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 Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]

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Hermann/Germania

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MessageSujet: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Sam 19 Nov - 13:33

Les temps étaient plus cléments, enfin les étendues de glace qui lui barraient la route du continent avait fondues, lui laissant chemin libre pour son expansion. Les mauvaises langues vous diront que le guerrier fuit juste sa femme qui vient de lui mettre au monde son troisième fils et qu'au fur et à mesure des maternités, son caractère empirait. Le blond vous rétorquerait qu'il n'obéissait juste qu'à ses chefs et à la propagation de sa culture. Même si certes, il pouvait vous avouer que Sunhilde était tout bonnement effrayante parfois, mais cela ne remettait bien sûr pas en cause son amour envers la première femme de sa vie, sinon il ne l'aurait pas engrossé trois fois -preuve d'amour suprême dans la tête du jeune blond à peine sorti de son adolescence-.


Devant lui se dressaient d'immenses forêts sombres, des collines noires, de grandes rivières et quelques plaines où paissaient des cervidés. La terre chargée d'humus lui prouvait qu'elle était fertile et le climat frais et le brouillard qui cachait le sommet des buttes montrait qu'on y manquait pas d'eau. C'était là que ses chefs voulaient s'établir, dans cette contrée rude aux premiers abords, qui semblait vide de présence humaine. Pourtant, il savait malgré toute son ignorance que cette terre devait bien appartenir à quelque nation, quelqu'être comme lui et Sunhilde, des immortels ayant besoin des hommes pour survivre, grandir et devenir forts. Qui vivait dans ces ingrates forêts : un enfant sauvage comme il le fut il y a de ça trop longtemps pour qu'on souvienne, une jeune nation comme lui ou encore, une vieille nation sur le déclin ?


Le jeune blond s'accroupit pour toucher la terre : elle était froide et humide, elle collait aux doigts, elle était quasiment toute noire. C'était étrange pour lui qui venait d'un monde plutôt couvert par des neiges qui ne voulaient pas fondre, de passer du blanc au noir comme ça, comme si en traversant la mer, il se retrouvait dans une sorte d'autre monde. Il espérait qu'il n'était pas dans un des mondes issus des histoires des humains qu'ils se racontaient au coin du feu le soir après avoir mangé et bu. Il avait surtout peur de voir des créatures difformes, lui qui rêvait plutôt d'autres demoiselles-nations, des filles comme Scandi, mais en moins lunatiques. Parce que les humaines ça ne dure jamais longtemps, et ça ne permet pas de se bâtir un empire et de résister aux autres nations, car il savait qu'elles existaient, il ne les avaient jamais vues, mais des voyageurs qui partaient toute leur vie dans le monde pour l'explorer, racontaient en revenant tant de choses...


Un craquement dans les bois. Le blond banda son arc. Si c'était une présence hostile, cela ferait bientôt un ennemi de moins. Si c'était un gibier, cela ferait un bon repas pour ce soir. Et si c'était une jolie femme qui ramassait du bois par exemple -elle pouvait cueillir des champignon, peu lui imporatit-, cela ferait son repos après son repas. Avançant précautionneusement, ses yeux verts scrutaient tout autour de lui, espérant qu'il ne tomberait pas dans une embuscade. Et soudain, près d'un énorme tronc d'arbre, il aperçu une silhouette longiligne, avec une sorte de longue cape et de longs cheveux roux. De dos, la personne ne semblait pas être extrêmement râblée, peut-être une femme de ses contrées ? Elle était contre un arbre et ne semblait pas bouger.


- Toi !


Mais la personne refusait de se retourner, ni de quitter son arbre. Ne le comprenait-il pas ? Fort possible. Mais pourquoi la rousse ne s'enfuyait-elle pas non plus ? Voulait-elle l'attaquer ? Désirant au moins attirer son attention et avoir le cœur net sur les intentions du chaperon vert, il tira sa flèche dans le tronc de l'arbre, à quelques centimètres de la tête de l'individu pour le moins suspect.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Sam 26 Nov - 16:44

Les terres que les celtes occupaient à cette époque n'allaient pas beaucoup plus au nord que la région que l'on appelait Germania. Quel intérêt de se fatiguer à conquérir un territoire au climat plus froid, plus hostile, et qui devait sûrement abriter quelques créatures peu fréquentables ? Quoiqu'il en soit, Ruanaidh n'avait jamais tenté de savoir ce qui se passait vraiment là-bas et ça ne l'intéressait pas. Il était déjà satisfait de ce qu'il avait acquis ces derniers temps, et vu le temps qu'il prenait à voyager d'un bout à l'autre de ses possessions, il s'épargnerait volontiers des centaines de kilomètres en plus.

L'Europe quasi entière lui appartenait et son peuple était dispersé ici et là, formant un certain nombre de tribus auxquelles il rendait visite quand il passait dans le coin. Pour le moment, il se trouvait précisément en Germanie, croisant au passage des raurarques, des carnis, des boïens et des taurisques pour ne citer que ceux-là (ce sont évidemment des noms de tribus, et pas de je ne sais quel animal de l'antiquité).

Comme souvent lorsqu'il se présentait, les celtes l’accueillait sans heurts, sachant inconsciemment à qui ils avaient affaire, puis ils mangeaient, buvaient, les grands classiques en somme. Souvent, ils exagéraient un peu et se retrouvaient face à des lendemains difficiles. Ruanaidh était cependant fort d'une certaine résistance et seul un petit mal de crâne se chargeait de lui rappeler le nombre de cervoises bues la veille.

C'était si peu de choses qu'il ne voyait pas en quoi ça l'empêcherait d'aller chasser. Le gibier était légion dans ces contrées, il finirait forcément par tomber sur quelque chose d'intéressant. Ses pas le menèrent à travers les bois et bientôt il repéra un groupe de biches. Vu qu'avoir un cerf et toutes ses suivantes sur le dos ne l'enchantait guère, Celte s'appuya contre un arbre et attendait en silence qu'une des bêtes s'éloigne du reste.

