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 [Espagne, XVIème Siècle] Garderie Rose [PV Maarten]

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Lovino Vargas / Italie S

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MessageSujet: [Espagne, XVIème Siècle] Garderie Rose [PV Maarten]   Mar 6 Mar - 16:50

Grand Mère est partie
Chaperon Rose est resté
Grand Méchant Loup va bientôt arriver.

Dévastée. C'était le seul mot apte à décrire l'état de ce qui fût jadis la royale résidence du représentant de l'Espagne. Ce palais majestueux avait aujourd'hui le visage d'une baraque ravagée par un ouragan, mettant sans dessus-dessous les meubles, cassant les vases et autres objets aussi fragiles que précieux, laissant les murs dénudés de leurs tableaux. Fort heureusement pour la décoaration, des tâches de milliers de couleurs venaient palier ce manque d'élément artistique, réduisant la demeure à une immense toile dans laquelle tous les artistes du monde auraient défoulé leur talent.

Sauf que ce n'est pas un élan d'inspiration mais plutôt un élan de colère qui expliquerait la tempête qui s'est abattue sur le manoir hispanique.

La petite boule rose censée faire le ménage avait préféré passer sa rage sur les bibelots plutôt que d'y passer un coup de plumeau. En effet, Romano avait appris pas plus tard que dans la matinée qu'étant resté trop longtemps livré à lui même, Espagne lui envoyait quelqu'un pour s'occuper de lui le temps que son "bien aimé boss" revienne de ses conquêtes. Bien sûr, il n'omis pas de lui préciser que cette fameuse personne venant de ses provinces du nord conquises (c'est à dires les Pays Bas Espagnols) n'était pas la charmante Belgique.

Bien sûr que non, ce serait trop beau! Pourquoi la belle demoiselle aux cheveux de blé viendrait s'occuper de lui, aussi gentille et serviable qu'elle était? Son grand frère bourru, antipathique et légèrement tordu sur les bords ferait largement l'affaire! Lovino ne le connaissait que de loin mais il avait déjà décrété qu'il le détestait parce que 1) Il n'était pas sa sœur 2) Il était germanique 3) Il avait une sale tronche et une coupe de cheveux qui lui rappelait son balais.

Et donc, pour lui pourrir la vie un maximum, l'italien avait détruit sur tout ce qui passait à sa portée car évidement, ce salopard d'Antonio n'avait pas eut le courage de lui annoncer la nouvelle de face. L'avantage d'une lettre, c'est qu'on ne recevait pas les coups de poings qui devraient aller avec, ni les engueulades. Qu'à cela ne tienne, le néerlandais subira ce que l'espagnol sût éviter, les représailles viendront plus tard. Mais en attendant, Lovino s'en donnait à cœur joie pour qu'à son arrivée, Maarten ne pense plus qu'au désordre et l'oublie un peu dans son affolement.

Avec un peu de chance, il pourra faire ce qu'il voulait sans demander son avis à l'autre bâtard pendant ces quelques semaines (mois?).

Il était tellement pris par le renversement d'une bibliothèque qu'il n'entendit pas la sonnette retentir. Ce n'est qu'au claquement de la porte qu'il prit conscience que son invité venait d'arriver. Soudain, il cessa immédiatement son activité pour s'emparer de son balai et regarder dans tous les sens à la recherche d'un abri. Comme tous les enfants qui faisaient une bêtise, le petit Romano n'avait pas pensé aux conséquences immédiates de ses actes de vandalismes, ni à la réaction de l'adulte qui allait le prendre en flagrant délit. Nul doute qu'il n'avait pas pensé à la fureur de l'adulte lorsqu'il découvrira les décombres dans lesquels il était sensé loger.

Alors le romain ne pût faire que ce qu'un gosse pouvait faire dans cette situation: la fuite!

Sourd aux appels venant du palier, il chercha dans la grande maison une cachette suffisamment discrète et isolée pour qu'on ne le retrouve pas avant... et bien, avant le retour d'Espagne, ce serait bien. Après tout, il était une nation; il pouvait survivre plusieurs semaines, voir plusieurs mois sans nourriture. Bon, c'était un peu étroit et oppressant, mais au moins, il éviterait de se faire gronder par l'homme, car Lovino n'était pas dupe: il n'y avait qu'Antonio pour subir les caprices d'un sale pisseux dans son genre avec le sourire.

