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 [Long ago] Those boys in their early days | Turquie

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Azer Urul Khan / Mongolie

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MessageSujet: [Long ago] Those boys in their early days | Turquie   Mer 30 Nov - 0:11

Those boys in their early days



Soleil timide sur l’horizon rouge. Quelques rapaces tournoyants par-ci par-là. Les chevaux qui s’agitent paisiblement dans la steppe. Des hommes sortant des yourtes dés les premières lueurs de l’aube. Ça y est, la journée a démarré. Le camp sort peu à peu de sa torpeur. On se prépare, on s’affaire, les montures sont peu à peu réunit, les sabres reluisent. L’atmosphère posée et chaleureuse, sereine et confiante, est en totale contradiction avec le programme prévu. D’ailleurs, une partie des guerriers dorment encore, ayant toujours un peu de mal à se libérer de l’emprise des vapeurs d’alcool de la veille. L’ambiance avait été à la fête et à l’allégresse. Après tout, pourquoi s’en faire en restant trop sérieux ? Ils savaient tous qu’ils allaient gagner la prochaine bataille. D’ailleurs, c’était moins une bataille qu’un jeu pour eux.

Plus les minutes passaient et plus l’effervescence montait. Le brouhaha se faisait plus fort. Soldats ottomans et mongols se mélangeaient dans un flot de discussions animées. Le débat du jour était lancé : Qui serait le meilleur aujourd’hui ? Beaucoup se désignaient eux-mêmes, d’autres, plus pragmatiques et réalistes, préféraient rester plus sobres, vérifiant une énième fois leurs équipements. Azer zigzaguait au milieux des hommes sans prendre part aux conversations, sans même s’y intéresser. Il avait déjà sa propre opinion sur le sujet et n’en démordrait pas. Suivant un objectif précis, il se dirigeait droit vers une tente un peu plus à l’écart des autres, comme un insecte de nuit attiré par la lumière des torches.

Il s’arrêta un bref instant sur le seuil. Poings sur les hanches, jambes bien campés dans le sol, il tentait de discerner du bruit en provenance de l’intérieur. Mais rien. Pas même le moindre froissement de tissu. Il fallait absolument qu’il remédie à ça.
Il se glissa à pas de loup dans la tente. Le silence pesait, palpable. Le silence du dormeur, du sommeil du juste. Et des ronflements à faire trembler les murs. A supposer que la petite habitation de tissu puisse trembler.

AH ! Regardez-le, le bienheureux ! Il dormait la bouche grande ouverte, sa large carcasse tout en travers de sa couche. A force d’avoir cette position toutes les nuits, il avait dû en gober, des mouches, dans son sommeil.

Doucement. Touuut doucement.
Le jeune Azer se baissa à distance raisonnable de l’oreille de l'insouciant. Il n’existait qu’un seul moyen de le réveiller, et il était vraiment navré de devoir en arriver là. Si si. Vraiment. Mortifié.

- UNE ATTAQUE ! C’EST UNE ATTAQUE ! AUX AAAAAAARMES !

Et de s’asseoir – s’affaler serait un mot plus juste – avec allégresse et force de fous rires sur le bord du lit de son ami. Rien de tel de bon matin que la vision du turc en train de se redresser en sursaut, dans l’incompréhension la plus totale. Ouh là, c’est qu’elles avaient toujours un peu de mal à se mettre rapidement en place, les neurones, hein. Surtout au saut du lit.

- Dis donc, tu compte dormir jusqu’à quand ? C’est cet après-midi, la bataille.

Son large sourire franc et jovial faisait office de salutations. Il était de bonne humeur. Ils allaient bientôt lever le camp avec l’objectif d’attaquer la petite armée chinoise qui s’était installée à quelques heures à cheval d’ici. Malheureusement pour elle, elle s’était aventurée un peu trop loin en territoire mongol, ce qui, par définition, voulait dire qu’Azer et ses guerriers avaient parfaitement le droit d’aller s’amuser avec elle. Comme souvent, Sadik n’était jamais bien loin de lui, et il avait donc été convenu que quelques soldats bien à lui les y accompagnerait. Inutile de dire que l’asiatique attendait l'évènement avec impatience. Il était tel un gosse intenable. Le champ de bataille lui manquait.

