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 [Contemporain] Dans les ombres des légendes

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Vlad' Ionescu / Roumanie

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MessageSujet: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Mer 7 Déc - 21:14



La piètre mémoire des nations immortalise les légendes.

Stanislaw Jerzy Lec



    Les siècles avaient beau avoir déposé leur poussière, laissé des traces de l'abandon des lieux, le château conservait sa magnificence. Son parfum de richesse, les voix de nobles, les froufroutements de robes glissant sur le dallage avec un éclat de rire typiquement féminin. Et un cri lointain, étouffé par la pierre, un cri qui résonnait pour l'éternité.

    Vlad posa sa main sur le mur. Derrière se trouvait la pièce où avait demeuré Erzébet Bathory. Et cette pièce portait à jamais la présence de son auguste propriétaire dont l'identité devenait floue tant la légende avait pris le pas sur l'Histoire.

    Sans cette légende, Vlad aurait eu de l'urticaire en franchissant les portes du château. Elle avait appartenu à la Hongrie après tout, et tout ce qui touchait de près ou de loin à cette nation avait le don de plonger Vlad dans la crispation et un état proche du dégoût. Erzébet pouvait se targuer d'être la seule hongroise que Vlad supportait - voire admirait. Tant de sang, de noirceur autour de cette femme si particulière pour son siècle : on ne pouvait qu'être fasciné.

    Réajustant ses manches, le Roumain arpenta les lieux, vérifiant que tout était prêt. Le buffet avait un aspect de dernier repas avant l'office des morts, les bougies des chandeliers créaient des ombres ressemblant à des visages torturés, des corps suppliciés, se trainant sur les murs de pierre. Avec cela le temps qui se joignait à la partie en déclenchant une pluie diluvienne. Il ne manquait plus que l'orage et un scientifique dans les sous-sols hurlant "Il est vivant !"

    - Home sweet home...

    Le château était roumain maintenant, et avec toute la mise en scène préparée spécialement pour les festivités, Vlad se sentait chez lui. Tout ceci avait bien plus de gueule que l'Halloween américain en carton-pâte avec ses costumes ridicules et ses créatures qui écœuraient. Alors que les vampires, ça avait plus de classe. Ils fascinaient par ce lien entre vie et mort, ce côté bestial et ce raffinement qu'on leur avait inculqué plus tardivement, les faisant se tenir sur un fil tenu entre civilité et animalité.

    Les coups à la porte tonnèrent comme les trois coups au théâtre. Le spectacle pouvait commencer. Faisant claquer les semelles de ses bottes dans le couloir, Vlad souriait de toutes ses canines. Il aimait ces situations où il pouvait feindre, jouer les acteurs. D'une main gantée, assuré dans ses habits sonnant très noble du XVIIe, il abaissa la clanche de la porte. Au-dehors régnait le Déluge, et une forme se tenait sur le seuil. Dans un autre temps on aurait crié à la vagabonde, voire à la sorcière.

    - Beau temps, n'est-ce pas ? Tu sens le chien mouillé.

    Il s'effaça tout de même pour laisser la hongroise entrer. Un peu de galanterie ne fait pas de mal - puis il voulait éviter de se prendre un coup de pied là où ça fait mal. Vlad referma la porte derrière la silhouette encapuchonnée, et tâcha de ne pas relever de critique au sujet de la boue et de l'eau de pluie qui suintait de la Hongrie.

    - Venue sans ton chevalier servant ? Enfin servant devrais-je dire, miss Erzébet.

    Qui avait eu l'idée de mener Halloween ic déjà ? Aucune idée. Sûrement les deux. Le château faisait parti de ces lieux où Vlad et Elizaveta avaient des liens, même s'ils voulaient le nier. Tous deux avaient vu une partie de leur Histoire tremper ses jupes dans la noirceur des légendes et le sang coulant de la bouche des vampires.

    Puis Bathory et Dracula forme un si beau couple.
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Elizaveta / Hongrie

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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Sam 10 Déc - 13:19

Alors que l'ancien carrosse cheminait vers le château de Csejte, elle se sentait terriblement nostalgique, reconnaissant les reliefs malgré les siècles passés, sentant l'âme HONGROISE de la terre et des vieilles pierres à travers l'odeur puissante de l'humus qui montait des bois en cette nuit d'automne. Elle se sentait nostalgique de cette apogée où tout ceci était chez elle, où elle était une des puissances de l'Europe, où de la Slovaquie à l'Adriatique, d'une partie de l'Autriche à l'Ukraine, en passant par les coteaux vinicoles de Transylvanie ici même, tout cela étaient ses terres, sa maison, reconnaissait son autorité. Glorieuses terres hongroises dorénavant appartenant à la Roumanie, ce sous-fifre d'autrefois...


Elle avait accepté de fêter Halloween avec lui, dans ce château, une de ses gloires d'antan où vivait une prestigieuse lignée noble apparentée aux couronnes hongroises et polonaises, la lignée des comtes Báthory. D'eux, on n'a jamais retenu qu'ils étaient montés sur les trônes d'Europe centrale, comme Etienne 1er de Pologne, non... On se se souvient plutôt de la nièce de celui-ci, qui a inscrit le nom de la famille dans l'histoire en lettres de sang. Oh, Ladomér avait pu récupérer ce morceau de terre après la première guerre mondiale mais le Roumain ne pouvait pas s'approprier l'Histoire de ses anciens propriétaires... Et son Erzsi à elle, resterait Hongroise, même si son château était en Roumanie. De quoi rendre vert de jalousie son acolyte roumain qui vénérait les vampires, n'est-ce pas ? Et tout ce qui énervait le Roumain lui plaisait.


D'ailleurs elle arrivait dans ce vieux château, abandonné depuis deux siècles mais où on pouvait encore sentir l'esprit de feue la Comtesse Sanglante dans les lézardes des murs. Elle et lui avait convenu d'être en habits d'époque, comme « au bon vieux temps » même si à l'époque, ils n'étaient guère que des préados et que la Hongroise arborait plus des tenues masculines que le genre de tenue qu'elle portait à l'instant, ce genre de robe au décolleté en carré découvrant la gorge à un niveau où la frontière entre le décent et l’obscène était si floue, et où la peau laiteuse qui était exposée était mise en valeur par de lourds colliers en or et pierreries, et une haute collerette de dentelles à l'arrière, à la mode d'antan...


Elle frappa à la porte, il lui ouvrit souriant de ses canines pointues comme celles d'un loup. Même s'il s'effaça pour laisser la jeune femme entrer, il ne le fit pas sans un de ses habituels sarcasmes à son encontre.

