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 [PV Feliciano] Rédemption [ Période WWII ]

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Feliciano Vargas/Italie N

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MessageSujet: Re: [PV Feliciano] Rédemption [ Période WWII ]   Dim 10 Nov - 16:05

Il ne sentait rien, ne voyait rien, son ouïe semblait être le seul sens qui le reliait encore au monde des vivants. Et cette ouïe lui laissait encore entendre ce chant qui lui faisait grincer des dents. Au seuil de la mort, le peuple se réjouissait de sa disparition. La dernière voix reconnaissable qu’il put distinguer fut celle de son frère qui était parvenu à le trouver. Et alors que Feliciano aurait pu s’en réjouir en entendant quelques paroles couvrant la voix du peuple, c’est à nouveau ce chant qui franchit ses lèvres si familières.

Et c’est ainsi que l’italien ferma le dernier sens qui lui restait. Il était hors de question d’entendre son frère le narguer même dans son état de cadavre. C’était lâche, abjecte, on se foutait littéralement de lui.
Les alliés le détestaient.
Ludwig et Kiku l’avait abandonné.
Et Lovino lui chantait sa victoire.

Une baffe dans la gueule lui aurait fait moins mal.

Seul, le vénitien se trouvait dans une pièce noire, tellement sombre que les murs qui pouvaient l’entourer étaient impossibles à distinguer. Là, la seule lumière qu’il put voir autour de lui était celle d’une porte ouverte sur un monde inconnu. Une lumière blanche et très lumineuse qui pourtant ne parvenait pas à lui agresser les yeux.

Naturellement, l’italien du nord se dirigea vers cette fameuse porte. Là, un homme, plus grand et mieux bâti que lui, lui boucha le passage, les bras croisés. A contre jour, il ne put rien distinguer de plus.


« Tu n’as pas le droit d’entrer ici. »


L’italien écarquilla les yeux.
Cette voix, il aurait pu la reconnaitre entre mille. Combien même si son fantôme ne lui apparaissait pas pendant des décennies.
Grand-père… Enfin, son vieux père, se tenait droit devant lui. Et si Feliciano pouvait paraitre stupide, il comprit rapidement que cette porte était celle qui menait vers les cieux pour rejoindre les nations disparues.
… Les nations disparues…


"Est-ce que… Saint Empire Romain Germanique est ici ?"

« Celui que tu cherches… n’est pas ici. »


… Quoi ? Saint Empire n’avait pas trépassé ? … En même temps, ça ne le surprenait pas plus que ça. L’italien n’avait jamais pu croire à une telle fatalité. HRE avait disparu sans laisser de trace, pas un corps, pas une histoire, comme si une censure intégrale cachait sa présence et son identité. Aussi ce garçon surement devenu grand devait se cacher quelque part, sans peut être représenté une terre, ou peut-être même se tenait-il endormi dans un château en ruine tel la belle aux bois dormants attendant d’être réveillé par son prince charmant.

Quoi qu’il en soit, ça ne l'avançait pas plus de savoir cela. La position du vénitien ne lui permettait pas de devenir un prince ou même une nation, combien même il ignorait où il pouvait se trouver. Aujourd’hui, il n’était rien, mais pourtant encore existant. D’ailleurs, qu’est-ce qu’il était à présent ?


"Nonno, je…"

« Feliciano… Tu ne peux maintenant ni revenir sur Terre, ni me rejoindre. Tu n’es ni mort, ni vivant. Lovino a ton destin en main, je lui rendrai visite à ce sujet. En attendant… »


Le romain posa un regard triste sur l’un de ses derniers fils, l’héritier de la moitié de son domaine et de son talent orateur et pour les finances, ainsi que de son sourire. En tant que fantôme, il ne pouvait qu’être doté de paroles, mais sans pouvoir faire quoique ce soit pour ses enfants. Refermant la porte derrière lui, il lui adressa la parole une dernière fois.


« … tu dois attendre ton jugement ici. »

"Att… Attends non ! Ne me laisse pas ! Ne me laisse pas ici !"


Mais ses cris n’empêcha pas l’inévitable. Sa main essaya d’agripper l’endroit où la porte se tenait pour ne toucher que du vide. Ce fut ainsi qu’il se retrouva dans le noir complet, sans bruit, sans présence, ses seules pensées pour compagnie et sans que le sommeil ne puisse le libérer. Il avait peur et avait perdu toute notion du temps, il payait ainsi ses erreurs à présent passées.
Couché sur ce qu’il pensait être un sol, recroquevillé, Feliciano voulait pleurer sur les tristes souvenirs de sa vie et sur la punition qu’on lui avait imposée, égale à celle que Roderich aimait lui infliger lorsqu’il volait dans les cuisines il y a quelques siècles de cela.

