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 [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]

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MessageSujet: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Lun 7 Nov - 22:31

Elle était assise tranquillement sur la plage. Ses cheveux noirs ondulant dans son dos à cause de la brise marine, ses doigts caramel jouant avec un petit lézard. Qui est-elle ? Elle a l’apparence d’une enfant de 12 ans mais elle n’en est pas une. Elle n’en revenait pas d’avoir grandit si vite. Etre une nation finalement c’était bizarre. Dire qu’avant que les anglais ne débarquent (non ce n'est pas ce a quoi vous pensez bande de petit pervers) elle avait l’apparence d’une enfant de 5 ou 6 ans. Elle avait grandi vite mais elle savait qu’elle avait encore beaucoup à apprendre.

En attendant, au moins ne subissait-elle plus les incessantes guerres entre les différents ali’i de son archipel. Kaméhaméha avait réussi à unifier les îles, même si cette union était encore faible, elle avait au moins le mérite d’arrêter les combats entre les iliens.

Elle soupira en regardant l’horizon. Qu’est-ce qu’elle aurait voulu aller nager dans la mer. L’océan l’appeler, elle l’entendait et résister a son appel était vraiment difficile pour elle. L’océan était indispensable à sa vie. C’était son oxygène. Ce qui l’aidait à ne pas faiblir, quand elle était dans l’eau bleu turquoise les soucis n’en étaient plus, les problèmes n’occupaient plus son esprit. Oui là dans l’eau turquoise, elle oubliait tout. Quand elle sortait de l’eau c’était comme si elle avait un cerveau neuf. Marrez-vous si vous le souhaitez mais c’était ainsi.

Mais Kaméhaméha avait était clair. Tant que les représentants des pays étrangers arrivé dans les bateaux en début de journée étaient là, interdiction de s’éloigner plus que de raison du palais.

Elle poussa un énième soupir avant de se relever. Elle épousseta sa jupe avant de rajuster son haut blanc, couvrant simplement sa poitrine naissante avant de poser son lézard sur son épaule. Elle regarda le palais puis la mer avant de se diriger lentement vers le palais royal.

Elle inspira un grand bol d’air avant d’expirer. Elle rajusta son bracelet fait en os de baleine autour de sa cheville et son bracelet en croc de chien autour de son poignet avant d’entrer dans le palais.

Elle se dirigea vers le bureau de Kaméhaméha. Apparemment les mea kipas, les étrangers étaient déjà arriver et elle était attendue. Elle entra dans le bureau sans toquer, un sourire accroché aux lèvres. Elle s’excusa auprès de son dirigeant en hawaiien avant de se tourner vers les Mea Kipas.

Son attention fut aussitôt attirée vers un homme…immense. Bien que les hommes de son peuple fussent grands celui là l’était tout autant. Il avait des cheveux couleur nuage et des yeux violets assez rare pour ne pas dire carrément inexistant a . Elle sentait qu’il était comme elle, comme elle l’avait senti avec Angleterre et ce froussard d’Espagne.

Qu’est-ce que ça pouvait être ennuyant ! Non mais franchement, c’était simple ce qu’ils venaient faire là, ils voulaient faire commerce avec l’archipel…et c’était vraiment ennuyant. Oui bon d’accord elle était la représentante d’ mais elle se fichait un peu de tout ce qui était économie et tutti quanti…et puis elle ce qu’elle voulait c’était surfer, c’était nager parmi les dauphins et les requins, et jouer avec son gecko apprivoiser qu’elle avait nommé Kahoku.

Elle regarda son roi qui lui disait de sortir de la pièce avec l’homme aux cheveux couleur des nuages. Elle sortit donc de la pièce, emmenant avec elle son gecko toujours posé sur son épaule. Elle emmena le Mea Kipa dans le salon des invités avant d’aller demander à ce qu’on apporte à boire et a manger. Elle retourna s’asseoir sur le bureau posé dans la pièce. Elle s’amusa à balancer ses jambes et fixa son regard noisette sur l’homme.

Elle déposa son gecko sur le bureau avant de sauter de ce dernier et de remettre l’animal sur son épaule avant d’aller se planter devant l’homme. Elle devait lever la tête pour le regarder mais elle s’en fichait.


- Je m’appelle Moana Aloha Keola, je suis Hawaii, fit-elle d’un ton fier et un sourire apparaissant sur les lèvres faisant étinceler les yeux noisette.

Spoiler:
 


Dernière édition par Moana A. Keola/Hawai'i le Mar 15 Nov - 16:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Lun 14 Nov - 16:21

1804. La liberté, c’est le cri du siècle ! Tout le monde la réclame, personne ne la comprend de la même façon et il y a toujours une minorité imposante pour accuser les gouvernements, qui se croient parfaitement libéraux, de la confisquer à leur profit. Et après la liberté, la gloire, d’abord purement militaire. Alors même qu’elle jouissait des bienfaits de la paix, la France subissait par instants les mirages de flamboiements des épées. Napoléon laissait dans les coeurs des rêves de conquête et des désirs de revanche. Ce petit corse jetait un défi à l’Europe, emplissant les esprits des peuples de quelques fantaisies belliqueuses au nom de la liberté civile. Liberté, gloire, progrès humanitaires et sociaux, ces sentiments qu’on retrouvait immuables, personnifiaient admirablement l’esprit public moderne. Comme le drapeau tricolore, ils devenaient l’arche sainte des revendications nationales. Ce sont eux qui étaient en train de profondément influer sur les actes des gouvernements, au point que des pouvoirs despotiques allaient devoir, à certains moments, donner des garanties aux aspirations libérales et les pouvoir pacifiques entretenir ardemment chez les peuples le souvenir des gloires militaires. C’est ainsi que Napoléon, après avoir été sacré consul à vie, publie un Code Civil. Les Français, à l’aurore du XIXème siècle, se prenaient d’une belle passion pour la monarchie guerrière, conséquence de l’exaltation extraordinaire dont la Révolution a déposé les germes en lui. Idées, moeurs, costumes même, tout se pliait au sentiment qui faisait de Francis un immense régiment en marche à travers le monde. L’Europe allait apprendre l’esprit agressif de cette folle émancipation.

Ce pourquoi, lorsqu’il quitta la Russie en début de l’an 1804 pour entamer un tour du monde au bord des bateaux Véra et Neva –l’un signifiant «Foi» et l’autre nommé en l’honneur d’un fleuve-, Ivan fut envahi par un doute aussi profond qu’intense. Il voyait que Francis lorgnait avidement sur ses terres et sentait qu’un jour, quelques malheureuses actions allaient finir par tenter d’assouvir ce désir d’expansion, autant de son territoire que d’idées révolutionnaires. Et le jour où cela se produira, la Nation Slave se sentait le devoir d’être présente. Mais la conquête de la nature, des forces inconnues et encore incalculables, continuait à être l’autre principal objectif des sociétés. Puisque l’empereur de toutes les Russies ne pouvait décemment pas quitter aussi longtemps la capitale que le demandait un tour du monde, Ivan prit la place d’ambassadeur auprès des nouvelles Nations avec lesquelles il était prévu de tisser quelques relations stratégiques sur un plan militaire et commercial. L’un des point centraux de ce voyage restait immanquablement les îles d’Hawaï. Il fallait agir vite car Alfred avait déjà brodé ses points de croix autour du roi Kaméhaméha et la Russie ne pouvait perdre la main sur le Pacifique aussi facilement, sans avoir essayé, même si cette première et ultime tentative était imprégnée, telle une éponge plongée dans l’eau, d’un lourd scepticisme. Le Seigneur semblait partager cette méfiance puisque à peine deux semaines après son départ, le typhus – ou la dengue ?-contraint Ivan à s’allonger sous la fièvre et la stupeur provoquée par cette dernière. Il eut l’impression que cela n’en finirait jamais. Puis, un soir, la maladie l’abandonna aussi subitement qu’elle se manifestât. A l’aube, l’horizon se vit déformé par un petit tubercule. Le royaume d’Hawaï ; si petit et pourtant si essentiel en cet instant !