Recroquevillé sur lui même, Romano attendit que ça se passe, sans se douter que cette partie de cache-cache improvisée n'allait certainement pas arranger sa situation.

Il ferma les yeux en voyant une ombre s'arrêter devant sa cachette, déjà prêt au pire.


Dernière édition par Lovino Vargas / Italie S le Ven 16 Mar - 21:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Espagne, XVIème Siècle] Garderie Rose [PV Maarten]   Mer 7 Mar - 13:32

Le jour où il avait reçu cette lettre d'Antonio lui demandant non sans une supplication lâche et totalement dénuée d'arguments persuasifs, le néerlandais s'était étouffé avec la fumée de sa pipe.

Essuyant une larme qui avait malencontreusement coulé à cause de sa toux subite, il relut une énième fois la missive signée de la main de son conquérant. Il-se-foutait-littéralement-de-lui. Garder le môme en jupons. Et puis quoi encore ? Ce n'était pas marqué « Super Nanny » ou « Pascal le Grand-frère » sur son front. Il n'avait qu'une petite sœur et c'était tout. Qui plus est, le néerlandais, pour bien couronner le tout, n'était pas doué avec les enfants. S'il fallait lui changer sa couche, il se retrouverait en état de panique intense. Ne pas savoir quoi faire avec le talc et autre trucs à mettre sur un bout de cul qui ne sert à rien d'autre qu'à salir des langes blancs, c'était sa hantise. S'il fallait lui changer sa couche à l'autre italien de malheur, il n'était pas vraiment sûr de savoir s'il pouvait mettre le lange propre sur le lange sale ou l'inverse. Pays-Bas était littéralement perdu.

Pourquoi Belgique ne pouvait-elle pas s'occuper de Lovino ? Pourquoi cela tombait-il forcément sur lui. Maarten n'aimait pas l'italien, et il allait trouver le moyen de ne pas l'aimer encore plus (il n'aimait surtout pas la façon dont il parlait et se collait à sa sœur en lui disant « besame » d'un air larmoyant, elle, la prunelle de ses yeux, la mousse dans sa pinte de bière – et du moment que l'espagnol ne se tapait pas la mousse, tout allait bien – c'était sa sœur à lui, non mais). Et il détestait déjà l'espagnol, mais là, il le haïssait encore plus.

Il finit tranquillement sa pipe avant de se lever de son fauteuil et de poser son livre sur la table située juste à côté de lui. Il attrapa un sac dans sa chambre et prit quelques affaires légères (il fait toujours chaud pour lui, en Espagne) qu'il plia et déposa bien rangées. Et une réserve de tabac, tant qu'à faire. Pour l'alcool, il ne pouvait nier qu'il pouvait se contenter de la sangria. Rare de sa part. Et il prit la route, tranquillement. La résistance passive était de ce genre de chose que le néerlandais aimait faire, malgré son caractère de travailleur. L'italien pouvait bien s'occuper de lui tout seul pour quelques jours. Il devait savoir se débrouiller.

Maarten n'arriva que quelques jours après réception de la lettre hispanique. Vu de l'extérieur, la bâtisse semblait en bon état. Tant mieux. Il sonna à la cloche à l'entrée. Silence. Bon, tant pis. Soupirant, il ouvrit la porte et la claqua derrière lui. Là, fut le moment qu'il avait tant redouté. La porte à peine fermée, il ne put que découvrir avec horreur la nature du carnage intérieur que ce sale fripon avait fait (pas que la dégradation matérielle le gène, ce n'était pas ses affaires, mais le désordre, il ne pouvait pas le supporter). Ses yeux écarquillés, ses pupilles rétractées, la bouche ouverte avec la pipe prête à tomber ne pouvait signifier qu'une chose.

L'italien allait morfler.

