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 G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]

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Feliciano Vargas/Italie N

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Lun 2 Jan - 15:22

Et bien quoi ? Ne pouvait-il pas être aimable pour une fois, malgré toute l’aversion qu’il avait pu lui porter jusqu’alors ? Il ne le croyait évidement pas, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure, mais que pouvait-il donc y faire… Feliciano prit un air surpris, il semblait que lorsque enfin il prenait l’initiative d’être plus proche et gentil ; Ivan commençait à avoir… peur ? Se contentant donc de faire la carpe quelques secondes, l’italien regarda tout le manège du russe pour paraître, à ses yeux, insensible.


"Hela… C’est moi ou tu as peur de moi ? Ve ?"


Méfiant envers lui, sérieusement, que pouvait-il risquer avec lui. Feliciano était faible et pas vraiment courageux, les seules douleurs qu’il pouvait affliger sans problème étaient celles au cœur. Car oui, on lui offrait bien trop facilement des sentiments et pour certains étaient piétinés et jetés à la poubelle sans remords. Le vénitien pouvait être un être pire qu’Ivan si l’envie pouvait lui prendre.
Alors quoi ? Avait-il des sentiments pour lui ou craignait-il seulement d’en avoir ? Et s’il venait à en avoir, pouvait-il être plus agréable à vivre ? Si c’était le cas, Feliciano ferait tout pour se faire aimer de lui.


"Tu n’es pas franchement sympa avec moi, mais j’ai quand même voulu te redonner un sourire plus franc, celui qui ne cache pas une tension plus désagréable qu’une crampe, ve."


Feliciano baissa la tête, cherchant les mots qu’il pourrait bien utiliser pour que le russe soit moins distant. Il avait la franche impression que la situation s’inversait. Il y avait des années de cela, il l’avait harcelé, lui et son frère, pour être « ses amis » les plus proches en Europe. Ce jour-là, lui aussi avait douté des sentiments du moscovite, se disant qu’il n’avait qu’un intérêt financier. Il ne leur avait finalement pas lâché la grappe avant que le premier contrat commercial entre leurs deux pays ne soit établi. Et maintenant, c’est le russe qui fuyait les tentatives de rapprochement du méditerranéen, qui pourtant n’y voyait aucun intérêt pour son pays pour une fois.


"Si tu me demandes de t’insulter, je vais plutôt te remercier… pour te contredire."


Enfin quelques mots gentils pour sa pomme, voilà longtemps qui les attendaient. Au point sans doute que l’italien faillit douter encore de sa sincérité. Mais qu’importe, ce qui avait été dit ne pouvait pas être formulé d’un ton moqueur, aussi n’hésita t-il pas longtemps sur ces mots. Le voyant partir, il ne prit même pas le temps de la réflexion qui le rattrapa au pas de course et attrapa l’un de ses poignets.


"Je me trompe ou tu es en train de me fuir là ? Ve ? Tu penses qu’en partant, nos relations resteront bonnes et amicales si on n’y touche plus ?"

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Jeu 5 Jan - 18:16

Comme tout homme quelque peu déconcerté, voir dépassé, par les évènement, il eut le réflexe stupide et pourtant tout à fait humain de d’abord regarder son poignet, qu’il constata captif d’une fine main aux doigts longs et bronzés, avant de remonter très doucement les yeux jusqu’au visage de la personne qui avait eu l’audace de l’interpeller ainsi. Bien sûr, Ivan s’arrêta, mais comme c’était plus par pur automatisme, son visage resta neutre jusqu’à ce qu’une phrase improbable vienne secouer son ouïe terriblement fragile aux provocations en tout genre. Tout de suite, il plissa les paupières d’un air circonspect tout en s’apprêtant à lâcher quelques remarques tranchant sur ses capacités à fuir, mais à peine eut-il le temps d’entrouvrir la bouche que Feliciano enchaîna. Cela sembla être une très bonne initiative puisqu’Ivan s’immobilisa, perplexe, comme s’il avait du mal à croire ce que lui racontaient ses oreilles. Et il y avait de quoi. Pour le Russe, en tout cas.

- Nos... « relations » ?

Si, lorsque Feliciano avait prononcé ce mot, cela paraissait déjà très peu crédible, en s’entendant dire ce mot, Ivan le trouva définitivement invraisemblable. A tel point même qu’un incontrôlable spasme lui fit soubresauter nerveusement l’épaule. Un sourcille interrogateur bondit au milieu de son front avec une prestance tout à fait impertinente alors que le Slave fixait son interlocuteur dans l’attente d’une réponse. Attente qui ne fut guère longue puisqu’Ivan décida d’abréger les souffrances en enchainant sans pister quelques explications :

- Les seules véritables « relations » qui nous unirent l’espace de quelques heures furent sexuelles, alors j’ai un peu de mal à comprendre le sens profond que tu places en ce mot tout en le faisant suivre d'adjectifs comme "amical" et "bon"

Tout en prononçant le mot « relations », Ivan tâcha d’illustrer tout le scepticisme que lui inspirait ce mot en imitant les guillemets de ses doigts repliés en crochets. Ce geste lui rappela que jusqu’alors, sa main était toujours confortablement lovée contre la chaude et légèrement humide paume de l’Italien ; il se fâcha contre lui-même d’avoir si longuement permis à un lien de les unir et fronça imperceptiblement les sourcils. Oh, c’était quelqu’un de très tactile et câlin, mais il n’aimait pas voir des gens dont il se méfiait le toucher. Toute son affection allait à ses proches et aux personnages envers lesquels il avait une totale confiance, aussi se pressa t-il de ranger ses mains à l’abri dans ses poches. Sait-on jamais, Feliciano avait peut-être profité de ce contact pour lui coller une puce électronique ? Ou une autre cochonnerie du genre ? Ah, vous rigolez, mais ça existe ! Il s’en était rendu compte pendant la guerre froide, celle du Vietnam et de l’Afghanistan, ou encore celle du Koweït... bref, James Bond n’est plus qu’un simple mythe.

- A moins que, tout emporté par l’émotion que tu ne l’es la plupart du temps, tu n’aies dit ce mot sans te soucier de son caractère tout à fait inopiné dans la phrase que voilà ? Mais je te pardonne et te rassure par la même occasion : je n’ai pas besoin de bonnes «relations », ou même amicales, pour faire du commerce. Tiens, je n’ai même pas besoin d’une « relation », un rapport suffit. Je me fous de la politesse et de la courtoisie de mon partenaire du moment qu'il fait ce qu'il dit. Donc il nous est tout à fait inutile de nous parler ou même nous voir pour continuer à mutuellement cultiver nos économies au dépend de l’autre. N’est-ce pas merveilleux ? Un gain de temps simplement prodigieux.

Puis il se souvint de la première phrase de Feliciano et, penchant la tête vers l’avant d’un air faussement menaçant, siffla de sa langue venimeuse :

- Et je ne fuis pas, je te tourne le dos, c’est différent.

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Sam 7 Jan - 14:29

Ce geste ralentit pour savoir qui pouvait bien le tenir prisonnier de la sorte fit monter dangereusement l’adrénaline jusqu’au cerveau de l’italien. Trop imaginatif, il avait pensé quand arrivant enfin à son visage, il allait lui offrir le poing de sa main libre dans le nez. Se répétant plusieurs fois dans sa petite tête que non, il était totalement paranoïaque et qu’il ne ferait pas un tel geste sans en payer les conséquences, Ivan se contenta finalement de l’écouter avec une méfiance mal cachée.

Le mot « relation » était apparemment mal passée, ce que le vénitien n’était pas vraiment apte à comprendre. A vrai dire, il n’avait pas vraiment réfléchit au sens de ce mot pour les nations extérieures, sachant pourtant que les cultures divergeait tellement qu’un signe commun pour un pays pouvait être une insulte chez un autre. Bien que ce mot ne devait surement pas être pris comme un outrage non plus.


"Je suis une nation qui utilise le mot « amour » aussi bien quand je parle d’une femme, d’une assiette de pastas ou du canapé de Ludwig, ve. Alors comprend bien que « relations » n’a pas peut-être pas une aussi grande signification pour moi que pour toi… enfin non… Mais j’avais espéré…"


Feliciano se mordit la lèvre inférieure, il aurait voulu être un peu plus proche, faire disparaître ces barrières de suspicions pour que cet être trop méfiant puisse enfin entrer dans le cercle des nations qui lui vouaient au moins une amitié sans faille malgré les conneries qu’il pouvait débiter à la seconde. Mais le russe s’arrangeait pour garder une distance entre eux à la manière du rideau de fer, prenant soin que sa peau ne puisse pas frôler la poigne de l’italien. On ne l’avait traité souvent ainsi, d’autant que si on ne pouvait pas le piffrer, on ne se méfiait pas de lui.