C’était un Paradis qui se faisait progressivement dissoudre par l’influence si civilisée d’Alfred et Francis ; Kaméhaméha 1er, qui dans l’imaginaire d’Ivan avait prit les traits d’un Maori puissant et brave, avait en vérité depuis bien longtemps revêtu une redingote à la mode européenne et une chemise à col haut, ficelée par une discrète cravate. Ces vêtements, bien évidemment savamment combinés à quelques charmants motifs répondants à la vieille culture hawaïenne, faisaient du roi un homme élégant et distingué dans son allure, mais enlevaient considérable d’exotisme au personnage que le Russe avait eu le plaisir de s’imaginer tout au long de son voyage. Quoi qu’il en soit, il ne fut pas dépaysé puisque lui-aussi répondait aux moeurs de son pays et revêtait, en ce mémorable jour où un Russe foula pour la première fois les terres de l’île du Pacifique, une queue-de-pie vert foncé, rayé par une fine zébrure blanche et une chemise à col relevé, soutenue par une cravate blanche. En bas, il portait un pantalon couleur crème et des bottes jusqu’au genoux, soit comme ceci-(oh oui, n’est-il pas sexy ?). Malgré la fatigue causée par la récente maladie, le Russe n’en eut pas moins plaisir à contempler cette nouvelle terre, si vieille, si longuement restée à l’état primitif pour, en quelques mouvements de l’esprit, devenir un carrefour inévitable du commerce mondial. Les différentes influences se faisaient ressentir dans les nouvelles constructions et les moeurs du pays, écrasant petit à petit par sa force hiérarchique – et non quantitative- les culture originelle. Les femmes arboraient de jolies robes en mousseline à la grecque alors que les messieurs s’habillaient à la mode anglaise. Rien de surprenant, donc.

Si rien ne semblait pouvoir flatter la vue à part quelques lagons paradisiaques, les autres sens en revanche, se retrouvaient en un monde nouveau. Des chants d’animaux inconnus parvenaient aux oreille -à moins que ce n’eut été des femmes ?- et s’y déversaient avec la douceur d’un ruisseau, laissant un nuage de volupté. La brise, toujours salée, caressait la peau comme les mains de milliers d’enfants et ramenait avec elle nombre d’exotiques odeurs qui ravivaient l’imagination aussi aisément que si des muses avaient été cachées parmi les senteurs. C’était de la fleur et des épices et quelque chose d’autre encore, quelque chose de magique. Cette île, avec les yeux fermés, était extraordinaire. Et peut-être même que, derrière ses maisons en brique aux grandes fenêtres, y avait-il une forêt sauvage et chatoyante, réplique de l’Eden, repos éternel de l’esprit et des sens.

Mais les rêveries, qui s’introduisaient en cette somptueuse pièce par la fenêtre ouverte sous un léger coup de vent, étaient pour plus tard. Kaméhaméha, de sa forte expérience du commerce français, comprenait et parlait cette langue, ce qui était à l’avantage d’Ivan, devenu bilingue avec l’influence que Francis avait sur sa culture. Après moult pompeuses présentations, on lui expliqua qu’il allait sous peu pouvoir rencontrer la Nation Hawaïenne, délaissant ainsi ses compagnons à quelques occupations plus politiques et commerciales pour perpétuer cette ennuyeuse tradition qu'était la répartition rigoureuse des rôles entre les Nations et les hommes politiques au sein des Etats. Aujourd'hui, Ivan s'y pliait de grâce, sont état de fatigue ne lui permettant pas d'être aussi efficace qu'à son habitude lors des discussions diplomatiques.

Heureusement, il n'eut pas à supporter trop longtemps le bourdonnement incessant de Kaméhaméha ainsi que le flot de glorieuses paroles de son subordonné puisque une jeune fille entra, dit quelques mots et sous peu, on invita Ivan à la suivre. Cette petite fille était la Nation Hawaïenne. Ciel, ce n'était qu'une enfant ! Le Russe avait tellement l'habitude de faire face à des adultes qu'il en oubliait l'existence de ces frêles et jeunes créatures, nées alors que le monde avait déjà eu le temps de prendre racine. Ah, les enfants, ces êtres primitifs... Si simples d'approche et manipulables à souhait par des mains habiles. L'entreprise allait être aisée. Pour le reste, elle semblait être une gamine délicieuse, aux longues et fines jambes, au ventre plat, à la poitrine tout juste naissante, aux cheveux broussailleux et épais, au regard aussi luisant et profond que l'eau de ses océans. La parfaite image de la petite sauvageonne que Arthur souhaitait si ardemment intégrer dans le monde civilisé par quelques étroits corsets et un petit doigt relevé lors de l'heure du thé. Ivan regarda d'un air amusé Moana s'assoir sur le bureau et balancer des pieds avec la séduisante insouciance si propre aux enfants. Cette fille était si fraiche ! Porteuse de tant d'espoirs et encore si innocente. Il se sentait presque coupable de devoir la corrompre avec le vice qui lui était propre, mais une fois dans ses filets, elle serait un allié important et le profit en cet instant guidait l'esprit du slave avec plus de fantaisie que sa courtoisie.

- Ivan Braginsky. Ambassadeur de l'Empire Russe auprès de votre majesté.

Et, avec toute la délicatesse dont il était capable, Ivan prit la main de la donzelle et déposa du bout des lèvres un baiser sur le dos de sa petite main. Si elle était habituée à ce genre de rapports formels, elle ne pourrait qu'apprécier la galanterie dont il faisait preuve. Si, en revanche, ce genre de manoeuvres lui étaient inconnues, par son état ainsi que son jeune âge, elle allait prendre ça pour une sympathique plaisanterie et en rire, ou en sourire. Quoi qu'il en soit, à part si elle était d'une mauvaise foi particulière, le geste d'Ivan ne pouvait qu'être agréablement accueilli, ce pourquoi, lorsqu'il se redressa, le blond esquissa un charmant sourire des plus complices. Celui qui mettait tout de suite en confiance les pauvres âmes étourdies. Oh, il savait si bien être envoûtant lorsqu'il le désirait ! L'art de la discussion voulait qu'il s'intéresse à son interlocuteur ; soit !

- Qu'il est amusant, votre animal ! Comment l'avez-vous rencontrée et comment s'appelle t-il ?

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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Mar 15 Nov - 16:56

Elle sourit en le regardant…avant de rougir un peu en sentant le baisemain. D’accord elle avait l’habitude que Francis ou Arthur lui en fasse mais c’était toujours la même chose, ça la faisait rougir et elle ne comprenait pas pourquoi et ça l’énervait et comme ç l’énervait de pas comprendre elle rougissait encore plus ce qui la faisait s’énerver à nouveau…vous suivez ?

Elle le fixa, c’était une habitude qu’elle avait depuis longtemps et qu’Arthur cherchait à lui faire perdre, sous prétexte que c’était impoli. En fait, si elle suivait tout ce que lui disaient Arthur et Francis, beaucoup de chose étaient impoli. Mais elle s’en fichait, cela faisait des siècles qu’elle vivait comme elle le faisait, ce n’était pas parce qu’ils étaient soi-disant plus cultivés qu’elle, qu’elle se laisserait enfermer. Elle n’était pas comme ses habitants, qui se laissaient domestiquer. Elle avait beau adoré Arthur elle le détestait pour faire de ses habitants ces étrangers qu’elle ne reconnaissait plus du tout. Alors pour combattre cette occidentalisation, elle avait entendu un des membres des baleiniers français prononcé ce mot, elle s’habillait comme elle l’avait toujours fait, elle parlait l’hawaiien le plus qu’elle pouvait même si elle avait appris le français et l’anglais. Elle faisait tout pour garder un peu de sa liberté, un peu de cette sauvagerie, de cet état d’esprit qu’elle avait avant l’arrivée des occidentaux sur son sol.