Il monta directement dans sa chambre, ne pouvant regarder l'après déluge plus longtemps. Celle-ci avait été préservée de toute tempête de crayons, par on ne sait quel miracle. Mais le néerlandais ne s'en plaignait pas. Il posa son baluchon sur son lit et prit une grande inspiration … et expira lentement. Il fallait se calmer. Ne pas encore tuer l'italien, il pouvait encore être puni. Après avoir calmé ses pulsion de rangement et de ménage, il redescendit, scrutant chaque pièce, appelant le doux nom de l'Italie du Sud non sans une certaine impatience. Il ne mit pas longtemps à le trouver. Le savoir en fuite, c'était facile, il était italien après tout. Pays-Bas resta un instant immobile, statique devant la porte du placard dans lequel il était caché. Silencieux une minute ou deux (pour bien le faire flipper sa maman) il attendit. Et sans crier garder il ouvrit la porte avec la délicatesse d'un prussien en tutu.

Ah. Te voilà.

Autant dire tout de suite que Maarten n'allait pas faire dans la dentelle. Lovino maintenant à vue, il l'attrapa par la ceinture de son tablier et le souleva avec nonchalance, ne prêtant que peu d'attention à ce qu'il pouvait bien vociférer. Pas de « bonjour », pas de « as-tu bien manger ce midi », non. Le néerlandais recommençait déjà le boulot de Grand-frère, et le Grand-frère n'était pas content. Du tout. Sourcils froncés, pas vraiment ouvert à la discussion, il transporta l'Italie ainsi jusqu'au salon, la pièce la plus stigmatisée par le coup de pinceau vengeur d'un artiste égoïste et incompris.

Et arrête de geindre enfin …

Le mal de tête commençait déjà à se faire sentir. Et on allait pas inventer l'aspirine avant 1853. Se massant la tempe dans l'espoir que cela passe, il le posa au sol et le poussa d'une main dans le dos vers l'intérieur de la pièce. Le nettoyage était nécessaire. Maintenant. S'il ne le faisait pas, Pays-Bas allait le faire lui-même Et ce n'était pas le but de la punition qu'il essayait de lui inculquer.

Allez, tu seras gentil, nettoie-moi ça.

Sale gosse de mes deux sinon je t'étripe.

Bon, il n'avait que peu d'espoir qu'il lui obéisse au premier coup. Il ne fallait pas trop rêver, Maarten n'avait pas les atouts plantureux et la jupe de Belgique. Tout ce qu'il pouvait prédire c'était un empirement de la situation sans que le néerlandais n'ait le pouvoir de se faire obéir (et envoyer un messager chez Belgique pour lui demander si l'italien connaissait d'autres mots que « connard à crête » allait prendre des jours. Et il avait trop de fierté pour demander de l'aide). Il s'assit dans un fauteuil, pieds sur la table, fourra sa pipe de tabac et l'alluma. Il regarda un instant le gamin, montrant ainsi qu'il n'allait pas démordre et qu'il avait tout intérêt à s'exécuter illico presto.

Active-toi, je te surveille.

Il n'y avait toujours que cet infime espoir ô combien lumineux qu'il s'exécute. Mais ce dont il était certain, c'était que ces semaines de baby-sitting allaient être fatigantes et bourrées de concessions.
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MessageSujet: Re: [Espagne, XVIème Siècle] Garderie Rose [PV Maarten]   Ven 16 Mar - 21:47

Vous connaissez les bébés chats? Il n'y a rien de plus horrible que ces petites boules de poils ambulantes parce qu'elles sont aussi imprévisibles que dévastatrices. Et pas seulement au sens matériel du terme! Qui en ce monde avec un semblant de cœur serait capable de supporter le regard larmoyant d'un chaton triste plus d'une seconde? Personne! Personne ne pouvait rester en colère plus d'une seconde face aux terribles armes du Chat Potté. C'est pourquoi en ce moment même, Lovino s'appliquait à faire les grands yeux pétillants dans l'espoir que cette ruse ne calme un peu l'adulte qui venait de le trouver.

Manque de chance pour lui, Marteen semblait s'être fait désensibilisé avant de venir.