"A quoi ça t’avance de rester seul dans ton coin ? Tu ne prends pas de coup au moral lorsque les gens en général t’évitent ? La famille ne fait pas tout, on peut être même trahi par son propre frère, ve…"


Apparemment, être gentil ne le faisait pas vraiment réagir, au contraire. Le vénitien réfléchit alors à une autre méthode pour attirer son attention… peut-être en le bousculant avec des histoires du passé ? Une période en particulier restait épineuse entre l’ancien bloc URSS et l’Italie, l’invasion aérienne de Feliciano entre 1941 et 1942. Profitant qu’Ivan fut occupé à se défendre contre Ludwig, les Gruppo italiens avaient occupé en t’autre Gorlovka, Nikitovka et Donetsk ; des villes précieuses de sa soeur ainé qui entraina leur rencontre.


"Hela… Ta sœur ainée était beaucoup plus gentille que toi, je n’ai pourtant pas été tendre avec elle à cette fameuse époque, ve."


Le jeune Vargas afficha un petit sourire avec un faux air absent. Il n’avait rien précisé, pas une date, pas un lieu, rien. Il voulait voir ce que le moscovite allait en tirer, en déduire. En parlant de cette si jolie et sensible fille qu’était l’ukrainienne, il était quasi certain qu’Ivan n’allait pas repartir avec les mains dans les poches sans lui dire quoi que ce soit.

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Dim 8 Jan - 0:44

Il aurait bien rétorqué quelques sarcastiques aigreurs aux répliques de Feliciano, mais la dernière d’entre elles, par le contraste de la vilaine du sens et de la légèreté du ton, obscurcit toutes les autres, car la nature humaine est ainsi faite, que les peines et les souffrances éprouvées simultanément ne s’additonnent pas totalement dans notre sensibilité, mais se dissimulent les unes derrière les autres par ordre de grandeur, selon les lois bien connues de la perspective. Aussi, Ivan resta t-il abasourdi, les paupières écartées plus que d’ordinaire et le visage suffisamment allongé pour que l’émotion, ou plutôt son absence, soit perceptible. Le ton de leur conversation avait jusqu’alors été si léger que ce soudain changement le prit par surprise au point de lui ôter tout mot de la bouche et toute pensée de l’esprit. Il sentait la maîtrise de soi dont il était si fier lui glisser entre les doigts à la manière du sable que, bêtement, l’on ne saurait retenir à trop serrer le poing.

Même sans indication de lieu ou de date, l’allusion de Feliciano était nullement équivoque et ne laissait qu’une seule idée douloureusement traverser l’imagination. Le petit sourire qui accompagnait le sous-entendu achevait définitivement tout doute. Au cours de l’histoire, les femmes assouvissaient si souvent de manière tout à fait involontaire les débauches des hommes, qu’Ivan n’eut même pas la présence d’esprit de remettre en question la présente confession. Malheureusement, cela lui semblait être tout à fait probable.

Il sentit son coeur devenir lourd et brûlant de douleur, comme si les paroles de l’Italien eussent été de l’or chauffé jusqu’à l’état liquide et déversées en son sein par l’oreille. A vu d’oeil, les traits de son visage semblaient fondre, eux-aussi, tels des bouts de fer jetés dans les flammes passionnées des sentiments. Pourtant, lui, qui affectionnait tant la théâtralisation, sembla étrangement réservé dans l’expression de son chagrin. Aussi ne pouvait-on observer à présent sur son visage qu’un douce et délicate tristesse ; Ivan avait un air meurtri et triste, des yeux de soumission, une bouche lasse où semblait passer le secret désespoir du bonheur perdu à jamais. Quelques longues minutes, il fixa Feliciano de ce regard dont la lassitude n’avait point d’âge. Puis, après avoir dégluti avec la même difficulté que si c’eut été des clous, il parla d’une voix basse et petite à tel point qu’elle s’apparentait à un murmure :

- Gentille... et faible. Aussi, je suis sûr tu n’eut aucun mal à violenter ses flancs.

Il tenta d’esquisser un amère sourire, mais n’y parvint pas. En cet instant, il ressemblait à Nova, telle que la décrivait Pierre Boulle dans son roman fantastique La planète des Singes. Il essayait de sourire, faisant de pénibles efforts pour contracter simultanément les dix-sept muscles nécessaires à cette laborieuse entreprise, mais parvenait seulement à tordre son visage en une sorte de douloureuse grimace. Il y avait un élément émouvant dans ce labeur démesuré d’un être humain vers une expression familière, avec un résultat si pitoyable. Ivan se doutait que la raison pour laquelle il ne parvenait pas à exécuter cette tâche si spontanée était l’absence derrière de l’émotion. Il faisait le geste, mais de manière totalement mécanique et ne parvenait qu’à créer un spasme hideux. Voyant ses efforts vains, il préféra s’abandonner à un sentiment qui s’imposait à lui avec plus de naturel : le dédain. Là aussi, l’expression fut discrète, à peine voyait-on ses muscles se tendre sous sa peau et ses dents se serrer alors que son oeil s’illuminait d’une lame de couteau.

- Je te respectais, croyant qu’en tant qu’être faible, tu avais appris à considérer la force avec justesse et noblesse. Mais puisque je te vois t’emplir d’une prétentieuse fierté au souvenir de ta cruauté, je ne peux plus ressentir pour toi qu’une profonde indifférence.

Il marqua une pause, le regard toujours fixé sur Feliciano comme s’il ne pouvait en être autrement. Puis, il rajouta, la voix claire et distincte, dénuée de toute intonation :

- Car je ne m’abaisserai jamais à entretenir l’orgueil du conquérant par le mépris ou la haine, comme tu devais sans doute l’espérer en disant ce que tu as dit. Ceux qui sèment la souffrance par plaisir et non par contrainte ne méritent que mon total désintérêt.

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Feliciano Vargas/Italie N

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Dim 8 Jan - 12:00

Voilà, en sortant une réplique pareille, Ivan allait sortir de ses gonds et utiliser son superbe robinet pour percer sa boite crânienne. Les pieds déjà légèrement tournés, prêt à courir, l’italien attendait la fatalité pour fuir enfin la colère de son interlocuteur.
Mais rien ne se passa comme prévu, d’abord surpris, il afficha un sourire crispé qu’il ne parvenait pas à laisser en place. Décidément, Ivan était plein de surprises… Cependant Feliciano n’aimait pas les surprises, surtout les mauvaises. Comme le russe appréciait avoir tout sous son contrôle, il aimait deviner les pensées et les sentiments de chacun, chose qu’il ne parvenait décidément pas à faire avec ce personnage.

Au moins avait-il compris de quoi il parlait, un sujet sensible qu’il aurait voulu efficace quant aux réactions du frère de la dernière concernée. Lui qui pensait aurait la même réaction que lui vis-à-vis de son frère faisait face à une souffrance pure. Ainsi, le colosse sibérien n’était pas si insensible qu’il n’en avait l’air ? Oh, évidemment il le savait, mais le vénitien n’aurait jamais pensé un jour voir ce genre de visage sur le moscovite. Devait-il vraiment s’en plaindre ? Pour une fois que sa comédie marchait sur lui…

Il le voyait se décomposer, un moment même avait-il imaginé le voir pleurer. Mais il semblait hésiter quant à l’expression à employer, de la même manière qu’un acteur oubliait son texte sur une scène de théâtre. Moment gênant qui se solda par un visage à vous briser le cœur. La réplique qui suivie surpris encore plus l’italien, abasourdit de voir une telle soumission de la part d’une nation qui vendrait son âme pour être au-dessus de tout. Le jeune Vargas fronça les sourcils, montrant clairement sa non-satisfaction, ça ne lui plaisait pas, ça ne lui plaisait vraiment pas.


"Ve… Ve… Mais réagis, bordel !"


Feliciano fit ressortir ce caractère impulsif et retint difficilement son envie de le prendre par les épaules et de le secouer comme un prunier, quitte à se prendre un pain dans la tronche en retour. Mais sérieusement, ça le mettait sur les nerfs de le voir ainsi, jamais il ne s’était confronté à une nation avec un caractère pareil. Quelles avaient-pu être les rares nations à l’énerver à ce point ?