- Si tu traine déjà comme ça, c’est moi qui vais avoir le plus de tête. Quoique, ça ne me changera pas beaucoup de d’habitude hein ? Et ça m’arrange, je n’aurais même pas besoin de faire d’effort pour te mettre la pâtée !

Et que de fierté dans la voix.
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Sadık Adnan / Turquie

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MessageSujet: Re: [Long ago] Those boys in their early days | Turquie   Mer 30 Nov - 2:11

Il était en train de voler. Non sérieusement, il ne savait pas comment mais il voyait la steppe comme si un faucon l'avait pris entre ses serres et emmené haut, très haut. Sauf que pas de serres, pas de battement d'ailes, juste le vent glacé contre ses joues, cette impression de supériorité et de liberté totale.

Et puis là, au dessous de lui, il y avait comme un carré de fougères qui l'invitaient à venir voir d'un geste de branches. Il descendit alors et se posa devant elles, le mouvement de leurs racines lui rappelaient celui des courbes féminines, ces jolies hanches qu'il lui arrivait parfois de tâter par pur plaisir de sentir la chair entre ses doigts. Ah, les femmes.

Au milieu des plantes, il y avait un petit bourgeon qui gigotait bien tranquillement. Et il eut l'idée d'aller toucher, comme ça, sans raison. Alors le bourgeon se mit à grandir, grandir, grandir. Ses branches vinrent toucher l'horizon, ses feuilles surplombaient les nuages. Jamais Sadik n'avait vu un arbre si vaste, si haut... et qui se penche vers lui.

Et soudain, des gerbilles. Par milliers. Qui lui sautèrent à la gorge. L'une d'elle se précipita au ralenti - contresens ? Non - et hurla, gorge déployée :

- UNE ATTAQUE ! C’EST UNE ATTAQUE ! AUX AAAAAAARMES !
- DÉGAGE, RONGEUR DE NOISETTES !

La lame s'arrêta pile avant l'arrête du nez d'Azer, et l'incompréhension dû se lire sur le visage turc. Il avait dégainé, rapidement, le gros réflexe de chaque combattant lorsqu'il est réveillé en sursaut. Son regarde se posa, perplexe, sur le décor, et s'il était bien dans sa tente, il y cherchait à présent, dans les plis du tissus, une explication plausible à donner à Azer sur le pourquoi il l'avait traité de rongeur de noisettes. Ce qui, en soi, ne voulait rien dire.

Mais qui semblait fortement amuser le mongol, dont l'air particulièrement heureux ne pouvait vouloir dire que deux choses. Soit il était d'une humeur excessivement bonne, ou alors il allait d'un moment à l'autre se moquer de lui. Ce qu'il lui rendrait et avec le sourire bien sûr.

- Dis donc, tu compte dormir jusqu’à quand ? C’est cet après-midi, la bataille.

Sadik cligna de lourdes paupières, baissant enfin son arme. Il avait pourtant beaucoup dormi - et il était un gros dormeur de base - mais son organisme de jeune nation n'avait décidément pas eu l'air d'apprécier les quelques verres de la veille. Aussi il se massa une tempe, la tête un peu lourde, en grognant un :

- Hmpfoui...

Sadik n'était pas du matin.

Aussi il lui fallut un instant, après s'être frotté les yeux, pour réaliser de quoi la Mongolie parlait. Et ce fut d'un bond qu'il se leva, dégageant presque aussitôt l'autre d'un coup involontaire au passage.

- Ahah, tu croyais que j'avais oublié, hein ? Que j'allais pas me réveiller ? Certainement pas, il me tarde d'être sur le champ de bataille...

Interruption dans sa pensée. Il avait l'air fier, bras croisés, grand sourire goguenard... mais il n'avait surtout pas de pantalon. Et s'il avait bien pris soin de le poser à côté de se lit en se couchant la veille, légèrement éméché, il avait complètement oublié ce fait en se levant d'un bond magnifique.

Non pas qu'il était pudique, loin de là. Mais sentir le vent vivifiant des steppes sur cette certaine partie de son corps le fit se recoucher aussitôt en claquant des dents. Et Azer à côté, dont l'impatience l'avait sans doute réchauffé à courir dans tous les sens, le narguait en plus de ça, sans doute involontairement.

