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 Uchronie onirique - Groupe 3

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Isabelle J. / Belgique

En la buvant, il faut chanter la bière.


Lion
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MessageSujet: Uchronie onirique - Groupe 3   Jeu 2 Aoû - 12:49

    Pour être franche, elle n'avait encore jamais utilisé ces machines. Oh, on lui en avait parlé de nombreuses fois, mais elle ne voyait pas l'intérêt de revivre dans le passé de la sorte. Etait-ce vraiment une bonne idée de découvrir ses désirs ainsi ? L'inconscient peut bien nous jouer des tours, et il est facile de s'y perdre. Mais elle n'avait rien à craindre, n'est-ce pas ? c'était la gentille Belgique, qu'est-ce qu'elle pourrait bien cacher d'affreux ? Elle n'avait jamais vraiment été une nation à problème. Elle a toujours évité le conflit. Non, il ne pouvait rien arriver. Du moins, c'était ce qu'on lui avait répété. Et elle avait fini par le croire. Et si, juste une fois, elle s'autorisait à vivre cette aventure ? De plus, elle ne serait pas seule. Si cela se trouvait, ce n'était pas dans son rêve qu'ils allaient plonger.

    Lorsqu'elle arriva près des fameuses machines, ses deux compagnons de voyage l'attendaient déjà. Il s'agissait d'Autriche et Corée du Sud. La vision de son ancien pays dominant la fit sourire. Elle n'avait pas gardé un mauvais souvenir de ce temps si lointain, et se souvenait encore des airs de piano qui hantait la demeure de l'époque. Ah, que c'était si beau ! Cela lui fit penser qu'elle voulait absolument jouer avec lui en duo. Un air de son saxophone tant chéri avec le virtuose qu'était Roderich Edelstein, cela ne pouvait qu'être magnifique. Elle salua les deux jeunes hommes chacun à la suite, avant de s'installer dans un des fauteuils.

    Elle observait le mur devant elle. Corée, elle ne le connaissait vraiment pas bien. Mais elle sait que des choses horribles lui sont aussi arrivées, et que c'est loin d'être la joie avec Corée du Nord. Elle appréhendait ce moment, mais l'excitation commençait doucement à la gagner. Après tout, qu'est-ce qu'il pouvait bien lui arriver ? Ce n'était qu'un rêve, et, bon ou mauvais, il n'aurait aucune conséquence. Elle jeta un dernier coup d'oeil aux deux hommes qui allaient être de la partie, pendant que l'aiguille s'enfonçait dans sa peau. Et en moins de temps qu'elle ne l'aurait cru possible, elle ferma les yeux, et s'envola pour ce monde nouveau.

    Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle se trouvait sur un lit. Il était si comfortable, elle n'en avait jamais connu de pareil.Elle se redressa et observa ce qui l'entourait. Cette chambre était plutôt luxueuse, sans pour autant l'être de trop. Elle s'approcha de la coiffeuse pour voir son reflet, et ce qu'elle vit la fit rougir sur le champ. Cependant, elle était en même temps captivée par son reflet. Cette tenue, frôlant les limites de l'indéscence, les dépassant même légèrement la laissa sans voix. Cette parure de bijoux ornant ses cheveux, son torse et ses bras, incitait au regard. Elle avait toujours aimé qu'on la regarde. Qu'on la trouve jolie. Isabelle était une fille très coquette, mais jamais elle n'aurait osé se ballader de la sorte. Mais, qu'est-ce qu'elle était belle !

    Elle reprit ses esprits et pensa à Autriche et Corée. Ils n'étaient pas avec elle, et devait donc les trouver le plus vite possible. Elle se dirigea donc vers la sortie. Elle tomba sur un grand couloir, et commença a déambuler dans cette immense bâtisse. Sur son chemin, elle rencontra de nombreuses personnes, aux visages inconnus et qui pourtant lui paraissaient familier dans une certaine mesure. Tout les hommes qu'elle vit la saluèrent d'un baisemain en la complimentant de mille et une manière, et la pauvre ne savait où se mettre. Ils étaient tous si bien habillés, dans des costumes les plus beaux les uns que les autres. On aurait dit qu'ils venaient tous de très bonne famille, issue d'un temps plus ancien.

