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 [Milan, Italie N, 28 avril 1945] Bella ciao [PV Lovino]

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Feliciano Vargas/Italie N

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MessageSujet: [Milan, Italie N, 28 avril 1945] Bella ciao [PV Lovino]   Ven 26 Fév - 14:01



Spoiler:
 



Caché dans un appartement à la vue imprenable sur la place Loreto à Milan, le jeune Feliciano, encore en uniforme fasciste, était assis, prostré dans un coin de la pièce.
Rien ne s'était passé comme prévu, rien. Il entendait la foule crier pour que l'on pende par les pieds le cadavre de son représentant : Mussolini. La décente aux enfers fut rapide, en quelques années, ce chef aux discours si poignants était passé de maître à cadavre outragé. Tout était perdu à présent, son pays ressemblait à un bain de sang et ses survivants à des bêtes sauvages. Le peuple italien pourtant si aimant avec les femmes n'avait même pas hésité à pendre également la maitresse du dictateur, Clara Petacci.


"Merda!"


Dans un élan de folie, Feliciano arracha de sa veste ses insignes et les balancèrent de l'autre côté de la pièce. Son souffle était court, des sueurs froides commençaient à le parcourir alors que son corps tremblait de toutes parts. Une crise d'angoisse... Voilà longtemps qu'il n'en avait pas fait. Depuis quand déjà ? Aaaaah... Oui, le jour où on lui avait annoncé que le Saint Empire Romain Germanique avait été dissous. Son coeur espérait toujours de le voir revenir malgré tout. Mais tout ceci n'était pas le sujet du jour, sa nation, sa vie était en danger. L'Italie du Nord, fasciste, venait de faire front à son frère, l'Italie du Sud, qui s'était rangé du côté des alliés. Lovino et lui-même s'étaient combattu dans une guerre civile qui eut raison de leur pays, ils étaient beaux les descendants de l'Empire Romain.


"Traître..."


Son grand-frère avait dû être influencé par Antonio qui changeait de camp comme de chemise. D'abord du côté de l'Axe, Lovino avait suivi la vague sans vraiment y réfléchir, dû moins, c'est ce que croyait le jeune Italien. Le général Franco, dirigeant de l'Espagne, resta en retrait et abandonna peu à peu tout soutien aux forces de l'Axe à partir de l'été 1943. Et c'est à ce moment-là que, d'un déclic, Lovino en fit de même et se mit contre son petit frère et Ludwig. Ludwig... Où était-il ? Que ce passait-il en Allemagne ? Il avait entendu dire que son pays avait été détruit par l'armée rouge, Hitler allait bientôt être capturé. Et Kiku ? Le conflit faisait rage contre les Etats-Unis, il était lui aussi en faiblesse. Feliciano s'inquiétait autant pour eux que pour lui-même. Tous, en même temps, se trouvait en mauvaise posture, et il sera surement le premier à être vaincu.


"Perdono Ludwig, perdono Kiku…"


Il ne voulait pas les abandonner, mais chacun ayant leurs propres conflits, il ne pouvait pas leur venir en aide.
Soudain, le jeune Italien sursauta, on venait de frapper à la porte. Ça y est, lui aussi on était venu le chercher, lui aussi allait se faire torturer par la foule. Il ne voulait pas, la peur l’avait saisi et lui coupa la voix. Avec un peu de chance, personne n’entrera dans la pièce.

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Dernière édition par Feliciano Vargas/Italie N le Sam 30 Oct - 9:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Milan, Italie N, 28 avril 1945] Bella ciao [PV Lovino]   Dim 25 Avr - 15:15

Qui aurait cru qu'un jour les deux frères italiens seraient l'un contre l'autre?

2 heures.
C'était le temps qu'il s'était écoulé depuis la chute de Mussolini. Pour Lovino, cela avait paru une éternité. Le dictateur était tombé. Son frère avait fui. Mais le peuple, saisi d'une rancoeur hystérique, ne s'arrêterait pas là. Et c'était un peu sa faute. Mais pas seulement la sienne. Lovino lui avait interdit de s'approcher de ce batard de patate, sauf que son frère avait toujours refusé d'écouter.
Si seulement cet abruti avait prêté attention à son aîné, il ne serait pas dans cette situation, à risquer sa vie à chaque seconde.