Voyant que son stratagème ne marchait pas, Romano reprit rapidement ses bonnes vieilles habitudes lorsque cette sensation trop familière qu'on le soulevait du sol comme une poupée de chiffon revint. Lovino détestait d'être porté comme s'il était la chose la plus faible du monde. Pour sauver son honneur, grogna des insanités apprises dans le dos de son tuteur entre deux ordres de le reposer immédiatement à terre et quelques menaces de mort. Son vocabulaire comportait des noms d'oiseaux qui lui vaudraient sans doute une correction très sévère de la part de ses dirigeants ou du Pape en personne si jamais on l'entendait.

Et pourtant, son langage grossier ne semblait pas affecter plus que ça le néerlandais qui continuait de le transporter aussi facilement qu'un bagage à main.

Une fois à terre, l'italien croisa les bras, gonfla les joues et se redressa de toute sa petite taille pour faire face fièrement à un homme qui mesurait plus de deux fois sa taille. Le jaugeant un peu plus en détail, Lovino remarqua qu'il correspondait bien à l'idée qu'il s'en était fait depuis la dernière fois: une tête d'abrutit vicieux. Il n'allait certainement pas se laisser commander par un type pareil, aussi effrayant soit-il. De toute façon, il allait le faire virer dans les plus brefs délais en l'accusant de tous les maux dans sa prochaine lettre à son boss.

Regardant son œuvre d'art puis Maarten, Lovino bomba son torse pour prendre une voix aussi forte qu'il pouvait:

-"T'as qu'à nettoyer toi même avec la touffe de crin qui te sert de tignasse, enfoiré! Je ne suis pas une boniche, comprit!"

Sur ce, il lui balança son balai avec une force minable et décrocha un coup de pied au sceau à ses côtés.

Il allait mettre les choses au clair, dés le départ: il n’était ni la servante d’Espagne, ni la servante de personne! Contrairement à son frère, il avait encore sa fierté d'homme à préserver, malgré ses habits de soubrette mettant à mal cette idée. Alors il était clair qu'il n'allait pas se rabaisser à nettoyer cette maison dont il ne connaissait même pas la moitié des pièces (son espaces de vie se limitant aux cuisines, la salle de séjour et sa chambre).

Que le néerlandais s'estime encore heureux que ce ne soit que la résidence d'Espagne qui ait pâtie du mauvais caractère de l'enfant. Romano avait déjà bien fait pire que mettre simplement le désordre dans la maison de son tuteur; uriner par terre, vouloir flirter avec une de ses conquêtes, et même sa propre reine, épuiser les réserves de nourritures, se faire kidnapper par une puissance ennemie, lui peinturer le visage quand il était endormis... bref, tout ce qu'il avait fallut pour faire craquer Autriche au point qu'il veuille se débarrasser de lui.

Imitant le représentant de la province du nord, L'Italie du Sud s'assit par terre à son tour, grimaçant lorsque l'odeur du tabac vint chatouiller ses narines.

Après sa dernière phrase, le jeune garçon le pointa d'un doigt aussi enfantin que grossier:

-"J'aime pas ta gueule! Encore moins ton regard de pervers! Je ne vois pas pourquoi je t'écouterai!"

En quelques mots, Lovino venait d'expliquer à Maarten sa manière de voir ses relations sociales avec autrui. Il fallait au moins lui reconnaître que sa manière de fonctionner était très simple, même si cela n'allait certainement pas faciliter les choses entre eux. Evidement, tout aurait était tellement mieux si Belgique avait été là, mais il fallait se faire une raison: la jolie belge ne s'occupera pas de lui cette fois ci. Cette pensée n'amplifia qu'encore plus sa mauvaise humeur, soulevant entre deux médisances la question de savoir comment ces deux là pouvaient avoir un quelconque lien de parenté.
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MessageSujet: Re: [Espagne, XVIème Siècle] Garderie Rose [PV Maarten]   Mer 28 Mar - 8:10

Ecouter le florilège d'insultes italiennes ne lui avait décidement pas vraiment manqué. Où était le temps où c'était les femmes qui lui sussurrait des mots suaves et engoleurs qui flattaient son oreille non sans une certaine manipulation et envie de faire passer un quelconque message douceureux ? On était bien loin du compte. Les oreilles néerlandaises n'étaient que quelque peu flattée par cette avalanche de mots d'oiseaux que l'italien pouvait bien lui lancer en râlant et en essayant de se dépétrer de la main puissante qui le soulevait par le noeud du tablier.