- Si tu traine déjà comme ça, c’est moi qui vais avoir le plus de tête. Quoique, ça ne me changera pas beaucoup de d’habitude hein ? Et ça m’arrange, je n’aurais même pas besoin faire d’effort pour te mettre la pâtée !

Le turc esquissa une moue. Un peu qu'il était impatient, un peu qu'il ne désirait qu'aller sur le champs de bataille et trancher des têtes - un véritable passe-temps relaxant - mais l'enthousiasme railleur d'Azer ne l'aidait pas vraiment à sortir de sa torpeur matinale, même s'il avait réussi à la feinter un bref instant. Aussi, il bâilla un bon coup, s'étira, et prit son courage à deux mains pour se ruer vers son pantalon.

- Si tu t'imagines que je vais te laisser l'avantage, je sais pas où tu t'es enfoncé le doigt mais c'est bien profond. La dernière fois c'était un coup de chance, c'est parce que l'armée ennemie a fuit et j'ai pas eu le temps de battre ton score.

La mauvaise foi était monnaie courante dans les steppes. Il enfila son del avec impatience - comme il le faisait toujours, ce qui lui valait les réflexions type "tu l'as noué à l'envers" ou autres - et saisit ses armes, qu'il noua à sa ceinture. Puis il se retourna vers le mongol, qui trépignait d'impatience. Ironie du sort, il trépignait peut-être plus encore. Mais il savait déjà qu'espérer bien fort en sautant sur place n'allait pas faire passer le temps plus vite.

Sa jugeote lui aurait dit d'écouter son impatience et de se ruer à l'extérieur de la tente, sautant sur une monture. Mais il avait l'esprit d'un gamin, encore foufou et belliqueux, qui se doutait bien que les préparatifs pour la bataille n'était pas encore terminés.

Alors se fut sur Azer qu'il se rua, prêt à entamer leurs sempiternelles bagarres d'adolescents élevés au goût du sang et à la loi du plus fort, celles-là même qui servent à démontrer sa suprématie et se terminent souvent par "c'est qui le plus fort, hein dis, hein ?".

Et il comptait bien être l'auteur de cette phrase tandis qu'il le plaquait brusquement sur le lit.
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Azer Urul Khan / Mongolie

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MessageSujet: Re: [Long ago] Those boys in their early days | Turquie   Sam 14 Jan - 21:31

RONGEUR DE NOISETTES
RONGEUR DE NOISETTES
RONGEUR DE NOISETTES
RONGEUR DE NOISETTES
RONGEUR DE…

Sadik, ton neurone a déjà atteint sa date d’expiration en fait.

Grand éclat de rire moqueur. Même un gosse de six ans était capable de mieux faire qu’un turc en matière d’insultes. Non. Même pas. Il était fort à parier qu’un yack connaissait mieux l’art de l’offense. Enfin, pour les Turcs en général, Azer n’en savait foutre rien à vrai dire. Mais pour Sadik, il se demandait de plus en plus sérieusement s’il ne devait pas envisager de lui donner des cours sur le sujet. Ou alors, de donner des cours à un yack, qui lui-même donnerait des cours à Sadik. Oui, de bon matin, tout le monde peut avoir des idées à la con. Surtout eux.

Pendant que son ami frimait en laissant Constantinople à l’air, le mongol le gratifiait d’un sourire narquois et triomphant. C’était toujours une jolie tranche de rire que de voir Sadik se débattre psychologiquement avec les températures ambiantes de cette partie du globe. Lui, forcement, était déjà actif depuis le petit jour, et n’avait pas cessé de fureter par-ci, de s’échauffer par-là, de courir dans tout les sens, de vérifier un tas de choses, et il était déjà chaud bouillant, mû uniquement par l’excitation de la bataille à venir. Alors le froid des steppes, pensez-vous, c’était à peine une petite brise pour lui.
Puis après tout, ce n’était pas comme s’il avait vu le jour ici hein.

- Si tu t'imagines que je vais te laisser l'avantage, je sais pas où tu t'es enfoncé le doigt mais c'est bien profond. La dernière fois c'était un coup de chance, c'est parce que l'armée ennemie a fuit et j'ai pas eu le temps de battre ton score.

