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 [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]

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Björn Bondevik/Norvège

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MessageSujet: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Sam 22 Oct - 23:29


Peter avait eu de l’espoir ce matin, en se levant. Il s’était préparé, tout fier, tout gonflé à bloc qu’il était à participer à la réunion entre Nations qui avait lieu ce jour-là. Il avait même brossé son épaisse tignasse blonde, histoire de paraître présentable. Son béret sur la tête, ses lacets faits, il était paré. Il s’était donc présenté ainsi à la réunion, ne manquant pas de saluer Angleterre avant d’aller se réfugier du côté de Finlande et Suède.

Cette fois encore, il avait sagement écouté les Nations blablater entre elles, se disputer, crier, s’énerver, taper du poing, regarder ailleurs, dormir, manger, dessiner… Et il avait sagement attendu qu’on lui donnât la parole. En vain. Personne ne daignait lui accorder un regard, si ce n’est Suède et Finlande. Peter appréciait beaucoup les deux nordiques. Eux, au moins, se souciaient de lui. Le blondinet s’amusait des discussions qu’il pouvait avoir avec les deux autres. La façon de parler du suédois le faisait particulièrement rire, de même que les attentions du finlandais à son égard lui réchauffaient le cœur, comme un enfant à qui on sert du chocolat chaud après avoir bataillé dans la neige toute la journée.

Il avait donc râlé, agité les bras, prit la parole sans lever la main… Bref, il s’était fait remarquer. Comme d’habitude. Et comme d’habitude, il s’était fait réprimander par Angleterre. Comme d’habitude, les autres Nations l’avaient regardé de haut, ou ignoré, tout simplement. Et Peter en avait eu marre.

Il avait alors fuit la salle de réunion. Enervé, il avait donné des coups de pieds contre les murs, se faisant mal au gros orteil. Se tenant le pied, il s’était assis dans le couloir. Les genoux remontés contre son torse, les bras croisés, Peter était partagé entre la colère et la tristesse. A vrai dire, l’attitude des autres l’énervait, il demandait juste à être reconnu, rien de plus. Seulement, il commençait à douter sérieusement de lui. Ca lui avait semblé si simple pourtant.

S’était-il surestimé ? Etait-il vraiment un imbécile heureux, comme tout le monde lui disait ?
Peter tremblait, des larmes commençaient à dévaler ses joues. Personne ne faisait attention à lui, tout du moins, à son vrai lui. Il n’était vu que comme l’agaçant petit frère d’Angleterre, le môme idiot qui se croyait grand. Et ça lui faisait mal au cœur, de ne pas être pris au sérieux.

« Je serais une Nation, je leur montrerai ! » marmonna-t-il entre deux sanglots étouffés

Il était bien pourtant, chez Suède, mais il se sentait toujours aussi inutile. Juste un môme idiot collé aux basques du suédois ou du finlandais. Il aimerait être plus qu’une plate-forme, parfois. Il aimerait être comme les autres, après tout. Et qu’on ne le regarde plus de haut, plus jamais.

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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Dim 23 Oct - 10:44

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Il n'y a pas d'âge pour être grand...
Une réunion mondiale, encore. Ce n’était pas la première à laquelle Sendai, la région Nord du Japon assistait, loin de là. Seulement, même si cette demoiselle pouvait parfois être d’une nature gamine et peu réfléchie, il n’en restait pas moins qu’aujourd’hui allait être soulevé un problème la concernant de A à Z. Les dégâts orchestrés par le Tsunami sur ses terres. En effet, même si cela faisait maintenant plusieurs mois que c’était arrivé maintenant, ses blessures n’avaient pas encore tout à fait cicatrisées. Preuve en était la gênante paire de béquilles qu’elle était contrainte d’user pour se déplacer partout ou elle le désirait.

Un soupir passa la barrière de ses fines lèvres. Assise en retrait dans un coin de la pièce, elle attendait que son frère ainé prenne la parole et soit entendu avant de faire une quelconque intervention, question de principe et d’éducation, cela va de soit. Mais, encore une fois, ce qui se devait d’être une discussion importante tourna vite au pugilat verbal –encore heureux, personne n’en était venu aux poings pour le moment – et comme il fallait s’y attendre, les sujets les plus dérisoires, comme « la nomination d’un super héro pour cette assemblée » passèrent bien avant les choses plus importantes à traiter.

Sendai était tout de même admirative, le Japon parvenait à rester stoïque même dans cette ambiance de folie. Impressionnant, il n’y avait pas d’autres mots. Pourtant, aussi peu concentrée sur le débat de bac à sable qui avait lieu devant ses yeux noisettes, la région remarqua tout de même qu’une personne avait eu encore plus de mal à faire entendre sa voix. Un petit garçon qui voulut prendre la parole a moult reprises sans jamais qu’on la lui cède. Au final, il finissait tout de même par prouver sa présence mais les regards qu’on lui lançait en disaient long, très long même. Trop long.

Il y avait du dédain dans les yeux des nations, quand ce n’était pas de l’agacement. Et bien, quelle civilité ! C’est comme cela que l’on parle à un enfant de nos jours ? La japonaise gonfla les joues devant tant d’incivilité à l’égard de ce petit qui, justement, quitta la salle en grande pompe pour aller Dieu sait ou. Pauvre gamin…

Bien que petite, la demoiselle n’eut pas le souvenir qu’on lui ait un jour adressé la parole de la sorte ou royalement ignorer comme ce fut le cas pour le jeune blond. Pourquoi serait-ce différent avec lui ? Était-elle plus… « Importante » ? Non, quoi qu’elle puisse dire ou entendre, l’asiatique se refusait à penser pareillement. Il n’y avait pas d’individus plus importants que d’autres, fut-il nation ou humain, roi ou mendiant. Tout le monde devait être à la même hauteur, sur le même pied d’égalité selon elle. Une belle chimère en laquelle elle plaçait tout de même ses espoirs malgré tout.

Finalement, ne tenant plus, elle se leva de son siège et trottina comme elle put avec ses accessoires médicaux jusqu'à la porte qu’elle passa sans mal. Nul n’avait remarqué son départ à cause du brouhaha maintenant ambiant. Quels casse-pieds elles pouvaient être les nations parfois ! Du haut de sa frêle taille fragile, Sendai les voyait déjà comme des immatures de première, qui ne savent pas sur quel pied danser lorsqu’on leur lance un pic ! Nouveau soupire une fois la porte définitivement refermée. Ils feraient bien mieux de tous s’assoir en tailleur autour d’une tasse de thé, cela réglerait sans nul doute bien des problèmes ! Enfin…. Peut-être.

Mais trêve de bavardages, Sendaï entreprit de parcourir un peu les couloirs qui s’offraient à elle. Y allant « au feeling », elle ne se soucia guère d’où ils pourraient la mener. « Tous les chemins mènent à Rome ! » lui avait-on dit un jour. Et bien.. Au pire des cas on viendrait la chercher en Italie, lorsque vous êtes une partie de nation, ce n’est pas vraiment un problème de se perdre.

C’est comme ceci que, confiante, aidée de ses béquilles, elle traversa l’espace impeccablement rangé du couloir de droite. Soudain, son oreille tilt en entendant des pleurs, ou plutôt des sanglots étouffés. Il y avait quelqu’un de triste dans les parages ? Oh, c’était plus fort qu’elle, la région ne put s’empêcher de s’approcher de l’épicentre du son en question.

Et a sa grande surprise, ce ne fut pas à Rome que l’avait mené son chemin mais au jeune garçon qui avait fuit la salle de réunion quelqu’un instants plus tôt. Replié sur lui-même contre le mur, il faisait peine à voir. Bien que paraissant « jeune », Sendai avait tout de même un certain instinct maternel de temps à autres. Et là ce fut tout à fait le cas, les éléments s’y prêtaient bien aussi, il faut le dire.