Il avait dû s'assoupir, car il ne s'était en rien attendu à ce qu'une flèche se retrouve a deux doigts de son chef. Empoignant son glaive, il fit volte-face...et se retrouva face à un genre de personne qu'il n'avait jamais rencontré auparavant. Les longs cheveux blonds et le teint pâle, ça ce n'était pas inconnu, de plus cette nouvelle rencontre avait les yeux verts comme les siens. Elle était habillée d'épaisses fourrures, Ruanaidh ne pouvait donc pas évaluer sa corpulence, mais par les traits plutôt fins de son visage, il lui sembla logique qu'elle soit une femme.

Eh oui. Malgré son air dur et sa mâchoire carrée, ce devait être une femme. Il ne se doutait nullement que la blonde l'eut pareillement pris pour ce qu'il n'était pas quand elle le voyait de dos. De face, l'erreur n'avait plus lieu d'être au vu de la pilosité faciale de Celte. Élément qu'il ne retrouvait pas chez son vis-à-vis.

- ...Et que fait une belle jeune fille perdue dans les bois ?

L'arme rangée dans son étui, il s'approcha doucement d'elle, qu'elle comprenne qu'il ne lui voulait rien. Pas de mal, du moins. Ah, jeunesse fougueuse et impétueuse. Non pas qu'il comptait profiter de cette présence ici et maintenant, mais presque. Seulement si elle était disposée à. Si elle était disponible, aussi. Peut-être ses autres femmes, Sterenn ou Huctia n'auraient pas apprécié, mais qu'est-ce qu'elles en sauront ?

- Sinon, vous habitez chez vos parents ?

Non, ceci n'est pas de la drague de seconde zone, mais une question pour savoir si oui ou non son interlocutrice était mariée - à l'époque, on vivait soit chez ses parents, soit chez son mari - et...Et puis prenez ces propos comme bon vous semble après tout.

Et non, le regard perçant de l'inconnue ne le déstabilisait nullement. À vrai dire, Celte était plus amusé que réellement intéressé, ignorant tout de l'identité de son hypothétique amie.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Dim 27 Nov - 16:08

Ah. Enfin une réaction. La diplomatie à la germanique, parfois ça avait du bon. Rien de tel qu'une flèche pour briser la glace... Ou pour réveiller une personne assoupie contre un gros tronc. Le chaperon vert d'où s'échappait de longues mèches rouges se retourna, yeux verts flamboyant de colère de s'être fait agressé ainsi, épée et main et... poils sur le visage. Perdu. C'était un mec. Qui s'habillait donc comme les filles de chez lui. Oui, il n'y avait que les femmes pour porter ce genre de trucs, et ces breloques, et ces couleurs sur la tunique en dessous ! Il était tombé sur une drôle de contrée ! La première rencontre qu'il faisait, c'était un homme travesti !


Le Germain vit un sourire fendre le visage du rouquin qui avait rengainé son arme et qui s'avançait vers lui, comme un gamin s'avance vers un renardeau qu'il tente d'apprivoiser. D'un côté, le blond avait envie de reculer, le sourire trop grand pour être honnête de l'individu louche en face de lui ne lui disait rien qui vaille. Mais, il était un guerrier. Et un guerrier ne recule pas. Surtout pas face à une femme à barbe ou peu importe qu'était la créature de la forêt.


Il engagea la conversation mais le Germain comprenait mal. Enfin, il n'était pas sûr de comprendre surtout. De ce qu'il captait, le chaperon vert le prenait... pour une femme. Pourtant, il ressemblait à un homme non ? Un visage à la mâchoire carrée, ces muscles saillants, cette voix rauque, et ce qu'il possédait sous la tunique, que diable ! Le blond pensa un instant qu'en plus d'être travestis, les gens de cette contrée parlaient mal et voyaient mal. Il occulta de sa pensée la moindre petite voix qui pourrait lui rappeler qu'il y a à peine quelques minutes, c'est lui qui se méprenait sur le genre de l'autochtone, pour mieux analyser ce que le type disait. ...Etait-ce une tentative de séduction ? Réflexe sécuritaire oblige, le jeune nordique sortit une nouvelle flèche de son carquois et banda son arc, visant la gorge de son vis à vis. Qu'il fasse un pas de plus et il lui pratiquait une saignée salutaire à sa façon.


- Bas les pattes, pervers.


S'étant assuré que le roux avait bien compris qu'il était un mec et qu'il n'était pas intéressé par un autre mec, surtout ce roux-là, la future Germanie abaissa son arc, la gardant tout de même bandé, on ne savait jamais. Après tout, il était en territoire hostile et comme il venait pour s'installer, il allait devoir sans doute batailler avec les autochtones qui n'allaient pas lui laisser la terre comme ça, sans rien faire et en lui offrant des couronnes de fleur et de l'hydromel.


En même temps, si la nation qui représentait ce peuple et le peuple lui-même étaient à l'image de cette loque rousse qu'il avait trouvé endormie contre son arbre, ça allait être assez facile... Même s'il se méfiait, parfois les ennemis les plus faibles sont aussi les plus fourbes c'est pourquoi le blond fixait toujours le roux, observant le moindre fait et geste, prêt à décocher une flèche au moindre mouvement suspect.


- Décline ton identité. Tu es mon otage à présent. Mène moi à ton représentant.