- C’était pas plutôt parce que vous vous êtes cassé la gueule, ton cheval et toi ?

Il allait se lever pour sortir de la yourte en deux temps trois mouvements, ne sachant que trop bien que la fierté de la Turquie ne supporterait pas cet horrible affront, et que Môssieur se dépêcherait bien vite de descendre de son beau piédestal pour faire bouffer ses paroles au mongol – en toute affection virile et masculine, bien entendu. Mais pour une fois, il sembla que le corps svelte de Mongolie ne lui avait pas suffit pour échapper à l’attaque en traitre de l’Ottoman.

Et c’est avec une surprise presque entière que le nez d’Azer fit la connaissance du lit – A vrai dire, il s’était plutôt attendu à se manger le sol à la place, il y avait du progrès.

- T’ES LOURD ! DÉGAGE ! DÉGAAAAAGE !

Il engagea les hostilités à son tour, ruant, essayant de se dégager, de prendre l’avantage, le tout en se disant que ce n’était qu’une simple histoire de fierté et d’envie de rétamer sa gueule à l’autre juste pour le plaisir de se sentir victorieux et de rire un bon coup. On ne pouvait pas vraiment les blâmer, ils avaient été élevés comme ça

Par contre, il fallait avouer que se prendre un turc en pleine croissance dans la tronche, ça fait mal.
Alors forcement, un coup de poing par-ci, un coup de pied par là, le tout balancé un peu à l'aveuglette, c'était grosso modo la seule façon pour lui de s'en sortir, avant d'entreprendre d'échapper à l'étreinte de Sadik comme un poisson glissant des mains du pécheur. Hé. Système D. Azer restait quand même bien plus fluet que son ami et coté force physique pure, il savait qu'il ne pouvait pas rivaliser avec lui. Ou difficilement.

A grand renfort de ruses diverses, il réussit finalement à ramper hors du lit, se relevant en vitesse pour mettre fin à la petite bagarre. Il aurait adoré foutre sa raclée à l'ottoman, vraiment, mais ils devaient tous sauvegarder leurs forces pour la bataille. Et rien à voir avec une quelconque mauvaise foi quand à l'issue de leur petit jeu hein.

- Avec ta tête pleine de vide, comment tu fais pour être aussi pachydermique ? Grommela-t-il en ajustant sa tenue en vitesse, légèrement essoufflé.

Il attrapa le reste des affaires de Sadik, prêt à les lui balancer à la face, histoire de. Mais à la place, il se figea. Enfin. "Se figer" était un bien grand mot. "Mini-bug neuronal" semblait plus approprié. Alors Azer bugga. Sur la pensée qui, à première vue, était la plus stupide possible, aux yeux du premier venu.

...Mes cheveux.

Sans déconner. Ses cheveux. Pour de vrai. Sa joyeuse rencontre forcée avec la paillasse, et ce qui l'avait suivit, avait du le décoiffer horriblement. Il imaginait très bien sa tignasse raide et noire, emmêlée de façon totalement anarchique sur son crâne.
Il laissa tomber tout ce qu'il avait dans les mains et se jeta sur Sadik pour le saisir aux épaules, avec l'air du type qui vient de découvrir que la fin du monde est pour bientôt.

- Un miroir ! Dis-moi que t'as un fichu miroir ici ! Jepeuxpassortircommeça !

Son visage tout entier semblait crier un appel à l'aide résonnant dans la yourte.

Chez lui, dans sa culture, les cheveux étaient un symbole important. Même chez les hommes. C'était la puissance, c'était le sang-froid, c'était... C'était... C'était la honte s'il se montrait comme ça aux soldats de son camp. Surtout en tant que nation, où il avait l'obligation de rester digne, fier, et tout le tutti. Azer était dissipé et hyperactif, mais il faisait de son mieux pour donner une bonne image de lui-même aux autres, même s'il refusait de l'avouer. Et même s'il en bavait pour y arriver.