S’avançant vers l’enfant, silencieuse du fait que les pointes de ses béquilles ne fassent aucuns bruits sur le tapis rouge du couloir, elle s’arrêta devant lui et s’accroupit bien vite, pour se retrouver à la même hauteur que lui, délaissant ses accessoires médicaux un instant, ça lui faisait un bien fou. Enfin, d’une main douce, portant encore quelques pansements des récents événements, elle caressa tendrement le haut du crâne de l’enfant qui n’était pas recouvert par un béret et dit doucement :
    « Et bien alors mon grand ? Pourquoi tu pleure ? »
De tout temps, la région du Nord japonaise n’avait pas aimé les larmes et tout ce qui s’en rapprochait, alors si elle pouvait au moins aider ce garçonnet à ne plus souillé ses joues avec un tel liquide, elle le ferait ! Ensuite, elle jugeât bon de se présenter aussi, ici, à un congrès pareil, ce n’était pas une formalité et si elle conversait avec un « grand » de ce monde –puisqu’il était assis à la table principale, sans doute devait-il tout de même avoir de l’importance – autant être polie et courtoise même en essayant de le consoler.
    « Je m’appelle Sendai, et toi ? »
Le paradoxe fit surface ici, elle voulait rester correcte mais employait directement le tutoiement…. Décidemment, parfois cette fille est d’une idiotie intense.
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Mar 25 Oct - 10:17

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Peter songeait avec amertume à tout ce qu’on lui avait dit depuis sa naissance. Il était tantôt le petit frère très énervant d’Angleterre, tantôt le stupide fils adoptif de Suède, et la plupart du temps le môme qui ne servait à rien. Tout le monde le prenait de haut, au sens figuré comme au sens littéral du terme. Et quand on le prenait pas de haut, c’est qu’on l’ignorait, simplement.

Il avait pourtant fait des efforts pour se faire entendre. A coups de cris, de mains levées, de missives, d’alliances, il avait même tenté de se vendre ! Et c’était Suède qui l’avait récupéré. Rien que pour cela, le blondinet vouait une admiration sans bornes au suédois. Il lui avait fait un peu peur, au début, avec son air totalement neutre et son regard impénétrable. Puis il avait appris à apprécier le calme olympien de son nouveau « papa ». Certes, la douceur de Finlande l’avait bien aidé de ce côté-là. Peter avait trouvé une place confortable, bien au chaud entre les deux nordiques, et Hanatamago.

Malgré cela, le gosse en voulait plus. Il voulait qu’on le reconnaisse enfin, qu’on le prenne un peu au sérieux, pour une fois. Si personne ne prenait le temps de l’écouter, comment pourraient-ils savoir s’il pouvait être utile ? Il avait pourtant bien servi à Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale, à sa naissance. Et maintenant, il devrait raccrocher et vivre bien sagement avec Suède, sans demander son reste ? Fallait pas charrier quoi.

Mais pour une fois, Peter se remettait en question avec ses sanglots d’enfant capricieux. Il ne comprenait pas pourquoi il n’arrivait à rien. Il pouvait être utile aux autres Nations, il le savait. En quoi ? Ca, il ne le savait pas encore, et c’était bien ça qui le chagrinait à cet instant. Il ne se trouvait plus aucune excuse, il se trouvait faible, idiot, inutile et à côté de la plaque. Le cœur serré, il laissait les larmes dévaler ses joues si souvent tachées d’eau de mer, d’huile ou de cambouis, dû à ses nettoyages de sa plate-forme.

Peter entendit à peine que quelqu’un s’était approché de lui, et sursauta quand il sentit une main se poser sur sa tête. Il leva ses yeux embués de larmes vers la personne en face de lui. Le moins qu’il pouvait dire, c’est qu’elle avait l’air de s’être pris une bonne mandale dans la tronche par il-ne-savait-quoi. Il jeta un œil aux béquilles qu’elle avait délaissées et à la main pleine de pansements qu’elle avait posée sur lui.

« Et bien alors mon grand ? Pourquoi tu pleure ? » lui avait-elle dit

Peter renifla, essayant de reprendre une contenance. Il ne savait pas qui était cette jeune femme qui avait pris la peine de lui parler, de se mettre à sa hauteur et de ne pas feindre qu’il n’existait pas. Rien que pour ça, il lui accorda une parole, bien qu’il ait plutôt envie de se terrer dans un trou de souris.

« Parce que j’suis un idiot que personne n’écoute jamais, voilà. » fit-il avec une voix tremblante

Peter était un petit orgueilleux, et l’idée de pleurer devant quelqu’un qui ne connaissait pas ne l’enchantait guère. Mais maintenant qu’il avait commencé, ça serait difficile de s’arrêter. Le gamin était un véritable torrent de larmes quand il voulait.

« Je m’appelle Sendai, et toi ? »

Peter la détailla alors un instant. Une asiatique qu’il ne connaissait pas et qui avait l’air d’en avoir pris plein la tronche… Maintenant qu’il le savait, il se trouvait bête de n’avoir pas pensé qu’il s’agissait de Sendai. Il avait entendu parler de la catastrophe qui s’était produite là-bas, et il ne pu s’empêcher de lui adresser un sourire triste.

« Moi c’est Sealand. Mais mon prénom, c’est Peter. » fit-il, toujours recroquevillé sur lui-même

Peter préférait souvent être appelé par son prénom que par son nom de Nation. Sauf quand il s’agissait d’Angleterre. Là, c’était tout le contraire.
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Mer 26 Oct - 10:17

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Upgrade Yourself ~

L’asiatique, bien qu’elle ne connaissait pas ce jeune garçon depuis très longtemps, le trouvait déjà attachant. D’ailleurs, son instinct maternel commençait à frapper méchamment à la porte de ses actions, si bien qu’elle savait bien ne pas pouvoir résister longtemps à l’irrépressible envie de le prendre dans ses bras pour le consoler. C’est ainsi qu’était Sendai, depuis toujours. Certes, la demoiselle était maladroite et empotée comme pas permis… Mais avant tout, elle restait une femme. Peut importe combien de siècles et de millénaires elle a pu vivre, ce genre de ressenti ne s’étiole jamais, quoi qu’il arrive.

Sa main pleine de pansements avait frictionné en douceur la tête du blondinet avec toute la délicatesse qu’elle avait pu rassemblé malgré l’absence encore certaine de quelques sensations dans le bout de ses doigts dû aux blessures maintenant moins étendues qu’il y a quelques mois. Son cœur failli louper un battement lorsque le garçonnet répondit sûr de lui a sa première question qu’il était un idiot que personne n’écoutait jamais.

O, la jeune femme ne pouvait que trop bien comprendre ce a quoi le petit était en proie. Sans doute un conflit puissamment intérieur auquel même elle et sa tendresse ne pouvait faire face. L’Higana connaissait ce genre de chose, étonnamment bien même. Peu de gens s’attendait a ce que derrière se masque de candeur et d’idiotie on puisse trouver un individu aussi posé et réfléchi. Ca, c’est parce qu’elle ne veut pas devenir ainsi.

La japonaise est une personne qui adore la vie elle-même et qui veut le montrer au plus grand nombre de personnes possibles. Pourquoi rester aussi sérieux que son frère ou les autres régions ? Non pas qu’elle les critiquait, attention, loin de là ils étaient tous des modèles auquel elle aurait voulu ressembler ne serait-ce qu’un tout petit peu. Pour se sentir moins inutile...

Quoi qu’il en fût, en trouvant une dérive d’écho dans la voix de l’enfant, Sendai s’y sentit encore plus attachée. Comme « proche » sans l’être. Ils partageaient un point commun que peu d’autre avait le malheur de supporter. Bien entendu, il était une nation et elle une simple région alors la différence de rang était indiscutable, mais tout de même.

Effectivement, quelques secondes plus tard, son esprit fit l’acquisition du nom de son jeune interlocuteur. Peter, ou Sealand sous son nom de Nation. Oui, ça lui revenait maintenant, elle avait déjà entendu parler de lui. Pendant la seconde guerre mondiale, l’Axe parlait d’un endroit d’où Angleterre pouvait lancer et ravitailler des navires bien plus rapidement et avec plus de rapidité. C’était donc lui ?