Non elle ne deviendrait pas un petit chien bien éduquée, non elle ne se plierait pas a la mode occidentale, elle ne mettrait jamais un de ces affreux corset, elle ne mettrait jamais de robe, parce que ça la limitait dans ses mouvements, parce qu’elle se sentait emprisonné.

Elle sentit ses joues chauffaient sous le sourire de Ivan. C’était possible un sourire comme celui-là ? Un sourire complice, un sourire vous invitant à faire confiance a celui qui le produisait. Oui c’était possible apparemment. Et puis Ivan, contrairement a Arthur ou Francis, semblait s’intéresser a elle, du moins pas a elle en tant que terre mais en tant qu’être vivant. Bon d’accord Francis semblait la voir en tant qu’être vivant mais cela faisait longtemps qu’il n’était plus venu.


- Qu'il est amusant, votre animal ! Comment l'avez-vous rencontrée et comment s'appelle-t-il ?

Elle reporta son regard sur Kahoku qui paressait tranquillement sur son épaule.

- Oui il s’appelle Kahoku, ça veut dire étoile dans la langue de Francis c’est un gecko, fit-elle en prenant le lézard et en le tendant a Ivan.

Elle souriait en le regardant. D’ailleurs la voir peu ou pas souriante c’était extrêmement rare. Bon d’accord quand elle se mettait en colère elle ne souriait pas mais tout le monde c’était habitué a son sourire. Mais tous savait qu’elle était capable de colère et de grosse. Moana c’était comme un volcan, capable des plus grosses colères au moment où on s’y attend le moins. Demander donc a Arthur, la dernière fois qu’il a tenté de lui mettre un corset il s’est pris une baffe et a éviter de peu la castration.

Elle continua de fixer Ivan dans les yeux. Fascinée qu’elle était par ses yeux, couleur des joyaux qu’apportait parfois Arthur et ses cheveux couleur des nuages


- Dis t’a fait comment pour avoir cette couleur de cheveux ? on dirait des nuages, fit-elle sans pouvoir s’en empêcher.

Elle s’empourpra en se rendant compte de ce qu’elle venait de dire, même si cela ne devait pas trop se voir a cause de son teint métissé. Mais ce n’était pas de sa faute si l’apparence de cet homme la fascinait autant, des cheveux couleur de nuage, un teint de peau couleur de la neige et des yeux de la couleur du ciel lorsque le soleil se levait, il était si loin des hommes de son peuple et de l’apparence de Francis et Arthur.

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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Sam 19 Nov - 21:55

Et elle le fixa avec insistance. Il soutint son regard sans broncher et continua à sourire alors qu’une veine émue par l’insolence de ce geste faisait légèrement frémir d’indignation sa lèvre inférieure. Le testait-elle ? Peu importe ; le Russe, se sentant ainsi défié, se vit dans l’obligation de ne pas détourner les yeux, mu par un stupide orgueil. Puis il se rappela qu’elle n’était qu’une petite fille et que quelles qu’eurent pues être ses provocations –à condition que c’eut été des provocations et non une innocente curiosité- il n’avait strictement rien à craindre d’elle. Qui plus est, répondre aux bravades des enfants n’était certainement pas la meilleure chose à faire, tant et si bien que les traits d’Ivan se détendirent quelque peu, abandonnant leur sotte arrogance. Oui, ca ne devait être que de la curiosité.

- Oui il s’appelle Kahoku, ça veut dire étoile dans la langue de Francis c’est un gecko

Que c’est mignon. Ivan connaissait la tendance culturelle de certains peuples à choisir des prénoms prenant souvent encrage dans le monde les entourant, la nature, les forces surnaturelles qu’ils percevaient, dans les qualités des personnes, ou bien d’autres événements de la vie. Lorsqu’ils faisaient référence à la nature, c’était parfois pour souligner une qualité du porteur à qui ce nom était destiné. Mais dans le fait qu’un lézard soit nommé « étoilé », le Russe ne pouvait y voir qu’une amusante facétie infantile. Ce prénom ne devait manifester rien d’autre que la profonde affection éprouvée par Moana pour son petit animal de compagnie. En voilà une suggestion intéressante. Le jour venu, il pourrait toujours la faire chanter avec l’aide de cette pauvre bestiole si chère à son doucereux coeur d’enfant. Continuant à manifester de l’intérêt pour un thème, disons le clairement, plutôt trivial, Ivan caressa de l’index le dos du gecko avec une tendresse feintée, sachant parfaitement ce geste inutile. Les reptiles, ce ne sont pas des animaux de compagnie, bien au contraire. Ils n’ont pas besoin d’attention ou qu’on les caresse comme on le ferait avec un chien ou un chat. Les reptiles n’aime pas se faire manipuler, même s’ils le tolèrent. C’était donc plus pour faire plaisir à la donzelle qu’à l’animal qu’Ivan se laissa aller à ce genre d’égard.

Et elle continuait à le fixer. C’en devenait presque embarrassant ! Ciel, que voulait-elle donc ? Il était sûr que si la jeune nation eut été une sorcière, sa tête aurait explosé sous un regard si intense. Il voulut dire une autre trivialité flatteuse, mais elle l’interrompit, à peine eut-il le temps d’ouvrir la bouche, pour faire une remarque sur ses cheveux. D’abord, il sentit ses sourcils grimper avec une lenteur exagérée vers la lisière de ses cheveux, puis soupirant avec amusement, il laissa un sourire courtois s’allonger sur ses lèvres.

- Avant, lorsque j’étais petit, j’étais complètement chauve ! Vous savez, comme les bébés qui viennent juste de naître. D’ailleurs, je ne devais pas avoir plus d’un an. Mais un jour d’hiver, j’ai glissé et je suis tombé dans la neige sur le dos. Celle-ci est restée accrochée à ma tête et en me relevant, je me suis retrouvé avec ces cheveux un peu blancs, presque gris.

Dit-il tout en passant une main dans sa pâle chevelure. Et voilà, hop, hop, un peu d’imagination et on accouche d’une belle histoire magique à vous faire briller les mirettes comme les joyaux de la couronne anglaise.

- Aucun rapport avec les nuages, donc.

Puis, toujours sans abandonner son sourire, Ivan se retourna et avance vers une large table richement ornée sur laquelle on avait laissé quelques mets à l’allure fort délicieuse. A la vue de toute cette nourriture, il comprit soudainement qu’il avait terriblement faim.

- Je vous sers quelque chose ma demoiselle ?