    C'est à cet instant qu'une voix si familière et chérie fit son apparition. Pays-Bas venait de l'interpeller ! Elle se tourna vers lui avec un sourire rayonnant sur le visage, tendant les bras pour se serrer tout contre lui. Le jeune homme lui annonça qu'on l'attendait dans la grande salle, et qu'il allait l'accompagner. Elle se dirigea donc vers cet endroit, le bras accroché au sien. Peut être que les deux autres y étaient déjà ?

    Sur le chemin, elle réfléchit longuement. A qui pouvait bien appartenir ce rêve ? Roderich était l'idée qui lui paraissait la plus logique étant donné le côté aristocratique de la chose. Mais il était bien étrange qu'elle porte une tenue pareille. Ou alors peut être que l'aristo pouvait enfin profiter que la bienséance ne lui interdise plus rien ?

    Ils s'arrêtèrent devant une grande double porte, et deux jeunes hommes vinrent ouvrir les battants. Elle cligna des yeux face au spectacle qui l'attendait. Une grande salle magnifique, remplie de personnes qui l'étaient tout autant. Et son visage rayonna encore plus à la vision de visage familier. Ils étaient tous là. Ludwig, Antonio, Lovino, Françis, Arthur, et j'en passe. Elle alla les saluer un par un, s'offrant le luxe d'une petite discussion avec eux. Et c'était à chaque fois le même refrain. Elle finissait aussi rouge que le tiers de son drapeau. Ils étaient trop gentils, attentionnés, et décidemment bien trop charmant dans cette tenue. Avoir autant de beaux jeunes homme dans son champ de vision devait être un crime.

    Ses yeux se redirigèrent vers la foule. Elle cherchait ses deux compagnons.


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Im Yong Soo / S. Korea

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MessageSujet: Re: Uchronie onirique - Groupe 3   Ven 3 Aoû - 11:14

    Ces machines étaient comme une révolution aux yeux du Coréen. D'ailleurs, Yong Soo clamait haut et fort qu'elles venaient de Corée, après tout, des machines aussi géniales ne pouvaient être que Coréennes. Il s'imaginait déjà, dans son rêve, au temps où tout était bien, tout était cool. Avant que son frère ne décide de plus lui adresser la parole, avant ces guerres, avant tout ça. Bien sûr qu'il voulait essayer, il y risquait quoi, après tout ? Dans sa tête, il risquait rien. La possibilité qu'il puisse entrer dans le rêve de quelqu'un d'autre ne lui venait même pas à l'esprit. Il était déjà sur son petit nuage Coréen à l'image des drama plein de bubulles, de rose, de vent, de musique, et tout ce qui va avec.

    C'est donc dans cet état d'esprit qu'il vint à la rencontre de ses deux camarades de voyage ; Autriche et Belgique. Bien sûr, il avait dû leur casser les oreilles un certain temps avant d'être prêt à utiliser la machine. Oui, chers compagnons, vous avez forcément eu le droit à " cette invention géniale vient de chez moi~Daze " ou " mon rêve va être génial~Daze " ou " on sera des potes super géniaux~Daze " et si vous n'avez pas fait d'indigestion de daze et bien, vous pouvez être fiers de vous-même. Enfin, la dernière arrivée étant miss Janssens, elle avait sûrement eu plus de répit qu'Autriche. Tant mieux pour elle.

    Le plus dur dans ce voyage était sûrement ce moment. Cet horrible moment où Corée, résigné, dû laisser l'aiguille s'enfoncer dans sa peau. Ah quelle horreur. C'était horrible ! Ça piquait énormément. Il voulait pleurer, mais les deux autres l'auraient prit pour un gamin capricieux ( ce qu'il était en fait ). Donc il se retint, difficilement. Et en quelques battements de cils, il s'était endormi.