Si avec tout ce qu'il avait dit le roux avait encore l'impudence -et l'imprudence!- de le confondre avec une femme, il le criblerait de flèches et le laisserait en pâture aux corbeaux.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Dim 27 Nov - 17:53

Tout le monde pouvait faire des erreurs. D'accord, Blondie n'avait rien d'une fille au final. Enfin, pas grand-chose. Un homme, donc. Ce devait surtout être sa voix qui faisait la différence, parce que des femmes aux traits durs, Ruanaidh en avait déjà croisé, et pour ce qu'il pouvait apercevoir du reste, caché sous les peaux de bêtes...Enfin. Ça ne changeait pas énormément de choses pour lui quant à sa première idée mais ça devenait un peu trop compliqué, surtout vu la réaction de l'étrangère...L'étranger, pardon. Le Celte eut un léger mouvement de recul de la tête lorsque la flèche lui menaça la pomme d'Adam, ses doigts se refermèrent discrètement à nouveau sur la garde de son glaive, juste au cas où ça dégénérerait - de plus, se connaissant, ce n'était pas impossible. Que quelqu'un qui n'avait pas l'air natif de ces terres soit plus menaçant que sympathique se présente annonçait en général quelques soucis, comme par exemple, une future invasion. Combien de fois n'avait-il pas été à la place de l'homme qu'il avait en face, surgissant sans prévenir devant un autre peuple et le mettant sous son contrôle ?

Il observa l'autre en silence, moins tendu que ce dernier qui semblait véritablement méfiant, pour la simple et bonne raison qu'il se considérait être le plus fort des deux, quelle que soit l'identité de son vis-à-vis qu'il devina tout de même venir de contrées plus froides qu'ici. Un humain ? Ce serait du suicide de se mesurer à une Nation, surtout de son niveau. Une autre Nation ? Il doutait qu'il y ait puissance plus étendue sur les terres de ce qui porte le nom d'Europe. Plus que de l'appréhension, c'était de la curiosité qui prédominait.

L'étranger lui adressa quelque mots sèchement, d'un ton absent de toute hésitation. C'étaient même plus des ordres qu'autre chose. Cela amusa le roux qui ne fit qu'un petit effort pour comprendre leur signification. Les langues étrangères, il connaissait, il les assimilait rapidement et combien même il ignorait tout de celle-ci, ce ne fut pas trop compliqué. Après tout, ses explorations l'ayant mené d'ouest en est et du nord au sud, les soucis de communication n'étaient plus un problème majeur.

- Tu ferais mieux de te présenter toi, en premier. C'est très impoli de débarquer sans s'annoncer.

Son sourire prit un air moqueur. C'était lui, le celte, qui disait ça ? Oui, et ça correspondait à la loi toute simple du "fais ce que je te dis, pas ce que je fais". Il relâcha légèrement sa garde, tout en restant prudent. Une flèche dans la tête ne le tuera pas, mais ça risquait d’accentuer sa migraine et ce n'était pas ce qui lui ferait extrêmement plaisir à vrai dire.

- Mais bon, je te pardonne. Sinon, je me représente moi-même, si c'est là le sens de ta question. J'en ai aussi une, de question : je ferais mieux de t'éliminer tout de suite où tu préfères qu'on discute autour d'une cervoise avant ?

Ruanaidh désigna du menton une direction approximative, celle où se trouvait le village dans lequel il avait passé la nuit. Après tout, ce ne serait pas très drôle de massacrer un homme seul et puisqu'il était justement seul, il n'était pas trop menaçant. De plus, chacune de ses rencontres avait le potentiel de lui apporter quelque chose alors pourquoi ne pas lui laisser une petite chance et tenter de le connaître ? Peut-être bien que l'incarnation celtique était belliqueuse, mais ça ne rimait pas forcément avec barbare. Il n'avait rien de ces civilisations primitives qui montent en guerre à la première tête inconnue qu'ils croisent.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Lun 5 Déc - 20:11

Ah. Après quelques secondes pour comprendre la tirade du type d'en face, le blond se dit qu'il avait fait bonne pioche. Apparemment hurluberlu devant lui était comme lui une Nation. C'est peut-être pour ça qu'il ne semblait pas avoir peur de lui. Ou bien il était totalement con et au vu de la tronche du type, ce n'était pas à exclure. Déjà qu'il était fagoté d'une façon féminine et improbable, en plus il parlait avec des longues phrases avec des mots aux accents totalement étrangers. Si ça, c'était la Nation, alors le peuple ne devait pas valoir grand chose, pensait-il.


Oh certes, le jeune con blond avait bien vu le glaive qui pendait à la ceinture du type, mais c'était pas parce que la rouquine efflanquée avait un glaive qu'il savait s'en servir et c'était pas parce que lui n'avait que des armes de chasse, son arc et un poignard, qu'il n'était pas dangereux pour autant. Peut-être était-il trop confiant ? Il ne pensait pas, sinon, il aurait déjà abaissé son arme au lieu de tenir encore en joue son homologue sudiste, en tout cas le temps qu'il comprenne son charabia.


Quoiqu'il semblait comprendre deux choses qui l'intéressaient grandement dans le flot de paroles soudain du roux : se battre et boire. Se battre ou boire ? Ah, là était la question. C'était deux des choses qu'il aimait le plus, la troisième étant le repos du guerrier en bonne compagnie. Choisir donc. Baisser les armes, rester courtois et diplomatique, boire et partager sa connaissance du monde avec cet homme-là ? Au risque de se faire poignarder dans le dos à la première occasion où il baissera sa garde ? Ou bien refuser directement, déclarer la guerre et affronter ce type ? C'était d'un côté un bon moyen d'éliminer rapidement et directement son rival pour s'en approprier les terres mais cela pouvait être risquer, peut-être son accoutrement de gonzesse était-elle une RUSE HONTEUSE pour piéger les gens comme lui et ne pas dévoiler sa force en ne s'habillant pas comme un homme ? S'il perdait, cela pouvait être lui qui disparaîtrait, laissant sa mégère des neiges veuve et trois morveux orphelins. Non, il ne devait pas perdre et il ne pouvait pas perdre de toute façon. Il avait subi la mer, le froid et la faim, il était de très mauvais poil et tout cela semblait décupler ses forces et sa volonté de s'approprier ces terres.


Au pire, quand ils seront fatigués de se taper dessus, il iront boire un coup ensemble... S'il ne l'avait pas éviscéré avant.