Seigneur, la blessée était donc en face d’une grande puissance ! Du moins, elle le pensait. Apprenant cela, elle ne put s’empêcher de se demander pourquoi les autres nations dites « civilisées » -bien qu’elle ait de sérieux doutes là-dessus à présent – ne l’avaient pas laissé s’exprimer ! Après tout vu son passé héroïque, il méritait bien un peu d’attention, non ? Evidemment que si, cela ne faisait aucun doute pour la jeune demoiselle.

D’ailleurs, sans qu’elle ne lutte plus contre son fameux « instinct » maternel, sa main quitta le haut qui crâne de Peter pour venir migrer dans son dos. Son autre main vint se poser sur l’épaule diamétralement opposée. Une fois cela fait, elle appliquât une faible pression, pour ne pas lui faire de mal à lui tout en prenant garde a ses blessures encore non refermées. Oui, Sendai venait de ramener Sealand contre elle et maintenant, elle le berçait, tendrement. Comme l’aurait fait une maman aimante. Elle donne son amour sans condition, sans rien attendre en retour. Voici comme est cette région, voici comment est Sendai.
    « Allons allons, arrête de pleurer, ça va aller. » murmura-t-elle tout en se balançant légèrement d’avant en arrière, entrainant l’enfant avec, pour tenter de sécher ses larmes qu’elle n’aimait le moins du monde.
La japonaise se fichait éperdument si quelqu’un pouvait la surprendre à consoler de cette façon un petit garçon dans les couloirs, l’important c’était qu’il aile mieux, au diable le reste ! Les autres nations l’avaient méchamment houspillé, c’était de leur faute s’il était devenu aussi triste, alors nulle n’avait son mot à dire sur la manière dont elle s’y prenait pour tenter de faire en sorte qu’il aille mieux. Oui, elle le berce naturellement, assise là, a même le sol, sur le tapis rouge d’un couloir d’un bâtiment quelconque accueillant le congrès des Nations. Ca pose problème peut-être ?
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Sam 29 Oct - 20:50

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Peter essayait vainement de contenir ses pleurs. Maintenant qu’il n’était plus seul, ces larmes qui souillaient son visage lui faisaient honte, vraiment. Il voulait être une Nation forte, fière et respectée. Pas un gamin pleurnichard qui chouinait dans les couloirs. Si Angleterre le voyait à cet instant, il lui sortirait à nouveau une grande tirade sur son incompétence et sa bêtise d’enfant pas assez mûr pour représenter un pays, un VRAI pays.

Sa plate forme, personne ne la considérait comme un « territoire ». Tout ça parce qu’il n’était qu’un bout de métal flottant sur l’océan. Tout ça parce que ce n’était pas une terre à proprement parler. Tout ça parce qu’il n’avait pas grand-chose à défendre. Mais des gens vivaient là, néanmoins, pouvait-on ignorer cela ? Peter en doutait. Fortement. D’autres micronations avaient réussi à faire entendre leur voix, pourquoi pas lui ? C’était injuste.

Seuls les nordiques l’avaient pris un minimum au sérieux. Il avait été très bien accueillit chez Suède et Finlande. Norvège et Islande consentaient à lui parler à peu près normalement (enfin, normalement… On parle de Norvège et Islande donc bon…). Danemark lui avait même octroyé l’équipe de football de l’une de ses villes pour le représenter sur la scène internationale de ce sport ô combien populaire ! Comme quoi tous les pays n’étaient pas médisants à son sujet… Pourquoi faillait-il que les autres le voient comme un irresponsable ?

Peter sursauta légèrement quand il sentit le bras de Sendai autour de ses épaules. Elle l’attira à elle, doucement, comme une maman le ferait une avec un enfant. Il la laissa faire, il se laissa bercer par cette jeune femme qu’il ne connaissait pas plus que ça. Il la laissait voir sa faiblesse qu’il s’évertuait à cacher aux autres. Il étouffa un nouveau sanglot.

La seule personne qui l’avait jamais bercé ainsi était Finlande. Le blond était très doux avec lui, comme s’il était son propre fils à vrai dire. Il l’avait consolé quand il était revenu en pleurs de chez Angleterre, peu après l’incendie. L’incendie qui avait ravagé sa plate forme. Rôtissant tout du sol au plafond. Il en avait vue de belles quand les soldats d’Angleterre allaient et venaient chez lui, se conduisant comme de vrais malpropres et le prenant pour un simple sous-fifre du grand manitou anglais. Les claquements de bottes résonnaient encore dans son crâne quand il faisait des cauchemars. Et Finlande était là pour les faire taire.

Sendai murmura doucement que tout irait bien, qu’il devait arrêter de pleurer. Quelque part, il ne pouvait lui donner tort. Rien de grave ne lui était arrivé. Il était juste ignoré perpétuellement. Il n’était pas pris au sérieux, il n’était qu’un moins que rien et puis c’était tout. Un riquiqui machin-chose qui soulait tout le monde avec ses grandes envies et sa voix criarde. Car oui, Peter détestait sa voix. Son horrible timbre aigu. Il s’entendait parler quand il criait dans un mégaphone où qu’il parlait à la radio sur sa plate forme, et il se trouvait horripilant. Vraiment, tel une fillette braillarde, d’une douce voix qui vous irrite le tympan et vous soule dès la première écoute.
Peter se blottit doucement contre Sendai. Il avait peur de lui faire mal, puisqu’elle était déjà sérieusement blessée. Il avait vu aux informations ce qu’il s’était passé chez elle, il avait eu peur pour tous ces pauvres gens. Il aurait bien aimé être utile à quelque chose, comme les membres de l’ONU qui s’étaient mobilisés pour apporter leur aide aux japonais, mais il n’était rien, rien qu’une plate forme au large des côtes anglaises. Rien qu’un bout de métal sur l’eau, comment pouvait-il être utile ?

« … Je sers vraiment à rien… » fit-il d’une voix étouffée, parlant plus pour lui-même qu’autre chose

Ses pleurs se calmaient néanmoins peu à peu. La boule dans sa gorge semblait rétrécir, et un début de migraine pointait dans son crâne. Peter avait toujours la migraine après une bonne crise de larmes. Il allait alors se mettre dans son lit avec une bonne bouillotte, avant de fixer un point dans le noir, en attendant que le sommeil trop pesant l’oblige à fermer les yeux et à s’endormir.

« … Merci Sendai… C’est gentil de rester avec moi… » ajouta-t-il en essuyant une nouvelle larme fuyarde
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Dim 6 Nov - 12:19

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Plus jamais d'y était une fois Jamais.

Sendai était partagée entre l’entouthiasme de voir le petit Sealand marcher sur le chemin de la cessation des larmes, et la douloureuse impression de n’avoir fait qu’humidifier une mèche sur le point de faire exploser une bombe déjà destinée a éclatée tôt ou tard. En clair, l’asiatique se demandait si au lieu d’apaiser les torrents salés présents sur les joues de Peter, elle n’avait pas fait que confiné juste un peu plus longtemps ce qui pourrait ressembler de loin à une rébellion ? Son vœu était bien l’exact inverse. Faire de ce jeune garçon une plausible bombe à retardement ne fut jamais – et ne se trouve d’ailleurs toujours pas faire partie de ses volontés- dans ses pensées. Cela ne lui avait même pas effleuré l’esprit pour être honnête.

Elle secoua la tête de gauche à droite pour essayer de s’enlever toutes ces mauvaises idées de sa pauvre tête de grande rêveuse. Oui, c’est vrai, de tout temps Sendai avait toujours eu un peu de mal à dissocier le monde fantasmagorique qu’elle s’imaginait et la dure réalité ou ne règne ni la véritable pitié – car cette dernière est bien souvent déguisée de faux-semblants – ni la magie un temps soit peu chaleureuse.

