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 [Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine

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Huctia/Gaule

Curieuse guerrière voyageuse de la France celte


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MessageSujet: [Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine   Mar 15 Nov - 18:03

Huctia était seule dans le palais d'Aelius. Après plusieurs années de fuite incessantes, qui les avaient amenés elle et son enfant Bretagne jusqu'à Rome. La nation gauloise avait finalement fini par tomber entre les serres de l'aigle. Au début, elle avait considéré d'un très mauvais œil cette captivité, et était restée très farouche.

Mais au vu de la paix que Rome avait instaurée dans les états conquis, son pays compris, elle s'était faite à son sort. Le petit Francis, alors âgé de deux ans, arriva en se trainant sur le sol suivit d'Erwan ( qui avait environ cinq ans en âge physique) Ce dernier regardait d'un très mauvais œil ce petit frère qui menaçait de lui prendre sa mère.

- Mama !! C'est vrai ce que dis Erwan? Demanda le petit Francis en lui attrapant la robe pour attirer son attention.

- T'approches pas de ma mère !! S'énerva Bretagne jaloux.

Effrayé Francis se colla un peu plus contre la robe de sa mère et essaya même de l'escalader.

- Erwan voyons, le réprimanda Huctia en prenant la bébé nation dans ses bras, qu'est-ce-qu'il a dit Francis ?

- Que la paix que papa Rome à créer c'est du pipeau. Parce-qu’au fond rien a changé.

- C'est vrai !!

Gaule soupira, son ainé était insupportable de tout le temps vouloir dire du mal de Rome. Bon d''accord, il était celui qui les avaient privés de liberté. Et elle se voyait mal expliquer à un gamin de cinq ans qu'il fallait respecter, au moins, les bonnes actions de son adversaire.

- Papy Rome, il est comme tout le monde, il est méchant et il veut se servir de nous. Si mon père était là, ils nous auraient sauvés.

Huctia leva les yeux au ciel, tandis que Francis commençait à pleurer. L'enfant ne comprenait pas ce que Erwan disait, mais il sentait qu'il disait du mal de son père.


Dernière édition par Huctia/Gaule le Mer 18 Avr - 20:04, édité 1 fois
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Aelius Romulus/ Rome

Séducteur de la Méditerranée



MessageSujet: Re: [Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine   Dim 27 Nov - 10:01


Aelius marchait dans les rues, quelques papyrus roulés sur le bras. Il faisait chaud en cette journée et il se sentait d'excellente humeur. La cité était à nouveau prospère, la guerre civile n'était qu'un mauvais souvenir qu'il voulait rapidement oublier.

César avait fait de nombreuses choses pour pacifier les territoires conquis, en particulier la Gaule, récemment envahie par les romain. D'ailleurs le romain espérait vraiment que Hibernia ne lui en voudrait pas trop longtemps. Ou alors la prochaine rencontre serait explosive. Il faudrait qu'il pense à garder arme et armure sur lui au prochain rassemblement des nations.

La Gaule...

Très vite les villes allaient prendre de l'ampleur, s'embellir, le latin serait de plus en plus utilisé autant pour le commerce que pour les discussions de première importance. Déjà des voies romaines se bâtissaient ici et là, déjà des aqueducs voyaient le jour dans la province récemment conquise. Le culte des dieux gaulois n'avaient pas été interdit, non. Mais le culte romain était diffusé un peu partout dans l'espoir d'une rapide assimilation de la part des celtes.

Bientôt, ils pourraient assister aux spectacles des amphithéâtres ou des Colisée, ils pourraient assister aux courses de chars dans les hippodrome, profiter des thermes. La culture romaine serait étalée sous leurs yeux, Les gaulois allaient devenir des Gallo-Romains. Tout serait fait en douceur. Enfin il espérait que ça se passerait bien, qu'il n'y aurait pas trop de révoltes, il détestait les révoltes.

Parce qu'il n'aimait pas faire souffrir les autres nations en les réprimant ces fichus révoltes, surtout qu'il en comprenait les raisons en plus.