"Je ne sème pas la souffrance par plaisir, j’ai juste l’impression d’essayer de réanimer un mort qui s’est déjà décomposé. Range-moi donc cette expression, même à moi ça me fait pitié, et écoute moi bien, ve. J’ai posé les mains sur ta sœur, c’est vrai, mais je ne l’ai pas violé. Contrairement à ce que tu pourrais croire, elle est plus forte qu’elle n’en a l’air, je suis désolé pour toi que tu ne connaisses pas si bien ta famille, ve. Et à te voir comme ça, je me demande si elle ne serait pas plus forte que toi…"


Lequel d’entre eux se comportait comme un enfant dans cette histoire ? Difficile à dire, cependant l’italien commençait à saturer et commençait sérieusement à manquer d’air. Il avait réussi à toucher Ivan, c’est vrai, mais pas de la façon dont il aurait voulu le faire pour être plus remarquable à ses yeux. Comme un médecin cherchant un remède pour une maladie, Feliciano avait échoué dans sa recherche, il n’avait fait que perdre son temps et allait maintenant laisser propager ce mal sur la planète en se disant que quelqu’un d’autre de plus talentueux que lui trouvera certainement la réponse.

Ainsi, c’est le vénitien qui partie d’un pas pressé, cherchant un balcon ou une sortie de secours pour ne plus se retrouver entre ses quatre murs avec la présence de cet être qui lui faisait plus mal qu’autre chose. Et trouver également une cigarette pour se calmer ne serait pas du luxe non plus.

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Dim 8 Jan - 14:39

"Ve… Ve… Mais réagis, bordel !"

Ivan était suffisamment maître de soi pour toujours réagir en contradiction avec ce qu'on attendait de sa part, sans doute pour le plaisir de demeurer imprévisible, mais surtout parce qu'il lui était insupportable de satisfaire quelques pervers espoirs de le voir perdre sa plus remarquable vertu. Mais puisque le sang-froid n'était pas inné et avait demandé d'innombrables et infinis efforts pour être cultivé, c'était là la plus fidèle et solide protection d'Ivan, encore plus peut-être que le froid. C'était sa grande fierté personnelle, sa baguette de Sureau, son prix Nobel, son Oscar, son Radium, sa classification périodique des éléments, sa Roméo et Juliette, Son Cid... Et personne ne parviendrait jamais à le faire fléchir grâce à une réussite personnelle qui l'avait rendu orgueilleux l'espace de quelques instants.

Ainsi, il se doutait bien que l'absence escomptée d'une réaction face à quelques malheureux propos blessants devait mettre l'Italien hors de lui. Voilà, maintenant ils étaient tous les deux déçus. L'un parce qu'il se voyait attaquer si lâchement par un homme qu'il jugeait digne, et l'autre, parce que ses souhaits n'étaient pas réalisés. Et les paroles de Feliciano furent à la hauteur de son amertume. En plus d'avoir subi un échec, il ne se gêna pas de dévoiler son jeu de perfides manipulations, se plaignant à voix haute de sa défaite. Il devait pourtant bien se douter que l'entendre assurer ne pas avoir violé sa soeur ne rendrait pas aussi tôt le sourire à Ivan. Tout cela aboutît à une scène si intrigante que le Russe ne put s'empêcher d'esquisser un petit air étonné. C'était une fois de plus assez inouï, surréaliste même. Alors comme ça, désabusé, Feliciano osait s'en plaindre et presque prétendre que c'était le faute de son interlocuteur qui n'avait pas eu la gentillesse d'y mettre un peu du sien. Inouï, vous dis-je ! Mais en bon perdant, il quitta le champ de bataille le dos voûté et la tête dans les épaules.

Ivan aurait pu s'en contenter et partir, mais une infime colère se succéda à la tristesse. Il détestait que l'on s'attaque à sa famille et aux périodes les plus douloureuses de son histoire juste pour le plaisir de le voir plier. Et rappeler à Ivan les raisons pour lesquelles il méprisa l'Italien si longuement n'était pas très malin. Aussi se lança t-il à la poursuite du brun avec l'idée s'éclaircir quelques points. Le Russe ne savait pas exactement quelle direction la Nation Italienne avait prit, mais les possibilités n'étaient pas nombreuses et il n'eut qu'à longer quelques couloirs et tourner une ou deux fois pour enfin apercevoir Feliciano, marchant à vive allure à l'autre bout de la pièce. En quelques rapides enjambées, il parvint à le rattraper et, dans un élan d'imagination, le Slave poussa d'abord le Vargas contre le mur d'un geste sec et brutal. Puis, Saisissant le bout de sa jolie cravate et l'enroulant autour de sa main droite pour ne pas qu'elle glisse, Ivan tendit d'un geste vif son bras vers le haut alors qu'un sourire malsain se dessinait sur ses lèvres.

- Tu vois, pas besoin de poutre lorsque l'on a de l'imagination... Ou simplement de la force.

Et alors que le noeud de la cravate de Feliciano glissait vers sa nuque sous la tension qui le tirait vers le haut, le Russe leva sa main suffisamment haut pour obliger son charmant interlocuteur à tenir debout sur la pointe de ses chaussures goudronnées. La position était loin d'être facile à tenir, ses muscles le brûlaient et il commençait à trembloter imperceptiblement sous l'effort, mais résister valait largement pour voir le spectacle qui s'offrent à lui.

- Qu'est-ce que tu voulais, au juste ? Mhhh ? Que je m'énerve ? Eh bien c'est raté. En revanche, je suis de mauvaise humeur maintenant. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu m'as sous-estimé, tu as essayé de bêtement me manipuler, frapper là où c'est mou. Alors sache que je ne suis pas immature à ce point et je déteste quand on pense que c'est le cas. Avant de te laisser filer, je vais donc te faire passer l'envie de recommencer...

Et Ivan redescendit doucement son bras, pour permettre à Feliciano de reprendre son souffle, mais que quelques secondes...
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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Dim 8 Jan - 17:21

Si Ivan était maître du sang froid, ce n’était clairement pas le cas de Feliciano. Certes il avait toujours eu plus de tenu que son frère ainé qui pouvait s’énerver pour des broutilles, mais le plus jeune pouvait également criser au quart de tour sans prévenir. Et avec lui, il battait vraiment tous les records, tout ça parce qu’il ne parvenait pas à obtenir ce qu’il voulait. Leurs désirs personnels entraient en contradiction, les obligeant finalement à se disputer et se séparer. Il ne fallait peut-être pas voir plus loin, ils n’étaient pas fait pour s’entendre et devraient se contenter de discutions mornes sur les accords établis entre leurs deux pays pour leurs intérêts politique et financier.

Demain, la réunion reprendrait. D’ici là, il demanderait au président de cette présente assemblée, Arthur, s’il pouvait changer de place pour espérer un peu moins de bordel dans l’assemblée, mais surtout pour ne pas voir le mur de glace qui s’était installé entre lui et le russe. Maintenant il s’en fichait bien, il jetait l’éponge, ce jeu ne devenait qu’une sauvegarde de fierté qui le faisait seulement lutter contre ses propres pleurs. Il préférait donc perdre par abandon, comme pour beaucoup de choses finalement.

Essayant de se vider la tête sans succès, le vénitien chercha en tournicotant une possible sortie sans que celle-ci ne vienne enfin à sa rencontre. Il commençait à penser que Dieu était vraiment contre lui, si en plus il n’avait pu planifier ce qui allait se passer par la suite. Il entendit des pas derrière lui, remontant à nouveau son rythme cardiaque. Se retournant donc, il vit le moscovite se diriger dangereusement vers lui, prêt à relancer le jeu avec bien plus de violence. Feliciano en temps normal aurait pris ses jambes à son cou, tout le monde le savait, pourtant il resta fixe, attendant sa sentence comme s’il savait bien lui-même qu’il méritait bien une punition digne des mots cruels qu’il avait pu prononcer quelques minutes auparavant.

Plaqué contre le mur sans aucune délicatesse, l’italien ferma les yeux, attendant la suite de ses tourments qui furent traduites par la saisie de sa cravate qu’il utilisa pour le pendre par la simple force de son bras. Réflexe bien naturel, les mains du jeune Vargas se posèrent sur la bande de tissu qui entourait son cou alors que la pointe de ses pieds ne cherchait qu’à rejoindre au mieux le sol.


"Je croyais… que je ne méritais… que ton indifférence ?"


Feliciano ouvrit à nouveau les yeux vert ceux de celui qu’il avait surement dû mettre en colère. Il avait du mal à respirer et le sang ne remontait plus correctement à son cerveau. Pourtant, il ne voulait ni pleurer ni supplier, juste parce que celui qui le torturait était Ivan.


"Ve… A moi aussi… on m’a fait revivre des moments difficiles. Mais jamais… je n’ai réagi comme toi… Je cherchais ton impulsivité… te voir réagir sans retenue… dire ce que tu penses, sans rien cacher. Est-ce que… j’ai réussi ?"