Un gros soupir s'échappa de la bouche de Maarten. Même la pipe qui avait le don de le détendre (et nous parlons bien de l'instrument qui sert à fumer et pas d'une quelconque gâterie), ne réussissait pas à faire son effet. L'Italie du Sud était chiant. Et cela ne faisait même pas dix minutes que Pays-Bas était arrivé en Espagne.

Il tira une nouvelle bouffée de sa pipe, regardant d'un air déésintéressé le caprice que Lovino était en train de lui faire.

Italien de mes deux, je vais te le faire bouffer par les fessses ton balais.

Oh, le néerlandais avait pleins d'idées pour le booster à faire son travail, par la force. Mais il ne savait pas en l'occurrence comment réussir à le motiver à nettoyer sinon demander à une bonne de faire un gâteau qu'il ne pourra pas manger car il serait puni.

Le seau tomba sur le sol dans un fracas de fer qui ne fit en aucun cas sourciller Maarten avant que l'Italie ne se décide à faire de la résistance active en s'asseyant par terre.

J'aime pas ta gueule ! Encore moins ton regard de pervers ! Je ne vois pas pourquoi je t'écouterai !

Ses sourcils se froncèrent. Pays-Bas était connu pour la patience dont il faisait preuve son l'oppression ennemie et ce n'était pas un gosse de six ans qui allait faire son chef devant lui. Aussi il se leva d'un air malaimable, près à abattre une fessée si jamais Romano ouvrait à nouveau la bouche (ce qui était totalement l'effet qu'il voulait faire sans pour autant s'exécuter). Et s'accroupit devait lui. Il le sonda un instant avant de lancer, non sans un certain ton autoritaire et menaçant hérité de son passé et qui faisait de lui l'un des fils reconnu de Germania.

Le germanique posa sa main sur le haut du crâne italien qu'il maintenait fortement en place de façon à ce que leurs yeux se recontrent. Autant être clair, net, et précis.

Et moi je hais le caprice qui tu es en train de me faire. Un enfant doit écouter les grandes personnes et obéir. - Si Lovino avait été le fils de Germania, il y aurait bien longtemps qu'il se serait pris une mandale dont il se serait souvenu - Alors tu t'exécutes où je te mets à dormir avec les taureaux dans l'étable.

Il lâcha la tête de l'enfant et ramassa seau et balais qu'il lui rendit. Il soupira. Il n'était pas là depuis longtemps et il arrivait déjà à l'user. Le néerlandais se sentait comme une mémé avec ses petits enfants. Sauf que la mamie sait s'y prendre elle, avec les sales gosses. Et pour rajouter un peu de menace à ses paroles, du moins, il pensait que c'était la bonne solution avec Roma', il ajouta :

Je veux que tout soit rangé et nettoyé avant ce soir, sinon : pas de dessert, pas de tomates et encore moins de pasta ou de pizza, tapas et ce que tu veux. Je te mets au boerenkool et au balkenbrij . Compris ?

Il le lâcha complètement et se releva. Il le jaugea un instant, attendant de voir s'il allait s'exécuter et lui tourna le dos. Se dirigeant vers la fenêtre, il l'ouvrit. Il faisait décidement trop chaud pour lui et un peu d'air frais, s'il y avait du vent, n'était pas de refus.

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Lovino Vargas / Italie S

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MessageSujet: Re: [Espagne, XVIème Siècle] Garderie Rose [PV Maarten]   Dim 8 Avr - 19:15

En voyant le néerlandais se pencher dangereusement vers lui, Romano crût pendant un moment qu'il allait s'en prendre une. Cependant, Maarten semblait avoir plus de patience qu'il n'en avait l'air. Il restait à savoir jusqu'à quel point il serait capable de supporter la crise que le gamin lui faisait car Lovino n'avait pas encore montré toute l'étendue de ses talents. Après tout, il n'avait pas réussi à pousser Espagne à bout pour recevoir la fessée qu'il méritait, peut-être que ce type aura un peu plus de cran.