Pour l'italien, plus le temps de s'apitoyer sur le sort de son frère.
Tout le peuple se reposait sur lui et le suivait

Où pouvait donc se cacher ce Feliciano ? C'était la question que tout le monde se posait, excepté une personne.
Romano s'avançait d'un pas décidé, mais néanmoins un peu nerveux. Quand soudain, il se stoppa. Il pointa son doigt en direction d'une bâtisse au loin, et ordonna à la foule de suivre la trace de Feliciano. La confiance régnait entre le peuple et Lovino. C'est donc sans la moindre hésitation que tous se précipitèrent, sous les ordres du jeune homme. Mais celui-ci profita du tumulte pour s'éclipser discrètement...

L'italien s'avançait vers un immeuble, non loin de la place Loreto. On pouvait avoir une vue sur toute la place depuis cet appartement, ce qui en faisait la planque idéale pour quelqu'un qui cherche à fuir... Lovino connaissait très bien son petit frère et se doutait qu'il avait de grandes chances de le retrouver dans un tel endroit. Sans hésiter, le jeune homme entra pour en avoir le coeur net. Il observa furtivement les alentours ; tout semblait désert. Tout à coup, un léger bruit se fit entendre dans l'une des pièces, brisant le silence qui régnait dans l'immeuble. Soit il s'agissait d'un rat, soit ce bâtiment n'était pas si abandonné que cela en réalité...

Cet étrange bruit venait de l'une des pièces au fond du couloir. On pouvait encore entendre d'autres bruits, comme-ci une personne gémissait faiblement à l'intérieur.
Lovino s'approcha près de la porte et écouta encore un moment avant de frapper.


" Feliciano, c'est moi !... "


L'italien attendait une réponse de sa part, mais l'Italie du Nord n'avait pas l'air d'avoir envie de lui parler, et encore moins lui ouvrir. Et c'était une réaction tout à fait normale dans cette situation. Après tout, son petit frère n'était pas bête et naïf à ce point, contrairement à ce que certains pays semblaient croire de lui. Sauf que ce n'était pas une petite porte qui allait arrêter Lovino. Il était bien décidé à enfin mettre un terme à cette stupide guerre entre lui et Féliciano.
D'un violent coup de pied, il enfonça la porte et pointa son arme en direction de son frère.


"Je savais que je te trouverais ici "


Il baissa son arme lentement, et plongea son regard dans celui de son frère pendant un instant.
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Feliciano Vargas/Italie N

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MessageSujet: Re: [Milan, Italie N, 28 avril 1945] Bella ciao [PV Lovino]   Mar 4 Mai - 13:46

Les cris hystériques provenant jusque là de la place Loreto commencèrent à grimper dans les bâtiments voisins de celui où l'italien s'était caché, provoquant un brouhaha de pas dans les escaliers. Ils voulaient les Italiens du nord, les fascistes, Feliciano ! Mince... Lui qui pensait avoir trouvé une bonne cachette. Cette population animée par la haine était menée par son grand-frère, Lovino. Et le vénitien le savait, sa survie dépendrait de la bonne grâce de l'ainé de la famille Vargas. Il fallait maintenant savoir quel était l'état d'esprit de celui-ci. Perdu, le jeune italien passa ses doigts sur la croix de fer qu'il avait gardé autour du cou, cadeau précieux d'un allemand lui aussi au bord du gouffre.


"Tu ne viendras pas me sauver cette fois, ve, Ludwig ?"