Qu'Huctia ne s'inquiète pas, la conquête de ses terres seraient synonyme de prospérité et de richesse, de paix. Son peuple ne souffriraient pas.

Tout irait bien. Il fallait s'en convaincre.

Il poussa la porte du lieu qu'elle occupait dans sa villa. Il entendit des pleurs et haussa un sourcil. Que se passait-il? Trois visages se tournèrent aussitôt vers lui. Le petit roux qu'était Erwan eut une moue boudeuse en le voyant, Huctia sourit légèrement et le visage de leur fils, qui était celui qui pleurait peu de temps plus tôt, s'illumina.

Quelque instant celui-ci s'agrippa à sa jambe en lâchant une série de ''papa'' en latin, qui aurait même fait fondre Germania lui-même. Se penchant il le prit dans ses bras, s'amusant de la blondeur des cheveux de son fils, alors que tout ses aînés les avaient brun ou noirs. De même pour les yeux de Francius, ils étaient bleus alors que ses fils les avaient vers ou noisette.

Il reposa son fils au sol et se dirigea vers la mère de ce dernier, ébouriffant les cheveux du petit Armorique au passage. Et retirant sa main à temps avant de se faire mordre. Oui, un Hibernia miniature, totalement. Et ça lui plaisait, il aimait bien le père du gamin.

«Avé Huctia....»

Il avait commencé à parler en latin. Mais si elle voulait utiliser sa propre langue, il n'y aurait pas de problème, il la maitrisait aussi après tout.
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Huctia/Gaule

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MessageSujet: Re: [Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine   Mer 11 Jan - 15:53

Huctia était en train de consoler son plus jeune fils quand Aelius arriva. Huctia lui souri gentiment lorsqu'elle le vit. Contrairement à Erwan qui commença à bouder. Elle déposa Francius sur le sol pour qu'il aille rejoindre son père.

La gauloise avait mené la vie dure à son colonisateur au tout début. Pensant qu'il allait asservir son peuple et se servir d'elle pour elle ne savait quoi. Elle avait d'ailleurs été assez surprise quand il l'avait autorisé à garder Erwan avec elle.

Mais au fil du temps, elle avait vu que Rome essayait de pacifier la Gaule. Pas en provoquant des bains de sang un peu partout (il y avait bien des révoltes ici et là) Mais en essayant d'intégrer son peuple au sien. Et après mûre réflexion, elle avait noté que c'était aussi le cas des autres nations conquises.

Même si aucunes de ces nations ne seraient mieux intégrés que celle d'Hellas, donc Aelius s'était vraiment beaucoup inspiré.

Son pays commercial mais assez rustique c'était peu à peu civilisé, même s'il restait encore beaucoup de travail avant que la Gaule ne ressemble totalement à l'empire romain. Et puis c'était mieux ainsi. Elle ne voulait pas voir sa civilisation disparaitre trop vite.

«Avé Huctia....»

- Avé chef des emplumés.

Huctia venait de répondre en latin. Elle avait des difficultés avec cette langue. Mais avait fait l'effort de l'apprendre. Elle se souvenait encore de la tête qu'avait faite Rome quand elle lui avait dit ça pour la première fois en latin. C'était l'une des premières phrases qu'elle avait demandé qu'on lui enseigna. Et elle en était fière en plus!

- Nous étions en train de parler des changements qu’avait occasionnés l’invasion de mon pays.
La Gaule a bien changé depuis ta victoire à Alésia.

Hrp: Petit post, mais je vois vraiment pas comment je pourrais l'améliorer.
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Aelius Romulus/ Rome

Séducteur de la Méditerranée



MessageSujet: Re: [Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine   Dim 22 Jan - 21:50

- Nous étions en train de parler des changements qu’avait occasionnés l’invasion de mon pays. La Gaule a bien changé depuis ta victoire à Alésia.

Pendant un instant il crut à un reproche. Mais, comme quand elle lui avait donné ce surnom quelque peu étrange mais pas offensant, elle lui sourit. Il se reprit alors et dit, avec aplomb, reposant son fils au sol.