Son but premier restait avant tout qu’elle garde une bonne impression de la Nation Russe, qu’elle ait plaisir à se trouver en sa compagnie et veuille le revoir. Qu’elle s’attache à lui comme une moule à son rocher, s’abandonne à la subtile influence du Slave au point de voir les pensées, les passions et les envies de ce dernier se substituer aux siennes aussi sûrement que si elles lui furent toujours propres. Que sa confiance soit telle que seul l’avis d’Ivan importe à son coeur. Ainsi... lorsque cela s’avérera nécessaire, il pourra librement profiter des bien fait de cette délicieuse jeune fille à l'esprit encore si malléable, au caractère lunatique, qui n'attendait qu'un mentor pour mûrir. Si Ivan se faisait suffisamment habile et patient, il pourrait alors devenir le soleil de ce fruit vert et si maladroitement cultivé par Francis et Alfred. Inconsciente de la manipulation jusqu'au dernier moment, elle lui offrirait alors gracieusement tout le jus des son merveilleux corps parfumé.
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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Dim 20 Nov - 0:50

Alors là c’était carrément trop cool. Des cheveux faits de neige ? C’était même encore mieux que ce qu’elle avait déjà pu entendre. C’était même mieux que les histoires que racontaient Francis ou Arthur, et bien quoi ? Elle n’allait pas gagatiser sur des filles assez cruches pour accepter des cadeaux provenant de vieille femme bizarre. Et son but ultime dans la vie ce n’était pas de porter la plus belle robe après avoir rencontré son prince charmant, non elle détestait cette vie même si elle ne la vivait pas. Comment pouvait-on accepter d’être une simple potiche ? Et surtout comment pouvait-on accepter que les hommes s’occupent de tout ? C’était une situation qui la dépassait franchement.

Enfin bon, elle reposa Kahoku sur son épaule. C’était un lézard et elle savait qu’il ne restait avec elle que par simple caprice de sa part. Ce n’était pas son premier animal, ce ne serait pas son dernier. Elle avait d’ailleurs la fâcheuse tendance à appeler tout ses animaux de compagnie « Kahoku », parce qu’ainsi quand ils mourraient ou disparaissaient, elle n’avait qu’a lever les yeux le soir pour voir les étoiles et ainsi se dire qu’ils étaient là quand même.

Elle rougit un peu en entendant son estomac gargouiller après avoir entendu Ivan. C’était vrai, elle avait oublié de manger ce matin. Mais ce n’était pas de sa faute, quand elle s’était levée ce matin, il y avait un soleil magnifique et elle n’avait pas pu réussir à retenir la pulsion l’entrainant vers la mer pour nager. Elle avança vers la table d’un pas souple en continuant de sourire. Elle l’aimait bien Ivan. Il était gentil et puis il paraissait sincère. Elle se laissa tomber dans la chaise en poussant un gros soupire avant de poser ses bras sur la table en les croisant pour ensuite poser sa tête dessus. Elle refixa son regard sur Ivan.


- Je veux bien du poulet, fit-elle en montrant du doigt l’aliment désiré.

Elle adorait le poulet, surtout relevé avec une sauce hawaiienne.


- Et je pourrais avoir la sauce aussi ? fit-elle en pointant la sauce orangé dans une soucoupe en porcelaine.

Elle se redressa avant de s’asseoir en repliant une jambe sous les fesses, recroisant les bras sur la table en le regardant, gardant son sourire aux lèvres.

- C’est de la sauce de chez moi, c’est épicé, c’était marrant de voir Francis en manger, il est devenu tout rouge et ensuite il s’est mis a pleuré comme une fille, fit-elle en rigolant

C’était vrai que ça avait été marrant à voir, le pauvre Francis alors. En attendant qu’il la serve elle se releva et alla a la fenêtre pour poser son lézard au bord de celle-ci avant de l’ouvrir, avec un peu de difficulté il est vrai, mais quelle idée aussi de faire des fenêtres de ce genre là, avec les poignées aussi hautes ? Elle finit tout de même par ouvrir cette maudite fenêtre même si pour cela elle dut grimper à moitié sur le luxueux fauteuil du bureau et tant pis si Kamé n’était pas content. De toute façon elle était pieds nus alors qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Et puis elle s’en fichait bien du fauteuil et de ses coussins en velours. C’était des trucs qu’elle ne comprenait pas. Ca servait à quoi d’étaler ces richesses ? À rien sinon a vouloir étaler sa suprématie sur les autres, concept lui échappant totalement il fallait l’avouer.

Elle ouvrit donc la fenêtre et permit a son gecko de sortir, de toute façon il revenait toujours vers elle, il savait qu’elle le nourrirait. Elle s’assit à nouveau sur le rebord de la fenêtre pour regarder Ivan.


- Dis t’aime nager ? moi j’adore ça, surtout le matin, ça te réveillerais un moribond un bon bain dans l’eau dès le matin, mais Arthur dit que ce n’est pas digne et décent, pareil pour Francis, de toute façon si je les écoutais je vivrais plus du tout. Ils ne sont pas rigolos du tout, j’ai l’impression qu’ils ne savent pas vivre. Tu sais vivre toi ?

Oui sais-tu vivre Ivan ? Sais-tu te poser un instant pour simplement admirer le paysage autour de toi, apprécier le vent sur ta peau ?


Dernière édition par Moana A. Keola/Hawai'i le Ven 25 Nov - 22:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Ven 25 Nov - 15:27

Elle se mouvait avec cette étrange négligence étudiée, comme un oiseau faisant une cour amoureuse ou un animal curieux tentant de s'approcher ; elle lui tournait autour, avançait, reculait, se laissait observer sous différents angles, avec différentes poses, cambrait en une douce courbe son dos de velours, repliait sa jambe mordorée et remontait sa jupe pour s'assoir, laissant entrevoir l'ombre de sa fleur. C'était une parade silencieuse où elle se pavanait avec une feinte étourderie tout en regardant Ivan pour constater l'effet produit d'un oeil amusé, parfois de travers, souvent frontal, comme si c'était un autre défi que de soutenir l'insolence de son regard. Peut-être était-ce là un comportement totalement inconscient, mais cela ne le rendait que davantage intéressant. Tout en elle semblait respirer l'innocence et pourtant, instinctivement, elle avait déjà cette malice des dames mûres dans le geste et le regard. Spontanément, elle savait comment faire pour être séduisante et aussi délicieuse à regarder qu'une pâtisserie française. Passionnant.

Elle souriait et il lui rendait son sourire autant qu'il le pouvait. Le Russe s'exécuta et plongea les crocs d'une fourchette en argent dans la viande avant de la déposer sur une assiette et la recouvrir généreusement de sauce. Déposant le plat sur la table, il s'apprêtait à se servir quelques savoureux mets alors que la gamine se mit à parler de l'un de ses envahisseurs européens. Ah, c'était ce qu'il attendait ! Il pensait amener ce sujet de conversation bien épineux en douceur un peu plus tard, lorsque leur relation deviendrait intime, mais puisqu'elle le lui servait si gracieusement, Ivan n'était pas du genre à refuser. Ainsi, doucement, pour ne pas attirer l'attention sur l'intérêt que provoqua en lui la phrase de la jeune fille, il posa les couverts sur la table et se retourna. Qu'elle était charmante, cette créature ! Sur la pointe des pieds, le corps tiré vers le haut, elle essayait d'ouvrir la fenêtre. A la vue de tant de grâce qui s'ignore, il ne put s'empêcher de lâcher un soupir béat. Il fallait profiter de cette fraicheur tant que la pensée n'avait pas eu le temps creuser quelques rides profondes sur ce front enfantin. D'un pas léger, il s'approcha de Moana et s'appuya de l'épaule gauche sur la fenêtre ouverte, puis, les yeux mi-clos, il répondit d'un ton mystérieux :

- Arthur et Francis sont des personnages ennuyeux.

Et paf, un petit sourire complice et tout à fait charmant. Véritablement, Francis et Arthur étaient des gens admirables et particulièrement distingués, dotés de toutes les qualités que pouvait exiger cette folle époque. Mais, pour une petite fille sauvage, leur maniérisme n'avait rien d'impressionnant et devait être même fort lassant.

Tu sais vivre toi ?