- Beau temps, n'est-ce pas ? Tu sens le chien mouillé. Venue sans ton chevalier servant ? Enfin servant devrais-je dire, miss Erzébet.


- Tu as le nez trop près de la bouche, Ladomér. Tiens !


Dit-elle en balançant la lourde cape qui la protégeait de l'intempérie automnale et qui masquait sa coiffure relévée sur l'avant et retenue par un filet de perles, sur le Roumain qui refermait la lourde porte en bois, comme s'il n'était qu'un vulgaire laquais... Comme jadis, quoi.


- Et non, je n'en ai même pas parlé à Roderich. Je pensais que cela serait mieux s'il n'y avait que nous deux...


Elle eut un petit sourire. Elle aimait laisser les hommes dans ambiguïté, leur faire croire qu'ils ne pouvaient ne serait-ce que s'imaginer des choses et leurs briser leurs illusions. Surtout Roumanie, Prusse et Slovaquie. Comme s'ils pouvaient espérer la moindre faveur de sa part. Tss..
Les yeux de la Hongroise s'habituèrent rapidement à la lueur des chandeliers et esquissa un sourire à la vue de ce château autrefois si familier. Les pierres semblaient si paisibles, comme si jamais la plus prolifique des tueuses en séries n'avait officié ici, comme si le sol n'avait jamais bu le sang d'innombrables innocentes, comme si la Comtesse Vampire n'était qu'une légende...


- Il ne manque qu'un bon vin rouge comme le sang pour savourer cette ambiance et... se rappeler de toutes les histoires qui se sont passées entre ces murs. Mais ne me dis pas que tu as rasé mes vieilles vignes transylvaniennes, là, je t'émascule et je recouvre avec ton sang les murs de la chambre mortuaire de Dame Erzsebét.
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Vlad' Ionescu / Roumanie

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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Dim 11 Déc - 22:11


Nous sommes tous emportés par le courant
et la foi est notre seule ancre.

Dracula - Bram Stocker

    Toujours aussi aimable la Hongroise. A sa remarque Vladimir n'eut qu'un sifflement rageur, un filet de son passant entre ses dents serrés. Ça portait une robe et ça se sentait supérieur aux autres. Voilà bien les femmes. Le Roumain accrocha la cape ruisselante d'eau à une paterne espérant que quelques araignées allaient y tisser leur toile - ne serait-ce que pour ennuyer la demoiselle et la faire pester contre les rampants peuplant les vieilles pierres.

    - Il ne manque qu'un bon vin rouge comme le sang pour savourer cette ambiance et... se rappeler de toutes les histoires qui se sont passées entre ces murs. Mais ne me dis pas que tu as rasé mes vieilles vignes transylvaniennes, là, je t'émascule et je recouvre avec ton sang les murs de la chambre mortuaire de Dame Erzsebét.

    Moment drama-king. Vladimir ouvrit la bouche dans un parfait "Oh" de surprise qui n'aurait pas dépareillé sur un visage de vierge découvrant comment on faisait les bébés. Portant une de ses mains gantées à son coeur ("Tu me fends le coeur !"), le Roumain leva les yeux au plafond. Oh tiens un scolopendre.

    - Quel disgrâce, je crains que... un feu tout à fait innocent, naturel, nullement prémédité, a réduit en cendres une partie de ton auguste cépage !

    Un être humain pouvait véritablement grogner de cette façon ? Vladmir abandonna sa couverture du comédien, exécuta un pas de côté pour éviter l'attaque "coup de griffe" hongrois. Toujours aussi susceptible et impulsive.

    - Mets-toi à l'humour, ma grande ! Le second degré tu connais ? Ah non désolé, par degré tu dois entendre que celui de l'alcool.

    Lui, la taquiner ? Mais non pas du tout. Tiens pour la peine il ne lui offrirait pas le bras pour la guider jusqu'à la grande salle. Elle n'avait qu'à suivre. Marchant à grandes foulées, Vladimir remonta le couloir éclairé chichement par les chandelles. La longue table occupait l'espace principal de la grande salle - le genre de table que si les convives se mettent chacun à un bout, ils doivent hurler pour s'entendre. Pas très pratique quand on doit se passer le pain.

    Sans même tendre une chaise à Elizaveta, Vladimir montra du menton le flacon empli d'un vin rouge si sombre que c'était à se demander si ce n'était pas du solide qui remplissait le flacon. Ou un liquide dense comme du sang. Pour sa part Vladimir ignora l'alcool, piocha dans un des plats un mici qu'il croqua. Ah tiens il avait chopé ceux au paprika. Où étaient passés ceux à l'ail, ses préférés ? Machonnant distraitement son morceau, un oeil vagabondant sur la table à la recherche de son met, Vladimir laissa sa voix briser le silence qui s'était posé - entrecoupé des glouglous d'une hongroise assoiffée.

    - Donc nous sommes voués à passer la nuit seuls. En toute intimité. Dans un ancien château, la nuit d'Halloween. Sur le papier ça sonnerait comme le prélude à de la bit-lit pornographique. Dans le réel ce sera tout autre. Je penche plus pour l'ascendant horror show.

    D'ailleurs la bit-lit quelle disgrâce.
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Elizaveta / Hongrie

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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Lun 12 Déc - 18:23

Ha, il aimait la faire mousser, la taquiner, l'ennuyer de la même façon qu'on agite une brindille agaçante sous le nez d'un chat, espérant qu'il sorte ses griffes... Eh bien certes, s'il la cherchait, il la trouverait. Et Elizaveta sauta sur l'occasion pour tenter en un grondement de lacérer de ses ongles la gorge découverte de son homologue Roumain. Manqué de peu, l'homme à la couleur de cheveux pas trop définie -oscillant entre un jaune pisse et un châtain crasseux en passant par tout un tas de variations queue de vache-, avait amélioré son esquive d'un joli pas de côté. Intéressant. Après tout, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire...


- Mets-toi à l'humour, ma grande ! Le second degré tu connais ? Ah non désolé, par degré tu dois entendre que celui de l'alcool.


- Tu me dis de me mettre à l'humour mais tu ne supportes pas toi-même la moindre taquinerie tactile... Sors le balai que tu as dans le cul, mon petit !


Si on devait prendre à la lettre l'adage « qui aime bien, châtie bien », tout observateur extérieur pourrait croire que ces deux-là s'aimaient passionnément... Mais tout le monde sait que ces vieux proverbes ne sont que des ramassis de sornettes, rien de plus et rien d'autre n'animait Elizaveta que la haine et le dégoût envers son « collègue » de l'Est. Non mais, imaginer des trucs avec cette chose immonde ? D'ailleurs, alors qu'il la menait dans la grande salle, jouant le guide inutile car ce château était à la base SA propriété, il crut bon de rappeler ce genre d'horreurs alors qu'elle savourait un bon cru HONGROIS qu'elle crut recracher à la gueule du Roumain. Mais un bon vin pareil, ça ne se gâchait pas, ce serait pécher.