«Certes mais en bien. Tes routes qui jusqu'ici étaient de mauvaises qualité, juste en terre, deviennent petit à petit des voies romaines, ce qui va favoriser les échanges. Tes villes s'agrandissent progressivement, deviennent plus belles, plus attirantes pour des gens cherchant un nouveau lieu de vie mais aussi plus sûres.» Il eut un petit sourire taquin, joueur avant de dire, d'un ton léger «Et si je ne me trompe pas tu apprécie certains monuments typiques de chez moi non?» En riant il évita la coupe que la gauloise lui lançait.

Oui elle appréciait grandement le théâtre, le Colisée mais aussi les thermes. Elle l'avait harcelé pendant des semaines pour qu'il l'emmène à l'hippodrome voir une course de chars. Tout comme les totalité de ses enfants qui ne voulaient rater aucuns de ces spectacles. C'était parfois épuisant de concilier tout ça avec ses tâches de nations. Il avait à peine le temps de faire quelques sourires ravageurs ici et là.

...hum Il s'égarait là.

La modernité avait suivie rapidement la colonisation. Arènes, théâtres, thermes, écoles avaient poussées ici et là, dans un système de construction typiquement romain. Le latin se rependait petit à petit dans le pays, également grâce au commence qui allait à son tour s'accroitre grâce aux routes en construction. Tout s'emboitait parfaitement. Nul doute que le peuple aimerait tout ça autant que leur nation bien-aimée.

«Ton latin devient meilleur de jour en jour. Mais si tu te sens plus à l'aise dans ta langue à toi...je la connais assez pour soutenir un conversation tu sais? Tu n'as qu'à le dire!»

Il n'était ni un rustre, ni un cruel envahisseur. Il ne voulait pas la forcer à parler sa langue si elle n'était pas encore très à l'aise. Il maitrisait relativement bien les langues celtiques, un peu grâce au premier mari de la gauloise justement, mais aussi à la guerre des Gaules et cela lui avait été utile pour communiquer avec les peuplades ne parlant pas un mot de latin. Il avait même crut voir un certain respect de la part de ces peuples conquis, qui voyaient la nation conquérante, qui avait gagné, leur parlant dans leur langue.

Mais tout deux savaient que la romanisation de la Gaule ne s'arrêtait pas à la conquête militaire de César, avait commencé bien avant. Ce n'était pas comme s'ils étaient de parfait inconnus avant que son actuel dirigeant ne lance cette conquête. Il la connaissait depuis bien longtemps, alors même qu'il n'était qu'une petite nation tenant encore faiblement sur ses jambes, il la connaissait déjà, même s'il voyait plus souvent Hibernia!

Il se demanda vaguement si elle le détestait. Après tout il l'avait envahis, lui avait pris ses terres, elle avait perdu, en quelques sortes, les hommes libres des villes à qui César avait offert la citoyenneté romaine 5 ans auparavant. Le latin était de plus en plus utilisé dans les villes également. Et puis la présence de Francis signerait, un jour ou l'autre, sa fin. Sans compter qu'avec cette conquête, elle ait été séparé de son autre fils, Maartenus, qu'elle avait eu avec Germania.

La Pax Romana n'allait pas faire d'eux les meilleurs amis du monde. Ca risquait de prendre du temps, même beaucoup de temps. Et malheureusement que deux nations aient un enfant ne voulaient pas forcement dire qu'elles s'aimaient (remarquez chez deux humains non plus!).