Mais qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Elle était compliquée cette question ! Impossible de savoir ce qu'elle avait en tête. Vivre... Ah ! Diantre, ce n'était pas Socrate qu'il avait sous les yeux, mais une petite gamine aux capacités réflexives bien limitées.

- Bien sûr.

Il savait être spontané et impulsif, si c'est ce que le mot "vivre" voulait dire dans la bouche d'un gosse. Mais peu importe, il s'en foutait. Revenons au plus pertinent :

- Contrairement à Francis et Arthur, qui eux, ne savent pas, je me trompe ? Ils ne vous ennuient pas trop, au moins ? Dites-le moi, s'ils vous embêtent, j'irai leur expliquer qu'il ne sied guère d'embêter à tord une aussi charmante demoiselle que vous.
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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Ven 25 Nov - 22:08

Enfin quelqu’un qui allait dans son sens et qui ne la réprimandait pas parce qu’elle disait du mal de ceux qui l’élevaient et l’éduquaient et gnagnagnagnagna. Franchement ras le bol de devoir faire la gentille fille, elle était libre de faire ce qu’elle voulait, quand elle le voulait et avec qui elle le voulait.

- Tout à fait, ils sont tellement ennuyeux « et fais ci et fais ça et ceci est interdit et pas ça » et gnagnagnagnagna, est-ce que je leur dit comment faut chier moi ? non alors j’aimerais que des fois ils me laissent un peu tranquille. Ils ont tendance à oublier que je ne suis pas une gamine, même si j’en ai l’apparence.

Elle s’emportait mais elle était ainsi, un caractère de feu que jamais rien ni personne ne pourrait éteindre, elle était elle et jamais rien ni personne ne pourront la changer. Peut-être la calmer un peu mais rien ne pourrait la forcer à entrer dans un moule qui n’était pas fait pour elle.

Elle sauta au bas de la fenêtre et fit quelque pas de danse avant de se retourner vers le grand russe avec un grand sourire aux lèvres. Elle croisa ses mains derrière son dos et pencha la tête sur le côté en le fixant.


- Dis t’es venu m’enfermer dans une cage dorée toi aussi ?

Elle avait beau avoir l’air d’une gamine, et le comportement, elle n’en réfléchissait pas moins. Lui aussi il était là pour commercer, alors lui aussi aller tenter de l’enfermer dans un rôle, qu’importe celui qu’il avait prévu pour elle, c’était un rôle qui n’était pas le sien et qui ne le serait jamais.

- Je suis peut-être naïve mais je ne suis pas une idiote, t’es comme Arthur et Francis, toi aussi tu va vouloir me mettre dans une cage dorée, me faire rentrer dans un moule qui n’est pas le mien et me demander de jouer un rôle qui n’est pas mien non plus. Mais je t’aime bien quand même, fit-elle en lui tournant le dos pour aller prendre un morceau de poulet dans son assiette.

Elle le trempa dans la sauce et le mangea tout en arborant un air songeur, peut-être se trompait-elle sur Ivan, après tout il avait été très gentil avec elle, mais Arthur et Francis aussi l’avait été avant de vouloir l’enfermer dans des carcans de bienséance et autres idées morales a la noix.

Elle se tourna a nouveau vers Ivan, en suçant les doigts qu’elle avait maintenant légèrement graisseux a cause du poulet et de la sauce. Une fois cela fait, elle les essuya dans une serviette avant de river son regard noisette dans celui violet du russe. Elle tentait de deviner ses intentions parce que les yeux sont le reflet de l’âme n’est-ce pas ? Ils ne peuvent pas mentir, du moins les siens ne le pouvaient pas. D’ailleurs, la notion même de mensonge lui était inconnue. Elle ne comprenait pas a quoi cela servait le mensonge d’ailleurs, puisque tôt ou tard la vérité finissait toujours par éclater.


- Dis est-ce que tu sais mentir toi ? Moi je ne sais pas, et puis je ne vois pas du tout a quoi cela sert en plus, Francis dis que ça sert à adoucir la vérité mais je ne trouve pas moi, tout ce que ça fait c’est que ça cache la vérité et que quand la vérité éclate ça fait encore plus mal que si elle avait été dite dès le départ.

Elle se rassit sur sa chaise et posa son menton sur ses bras qu’elle avait posé sur le dossier de la dite chaise au préalable. Elle attendait ses réponses, en continuant de le fixer du regard.

Me mentiras-tu Ivan ? Semblait demander ses yeux qui ne savaient dire que la vérité et les sentiments agitant leur petite propriétaire

Elle était patiente, Francis et même Arthur la réprimandait pour cela, elle se laissait vivre, si le mot a l’époque existait on dirait d’elle qu’elle était une baba cool. Mais quel mal y avait-il à se laisser porter par le temps et à profiter de la vie comme elle venait, sans stress ?

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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Dim 27 Nov - 22:53

Il se trouva bien aise de constater à quel point ses talents déductifs et manipulateurs étaient toujours aussi performants. En effet, il avait visé, et juste. A tel point même que la donzelle laissa échapper une fort odieuse injure afin de souligner son profond désarroi. Enfin, elle se laissait aller à un début de confiance, faisant tomber les barrières de la retenue ainsi que de la méfiance instinctive. Parfait. Choisir Francis et Arthur comme thème de discussion s'était avéré particulièrement judicieux, car il obligeait non seulement Moana à faire preuve d'une intime franchise, changeant le statut d'Ivan de simple auditeur à celui de confident, mais en plus, permettait à ce dernier de se présenter sous une lumière bien plus lumineuse que celle des deux nations européennes. Il allait triompher là où ils avaient chu aux yeux de Moana, bien la bercer pour mieux la berner.

Néanmoins, comme il s'y attendait, les frustrations de la gamine étaient caractéristiques à son jeune âge. Un manque d'indépendance, des tuteurs trop oppressants et manipulateurs... Les triviaux tracas d'une adolescente face à une autorité supérieure, oui ! Le Russe ne pouvait nier que Francis et Arthur avaient fait preuve là d'un grand esprit stratégique. Ils lui avaient suffisamment sucré la pilule pour qu'elle reste docile, malgré l'entière compréhension de sa situation de quasi esclave. Ils lui donnaient de l'herbe et venaient tranquillement traire cette vache au pis généreux et au lait bien gras.

Dis t’es venu m’enfermer dans une cage dorée toi aussi ? Je suis peut-être naïve mais je ne suis pas une idiote, t’es comme Arthur et Francis...

Et tandis qu'elle lui faisait dos en mangeant goulûment, Ivan ferma les yeux et une grimace de lassitude déforma ses traits tendus. Cette petite conne ne posait pas les bonnes questions. Enfin, pourquoi cela l'étonnait-il ? Ce qui au contraire aurait été étonnant, c'eut une absence totale d'obstacles. Il n'empêche, c'était fatiguant. Soupirant, il se fit Patience et son visage arbora une expression bienveillante avant que la jeune fille n'ait eut le temps de se retourner. Bien évidement qu'il était là pour puiser ses fluides vitaux avant qu'elle ne soit assez intelligente et mature pour se défendre d'un tel genre d'envahisseurs. Quel autre intérêt pouvait-il y avoir à sa prévenez ici, en ce lieu hostile et tellement éloigné de sa partie à part une soif de richesse dont seule une Pie pouvait comprendre le frustrant inassouvissement ? Cette terre avait été un diabolique chatoiement sur l'horizon de sa tranquillité. Une fois Hawaii entre ses doigts, le Pacifique allait être en son pouvoir le plus complet ! Mais lorsque le pouvoir prenait la forme d'une femme, il fallait savoir la courtiser adroitement.

Dis est-ce que tu sais mentir toi ?

Comme c’était à propos ! Eh bien, nous allons le vérifier tout de suite, ma délicieuse enfant !