- Donc nous sommes voués à passer la nuit seuls. En toute intimité. Dans un ancien château, la nuit d'Halloween. Sur le papier ça sonnerait comme le prélude à de la bit-lit pornographique. Dans le réel ce sera tout autre. Je penche plus pour l'ascendant horror show.


Ayant une petite quinte de toux pour faire passer l'alcool qui avait suinté dans sa trachée, les yeux humides de larmes à cause de ça, si ce n'était pas de dégoût après les éventualités déclamées par l'autre idiot -et encore, elle restait polie-, elle ne put quand même s'empêcher de sourire à ses propos.


- Tu m'étonnes, avec ta gueule, on verse tout de suite dans l'horreur. Tu fais honte à cette noble demeure. Quoique. Dans le folklore, on met toujours des serviteurs difformes. Il va sans dire, mon cher « ami », que ce rôle te sied à merveille.


Et pour ponctuer sa phrase, Elizaveta esquissa même une petite révérence moqueuse, comme lorsque l'on s'incline devant la figure grotesque et bouffonne d'un Roi Carnaval. Sauf qu'on brûlait le roi après... Mais l'idée était à creuser, il y avait du potentiel. Même si, puisqu'on était dans le château de la très célèbre Erzsebét, on pouvait le tuer en répandant son sang le plus possible, le laissant longuement agoniser dans un liquide aussi carmin que ses yeux. Mais, Elizaveta restait quand même sceptique, même si Roumanie était certainement puceau, ce n'était pas là une victime à contenter l'esprit de la Comtesse. Il était trop grossier, son sang souillerait même les lieux, là où la noble et sadique dame avait usé de divers traitement sur des jeunes filles et femmes, pour assouvir des pulsions contre-nature... Et plus elle reportait son regard sur Vlad, plus Elizaveta trouvait qu'il faisait complètement tache dans le décor de pierre brute et de brocards tendus. Certes, elle pouvait lui accorder une certaine érudition dans ce qui concernait les vampires et autres mythes étranges. Mais c'était plus fort qu'elle, sa haine et sa répulsion lui faisait occulter toute qualité éventuellement, on ne sait jamais peut-être existent-elles, tapie dans la nation slave. Elle ne voyait devant elle, alors qu'elle se resservait en vin, qu'une sorte de pantin informe qui se prenait pour une nation alors qu'il aurait dû rester son sous-fifre. Comme Slovaquie, d'ailleurs. Foutu traité, Francis le paiera.


- Et donc, Ladomér, vu que tu veux jouer au grand maître de cérémonie et que nous sommes seuls, tu prévois quoi, en « horror show » ? Même si c'est très horrifique, je ne participe à aucune lecture de ton bouquin de chevet, la saga des vampires disco-boule à facette quand il fait soleil. J'avoue que ça ferait très horreur mais de très mauvais goût. M'enfin, venant de toi...


Elle ? Provoquer ? Nooooooon, qu'allez-vous imaginer, là ? C'était juste une taquinerie on ne peut plus sympathique et innocente, voyons. Quoique, cet espèce d'impie était bien capable de faire ça. Mais la Hongroise doutait que la réelle habitante du lieu laisserait passer un tel affront en ses terres.
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Vlad' Ionescu / Roumanie

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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Mer 14 Déc - 20:04


Votre noble amie, à votre droite, est pourvue
de dents extrêmement tranchantes :
longues, fines, pointues
– comme une alêne, comme une aiguille !

Carmilla - Le Fanu

    Sur les murs, les ombres projetées par les chandeliers esquissaient des formes tordues. L'une d'elles ressemblait vaguement à une silhouette de femme, profil fugace qui disparut suite aux mouvements d'une flamme. Vladimir venait de moucher la flamme d'une bougie entre ses doigts. La petite douleur de la brûlure chatouilla la pulpe de ses doigts malgré le gant - maigre douleur qui eut du mal à calmer l'envie d'étrangler l'hongroise qui se rengorgeait sur sa chaise. Elle avait toute l'allure d'un gros chat se lissant les moustaches après avoir croqué un oiseau.


    - Il vous faut le dire combien de fois ? Twilight n'est pas roumain. C'est américain de A à Z. Y a que les américains pour décliner tout et n'importe quoi en version school. Et sans aucun talent.

    Ah non mais ça devenait lassant et proprement insupportable cette histoire ! Puis les créatures de Twilight n'avaient de vampires que le nom (et on passera l'éponge sur les loups-garous, qui ne valaient guère mieux). Le coup des vampires "végétariens" parce qu'ils boivent du sang animal, herm. On appelle ça être carnivore Madame Meyer, vos vampires seraient végétariens s'ils buvaient du jus de tomate. Demandez à Anne Rice, elle saura vous donner des cours sur le sujet.

    Derrière Vladimir, les ombres continuaient leur danse. Un souffle léger fusa, suintant des pierres, fit vaciller quelques flammes. La température de la pièce devenait glaciale, les regards farouches.

    - De toute façon Mademoiselle Erzébet se pense meilleure, hein ? Tu serais même capable de dire que le premier vampire était hongrois et que c'était ta chère comtesse.

    Et le pire c'est qu'elle pourrait avoir raison. Dans ses ébauches pour Dracula, Stoker avait décrit une femme-vampire. Et niveau historique, on ne pouvait songer qu'à la Comtesse Sanglante et à ses fameux bains qui n'étaient sûrement pas constitués de jus de tomate, eux. Et avant Stoker, il y avait eu une autre femme-vampire...

    - Je te verrais bien en Carmilla. Enfin, même si là tu es un peu trop vieille - d'ailleurs tu as des rides si on regarde bien. Séductrice et cachant des désirs tournés vers les femmes pour compenser le fait de ne pas avoir un corps d'homme.

    Il souriait comme un idiot en disant ça, menton posé dans sa main, coude planté sur la table. Vladimir demeurait debout, prêt à réagir devant les réactions de son invitée. Ne jamais s'asseoir à la même table que la Hongrie, sauf si on avait un solide couteau glissé dans sa botte.


