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 L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]

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MessageSujet: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Jeu 31 Déc - 0:31

Et encore un autre. Rome évita de peu l'énième vase lancé par Iset à son encontre. De toute évidence, elle n'était pas des plus faciles à séduire. Qu'importe, il en avait connu des bien pires. Anthéa ne lui avait pas non plus fait les yeux doux. Et le fait qu'Egypte Antique lui résiste aiguisait sa soif de conquête. Quelle était belle : si fière; si majesteuse. Adriano aimait Iset et adorait par dessus tout qu'elle lui résiste.

"Trésor, ne te mets donc pas dans tous ces états. Une fois de plus, je te le répète, je n'ai jamais dit que je te rayerai de la carte. Au contraire, je te propose un pacte, une union sacrée. Tu es si belle ma chérie, comment pourrais-je te faire du mal ?"

Adriano eut l'impression que ses paroles atténuaient la rage d'Iset. Du moins en apparence. Il savait que la pharaonne était extrêmement susceptible. Aussi, la prendre avec des pincettes était le plus judicieux.

"Avec moi, tu régneras sur toute la Méditerranée, amour. Tu seras ma Reine. La Reine du plus brillant des empire et tout le monde enviera ta situation, sera même vert de jalousie."

Oui sa Reine rien qu'à lui. Rome ne pouvait trouver mariage plus prestigieux qu'avec l'ancienne civilisation d'Iset, millénaire... et meilleure porte sur l'Asie.

"Je ferai connaître tes pyramides aux quatre coins de la Mare Nostrum. Les sirènes du port d'Alexandrie retentiront dans tout l'empire, jusque dans mes orgies sur la côte. Avec moi, tu gouteras à nouveau à la gloire et aux honneurs, trésor."

Oui, avec ce discours là, Rome espérait convaincre la splendide reine égyptienne. Il pensait sincèrement ses mots. Iset représentait pour lui le raffinement d'un autre temps. La classe éternelle, version antique.

"Je te promets le ciel au baiser de ta couche. Je te promets le miel au creux de ta bouche. T'ai-je déjà menti ? Non car je te respecte bien trop pour cela."

Il mourrait d'envie de la serrer dans ses bras. Quel regard, quel nez, quelle prestance. La plus belle femme de l'Orient, c'était elle. Rome de ses yeux enjoleurs (le genre de regard qu'on peut difficilement esquiver ou hair) aurait très bien pu s'en arrêter là. Mais non.

"Amour, ta civilisation est certes brillante mais elle a connu son heure. Avec moi, elle renaîtra de ses cendres !"

Si Adriano avait perçu quelque tendre lueur dans le regard d'Iset en commençant son discours, avec ces derniers mots, la lueur semblait avoir filé à toute allure...
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Iset / Kemet




MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Jeu 31 Déc - 1:58

Ah, l’Egypte, le calme, la sérénité, les grains de sables qui s’envolent sous vos pas pour se perdre dans la lumière du couchant, le visage grave des statues qui vous lorgnent du coin de l’œil, le sourire amusé des sphinx, les hommes en pagne, les filles aux yeux de chats….. Une culture magnifique et raffinée où le moindre mot possède un sens subtil et délicat, doté de cette poésie si particulière qui caractérise la langue égyptienne ;

- Salaaaaaaud !


- Grouik ?


Le grouik n’émanait pas d’Iset, incarnation de cette civilisation bien connue pour son fétichisme du profil, mais de Sobek, le crocodile apprivoisé de la dame, aussi connu sous le nom affectueux de Sac à Main.

- hé bien Majesté, tu ne te mouches pas du coude !


Ca, par contre, c’était Iset. Mais, chers lecteurs, vous n’êtes pas des bœufs lobotomisés, n’est-ce pas ? Vous êtes tout à fait capable de comprendre sans sous-titres le rp suivant, permettant ainsi d’éviter au narrateur éreinté un travail long et fastidieux, pas vrai ? Notez que si le narrateur avait été en possession d’une tablette graphique, oui vous auriez eu ces quelques lignes en hiéroglyphes, tout a fait. Et vu que vous êtes des lecteurs intelligents, munis de votre petit Champollion Illustré, vous auriez traduit cela sans la moindre peine.
Mais chers lecteurs, revenons en au vif du sujet, à savoir l’émancipation autant féminine qu’égyptienne, qu’Iset essayait de faire comprendre à Rome, de la manière la plus diplomatique possible.