Et ainsi il espéra que son grand-frère allait rapidement abréger ses souffrances. Qu’il le tue enfin pour quitter cet endroit, par n’importe quel moyen. De toute façon, il ne parvenait pas à imaginer comment Lovino aurait pu le sauver. Surtout dans cet état de santé mentale extrêmement fragile.

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MessageSujet: Re: [PV Feliciano] Rédemption [ Période WWII ]   Sam 28 Déc - 21:24

Cela ne faisait même pas quelques minutes qu'il était présent, dans cette grande chambre vide et désinfectée.

Mais chaque heure qu'il passa dans l'incertitude quant à la vie ou la mort de son frère transformait la moindre seconde en éternité. Debout en face du lit blanc, les réflexes en éveil, regardant impuissant les infirmières et le médecin s'exciter autour du jeune homme inconscient qui, depuis qu'on l'eut emmené ici, présentait les premiers signes d'un changement de son état. En bien ou en mal, c'était toute la question que se posaient les personnes présentes, cherchant à savoir si le patient était en train de se réveiller ou si au contraire son état se dégradait pour finir par tomber entre les mains de la faucheuse. Personne pour le moment n'était en mesure de le prédire.

Le coeur battant douloureusement contre son torse, Lovino attendait avec une peur insupportable la suite des opérations.

Après avoir retrouvé ses esprits, il avait décidé d'amener Veneciano dans l'hôpital le plus proche dans l'espoir qu'on puisse y faire quelque chose. Il avait cependant dû se résigner, car l'état de Feliciano n'était pas dû à des blessures externes, mais internes. Celles infligées par son propre peuple, et par lui-même. Romano s'en voulait terriblement pour ça, mais il ne pouvait rien y faire alors il avait décidé de se promener dans le jardin, et avait rencontré la dernière personne qu'il crut voir en ces lieux. Lui ouvrant les yeux sur les causes, et surtout la manière de ramener son petit frère, la nation disparue avait réussi à lui insuffler la force nécessaire pour attendre et espérer le retour du vénitien.

Mais maintenant, alors qu'il avait à peine fini de parler avec son aïeul, que l'italien du nord donnait des signes qu'il basculait d'un côté ou de l'autre, le Sudiste ne se sentait plus aussi sûr de lui désormais.

Qu'allait-il faire si jamais Feliciano ne se réveillait pas? Comment allait-il expliquer aux autres la disparition du tant aimé Italie? Comment allait-il gérer le pays sans courir à la catastrophe? Comment allait-il se faire accepter des autres? Comment, comment, comment...

Tant de questions auxquelles il n'avait aucune réponse car au fond, elles n'avaient aucun sens. Son petit frère devait lui revenir! Il n'y avait pas d'autre issue possible. Et Lovino ne parlait pas simplement par caprice ou par peur de se retrouver seul à devoir gérer une nation et un peuple entier. Au fond de lui, il savait que s'il perdait l'Italie du Nord, s'il perdait sa moitié, il ne serait plus en mesure de vivre comme avant. Il ne sait même pas si sa mort sera sans conséquence avec son propre état de santé. Après tout... ils avaient beau avoir été séparé depuis des siècles, devenu ennemis, il n'en restait pas moins qu'ils étaient unifiés, dans un même territoire. Et même éloignés, opposés, ils continuaient de se ressentir l'un l'autre.

Il était difficile d'imaginer que Romano ne puisse rien ressentir avec la disparition de Veneciano

"Reviens..." Murmura-t-il d'une voix inaudible

Les professionnels de la santé ne semblaient pas l'avoir entendu, plutôt occupés à mesurer le pouls, le rythme cardiaque et à injecter des produits, sans doute ayant pour but de stimuler les organes vitaux.

Lovino serra les poings et ferma les yeux pour empêcher de nouvelles larmes de couler. La voix brisée par la fatigue et la douleur, il répéta:

"Reviens... Reviens à moi... Reviens Veneciano... Je... Je ne suis rien sans toi... Si tu me laisses, je ne pourrais plus jamais rien faire... Reviens... S'il te plaît..."

Il se rendit compte qu'il s'était approché du lit de son petit frère et qu'il se tenait désormais très proche de son visage malgré les infirmières qui lui demandaient de s'éloigner afin qu'elles puissent s'en occuper correctement. Qu'importe. Les humains ne pouvaient pas faire grand-chose pour soigner une nation, ils étaient plus là pour donner l'illusion aux autres que ce n'était pas un immortel qui se tenait parmi eux... Un immortel, peut être pas finalement...

"Veneciano... je suis désolé pour tout ce que j'ai fait... Je suis désolé de ne pas avoir pu te sauver... Je suis désolé mais je t'en prie... Ne m'abandonne pas... Je..."

Allait-il le dire, ou même à ce moment s'entêtera-t-il à garder au fond de son coeur ces mots que d'autres ont pourtant une telle aisance à prononcer.

"Je t'aime... petit frère."