Citation :
Carmilla est le personnage du roman du même nom de le Fanu. Âgée physiquement de 19 ans, elle ne s'attaque qu'aux jeunes femmes. D'ailleurs elle séduit si bien l'héroïne que cette dernière pense qu'elle est un jeune homme travesti.
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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Jeu 15 Déc - 21:28

A chaque fois. A chaque fois qu'elle le titillait sur cette saga soi-disant littéraire, un bien grand mot pour une merde pareille, il réagissait au quart de tour. Elizaveta pensa qu'elle devrait envoyer un petit peu de mort-au-rats avec un bouquet de fleurs pour remercier l'auteur américaine qui part son « talent », lui donnait bien des occasion de faire mousser son grand ami aux canines trop pointures pour être des vraies.


Ah ce qu'il partait vite quand on lui parlait de vampires... C'était si prévisible mais en même temps, si bon de le voir limite sauter automatiquement sur ses pieds, s'agiter, invectiver, gigoter des bras et maudire toute personne faisant la moindre erreur sur ce domaine. On coupe le son et on le regarde bouger tout seul dans le vide et l'on obtient le premier prix à Vidéo Gag dans la catégorie « je suis ridicule et je m'assume pas ».


Derrière le... blond ? Roux ? Châtain ? Type à la capillarité indéfinissable, les flammes du foyer dansaient gaiement, les ombres projetées de ce dernier et d'elle-même aussi semblaient danser sur les pierres luisantes du mur avec une volonté propre, comme si leurs ombres étaient autres que celles qu'elles prétendaient être. Elizaveta contempla son ombre un instant comme si cette silhouette qui oscillait sur le mur était celle d'une autre femme...


- De toute façon Mademoiselle Erzébet se pense meilleure, hein ? Tu serais même capable de dire que le premier vampire était hongrois et que c'était ta chère comtesse.


Même s'il avait parlé et que c'était fort impoli de ne pas regarder son interlocuteur, la Hongroise ne détourna pas son regard du mur où les ombres menaient un bal imaginaire. Elle se contenta de sourire : évidemment que Dame Erzsi était la première des vampires ! Tout vampire était un psychopathe après tout et l'illustre comtesse n'en était qu'une parmi d'autres, pouvait-il lui rétorquer. Mais l'habitante du lieu traversa les âges par l'effroi qu'elle suscita par ses méthodes cruelles pour vider de jeunes vierges de leur sang, afin de le boire, de s'y baigner et d'en faire tout un tas de produits de beauté. Qui oserait prétendre le contraire à la vue de cette dame cinquantenaire, après cinq maternités, qui semblait à peine dépasser la fraîcheur d'une dame de moitié son âge ?
Mais sans doute, était-ce seulement une question de rhétorique, il savait au fond de lui que la Hongrie eut engendré le premier vampire célèbre, digne de ce nom.


- Je te verrais bien en Carmilla. Enfin, même si là tu es un peu trop vieille - d'ailleurs tu as des rides si on regarde bien. Séductrice et cachant des désirs tournés vers les femmes pour compenser le fait de ne pas avoir un corps d'homme.


Cette réplique soudaine du Roumain n'eut d'autre effet que de faire éclater de rire la Hongroise qui lui servait d'invitée. Elizaveta reprit un peu de ce vin rouge, âcre et épais pour calmer le gloussement nerveux qui lui parcourait le corps.


- Eh bien, si tu penses que je suis une Carmilla, tu perds toutes tes chances avec moi, mon cher ami, vu que toi, tu es un être au combien mâle et viril ! J'imagine que cette phrase illustrait ton dépit...

Elle le taquinait, encore et toujours. Cela faisait des siècles que c'était ainsi, après tout. Leurs joutes verbales finissaient souvent -toujours ?- en joutes brutales, où les corps à corps sanglants semblaient être des ballets visant à honorer Mars plutôt que Venus.


Le fait que le Roumain l'imaginait en cette héroïne saphique était-il révélateur du chagrin et de l'irritation qu'il avait à ne pas réussir à la séduire ? Serait-il un second Gilbert ? Cela pouvait se révéler amusant de briser une fois encore tous les espoirs de cette homme tellement honni. Juste le charmer pour le prendre à ses filets puis le réduire à néant. Comme un vampire qui vide sa proie de son sang.
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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Dim 18 Déc - 20:22


    Vlad pouffa de rire - ce qui se traduisait par une sorte de sifflement pareil à celui d'une vipère se gaussant de rire. (Si ça existe, c'est juste que c'est un spectacle rare à voir) Lui s'intéresser à la Hongroise pour une union horizontale ? Quelle idée. Sans aucun doute le vin qui lui montait à la tête : depuis son arrivée, Elizaveta ne cessait de lever le coude. Le flacon était déjà aux trois quarts vide et la soirée ne faisait que commencer.

    - Moi te vouloir ? Je préfère encore retourner empaler du Turc. Me confonds pas avec ton ami monochrome.

    Se penchant vers la Hongroise, Vlad lui prit le verre qu'elle venait de remplir et le but cul-sec. Ouais pas mauvais. Faisant claquer sa langue sur son palais, le Roumain reprit :

    - Je pourrais te retourner la question. A insinuer que je porterais un intérêt physique à ta personne, est-ce que tu ne cacherais pas tes propres pulsions à mon égard ? Tu es bien venue ici sans escorte.

    Comble de la disgrâce, il osa porter la main sur elle, lui prenant le menton entre ses doigts. Oh le chat hongrois n'allait sûrement pas se laisser faire - elle mordrait, il en était plus que certain. Peut-être qu'inconsciemment il attendait un éclat de violence de sa part, de quoi éclairer cette soirée, la rendre distrayante au possible. Halloween sans un peu de sang, réel ou non, n'était pas pleinement réussi.

    Finalement il lui tapota la joue avec un "brave petite" - on aurait cru entendre un maître encourager son tout jeune chien. Avec son sourire, ses dents étincelants, les ombres qui glissaient sur son visage il prenait peu à peu l'allure du vampire. De celui qui prendra le sang de son invitée si besoin est pour vivre. De cet être de la nuit qui arrachera sa proie à ceux qui la convoitent en hurlant "Cette femme m'appartient !" et prendra le sang de cette dernière juste pour l'entendre gémir de douleur.


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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Ven 23 Déc - 20:25

Si ce qu'elle pouvait dire le faisait rire, que dire de ses paroles à lui ? Elles étaient tout bonnement hilarantes. Lui ? Empaler du Turc ? Laisse-ça aux grandes personnes, gamin. Quand tu étais mômes, c'était tes chefs qui bouffaient de l'Ottoman au petit déj', mais pas toi, rapidement tu fus un de ses captifs aussi. Mais si le Roumain faisait allusion à un autre type d'empalement que l'esprit pervers de la Hongroise n'avait aucune peine à imaginer, cela la faisait encore plus pouffer de rire : ce minable là avait-il déjà une une relation autre qu'avec une chauve-souris ou un cadavre ? L'imaginer dominer le Turc laissa ses lèvres échapper un rire clair et cristallin, menaçant sa coupe de vin de se déverser dans son ample corsage. Et comme s'il avait pu deviner la trajectoire de la coupe ciselée en argent, le Roumain le lui la prit... Et la lui but, ce salaud.