Un très léger sourire s’afficha sur son visage, luttant en même temps contre l’asphyxie. Non ce n’était pas agréable et il profitait bien-sûr de la descente de son bras pour reprendre le plus d’air possible. Cependant, en le voyant là, même pour le torturer, ça lui faisait finalement moins mal que s'il l'avait laissé partir.

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Ven 13 Jan - 18:32

Je croyais... que je ne méritais... que ton indifférence ?

- Tu la mérites. Mais je ne pense pas que mon indifférence seule puisse empêcher quelqu'un de m'ennuyer, alors je m'assurer de toujours faire passer toute envie de me faire chier.

Ce disant d'un ton professoral comme s'il eut été un enseignant devant sa classe, Ivan tira vers le haut sur la jolie cravate pour souligner l'orgueilleuse bienveillance de ses intentions tout en observant avec une perversion non dissimulée le visage de l'Italien devenir rouge sous la tension sanguine. En plus d'être violent, il était bipolaire. A l'idée qu'on ait l'impertinence de vouloir le tromper, la rage lui monta d'un seul coup à la tête, tel un ras de marée durant la période des moissons. Certes, Ivan n'était pas toujours adéquate et semblait suivre une logique dont il était le seul à connaitre et comprendre le raisonnement. Ou peut-être n'y avait-il aucune logique, seulement un chaos de sentiments et de pensées ?

- Je cherchais ton impulsivité... te voir réagir sans retenue... dire ce que tu penses, sans rien cacher. Est-ce que... j'ai réussi ?

D'abord, le Slave fronça légèrement les sourcils tout en relâchant inconsciemment la cravate de Feliciano, si bien qu'elle glissa entre ses doigts et retomba sur l'épaule du brun. Mais sans lui laisser le temps de fuir, Ivan plaqua ses deux mains contre le mur de chaque côté de la tête du Vargas et se pencha légèrement vers l'avant, un sourire narquois aux lèvres et une vicieuse lueur aux creux des pupilles. Soupirant doucement, il observa longuement son interlocuteur sans rien faire, prenant exprès son temps pour taquiner une fois de trop les nerfs de Feliciano. Enfin, les yeux mi-clos et après avoir passé le bout de sa langue sur ses lèvres, il répondit :

- En somme, tu as monté tout ce spectacle pour me voir tel que je suis ?

Laissant ses sourcils s'élever jusqu'au milieu de son front dans une sarcastique interrogation, Ivan passa une mains dans ses cheveux et, dans un lourd et las soupir, continua :

- Tu crois que je ne peut être sincère que dans la souffrance ? Ou qu’il n’y a que dans la colère que je suis vrai ? Si c’est le cas je dois vraiment être quelqu’un de triste.

Il laissa échapper un rire amère. Quelle étrange conviction ! Il n’était pas aussi plat et creux tout de même ? Ciel, non, bien sûr que non ; du moins, il espérait que ce n’était nullement le cas. Etrangement, dans la fureur et le chagrin, les hommes semblent toujours être authentiques, mais ce n’est pas une raison pour douter de la qualité de leur bonheur.

- Et oui, tu as réussi à me voir tel que je suis l’espace d’un instant, mais bien plus tôt que tu ne le penses...

Sur ces mots, Ivan esquissa un sourire mystérieux, laissant le temps au Vargas de cogiter sur sa réplique. Il n’était pas hypocrite au point de vouloir prétendre être toujours sincère, quelle que soit la situation. Non, évidemment, il était même le premier à revendiquer son maniérisme théâtral et pour le moins tragique. Mais il y avait quelques rares fois où l’excès n’était pas nécessaire. A point, Ivan daigna donner la réponse à son énigme :

- Il y a cinq mois, quand ta peau glissait tel un ruban de soie sous mes doigts, j’étais sincère, impulsif et sans retenue. Je te disais ce je pensais, sans rien cacher, lorsque je gémissais de plaisir en t’embrassant. Ma volupté était alors bien réelle, ainsi que mon bonheur.

Un rire amusé lui échappa de la bouche et le Russe rajouta d’un ton malicieux :

- Au vu des circonstances, je ne me serai certainement pas fatigué à simuler !

Le tout appuyé d’un clin d’oeil complice.

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Sam 14 Jan - 18:32

Il l’avait donc bien mérité son indifférence, soit, mais si lui continuait de le faire chier, se laissera t-il faire sans rien dire ? Ivan n’était pas comme ça pas vrai ? Et puis, il ne pouvait pas imaginer ça, il était là, fidèle à lui-même, un être sans foi ni loi, le même que celui qu’il avait revu quelques mois auparavant. Hélas, il n’était pas en proie à se laisser entrainer par ses émotions toujours vive puisque la cravate qu’il tirait impunément lui coupait la circulation sanguine. Il serra les dents, essayant tant bien que mal de se concentrer sur autre chose si ce n’était la survie de son cerveau déjà bien endommagé au dire de certaines nations.

En même temps, il l’avait un peu cherché. A quoi aurait-il pu s’attendre en lui donner des termes aussi troublants et en se foutant littéralement de sa gueule ? Il avait pourtant senti le coup venir, mais ça ne l’avait pas arrêté pour une fois. Pourquoi ? Pourquoi avoir fait une chose pareille ? Lui pourtant si peu adepte de ce genre de violence l’avait engendré en pleine conscience de ses actes. Un instinct, un sentiment, une envie de quelque chose qu’il ne parvenait pas encore à identifier. En tout cas, ce n’était pas dans cette position qu’il pouvait y réfléchir.

Ses dernières paroles prononcées, le moscovite relâcha sa cravate comme prit en proie à des questions pour lesquelles il se démenait à trouver une réponse. Bien-sûr, Feliciano profita largement du moment pour tirer de toutes ses forces le tissu enroulé autour de son cou pour enfin libérer ses artères carotides ainsi que sa respiration. Cependant il n’eut pas plus de temps pour se décoller du mur et s’enfuir que le russe plaqua ses mains contre le mur de chaque côté de son visage.

Le jeune Vargas eut une hésitation quant à l’émotion à employer. Gardant donc un visage inquiet face au sourire narquois de son interlocuteur, il avala difficilement sa salive et détournant le regard vers ses pieds. C’était ça qu’il cherchait ? Le Ivan effrayant et sadique qui lui avait pris les hanches sans aucune retenue ni remord ? Qu’importe la raison, il devait continuer le jeu, il ne devait pas paraître aussi lâche qu’avec les autres nations.


"Ce matin j’avais pensé t’ignorer et faire le travail que m’avait demandé Ludwig… Puis tu m’as cherché, puis ignoré, je n'ai alors pensé qu’à trouver toutes les facettes de ta personnalité. Et crois bien que je ne fais pas ça avec tout le monde, ve."


Feliciano releva les yeux vers son interlocuteur, il ne savait pas vraiment comment le formuler autrement. Non il n’était pas quelqu’un de triste, mais il voyait que son sourire cachait parfois bien des choses qu’il ne voulait pas partager avec autrui. Il voulait savoir ce qui le tracassait, ce qui l’amusait vraiment, ce qui le touchait… Sans mise en scène, aucune.
D’autres paroles suivirent, bien moins compréhensibles pour l’italien. Comment ça « bien plus tôt » ? L’un de ses sourcils se percha plus haut que l’autre, montrant clairement que le vénitien était intrigué par ces paroles.


"Ne me dis pas que…"


Feliciano avait eu un doute qui se justifia par la suite par la réponse d’Ivan. Ainsi donc il l’avait bien compris, le moscovite parlait bien des événements qui avaient eu lieu cinq mois plus tôt. Lorsqu’il décrivait ce genre de scène lui-même, le jeune Vargas ne se sentait jamais gêné, mais là, entendre le moscovite parler de ses gestes précédents sur sa personne le rendit soudainement mal à l’aise. S’il avait été une femme, peut-être se serait-il fier, mais là… Un instinct étrange, celui qui faisait de lui un homme, lui dictait que ça lui foutait juste la honte. Mais qui était là pour le juger ? Qui pouvait être au courant mis à part celui qui avait partagé son lit ?


"Helahela… Je suis… vraiment rassurer d’entendre ça."