    Il ouvrit les yeux. La première chose qu'il vit fut un plafond. Étrange plafond puisqu'il était tout blanc, avec une lampe étrangement... Occidentale. Mais pas Occidental comme il voyait partout chez lui, Occidental ancien. Quel manque de goût. Tout ça n'était pas Coréen donc. Il se redressa. Il se trouvait dans un fauteuil. Un grand fauteuil plutôt confortable et luxueux. Enfin pas de quoi fouetter un chat aux yeux de Yong Soo, c'était un fauteuil quoi. Il se leva en vitesse. À priori il n'était pas dans son rêve. Déception. Il ronchonna un peu avant de réfléchir. Tout ce luxe, il était sûrement chez l'Autrichien, ouais. Quoi qu'il ne le connaissait pas tant, ni la Belge. Pour ne pas dire qu'il n'avait absolument rien à voir avec eux. Il soupira. D'abord, trouver les deux autres. Ensuite, poser les questions INTELLIGENTES et STRATÉGIQUES. Ayez peur.

    Il sorti donc de la pièce, et avança à pas rapides. Avant de se rendre compte qu'il ne portait pas les vêtements qu'il avait lors de son arrivée aux machines. Non il avait un costume. Noir, simple. Avec des manches à la bonne taille. Des manches à la bonne taille. Blasphème ! Enfin, il était habillé comme tous les gens qu'il avait croisé dans le couloir. D'ailleurs, plus de doute maintenant, ici, c'était l'Occident. Il faisait un peu tâche à vrai dire, il pressait le pas afin qu'on ne s'attarde pas sur lui. Quelques personnes le suivaient du regard. Il ne fit pas attention. Après tout, il était le génialissime Yong Soo ! Ils devaient juste être en béatitude devant sa géniale personne. Voilà. Il ne tarda tout de même pas dans ce long couloir qu'il finissait par trouver bien long.

    Il déboucha sur une salle immense, lumineuse, richement décorée et.. Pleine de monde. Ils discutaient tous entre eux, certains dansaient, c'était grandiose. Un peu trop pour Yong Soo. Certes il était super génial et Coréen, quoi, mais là, il n'était clairement pas à sa place. Tant pis, il fonça droit dans la foule, viou. Il fallait trouver les deux autres. Le problème c'est que les Occidentaux, ben, ils ont tous la même tête. Une petite blonde à belle poitrine et un Aristo coincé, comment trouver ça dans tout ce monde ? Mais comme notre Coréen est du genre chanceux, il finit par trouver Belgique, accrochée au bras d'un homme assez grand. Il accéléra, faisant de grands signes de mains à la demoiselle, criant.

    " HEEEEY BELGIQUE YOUHOUUUUUU !! "

    Discrétion, classe, distinction.

    HRP:
     
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Roderich E. / Autriche

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MessageSujet: Re: Uchronie onirique - Groupe 3   Dim 5 Aoû - 16:11

    Il ne pouvait s’empêcher de ressentir ce même éclat de fierté alors qu’il approchait ces étranges machines du rêve. N’était-ce pas un autrichien qui, en premier, avait décidé de se pencher sur la mécanique des songes et savoir ce qu’ils voulaient réellement dire ? Sauf qu’en ce qui le concernait, on ne pouvait décider consciemment de se plonger dans un rêve, ni de le partager. Sans doute, Freud apprécierait grandement d’expérimenter de la sorte avec ces inventions d’un autre temps. L’autrichien marchait calmement, pensivement ; il serait fort peu digne de montrer un enthousiasme trop pressant, face à ce type…d’expériences. Oui, parfaitement, une expérience. Il était toujours…intéressant de voir ce qui pouvait advenir quand on décidait de revenir sciemment dans son passé pour essayer de le changer. Ce n’était pas comme s’il exprimait tant de regrets que cela. Non, ce qui était advenu et ce qui avait cessé d’être étaient au-delà de son contrôle, et s’y attacher ferait preuve d’idiotie. De désirs irrationnels. Il n’y avait aucun de ces regrets passagers auquel une tasse de café et quelques heures passées au piano ne pouvaient remédier. N’est-ce pas… ?