Avant d'insinuer que c'était elle qui serait attirée par lui. Comment !? Avait-il mangé un clown avant de venir pour dire de telles inepties ou bien le vin lui montait-il bien trop vite à la tête ? Trop « choquée » pour répliquer quoi que ce soit, elle le laissa s'approcher. Qu'il était grand comparé à elle... Les corps se frôlèrent un instant, et entre eux deux on pouvait sentir une sorte de tension électrique, un mélange de haine et de répugnance mais aussi une sorte d'envie de prendre possession de l'autre et de s'en faire le maître... Il lui prit le menton dans ses doigts, la force à le regarder dans les yeux -c'est fou, il a les mêmes yeux que l'autre crétin de Prussien, la débilité doit être contenu dans le gène des yeux rouges-, avant de lui tapoter la joue avec une déplaisante remarque, bien avilissante.


Un éclair passa dans les yeux verts de la Hongroise et un uppercut ne tarda pas à refermer la bouche du Roumain, le réduisant à un silence relatif, si on omettait le gémissement plaintif qu'il avait poussé. En jupon ou en pantalon, l'âme belliqueuse de la Hongroise restait toujours et ce n'était pas un corset lacé qui allait brider ses abords batailleurs, loin de là !


En deux pas gracieux, les pans de sa robe volant gaiement sur le sol en pierres nobles, elle s'éloigna de son vis à vis, tournant autour de la longue table à la recherche d'un éventuel mets capable de contenter ses papilles. Elle ne voulait pas des petits toasts que Vlad avait touché dernièrement, comme s'il s'agissait d'un pestiféré. Chacun agissait de son côté comme une vipère, distillant son venin par petites touches, par de petits actes empoisonnés... Et en attendant une morsure de l'autre, une attaque qui déclencherait des hostilités franches.


Avisant de fines lamelles de viande crue, elle se décida à en goûter une, laissant les tissus fibreux fondre dans sa bouche en un mélange de sang et d'eau, une saveur âcre adoucie par une pointe de sel... Délicieux. C'était si animal, le fait de déguster cette viande saignante encore. D'ailleurs Elizaveta se demandait comme ça si la Comtesse aimait aussi sa viande bleue ou si simplement, elle appréciait de se baigner et de boire le sang des demoiselles.


- C'est dommage que la Dame n'appréciait pas le sang des puceaux, je t'aurais bien saigné rien que pour honorer son souvenir...


Ah. Elle avait pensé tout haut. Tant pis pour lui, après tout. Même si elle se voyait bien en train d'égorger son homologue, le sang formant une flaque sur les dalles de pierres, souillant sa robe, maculant ses bras... Sans doute Erzsebét avait-elle été dans ce genre de situation.
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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Dim 25 Déc - 23:09


Sus au coup à coup,
resserrons nos mâchoires
À cent pour cent,
remplissons nos ciboires

    La soirée tournait à la farce tragi-comique. Il ne manquait plus qu'un cadavre dans un placard ou l'arrivée inopinée de l'ex-époux pour que le tout tourne au vaudeville. Vladimir se massait la mâchoire, sentit le sang qui refluait dans sa bouche. Sous l'impact il s'était mordu, du sang coulait de la fine blessure. Du bout de la langue il la tâta, sentit le goût acre lui piquer la pointe de la langue. Sur le coup il fronça les sourcils - il n'avait jamais aimé sentir le goût de son propre sang. Il ne pouvait pas l'expliquer c'était ainsi.

    - C'est dommage que la Dame n'appréciait pas le sang des puceaux, je t'aurais bien saigné rien que pour honorer son souvenir...

    Quelle délicatesse, vraiment. Elle aurait parlé d'un porc qu'elle destinait à la production de boudins qu'elle n'aurait pas pris un autre ton. Vladimir haussa les épaules - ce que la Hongroise ne vit pas vu qu'il était dos à elle.

    - Non désolé mais vois-tu j'ai un planning très chargé pour les siècles à venir. Et te pourrir l'existence figure en première place.

    Oh des pains au pavot ! (Oui bon Vladimir avait vaguement donné des instructions à plusieurs boutiques et traiteurs sur le contenu du buffet, alors il y avait le petit lot de surprises). Grignotant le pain du bout des dents avec un air d'hamster grignotant sa graine de tournesol, le Roumain observait la Hongroise se mouvoir dans sa robe, piocher des mets dans les plats proposés. De dos elle avait l'allure d'une femme, de face on retrouvait l'harpie habituelle.

    Les Occidentaux avaient une grande fascination pour les jambes des femmes. Mettez une demoiselle en jupe courte dans les rues et la température interne de ces messieurs montait insensiblement - sans compter les regards qui couraient sur les jambes, espérant apercevoir les dessous des jupes. Vladimir avait plus d'attrait pour les nuques - c'était un point délicat du corps humain. Vous pouviez le briser d'un coup de main, le frôler faisait naitre des frissons dans tout le corps. La nuque hongroise était blanche, rougeoyant sous les lumières des candélabres. Des mèches folles bouclaient sur le haut de la nuque - Vladimir se demandait si cela faisait mal si on tirait dessus.

    Sans en avoir pris conscience, il s'était déjà approché d'Elizaveta. Ses doigts se posèrent sur le creux de la nuque, le caressèrent insensiblement. Tels les pattes d'une araignée de cuir, les doigts se coulèrent sous la gorge de la Hongroise. Et serrèrent doucement, n'appuyant pas trop pour qu'Elizaveta étouffe mais assez pour qu'elle sente la présence de cette main importune.

    - Et vois-tu (il reprenait sa phrase d'auparavant, comme si tout était naturel), nuire à l'existence d'autrui demande beaucoup d'énergie. Or si je suis anémié, je risque d'avoir quelques difficultés à aller au bout de mes projets. Ce qui serait très chagrinant.

    Ses doigts s'amusèrent à titiller l'endroit où lui pouvait sentir sa pomme d'Adam sur la gorge de la Hongroise. Les rougeoiements des flammes donnaient l'impression que du sang tâchait le cou de la femme. Oh Vladimir n'était pas dupe - la Hongroise n'allait pas se laisser faire impunément. C'était justement là l'attrait du jeu : sinon à quoi bon chasser une proie si celle-ci montre le ventre dès le début ?