Le vénitien afficha un sourire sincère, on lui avait comme retiré un poids sur le cœur. Il ne s’était peut-être finalement pas tant rendu ridicule que ça.
Tournant rapidement le visage à droite et à gauche pour vérifier qu’il n’y avait aucun témoin de leur petite scène, Feliciano attrapa le col de la veste d’Ivan de ses deux mains avec un peu de force pour l’obliger à se pencher un peu. Là, il se mit sur la pointe des pieds et lui embrassa les lèvres avec la plus grande délicatesse. Il ne fallait pas oublier que l’italien comme tout latin était très tactile et pouvait donner des gestes physiques d’affection à profusion. Mais sachant que le russe ne faisait pas partie de cette famille, il lui donna un geste simple et rapide. Ceci fait, le jeune Vargas reprit appui sur ses talons et prit un air faussement énervé.


"Tu pourrais juste éviter de m’étrangler une nouvelle fois comme ça, per favore ?"

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Dim 15 Jan - 12:40

- Trouver toute les facettes de ma personnalité ? En voilà une entreprise ambitieuse !

A nouveau, et d’une manière tout à fait spontanée, son ton redevint mielleux, son geste charmeur et un sourire troublant tant il semblait peu fiable ornait dès à présent son faciès, ce qui lui donnait les airs d’un parfait séducteur cavalier dont le chuchotement rentrait dans votre oreille pour descendre jusqu’à votre coquillage sacré et ardent. Ah, c’est que l’art du courtisan ne s’improvise pas, et Ivan était là, à étouffer son chagrin aussi aisément qu’il s’inventait un plaisir.

Rassuré par la réponse donné, l’Italien sembla s’imaginer que le court instant charnel qu’ils eussent partagé lui donna l’accès au coeur et à l’intimité de son amant, et Ivan le laissa délibérément croire à cette sotte idée. Comme en témoignait l’artifice de la prostitution, la lubricité pouvait être à l’amour ce que Twilight est à la littérature. La plupart du temps, le sexe était une façon des plus grossières d’assouvir la sensualité du Russe. Ne contestons point, comme il l’eut dit lui-même, le plaisir d’Ivan fut vrai, seulement, la jouissance ne le représentait pas plus que sa chair ou ses os ; il n’y avait que ses pensées et ses idées qui révélaient sa personnalité à pleine mesure. Et on n’eut jamais ouï dire que l’union charnelle pouvait être aussi éclairante qu’une charmante discussion.

En somme, le blond avait habillement détourné les mots de son si naïf interlocuteur pour clore la discussion de manière à ce qu’elle satisfasse les deux esprits, ainsi, l’un trouvait son excessive curiosité apaisée alors que l’autre gagnait la paix tout en gardant toutes les cartes avantageuses en main. Fut un temps où il suffisait de l’effleurer d’une délicate parole pour le voir baisser sa garde et ouvrir ses pétales pour exposer sa délicate nature ; c’était là la douce innocence de l’enfant. Mais en grandissant, il s’était rendu compte que la pureté puérile n’était qu’une faiblesse de trop dans le monde des nations. Plus on était plein de surprises, mieux on s’en sortait, aussi se pressait-il de garder son coeur loin de son esprit et de son corps, pour que jamais aucun sentiment ne puisse altérer sa raison comme il en fut trop souvent.

Puis, comme pour le récompenser, sa délicieuse orchidées se dressa sur la pointe des pieds, empoigna son col et déposa un tendre baiser sur ses lèvres de tartuffe. Il en savoura la diversité des goûts ainsi que la chaleur du toucher, les yeux clos dans une lascive passivité. Encore une fois, alors qu’il se comportait comme un parfait enfoiré, on lui ouvrait gracieusement les portes. Tant mieux, c’est qu’il savait bien tromper.

- Tant que tu ne viendras pas contrecarrer mes plans ou simplement me contrarier, je ne te toucherai pas...

Il marqua une pause et tira une moue qu’il voulût séduisante par la douceur de ses traits et sembla un instant contemplatif, comme si son cerveau malade était encore en train de décider quelques intentions. Puis, il murmura :

- Quoi que...

Et sur ces mots, il se pencha, visant d’abord délibérément la bouche de Feliciano avant de l’éviter soigneusement et glisser doucement le long de sa joue, puis de sa mâchoire pour venir déposer sa bouche sur la fine parcelle de peau de son cou que laissait apparaître un col qui parût soudainement trop relevé et surtout trop serré. Là, en-dessous du pli de la mâchoire, Ivan humait l’agréable odeur de musc, si caractéristique aux gens du sud qui avaient pour habitude de cultiver des olives et du raisin. Ah, que ce jeune homme était soigné ! Sa peau était miel et soie alors que ses cheveux avaient l’odeur de milliers de fleurs. Il resta ainsi pendant un temps considérablement long ; sans bouger, il laissait libre cours à ses sens. Mais comme il ne pouvait décemment pas rester là éternellement et que quelqu’un pouvait les surprendre s’il n’était pas discret, le Russe se redressa, emportant avec lui sur ses lèvres un peu du charme italien.

- Encore tenté de me découvrir tel que je suis ?

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Ven 20 Jan - 20:21

Il se moquait de lui, ça il ne le cachait pas, c’était seulement le degré de moquerie qu’il utilisait que l’italien ne parvenait pas à entrevoir. Le russe était décidément un personnage trop complexe pour lui, très rusé, et il ne s’en rendait malheureusement pas compte. Car ce qui avait surtout fait la « notoriété » du vénitien était sa naïveté. Il pouvait être un fin manipulateur, certes, mais pouvait hélas aussi bien se faire prendre par son propre jeu. Seuls ceux qui ne pouvaient pas cacher leurs émotions correctement, comme Ludwig ou Lovino, pouvaient être totalement soumis à son pouvoir de séduction, bien que beaucoup d’autres pouvaient baisser leur garde devant le sourire angélique de l’italien.

Seulement voilà, le russe se trouvait, en plus d’être aussi doué pour cette matière, un être qui n’était clairement pas naïf, même bien méfiant vis-à-vis des autres. Et il le cachait très bien, car Feliciano n’y avait vu que du feu. Trop rassuré, trop effrayé qu’Ivan puisse lui vouer une quelconque rancœur, il s’était accroché au sourire du moscovite comme aux belles paroles de ses politiciens. C’était avec ce défaut qu’il avait fait un nombre incalculable d’erreurs, qui avec sa lâcheté n’avait fait qu’empirer les choses. Tellement naïf qu’il n’avait fait qu’empirer la guerre mondiale passée, laissant un dictateur gouverner pensant qu’il était l’avenir du pays, aveuglé par ses belles paroles, laissant des innocents se faire embarquer dans des trains pour la Pologne en imaginant qu’ils s’y retrouvent dans des villages Club Med, laisser son peuple se faire fusiller… sans rien comprendre à la situation qu’il était en train de vivre.

Tous avaient un passé noir parmi ces êtres immortels, mais si le jeune Vargas avait été plus sceptique, bien des choses auraient pu être évitées. Aujourd’hui, le scénario était certes bien moins sombre, mais montrait clairement ce trait tellement candide de sa personnalité. Le russe allait-il en profiter ? Il n’aurait pas été le seul dans ce cas, tout comme Feliciano pouvait utiliser ses talents d’acteur sur les plus crédules que lui.
L’italien était mûr, prêt à faire des conneries tant que c’était Ivan qui le lui demandait, jamais l’idée que son cœur lui soit à ce point éloigné avait pu lui effleurer l’esprit. Feliciano avait gardé cette pureté étrange malgré ses envies et ses paroles qui n’étaient pourtant pas celles d’un enfant. Si le russe avait prit une leçon de ses erreurs, ce n’était pas le cas du méditerranéen qui lui faisait face.

A sa plus grande satisfaction, le moscovite n’avait pas repoussé ses douces lèvres qui participaient à son succès auprès de ses conquêtes alors qu’il aurait eu toutes les raisons de le faire, baissant encore davantage la garde de l’italien quant à la sincérité de son interlocuteur. La mise en garde était quelque chose à laquelle il s’attendait bien à devoir se plier pour rester en bon contact avec lui, mais la suite le surprit bien davantage.

… Quoi que ?

Feliciano eut un instant d’hésitation, comme incapable de savoir quel geste était le plus approprié pour un tel personnage. Le visage d’Ivan se pencha sur le sien avant de l’éviter sans crier gare. Il y avait cru un instant, mais ce fut le long de sa joue et de son cou pour y enfin déposer ses lèvres. Le vénitien n’y croyait tellement plus que ce contact lui provoqua un léger sursaut. Dans la position où ils étaient, fermant les yeux, le jeune Vargas pouvait sentir l’odeur de miel que dégageait sa chevelure partagée entre le blanc et le blond. Si lui pouvait sentir certaines espèces de fleurs, il n’y avait qu’à espérer que celles-ci ne dégoutent pas l’abeille qu’il avait devant lui, au risque de se faire piquer et offrir un venin que personne ne pouvait apprécier. Lui aussi serait bien resté là, à profiter de ce petit moment que trop peu de nations osaient lui offrir par une gêne qu’il considérait comme incompréhensible.