    Roderich prenait part donc à ce voyage onirique par simple curiosité, selon lui. Par intérêt presque scientifique, et tout à fait raisonné. N’essayez donc pas de lui prouver le contraire…Le brun à l’air altier s’interrompit dans sa lutte pour se justifier tout seul en retrouvant le premier parmi ses ‘compagnons de voyage’ dont les manches bien trop larges s’agitaient déjà avec enthousiasme. Corée du Sud. Il ne le connaissait pas…du moins, il n’avait pas réellement eu à interagir auparavant avec la nation, même si il connaissait quelques bribes de son histoire. Une histoire dont les blessures étaient encore récentes, contrairement à celles qu’il avait lui-même infligées à plusieurs pays, qui avaient eu le temps de cicatriser et devenir des souvenirs dont on pouvait discuter sans vergogne.

    Il accueillit donc le coréen d’un air poli et avenant, comme il convenait. Le fait que cet…évènement ne soit en rien politique n’empêchait en rien le fait qu’ils partageraient un fragment de rêve, d’un passé et d’une histoire imaginée de nouveau. Nul doute que cela permettrait de tisser des liens…particuliers. Et cette création de liens devait toujours être accompagnée par un sens de la courtoisie et de la diplomatie. Or, la diplomatie autrichienne fut mise ce jour là à rude épreuve. Après vingt minutes d’éternité, il avait subi avec un maintient rigide et un sourire froid et crispé un débit de paroles effrénées, quand à la certitude que ces machines devaient être de Corée, de l’excellence des rêves originaires de la Corée et qu’une amitié accordée par la Corée ne pouvait qu’être « géniale Daze ! » Alors que le dernier Daze ! en date allait provoquer un raz-de-marée de sévérité et de frustration autrichienne, le dernier membre du group arriva. Son irritation se calma fort rapidement et il répondre sans beaucoup d’efforts au sourire rayonnant que la demoiselle Belgique leur accordait. Un aristocrate se devait de paraître courtois et calme face à la gent féminine en général, mais tout particulièrement face à un cas aussi agréable et élégant.

    Autriche avait eu un grand nombre de pays sous sa tutelle (tournure si subtile qu’il préférait à l’idée d’une…domination, trop brutale), et Belgique faisait partie de ces territoires qui lui avaient donné peu de sources de lamentation. Au contraire, le fait qu’ils entretiennent une relation amicale et courtoise dans l’instant présent en était la preuve. Et il s’installa dans la fauteuil quelque peu rassuré, et tendu à la fois. ce Corée lui semblait être un imbécile aussi peu discret et intelligent qu’un croisement entre un italien et un prussien…il ne souhaiterait guère se retrouver dans un rêve qu’il mènerait. Mais la belge annulait quelque peu cette crainte. Au moins, il ne se retrouvait pas en terrain ennemi.

    La noble nation inspira légèrement, se préparant calmement à l’insertion de la seringue dans son bras, ses traits
    contrôlés et calmes. Il avait l’habitude. Peut-être qu’il avait un peu trop l’habitude. Alors que le sérum courait à travers son sang noble et que la fatigue l’étreignait doucement, des pensées disparates volaient à travers son esprit, des sentiments passagers. De l’espoir, peut-être. Un goût amer. Peut-être qu’il avait un peu trop l’habitude, malgré toute l’auto-persuasion dont il essayait de faire preuve. Un excès de son désir de retrouver cette époque où il était encore une grande puissance trônant sur l’Europe, avec fierté et sévérité. Pas un ancien empire observant d’un regard neutre et détaché ce qu’il s’y passait à présent, enfermé dans un manoir avec un piano qui jouait trop de souvenirs, des meubles qui avaient amassé trop de poussière, et…