Précautionneusement, le blond abaissa son arc et rangea sa flèche dans le carquois qu'il portait sur son dos, ne quittant pas des yeux le moindre geste que pourrait entreprendre son homologue roux. Puis il se servit du bois de son arc en guise d'arme pour donner un grand coup dans la mâchoire du sudiste, signant de ce fait une déclaration de guerre en bonne et due forme. Maintenant, ça allait être drôle !


- Ces terres seront miennes.


Et puis... Aller picoler sans s'être foutus sur la gueule avant, ça fait un peu lâche et pas très viril. Un peu d'exercice physique ne faisait pas de mal, au contraire ! Et ça lui permettrait de tester le gugusse en face qui saignait de la lèvre maintenant.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Mer 14 Déc - 17:33

Le Celte observa tranquillement l'étranger qui semblait plongé dans une profonde réflexion. Si les blagues sur les blonds existaient déjà et que la plupart des celtes n'étaient pas blonds eux aussi, Ruanaidh n'aurait pas manqué de plaisanter sur le fait que l'autre semblait réfléchir. Ah, il avait l'air si méfiant, aussi. Quoique. Le rouquin était sur le point de retirer ces derniers mots en voyant son vis-à-vis ranger sa flèche quand il se prit un coup d'arc en pleine gueule, ce qui eut pour effet de le déconcerter une seconde.

"Ces terres seront miennes."

Au moins, ça avait le mérite d'être clair, bien qu'au fond il s'en doutait. Ce ne devait pas être n'importe qui pour s'aventurer seul en terres inconnues et les mots qu'il prononça confirmèrent son statut de Nation. D'un coup, c'était encore plus intéressant qu'auparavant, bien que ça ne changeait rien au fait que Celte se considère supérieur à lui. Certes, il s'était laissé avoir, mais il faudrait bien plus qu'une malheureuse coupure à la lèvre pour l'inquiéter. Enfin. Puisqu'il le prenait comme ça.

- Euh. Non. Pas envie. Vois-tu, je crois pas que t'aie ce qu'il faut pour ça.

Ruanaidh passa la langue sur le filet de sang qui s'était mis à couler, jugeant rapidement l'état de son interlocuteur. Il avait de jolis réflexes, mais les lourds manteaux dont il était vêtu ne pouvaient que le ralentir. Ça lui paraissait un peu facile et ça ne l'amuserait même pas de le tuer, alors après, est-ce que ça en valait vraiment la peine ? Hm. Pas vraiment. Du coup, ce fut rapidement réglé et sans dégainer le glaive. Un balayage en fourbasse, suffisamment fort pour déséquilibrer et faire chuter le blond qui s'étala tout seul comme un grand dans l'herbe, face contre terre. La seconde d'après, il servait de siège au plus expérimenté qui l'écrasait littéralement de sa victoire.

Puis, après l'avoir gardé quelques secondes dans cette position humiliante, le Celte lui flanqua un violent coup à l'arrière du crâne, histoire qu'il se tienne tranquille un moment. À défaut de ramener du gibier au village, il ramènerait une prise plus originale pour une fois. Sans plus de cérémonie, il l'attrapa par la cheville et rentra sans se presser, et sans se soucier que son butin se mange toute la terre du trajet.

***
- Bon, t'as assez dormi là. Debout.

Le contenu de sa chope se déversa sur le visage de celui qui était resté inconscient jusqu'au soir. On l'avait défait de ses armes, de ses fourrures et autour de lui se tenaient plusieurs hommes, dont Ruanaidh qui le dominait de toute sa hauteur accompagné de quelques guerriers. C'était simple. Ou l'étranger se tenait bien et il pourrait profiter de la soirée, boire, manger, écouter la musique et les chants celtes, ou bien il servira de sacrifice au prochain rituel.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Mer 14 Déc - 19:56

Ah ça, il ne l'avait pas loupé, pour sûr ! Au vu de la lèvre qui se tuméfiait à vue d'oeil de seconde en seconde et du filet de sang qui s'en échappait et qui jurait atrocement avec la couleur de sa chevelure. Le blond pensa à juste titre que cette « déclaration de guerre » allait enfin le faire prendre au sérieux. Certes, il n'était encore qu'un adolescent en croissance, mais le roux semblait guère plus âgé que lui. Et puis merde, il avait une femme et trois gosses déjà, il avait dû supporter quelques siècle la furie de Sunhilde, les glaces de l'hiver éternel nordique alors ce n'était pas une rouquine en jupe avec une capuche verte qui allait se mettre en travers de son chemin !


- Euh. Non. Pas envie. Vois-tu, je crois pas que t'aie ce qu'il faut pour ça.


Non, finalement, le roux le sous-estimait toujours. Qu'il fasse le malin, en se léchant les babines, bientôt, il courbera l'échine devant sa grandeur et sa force ! Le blond ne doutait pas de sa force, ni de son audace. Certes, partir gagnant valait mieux que de partir perdant mais à sans arrêt sous-estimer son adversaire, on n'en devient que plus vulnérable. Et puis aussi, tout animal blessé devient plus hargneux. Et le blond ne tarda pas à l'apprendre à ses dépens.


Ce fourbe de Celte ne le laissa pas sortir son coutelas et lui fit à la place un croc en jambe qui surpris le jeune blond et le fit rouler dans le tapis de feuilles mortes nez en premier. Le vil roux ne le laissa pas se retourner qu'il osa poser son postérieur sur ses épaules afin de l'immobiliser. Et c'est qu'il était plus lourd qu'il en avait l'air, le bougre !!!! Empêtré dans ses lourdes fourrure, la tête enfouie dans l'humus des bois, gigotant autant qu'il pouvait pour désarçonner ce cavalier dont il se serait bien passé, le jeune type du Nord ne vit pas venir le coup. Il sentit un coup bref sur son crâne, une impression que sa tête allait exploser de résonance et puis... Plus rien.