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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Dim 8 Jan - 18:10

Elle piochait dans les amuse-gueules disposés dans des grands plats scintillants sous la lumière des chandeliers. Elle ne prêtait pas attention à ce que pouvait bien dire cet imbécile de Roumain, bien qu'elle se doutait que cela soit une énième diffamation sur sa petite personne, mais que pouvait-on attendre d'autre d'un tel spécimen? Je vous le demande ! Autant se concentrer sur la dégustation de ces ailerons de poulet frits et recouverts de paprika, au moins cela c'est user de sa salive pour une raison valable.


Toute à l'appréciation de ce mets typiquement hongrois que le Roumain avait eu la délicatesse -ou le réflexe de survie- de faire servir, elle ne pris pas garde à ses arrières et n'entendit pas son voisin s'approcher à pas feutrés. Elle ne put s'empêcher de sursauter quand ses mains glacées se posèrent sur sa nuque découverte par sa coiffure relevée. Sans doute n'avait-il pas apprécié, ce petit susceptible, qu'elle ne l'ait absolument pas écouté dans son pitoyable monologue ? Ou laissait-il cours à ses instincts et ses fantasmes fétichistes de vampire sur le cou et la nuque des dames ? Sa grande main maigre faisait courir ses doigts osseux comme une araignée géante sur sa peau pâle, jouant avec les reliefs de la zone, les courbes des muscles, les petits monts de la trachée et des cervicales.


- Et vois-tu, nuire à l'existence d'autrui demande beaucoup d'énergie. Or si je suis anémié, je risque d'avoir quelques difficultés à aller au bout de mes projets. Ce qui serait très chagrinant.


Elizaveta ne put s'empêcher d'éclater de rire. Alors donc c'était bien plus grave que ce qu'elle pensait, il était réellement atteint ? Pauvre Ladomér, se prendre pour une espèce de grosse chauve-souris suceuse de sang... Ne tiendrait-il pas l'alcool, cette pauvre petite chose -qui en passant faisait bien dix centimètres de plus qu'elle au moins, certes- ? Son rire faisait résonner sa trachée, où les doigts squelettiques de Vladimir avaient trouvé refuge, les faisant vibrer sur sa peau.


- Et, mon cher Ladomér, je suppose que ton anémie justifierait éventuellement que mon âme charitable te tende le cou que tu puisses y planter tes crocs?


Détachant patiemment un par un les doigts qui s'étaient posés sur elle, la Hongroise se retourna et fit face à son homologue Roumain, s'approchant dangereusement en souriant. Elle releva légèrement ses jupes, comme pour une révérence mais elle n'était pas là pour s'incliner devant lui mais le forcer à s'incliner et le mettre à sa hauteur d'un bon coup de pied dans le tibia bien traître et avec le plus doux des sourire, comme toute dame bien élevée qui se respectait.


- Eh bien tu sais quoi... ? Même pas en rêve.


Elle avait murmuré cette phrase au creux de son oreille pendant qu'il se massait par réflexe la partie douloureuse et ne vit pas venir les intentions hongroises : elle mordit franchement à pleines dents. Après tout, Elizaveta aussi était une nation de vampires et cela faisait trop longtemps qu'il la cherchait...
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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Jeu 12 Jan - 13:42


    On ne frappe pas les femmes, même avec une fleur.

    Quel est l'abruti qui avait dit ça ? Qu'il puisse lui démontrer que des femmes méritaient bien qu'on leur file ne serait-ce qu'une bonne raclée. Elizaveta n'était pas une femme, juste une harpie qui profitait de sa position pour se lancer à corps perdu dans la violence puis faire les yeux doux à son ex-époux "Roderich les gens ont été méchants avec moi". Rien qu'à imaginer la scène, dégoulinante de fausse mièvrerie et les yeux d'Hongrie façon vieux manga la nausée prit Vladimir. Il aurait bien voulu vider son estomac sur les bottes hongroises qu'il avait dans sa ligne de mire - étant plié en deux sur le sol.

    Évidemment l'estomac faisait grève. Dommage.

    Crack.

    Euh.

    J'ai mal.

    Y a du sang qui coule là c'est normal ? Non sûrement pas.

    Oh non elle a osé.

    - Lâche-moi sale bestiole ! Décroche ! Décroche !

    Mais c'est qu'elle le tenait fermement cette sal-*bip*. Vladimir agrippa les cheveux, les tira en arrière en espérant que la douleur pousserait la dame à décoller ses dents façon Velcro. Même pas. Autant tenter la seconde alternative. Le Roumain se laissa tomber sur le côté où était accroché la Hongroise, la coinçant ainsi entre lui et le sol. D'une main, il tâcha de lui marteler la tête au sol - elle finirait bien par se décoller de lui pour calmer la douleur.

    - Et depuis quand le suc roumain ça te parle ? T'as pas peur d'avoir les gencives enflées et les dents fondues ?

    Dire ça équivalait à vider l'eau du Nil avec une passoire - à rien. Sentant (enfin) les dents s'ôter de son cou, le Roumain se leva immédiatement, tâtant la blessure. Elle lui avait fait deux trous, semblable à une morsure de vipère. Du vinaigre, vite ! Attrapant la fiole sur la table, le Roumain en aspergea la blessure - ça picotait fort, preuve que ça désinfectait les plaies. Qui sait si dans la salive hongroise il n'y avait pas un concentré de poison ?

    Salive. Hongrie. Image de la Hongrie roulant une pelle à son Autrichien.

    Vade retro image lubrique ! (Vlad secouait la tête tout en faisant de grands gestes du bras - comédien je vous dis). Il en avait des frissons de dégoût dans tout le corps. Thé. Il avait besoin d'un thé.

    Se laissant tomber sur une chaise, agrippant la théière comme s'il allait se saisir du marteau de la justice, Vladimir se versa une tasse fumante qu'il avala d'un coup. Puis une seconde. Ce n'est qu'après qu'il se rappela que la Hongrie n'avait pas quitté les lieux.

    - Tu nettoieras. J'aime pas avoir des fluides corporels qui salissent la demeure.

    Et que cette diablesse ne l'approche plus !
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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Ven 20 Jan - 13:47

Il avait beau se débattre et s'agripper comme il pouvait à sa chevelure, Elizaveta tenait bon, sa mâchoire fortement ancrée dans l'épais cou roumain. Ses dents formaient une sorte d'étau tranchant sur la peau pâle de son homologue. Certes, cela n'avait rien de la morsure vampirique telle qu'elle était décrite traditionnellement, ces deux points rouges qui ressemblaient plus à une morsure de vipère qu'autre chose. Non, elle n'avait pas des canines pointues comme Ladomér, à croire qu'il se les limait exprès pour entretenir le folklore qui faisait tant recette chez lui. Il devrait remercier Irlande et lui baiser les pieds pour avoir chez lui un auteur ayant redonné quelques lettres de noblesse à de vieux châteaux et mythes roumains...