    Roderich hésita avant d’ouvrir les yeux, essayant de se préparer au pire, par précaution. Un palais coréen envahi des échos de mille Daze ? Mais lorsqu’il ouvrit les yeux, c’était avant tout un sentiment de soulagement qui l’envahit face aux décors l’entourant. Une grande et riche demeure qui montrait fièrement son bon goût et sa splendeur. Un sourire éclaira calmement son visage, les traits habituellement sérieux et austères appréciant un instant le toucher soyeux du divan sur lequel il s’était retrouvé. Il essayait à loisir de situer les meubles de cette salle dans le temps, mais les dates et les styles échappaient comme de l’eau entre ses mains. Seule leur idée demeurait : celle d’un ancien temps, d’un temps bien meilleur. D’un temps glorieux sans raccommodements, sans poussière. Sans tâches de thé sur le canapé suite à l’invitation forcée d’êtres de bas rang et sans manières…

    Il inspira l’odeur parfumée et légèrement parfumée du luxe qui envahissait ses sens. Après le soulagement, c’était un enthousiasme soudain qui le prenait par surprise, comme un garçon impatient de voir tout ce qu’on lui réservait, faisant quelques pas à droite, puis à gauche, s’arrêtant un moment afin de regarder ce qu’il portait. Un long manteau d’un mauve doux, que de délicates broderies parcouraient et bordé de dentelle fine et mousseuse, par-dessus un gilet et un bas qui auraient été à la mode il y a de cela quelques siècles. Toucha son cou, il sentit le jabot familier qui s’y tenait, le luxe du matériel sous ses gants de soie faisait passer les habits élégants qu’il portait d’habitude comme des guenilles sans goût. Tout à fait présentable, comme un prétendant fréquentant une cour scintillante.

    Un prétendant ? Alors peut-être qu’elle pourrait être là--

    Il toussota, gêné, comme pour s’interrompre lui-même. Sottises ! Il fallait avant tout retrouver les deux autres. Et en sortant de la salle afin d’arpenter les couloirs, il marcha d’un pas précis et rapide, essayant de ne pas trop s’attarder sur la beauté du palais qui semblait l’entourer. Il était peu digne de courir. Ou de traîner.

    Les gens de ce lieu étaient vêtus aussi élégamment que lui-même – pff, pour une fois qu’il n’était pas le seul dans une pièce à faire preuve de goût ! et il essaya de ne pas les fixer impoliment en arpentant les couloirs ; il ne semblait pas capturer leur attention. Tout de même, tous ces habits étaient bien plus coûteux et luxueux que ce qu’il aurait porté d’habitude…un peu plus de sobriété peut-être…était-ce vraiment son rêve ? En ce qui concernait le coréen, c’était peu probable certes, mais…Belgique ? Ce n’est pas comme si elle avait eu l’habitude de ce type d’endroits. La pensée lui avait échappé sans crier gare et il le regrettait quelque peu. Penser ce genre de choses était…peu délicat. Non… ?
    Finalement, un brouhaha de voix distinguées et de rires le guidèrent vers une grande salle. Grande ? Le mot était faible. Immense et reluisante, elle le devenait encore plus à travers les reflets des miroirs et le scintillement des cristaux. Et c’était sans compter sur la compagnie scintillante qui s’y trouvait, tous richement habillés, tous nobles et beaux et importants. Il voyait grands nombre de visages connus, qui lui arrachèrent parfois une grimace, et parfois un soupir. Tch. La plupart de ces visages familiers ne sauraient comment se comporter dans la réalité. La confusion le gagnait quelque peu, et il décida qu’il valait mieux se concentrer sur…

    Un ululement fort peu correct du nom de la Belgique qui brisait le murmure composé du beau monde qui se trouvait là.