Il avait cependant besoin de savoir une chose, une seule. Il n'avait guère osé poser la question auparavant, sans doute par crainte d'une violente dispute. Cependant il songeait que il faudrait bien en parler calmement, comme de grandes nations qu'ils étaient tous deux, au lieu de ruminer chacun dans un coin.
Mais avant ça, un dernier détail à régler.
Il se tourna vers son fils blond et lui dit, dans un sourire «Antonius te cherchait, si tu allais le voir?»
L'enfant ne se fit pas prier et se précipita vers la chambre de son demi-frère en poussant un cri de joie. Un regard à Erwan lui signifia d'aller le rejoindre mais l'enfant refusa de bouger.
«Tu ne veux pas aller t'amuser?
- Je ne laisserais pas mamai avec toi!
- D'accord, d'accord si tu veux rester, reste mais la conversation pourrait t'ennuyer

Il se tourna ensuite vers la gauloise et demanda, après avoir murement réfléchi à ses paroles, ne voulant pas déclancher une violente dispute: «Mais toi? Que penses-tu de tout ça? Dis le moi sincèrement, en latin ou dans ta propre langue, peu n'importe







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Huctia/Gaule

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MessageSujet: Re: [Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine   Lun 6 Fév - 16:45

La coupe qui aurait dû percuter Rome alla rebondir contre le sol. Raté. Dommage, elle aurait plus de chances la prochaine fois. Même si c'était vrai, elle n'aimait pas que Rome fasse allusion à sa passion pour les hippodromes. Certes, elle l'avait bien harcelé trois semaines entières pour qu'il la laisse accompagner les enfants voir ça. Huctia adorait voir tous ces chevaux galoper à une vitesse folle.

Sa deuxième grande passion, c'était le théâtre. Elle en avait déjà vu quelques uns quand elle accompagnait des transports de marchandise vers les ports grecs. Mais les théâtres latins, bien qu'ils s’inspirent des théâtres grecs, étaient différents de ceux-ci.

- Hellas a de la chance. Sa civilisation passera surement les siècles. Quelqu’un se souviendra-t-il des gaulois dans plusieurs siècles? Nous n'avons aucuns écrits...

Par contre elle n'appréciait pas du tout les arènes et le cirque. Sans doutes parce qu’on offrait des esclaves gaulois aux lions la première (et seule) fois où elle y était allée.

Gaule avait bien faillit étriper l'empereur à se moment là d'ailleurs. Et Rome avait subit ses foudres pendant 2 mois entiers, avant qu'elle ne se calme.


«Ton latin devient meilleur de jour en jour. Mais si tu te sens plus à l'aise dans ta langue à toi...je la connais assez pour soutenir une conversation tu sais? Tu n'as qu'à le dire!»

-Comme tu voudras. Répondit la gauloise en reprenant sa langue originelle.

Elle regarda le petit Francis qui triturait ses vêtements d'un air interrogateur. Huctia se souvenait encore de se qu'elle avait ressentit quand l'enfant était né. Elle avait compris qu'Erwan et Marteen n'étaient pas ses héritiers comme elle l'avait toujours crût. C'était le petit blond qui hériterait de la plus grande part de son domaine.

Le futur pays que représenterais Francis serait donc le fruit de la déchéance celtique par apport aux romains. Il terminerait ce que la Pax Romana avait commencé. Inutile de dire qu'elle avait été prise d'une soudaine haine envers le poupon. Ne pouvant plus se venger sur Aelius, Francius avait bien faillit payer pour son père la déchéance de la Gaule.

Le fait que son peuple soit heureux pendant cette période prospère n'avait en rien supprimé le conflit entre eux. Il contribuait juste à l’atténuer. Mais si les gaulois choisissaient de reprendre les armes pour expulser l'envahisseur, Gaule n'hésiterait pas à les suivre.
Peut importais ce qu'Aelius avait fait pour elle.

" Et bien sûr je garderais les thermes, les hippodromes et les théâtres. Ainsi que tous ces... comment ils appellent ça déjà? Ah oui,Aqueduc."


Bref, se n'était pas le grand amour entre eux deux. Et ça ne risquait pas de l'être avant longtemps. Mais ça Rome devait en être conscient. Après tout, se n'était pas la première fois qu'il privait une nation de sa liberté.

«Tu ne veux pas aller t'amuser?
- Je ne laisserais pas mamai avec toi!
- D'accord, d'accord si tu veux rester, reste
mais la conversation pourrait t'ennuyer


Elle regarda son plus jeune fils s'éloigner à la rencontre d'Antonius. Comme s'était là, son colonisateur avait quelque chose d'important à lui dire. Elle s'arrangerait pour faire partir Bretagne si elle sentait la dispute arriver. Il serait capable de se mettre à mordre et à griffer Rome. Elle était la seule à avoir le droit de faire ça.