Mais elle avait réussi à percer la peau et elle sentait quelque chose d'humide couler le long de ses commissures qui n'était certainement pas de la salive. Du sang. Ah ainsi le pseudo-vampire connaîtrait aussi le plaisir de se faire bouffer. Il devrait au minimum la remercier pour cette expérience. Au moins. Mais non, ce singe hurleur n'eut que la pauvre idée de se jeter au sol, l'emportant dans sa chute. Par ce mouvement, cet idiot risquait carrément de se faire arracher un bon bout de chair ! Mais la Hongroise n'en avait cure, c'était SON problème.


Enfin, cela devint son problème quand ce gros sac Roumain qui pesait sur elle entreprit de cogner sa tête contre les dalles de pierres de la grande salle afin qu'elle lâche. La politesse, il ne connaissait pas ? Quoique, la violence était un langage qu'elle comprenait aussi et quand son arcade sourcilière fut explosée contre le sol, elle consentit enfin à desserrer son étreinte. Avant de recracher -avec une élégance proportionnelle à la délicatesse hongroise- tout le sang qui avait pu couler dans sa bouche dans cette petite joute.


Ah, elle devait être chouette, échevelée, le visage baigné du sang qui coulait de son arcade et du coin de ses lèvres, toujours allongée au sol, une jambe pâle pointant hors de sa robe sombre, reprenant son souffle comme un animal en pleine traque, passant lentement sa langue sur ses dents et lèvres craimoisies, espérant illusoirement soulager sa mâchoire douloureuse. Ses yeux verts fusillaient du regard le Roumain affolé qui désinfectait comme il pouvait sa plaie avant de saisir un samovar et de se servir un thé à la senteur prononcée.


- Tu nettoieras. J'aime pas avoir des fluides corporels qui salissent la demeure.



Elizaveta cracha à nouveau sur le sol, mais en direction de la chaise roumaine pour marquer son mépris. Certes, quelques gouttes épaisses de sang avaient maculé le sol de pierre polie lors de leur empoignade, et si elle se penchait, sa plaie à l'arcade pourrait perler et former de nouvelles petite tâches carmines. Mais qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, hein ?


- Va te faire foutre. Ce château ne t'appartient nullement. C'est pas un pitoyable traité signé chez Francis il y a moins d'un siècle qui va décider ce qui est terre hongroise ou pas.


Elizaveta se releva et prit une chaise délibérément à côté de son homologue de l'Est. Jouant du bout de ses doigts pâles avec une coupe vraisemblablement faire d'argent ciselée pour occuper ses mains et s'empêcher d'étrangler Vladimir, elle reprit la parole.


- Tu n'arriveras jamais à faire du château et de l'âme de sa propriétaire des choses roumaines. Et ne t'avises pas de jouer ta femme de ménage comme tu le faisais chez Ivan. Ce sang sera un tribut pour la Comtesse. Ca, au moins, ta petite caboche peut le comprendre, je suppose.


Des gouttes de sang tombèrent dans son corsage, maculant la peau blanche de sa poitrine. Comme si de rien était, Elizaveta sortit un petit mouchoir de sa manche afin de compresser la plaie et, de l'autre main, recommença à piquer des amuses-gueule dans le grand plat devant eux. Ce petit exercice lui avait ouvert l'appétit.
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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Ven 20 Jan - 23:05

    Et blabla. Parle à ma main.

    Vladimir se contentait de faire un geste de la main en direction de la Hongroise, la laissant pérorer à son aise. De toute façon que pouvait-elle dire d'intéressant ? Elle ne devait faire que l'insulter comme c'était le cas depuis le début de la soirée. Le Roumain ne chercha même pas à lui expliquer le principe des frontières - Elizaveta ne ferait que remettre en cause les décisions prises par des personnes extérieures, et continuerait à revendiquer ce territoire comme sien. Ô vanité des vanités, tout n'est que vanité. Surtout les femmes. Jamais contentes, toujours à se plaindre.

    - ... Et ne t'avises pas de jouer ta femme de ménage comme tu le faisais chez Ivan. Ce sang sera un tribut pour la Comtesse.

    Qu'ouïs-je ?

    Vladimir mit la main devant sa bouche pour dissimuler ce rire, mais cela ne fit que lui donner l'apparence d'un noble cachant son petit "uh uh" méprisant envers la plèbe. Il manqua de s'étouffer en voulant reprendre une gorgée de thé, lui arrachant un cri proche de l'étranglement. Des larmes perlaient au coin de ses yeux, conséquences de sa quasi-noyade dans sa tasse et des images qui naissaient dans son esprit.

    - Attends, attends... C'est pas toi qui disais que la Comtesse n'aimait que le sang des vierges ? Nous le savons tous deux qu'elle ne touchait à aucun sang "souillé" par les plaisirs de la chair. Ce que tu viens de dire là est une aberration. A moins que...

    Vladmir se leva, tendit sa tasse devant lui comme s'il allait apporter un toast. Il ne pouvait pas s'empêcher de se conduire en personnage de théâtre quand l'occasion s'en présentait - après tout la vie n'était qu'une immense scène. Un dramaturge avait dit quelque chose dans ce gout-là il y a des siècles, Shakespeare peut-être. Enfin là n'était pas l'important. Sourire en coin soulignant le fait qu'il dominait la situation, le Roumain lança ce qu'il voulait être une boutade :

    - En fait je comprends pourquoi tu es si insupportable. Aucun homme ne t'a jamais visité, pas même ton ex-époux. Vierge jusqu'à la moelle, et pucelle comme le jour de ta naissance. Alors c'est vrai ce qu'on dit sur les femmes aimant les chevaux ? Qu'elles se tournent vers cet expédient pour sentir quelque chose de fougueux entre leurs cuisses ?

    Lui aller trop loin ? Point du tout. Il cherchait juste à reprendre la Hongroise sur les inepties qu'elle disait, lui faire perdre le contrôle. Bon soit la dernière perte de contrôle lui avait valu une morsure, mais au moins ça alimentait la soirée.

    Le courant d'air le fit cligner des yeux - avait-il oublié de fermer une fenêtre quelque part, ou une porte ? Quelques bougies déjà sur le point de se consumer virent leurs flammes s'éteindre. Un rire s'échappa du roumain - tout ça sonnait l'intrigue à grosses ficelles des films d'horreur. Qui dit absence de lumière dit apparition. Néanmoins de nombreux chandeliers demeuraient encore intacts, des ronds de lumière se dessinaient dans la pénombre de la pièce. Soulignant l'apparition d'une silhouette qui n'appartenait ni à la Hongroise, ni au Roumain; une silhouette démesurée à l'allure vaguement humaine.