    C’était un excellent début.

    Ses oreilles, puis son regard ne tardèrent pas à remarquer le Coréen bien trop bruyant, bien trop peu assorti à ce monde qui l’entourait, même si il en revêtait les costumes traditionnels. S’il s’agissait réellement de son rêve, se retrouverait-il bientôt bâillonné et privé de desser—de Daze ? Il l’espérait, et du moins, essayait de le penser très fort, en rejoignant le coréen et lui lançant un regard sévère.

    "Ne criez pas ainsi, mademoiselle Belgique vous a entendu… ! N’est-ce pas, ma-- ……" Sa tête s’était tournée dans la direction vers laquelle le coréen avançait et effectuait ses grands signes de la main, et les derniers sons de sa phrase lui tombèrent de la bouche, celle-ci préférant demeurer ouverte sous le choc, sentant le rouge brûler ses joues en détaillait l’aspect de la blonde rayonnante. Oui…c’était bien elle, au bras de son frère mais…qu’est-ce que c’était que cette tenue ?! Ou plutôt, le peu de matériel qui constituant cette tenue, rehaussée par des bijoux scintillants. Et pour quelqu’un encore gêné face un jupon luttant avec le vent, ou un décolleté un peu trop audacieux, il était dur de savoir ou regarder – ou ne pas regarder. Il décida donc de regarder obstinément ailleurs en faisant mine d’admirer les lieux, sentant la culpabilité l’envahir, ainsi qu'une confusion grandissante. S’il s’agissait bien au final de son rêve, son inconscient avait fait des siennes.

    …Un peu d’aide, Freud ?
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Isabelle J. / Belgique

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MessageSujet: Re: Uchronie onirique - Groupe 3   Dim 5 Aoû - 19:21

    Elle se trouvait donc là, au milieu de tout ces gens qui avaient l'air si distingués. Elle observait les gens présents, et en vérité, il n'y avait que des pays de l'europe de l'ouest. Elle les connaissait tous très bien, étant donné que soit elle est passé sous leur domination, soit ils avaient des affaires internationales à régler. Après tout, Bruxelles était un haut lieu politique, et les allées et venues de toute nation étaient loin d'être un évènement rare. Cependant, une voix bien plus portante que les autres sortit de nulle part. Et elle fut encore plus importante étant donné qu'un grand silence se fit dans la salle.

    Elle regarda en direction du Coréen, et sourit à la vue de cet habit qui paraissait bien étrange à côté de ses tenues traditionnelles. Elle se demandait si il était à l'aise dans ces vêtements si distingués. C'est alors qu'elle fut tirée de ses pensées lorsque des murmures se firent entendre dans la salle. Tout le monde observait en coin le corréen, et la gêne était encore plus grande par rapport à l'autrichien. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait, et observait le visage de ses proches. Son frère était en train de fronçer les sourcils, l'allemand n'était bien guère mieux, et l'anglais en avait carrément renversé son thé par terre.

    La jeune femme cligna des yeux. Qu'avaient ils bien pu faire ? Peut être qu'il paraissait étrange qu'un asiatique soit présent, mais pour observer le pianiste de la sorte ... Mais sa réponse n'allait pas tarder à arriver. Le prussien se dirigea vers Roderich, le regardant de haut en bas, avant de lui infliger une gifle du revers de la main. La belge laissa échappé un petit cri de surprise en posant sa main sur ses lèvres. Elle avait toujours eu horreur de la violence, et voir l'aristocrate se faire frapper pour aucune raison apparante la laissa sans voix. Elle se dirigea vers eux, les jambes tremblottantes dû à la hauteur de ses talons et de la suprise, et l'albinos prit la parole.

    - Comment oses tu l'appeler de la sorte ? Toi qui est pourtant si strict avec la courtoisie, tu es tombé bien bas.