"Bien sûr !"


Sûr de lui, Feliciano avait répondu à sa question sans prendre le temps d’une quelconque réflexion. Le voir se décrocher ainsi ne lui donnait que plus envie de l’approcher encore plus, plus que ce qu’il faudrait pour une certaine politesse, plus que pour accolade amicale… Ils allaient devoir retourner au sommet ? Vraiment ? Franchement, n’étant en plus pas le pays le plus influant, il avait bien envie de laisser tout le travail à son frère pour son plaisir égoïste.


"Dis… ça te dis pas de sécher la réunion ? Ve ?"


Un doigt sur les lèvres avec un petit sourire enjôleur, le jeune Vargas avait dit ça à la manière d’une lycéenne lançant des avances à son petit-copain du mois pour se cacher dans une salle de classe vide et réviser le cours de SVT sur la reproduction humaine. Bon, des différences étaient à admettre, mais le résultat devait être pratiquement le même.

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Mer 25 Jan - 12:31

"Bien sûr !"

Ivan se sentit comme Humbert Humbert proposant à sa très charmante et si tendrement aimée Dolly d'aller glisser entre les draps du lit en cette froide journée d'hiver, aussi, ce si sincère éclat d'optimisme lui sembla presque malsain. Mais heureusement pour lui, le mérite vertueux de ses désirs et actions n'avait qu'une moindre importance ; il faisait toujours ce qu'il voulait et peu importe à quel point sa conduite s'inscrivait dans les moeurs, les usages ou la morale du siècle. Oh oui, il allait profiter sans pitié ni remords de la candeur de Feliciano, peut-être cela lui servirait-il enfin de leçon ? Le Russe allait vraiment devoir être cruel alors...

"Dis… ça te dis pas de sécher la réunion ? Ve ?"

Oui, mon bel enfant, partons au bout du monde ! Je vous allongerai sur un lit, vous banderai les yeux et les bras avant de vous donner autant de volupté que votre corps pourra en supporter. Puis, apaisé, détendu, je jouerai de votre peau hypersensible et encore frissonnante du plaisir éprouvé jusqu'à vous faire jouir à nouveau, mais cette fois-ci d'une simple caresse sur votre sein et votre flanc, votre cou et votre dos.

- Nous n'avons rien à sécher puisque pour aujourd'hui, la réunion est terminée. Comment je sais ça ? Les nations n'accepteront pas de se faire à nouveau enfermer dans une même pièce alors que des telles révélations sur le potentiel sexuel d'Alfred et Francis viennent d'être faites. De plus, le pot renversé en plein milieu du salon ont du en maître en émoi plus d'un. Et je ne plaisante pas, le jasmin, ça pique les voies respiratoires comme du piment.

Dès que quelque chose ne se passe pas comme prévu, que le plan mis en place n'est pas respecté, le chaos vient régner sur les coeurs et les esprits des plus habilles, faisant sombrer chacun dans une étrange folie désordonnée pour la simple raison que la plupart des gens sont incapables de s'adapter aux situations. Aussi, un tel changement de programme avait sans nulle doute causé moult dégâts suffisamment importants pour arrêter la réunion d'aujourd'hui.

Mais là n'était pas la question ! Car Ivan avait bien vu où son tendre Felichounet voulait en venir... Par cette innocente proposition prononcée d'un ton enfantin, il l'invitait, volontairement ou pas, à venir consommer le vice qu'il avait déjà eu l'occasion de satisfaire, le baiser offert ne pouvant être qu'un premier timide appel à la sensualité. Seulement voilà, le Russe n'avait nullement l'intention de succomber à cette tentation aussi aisément. Après que Feliciano l'eut autant fait tourner en rond entre stupide colère et capricieuses réconciliations, Ivan se devait de rendre le chemin plus sinueux. Faire la moue ou se taper la pause ne suffisait jamais à gagner les faveurs d'Ivan ; ce n'était pas aussi simple. Les minauderies du Vargas étaient certes séduisantes, mais le Russe voulait le voir faire un peu plus d'efforts, se battre et conquérir son attention et intérêt.

- Bon, puisque tout est terminé et que ma présence n'est plus nécessaire, je vais m'en aller. Poutine m'a pressé de lui faire un résumé de la réunion dès qu'elle se sera achevée et pour l'instant, je n'ai aucune idée de l'histoire que je vais lui servir. Raconter la vérité pourrait être fâcheux pour moi.

Oui, parfaitement, Ivan venait de royalement ignorer le si peu subtil petit sous-entendu de son interlocuteur. Ou plus simplement, en répondant de la sorte, il lui disait "non". Esquissant une moue navrée alors même qu'il avait envie de se répandre en un rire diabolique tant sa propre explication lui semblait peu crédible, il fixait le brun d'un air désolé. Lui ? Se presser d'obéir à Poutine ? Oh grand dam, jamais ! Leur mépris était réciproque et ils ne se faisaient que très peu de cadeaux. Véritablement donc, Ivan n'avait fait que se trouver un prétexte bidon pour fuir. Oui, parfaitement, fuir. Dans un geste théâtral, il se redressa et s'avança lentement dans le couloir en direction du salon où se trouvait la sortie, mais en ayant fait quelques pas lascifs, il s'arrêta et, sans se retourner, dit d'un ton tout à fait anodin :

- Dès que tu auras fini tes propres affaires, chambre 518 au Hyatt Regency Hôtel, code 7973.

Avant de partir, il alla récupérer sa canne fièrement abandonnée dans l'un des couloirs du bâtiment. En passant près de l'un des grands salons, il entendit quelques voix et une forte odeur de tabac de cigare, ce qui voulait dire qu'Arthur fumait et que la réunion était terminée. Alors qu'un majordome lui apportait son manteau, Ivan le pria de prévenir les autres nations de son départ. Puis, sous quelques crépitements de flashs d'appareils photos infatigables, il plongea dans sa voiture et partit avec le net sentiment qu'il ne resterait pas seul ce soir.
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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Sam 28 Jan - 20:55

Sa petite tête ne lui avait donné qu’un objectif, obtenir l'attention de l’immortel le plus effrayant venu du froid. N’était-ce pas étrange de la part d’une personne qui aurait été capable d’avoir peur de son ombre ? Enfant gâté, l’autrichien n’avait jamais pu faire disparaître ce défaut. Lorsqu’il voulait quelque chose, il insistait jusqu’à obtenir gain de cause ou faire criser sa victime. Seulement, souvent persuadé d’être celui qui inflige la torture, il pouvait arriver qu’un être pire que lui prenne finalement le dessus pour des choses que lui aussi veuille réaliser. Et bien sûr, l’italien ne se rendait compte de rien.

Persuadé que le russe allait se trouver dépité devant une telle proposition, Feliciano adopta une fausse attitude d’enfant, se balançant doucement de droite à gauche en se mordillant l’index. Cela ne marchait pas avec tout le monde mais son pourcentage de réussite était plutôt bon. Ce n’était pas vraiment ce qui pouvait se passer après qui l’intéressait, bien que le plaisir physique n’était pas une chose qu’il détestait, cependant c’était bien pouvoir accaparer un peu de son temps à son profit qui lui offrait la joie du moment.


"Ah ? C’est déjà terminé ?"


Nous parlions bien entendu de la réunion hein ! Feliciano n’avait franchement pas vu le temps passé, d’autant que cette réunion ne s’était pas passée de la manière qu’il avait pu l’imaginer ce matin. Mais finalement, en vu de ses dires, c’était plutôt logique. Aussi se contenta t-il de soupirer, dépité, imaginant l’état de l’assemblée à présent.
Et son invitation alors ? Parce que savoir que ses compagnons étaient en train de souffrir à cause d’une plante qu’il n’avait imaginée qu’en sachet de thé ou en déodorant pour WC était une chose, mais ce n’était pas franchement ce qui l’intéressait le plus. Qu’en disait-il ?


"... Ve..."


Feliciano resta bouche bée quelques secondes. Quoi ? Sa présence n’était plus nécessaire ? Devait-il comprendre que, indirectement, il n’avait pas envie de donner suite à sa demande? Offre refusée. Dannato, cela n’avait pas marché. L’italien grogna, visiblement vexé. Qu’est ce qu’il allait pouvoir faire maintenant ? Surement aller rejoindre les autres et les suivre dans leurs idées de soirées… Pff…
Prêt donc à faire demi-tour lui-même dans la direction inverse de son interlocuteur, le vénitien eut à peine tourné les talons qu’il entendit une nouvelle fois sa voix.