- Francis à raison, beaucoup préfèrent un doux mensonge à une amère vérité, ce pourquoi mentir est le fait des faibles. Quant à moi, je ne sais pas tromper parce que je n’en ai jamais éprouvé le besoin.

Oh, quelle belle façon de se flatter soi-même et louer ses vertus en insinuant être suffisamment courageux pour ne pas éprouver le besoin de médire quoi que ce soit. Que de noblesse ! Que d’ironie... Un sourire charmeur –tant il était malicieux- vint s’allonger sur les lèvres d’Ivan qui s’approchait d’un pas léger et souple vers la demoiselle, assise sur une chaise dont le dossier servait d’appui pour ses frêles bras. Dans un mouvement gracieux, il s’agenouille face à la jeune fille et, du bout des doigts, tâchant de frôler avec une nonchalance toute étudie sa douce peau, il écarta quelques mèches rebelles qui étaient venues se poser sur son front et barraient sa vue. Les yeux du Russe scrutaient attentivement les courbes de son magnifique visage d’enfant. Puis, caressant délicatement du dos de la main la voluptueuse joue de Moana, il essuya du pouce une petite tâche de sauce orange, restée coincée à la commissure gauche de ses lèvres pulpeuses.

- Je ne suis pas venu pour vous enfermer. Ma liberté à beaucoup trop de valeur pour moi pour que j’aie l’audace de venir d’autres en priver. Ce serait hypocrite et cruel, n’est-ce pas ? Je suis venu faire connaissance, c’est tout. On m’a conté tant de merveilles à propos de vos terres que je n’ai pu m’empêcher de céder à la curiosité qui me guidait à la découverte de ce lieux que je dois avouer enchanteur.

Sur ces mots, il porta d’un air joueur son pouce à sa bouche et goûta la sauce recueillie.

- Vous aviez raison, elle est épicée, mais délicieuse !

Dit-il avec un clin d’oeil complice. Ah, qu’est-ce qu’il s’aimait...

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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Sam 3 Déc - 20:01

Elle rougit légèrement sous les caresses du russe. Bien sûr il n’était pas le premier à lui caresser la joue ou à écarter ses cheveux de son front, Francis et même des gens de son peuple l’avait fait bien avant lui, mais aucun ne l’avait fait aussi tendrement, du moins de ce qu’elle pouvait se rappeler.

Elle l’écouta avec attention, plus le temps passer et plus le russe lui apparaissait comme quelqu’un en qui on pouvait avoir confiance. Certes elle avait encore une certaine retenue et une certaine méfiance, qui n’en aurait pas ? Après tout, lui aussi était un étranger a sa terre, lui aussi venait de par la mer avec ces grands bateaux. Mais elle se sentait bien avec lui, ce n’était pas comme avec Francis ou Arthur ou encore Alfred, non c’était autre chose. Elle n’arrivait pas à le définir mais elle ne s’en faisait pas, elle le saurait le moment venu.

Elle se mit à réfléchir aux paroles d’Ivan. Déjà il l’avait assuré qu’il ne venait pas la forcer à mettre ces stupides robes avec ces tout aussi stupides corsets. Elle avait déjà vu une femme s’évanouir a cause de ce truc et elle ne comprenait toujours pas c’était quoi l’intérêt de vouloir paraitre mince. Après tout une femme avec une carrure imposante avait plus de chance qu’une femme mince de donner naissance a des bébés robustes et en pleine forme. Ensuite son but ne semblait pas l’assimilation de Hawaii mais juste sa découverte.

Elle lui fit un grand sourire et sauta de sa chaise en le regardant.


- Je vais te faire découvrir alors ! Tu verras c’est fantastique ! Les couleurs, les odeurs et puis les bruits aussi ! je vais te faire découvrir le vrai visage de mon archipel si tu veux ! Tu verras c’est totalement différent de ce que tu peux voir ici, je t’assure, fit-elle avec entrain

Elle était toujours ainsi quand elle parlait de sa terre. Elle devenait passionnée, encore plus que d’habitude et parlait avec une certaine exubérance, autre chose que Francis et Arthur lui reprochait. Mais elle se rappela que son dirigeant et l’homme responsable de l’expédition russe parlait affaire dans le palais et que peut-être le russe ne voudrait pas s’éloigner.


- Enfin si tu veux bien évidemment, fit-elle sans parvenir à cacher la pointe de regret dans sa voix si le russe disait non.

Être enfermée ne lui plaisait pas, elle détestait rester trop longtemps au même endroit sans bouger, alors quand elle devait écouter Arthur lui faire la morale assise sur une chaise, je vous raconte pas la torture que c’était pour la jeune fille. Mais vu que ceci n’est pas le sujet abordé, je vous propose de revenir à nos moutons.

Elle regardait le russe avec presque de l’espoir dans ses grandes prunelles avelines. Elle priait tous les dieux qu’elle connaissait que le russe dise oui et qu’ils sortent enfin de ce palais dans lequel elle étouffait.

Dis oui s’il te plait, suppliait presque les yeux de Moana, dis oui qu’on puisse sortir, que je puisse respirer à nouveau correctement.

Elle continuait de fixer le russe du regard, lui toujours accroupit, elle debout. Elle remarqua qu’a genoux le russe semblait un peu plus petit qu’elle mais de pas beaucoup, a peine un ou deux centimètres peut-être. Cette constatation la fit sourire encore plus.


- T’es plus aussi grand comme ça c’est marrant, fit-elle en pouffant légèrement de rire

Elle le regarda encore un instant et sans pouvoir s’en empêcher elle s’avança et passa une main dans les cheveux blancs. Ils étaient doux les cheveux d’Ivan.


- Tes cheveux sont doux… c’est doux comme ça la neige ? demanda-t-elle en le regardant tout en frottant une mèche de cheveux entre ses deux doigts
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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Sam 10 Déc - 23:07

- Je vais te faire découvrir alors !

Quelle idée merveilleuse tu as là, ma belle enfant ! Nous pourrions commencer par un tour de la ville, par exemple ; vous me proposeriez une gargote fort sympathique où, selon vos dires, un cuisinier hawaïen ferait les mets locaux les plus délicieux de tout l’archipel. Nous serions allées y poser nos anatomies pendant quelques charmants instants pour parler de nos passions et déguster des viandes parfumées à la goyave dans une sauce caramélisée de mangue accompagnées d’un nectar fort goûteux d’arbousier ; l’ensemble serait servi pour le premier, sur une feuille de palmier et pour le second, dans une moitié de noix de coco. Vous rigoleriez gracieusement de votre rire enfantin aux blagues du cuistot, occupé à faire frire du poisson pêché le matin même sur une pierre volcanique. Là, après un dessert composé de fruit frais, alors que vous choisiriez un café de civette, je vous informerai que je paierai l’addition en appuyant d’un fort significatif clin d’oeil mon propos. Nous sortirions de l’auberge, plus instruits que jamais l’un sur l’autre, et je vous demanderai de me montrer la jungle luxuriante qui entoure la ville. C’est au moment où nous atteindront le point de la forêt le plus éloigné de la civilisation que je vous abattrai de sang-froid d’une balle dans la nuque au fond d’une grotte aux relents de moisissure, afin de vous faire part de mon profond mépris à votre égard, avant de fouiller dans vos poches pour me rembourser les dépens du soir et faire croire à un braquage ayant mal tourné. Je profiterai bien sûr des informations que j’aurai accumulées durant le repas pour aussi rendre visite à vos proches et à quelques-uns de vos amis les plus intimes, afin de bien appuyer la force de mon dédain.

- Enfin si tu veux bien évidemment.