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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Lun 30 Jan - 19:08

Non. Même CELA, son pauvre crâne de piaf ne pouvait le comprendre. Déjà, sur ces phrases il superposait ses propres fantasmes apparemment. Une attitude digne de Gilbert, presque. Complètement irrécupérable.
Inspirer et expirer calmement pour ne pas répandre sur la pierre le contenu de son crâne afin qu'il reprenne quelque peu ses esprits. Elizaveta était prête à s'époumoner sur le Roumain, lui vociférer ses quatre vérités comme quoi il n'y avait aucun besoin pour lui de vocaliser ses fantasmes de pauvre puceau qui rêve que le monde soit comme lui pour se sentir moins seul et aussi de lui balancer quelque ustensile à la figure.


Mais elle n'en n'eut point le temps.


A peine eut-elle ouvert la bouche dans l'intention de débiter un flot de mots verts à l'intention de son hôte, que les frêles flammes des bougies se mirent à vaciller telles de feuilles soumises au vent d'automne. Avant de s'éteindre en une légère volute de fumée. Les chandeliers au plafonds semblaient se balancer où était-ce une illusion ? Cela eut pour simple effet de couper net la donzelle dans son élan. Et de faire rire aux éclats sa cible. Un courant d'air frais parcourut la grande salle, comme si la porte d'entrée avait laissé pénétrer la tempête d'octobre qui faisait rage dehors, comme si le vent avait percé les tentures dressées contre les antiques fenêtres pour les calfeutrer...


Une silhouette se détacha de la pénombre et s'éleva sur le mur adjacent aux deux nations qui ne pouvaient faire autre chose que de contempler cette ombre dont ils savaient pertinemment qu'elle n'appartenait à aucun d'entre eux. Elizaveta saisit soudainement et porta la main à sa bouche pour faire taire le petit bruit de surprise qui menaçait de s'échapper de ses lèvres. Le sang d'un vierge avait été versé sur le sol, ce qui avait réveillé la dame de ces lieux, endormie depuis tant de siècles. Et si la Comtesse avait été réveillée par le sang du roumain répandu sur le sol, c'est que ce cher Ladomér avait beau fanfaronner, on avait une preuve de sa virginité !


La Hongroise ne put réprimer un sourire empli de triomphe qui étira ses lèvres teintes de rouges. Jamais il ne pourrait cacher cela, et elle y veillerait personnellement maintenant que cela avait été prouvée SCIENTIFIQUEMENT. Même si ce n'était pas tellement le mot, au vu de la présence occulte de l'ombre qui devenait de plus en plus définie sur le mur, comme celle d'une femme aux amples jupes, sa taille fine soulignant ses courbes.


Elizaveta se retourna vivement, espérant voir la plus prestigieuses des personnes dont elle a été la nation, les yeux brillants à la fois de joie et de fierté. En vain. Cette ombre semblait ne venir de nulle part. La brune scruta avec insistance la pièce du sol au plafond dans l'espoir de LA voir. Mais la dame demeurait discrète. Peut-être devait-elle lui offrir plus de sang de vierge afin qu'elle daigne lui apparaître ? C'était sans doute cela. Et la simple pensée de saigner le Roumain pour une bonne cause la réjouissait immensément. Déjà, imaginer faire du mal à Vladimir la mettait de bonne humeur, ce qui était une cause suffisamment valable pour mettre ses idées en pratique, mais là, avec la bénédiction de la Comtesse, cela rendait les choses tellement meilleures... !


Elle saisit un couteau parmi les couverts disséminés sur la table et s'approcha de son hôte, les yeux brillants comme si elle était folle ou possédée. Peut-être avait-elle seulement trop abusé de ce délicieux vin rouge qui pousse sur les coteaux de Transylvanie ? Vlad l'avait-elle trop frappé contre les dalles de pierre ? Peu importait maintenant. Seule comptait pour l'instant dans l'esprit de la Hongroise de contenter le Comtesse. Et donc de verser à nouveau le sang Roumain.


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MessageSujet: Re: [Contemporain] Dans les ombres des légendes    Dim 12 Fév - 23:12

    Alerte, on perdait la Hongrie là. Vladimir avait reculé précipitamment à la vue du couteau qu'elle avait empoigné comme une gamine arrachant la dernière poupée Barbie à l'étagère d'un supermarché. Tous deux avaient ce regard de l'être prêt à tuer quiconque oserait toucher son "précieux". Un regard de Biélorusse qui ferait jaillir le sang si quelqu'un osait se permettre d'approcher son bien-aimé frère. Et question sang c'était celui de Vladimir qui risquait de jaillir façon soda de sa bouteille secouée préalablement avant ouverture. Un beau geyser bien concentré en hémoglobine avec un "pschitt" terrifiant.

    — Tu touches à ma jugulaire ou ma carotide, tu es morte Erzébet !
    — Oui c'est pour quoi ?

    Stupeur. Vladimir regarda autour de lui, cherchant une tierce personne dans l'assemblée. Il n'y avait que l'ombre, glissant contre les murs mais aucune présence humaine. Il se mettait à entendre des voix. A cette allure il finirait à l'hospice ou se mettrait à brandir un étendard en hurlant "Boutons les Hongrois hors de notre fière patrie !" Sauf que le bûcher final, très peu pour lui, même avec une canonisation à la clé.

    Zip fit le couteau que Vladimir réussit à esquiver par on ne sait quelle prompte réaction. La lame eut tout de même le temps de glisser le long de sa joue, laissant une belle estafilade. Des gouttes de sang tombèrent sur le sol, entre les rainures des dalles de pierre. Vladimir ne prit même pas la peine d'essuyer le sang qui maculait maintenant sa joue - non. La haine revenait à la surface, bouillonnait dans ses veines et lui faisait pousser des canines encore plus pointues que les actuelles - non ça c'était dans sa tête.

    — Ah tu veux jouer à ça ? On va donc se battre ! (Vladimir attrapa un manche d'argent qui dépassait d'un rôti et se retrouva avec... une fourchette) Mais pas avec ça... (Renvoyant la fourchette valser par-dessus la table, le Roumain agrippa un couteau) Battons nous à la loyale !

    Enfin loyale avec la Hongroise c'était vite dit. Deux précautions valant mieux qu'une, le Roumain mit une chaise entre eux. Il avait la fugace impression de jouer le toréador face à un taureau particulièrement belliqueux. Tenant dans sa gueule une fourchette acérée.
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