… Oh sì, è vinto.
Se retenant de lancer un cri de victoire, l’italien se dépêcha de noter dans la paume de sa main l’hôtel, le numéro de chambre et le code. Quitte à ne pas avoir de papier, au moins n’avait-il pas oublié de prendre un stylo.


***

Rejoignant la porte d’entrée, il aperçut Ludwig, Kiku et Lovino. Voyant leur tête à l’arrivée de l’italien, il comprit bien vite qu’ils l’attendaient avec une certaine impatience. Kiku avait proposé qu’ils boivent un coup tous les quatre, Ludwig semblait bien partant pour une bière fraiche et Lovino maugréa qu’il était hors de question de boire avec ce “potato macho” et que si celui-ci insistait pour rester, il rentrerait à la maison avec son petit-frère à l’instant.
D’un sourire bienveillant, Feliciano refusa la proposition d’un signe rapide de la main.


"Désolé j’ai un rendez-vous ce soir, ve."


A toujours courir après les filles, le plus jeune des Vargas était pratiquement sûr qu’ils allaient le croire sans poser de question et soupirer face à une attitude aussi oisive. Mais soit, les trois, un peu déçus, le laisseraient partir à sa petite entrevue prometteuse. Ah si seulement ils connaissaient les détails de l’histoire...
Feliciano courut donc à sa voiture et se dirigea vers ce fameux hôtel... Enfin, avec dix ou quinze bonnes minutes de recherche à demander aux piétons son emplacement, les GPS n’occupant pas encore les véhicules de l’époque hélas.

Finalement garé à proximité du lieu dit, Feliciano y entra et se pressa d’arriver jusque devant la chambre non sans une certaine appréhension. Tapant au ralentit le code qui lui permis d’entrer, l’italien fut surprit de voir la chambre plongée dans la pénombre.


"Hela... I... Ivan? Tu es là?"


Peu sûr de lui, le vénitien entra dans la pièce, l’une de ses mains parcourant maladroitement le mur sur sa droite, essayant tant bien que mal de discerner dans un coin de mur un interrupteur permettant d’y voir plus clair.

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Mer 1 Fév - 21:25

Etre tortionnaire n'était pas un talent inné chez lui. Il admettait volontiers qu'il n'était pas ce qu'on pourrait appeler un ange de douceur et de gentillesse, mais il se trouvait qu'Ivan était aussi fortement épris de liberté, si bien que commander le répugnait autant que de servir. Il ne lui serait d'ailleurs probablement jamais venu à l'esprit de s'adonner au BDSM et au bondage si la vie ne lui avait pas imposé ce rude rôle de dirigeant qui demandait de sa part une impartialité, une âpreté, une sévérité et un sens du devoir infaillible. Si au début il dut à contre coeur fouler au pied ses belles idées libertaires et s'efforcer de devenir un dieu du cuir, un maître cruel, un tortionnaire imaginatif -alors qu'il ne cessait de crier "Ni dieu, ni maître" dans son for intérieur- le temps lui apprit à apprécier ces pratiques peu avouables en société, quelle qu'elle soit.

Certes, Ivan aurait pu fondre en douceur et délicatesse face à l'innocente -mais probablement intentionnelle- chétivité de Feliciano, mais il était une créature si passive qu'il n'inspirait au Russe qu'un seul comportement : la domination. S'il ne prenait aucune initiative, il pouvait être sûr de voir l'Italien se décomposer d'indécision dans un coin, absolument incapable de prendre une initiative véritable, surtout face au Slave. Peut-être n'était-ce qu'un problème de différence de tailles, mais il n'empêchait pas Ivan de se poser quelques sérieuses questions sur la présumée popularité de Feliciano auprès de la gente féminine. Comment pouvait-on être réputé Casanova avec si peu d'enthousiasme face à un partenaire consentant ?

Quoi qu'il en soit, c'est dans cet état d'esprit que le blond se laissa aller à s'imaginer les quelques fantaisies qui allaient probablement avoir lieu dans le plus proche avenir, alors que son chauffeur l'emmenait à travers les rues de la ville vers l'hôtel où il s'était arrêté. Une fois dans sa chambre, il retira sa cravata et ses chaussures avant de se servir un verre de cognac, tel le gars super cool du Texas qui, après une rude journée, en faisant tinter les glaçons, se sentait obligé de boire un alcool de pas moins de quarante degrés et ce dans la plus parfaite tradition du cinéma américain. Ivan sirota donc le contenu de son verre -sans faire tinter de glaçons parce qu'il était impensable de diluer du cognac et ce dans la plus parfaite tradition du bon goût- le regard dans le vide et perdu dans une sorte de contemplation.

Enfin, lorsqu'il n'y eut plus une seule goûte au fond du verre, un craquement puis un grincement se fit entendre de derrière la porte d'entrée. Qu'il était rapide, ce coquin d'Italien ! Le Russe ne l'attendait pas avant au moins quelques heures. Mais apparemment, le brun n'avait pas prit ses intentions de travailler au sérieux, et c'était justifié puisque Ivan n'avait effectivement pas eu l'intention de faire quoi que ce soit à part tirer sa flemme avec volupté. Éteignant les lumières, Ivan s'appuya de l'épaule sur un bout de mur non loin de la porte et attendit patiemment dans le noir que Feliciano entre. A peine eut-il le temps d'interroger le noir à voix haute qu'Ivan se glissa sans bruit dans son dos et, tout en fermant la porte d'un coup de pied, empoigna avec force les poignets de la jeune nation qu'il s'empressa de tordre sans ménagement dans son dos. Là, sans laisser le temps à sa proie de comprendre quoi que ce soit, il lui ficela les avant-bras l'un contre l'autre avec sa propre cravate. S'assurant que le carcan était bien serré et que Feliciano ne parviendrait pas à se libérer, le blond prit enfin la peine d'allumer la lumière.

- Surprise.

Esquissant un sourire mesquin, il prit fermement son invité par l'épaule et le traîna jusqu'à la jolie colonne en marbre qui ornait le milieu du salon. Puis, d'une main, il empoigna le cou de Feliciano à bout de bras pour l'empêcher de lui donner des coups de pied, alors que de l'autre, il défaisait sa cravate. Une fois cela fait, il l'utilisation pour attacher l'Italien à la colonne. Faisant quelques pas vers l'arrière, Ivan admira son travail.

- Tu devais te douter qu'avec moi, les choses ne sont jamais telles que l'on voudrait qu'elles soient.

Et, sur ces mots, il alla gracieusement s'avachir dans le canapé du mur d'en face, s'étant au préalable servi un autre verre de cognac. Un sourire béat ornait ses lèves et illuminait ses yeux d'un curieux éclat...

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Feliciano Vargas/Italie N

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Dim 5 Fév - 15:13

Feliciano avait certainement un don pour toujours se fourrer dans la gueule du loup. Même après la guerre, il avait continué à se fourrer dans des pétrins pas possibles, aussi différents les uns que les autres. La différence seulement avec le passé, c’était qu’il n’appelait plus l’allemand à la rescousse en l’imaginant bien arriver avec un costume de super héros emprunté à Alfred. Depuis un bon moment maintenant, il essayait de s’en sortir tout seul, non sans une certaine crainte.

La première question à se poser était, est-ce que Ivan pouvait être considéré comme un danger potentiel ? Son esprit avait décidé que non, mais c’était pour des intérêts personnels peu avouables. Cherchant donc l’interrupteur de la pièce, il entendit la porte se fermer derrière lui avec un bruit plutôt violent. Surpris, il n’en fut que plus facile au russe de se saisir de ses poignets et de les bloquer dans son dos. Une petite voix dans sa tête commença à lui crier dessus, l’insultant de tous les noms parce qu’il aurait dû voir le danger venir et qu’il avait fait une sacrée connerie. Mais bon, c’était la voix de la peur, elle avait toujours eu une grande gueule avec lui. A force, il ne l’écoutait même plus.

Bien attaché, le moscovite se décida enfin d’allumer la lumière et de lui dire « surprise ». Vraiment, ce n’était pas contre lui, mais Feliciano ne put s’empêcher d’afficher un visage des plus blasé. Pourquoi ? Parce qu’il y avait moins de deux semaines, il avait fait le même genre de scène à l’une de ses conquêtes. Sur le coup, il avait imaginé que ces deux-là avaient pu se rencontrer et se donner le mot… et coucher ensemble aussi, sinon ça ne serait pas drôle.


"Ve… ?"