Pourtant, ses blessures, dû au Tsunami qui avait ravagé sa région devrait pouvoir la maintenir encore un peu au sol, loin de son imaginaire débordant. A douleur était encore bien présente par endroit alors qu’intérieurement, elle se remémorait ce jour maudit ou tout avait basculé pour sa petite personne. Un frisson lui parcouru atrocement l’échine meurtrie et écorchée tandis que ses yeux commençaient a lâchement s’humidifier en repensant à sa pauvre population, a ses hurlements, ses pleurs et ses pertes.

C’était tellement effroyable qu’en fermant simplement les yeux, l’asiatique avait l’impression amère de sentir encore le flux d’eau froid sur elle, ce qui accéléra un peu sa respiration, la saccadant durant une ou deux petites secondes. Fort heureusement, elle su comment reprendre ses esprits bien vite et étouffa avec une plus grande facilité qu’elle ne l’aurait pensé, les larmes prêtent a dévalé ses pommettes. Il ne fallait pas que la région se laisse aller a un tel comportement, surtout pas devant le petit blond a qui elle venait d’assurer que tout irait bien, qu’il fallait qu’il cesse de pleurer.

Hum, tout à coup, la voilà qui se sentait bien hypocrite de tenir pareil discours alors qu’elle ne faisait guère mieux de son côté. La différence était qu’elle savait contenir le trop plein d’émotions négatives en son corps, pour les masquer le plus longtemps possible. Heureusement, elle n’avait pas encore atteins ses limites sinon, c’est à une fontaine que l’on aurait pu l’assimiler par la suite.

« …Je sers vraiment à rien… » Murmura le petit qu’elle tenait dans les bras. Cette simple phrase parut la congelée sur place. Pourquoi disait-il cela ? C’était faux ! Malgré sa petite taille, il n’en restait pas moins une nation et par cet égard, il était normal qu’on lui offre un peu de respect tout de même ! Sur ce point-ci, elle ne comprenait vraiment pas Angleterre. L’histoire peut prouver que sans l’intervention de Sealand, la seconde guerre mondiale aurait été sans doute un peu plus complexe a remporté pour les anglais. Après tout, les navires militaires et de ravitaillements des forces alliées partaient bien de chez le jeune Peter, pour plus de facilités, non ?

Nombre de fois, lorsque l’Allemagne venait au Japon voir son grand frère et qu’ils discutaient longuement, bien à l’ abri des regards indiscrets, elle l’entendait maudire cette structure qui facilitait les plans du Britannique – qu’elle avait un peu haït, il est vrai, sur le moment elle prenait cela comme une trahison envers la nation représenté par son ainé, bien qu’elle se soit grandement calmée depuis. En silence, Sendai ne disait jamais rien mais entendait absolument tout alors qu’elle servait le thé à la façon japonaise lors des entrevues de ce type-ci.

Une fois, si sa mémoire ne lui jouait pas de tour, le germanique avait pensé faire exploser la plateforme par le biais de quelques bombes bien placées, envoyé par avion. Brrr, en y repensant aujourd’hui, heureusement qu’il n’a jamais pu mettre son plan à exécution. Pauvre Sealand, il était passé bien prés du fil du rasoir sans même s’en rendre réellement compte… Bombe… Mauvais souvenirs, encore. Il lui avait fallut des années pour ce remettre de ce vieux traumatisme, mais les bases terrorisées étaient toujours là, quoi qu’il advienne, gravées en elle.

« …Merci Sendai… C’est gentil de rester avec moi… » Dit l’enfant, encore dans ses bras. Heureusement qu’il était là d’ailleurs, cela lui permet de reprendre contact avec la réalité. Il était bel et bien temps de cesser de se morfondre sur les choses qui étaient passées et sur lesquelles nous n’avions plus aucuns contrôles, tout comme même les nations n’avaient pas le pouvoir d’influer sur les caprices de la nature –preuve en sont les bandages de l’asiatique.

Se redressant, cessant donc d’enlacer tendrement le petit blond, essayant de se remettre correctement droite, elle tangua un peu avant de délier ses lèvres :
    « Et si je t’offrais quelque chose pour te réconforter ? Il doit bien y avoir un distributeur ou une cafétéria dans le coin, non ? Quelque chose te fait envie en particulier ? »
Car oui, malgré sa grande tête en l’air, il y avait une chose que l’on ne pouvait retirer à Sendai, c’était son grand cœur, toujours prête à aidé en toute circonstances. Essayant de ne pas perdre l’équilibre, elle continuât sur sa lancée :
    « Dis moi… peux-tu me donner mes béquilles s’il te plaît ? »
Cette imbécile heureuse avait réussie à se relever sans, d’accord, et maintenant ? Et bien elle menaçait de se casser la figure en direction de n’importe lequel des points cardinaux. Etourderie, quand tu nous tiens…
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Jeu 10 Nov - 9:19

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Le petit Peter était encore un peu secoué. C’était pas souvent que le garçonnet se laissait aller à la crise de larmes, mais quand ça arrivait, ça arrivait (certes, ceci était une affirmation pour le moins inutile). Le blondinet pouvait pleurer toutes les larmes de son corps sans discontinuer des heures durant, comme il l’avait fait le jour où cet incendie avait ravagé sa plate forme. Il gardait une petite cicatrice de cet évènement. Rien de bien méchant, juste une brûlure mal soignée, pas par négligence, mais plutôt parce que personne n’avait jeté un œil sous le genou de Sealand.
En s’asseyant sur la rambarde en ferraille chaude, il s’était brulé l’intérieur du genou gauche, sa jambe droite pendant déjà dans le vide, alors qu’il s’apprêtait à se laisser tomber dans le bateau qui le ramènerait chez Arthur. Le seul souvenir qui lui restait à présent du feu ravageur, c’était les grosses taches noires sur sa plate forme et la démangeaison sous son genou.

Peter se frotta les yeux, dans le but de chasser les larmes de son visage. Elle avait raison Sendai, il fallait qu’il arrête de chouiner un peu. Il ne voulait pas avoir l’air d’un de ces mioches pourri gâtés qui veulent toujours plus. Lui ne voulait que la reconnaissance, et ça viendrait, un jour, il en était intimement persuadé. Il espérait simplement qu’il ne faudrait pas une nouvelle guerre mondiale pour qu’on daigne remarquer son existence.
Après tout, si Wy avait réussi ce tour de force, si d’autres micro-nations s’étaient fait entendre auprès des grands dadais de l’ONU, pourquoi pas lui ? Et qu’on ne lui ressorte pas le coup de « T’es juste une plate-forme, pas un pays. ». Nan parce que ça, il l’avait trop souvent entendu. Quoi, il faut forcément être fait de terre pour crier à l’indépendance ? C’est pas écrit dans le règlement de l’ONU, ça, aux dernières nouvelles. Ou alors Peter avait mal lu ce qui lui servait presque de livre de chevet…

Le blondinet sentit qu’il n’était plus enlacé par Sendai, celle-ci s’était redressée, tanguant légèrement. Peter l’observa faire avec un air de poisson rouge dans son bocal. Il ne s’y connaissait pas en blessures, jambes foutues et autres joyeusetés du genre, mais se lever tout seul sans l’aide de béquilles quand on en avait manifestement besoin ne lui semblait pas vraiment être une bonne idée. Mais il ne dit rien, si Sendai était debout, c’est qu’elle était capable de l’être, non ? Après elle avait quand même l’air d’être sur un bateau en pleine mer d’Irlande, mais c’était certainement un détail.