«Mais toi? Que penses-tu de tout ça? Dis le moi sincèrement, en latin ou dans ta propre langue, peu n'importe

Ce qu'elle pensait de tout ça? Oh ben pleins de choses.
Elle décida de
lui parler en celtique.


- Toutes ces innovations sont impressionnantes, et c'est vrai que la Gaule a changée de manière positive.

- Je suis sûr que papa aurait pût faire mieux que lui! Répliqua Erwan.

- Mais j'ai peur que cet avancée n'occulte les véritables origines de la Gaule. la civilisation romaine force les druides celtiques à se replier de plus en plus vers les forêts. Bientôt elle disparaitra, comme celle de Kemet ou d'Hispania.

Si c'était un reproche? Oui, s'en était un. Qu'elle nation aimerait voir son peuple disparaitre progressivement. Même si la vie dans son pays s'était améliorée.

D’ailleurs, c'était pour essayer de sauver cette culture qu'elle demandait des sangliers à table.
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Aelius Romulus/ Rome

Séducteur de la Méditerranée



MessageSujet: Re: [Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine   Ven 13 Avr - 20:04

Gaule était différente de Sophia, c'était là un fait incontestable. La Grèce et Rome s'entendaient très bien, pouvant parler des heures entières sur un sujet, débattant et philosophant sur de multiples sujets. Ils se comprenaient très bien et probablement que personne ne pourrait égaler Grèce dans son cœur malgré ses habitudes de séducteur.

Il aimait toutes la famille qu'il s'était créer, avec ses femmes et ses enfants autour de lui. Égypte aussi...mais en ce qui la concernait c'était légèrement différent. Hispania aussi était différente, ressemblant plus à Gaule mais en même temps...

Gaule.
Il était né depuis peu de temps quand il l'avait vu pour la première fois.
Il était resté caché derrière l'adolescent roux qu'était Hibernia, jusqu'à ce que celui-ci, d'une taloche, le pousse devant l'autre nation pour qu'il se présente dans les règles. il avait bafouillé et elle avait éclaté de rire, redoublant même son hilarité devant la moue déconfite du petit romain. Finalement elle avait eu pitié de lui (ou du calvaire qu'il semblait vivre) et s'était présenté.

A l'époque il n'était pas vraiment beaucoup plus civilisé qu'eux. Ils étaient même assez proche d'eux.

Aujourd'hui...
Il était déjà craint dans tout le bassin méditéranéen, avait conquis de nombreuses terres.
Chassant le souvenir de Carthage, il se rendit compte qu'il avait grandit tellement vite, trop vite selon certains de ses semblables. Mais il était déjà si fort que beaucoup reculaient face à lui, d'autres ne se frottaient pas (encore?) ouvertement à lui. Et de son côté, il savourait la paix actuelle, la fin de la guerre civile, et profitait de ceux de sa famille qui étaient présents ici, sans oublier de penser à ceux qui n'étaient pas là.


Antonius déjà si vif et robuste, une future grande nation, cela se sentait pour eux nations déjà vieille (quoique pour Aelius...). Héraclès rêveur mais lui ressemblant beaucoup sur certains points, un enfant déjà fort qui transmettrait la mémoire de son pays. Ce dernier se trouvait avec sa mère sur leurs terres, loin d'ici, et manquaient beaucoup au romain. Gupta était pareil, tout à fait pareil, et l'attendait aussi en Égypte, né récemment lui aussi. Et Francis venait d'arriver, un fils de plus dont il, il n'en doutait pas, serait fier un jour. Un fils déjà différent de ses frères, par ses yeux d'un bleu couleur océan et des boucles couleur des blés sa peau pâle alors que ses frères avaient une peau bronzée par le soleil de la méditerranéen, des cheveux sombres comme ceux de leur père et des yeux dorés, noisette ou verts.