    La blonde arriva à leur hauteur, et déposa doucement sa main sur l'épaule de Gilbert. Celui ci tourna doucement la tête, et sourit à la vue de la jeune femme. Elle ne comprenait toujours pas ce qu'il se passait, et le regarda avec un air déçu, rempli d'incompréhension. Elle jeta un oeil à l'autrichien, regardant sa joue devenir un peu plus rouge à chaque instant. Elle revoyait la scène, entendant le sifflement de la main et le claquement provoquée par celle-ci. Elle se sentait gênée, car apparement c'était de sa faute. Etait-ce parce qu'il l'avaient appelée Belgique ? Certes, elle préfère être appelée par son nom humain, mais il n'y avait absolument rien de mal à ça. Doucement, elle sentit deux mains lui encadrer le visage avant de recevoir un baiser sur la pommette.

    Elle ferma doucement les yeux. C'était étrange. Elle adore ce genre de chose, la proximité et l'affection qu'on peut donner ou recevoir. Mais jamais elle n'aurait imaginé Prusse faire quelque chose de la sorte. Certes, ils s'entendaient bien, surtout quand il était question d'aller boire des bières, mais jamais, au grand jamais elle n'aurait osé ne serait-ce que d'envisager la possibilité qu'une chose possible arrive. C'était un geste si doux et tendre, cela contrastait tellement avec la personnalité de l'albinos.

    Elle réfléchit un instant. C'était évident à présent, ils étaient tombé dans son rêve, tout simplement. Jamais Roderich aurait pu tolérer reçevoir une gifle de la part de cet homme. Et voilà aussi pourquoi ils étaient si attentionnés avec elle. Parce qu'elle adorait ça, et qu'elle n'aura jamais assez de câlin. Passer sa vie dans les bras des gens est une pensée de plus agréable pour elle. Elle ouvrit les yeux lorsqu'il prit à nouveau la parole.

    - Ma chère Isabelle, jamais je ne laisserais quelqu'un t'insulter de la sorte ... La "Belgique" n'exite plus depuis bien longtemps ... A présent nous sommes tous là pour toi.

    La blonde cligna des yeux une nouvelle fois. La Belgique n'existe plus ? Que c'était il donc passé ? Son coeur s'emballa quelques instant, son teint devenant livide. Son pays avait disparu ? Cela n'était pas possible, non, jamais elle ne pourrait rêver de ça ! Ses lèvres se mirent à trembler, et la jeune femme luttait tant bien que mal pour garder son self control. Elle était donc bien dans le rêve de l'autrichien, c'était la seule possibilité. Mais pourquoi rêvait il de la voir disparaitre ? Cela n'avait aucun sens ... La détestait il donc ? La courtoisie n'était que de surface ? Les discussions autour d'un thé n'étaient rien d'autre que de l'hypocrisie ? Cette pensée la fit vaciller un petit peu, mais deux bras vinrent de derrière pour la rattraper. Elle tourna légèrement la tête et reconnu le visage anglais.

    Il y a des choses qui ne changent pas vraiment de la réalité, même dans les rêves. Comme à chaque fois, Angleterre était là quand elle avait besoin de quelqu'un. Elle éprouvait une sincère amitié pour lui, et d'une certaine manière, il avait toujours été là pour elle. Comme lors de la première guerre mondiale. C'est pour la protéger qu'il était entré en guerre. Et en ce moment, il était encore là.

    - La bienséance n'accepte pas que l'on rende une demoiselle dans un état pareil, Roderich.

    Le ton était sec. Elle ne comprenait pas. Elle ne voulait pas le faire, en fait. Son cerveau avait fait abstraction des mots à entendre, et restait bloquée sur cette fausse constatation. Autriche, au fond de lui, voulait voir la Belgique disparaitre. Etait-ce parce qu'il la voulait pour lui ? Ceci expliquerait peut être le pourquoi de cette tenue. Mais elle n'y pensa pas non plus. Elle était juste là, les yeux regardant dans le vague.