« Et si je t’offrais quelque chose pour te réconforter ? Il doit bien y avoir un distributeur ou une cafétéria dans le coin, non ? Quelque chose te fait envie en particulier ? »

Peter n’avait jamais vraiment repéré les lieux. A vrai dire, à chaque fois qu’il venait, c’était direction la salle de réunion pour essayer encore une fois de se faire entendre, le petiot. Et la bouffe, Finlande était toujours prêt à partager ses salmiakkis avec lui, même si c’était pas vraiment la meilleure chose au monde… Quoique, si on comparait avec la cuisine d’Arthur, c’était probablement un truc très gastronomique, très raffiné, très fin. Ouais, ou pas. C’était nourrissant, disons. Plus que les Power Rangers qui trainaient au fond du sac de Peter. Sac qui était bien sûr resté accroché à sa chaise, puisqu’il était parti précipitamment sans réfléchir à grand-chose. Ouh le boulet. Faudrait qu’il y retourne tout à l’heure pour récupérer ses biens.

« Dis moi… peux-tu me donner mes béquilles s’il te plaît ? »

Peter se redressa à son tour et attrapa les machins de plastique et de ferraille, certainement, il ne connaissait pas vraiment le mode de fabrication des béquilles hein, et les tendit à Sendai. Le blondinet n’avait jamais eu à utiliser de telles choses, puisqu’il n’avait jamais eu de blessure à la jambe ou quoique ce soit qui aurait pu entraver sa démarche au point d’avoir besoin de béquilles.
Il n’avait jamais essayé celles de quelqu’un d’autre non plus, comme il voyait certains mômes faire, il parait que ça porte malheur, d’essayer les béquilles des autres. Non pas qu’il était superstitieux ou quoi, mais il préférait éviter de tenter la chance. Vu comment il était hyperactif, être obligé de marcher avec ces trucs ne serait pas franchement une partie de plaisir.

« Tiens, mais ne tu n’as pas à m’offrir quoi que ce soit… C’est pas ta faute si j’suis mal. Je ne voudrais pas t’embêter, t’es bien gentille… » fit le garçonnet, bien embarrassé, même si le grondement du seigneur estomac venait foutre en l'air son beau discours

Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de décliner toute proposition de nourriture ni rien, mais Sendai avait été si gentille avec lui, il ne voulait pas la déranger de trop, elle avait assez à faire avec ses propres soucis. C’est ce que se disait l’enfant en regardant les nombreux bandages de son interlocutrice.
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Sam 12 Nov - 11:10

Innocence. C’était là le mot que Sendai avait trouvé comme étant le plus approprié pour définir le petit bonhomme en face d’elle. Mine de rien, elle le trouvait extrêmement courageux pour son âge et sa…. Condition dira-t-on. Elle, jamais n’aurait pu trouver autant de courage et se serait effondrée en larmes dans la salle de réunion, permettant ainsi à la gêne de jeter son dévolu sur son frère ainé… Pitoyable.
Mais qu’importe, les faits ne se sont pas déroulés comme ça et c’était tant mieux dans un sens, au moins sa tranquillité lui avait été laissé et elle avait pu aire la connaissance de cet adorable garçonnet blond.

L’asiatique repensait à tout ce qu’elle avait vaguement entendu a son sujet d’ailleurs. Nul ne voulait le reconnaitre en tant que Nation parce …. Qu’il ne possédait pas de terre ?
Ridicule… la japonaise ne pouvait admettre que des Nations, fières et puissantes, ne veuillent pas accorder le titre qui leur est apparent à Sealand sous ce maudit prétexte ! Avoir quelques grains de terre… C’était donc si important ? Certes, Peter était fait de radeaux métalliques flottant sur la mer, certes il était encore jeune mais… et après ? A quoi bon avoir de la terre lorsque cette dernière est sujette aux catastrophes naturelles ? Il lui suffisait seulement de voir son propre état pour constater de l’ironie du sort.

Elle n’était pas Nation, seulement Région, mais au moins on lui avait reconnu quelque chose. Et ce jeune blondinet rien, tout ça parce que son corps n’était que vis et plaques parfois rouillées. Un soupire passa la barrière de ses lèvres. D’un côté elle enviait Sealand. Oui, il avait été victime d’un incendie, mais au moins, là ou il se trouvait il ne risquait guère de recevoir en pleine figure les sinueux bras boueux d’un Tsunami déchainé. Rien que de se souvenir de ce jour maudit lui fit avoir des frissons partout dans son corps en mauvais état. Sa population, ses construction, tout ce qui faisait que Sendai était…. Sendai… Elle n’avait rien pu protéger, rien. La Seconde Guerre Mondiale l’avait privé de ses luxuriantes et majestueuses forêts épaisses par le biais de bombardements répétés sur ses terres. Or, elle en aurait bien eu besoin, d’une forêt, pour contenir le flux marin bien mieux. Sur ce coup, elle en revint à haïr quelque peu Alfred et son armée pour lui avoir retiré la seule denrée un tant soit peu précieuse, celle qui lui aurait permis de se sauver seule et de ne pas finir dans cet état lamentable.

Pourtant ce chapitre de haine s’échappa bien vite. C’était le passé, il ne fallait pas qu’elle y repense ni même qu’elle base son jugement là-dessus, cela n’arrangerait absolument rien et pertinemment, au fonds de son être, elle le savait bien. Même ce déferlement d’eaux sales sur son corps appartenait au passé alors tôt ou tard, elle finirait, non pas par oublier mais au moins… se remettre, n’est-ce pas ? Oui, sans doute. Une fois qu’elle aura trouvé le courage pour passé outre ce traumatisme affligeant, son sourire redeviendra réellement celui qu’il était autrefois, et pas une simple imitation.

Maintenant de nouveau équipée de ses béquilles par le biais de Sealand, elle lui fit un rictus chaleureux pour tout remerciement et se positionna correctement avec ses accessoires médicaux, afin de se déplacer au mieux et avec le minimum de gênes – car oui, ce n’est pas parce que ces choses lui étaient très utiles qu’elle était spécialement bien avec, c’était même très inconfortable !

Aux mots de Peter, elle failli se mordre la lèvre, de peur d’avoir été trop avenante – ce qui était parfois un défaut tout de même – mais au bout de compte, un son distinct de grognement –affamé ? – s’extirpa du ventre de sa seule compagnie du moment. Arrêtée un instant, elle fut prise d’un fou rire incontrôlé. Ce n’était pas de la moquerie, loin de là, mais le contraste entre la maturité de Sealand et ses envies inassouvies lui fit monter un instant les larmes aux yeux tant elle riait. Il était tellement mignon, tellement adorable.

Se calmant, elle finit par aller dans un sens plus ou moins neutre de la conversation.
    « Bon et bien si nous allions au moins visiter l’endroit, qu’en dis-tu ? Et si nous trouvons un endroit ou nous restaurer entre tant, nous nous y poserons, d’accord ? »
La vérité vraie c’était qu’elle aussi commençait à avoir faim. Mais la contenance qu’on lui avait durement inculqué durant sa prime enfance lui interdisait une quelconque plainte, même devant une personne aussi ouverte d’esprit que semblait l’être le jeune garçon a ses côtés.

Mais la réalité la rattrapa bien vite lorsque son estomac fit également des siennes, semblant répondre à celui de son acolyte de l’instant. Gênée, la teinte rouge de ses joues trahissait son sentiment désormais. Bégayant, elle tenta de changer de sujet, afin de s’informer tout de même un minimum de la situation et de l’endroit ou elle se trouvait présentement.
    « Au fait, tu pense pouvoir me faire visiter les lieux ? Je ne suis encore jamais venue ici et…. Je ne connais absolument rien de rien… Par exemple euh… A quel étage sommes-nous ? » Conclut-elle en un rire malhabile, qu’elle tentât de dissimuler, sans grand succès.

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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Mar 15 Nov - 19:06

Peter n’avait jamais été un très bon menteur. A vrai dire, les pipos, le baratin et la poudre aux yeux ne sont pas des choses qu’il rencontrait souvent, et il n’aimait pas en user. Surtout, il n’en voyait pas encore l’intérêt. Soyons clairs. De nos jours, mensonge, hypocrisie et blabla inutile cachant la vraie substance fondamentale du discours sont omniprésents et impossibles à éviter. Nous mentons tous, nous pauvres humains mortels et si soucieux de notre apparence, de ce que pensent les autres, de ce que ressent autrui. Et c’est le même patacaisse chez les Nations. Mais pour Peter, nan, c’était fabulations inutiles et inintéressantes. Il n’avait rien à cacher aux autres.