Quelque part, il avait toujours un petit faible pour le dernier arrivé dans la famille, peut-être un instinct protecteur?

Il entendit des rires par la fenêtre et y jeta un coup d'œil, voyant l'aîné de ses fils courir joyeusement dans l'Atrium, sautant même à pieds joints dans le bassin d'eau, au grand désappointement du jeune esclave qui tentait de l'attraper sous les rires de Francius.

D'accord il avait un petit problème d'autorité..
Il mettrait les choses au point avec ses enfants plus tard, et avec les gens à son service aussi.


«César admire beaucoup ton peuple tu sais?»

Elle avait évoqué sa crainte d'être oublié, que son peuple soit oublié. Lui ne connaissait pas cette crainte, sachant que sa civilisation déjà brillante avait marqué le monde et qu'il y en aurait toujours une trace. Des écrits, des monuments, une culture, une langue....tout ce que son peuple avait construit était fait pour durer.

«C'est vrai, ton peuple n'a laissé aucun écrit...Mais les romains en ont laissés sur vous...ce qui au fond revient au même! Rassures-toi la plupart de ces traces écrites sont flatteuses. Mon peuple admire le tiens, malgré tout ce qu'il dit qui pourrait faire penser le contraire»

La guerre des Gaule.
Nul doute que cet écrit, il en était certain, marquerait un jour ceux qui prendraient leur place.


Ils restèrent un court moment sans rien dire puis le romain décida de se lancer «Que dirais-tu d'une promenade, avec les enfants si tu veux? J'ai fini tout ce que j'avais à faire. Tu as l'air de t'ennuyer à l'intérieur!»
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Huctia/Gaule

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MessageSujet: Re: [Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine   Mer 18 Avr - 19:35

Elle ne plaisantait pas pour les sangliers. Elle en réclamait réellement tous les soirs. Bien sûr les cuisiniers romains n'en avait pas toujours en stock et là, elle faisait exprès de s'énerver avant de prendre quelque chose qu'il y avait sur la table. Cela faisait rire les enfants et Hispania.

Mais lorsqu'Hellas était là, elle ne pouvait pas se permettre de le faire. La Grecque était très à cheval sur le savoir-vivre. Dans ces moments là, Huctia se faisait toute petite et se dépêchait de manger pour pouvoir les laisser à leur "club de civilisés"

Pourtant, il fut un temps ou Rome n'était pas si différent d'elle ou d'Hibernia. Il ressemblait plus à un petit "barbare" (comme on dit) qu'à une personne civilisée. Elle se souvenait encore quand Hibernia lui avait présenté le futur empire. Le pauvre était tout intimidé et il avait fallut que l'ainé des nations masculines le force à se présenter. Au bout de quelques minutes, elle avait finalement finit par dire son nom. Amusée par la timidité d'Aelius.


" Qui aurait crût que cet enfant même pas fichu d'aligner deux mots devant fille deviendrait un empire qui conquérait une bonne partie des pays méditerranéens."


Il avait bien changé le petit gamin, et aujourd'hui c'était lui qui pourrait se moquer d'elle autant qu'il le voulait. Bien sûr elle aurait répliqué, mais sa marge de manœuvre était mince.
Mais nous savons déjà comment il s'était comporté avec elle.

Elle caressa les cheveux roux d'Erwan. Ayant été séparée du futur Pays-Bas peu après la naissance de ce dernier, elle avait reporté tout son attention sur le petit Bretagne.

Donc, maintenant que Francius était arrivé, il supportait mal que sa mère se désintéresse un peu de lui. Le plus jeune de ses enfants ressemblait vraiment beaucoup à Germania. En fait on ne voyait presque de rien de latin chez lui.

Peut être avait-elle involontairement voulu le marquer physiquement genre " c'est MON enfant aussi"

Pendant qu'elle regardait le futur France se joindre à Antonio pour embêter l'esclave qui commençait à pousser des cris de désespoir. De sacrés petits monstres ces deux là.