Ah si. Ça résonnait encore dans son crâne. Un liquide poisseux et odorant se déversa sur ses lèvres, ruisselant dans ses narines, dégoulinant sur ses joues et dans son cou. Un réflexe instinctif de survie le fit tousser, cracher, se relever brièvement avant de retomber, sans force, sur le dos. Avec difficulté et un gémissement de douleur, il ouvrit les yeux, les referma bien vite, à demi-aveuglé par la lumière, cligna vaguement les yeux, voyant des silhouettes autour de lui en train de s'affairer, imaginant qu'il était au Walhalla et qu'une Walkyrie maladroite avait échoué à lui donner un peu d'hydromel... Un hydromel qui sentait vachement la cervoise, quand même... Et il reconnut, une fois ses yeux habitués, le roux qui le regardait, la face hilare.


Instinctivement, il se débarbouilla du liquide collant à son visage du revers de sa main et dans le même regain d'instinct de survie, tâta à sa ceinture pour remarquer l'absence flagrante de son coutelas. Cela commençait bien : il arrivait en terre étrangère, pas une femme, un type bizarre qui le rétamait et plus une arme. Mais il était en vie, et c'était là la chose la plus illogique qui soit. Le blond se releva avec difficulté, fronçant les sourcils et fusillant le roux du regard. Oh, qu'il aurait aimé que ses yeux soient des arcs lançant une multitude de flèches et criblant le grand corps sec qui se tenait au-dessus de lui d'autant de projectiles qu'il pouvait avoir de taches de rousseur sur la peau ! Enfin, cela devait se voir, au vu de son regard alors il se contenta simplement de demander avec une voix aussi caverneuse que s'il s'était réveillé avec une gueule de bois :


- Qu'est-ce que tu me veux, exactement?

Il ne comprenait décidément pas pourquoi il avait été épargné. Et dépouillé de ses armes. Et... d'une partie de ses vêtements.
...Il n'aimait POINT ça.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Ven 16 Déc - 22:41

Pendant que son invité, appelons-le ainsi, était perdu dans les méandres de l'inconscience, le Celte n'avait pas beaucoup perdu de temps dès son arrivée au village. Les habitants étaient venus voir ce que leur représentant avait rapporté et chacun, curieux, avait tenté d'identifier l'inconnu. Rapidement, tout le monde se mit d'accord sur un point : le gars, là, venait du Nord, à en juger par son habillement, la teinte claire de sa chevelure et tout simplement de la direction d'où il était arrivé. Mais qu'est-ce qu'ils pourraient en faire, là était la vraie question. Après avoir écouté l'avis de chacun, Ruanaidh, jusque-là silencieux, répondit d'un haussement d'épaules. Lui avait simplement envie de le garder en observation, tout comme on le fait avec un animal inconnu que l'on vient de découvrir. Théoriquement, c'était exactement ça, l'homme étant un animal. Quoi qu'il en soit, ce fut la curiosité du grand roux qui sauva la vie de sa victime, les autres villageois comptant en faire une offrande pour la prochaine lune.

C'est ainsi que le nordique put constater à son réveil qu'il était entier, vivant, mais néanmoins sans autre moyen de défense que son corps. On lui avait retiré ses fourrures car il avait été décidé que ce n'était pas la saison à en porter et qu'en plus, ce n'était pas pratique pour le fouiller. Ses armes, il était évident qu'on n'allait pas les lui laisser. Ruanaidh ne craignait pas la blessure, mais il n'était pas confiant au point d'être stupide comme certains, par exemple le blond étendu à ses pieds, pour ne citer personne. Et à part ça, il ne s'était pas gêné pour déballer ses affaires, regarder ce que cette espèce d'envahisseur imprudent avait d'intéressant parmi ce qu'il avait emporté avec lui depuis sa terre natale. Ensuite, il l'avait traîné au-dehors, laissé dormir sur l'herbe et ce, jusqu'à ce que le soleil ne commence à disparaître à l'horizon. S'ensuivit le réveil arrosé à la cervoise.

Un sourire narquois se dessina sur le visage du rouquin quand ce regard meurtrier lui fut lancé. Pas mal, pas mal, pensa-t-il. Les yeux verts du blond furibond reflétaient bien assez de force pour devenir quelque chose...S'il se développait correctement. Alors, sera-t-il un ami, un ennemi, un rival ? Qui pouvait savoir, à cet instant.

- Hm, c'est toi qui vient chercher les ennuis en premier et c'est toi qui demande ça ? Bah. Ton nom et d'où tu viens exactement. Tu es parti de chez toi parce qu'elle ne te convenait plus ou bien les gamins étaient insupportables ?

Si il en parlait, c'était qu'il avait découvert dans les affaires de l'autre des objets destinés à des membres précis de la famille. Ayant lui-même femme et enfants...C'était un point commun qui l'amusait, au fond. Ni l'un ni l'autre ne semblait dépasser la vingtaine, grands, bagarreurs, et pères. Oh, il doutait que le nordique apprécie le fait qu'il se soit mêlé de sa vie privée, mais qu'importe. Il lui laissait une chance, chose qu'il pourrait plus ou moins regretter un jour mais que serait la vie sans défis après tout ?

Aux alentours, les celtes, hommes et femmes, adultes et enfants s'affairaient pour préparer un grand repas commun. L'attention de Ruanaidh fut détournée un instant, tandis qu'il attendait une potentielle réponse. Tout le monde sera bien d'accord qu'entre la gueule renfrognée de l'autre ahuri et les jolies courbes d'une jeune fille passant à côté, le choix est rapidement fait. Seulement, il y a les devoirs qu'incombent une Nation, actuellement celui de mieux connaître cet homme qui comptait faire de la région ses propres terres. Et puis, si ça ne se passait pas trop mal, le Celte ne voyait aucun inconvénient à ce que ce dernier puisse participer un moment à la vie du village.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Ven 23 Déc - 19:22

Le passage d'une jolie créature près de lui ne l'aida pas à remettre son cerveau en marche. Qui était bien douloureux d'ailleurs. Et d'avoir inspiré de l'alcool n'avait aidé en rien.