Lui qui pensait qu'en étant du côté de cet homme aux épaules larges lui aurait donné la victoire sans avoir à combattre. Quel retournement de situation. Surtout qu'il ne s'était pas attendu à devoir faire fasse à sa propre famille. Une voix à l'extérieur que le jeune homme reconnu sans peine le fit sortir de ses pensées. Lovino venait de diriger les hommes de sa nation vers un lieu qui n'était pas l'immeuble dans lequel il s'était recroquevillé. Il ne se doutait pas de sa présence dans ces lieux alors ? Son moment d'espoir disparut bien vite lorsque la porte principale de l'immeuble où il se trouvait s'ouvrit, faisant grincer les gonds. Le corps de Feliciano frissonnait au même rythme que les pas de cet homme encore inconnu faisaient grincer le parquet. Il y avait encore une chance qu'il ne se fasse pas repérer, malheureusement, le vénitien peinait à retenir des sanglots qu'il ne sentait que trop proche. Cette retenue lui provoqua une horrible brulure à la gorge et lui fit échapper quelques bruits étranges qu'il espérait inaudibles au visiteur. Inutile, l'homme frappa à la porte, bien conscient que cette pièce n'était pas vide.


" Feliciano, c'est moi !... "


Les yeux ambre de l'italien s'agrandirent de surprise. Cette voix encore ? Mais n'était-il pas partie avec ses compatriotes vers d'autres bâtisses de la ville ? Qu'importe. Feliciano ignorait les intentions de son grand-frère et s'attendait aux pires choses de ce garçon d'un naturel violent, qu'il avait au final, si peu côtoyé. Ayant vécu chacun avec des nations différentes, ils ne s'étaient pas vus beaucoup et s'étaient plus souvent contentés de s'envoyer des lettres. Correspondance qui avait pour la première fois cessé au début de cette seconde guerre mondiale. Dans tous les cas, Feliciano préféra se taire et voir partir son frère. Peine perdue, Lovino entra. Et violemment qui plus est, fidèle à ce qu'il avait toujours été, et pointa son arme devant son jeune frère. Ce coup violent et la situation présente coupa la respiration du vénitien quelques instants, choqué. Il ferma alors les yeux, s'attendant à trouver la mort dans quelques secondes... Mais rien ne se fit. Feliciano tenta d'ouvrir les yeux aux dernières paroles de son frère, il remarqua alors que celui-ci avait baissé son arme.


"Tu te souviens de l'histoire de Romulus et Remus ? Cette vieille histoire que grand-père nous racontait ?"


L'italien avait semble-t-il reprit son calme. Si cela n'avait pas été Lovino, pour sûr qu'il aurait prié pour sa vie à genoux, mais là... Feliciano faisait confiance en son grand-frère, il savait qu'il ne tenterait rien tant qu'il était en train de parler. Pour en revenir à cette histoire de la mythologie Romaine, le vénitien avait trouvé d'étranges similitudes entre les deux Italies et ces deux frères qui devaient devenir les représentants de Rome.


"Romulus et Remus étaient jumeaux. Après avoir été abandonné puis élevé par une louve, ils décidèrent alors de fonder une ville et choisirent pour emplacement « l'endroit où ils avaient été abandonnés et où ils avaient passé leur enfance », la future Rome. Pour se départager, Romulus se plaça sur le Mont Palatin et Rémus sur l'Aventin. Remus franchit par dérision le sillon sacré de la ville que venait de tracer Romulus qui le tua sous le coup de la colère."


Le représentant de l’italien du nord ne faisait que citer les grandes lignes de l’histoire puisque celle-ci était tout de même plus complexe. Néanmoins, ce n’était pas important dans le contexte présent. En écoutant bien, on pouvait remarquer que Lovino représentait Romulus et que Feliciano représentait Remus. La légende parlait d’une ville, eux, il s’agissait d’un pays.


"Nous sommes frères. Pour nous départager, j’ai représenté le nord de l’Italie et toi le sud. J’ai franchi la frontière de Rome, tu ne t’es pas laissé faire et tu as renversé mon gouvernement."


Feliciano essuya les larmes qui coulaient sur ses joues. Il ne parvenait pas à contrôler son émotion et sa peur. Voilà, sa nation allait disparaitre comme Remus avait disparu. Un éternel recommencement ? Ou peut-être que leur grand-père avait raconté cette histoire comme un présage, une vision du futur. Qui sait ? Le vénitien resta assis au sol, les jambes repliées sur son torse et ses yeux fuyant le regard de son grand-frère.