«César admire beaucoup ton peuple tu sais?»

Non, elle ne le savait pas. Pour elle, il était surtout celui qui l'avait mise à genoux. Même si elle ne niait pas qu'il avait fait des choses bien. D'après ce qu'elle avait pût entendre, certains de ses prédécesseurs avaient été pires que lui...

- Cette admiration ne l'a pas empêché de l'envahir. Mais César ne sera pas éternel. Que se passera-t-il quand il mourra?

«C'est vrai, ton peuple n'a laissé aucun écrit...Mais les romains en ont laissés sur vous...ce qui au fond revient au même! Rassures-toi la plupart de ces traces écrites sont flatteuses. Mon peuple admire le tiens, malgré tout ce qu'il dit qui pourrait faire penser le contraire»

c'est vrai que les romains, et surtout les grecs, avaient beaucoup écrits sur les gaulois. Mais elle n'avait pas tout lus et craignait que ce qu'il resterait renverrait une image fausse de ce qu'étaient les gaulois réellement. Elle resta un instant songeuse.

- Moi, je t'oublierais pas mamaï. Promit Erwan en décochant un regard mauvais à Rome.

«Que dirais-tu d'une promenade, avec les enfants si tu veux? J'ai fini tout ce que j'avais à faire. Tu as l'air de t'ennuyer à l'intérieur!»

A ce moment là, Francis revint tout mouillé accompagné d'Antonio. Les deux enfants avaient bien besoin d'un bain de soleil pour sécher. Et à vrai dire, elle aussi avait besoin d'un peu d'air frais. Rester enfermer toute la sainte journée n'était pas son fort. Et effrayer les esclaves ne l'amusait plus.

- Très bien, allons faire un tour dehors. Nous en profiterons pour aller voir des monuments de la ville.


- On ira voir le Circus Maximus ?

La dernière fois qu'ils avaient emmené Francis là-bas, le petit blond c'était endormi avant leur arrivée. Il n'avait donc pas vu ce monument et n'arrêtait pas de les harceler pour pouvoir le voir.

- Rome, avant tu étais une nation "barbare". Qu'est-ce-que ça t'as fait de devenir civilisé.

Avant, il paraissait impossible à Huctia de voir la gaule devenir civilisé. Elle pensait qu'elle resterait toujours comme avant. Comment cela c'était passé pour le jeune empire.

- Je viens avec vous. Je vais pas laisser mamaï avec tout ces civilisés. Décida Erwan, alors qu'il était déjà compté dans la liste des participants.

- Je peux venir aussi?

Cette fois, c'était Antonio qui parlait. Ils avaient le choix entre le laisser ici, dans ce cas il passerait sûrement son temps à ennuyer les esclaves, ou le laisser venir. Mais il avait bien le droit à une promenade lui aussi.

- Eh bien, puisque tu es un enfant, je suppose que oui.

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Aelius Romulus/ Rome

Séducteur de la Méditerranée



MessageSujet: Re: [Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine   Ven 24 Aoû - 9:53

«Qui aurait crût que cet enfant même pas fichu d'aligner deux mots devant fille deviendrait un empire qui conquérait une bonne partie des pays méditerranéens?»

Il eut un petit sourire gêné. Il se souvenait très bien de sa vie à cette époque. Jouant avec les loups pendant que la cité se construisait. Son peuple n'était pas composé (encore) de gens très dignes, Rome ayant été une terre d'asile, pour que Romulus se compose un peuple. Peuple d'homme ayant enlevé toutes les jeunes filles d'une cité. Et cela avait failli virer à la guerre. Comme il avait eu peur de disparaître (déjà) ce jour-là.

Au début, c'était vrai que son peuple se rapprochait plus des barbares que des gens civilisés.
Même si cela n'avait pas durer.