Et ça le faisait rire ! Ah, s'il n'était pas comateux, engourdi, à demi-nu et dépouillé de toute arme et en territoire totalement inconnu, il lui aurait fait ravaler son sourire, à ce roux de malheur ! A la pensée d'une autre éventuelle future baston, tout son corps se raidit, ses muscles se contractèrent, son regard se concentra vivement sur sa cible, et ce par pur instinct. Et cela semblait faire encore plus sourire l'autochtone.


- Hm, c'est toi qui vient chercher les ennuis en premier et c'est toi qui demande ça ? Bah. Ton nom et d'où tu viens exactement. Tu es parti de chez toi parce qu'elle ne te convenait plus ou bien les gamins étaient insupportables ?


Il y eut un instant d'arrêt dans la pauvre tête du blond, déjà fort malmenée depuis ce matin. Comment pouvait-il savoir qu'il avait femme et enfants ? Certes, pas mal d'homme de leurs âges commençaient à fonder foyer mais quand même, à âge humain, ils restaient jeunes ! Machinalement, le blond porta la main à sa ceinture... Pour ne rien y trouver. Ainsi, en plus de s'être fait traîtreusement assommer, il s'était fait dépouiller ! Même de la petite bourse de cuir contenant des amulettes et des souvenirs que Sunhilde lui avait laissé et où il y glissait des petits jouets de bois taillés au couteau lors des longues journées en mer pour s'occuper l'esprit et éviter de repenser au tangage et aux roulis. Peu content du fait, il tendit la main vers le rouquin.


- Rends-les moi.


Mais se rappelant soudain qu'il était en position d'infériorité, vêtu juste de sa saie qui lui ceignait les reins, sans armes, avec un mal de crâne atroce et face à une nation plus fourbe qu'une fouine. Une petite voix dans sa tête disait au blond qu'il valait mieux jouer le jeu de l'autre, au moins pour l'instant. Autre qui d'ailleurs, lui avait posé des questions.


- Mon nom est Irmin et je viens des terres du Nord. Et rends-moi ce que tu m'as pris.


C'était bien assez pour son renseignement, il n'avait aucune intention de divulguer quelqu'information sur sa femme et ses enfants, tous nations comme eux. Il craignait qu'en parlant d'eux, le roux ne veuille les envahir et les réduire à sa merci. Et même si Sunhilde était une mégère forte et coriace, avec un penchant sadique et totalement imbuvable à certaines période, le blond ne voulait pas qu'elle soit agressée par quiconque. C'était SA femme, après tout. Et ses gosses, son avenir, son futur, de prochaines nations glorieuses qui conquerront sans aucun doute le monde, ses fils, de grands guerriers en devenir ! Certes, les deux aînés lui ressemblait, mais le petit dernier était la copie conforme caractériellement de sa génitrice.


Non. Ce n'était absolument pas par terreur de Sunhilde et de Junior qu'il s'était barré vers le Sud. Pas. Du. Tout. Quand même !
...Même si elle était tout bonnement effrayante.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Dim 8 Jan - 22:41

Il s'amusa de l'expression du blond en la voyant se crisper un peu plus qu'elle ne l'était déjà avant. Et il était bien conscient que c'était parce que l'autre savait qu'il aurait du mal à avoir le dessus qu'il restait tranquille. Ruanaidh se demanda vite fait comment lui réagirait. Au fond, il n'aurait pas beaucoup bougé non plus, sachant qu'en étant calme il ne risquait pas gros, et que même nu il aurait su se défendre. Par ailleurs, si on avait découvert qu'il avait une famille en fouillant dans ses affaires...Eh bien, félicitations ? Il s'en fichait que ça se sache ou pas, parce que le petit malin qui irait voir par chez lui se retrouvera à subir la bouffe dégueulasse de Sterenn et le caractère de merde des gosses, si jeunes et déjà chiants à souhait. C'est qu'ils prenaient beaucoup du côté paternel. Bref. En tout cas, il devait être le seul des deux à penser de la sorte.

- D'accord, Irmin-qui-vient-des-terres-du-Nord. Tes affaires se trouvent juste derrière cette souche, je n'ai fait qu'y jeter un coup d’œil et cette petite bourse m'avait intrigué.

Il désigna d'un geste désinvolte le bout de tronc qui dépassait du sol, deux mètres derrière eux, au pied duquel étaient entassés les habits et le reste des bagages du nordique. À l'exception, bien entendu, de toute arme, donc adieu couteau, arc et flèches, qui eux avaient été entreposés ailleurs.

- Tu n'as pas de nom de nation, sinon ? Enfin, nation, peuplade, que sais-je. Si tu n'en a pas encore, on t'en trouvera bien un, qui sait.

Celte se dit avec une pointe de moquerie que s'il n'en avait effectivement pas, Irmin devait être dominé par sa compagne qui elle, avait sûrement un nom. Eh bien, c'est madame qui porte la culotte ? Il se garda cependant de faire la remarque à celui qui allait chercher ses vêtements, même si ça lui brûlait la langue et lui arrachait un vieux ricanement étouffé.

- Au fait, je critiquais le fait que tu ne te présentes pas, mais je fais pas mieux là. Moi c'est Ruanaidh, le peuple Celte, entre autres proprio' de ces lieux que tu convoites. Il va falloir me prouver que tu les mérites si tu les veux vraiment.