Et voilà qu’elle le regardait de ses grands yeux brillants, ce qui donna l’idée à Ivan de les lui crever avec brindille de palmier juste après l’avoir abattue. Les enfants, ces créatures du diable aussi pertinentes qu’un musée sur l’histoire de pain d’épice...

Lorsqu’elle tendit la main vers ses cheveux, il eut un mouvement conditionné de recul, qu’il camoufla néanmoins bien habillement en faisant mine de changer de pose. Etant d’une taille considérable, Ivan n’avait pas l’habitude de voir des mains inconnues lui toucher la crinière. Particulièrement celles d’insolentes gamines sauvageonnes et probablement cannibales. Personne n’avait le droit de le toucher, bordel. PERSONNE.

- Cela dépend. Parfois, la neige est pure, luisante, telle une étoile, d’une couleur d’argent. Elle est douce lorsqu’elle vient en silence, langoureusement s’allonger dans le creux de la main ou s’accrocher aux longs cils avant de s’y évanouir en fondant. Elle est aussi tendre qu’une mère quand elle recouvre d’un lourd manteau blanc la terre et les arbres, qu’elle protège avec bienveillante jusqu’à ce que, comme chaque année, l’été ne l’assassine. Parfois, la neige est grise, pleine de poussière, de terre et de crasse, aussi laide et misérable qu’une vie humaine. Elle mord et griffe lorsqu’elle frappe le visage en une violente bourrasque de vent. La neige rend tout silencieux et gelé ; quand elle est là, tout semble mort. Tout est mort. Comme le noir, qui est là où la lumière n’est plus, la neige n’existe que quand la chaleur s’éteint. Le feu, plongé au coeur de la neige, s’éteint aussi sûrement que l’ombre s’élargit alors que le soleil se couche. Fragile, piquante, douce, destructrice, la neige est une belle contradiction qui, par ses vertus et défauts, se complète harmonieusement.

Comme moi, eut-il le désir de rajouter. Relevant les yeux, il esquissa un sourire discret.

- Je n’aurai pas la prétention d’affirmer que tant de discordante unicité se concentrerait au sommet de ma tête. Quoi qu’il en soit, je suis prêt à te suivre !

Dit-il en se relevant et faisant quelques pas vers la porte entrouverte qui les mènerait très certainement vers de somptueux paysages hawaïens où Ivan aura le loisir de gambader dans les bois ou de rouler dans l’herbe fraîche et pas du tout pleine de serpents venimeux avec une pelle entre les mains ; cette-même pelle qui lui aurait aidé, quelques instants plus tôt, à enterrer le corps de Moana sous un baobab.

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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Lun 19 Déc - 12:55

Totalement inconsciente des pensées pour le moins morbides qu’entretenait le russe envers sa petite personne, en même temps si elle avait pu lire dans ses pensées elle aurait pris peur je crois et le russe aurait pu voir une simple fusée brune dégageait le plancher plus vite qu’il n’en fallait a Arthur pour devenir ivre avec une simple bière. Mais elle n’avait pas ce pouvoir alors elle continua de sourire au russe, le prenant innocemment par la main pour le tirer dehors.

Elle guida le russe dans le palais, qui était assez grand. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle s’était perdue dedans, par contre elle se souvenait encore de la violente dispute qu’elle avait eu avec Francis et Arthur, elle les avait accusés de vouloir transformer son peuple, et en exemple elle avait montré le palais que ce faisait construire Kaméhaméha. Elle les avait accusés de vouloir écraser toute trace de sa culture et de transformer son peuple en un peuple froussard et froid. Elle avait tournée les talons et s’était carrément offert le luxe de claquer la porte derrière elle.

Elle secoua la tête et entraina Ivan dans les dédales qu’elle avait fini par connaître par cœur. Fallait dire qu’a force de se perdre elle avait appris à se déplacer dans le palais. Ils sortirent enfin du bâtiment et elle put enfin respirer à fond. Oui elle préférait nettement être dehors qu’a l’intérieur, avec tout ce luxe étaler et sautant aux yeux.


- Tu veux aller où ? on peut aller voir la forêt ou aller a la plage ou on peut aller voir là-bas, fit-elle en tendant le bras en direction d’une route s’éloignant du palais, c’est par là-bas qu’on vit vraiment, c’est dans le village que je vis, parce que c’est beaucoup mieux d’y vivre

Sous entendu « ici ce n’est pas la vraie vie et je ne m’y plierais jamais ». Elle était reconnaissante à Arthur et Francis de leurs aides, de l’avoir aider à se développer mais elle ne pouvait empêcher une certaine rancœur de se développer dans son doux cœur d’enfant face a leurs attitudes envers sa culture qu’ils piétinaient sans aucune considération, pareil pour Alfred. Non décidément, elle ne pouvait vraiment pas avoir confiance en des gens qui voulaient qu’elle comprenne leurs coutumes et leurs cultures sans faire l’effort de comprendre ses coutumes et sa culture et qui en plus, faisaient tout pour l’écraser sous prétexte qu’ils étaient plus « civilisés » qu’elle. Elle réfutait ça parce que ce n’était pas parce qu’elle vivait dans des huttes en bois et qu’elle s’habillait en peaux de bêtes qu’elle n’était pas civilisé. Parfois il lui arrivait de regretter ses ali’is, ses nobles. Même s’ils se faisaient la guerre, même si elle avait mal de voir ses enfants se battre, au moins pouvait-elle vivre comme elle le voulait.

Elle se sentait comme un oiseau à qui on a attaché un fil a la patte pour être sûr qu’il ne s’échappe pas, mais un jour elle s’échapperait et elle rejoindrait le ciel bleu qu’elle avait toujours aimé. Elle regarda Ivan en penchant à nouveau la tête, laissant sa petite main dans celle plus grande du russe. Elle attendait sa réponse, ça ne la dérangeait nullement d’attendre. Elle n’était pas impatiente malgré son caractère, comme dit plus tôt, elle aimait se laisser vivre. Elle suivait paresseusement le cours du temps, prenant son temps pour faire chaque chose.

Elle sourit en entendant la voix grave du russe déclarer que le village serait très bien pour commencer. Elle hocha la tête et partit en direction du sentier, le tirant par la main, un éclat de rire dans les yeux et un grand sourire joyeux aux lèvres. Elle finit par lâcher la main du russe un instant pour exécuter quelque pas de danse de hula. Elle reprit finalement la grande main du russe, fascinait par le contraste que représentaient sa peau caramel et la peau si blanche du russe. Elle lui adressa encore un grand sourire avant de l’entrainait sur le sentier.

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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Jeu 29 Déc - 23:01

Ce gigantesque palais royal était une honte à la géographie de ce pays ; d’épaisses dalles en béton et des briques s’empilaient de sorte à ne laisser passer aucun rayon de soleil ou coup de vent marin à l’intérieur. C’était bien là un style typiquement européen dont l’architecture avait pour but de protéger ses habitants d’un climat méditerranéen tout en faisant honneur au style néo-classique. Or, en ce lieu au microclimat paradisiaque, ces constructions étaient particulièrement inappropriées et ne permettaient guère de profiter à pleine mesure des splendeurs de ce pays. Le soleil était éclatant, d’un jaune miel, et réchauffait la peau à la manière d’une douce caresse alors que le vent, frais et salé, picotait légèrement le visage tout en emplissant les poumons de l’un des oxygènes les plus purs au monde. Ivan ce rappela de la Cité Interdite qu’il avait eu le loisir de visiter lors d’instabilités politiques en Chine : il y avait des salles sans murs, faites uniquement de colonnes finement sculptées et de drapées en soie d’une douce couleur accrochées aux plafonds de marbre. Comme le lieu était en hauteur, les tissus virevoltaient au grès du vent en de souples courbes tels des dizaines de ruisseaux, donnant l’impression aux habitants d’être au milieux d’une forêt ou de nuages, selon la couleur de la soie. L’extérieur et l’intérieur se confondaient et la cité semblait faire parti du paysage.