De toute façon, si jamais il osait poser la main sur lui, l'italien le lui rendra au centuple (ne pas sous-estimer la force d'un coup dans le ventre, ou même plus bas).

Son regard glacial le transperça comme une lame d'épée, les yeux beaucoup trop clair de l'adulte lui rappelant désagréablement ceux d'un autre germanique qu'il détestait encore plus. Entendre le représentant des Pays-Bas le traiter de gamin - et de capricieux par dessus le marché - eut vite fait de le sortir de sa torpeur. Impossible de bouger avec sa tête prise dans l'étau qu'était la main de Maarten alors qu'une envie de cogner le prenait furieusement. En plus, cet enfoiré osait le traiter comme un animal!

-"Les taureaux, ils pueront moins que toi!"

Pour mieux imager ses propos, il balança sa main de haut en bas pour chasser une quelconque odeur de son atmosphère. D'accord, il exagérait un peu, mais n'oublions pas que les germaniques, il les avait tous dans le nez! En particulier celui là qui croyait vraiment être le patron ici en l'absence de l'autre idiot. A d'autre! Il était une province d'Espagne, tout comme lui. Il était peut être plus âgé physiquement mais ils étaient tous les deux dans la même situation!

Romano voulu le remettre à sa place lorsque le néerlandais toucha un point extrêmement sensible.

La nourriture.

En l'espace de quelques secondes, la colère et l'obstination qu'il pût ressentir laissa place à une panique presque aussi furieuse que son envie de mettre Maarten à la porte. Il se figea le temps qu'un courant d'air vint rafraîchir un peu la pièce, et la nettoyer de la pollution de la fumée. Les grands yeux de l'Italie du Sud s'écarquillèrent en même temps que sa bouche s'entrouvrît sous l'indignation qu'il venait de subir.

-"Toi... comment oses-tu! Me faire un tel chantage... vouloir m'empoisonner avec tes horreurs!"

Le doigt qu'il venait de pointer était bien plus tremblant que la première fois. Mais, ce n'était pas possible. Les tomates, les pastas! Il voulait le priver de ce qui lui était vital pour vivre. Rien qu’à entendre la soi-disant nourriture qu’il comptait lui servir suffit à lui donner envie de vomir juste en pensant à cette torture que serait leur dégustation. Ce type était... était...

-"Démon! Satanique! Hérétique!" Profana hystériquement le garçon en sortant sa croix. "Je dirais à Espagne que tu as tenté de me pervertir au mauvais goût! Tu iras en enfers après avoir brulé au bucher!"

A tous les coups, Antonio avait omis de préciser que la nourriture pour Lovino, c'était aussi sacré que la religion! Une fois, il avait essayé cette méthode et le résultat ne s'en fit pas attendre: Romano s'était cloitré dans une église, refusant d'en sortir jusqu'à ce que sa punition soit levée. Combien de temps a tenu l'espagnol? Même pas une heure!

Du coup, l'idée de base qu'était que Romano devait nettoyer ses bêtises venait de passer à la trappe. Il était maintenant hors de question pour l'italien qu'il fasse quoique ce soit, même s'il tenait fermement son balai comme une arme de guerre, se plaçant à une bonne distance de l‘adulte, maintenant prêt à fuir.
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MessageSujet: Re: [Espagne, XVIème Siècle] Garderie Rose [PV Maarten]   Dim 22 Avr - 11:13

Bon sang, où était le bouton « off » sur ce gamin ?

