour revenir au début de la journée et rester ainsi cloîtrée dans sa chambre. Mais malheureusement ce bouton n’existe pas et on ne peut pas revenir en arrière. Monaco pleurait la perte de son vase Ming, d’accord c’était une imitation qu’elle avait commandé pour l’offrir au personnel du casino mais quand même, elle lui avait coûté chère cette imitation. Enfin bon ce n’était rien a côté de l’attitude de paysanne bourrée qu’avait Catalogne.
Elle l’avait tour à tour : peloter, tutoyer et surnommer. C’était assez pour que Monaco devienne toute rouge et qu’elle résiste a l’envie d’étrangler la catalane. D’accord elle avait été élevée par Francis et Antonio, d’accord elle avait vécu avec Féliciano durant la république de Gênes mais ce n’était pas une raison pour la serrer ainsi sans s’excuser après. Et être bourrée n’excuser rien du tout !

Elle soupira en regardant la nation affalée dans le divan. Il était hors de question qu’elle fasse redescendre Catalogne, dans cet état elle se ferait certainement mettre dehors par les vigiles. Elle soupira en remontant sa paire de lunette. Elle avait l’impression qu’elle allait encore devoir s’occuper de Carolina. Dieu qu’elle détestait les gens bourrés.


- Deo Juvante, murmura-t-elle en s’approchant de la catalane

Elle la leva du divan, avant de l’emmener dans la salle de bain attenante a la salle de repos, c’était au cas où il y avait un incident sur l’un d’entre eux, un verre renversé et autre. Parce que le personnel du plus grand casino européen se devait de toujours être présentable.

Arrivée dans la salle de bain, elle ouvrit la porte de la douche, fit s’asseoir Carolina dedans et…ouvrit le robinet d’eau froide après avoir dirigé le pommeau de la douche en direction du visage de la catalane. Et bien quoi ? Cette technique marchait très bien avec Francis alors pourquoi pas avec elle ? Et puis elle paierait le pressing, même si cela la faisait un peu grincer des dents.

Elle regarda la catalane avant d’éteindre la douche et de lui lancer une serviette pour qu’elle s’essuie un peu.


- Vous avez des vêtements de rechange dans le placard et vous pouvez vous laver. Quand vous serez calmez vous pourrez me rejoindre dans le salon, fit-elle en remontant à nouveau ses lunettes et en sortant de la salle de bain.

Une fois dans le salon, elle ramassa le vase brisée, se disant qu’il allait falloir le remplacer et que ça allait encore lui coûter de l’argent…et surtout une visite chez Francis car c’était lui qui avait fait l’imitation. Elle sentait venir le coup fourré en plus, il fallait dire qu’il n’avait pas encore digéré le fait d’avoir subi une défaite cuisante au strip poker, défaite filmée et dont elle se servait pour le faire chanter un peu.

Elle avait à peine finit de nettoyer un peu, ce n’était pas parce qu’elle avait des manières de duchesses qu’elle ne savait pas faire le ménage, qu’elle entendit la catalane revenir dans le dit-salon. Elle avait déjà meilleur mine. Enfin autant que peux avoir quelqu’un avec une sacrée gueule de bois en perspective.

Elle appela un serveur pour qu’il apporte du café et des biscuits et elle alla s’asseoir sur le fauteuil en face de Carolina.
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[Monaco - 26 Août 2011] Gagner et perdre en même temps, c'est possible.

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