Ce genre d’endroits ouverts manquaient au paysage hawaïen ce pourquoi, une fois sorti, Ivan ressenti un grand soulagement envahir son âme comme si on avait enfin daigné ouvrir la porte du placard dans lequel on l’avait enfermé. Il desserra sa cravate et ouvrit les boutons de son veston, sentant enfin la véritable majesté de ce soleil du Pacifique. C’est étrange d’ailleurs comme le même astre nous semble différent en fonction du lieu où l’on se trouve ; une fois il pique les yeux et mords la peau et d’autres, il se fait bon et chaleureux comme le ventre d’une mère. Par la main, la gamine lui faisait dévaler des escaliers, longer des rues et contourner des maisons sans lui laisser véritablement le temps de regarder ce qui l’entourait. Tant mieux, l’émoi l’empêcherait de réfléchir à quelques sujets plus importants. Après tout, il n’était pas venu ici pour s’amuser tel un innocent jouvenceau et gambader à travers monts et pleines une fleur de monoi dans les cheveux.

Alors que Mohana l’emmenait dans le village où, selon ses dires, elle vivait, Ivan aperçut, un peu par hasard, quelque chose qui se dessinait entre les feuillages à leur droite, près de la plage. D’abord, il n’y prêta pas attention, n’ayant pas tout de suite reconnu ce qu’il venait de voir, mais très vite, le Russe ralentit considérablement le pas, la tête tournée vers la droite et les yeux légèrement plissées, pour mieux voir. Oh, il n’en croyait pas ces yeux... Quoi que, c’était prévisible. La chose qu’il venait d’apercevoir n’était autre qu’une bribe de l’armée anglaise qui avait visiblement établi ses quartiers dans la région. Alfred et Francis l’avaient pourtant assuré du contraire... Et depuis quand Ivan faisait-il confiance à ses ennemis ? Depuis quand faisait-il confiance à qui que ce soit, en fait ? Se donnant quelques claques mentales pour tant de naïveté, Ivan se rendit soudain compte qu’il c’était complètement arrêté, la main toujours lovée dans celle de sa jeune compagne qu’il avait complètement ignoré. Esquissant l’un des sourires les plus charmeurs de son répertoire, il dit :

-Excusez-moi, je vous prie, je viens de me souvenir de quelque chose d’important. Vous patienterez bien quelques instants le temps que je réglasse une affaire ?

Et sans attendre de réponse tant l’excitation lui montait à la tête, le blond fit quelques pas vers l’arrière avant de siffler et d’appeler en russe l’un de ces matelot qui avait décidé de poser son anatomie dans un bar à l’air libre. Celui-ci tourna la tête dans différentes directions avant de voir d’où sa Nation l’appelait. Au pas de course, il rejoignit Ivan et le salua en portant sa main à sa tempe et en faisant claquer les talons de ses chaussures.

- Вольно. Иди скажи своему капитану что английский и французский полки расквартировались на севере от царского дворца –se disant, il pointa un doigt en direction des campements anglais et français- и как видишь их там черезчур много что бы просто кукурузу защищать от воров. Гады чтото задумали. Надо и нам готовитса.

Spoiler:
 

Le matelot écarquilla les yeux et, saluant le Russe encore une fois, partit en direction du palais de Kaméhaméha. Fronçant les sourcils, Ivan le regarda courir tout en serrant les dents. Il ne savait pas encore comment il allait procéder ; ce genre de situations étaient toujours à prendre avec des pinces, il allait devoir être intelligent et diplomate. Ou pas. Puis, une idée lui vint en tête et il se retourna vers la Nation Hawaïenne :

- Dites-moi, je viens de remarquer la présence de soldats anglais et français, là-bas, près de la plage... est-ce le seul endroit où l’armée étrangère s’est fixée ou y en a t-il d’autres ?

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MessageSujet: Re: [HAWAII]Qui a dit que le Général Winter ne prenait pas de vacances ? [PV Russie]   Sam 7 Jan - 16:58

Elle regarda avec curiosité l’échange entre les deux russes, attendant avec patience qu’il est fini sa discussion. Elle lui offrit un autre sourire avant de pencher la tête sur le côté en réfléchissant. Elle reprit sa marche en réfléchissant.

- Hmmm il y en a partout sur l'archipel en fait…Arthur dit que c’est parce que je ne suis pas assez forte pour me protéger toute seule. Mais mes guerriers sont forts tu sais ? et puis je n’ai jamais eu d’ennui provenant des autres îles alentours. Les seuls problèmes que j’ai c’est avec mes ali’i. Je dois avouer que la présence des soldats mea-kipa y ai pour beaucoup mais…c’est vrai que j’aimerai qu’ils partent, ils font peur a mon peuple, et puis ils ne sont pas habillés pour supporter le climat de chez moi…ils sont souvent malade aussi, fit-elle en continuant de marcher, pourquoi tu voulais savoir ça ? Je sais ! s’exclama-t-elle, c’est pour te moquer d’Arthur quand tu le verras ! c’est ça ?

Elle lâcha sa main pour sautiller à côté de lui en tapant dans ses mains comme une gamine, un éclat de rire dans les yeux et aux bords des lèvres.

- J’adore faire ça moi ! après Arthur il devient tout rouge et il recrache son thé et il essaye de m’attraper mais il y arrive jamais, fit-elle d’un ton fier avant de s’arrêter et de regarder Ivan, mais tu sais y’a pas que les soldats d’Arthur ici, y’a aussi les soldats de Francis, mais lui c’est parce qu’il veut protéger ses gens ici. Y’a des gens de chez lui ils essayent de convertir mon peuple a une drôle de religion d’ailleurs. Franchement je ne vois pas ce qu’il y a de mal a croire en plein de dieux différents. Mais Francis il dit que ce n’est pas bien et qu’il faut croire en Jésus. Franchement moi je n’aurais jamais confiance en un mea-kipa qui s’appelle Jésus et qui en plus est né bizarrement. Pas que je dénigre la religion de Francis hein ? c’est juste qu’elle est marrante. Mais je ne comprends pas pourquoi moi je dois comprendre ses croyances et que lui ne veut pas comprendre les miennes.

Elle ne comprenait pas cela, elle devait se plier à tout ce qu’ils lui disaient mais jamais ils n’avaient essayé de découvrir sa culture et ses croyances. Pour eux ils avaient tout vus tout entendus et ils connaissaient tout. Mais elle savait que même les plus vieux apprennent toujours.

- Allez viens je t’emmène au village maintenant, fit-elle en retrouvant son ton joyeux

Elle reprit sa main et l’entraina sur les derniers mètres les séparant du village. Il était simple, quelques maisons en bois et en paille.


- Voilà, j’habite ici, fit-elle en souriant au russe

Elle resta agrippée a sa main et salua les villageois de la main en leur répondant en hawaiien. Elle rigola et entraina Ivan près d’un de ses guerriers qu’elle lui présenta comme étant le chef des guerriers hawaiien de l’île où il se trouvait. Après elle lui fit visiter le village.


- Et maintenant ? tu veux qu’on aille où ? a la plage ? ou on pourrait allez voir les cascades dans la forêt ou si tu en a marre on peut retourner au palais, fit Moana en le regardant

Elle attendait sa réponse, sa petite main toujours lovée dans celle plus grande du russe.


- Dis, pourquoi ta peau elle est si froide ? c’est parce que tes cheveux c’est de la neige ?
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