Le néerlandais le fixait avec autant d’intérêt qu’il en avait pour les gosses en général. C’était dire : aucun. Non sérieusement, ça le faisait chier. Garder des gosses passait encore, il pouvait limite les laisser faire mumuse dans la maison pendant qu’il lirait un bouquin. Mais garde CE gosse là … c’était une guerre mondiale. Maarten se savait peu doué avec les enfants et celui était particulièrement un enfant à risque. Il pouvait le castrer pendant son sommeil, l’étrangler, n’importe quoi pour rendre son baby-sitter K.O quand bien même le baby-sitter en question mettait toute la bonne volonté du monde pour se faire obéir.

Ce qui n’était pas très fructueux pour l’instant.

Toi... comment oses-tu ! Me faire un tel chantage... vouloir m'empoisonner avec tes horreurs !

Ce ne sont pas des horreurs d’abord. Humpf. Les horreurs ici, c’étaient les tomates, les pastas, et tous les trucs avec l’huile d’olive bien diététique là. Berk. Mais bon, Maarten ferait avec de toute manière, il n’avait pas choix. Antonio n’avait que ça dans ses placards de toute manière. Le néerlandais soupira, zieutant de toute sa hauteur le petit garçon qui le menaçait maintenant avec son balai, air de dire « Vade retro satanas, crève en Enfer ».

Pays-Bas n’était pas vraiment convaincu par l’air pseudo-effrayant de l’italien et lui pris le manche de l’instrument des mains, tirant dessus pour le lui confisquer. Ce qui n’avait pour autre effet que de soulever l’Italie du Sud en même temps que le balai qu’il secoua pour essayer de le faire tomber sur le sol. S’il pouvait faire mumuse avec lui en piñata et voir ce qui allait en sortir cela aurait été une idée amusante en soi mais l’influence espagnole dans ses idées l’était beaucoup moins.

Dis ce que tu veux à Spanje, je m’en contre fou. Tu auras des pâtes et des tomates, tout ce que tu veux quand tu auras nettoyé ton merdier sinon je te lance par la fenêtre Est-ce que c’est clair ?

Mouais. Même Maarten lui-même n’était pas convaincu par ce qu’il lui disait. C’était bien parti. Il secoua le balai encore une fois, testant la possible bonne pénétration dans l’air du garçon et s’il avait une chance de battre le record de Lancé de Sale Gosse détenu par Germania. Mais cela ne marchait pas vraiment, il aurait fallule tenir par la ceinture, aussi le fit-il. Il reprit Lovino par le nœud du tablier et le balança d’avant en arrière, mimant un lancement prochain en direction de la fenêtre grand ouverte. Puis il reposa l’italien à terre, balai en main qu’il gardait pour l’instant avec lui. Dans sa tête, il était clair que Romano devait nettoyer tout seul pour qu’il comprenne, mais comment convaincre ce sale gosse de faire ce que l’on veut s’il gueule à chaque fois qu’on essaye de marchander. Il soupira à nouveau et lança :

Et si tu fais bien ton travail, t’as l’autorisation d’embrasser Belgique.

ARGH. Cette phrase lui arrachait la gorge. Mais elle était nécessaire. Non décidément, des fois, il ferait mieux de se la fermer. Mais c’était plus fort que lui. Difficile de croire que lui, le grand-frère bienveillant et protecteur à souhait et qui avait collé une ceinture de chasteté à sa sœur, autoriserait ce genre de chose. Violer les douces lèvres rosées de sa petite sœur chérie, c’était comme violer Bruxelles. Voire pire.

Tu pourras même lui toucher les seins si ça te fait plaisir. Allez, maintenant, met-toi au travail (s’il te plait). – Il lui poussota l’arrière-train avec le balai en direction de son bazar. Restait plus qu’à espérer qu’il s’exécute gentiment.
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MessageSujet: Re: [Espagne, XVIème Siècle] Garderie Rose [PV Maarten]   Ven 27 Avr - 17:14

Sincèrement, Romano ne pensait pas que ses menaces auraient un quelconque effet, déjà qu'elles peinaient à faire plier Espagne, mais quand même... de là à ce que ce bâtard ne recule même pas pour lui voler son plus précieux instrument de travail. Oui, ce balai était l'outil le plus utile à Lovino pour faire le ménage, même si c'est vrai que pour ce qu'il en faisait, ça n'était pas très rentable. Même la plus performante des machines ne vous produira rien si elle est pillotée par un imbécile. Dans ce cas-là, par un gaucher des deux mains.