L'autre blond devait avoir remarqué que son homologue rouquin n'avait pas vraiment la langue dans sa poche. Après tout, il fallait bien qu'il ait de la conversation pour deux étant donné le manque de loquacité du premier. Et puis de toutes façons, il a toujours été un bavard. Ça aidait durant les banquets, c'était à celui qui parlait le plus et le plus fort que revenait le maximum d'attention.
D'ailleurs, le banquet du soir allait commencer sans eux s'ils restaient là à discuter. Si on pouvait appeler ça discuter, vu le quasi-monologue que se tapait le Celte. Sans faire attention à ce que son invité avait répliqué - si il avait répliqué quelque chose, avec le brouhaha ambiant on finissait par ne plus savoir qui avait dit quoi, il se leva en comptant rejoindre la table.
Cervoise, gibier, récits et anecdotes de la part des hommes et agréable compagnie des femmes, sans parler de la musique en bruit de fond et tout ce joyeux bordel. Si le nordique ne devait pas tenir à rester avec Ruanaidh, il le ferait au moins pour autre chose. Et non, il n'avait pas le choix, ainsi plongé dans les mœurs celtes.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Lun 16 Jan - 20:30

Le roux lui avait désigné la « cachette » de ses attributs. Faisant les deux mètres qui le séparait de la souche en crapahutant -la tête lui tournait encore pas mal et il avait jugé plus sage de ne pas se lever-, il se jeta avidement sur ses vêtements. C'est qu'il ne faisait pas super chaud en plus, pardi ! Et ce roux qui continuait de jacasser, pire qu'une pie, c'était à croire qu'il ne s'arrêtait jamais et qu'il avait tant de salive que ça à gaspiller en bavardages divers. Pire qu'une gonzesse. Pire que sa femme.


Il ouvrit la petite bourse de cuir que Sunhilde lui avait confectionné et vérifia que tout était bien là, les petites figurines de bois, les talismans et il recompta vite fait le tout avant de refermer le petit sac et le remettre autour de son cou. Tout y était, tout était en ordre, et le blond se sentait un poil plus serein. Certes, il n'avait plus d'armes mais le roux avait consenti à lui restituer exactement tous le reste, donc le nordique estimait qu'il pouvait être, dans une certaine mesure, une personne de confiance.


Il avait suivi d'une oreille attentive tout de même les jactages divers de son... « hôte » -il ne trouvait pas de mot qui serait mieux ou pire pour qualifier la situation- : certes, il ne parlait pas beaucoup, mais il était en situation de faiblesse face à ce type et toute information devait être enregistrée afin de pouvoir servir au besoin. Enfin décent et au chaud dans ses fringues, le blond s'assit sur la souche, face au roux qui ne s'arrêtait pas de parler et qui ne semblait même pas se soucier de causer totalement dans le vide. Enfin presque, il écoutait c'était déjà ça.


- Au fait, je critiquais le fait que tu ne te présentes pas, mais je fais pas mieux là. Moi c'est Ruanaidh, le peuple Celte, entre autres proprio' de ces lieux que tu convoites. Il va falloir me prouver que tu les mérites si tu les veux vraiment.


Le blond prit une minute de réflexion, coudes sur les genoux, menton posé sur les mains, un rideau de longs cheveux dorés tombant devant ses yeux et masquant la profonde scrutation de son homologue, car c'était bien ainsi qu'il devait l'appeler. Il était tombé direct sur un type comme lui. C'était le premier « homme-nation » qu'il rencontrait, lui qui avait toujours vécu, autant qu'il s'en souvienne, dans le Nord neigeux et glacé, avec Sunhilde comme unique et intemporelle compagne. Et cette autre nation-là, face à lui, était forte, malgré son physique de biche efflanquée et ses habits et fanfreluches bonnes pour ces dames.


- Soit. Et comment dois-je te prouver cela?


Mais il ne l'avait pas écouté. Il s'était déjà levé, prêt à s'attabler. Le ventre du blond se mit à gargouiller bruyamment dès que le fumet de la viande rôtie parvint à ses narines. Et la perspective de manger autre chose que du poisson était en soi une chose réjouissante. Entraîné par l'autre nation, ils finirent tous deux côte à côte à une table, mangeant de bon cœur de la viande et savourant l'alcool local tout en observant plus ou moins discrètement les jolies créatures de ce pays-ci. Il y avait des chants, il y avait des rires, il y avait cette langue inconnue partout et encore cette cervoise amère qui vous revivifiait. Le ventre plein, il était plus disposé à répondre aux éventuelles requêtes celtes. L'alcool avait délié un petit peu sa langue, ce qui rendait sa conversation plus riche, mais fallait pas trop en espérer quand même non plus. Et la vision des jolies femmes qui servaient tout ça embuait peu à peu son esprit.
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Dim 5 Fév - 13:43

Certains s'étaient mit à danser pour amuser la galerie, des jeunes femmes se déhanchaient au rythme des percussions en apportant tonnelets de cervoise et plateaux de viande aux hommes qui en réclamaient à grands cris tandis que partout les mélodies des harpes et des flûtes s'élevaient, mêlée aux crépitements des flammes et aux voix des convives. L'ambiance était au rendez-vous et c'était ça que Ruanaidh appréciait le plus après une longue journée. Bon, certes, il n'avait pas fait grand-chose, entre s'endormir durant la chasse et examiné les affaires de ce - ou plutôt celui - qu'il avait ramené de la forêt. Mais l'homme blond à lui seul était la découverte qui rendait ce jour plus spécial que les autres, mieux que quand on attrapait un cerf immense, mieux que quand on découvrait de nouveaux horizons - quoique d'un certain point de vue, cet homme-nation était en quelques sortes un nouvel horizon. Celte s'aperçut avec satisfaction que ce dernier semblait se plaire, ainsi attablé devant nombre de plats chauds et fumants, accompagnés de cervoises et des quelques approches taquines des serveuses...cervoise et serveuse, ce sont deux mots qui se ressemblent, étrangement. Cela dit, qui ne pourrait pas se plaire ici, en cet instant ?

Le roux jeta un regard en coin à son invité d'honneur, dont la réserve se dissolvait petit à petit dans l'alcool qu'on lui servait incessamment, les celtes n'étant pas près de laisser la moindre chope vide trop longtemps. Ils savaient faire la fête aussi bien que la guerre, comme le laissaient sous-entendre certaines chopes particulières, qui n'étaient rien d'autre que les crânes de guerriers adverses tombés sous les glaives de la tribu. Il fallait y voir ici une marque de respect et d'affection envers ceux avec qui les braves avaient partagé quelques instants avant de leur ôter la vie. Les têtes, elles, étaient récoltées une fois la bataille terminée, soigneusement coupées au couteau afin de servir de trophées et étaient conservées avec soin. L'une d'elle, ainsi transformée en récipient de boisson, trônait devant la nation celtique de très bonne humeur en ce moment.