Bon. Peut-être qu'il exagérait un peu. Ce n'était pas si terrible que ça au final. Mais il était jeune. Et quand on est jeune, on a la fâcheuse manie de se monter de gros films tout seul.
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Sadık Adnan / Turquie

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MessageSujet: Re: [Long ago] Those boys in their early days | Turquie   Mar 20 Mar - 18:42

Avoir un Mongol qui se débat entre ses bras en grognant, c'est comme essayer de dompter un cheval sauvage : c'est dur, c'est éprouvant, mais quand on y arrive on se sent tellement fier qu'il nous reste des forces pour faire une petite gigue de victoire. Et bien sûr, on ne sait pas le plaisir que ça procure tant qu'on ne l'a pas fait au moins une fois.

Cela dit, Sadik avait pris l'habitude d'attaquer par surprise, car c'était la seule chose qui lui permettait de prendre un tant soit peu l'avantage. Car si son tour de biceps était plus imposant que celui du mongol, il en perdait de sa vitesse.

Mais il gagnait toujours au bras de fer, au moins - insérer sourire narquois et rabaissant ici.

Azer finit par lui échapper, et il l'obsera, bras croisés, reprenant son souffle, un grand sourire sur les lèvres. Sadik n'avait pas à se plaindre, leur vie rassemblait tous les éléments qui lui plaisaient : la simplicité - car oui, Sadik avait un jour aimé la simplicité - le sang, la bagarre, les donzelles, et une forte amitié virile ponctuée de marquage de territoire, d'insultes - sa préférée restait "espèce de fils d'âne avec un yatag dans le cul" dont il était très fier - et de sous-entendus homosexuels - car une amitié n'est jamais réelle sans sous-entendus homosexuels.

- Avec ta tête pleine de vide, comment tu fais pour être aussi pachydermique ?
- Ca s'appelle du muscle, désespère pas d'en avoir un jour cependant ; ça arrivera peut-être en même temps que ton poil au menton.

Poil au menton qu'il commençait à avoir et dont il était très fier aussi. Ah, ces hommes. Il tendit le bras pour récupérer les affaires - qu'il pensait naïvement que le mongol allait lui filer - et il le vit se figer.

Euh. Youhou ? Sadik passa sa main devant les yeux d'Azer, perturbé par ce subit arrêt. Mais il n'eut pas à s'en inquiéter longtemps, il fut aussitôt saisi par les épaules et secoué comme un prunier.

- Un miroir ! Dis-moi que t'as un fichu miroir ici ! Jepeuxpassortircommeça !

Pour quelqu'un comme Sadik, dont la tignasse n'avait jamais croisé l'ombre d'un peigne, ce fut une expression profondément choquée qui fit office de réaction, le tout en marmonnant quelques voyelles de surprise déformées par le fait d'être secoué.

Il avait pourtant souvent eu à faire à la folie capilaire de son ami, mais cela ne l'empêchait pas de penser qu'il avait vraiment une réaction de pisseux à chaque fois. Moqueur, il lui saisit les poignets pour qu'il arrête de lui remuer le cervelas, et esquissa l'expression la plus fausse possible, moquerie non dissimulée :

- Pourquoi tant d'inquiétude, tu sais que je te trouverai toujours magnifique mon choupinet. Peu importe l'état de tes cheveux, et même si une grosse pustule te pousse sur le nez.

Faire patienter la victime, c'était toujours plus drôle. Mais Sadik n'était pas... sadique à ce point - ô ironie. Il tendit le bras vers ses quelques affaires sédentarisées ici pour quelques temps et tendit le miroir au mongol.

- Et fais-toi belle hein, qu'on soit présentables pour la bataille.

Il le laissa alors faire et saisit son équipement.

- Mais si t'es pas prêt pour le départ, je pars sans toi et je vais botter le cul des chinois sans toi.

Sur ce, il sortit de son habitat et se dirigea vers son cheval. Mais. Genre. SON cheval. L'amour qu'il portait à la bête en aurait fait rire plus d'un tant il pouvait parfois ressembler à mémère avec son roquet. Il s'approcha, sella l'animal tout en lui gratouillant l'encolure, lui flatta la croupe, et le bichona avec amour. Il savait qu'il ne devait jamais trop s'attacher à un animal, mais c'était plus fort que lui.

Et il finit par monter en selle, attendant le mongol qui devait encore se faire belle.

Spoiler:
 
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