    La Belgique n'existe plus, et ce, depuis longtemps.


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MessageSujet: Re: Uchronie onirique - Groupe 3   Ven 10 Aoû - 12:41

    Alors là, Corée ne comprenait plus rien. Pour ne pas dire qu'il était paumé. Enfin si, en fait, je vais le dire : il était paumé. Comment ça la Belgique n'existe plus ? N'importe quoi ! Yong Soo alluma tant bien que mal son cerveau et se mit à réfléchir. Enfin, réfléchir, façon de parler. Disons plutôt qu'il prenait un air sérieux, fronçant ses sourcils et croisant les bras. Le moteur chauffait sévère là haut. Déjà, il se trouvait dans le rêve d'un des deux Européens. Si c'était celui d'Autriche, alors cela signifiait qu'il souhaitait la disparition de la Belgique... Et dans ce cas là... C'était un horrible monsieur qui avait bien mérité la claque, ouais ! Mais si c'était le rêve de la miss ? Pourquoi celle-ci souhaiterait sa propre disparition ? Ça n'avait aucun sens. Aucun. Et le Coréen vit clair dans le jeu de l'aristo. Il voulait effacer la Belge pour s'accaparer le devant de la scène ! Voilà, Yong Soo avait tout comprit ! Et bien évidemment, il ne laisserait jamais faire une chose pareille ! Comme tout héros de drama qui se respecte, il devait défendre l'héroïne à tout prix. Et qui sait, peut-être sera-t-il acclamé à la fin ? Oui, tout était parfait ! Il éteignit donc son cerveau et, rapidement, se saisit du bras de la jeune fille pour l'éloigner de tout ce petit monde. Non mais pour qui ils se prenaient ? Il se sentait fier. Il était évident qu'il agissait pour le bien de la demoiselle, et qu'ainsi il respectait parfaitement tous les critères du drama Coréen par excellence.

    — T'en fais pas Belgique ! Ils te rayeront pas de la carte comme ça~Daze !

    Il bomba le torse, un immense sourire fier collé sur le visage. Bien sûr, il faisait une bêtise, comme d'habitude. Mais bien sûr, il ne voyait pas en quoi c'était une bêtise, comme d'habitude... Non mais comprenez, il était absolument hors de question de laisser une telle poitr-.. Mh, jeune fille aux mains de ces rustres ! Les Européens ne savaient vraiment pas se tenir. Ils étaient tous les mêmes. Et les voir se battre entre eux étaient encore plus marrant. C'était comme quand tu jouais à un jeu vidéo de combat. Quand tu t'amuses à prendre un personnage, et à choisir exactement le même personnage en tant qu'adversaire. Voilà comment le Coréen analysait la scène.

    Serrant le bras de Belgique contre lui, il continuait à marcher, fuir, si ce n'est trottiner. S'attirant ainsi tous les regards des gens de la salle. Certains étaient surpris, d'autres ébahis devant tant de stupidité courage ! Oui, Yong Soo était persuadé qu'ils l'admiraient tous. Normal. Il était Coréen. Eux, pauvres Occidentaux, pourraient jamais comprendre. Il ne voulait tout de même pas s'attarder dans la foule. Certains tentaient de le retenir. Mais non, il continuait, ignorant, jetant des sourires bêtes à qui le regarderait. Il fallait sauver la Belge, et c'est tout. Tant pis pour Autriche, il n'avait qu'à pas rêver de sa disparition, non mais ! Et il se disait poli. Pfft, n'importe quoi. Tout ça passait bien au dessus de la tête de Corée. D'ailleurs tout passait au dessus de la tête de Corée, en général. Mais il s'en fichait. Puisqu'il ne s'en rendait pas compte. Et que de toute façon quoi qu'il fasse, c'était bien, voilà.

    Bon courage à vous.
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