Peut-être était-ce le désespoir qui lui donnait des hallucinations, mais il crut en cet instant précis, à peine sa phrase achevée, voir les paupières de Feliciano trembler.
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Feliciano Vargas/Italie N

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MessageSujet: Re: [PV Feliciano] Rédemption [ Période WWII ]   Mer 1 Jan - 15:15

Feliciano ne parvenait pas à se détacher de ce petit bout de lumière qui filtrait à travers cette porte sans recoin. Le reste de ces lieux sans fin était bien plus noir que la petite pièce où Roderich l’enfermait enfant lorsqu’il était puni pour avoir agi trop indépendamment. C’était de là qu’était apparu son ancêtre et c’était de là qu’il devait forcément quitter cet endroit.

Il ne sentait rien. Il ne savait pas que dans le monde des vivants, on piquait et on touchait son corps face à un changement physique. Ni mort ni vivant, l’italien était dans un purgatoire vide. Jamais il n’aurait imaginé son jugement ainsi. Si l’on se pliait à la religion, la logique aurait voulu qu’il se trouve dans un tribunal, jugé par le messie. Donnant la liste de ses bonnes et mauvaises actions, surtout si on prenait en compte de ce qu’il avait entreprit à la fin de sa vie, on l’aurait envoyé en quelques minutes aux enfers.

Mais peut-être n’y était-il pas encore entré, dans ce purgatoire. Peut-être que cette pièce d’où venait le romain n’était pas le paradis, mais justement ce lieu de jugement.
Dans tous les cas, on lui en refusait l’accès.

Sans qu’il le sache, nous étions déjà au mois de juin 1946. Si la République Sociale Italienne avait disparu le premier jour de son coma, aujourd’hui la monarchie que défendait son frère laissait place à cette nouvelle République Italienne. Bien que le peuple du sud vota majoritairement pour garder la monarchie au referendum, Lovino avait laissé le peuple du nord se soulever et devenir la population majoritaire à voter pour une nouvelle république. Prouvant ainsi que même sans son frère, il ne parvenait pas à représenter l’Italie tout entière.

Le peuple du nord ne se sentait pas assez proche de celui du sud pour les reconnaitre comme les leurs, encore et toujours. Malgré donc toutes ses erreurs, on attendait son retour, le retour du petit frère qui malgré ses erreurs et son amour aveugle pour l’Allemagne, était le plus à même de les représenter.

Mais si son corps semblait apprécier ce retour des choses par ces quelques changements physiques, ce ne fut pas ça qui fit revenir Feliciano à la surface.
Ce fut tout autre chose.

Reviens…

Pour la première fois depuis des mois, le vénitien entendit une petite voix s’adresser à lui, à l’opposé de la lumière qu’il souhaitait rejoindre, là, dans le noir le plus profond et le plus effrayant.

Reviens à moi... Reviens Veneciano...

L’italien du nord s’approcha de la voix qu’il finit par reconnaitre comme étant celle de son grand-frère. Revenir… Il hésita. Et si c’était un piège ? Il faisait si sombre dans cette direction, peut-être des démons tentaient de le faire approcher ? Ou peut-être que se retrouver coincé ici depuis des mois commençait à le rendre fou et qu’il avait donc à présent des hallucinations auditives.

Je ne suis rien sans toi...

Il avança doucement vers la source de cette voix.

Je suis désolé…

Il accéléra son pas.

Ne m'abandonne pas...

Feliciano commença à courir, sans se retourner sur la seule chose qui le rassurait dans cet endroit. Par un instinct irrésistible, la peur le quitta et il commença à s’enfoncer dans les ténèbres. Dans ce qui lui semblait une éternité à courir, il voyait à présent la sortie, il n’attendait plus que quelques mots pour lui donner la force pour remonter à la surface.

Je t'aime... petit frère.

Sans ouvrir encore les yeux, ses bras se murent lentement autour du cou de Lovino, amenant son torse à se coller au sien et son menton se poser sur son épaule. Le vénitien prit une grande inspiration, comme s’il venait de faire une trop longue apnée dans l’eau. Ces mots… Dans la folie de Ludwig, celui-ci s’était refusé durant ces dernières années de lui dire ou même lui faire comprendre ce sentiment. Ces mots, jamais il n’aurait pensé les entendre à nouveau, et certainement pas de la part de son ainé. Son cœur si ralentit depuis des mois s’accéléra au point de battre la chamade, lui faisant par la même occasion retrouver les dernières couleurs qui manquaient à son teint.


"Fratello…"


Pas complètement revenu à la réalité, l’allemand s’effaça quelques minutes de sa mémoire. L’une de ses mains encore froide se glissa dans ses cheveux pour ressentir cette douce sensation alors que son visage se cacha dans son cou pour sentir cette odeur chaude d’olive et de tomate qui le caractérisait tant.

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