"Est-ce que l’histoire va se répéter ? Je vais disparaitre et tu représenteras alors l’Italie toute entière ? Ve?"

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MessageSujet: Re: [Milan, Italie N, 28 avril 1945] Bella ciao [PV Lovino]   Dim 16 Jan - 18:08

Comment ont-ils pu se retrouver dans cette merde ?!

Le grand frère pointait son arme sur le cadet. Son corps tremblait. Son regard le suppliait presque de lui laisser la vie sauve.
Et finalement, il ferma les yeux, pour attendre la mort.
Lovino n'aurait jamais cru qu'il serait un jour dans ce genre de situation. Avoir la vie de Feliciano entre ses mains.

Bien qu'il tâchait de rester neutre, sans montrer aucune expression sur son visage, il avait beaucoup de mal à se décider. Devait-il tirer, afin de donner une fin a cette histoire ? Le peuple comptait sur lui, mais était-il prêt a sacrifier Feliciano pour eux ?

Non, il était incapable de le tuer. L'amour qu'il portait envers ce jeune garçon était bien plus forte que sa haine, et que toute la haine de chacun de ses citoyens réunis. Il était son reflet, sa moitié.

L'Italien, abandonna... Il abaissa son arme, et du même coup, permit à son frère de rouvrir les yeux et de continuer à vivre... pour le moment. Le visage de celui-ci semblait calme, malgré les tremblements du reste de son être. Il ouvrit la bouche, et se mit à raconter une histoire. Celle de Remus et Romulus.
Lovino prit le temps d'écouter son stupide frère, tout en songeant qu'il serait, de toute façon, incapable de tenter quoique ce soit contre lui.
Cette histoire était presque un miroir de ce qu'il se passait en ce moment. La ressemblance était frappante. Sauf qu'ils ne se battaient pas pour une ville, mais bien pour un pays tout entier.
Le grand-frère avait compris où le vénitien voulait en venir avec cette histoire.

"Est-ce que l'histoire va se répéter ? Je vais disparaitre et tu représenteras alors l'Italie toute entière ? Ve?"

"Te fous pas de moi !!!"


C'était inacceptable ! En réponse à la dernière phrase de son frère, Lovino balança son pistolet de toutes ses forces dans la pièce en grinçant des dents.
Comment pouvait-on être idiot à ce point ?! refuser d'agir et même de se défendre. Et au lieu de ça, pleurer comme un bébé en se lamentant sur sa nation qui va disparaitre comme ce Remus.
Voulait-il vraiment mourir ? de ses mains ? Si vraiment c'était son but, il pourrait toujours pleurer. Jamais son frère ne l'aiderait à rejoindre Remus. Jamais.

"J'en n'ai rien à battre de cette histoire stupide ! Tu crois que ça m'amuse de te voir dans cette merde et de devoir t'éliminer ? Tu crois que je veux voir ton cadavre pourrir devant moi ?! "
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MessageSujet: Re: [Milan, Italie N, 28 avril 1945] Bella ciao [PV Lovino]   Lun 24 Jan - 17:52


Aller... Il devait tirer maintenant ! Mettre fin à la vie de cette nation qu'était son petit frère, que cette histoire se finisse enfin, qu'il n'ait pas à expliquer encore une fois sa défaite auprès de Ludwig. Mais non. Au lieu de ça, son frère poussa un cri de colère qui fit sursauter le plus jeune des Vargas tout en balançant son arme de l'autre côté de la pièce, qui en rebondissant contre un mur, glissa pour revenir aux pieds de Lovino. Feliciano passa un regard surpris de l'arme à feu à son frère ainé. Son heure n'était donc pas venu ? Pourquoi ? Pourquoi ?! Il aurait été tellement plus simple d'en finir, là, maintenant !
Un peu déboussolé, le vénitien se releva, séchant le reste de ses larmes d'un coin de manche.


"Ve... Si tu n'as pas tiré sur moi... C'est que tu souhaites quelque chose de ma part, n'est-ce pas?"