Intrigué, l’italien remonta le regard vers la colonne au centre du salon. Voilà qui n’était pas commun, peut-être même que le russe avait tout spécialement pris cette chambre pour ce genre de choses. Mais à vrai dire, il remercia surtout intérieurement Dieu de ne pas lui avoir donné une chambre à poutres apparentes. Il n’aurait sans doute pas survécu à ça.
Il n’empêche qu’il avait bien préparé son coup, gardant une certaine distance pour éviter les jambes du vénitien, seule partie de son corps assez musclée pour en être dangereuse, il l’avait fermement attaché à la poutre centrale… pour repartir boire un verre de cognac. Quoi ? C’était quoi ce plan ?


"Hela… La position n’est pas très confortable et j’aime avoir l’usage de mes mains, ve. Aussi je te demanderai que tu me détaches et que tu m’offres au moins un verre."


Et bien ? Se serait-il attendu à ce qu’il se mette à crier contre lui pour qu’il le libère ? Non voyons, et puis, contrairement à ce qu’il pouvait dire, l’italien était en fait bien curieux de savoir dans quel objectif il avait pu l’attacher. Ce n’était pas pour le voir s’endormir n’est-ce pas?


"Sérieux… Desserre un peu cette cravate, j’ai l’impression que le sang ne circule plus dans mes mains, ve."


Feliciano gonfla ses joues à la manière de son frère pour montrer, d’une façon peut-être un peu enfantine, que le voir boire du cognac sur un canapé alors qu’il commençait à avoir mal aux épaules n’était pas la meilleure façon de faire passer le temps.

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Dim 12 Fév - 19:57

Aux revendications de l'Italien, Ivan ne put s'empêcher d'esquisser un sourire malicieux. Pas très confortable ? Que tu me détaches et m'offres un verre ? A tord, Feliciano s'imaginait que le Russe avait une quelconque considération amicale à son égard. Pourtant, il aurait du comprendre depuis maintenant longtemps que cet être n'était que manipulation, mensonges, dualité et indifférence et que donc s'il était charmant avec quelqu'un, ce n'était que pour parvenir à ses fins. Le but aujourd'hui fut d'amener Feliciano droit dans un lieu sûr et isolé où personne ne viendrait les déranger quels que fussent les cris, les mugissements ou les vociférations et Ivan était parvenu à ce résultat, après un long et ennuyeux acte théâtral où s'étaient mélangés de façon chaotique tous les genres et tous les styles. Mais voilà, le brun était enfin là, presque immobile, muet si nécessaire, vulnérable et incapable de se défendre et cette position était très mauvaise pour lui, il devait bien au moins comprendre cela.

- Ah, Felichounet, même si tes mains seraient en train de se gangrener, je ne te libèrerai pas tant que je n'en aurai pas envie. Alors ne me demande pas que je te rende ta liberté parce que ça ne fait que rallonger ta captivité.

Voilà qui devait un minimum remettre les choses en place dans l'esprit de cette pauvre créature : il ne reverrait pas la liberté de si tôt. Penchant la tête légèrement sur le côté, Ivan réfléchit à ce qu'il allait faire à partir de maintenant. Il avait la perverse impression de pouvoir, en quelques mots, annexer l'Italie. Tel le cabot courant derrière la voitures des éboueurs et qui ne saurait trop quoi faire au cas s'il les rattraperait, Ivan, une fois avoir atteint son but, ne savait plus trop quoi faire non plus, à quel fantasme laisser cours. Bien sûr, il n'était nullement question de relâcher sa proie, se serait bête car on ne sait jamais quand une telle occasion se représentera. La première et la plus logique des options était le sexe, mais c'était trop facile, bien trop facile... Il se leva et fit un tour de la pièce, le regard perdu dans le paysage derrière les fenêtres. De toute manière, il allait devoir le relâcher au plus tard demain matin... Ciel, quel ennui !

- On va jouer... enfin, je vais jouer et toi tu vas te contenter de subir. Tu pourras hurler, les murs sont trop épais pour que quelqu'un les entende et de toute façon, les numéros des chambres d'à côté sont vides. Bien sûr, c'est moi qui m'en suis assuré. La réunion n'aura lieu que demain, donc j'ai toute la nuit pour coucher mes idées dans la réalité. Enthousiasmant, n'est-ce-pas ?

Un petit sourire en coin vint ponctuer cette phrase. Enfin, après l'avoir ignoré si longuement, Ivan prit la peine de considérer le captif. Il s'approcha de lui et s'agenouilla lentement en caressant du bout du doigt la joue de Feliciano. Là, il passa un doigt crochu dans la boucle de sa ceinture avant de tirer dessus pour en extraire l'extrémité. Coinçant la languette entre deux doigts, il tira encore une fois, défaisant définitivement la ceinture. Bien évidemment, alors qu'il s'attaquait aux boutons et à la braguette de son pantalon, Ivan ignora royalement les soubresauts et les refus de l'Italien. Une fois cela fait, il se redressa légèrement tout en saisissant une jambe du brun pour retirer la chaussure qui ornait son pied. Celle-ci en main, le Russe alla à nouveau s'assoir sur le canapé et, les coudes appuyés sur ses genoux, il se mit à lentement en déficeler les lacets.

- C'est très solide, les lacets en cuire...
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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   Mer 15 Fév - 14:52

Face au visage toujours fixant et trop souriant du moscovite, l’italien ne put se contenter que de soupirer. Il devait surement chercher une idée pour le torturer un peu, il ne voyait pas d’autre solution à sa situation présente. Bien sûr, fidèle à ce qu’il avait toujours été, il s’était bien décidé à ne pas le détacher de là. Et bien voilà, ils allaient faire quoi maintenant ? Le regarder jusqu’à ce que ses jambes fatiguées décident de s’asseoir en tailleur pour reposer leur maître ? Dans tous les cas, s’il n’était pas libéré rapidement, il n’y voyait rien de bien pour sa personne. Car si l’italien était déjà de faible constitution, attaché ainsi le rendait aussi dangereux qu’un lapin face à un loup.

Bien entendu, Feliciano n’avait toujours pas compris à qui il avait à faire. Le russe était un personnage qui ne restait que mystère pour lui, et c’était peut-être d’ailleurs ce qui l’avait attiré chez lui, ce piquant mystérieux, mais néanmoins dangereux.
Les paroles de Braginsky confirma son doute, il n’avait pas l’intention de le lâcher, d’autant plus s’il lui demandait. Crains pour ta vie petit lapin latin, le prédateur te regarde avec des yeux affamés.


"J’ai le droit de crier au moins ? Ve ?"


La question n’était pas vraiment sérieuse mais lui qui avait l’habitude de ne pas tenir en place se voyait déjà en train de piétiner. Rester immobile faisait passer le temps beaucoup plus lentement à ses yeux. Tapant doucement l’arrière de son crâne sur la poutre, Feliciano réfléchit à ce qui pouvait bien l’obliger à le détacher. Voyons, lui dire qu’il avait une envie pressante ? Hm… non, il ne pourrait plus être croyable à présent. Laissant sa petite cervelle divaguer à des idées aussi minables les unes que les autres, il aperçut Ivan se lever pour faire le tour de la pièce, lui aussi en pleine réflexion.


"V… Ve ?! C’est pas juste, j’ai rien pour me défendre ! Et puis, j’aimerai quand même être dans un état convenable demain !"


S’amuser avec le moscovite était une perspective bien excitante, mais il ne voulait pas se ramener à la réunion de demain complètement dans le coaltar avec des marques un peu partout. Mais ça, qu’il puisse prendre en compte cette condition ou non, Ivan n’avait semble t-il pas l’intention de discuter de ça. Sa grande main passant sur sa joue plus chaude que celle-ci, il s’attaqua rapidement à la boucle de son pantalon. Et bien ? Ce n’était pas ce qu’il souhaitait en venant ici ? Pourquoi lui demandait-il d’arrêter ça ? Surement parce qu’il ne pouvait avoir aucun contrôle sur les actions de son interlocuteur.

Mais ce fut en s’attaquant aux lacets de ses chaussures que l’italien commença sérieusement à craindre pour sa santé. Passant un coup d’œil sur son entre-jambe pas encore dévoilé et ses lacets de cuir, quelque chose lui vint à l’esprit. Mais il se refusait d’y croire.


"Attend… Hela… Tu vas tout de même pas… ?"


Feliciano pria intérieurement d’être un esprit tordu qui méritait l'enfer plutôt que cet expert de la torture en tout genre n’ait la même idée en tête.

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MessageSujet: Re: G8 : [1998 - Birmingham] In Cauda Venenum [Feliciano]   

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