Sauf que cette fois, il avait été un peu tarte. « Nan nan j’ai pas faim ». « ET BAH MOI SI ». Ouais, bah môsieur estomac il avait foutu sa crédibilité en l’air, le gredin. Sendai l’avait bien remarquée, la protestation. Il avait essayé de se faire bien voir, d’être poli et tout et tout, voilà que l’autre le faisait passer pour un ventre sur pattes. C’est vrai que c’était bien drôle, comme paradoxe. Les joues du blondinet prirent une jolie couleur rosée, ses lèvres se déformèrent en une moue gênée. Petite boulette du jour, bonjour. Il retrouva son sourire après que Sendai lui ait proposé de visiter les lieux.

Evidemment, il avait déjà fait le tour du siège de l’ONU plus de fois qu’il ne le fallait. Quand on te fait comprendre que ta présence en salle de réunion n’est pas des plus utiles, et ben tu sors. Et Peter sortait souvent. Donc forcément, il fallait bien s’occuper. Il jouait souvent à la console, tout seul dans un coin. Mais bon, une fois que t’as fini trois fois Pokémon version Platine, t’en as un peu ras-le-bol. Alors le blondinet se promenait, flânait dans le coin, repérant les endroits où il pourrait jouer tranquille une fois qu’il aurait fait l’acquisition de nouveaux jeux.

Le seul endroit qu’il n’avait pas visité de long en large et en travers, c’était la bibliothèque Dag Hammarskjöld. Non pas qu’il n’aime pas lire hein. Mais la tronche de la madame de l’accueil l’a plus d’une fois dissuadé d’y mettre les pieds. Plus sérieusement, il n’aimait pas particulièrement l’ambiance des bibliothèques. Tout était trop calme, trop paisible, trop oppressant. Le son même de votre propre respiration devient un bruit digne d’un moteur d’avion que vous essayez de contrôler le plus possible sans parvenir à autre chose qu’à vous faire des sueurs froides dès qu’un « Shhht » retentit dans l’abîme silencieux des rangées de livres.

Bref, tout ça pour dire que Peter et les bibliothèques ça fait quinze, et qu’il préférait largement se balader dans le grand jardin de l’ONU, bordant l’East River et offrant une tranquillité certaine. La seule chose qu’il détestait voir quand il venait ici, c’était l’alignement des 193 drapeaux des Etats membres… Le sien n’y figurait pas, et n’y figurerait jamais s’il continuait à c’train là…

Un gargouillement pour le moins familier le fit sortir de sa rêverie. Quoi ? Il avait recommencé celui-là ? Pourtant, le léger remue-ménage de ses entrailles n’avait pas émit de son, il en était certain. De même que la sensation d’un troll dansant la samba au fin fond de son estomac n’était pas revenue. Le blondinet en conclut, plus vite que vous pour lire mes deux dernières phrases, que ce n’était pas lui l’auteur de ce bruit ô combien mélodieux. Et puisqu’à part lui il n’y avait que Sendai, c’était donc elle la coupable (Sherlock Holmes, la réincarnation).

Un sourire un tantinet moqueur se dessina sur les lèvres du représentant du Sealand, trouvant bien drôle ce rouge sur les joues de l’asiatique. Mais il se retint de rire, préférant bomber le torse et afficher un air légèrement supérieur, complètement foiré par son large sourire et ses yeux pétillants de malice non dissimulée.

« Au fait, tu pense pouvoir me faire visiter les lieux ? Je ne suis encore jamais venue ici et…. Je ne connais absolument rien de rien… Par exemple euh… A quel étage sommes-nous ? »

Peter leva les yeux vers Sendai. Ca l’étonnait un peu qu’elle ne soit jamais venue à l’ONU, mais en y réfléchissant bien, il ne l’avait jamais vue auparavant, encore moins à cet endroit précis. Le blondinet ne releva donc pas, et lui offrit un sourire goguenard. Tout fier de pouvoir montrer qu’il savait quelque chose, qu’il pouvait être utile à quelque chose – même si ici le « quelque chose » se résumait à servir de guide à une région japonaise.

« Bien sûr ! C’pas bien compliqué de s’y retrouver ici. Là, on est dans le bâtiment de l’Assemblée générale, à l’étage de la salle de « l’Assemblée générale des Nations Unies », en fait la grande salle où on était tout à l’heure. Là bas, il y a l’entrée des visiteurs, et de l’autre côté, la Salle de méditation. » dit-il, en pointant le hall d’entrée qu’ils apercevaient depuis leur bout de couloir, puis une porte à côté d’un grand vitrail ouvragé

Peter était bien content d’étaler un peu sa science. Mais il n’allait pas non plus assommer Sendai avec son savoir sur cette œuvre russe offerte en la mémoire d’un ancien Secrétaire général, celui-là même qui avait donné son nom à la bibliothèque. Oui, Peter s’était bien renseigné avant de foutre les pieds à l’ONU, peu importe ce qu’en diront les autres Nations, il n’était pas venu à l’aveuglette se jeter dans l’antre béante des représentants du monde entier.
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Dim 27 Nov - 18:40

Spoiler:
 

Plus Sendai regardait ce petit bonhomme et plus elle l’affectionnait tout particulièrement. Nul doute que s’il n’avait pas été là, elle se serait sans doute retrouvée toute seule dans un coin de la pièce à servir plus de décoration argumentaire qu’autre chose. Au moins maintenant, elle savait comment occuper le reste de sa journée, enfin jusqu'à ce que son frère vienne la chercher. Et la compagnie de ce blondinet ne lui déplaisait absolument pas, d’autant qu’il se trouvait être charmant, au demeurant.

Elle n’avait cessé de sourire depuis que leur duo s’était constitué plus ou moins involontairement. L’asiatique savait pertinemment que si les autres Nations lui accordaient un tant soit peu d’attention, c’était uniquement parce que son territoire était une partie de la patrie que représentait son ainé, et rien de plus. Elle ne comprenait pas ce comportement d’ailleurs et tergiversait dans sa tête a la recherche d’une excuse qui aurait pu faire œuvre d’argument crédible pour dédouaner un peu les Nations colériques qu’elle avait laissé derrière elle en quittant la salle de réunion. Preuve de leur gaminerie, apparemment personne ne s’était encore poser la question de savoir si oui ou non elle était encore parmi eux. Décourageant, vraiment.

Si elle avait été en mesure de la faire, et si bien entendu son caractère le lui permettait, Sendai aurait volontiers plongé son regard dans celui de France ou d’Angleterre pour leur dire sa façon de penser ! Traiter un enfant de la sorte était intolérable ! Il était une nation, au même titre qu’eux, alors la logique voulait qu’en théorie, on lui accorde au minimum autant d’attention qu’a eux autres ! Bande de sectaires va ! La colère aurait presque rendu la Région agressive, si ses douleurs ne lui avaient pas immédiatement rappelées qu’elle devait rester calme et sereine. N’ayant guère d’autres choix, elle s’exécuta et fit redescendre la petite pression qui encombrait déjà son cœur.

Laissant son regard divagué ça et là, la demoiselle écoutait attentivement son compagnon d’infortune pendant qu’il répondait à la question qu’elle lui avait précédemment posée.
    « Bien sûr ! C’pas bien compliqué de s’y retrouver ici. Là, on est dans le bâtiment de l’Assemblée générale, à l’étage de la salle de « l’Assemblée générale des Nations Unies », en fait la grande salle où on était tout à l’heure. Là bas, il y a l’entrée des visiteurs, et de l’autre côté, la Salle de méditation. »
Oh ! Il en connaissait des choses ! Voici ce qu’elle se disait, en plus de se sentir terriblement idiote maintenant qu’elle réalisait l’ampleur de l’idiotie de sa demande. Mais qu’importe, ce qui était fait était fait, autant ne pas revenir dessus. Le cliquetis de ses béquilles, étouffés par la texture des tapis qui glissaient sous leurs pieds meubla un instant le silence qu’elle avait inclus dans la conversation, ne sachant que répondre. Finalement, c’est un très rapide « Merci beaucoup… Peter. » Qui sortit de ses lèvres rosées.