«Tu étais quand même la seconde nation que je rencontrais, et la première nation féminine. Je ne savais que confusément ce que j'étais. Normal que j'ai été troublé

A l'époque il avait plus ou moins l'impression de savoir ce qu'il était, même si tout était confus dans ses sentiments. C'était Hibernia et Gaule qui lui avaient appris à être une nation. Même si rapidement des combats avaient éclatés entre eux, combats qui l'avait renforcé et peu à peu il s'était élevé, se civilisant et devant, petit à petit, plus fort qu'eux.

Quand ses fils revirent et désirèrent participer à la promenade, il ne refusa pas. Il adorait passer des moments avec sa famille. Raison pour laquelle il tentait de la rassembler au même endroit. Quand Francius redemanda à voir le cirque maximus, il sourit et lui ébouriffa les cheveux.

«Bien entendu! Mais tu tiens la main de ta mère,d'un de tes frères, ou la mienne d'accord? Tu ne dois pas t'éloigner, la ville est très grande.»

L'enfant eut un grand sourire et courut vers Antonius, lui attrapant la main. «D'accord je resterais sage avec 'Tonius»

Aelius se rendit alors compte que l'enfant avait délibérément choisi son frère hispanique au détriment du petit celte, comme une impulsion non réfléchie. Avait-il mal compris ce qu'il avait dit? Ou pensait-il queson pèrei préférait qu'il reste avec Antonius? Voyant que Erwan avait fait une moue agacée, il craignit soudain des disputes sous peu. Sans compter que, depuis sa naissance, le petit gallo-romain avait toujours montré sa préférence pour son aîné latin.
Cela était-il un signe?
Il ne savait pas et ne préférait pas s'avancer.
Même si l'idée que ses files reste une fratrie unie dans l'avenir lui plaisait.

«Et bien, direction le cirque.»

Les rues étaient animé ces temps-ci, les chars passaient dans les rues, les gens parlaient ici et là. Il vit quelques vestales qui prenaient de l'eau à la grande fontaine près de laquelle ils passèrent. Il faisait très chaud mais ici c'était presque une température normale.

«Rome, avant tu étais une nation "barbare". Qu'est-ce-que ça t'as fait de devenir civilisé?»

Il n'avait-il pas répondu tout de suite à cette question, la fuyant presque.

Parce qu'il ne savait pas vraiment quoi répondre.
Parce que lui était, à la base, une simple petit cité qui s'était agrandie, encore et encore, jusqu'à devenir un empire.
Il avait vu les générations se succéder, encore et encore.
Il avait vu la cité s'organiser, se fortifier.
Il avait vu le commerce devenir de plus en plus important, l'armée se renforcer.
Les enfants étaient de mieux en mieux éduquée
.

«Qu'est que cela fait de devenir civilisé? C'est une bonne question. Je n'ai pas vraiment vu ça venir. Cela s'est fait petit à petit, comme une cité bâtie pierre par pierre. Rien ne s'est fait du jour au lendemain. Je ne me suis pas retrouvé comme je le suis aujourd'hui en un jour.» plaisanta-t-il, regardant ses fils s'amuser à s'éclabousser avec l'eau de la fontaine alors qu'Erwan se contentait de se regarder dans l'eau. «Disons...que, peu à peu, j'ai vu les choses autrement. Se civiliser apporte des bienfaits, même si on doit renoncer à pas mal de choses aussi. Je suis beaucoup moins libre qu'avant,j'ai plus de responsabilités.... par rapport à mon peuple. Les humains dépendent pas mal de moi et de mes avis, et moi d'eux parce qu'ils prennent beaucoups plus de décisions importantes. Je participe à leur réunions, je ne peux quitter la ville sans prévenir. Ce n'est pas comme toi ou Hibernia qui pouvaient aller d'une de vos cités à une autre. Disons que mon peuple est beaucoup plus conscient de certaines choses

C'était dur à expliquer.
Et il ne savait pas s'il l'avait bien fait
.

Mais quand il voyait ses bâtiments, ses habitants heureux, la vie paisible à Rome....Il se disait que la civilisation ne lui avait apporté que des choses positives, en échange de quelques désagréments.
Mais il ne regrettait rien.
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[Rome, -44, quelques mois avant la mort de César] Devenir Gallo-Romaine

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