- Irmin, tu ne veux pas en dire un peu plus à ton sujet ? Les seuls qu'on laisse tranquille sur les secrets sont les druides, ici. Faire connaissance est la base pour une cohabitation sans trop d'accrocs, n'est-ce pas.

Il lui adressa un sourire amical, reléguant ses instincts belliqueux pour plus tard. Il était encore trop tôt dans la soirée pour commencer à se battre, la bagarre générale survenait plutôt à la clôture du banquet - enfin, elle en provoquait la clôture plutôt, quand ce n'était pas parce que chacun s'était endormi la tête dans son assiette, complètement soûl. Ce qui n'était pas encore le cas.

- Raconte comment est le Nord. Ça m'évitera d'avoir à y aller pour satisfaire ma curiosité, de plus que je préfère me rendre dans des régions un peu plus faciles à vivre et ne pas avoir à passer par la mer.

Le seul trajet qu'il faisait volontiers par bateau était pour se rendre sur ses terres natales et celles de sa femme - Sterenn, bien entendu, la gauloise habitant les terres juste à l'ouest de là où Ruanaidh se trouvait actuellement. D'ailleurs, pensa-t-il, il ferait bien d'aller revoir ces dames bientôt, même s'il lui faudrait au passage subir les cris des enfants qu'il leur avait laissé. Non pas qu'il n'aimait pas ses gamins, mais le fait que quelqu'un ose lui tenir tête sans qu'il ne puisse leur administrer une correction à sa manière sous peine de subir les foudres de la mère. Il se demanda avec un sourire si c'était pareil pour le blond, avec sa femme et ses lardons.

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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   Mar 17 Avr - 18:25


(ou comment mon lecteur aléatoire m'a convaincu de te répondre xD)


C'était vraiment la fête, des instruments divers qu'il ne connaissait pas jouaient des airs entraînants, les hommes frappaient dans leurs mains, des femmes se déhanchaient joyeusement, les gamins gambadaient autour dans la liesse, faisant de grandes farandoles autour des tablées. Embrumé par le bon alcool et son estomac qui commençait sa digestion, il mit un temps à comprendre que toute cette allégresse ambiante était en partie due à sa venue -enfin, c'est ce qu'il en déduisait- et qu'aussi, le roux lui avait demandé de se répandre un peu plus sur lui même et de là où il venait afin de satisfaire sa curiosité et en quelque sorte, lui payer le gîte et le couvert par ses récits.


Le blond chercha quelques minutes par où commencer. Les paysages si souvent enneigés du Nord dont les impénétrables forêts glacées servent de refuges aux esprits ? Le bord de la mer, avec ses plages grises battues par des vents et des vagues violentes ? Les terres entre ces deux extrêmes, froides en hiver, fraîches en été, où le gibier avait tendance à pulluler avant que les grands froids ne reviennent et ne pousse à partir, abandonnant femme et enfants pour qu'ils aient assez là-bas pour subsister et éventuellement préparer leur venue ici... Quoiqu'il n'allait pas exprimer cette dernière pensée qui risquait fort de déplaire à son hôte.


- Eh bien... Par chez moi, on peut dire que c'est le froid qui domine. C'est le royaume de Skadi, qu'elle modèle à son image.


Puis le Nordique expliqua à son vis-à-vis que Skadi était la géante qui gouvernait le froid, la chasse et l'hiver. Il raconta comme il pouvait, comme s'il voyait sur le corps blanc de la jeune femme qui dansait devant ses yeux les paysages enneigés, ces collines et montagnes immaculées, cette nuit si longue qu'on pourrait la croire éternelle, mais aussi les vastes plaines entre la forêt et l'océan, et aussi les immenses forêts, profondes, mystérieuses, où l'on sacrifiait aux Dieux ce qui était requis pour leur satisfaction.


Puis, bercé par les chants et les danses, il s'épancha sur les guerriers et les femmes de son pays. Puis sur sa femme, lui expliquant brièvement combien elle pouvait être terrible dans ses colères, ses changements d'humeurs brutaux, des trucs de femme quoi.


- Et si je m'avise de corriger le dernier pour ses conneries, elle devient pire qu'une ourse qui garde ses petits. C'est une vraie Skjaldmö , sachant se battre et où frapper où faire mal ! Et penses-tu qu'elle hésiterait à cogner un bonhomme deux fois plus costaud qu'elle, cette furie ?


Il rebut à nouveau, son gobelet ayant été par miracle rempli une énième fois par une nymphe venant d'on ne savait où, fine et gracieuse et repartant aussi vivement qu'elle était apparue. Le blond commençait à avoir la bouche pâteuse et les yeux qui se plissaient tous seuls pour mieux viser le bout de viande qu'il voulait saisir dans le plat en face. Mais même éméché, il avait pu remarqué que le roux touchait moins son récipient -faute de mot pour qualifier le crâne qui lui servait de ciboire- que lui, quand même. Ne tenait-il pas l'alcool ou simplement se ménageait-il ? A moins qu'il ne soit tellement absorbé par son récit -un poil décousu certes, et avec des phrases bien souvent pas finies parce que notre blond n'avait pas l'habitude de faire des phrases qui dépassaient sujet-verbe-complément court.-


Ayant marre de parler tout seul et d'être le centre d'attention permanent de cette horde de guerriers aux habits bariolés, il montra la « chope à cervoise » de Ruanaidh en lui demandant c'était quoi son histoire à lui avant d'avoir fini comme ça.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Deux jeunes cons pour un bout de gazon et quelques poulettes [-500 ; PV Hibernia]   

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