D'une rapidité surprenante, le plus jeune des frères sortit une arme à feu de sa veste. Il pourrait lever le bras et tirer sur son frère, lever les soldats fascistes contre la population résistante et les faire tirer dans la foule pour provoquer un bain de sang. C'était tentant lorsqu'on avait juste à appuyer sur une gâchette pour chambouler le destin de tout un pays. Il leva son arme sur Lovino et hésita sérieusement. Il pouvait peut-être encore sauver son honneur et son chef, tuer son frère pour l'amour de Ludwig. Mais qui l'emportait au final dans son cœur ? L'Allemagne auquel il s'était accroché pendant près de trente ans ou l'Italie du Sud, ce frère qu'il connaissait si peu ?


"Je ne l'accepterai pas, tu m'entends ?!"


Et pour une fois les rôles s'inversèrent. Feliciano lança sa colère contre son ainé en haussant la voix et grimaçant de rage. Il savait ce qu'il voulait, Lovino souhaitait qu'une arme se pose sur la tête de l'allemand, mais pas n'importe laquelle. Celle de son allié latin, celle de celui qui avait fait en sorte qu'une part d'humanité reste toujours dans le cœur du germanique, celle de Feliciano. Mais il se refusait de faire une telle chose. Et la folie qui le prit à l'instant, par la peur de perdre Ludwig, son pays, sa vie, son âme, le fit poser le doigt sur la gâchette ; prêt à faire partir le coup en quelques secondes. Trois... Deux... Un...

Una mattina mi sono svegliato
Un matin, je me suis réveillé
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
Una mattina mi sono svegliato
Un matin, je me suis réveillé
E ho trovato l'invasor
Et j'ai trouvé l’envahisseur


Une chanson résonna dehors, chantée en cœur par la foule. Cet air, le vénitien le connaissait. Mais les paroles avaient été changées, plus question de rizières et de moustiques. La chanson des mondines* qui travaillaient dans les rizières d’Italie du Nord s’était transformée en chant pour la lutte antifasciste. Feliciano baissa son arme et regarda par la fenêtre ; effaré. Les gens avaient arrêté de frapper le cadavre de son ancien chef et de sa maitresse pour se mettre à chanter et à taper dans leurs mains.

O partigiano portami via
Oh partisan emmène-moi
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
O partigiano porta mi via
Oh partisan emmène-moi
Ché mi sento di morir
Car je sens que je meurs



"Helahela... Suis-je en face d'une nouvelle révolution ?"


Il les voyait ces pauvres gens, militaires comme civiles. Son pays était au bord de la ruine et ses soldats pleuraient rien qu'aux souvenirs des horreurs qu'ils avaient pu voir. La population en avait été réduite à vendre leurs poux à ses soldats pour qu'ils puissent avoir une excuse pour échapper aux champs de bataille. Mais il ne parvenait pas à se remettre au fait que son frère avait pu l'attaquer, qu'il avait décidé de s'en faire un ennemi. Ce n'était pas sa faute si le peuple était dans la misère, ni celle de Ludwig, c'était Lovino qui lui avait coupé les ponts! La raison lui échappait complètement, il était devenu aveugle, trop émerveillé par la force du germanique. Pourquoi le plus vieux des Vargas détestait-il autant l'allemand ? Et pourquoi tant de violence sur son chef et son gouvernement?


"Mascarade... C'est une mascarade, ve. Tu veux juste te venger, soigner ta jalousie maladive."


Feliciano ne comprenait pas. Pour lui, son frère était juste jaloux, comme il l'avait toujours été jusqu'à aujourd'hui. Il ne supportait pas qu'il soit plus talentueux que lui, plus riche que lui, plus aimé que lui. En rejoignant les alliés, il avait juste trouvé le moyen d'avoir les appuis nécessaires pour se venger.