C’était volontairement qu’elle l’avait appelé par son prénom car elle se doutait que cela devait être humainement bien plus gratifiant que l’inverse. Elle, n’avait pas à se soucier de cela puisque son prénom et le nom de sa région ne faisait qu’un, aussi, être appelé par une dénomination propre, elle n’avait jamais réellement connu et jusqu’ici, ne s’en était guère plaint. Il faut dire aussi que les japonais ne sont pas connu pour leur manie à râler a tord et a travers, peut-être que cela eu une incidence sur son comportement après tout ? Qui peut le savoir ?

Au final, une bonne odeur lui chatouilla les narines, la tirant de sa rêverie pour lui faire toucher terre doucement. Ca sentait diablement bon ! Immédiatement, elle détecta d’où provenait la fragrance agréable et tourna la tête dans cette direction. Des escaliers montant vers Dieu sait quel endroit. Sendai se promis d’aller faire un tour du côté de la salle de méditation… après avoir découvert de quoi provenait cette bonne odeur. Avec un peu de chance, c’était comestible et ainsi, Sealand et elle-même pourrait se rassasier convenablement.

Aussitôt sure de ces actes, elle montra les marches avec l’une de ses béquilles et, souriant comme une imbécile heureuse, dit a Peter, avant de s’engager dans cette direction :
    « Viens ! Par là je suis certaine qu’il y a quelque chose à manger ! »
Trottinant comme elle le pu jusqu’au fameux escalier, elle se mit en tête de le gravir rapidement avec ses accessoires médicaux. En soit, elle fut plutôt adroite sur les premières marches, ce qui l’étonna elle-même, vu son sens de l’adresse si peu développé d’ordinaire. Mais, comme le dit si bien l’expression : Chassez le naturel, il revient au galop. Et cela ne manqua pas puisqu’en effet, juste avant de parvenir en haut de ce qu’elle gravissait avec motivation, Sendai dérapa et…. Fit une très mauvaise chute qui l’a ramena tout en bas de son parcours. Le bruit stressant et métallique de ses béquilles secoua le pseudo silence qui s’était installer, donnant à la scène un aspect mi-pathétique mi ironique.

Décidément, saurait-elle un jour faire quelque chose sans gaffer, cette région là ?
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Sam 24 Déc - 14:15

Hors RP:
 


Peter était content que quelqu’un veuille bien lui adresser la parole, sans le regarder de haut et le considérer comme un moins que rien. Il n’était certes qu’un enfant, qu’une micronation parmi tant d’autres, mais il ne pensait pas que c’était un prétexte pour faire comme s’il n’existait pas ou comme s’il n’était qu’un parasite, un chewing gum sous une chaussure, qui colle bien gentiment à la semelle, histoire de vous enquiquiner un peu. Peter ne voulait pas qu’on le prenne pour un chewing gum, mais il en avait ras le bol de n’être considéré que comme un bout de ferraille.

Puis, il n’était pas vraiment le seul à demander un peu de reconnaissance. Il songea malgré lui à Wy et Seborga, des micronations comme lui. Ils avaient le droit à un peu plus de respect que lui, étonnamment. Faut dire, ils n’avaient pas un grand frère pot-de-colle-qui-croit-aux-fées qui s’amuserait à les rabaisser à chaque réunion.

Bon, il ne voyait plus trop Arthur ces derniers temps, il préférait partager le quotidien de Berwald et Tino, ces deux là étant vachement plus gentils avec lui. Même s’il fallait avouer que l’un foutait les chocottes et l’autre cuisinait encore plus mal que l’anglais, c’est dire. La compagnie des nordiques était agréable, et puis leur chien était trop marrant, de l’avis de Peter.

Sendai aussi était gentille. Enfin, il aimait bien discuter avec elle. Elle était polie, et ne cherchait pas à lui dire de se taire d’une façon détournée ou non. Bref, dans l’échelle d’estime de Peter, elle était au rang des « gens cool ». Oui, avis enfantin, mais que voulez-vous, Peter était encore un enfant. Un enfant qui n’avait pas besoin de grand-chose pour être heureux. Là, il faisait le guide pour une région japonaise qui était sympa avec ça, donc là, il était content, malgré son gros chagrin de tout à l’heure. Certainement qu’il se remettrait à faire la tronche sur le chemin du retour, mais pour l’instant, il était content, tout simplement.

« Viens ! Par là je suis certaine qu’il y a quelque chose à manger ! »

Peter se fit alors dépasser par une fusée brune montée sur béquilles. Hébété, il la regarda un instant se diriger à toute allure vers les escaliers. En effet, de ceux-ci provenait une odeur plutôt alléchante, de quoi réveiller l’estomac vide du garçonnet, qui se remit à gronder histoire de manifester son mécontentement à être aussi vide.

Peter pouffa un peu et emboîta le pas de Sendai, qui était déjà à hauteur des escaliers. Il se posa un instant la question de savoir si elle n’allait pas avoir besoin d’aide pour grimper les marches. Les première marches furent passées avec succès, alors Peter ne se soucia pas plus que ça de la sécurité de la japonaise. Erreur. Elle se cassa royalement la figure quelques secondes plus tard.

« Sendai ! Ca va ? Tu ne t’es pas fait mal ? » demanda Peter en se précipitant

Question certes très con. C’est vrai quoi. S’étaler dans les escaliers, ça fait toujours un peu mal, quoi qu’on en dise. Alors pourquoi on posait cette question à chaque fois ? Pour être poli ? Par habitude ? Enfin, ça n’était pas vraiment le moment de philosopher là-dessus, pour ça, rendez-vous au rayon philosophie de votre libraire préféré, si vous avez du temps à perdre.

Peter ramassa les béquilles de Sendai qui avaient chuté avec la jeune fille, puis il lui tendit sa petite main dans l’optique de l’aider à se relever. Il n’était pas bien fort, mais il était tout de même capable d’aider quelqu’un à se remettre sur ses pattes quand même. Et le premier qui rit, il se prendra un gentil coup de poing, demandez à Lettonie si c’est drôle.

« Ca t’arrives souvent de te casser la binette comme ça ? » fit-il avec un sourire

Non, ce n’était pas pour se moquer de Sendai, cette petite question. C’était juste comme ça, pour information, et parce que ça lui était passé par la tête à ce moment là, voilà. Peter disait souvent tout et n’importe quoi, tant que ça lui passait dans le crâne. Parfois, on appelle ça un manque certain de tact. Dommage.
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Dim 29 Jan - 13:38

Spoiler:
 
On ne pouvait le nier, depuis toujours, Sendai demeurait être une entité – pour ne pas dire « personne » - très maladroite. Considérée même parfois comme l’Italie du Nord version féminine et toute proportion gardée, elle était bien consciente d’être parfois un poids pour tout son entourage, que ce soit ses frères et sœurs ou encore les Nations étrangères qu’elle avait l’occasion de rencontrer ça et là. Nul ne lui avait dit jusqu’ici pourtant. Mais l’Higana, bien qu’un peu tête en l’air et étourdie n’était malgré tout pas aussi stupide qu’on pouvait le croire en apparence.

Elle savait, oh oui elle savait bien ce que l’on pensait d’elle, surtout en ces temps difficiles. Par devant, il y avait beaucoup d’aide d’apporter a son peuple en proie à d’immense difficultés. Mais dans l’ombre, certaine Nations et leurs gouvernements se serait réellement passées de ces dépenses supplémentaires, de ce « trou » dans leur budget. Mais aucun ne le disait. Tout du moins pas avec des mots. Et c’était d’autant plus blessant que la japonaise se rendait compte de toute ça rien que par l’intermédiaire d’un regard ou d’un soupir mal placé. De temps à autres, elle aurait franchement apprécié être aussi bête qu’elle pouvait le sembler, c'est-à-dire beaucoup. Cela lui aurait évité bien des peines et des douleurs mentales jusqu’ici.