Mais ça ne changeait rien au fait qu'on ne touchait pas à ses affaires.

Alors il s'y accrocha de toutes ses forces, serrant le manche tellement fort que ses paumes en rougirent sous la pression. Non, je ne lâcherais pas même si je dois gerber mon petit déjeuner! Bon, peut-être que dans un autre contexte, ce petit tour de manège gratuit l'aurait amusé, à voler dans les airs comme un oiseau. Mais actuellement, se faire balancer comme un vulgaire panier à pruneau l'agaçait plus qu'autre chose. Il avait vraiment la tête d'être victime du syndrome du bébé secoué? Ou alors, Maarten s'entraînait pour plus tard, vu ses paroles.

Cela ne fit que renforcer sa hargne à ne rien lâcher, dans tous les sens du terme. Malheureusement, tout aussi accroché qu'il était, il n'avait pas assez de force pour résister à une poigne aussi rigide que celle du néerlandais. De nouveau soulevé comme un lionceau le serait par la peau du cou. Soit le représentant des Pays-Bas croyait s'être trouvé un nouvel animal de compagnie, soit à force de faire la moue, il avait vraiment pris une tête de bouledogue.

Une fois reposé à terre pour la seconde fois, il martela des poings les jambes de l'adulte.

-"Enfoiré! C'est de la maltraitance que tu me fais là! Pourquoi je devrais faire quoi que ce soit pour un sale type qui me menace de mort! Un jour, je serais plus grand que toi et je te botterais le cul, et ensuite je te ferais valser comme tu m'as fait... Hé, Belgique?"

Avec son changement de ton au dernier mot, Lovino se figea immédiatement dans son action, les bras maintenant accrochés à la tunique du Germanique. Avait-il bien entendu ou il lui donnait presque la main de sa soeur sur un plateau d'argent en échange de son boulot habituel? Eh bien, on ne peut pas vraiment dire exactement que c'était ça, mais quand on connaissait Maarten et sa jalousie fraternelle réputée -point sur lequel il pourrait s'entendre avec Romano - cela semblait presque irréel. Lovino n'était pas sûr qu'il fasse la même chose pour Espagne ou qui que ce soit d'autres. Sans doute parce que le prétendant n'était qu'un innocent gamin.

Mais ce n'est pas comme si ça allait changer quoi que ce soit.

-"Je ne fais pas ça pour toi, mais pour moi; je n'ai pas envie de me faire gronder! Et que ce soit clair, je n'obéirais jamais à un porc-épic croisé avec un lapin et un ours! Et je ne ferais pas tout le manoir; tu te démerdes pour le reste!"

Bras croisés et joues gonflées, il se laissa pousser (trainer) vers la sortie.

-"De toute façon, je n'ai pas besoin de toi pour embrasser Belgique, ni pour la peloter. Je peux très bien l'avoir par moi-même!"

Insérez toute la mauvaise foi du monde ici. Lui, qui bouillonnait de gène dès que la demoiselle se penchait vers lui, prétendait s'en sortir comme un adulte. Certes, sa position d'enfant lui permettait d'obtenir plus habilement des câlins et des bisous de la part des femmes, et pour peu qu'elles le prennent dans leurs bras, il était en première loge pour profiter de leur agréable poitrine. Le seul inconvénient, c'est qu'il ne pouvait espérer plus que ce genre de relation platonique tant qu'il restera un pisseux en soubrette.Il se saisit de son balai pour l'arracher violemment des mains du néerlandais.

-"Et rend-moi ça, c'est le mien! Vas t'en chercher un autre!"

Et le voilà partit fièrement en direction de la salle de séjour, découragé par son état lamentable. En voyant ça, Romano Regrêtait amèrement de s'être laissé emporter par sa colère. Jamais il ne pourra nettoyer tout ça avec ses petites mains fragiles. Déjà qu'il avait du mal à entretenir ce qui était déjà propre...
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[Espagne, XVIème Siècle] Garderie Rose [PV Maarten]

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