E se io muoio da partigiano
Et si je meurs comme un partisan
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
E se io muoio da partigiano
Et si je meurs comme un partisan
Tu mi devi seppellir
Tu devras m'enterrer


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MessageSujet: Re: [Milan, Italie N, 28 avril 1945] Bella ciao [PV Lovino]   Dim 15 Mai - 10:04

Que voulait Lovino exactement ? Aider son peuple ? Réduire a néant cette pourriture d'Allemagne ? Récupérer le reste de l'Italie en se débarrassant de son frère ? Etait-ce son but ? Non. Il devait mettre fin à cette histoire en refusant d'avoir à ses pieds le cadavre d'un membre de sa famille.
Cela n'empêchait pas qu'il crevait d'envie de massacrer celui qui avait mis Feliciano dans cette situation.

" Ve... Si tu n'as pas tiré sur moi... C'est que tu souhaites quelque chose de ma part, n'est-ce pas? "

Soudain, les rôles s'échangèrent. L'italie du Nord dégaina son arme. Qui aurait pu prévoir qu'un jour, le plus jeune des Vargas pointerait une arme sur son ainé ? Romano resta de glace. Il n'était pas étonné. Mais merde ! il n'avait pas été assez vigilant sur ce coup-là. Jeter son arme, la bonne blague ! Feliciano avait complètement perdu les pédales grâce à son cher Ludwig. Lovino enrageait.
Comment faire maintenant ? Un seul geste mal placé, et c'était la fin pour lui.

Il pouvait lire toute la haine de son frère dans son regard. Et, autant avoir l'autre tas de muscles blond en face de lui, ça l'aurait pas fait sourciller, autant se retrouver face à son propre frère...

Est-ce que cette histoire devait finir dans un bain de sang ? Tout cela l'épuisait. Mais que le plus jeune appuie sur la gâchette ou non ne changerait rien. Son pays était au bord de la ruine. Il avait perdu cette bataille. En quoi la mort de l'ainé servirait ? Il croyait quoi ? Sauver Ludwig ?! C'est un peu tard, frangin. L'axe a perdu.

Tout à coup, une chanson s'éleva dans les rues. Les italiens chantaient tous en cœur.

Grâce à leurs chants, on avait maintenant la preuve que cette guerre était bel et bien finie.
Grâce à leurs chants, Lovino échappait à la mort cette fois. Mais ça n'arrangeait pas l'état de l'autre frère. Voilà ce qui arrive lorsque l’admiration d’une personne nous aveugle. On n’est plus qu’un pauvre fou… L'Italie du Nord avait franchi la frontière de Rome. L'Italie du Sud ne s'était pas laissé faire.

" Mascarade... C'est une mascarade, ve. Tu veux juste te venger, soigner ta jalousie maladive. "

" Me venger ? De la jalousie ?... Entre toi et moi, tu as été le plus talentueux, le plus riche, le plus aimé...il y a de quoi être jaloux, c’est vrai. Mais me prend pas pour un con ! Tu crois vraiment que j’irais faire la guerre pour une simple vengeance ?!! "

Mais c’était vrai. Il avait toujours été jaloux de son frère, depuis tout jeune. Pas au point de faire une guerre ! Mais jaloux quand même…

Romano apparaissait comme le méchant dans cette histoire. Celui qui blessait son pauvre petit frère.
En réalité, il voulait juste aider son frère à s'en sortir vivant. Sauf que son frère ne voyait pas cela du même œil. Les patates devaient laver le cerveau mieux qu’il ne le pensait.
L'ainé s'approcha de son frère. Il tenta le tout pour le tout.

" Tes amis ont perdu la guerre ! Il n'y a plus à rien faire ! Même ma mort te servirait à rien ! Tu ne peux plus rien pour ce patate macho !! OUVRE LES YEUX BORDEL !!
Haïs-moi, si ça te fait plaisir ! et si tu veux tellement calmer ta rage, ta folie, alors vas y ! TUE MOI !!
Mais je te le répète, ça ne te servira a rien, Feliciano ! "

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MessageSujet: Re: [Milan, Italie N, 28 avril 1945] Bella ciao [PV Lovino]   Mer 8 Juin - 18:14