Mais avec Sealand, il y avait quelque chose, une sorte d’amicale alchimie qui lui soufflait qu’au moins lui ne se jouait pas d’elle et de ses blessures – dont certaines venaient de se rouvrir a cause de sa chute – et que de cette façon, elle pouvait se laisser aller a lui sourire de toutes ses belles dents blanches. Mais non, c'était plus fort qu’elle, maintenant jeté vive dans la gorge de pensées sombres, la nippone n’arrivait pas a se dire que, peut-être, le monde n’était pas si noir que ça finalement.

Il n’y avait que les forts qui dominaient, ce n’était un secret pour personne, même la petite région qu’elle représentait le savait. Or, si son frère ainé, le Japon avait su se tailler un nom, le chemin pour faire de même en ce qui la concernait paraissait titanesque et d’un coup, elle ne ressentit plus aucune force ni motivation dans tout son petit corps émacié. Comme si la volonté même de s’en sortir l’avait quitté. C’était en théorie impossible et pourtant, la perte d’espoir n’épargnait personne.

Un picotement se fait sentir juste sous ses yeux, signe que bientôt, si elle ne se reprend pas immédiatement, elle va pleurer, encore. Et sa faiblesse s’extasiera encore au grand jour.

Sendai en avait assez qu’on la console comme l’enfant qu’elle n’était plus. Aussi fit-elle beaucoup d’effort pour ravaler des sanglots qui ne s’étaient pas encore manifesté. Mais ce fut trop lui demander et finalement, une larme puis deux et trois coulèrent en silence le long de son visage, glissant à la verticale sur sa peau contre le sol froid de ce bâtiment.

Ses oreilles captent la petite voix fluette de son nouvel ami. Il s’est soucié de son bien-être. C’est si gentil comme attitude qu’elle ne sait pas trop comment réagir en sa présence, là, tout de suite. Cette petite main qui lui ait tendu, c’est comme un rêve en lequel tous ses espoirs venaient d’être balayés d’un revers de main, comme le ferait la Nation Russe, sans pitié pour l’agonie des autres.

Déglutissant, sa main bandée proprement vint se saisir des phalanges du petit garçon. Mais au final, le dénouement ne se fit pas exactement comme ce qui aurait pu être prévu. Alors qu’elle se redressait petit à petit, honteuse de cette piètre performance pour gravir de très simplistes escaliers, la jeunes filles sentit un mal au niveau de ses jambes qui la fit stopper toute ascension et retomber sur le sol carrelé, comme si elle ne l’avait jamais quitté, en fin de compte.

Et c’en fut trop pour son esprit tourmenté. N’ayant pas lâché la main de l’anglophone, elle l’attira contre elle et l’enlaça de ses bras tremblants, tendrement, comme l’aurait fait une grande sœur. Ce qu’elle voulait, c’était noyé sa peine en aidant autrui, soit, Sealand dans le cas présent. Lui aussi pouvait être bien plus fort qu’elle ne le serrait jamais.
Mais, n'osant pas répondre à la question posée par le jeune homme, elle changeât de sujet dés lors qu’elle fut en mesure de desserrer les dents, parlant avec une voix secouer par de nombreux tremolos incontrôlés et incontrôlables.
    « Tu sais, Sealand… Tu dois être fort… et ne pas pleurer… pas comme moi…. »
Tentative de réconfort, ratée.
    « Tu es l’un des grands de ce monde, je suis sure… que tu iras loin… »
Sa phrase voulait-elle seulement dire quelque chose ou son trouble était-il donc si intense qu’il l’empêchait de tenir un discours cohérent ?
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MessageSujet: Re: [ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]   Mer 1 Fév - 10:39

    Le blondinet avait l’habitude des jérémiades et des gestes maladroits, après tout, il vivait à présent avec Suède, et quand Finlande était dans le coin, c’était un vrai capharnaüm, un ballet incessants de cris, de gloussements de dinde et de grognements inintelligibles. Et lui, au milieu, grignotait on-ne-sait-quelle friandise, mauvaise pour ses dents oui, bourrée de sucre et parfaites pour lui occuper les mains et la mâchoire. Lui-même n’était pas un exemple d’adresse et de fluidité dans ses gestes, un peu trop violent peut-être, trop sûr de lui et pas assez réfléchit.

    Bref, tout ça pour dire que la maladresse de la région japonaise, ça ne l’avait pas marqué plus que ça. Même, si elle n’était pas déjà bien amochée de base, il aurait bien rigolé, comme l’enfant qu’il était, face à sa chute. C’est connu, voir quelqu’un se viander, c’est toujours un peu cocasse, quelque part. Et c’est toujours mieux quand c’est les autres, aussi.

    Un sourire amical accroché aux lèvres, il serra la main de Sendai quand celle-ci lui tendit la sienne. Et hop, on file un coup de patte, l’homme est fait pour être debout, pas de raison pour qu’eux, entités appelées Nations, Régions, ou dans son propre cas, Micronations, ne fassent pas de même, n’est-ce pas ?

    Ou si, puisque Sendai retomba presque aussitôt, peut-être trop faible pour se relever, et le blondinet pas assez fort pour la maintenir sur ses deux pattes. Peter étouffa un geignement de surprise, avant de se redresser, les yeux baissés vers la japonaise, un sourcil levé, signe de sa perplexité. Il eut à peine le temps de remarquer son visage fermé, que celle-ci l’attira à elle, l’enlaçant tel un enfant pris d’un gros chagrin.

    Peter, les yeux écarquillés, ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait. Habituellement, ce genre d’attention infantilisantes l’auraient fait râler, braillant qu’il n’était pas un môme, et que c’était pour les petits comme Ladonia, ça. Mais il ne s’était jamais fait enlacer par quelqu’un qui pleurait. Jamais. Et c’était plutôt déstabilisant, comme retournement de situation. Il s’apprêta à ouvrir la bouche, voulant demander à la japonaise ce qui lui arrivait d’un seul coup, mais il fut coupé dans son élan.

    « Tu sais, Sealand… Tu dois être fort… et ne pas pleurer… pas comme moi… Tu es l’un des grands de ce monde, je suis sure… que tu iras loin… »

    Les sanglots de Sendai lui pincèrent le cœur. Il se trouva un peu bête, d’un coup, à chouiner parce qu’on le traitait comme un moins que rien, et elle, région bien plus importante que lui, cédait sous le poids des larmes, comme il l’aurait fait depuis longtemps, à sa place.

    L’un des grands de ce monde, hein ? Il ne pouvait lui donner raison. Il n’était rien de plus qu’un morceau de ferraille planté dans les eaux anglaises, un morceau de ferraille cramé et laissé à l’abandon par les anglais, un morceau de ferraille voulant devenir autre chose qu’un demi millième de point à l’échelle mondiale.

    Certes, il avait servi à quelque chose, pendant la Seconde Guerre, petit point de ravitaillement, que les anglais et les américains étaient bien contents de trouver sur leur chemin, quand il s’agissait de récupérer vivres, carburant, munitions. Il aurait du disparaître, après le conflit, ou rester à l’abandon, bien sagement, dépérir au gré des bons vouloirs de la mer et du temps.

    « Je ne suis rien de plus qu’une micronation… Sans guerres, je suis inutile. » fit le blond, levant le nez vers le visage humide de la japonaise

    Il tendit une main et s’appliqua à entraver la route d’une larme esseulée, un pauvre sourire ornant sa figure de poupin pas sorti de l’enfance.

    « Tu as raison, il ne faut pas pleurer, hein ? » continua-t-il, de sa voix fluette et pas assurée pour un sou
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[ New-York | De nos jours ] Quand seuls les gâteaux peuvent vous redonner le sourire... [PV Sendai]

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