L’écoutait-il seulement ? Rien n’était moins sûr, le plus jeune semblait vaguer dans une autre dimension. Un cauchemar, c’était juste un cauchemar, il en faisait beaucoup ces derniers temps. Le russe violant la capitale de l’Allemagne, l’américain prêt à démembrer le japonais ; leurs laissant de nouvelles cicatrices à jamais marquées sur leurs corps et dans leurs esprits. Tout ça, c’était son imagination n’est-ce pas ? Il n’en avait jamais entendu parler, jamais… Et pourtant ses soldats le lui criaient, ils hurlaient la vérité qu’il ne voulait pas entendre, de leur bouche autant que celle de son frère qui lui faisait face.
Est-ce qu’une malédiction lui avait été jetée ? La rançon de la gloire passée de son aïeul ? Fallait-il que chacun de ses amis, de ses amours, de ces nations avec lesquelles il avait partagé un tant soit peu de sentiments, disparaissent à chaque guerre qui se terminait ? Il les entend, ces alliés chantant leur victoire. Maudit soient-ils…


"Alors pourquoi… pourquoi as-tu rejoins les alliés ? Nos idéaux n’étaient-ils pas juste ? Ludwig voulait se libérer de ce traité de Versailles, ce n’est pas lui qui a provoqué la première guerre de ce siècle. On lui a volé ses terres, ses droits… Il avait toutes les raisons de se venger, lui comme celui qui occupait sa place… il n’y a pas si longtemps."


La référence au Saint Empire Romain Germanique, disparut en guerre à cause d’une soif de victoires et de conquêtes trop importantes, était largement facile à comprendre. Son Beretta remonta à nouveau pour menacer Lovino. Feliciano aussi avait voulu son moment de gloire. Des terres de Francis, la Slovénie, l’Albanie, la Lybie, la Somalie, l’Erythrée, l’Ethiopie, Malte, une petite partie de la Russie et de l’Ukraine, son frère… Il avait voulu ne serait-ce que frôler le pouvoir qu’avait eu un jour son grand-père en se comportant en conquérant du dimanche. Mais il n’avait décidément pas hérité de ce talent.


"Ce n’est pas que pour Ludwig que j’ai fait ça. C’était aussi pour moi, ve… Tu n’as jamais voulu connaitre cette impression de grandeur et de force qu’avait pu ressentir notre grand-père ? Toucher le pouvoir, ça apporte un sentiment de grande fierté… jusqu’à ce qu’il te brûle les doigts."


L’ainé des Vargas s’approcha, posant peut-être malgré lui son front contre le canon glacé de l’arme du plus jeune. Cependant il ne voulait plus tirer, il n’avait même pas posé le doigt sur la gâchette. Non, maintenant il voulait rejoindre ses amis, l’axe, Kiku et Ludwig ; pour les sortir d’un sort qui s’annonçait plus terrible que le sien. Mais plus que la peur, plus que l'envie de les sauver, il n’avait aucune solution pour eux. Fini, c’était fini. Bien sûr qu’il le savait, les mots de son frère parvinrent bien à ses oreilles malgré la folie qui lui dévorait l’esprit.
Le vénitien pris alors sans être brusque la main de Lovino, lui posa son arme dans sa paume… et n’hésita pas longtemps pour lui offrir une gifle monumentale. Les yeux embrumés de larmes, la haine était toujours présente, un poison bien tenace qui n’avait que trop rarement parcouru ses veines.


"Idiota… Je ne peux pas te tuer ! Ve !"


Sa raison revenait, avec elle son amour pour son frère bien que son ennemi à l'heure actuelle. Qu’importe le sort qui l’attendait, il partit vers la porte d’entrée, prêt à tourner la poignée de porte… Mais ne parvint finalement pas à l’ouvrir. Il tremblait comme une feuille et ses joues étaient inondées par ses larmes. Il ne pouvait pas le cacher, il avait peur. Très peur.


"Fratello. Je pense que je n’ai pas le choix, je ne pourrais pas me cacher ici indéfiniment, ve. Je dois rejoindre les miens. Etre… peut-être insulté et frappé par la foule… N’est-ce pas ?"

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[Milan, Italie N, 28 avril 1945] Bella ciao [PV Lovino]

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