Crash…

Ce crash, c’était le bruit d’un très beau vase à figures noires, cadeau d’Hellas lors d’une de ses visites, et gisant maintenant au beau milieu de la pièce, dans un état assez divisé. Autrement dit, il était en mille morceaux. Ah la la… hé dire que cette magnifique pièce aurait put trôner majestueusement au musée du Louvre, bien des siècles plus tard, fierté Antique d’un temps révolu. Mais non, elle irait juste dans les poubelles…

- Qu’est-ce que tu vas me sortir à présent ? A moi de chanter tes louanges ? Tu es grand, tu es beau, tu sens bon le sable chaud, mon légionnaire ?


Et pourtant, qu’il avait de beaux yeux, l’homme devant elle. Et des bras musclés… En plus, il pouvait presque dire des choses gentilles et belles, parfois. Presque. Rome avait-il déclamé la même mélodie aux oreilles d’Hellas ? Allez savoir…
Il est beau comme le soleil, c’est un voyou, un soldat, mais quand il la serre dans ses bras, elle voudrait fuir mais ne peux pas, parce qu’il est beau comme le soleil…
Cet enfoiré de mes deux…

- Mon peuple est le plus grand des peuples, Adriano ! Qui c’est qui a trouvé comment réduire le mal de tête, hein, hein hein ? Il aime bien ça, monsieur, le lendemain d’orgie ? Et bah c’est pas romain, ça, tête de nœuds, non, c’est bibi !


Non mais oh, c’est vrai quoi !

- Qu’as-tu inventé toi, hein ? Bon ok, les routes, c’est bien pratique, j’admets… mais ça t’enlève pas le mal de crâne !


L’impétueuse harpie posa une main sur sa hanche, poing fermé, et releva le nez.

- Et puis tu saurais même pas t’occuper d’un chat… alors que c’est important les chats, faut pas croire…


Pour la forme, Iset brisa à nouveau un vase. Sur les orteils de Rome. Oui, gros désavantage des sandalettes (en plus, Sac à main adorait lécher les orteils des invités, ce croco n’a absolument aucun goût). Le bruit de ses pas résonna tandis qu’elle quittait la pièce en claquant la porte.

Une sortie digne, mémorable, classe ?

Ou pas…

Cinq minutes plus tard, Kemet revenait, la bouche en cœur et les mains derrière le dos. Comme une fleur. Innocemment. La sale garce...

- Diiiis, Rome, tu peux le redire s’il te plait, que je suis une reine, une beauté, que je surpasse absolument tout le monde de par mon génie, ma grâce et mon élégance ? Que je suis ton petit gâteau au miel ?


Iset, boulet antique...
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Ven 1 Jan - 23:54

- Mon peuple est le plus grand des peuples, Adriano ! Qui c’est qui a trouvé comment réduire le mal de tête, hein, hein hein ? Il aime bien ça, monsieur, le lendemain d’orgie ? Et bah c’est pas romain, ça, tête de nœuds, non, c’est bibi !

Tsss ! En son for intérieur, Rome sentait bouillir des remarques assassines. Comment pouvait-elle croire que son peuple surpassait le sien alors qu'il était à même de dominer la Méditerranée, le monde entier ! Bon, le remède contre le mal de tête, ok, bien pratique mais en même temps, l'inventeur de l'aspirine n'est pas devenu millionnaire, qu'on sache.

- Qu’as-tu inventé toi, hein ? Bon ok, les routes, c’est bien pratique, j’admets… mais ça t’enlève pas le mal de crâne !

Aha ! Les routes ! Quelle pauvre inculte. Un détail insignifiant. Rome avait inventé la civilisation avec un grand C : la place du marché (forum), les douches et saunas publics (thermes), les stades (arènes, amphithéâtres) et théâtres. Alors qu'Iset se servait de ses pyramides comme cimetière, lui, pouvait accueillir dans son Colisée plus de 20 000 personnes pour les plus grands spectacles jamais vu. Quelle naïve ! Mais non, ne surtout pas la provoquer : ce serait perdre la bataille. Lui laisser croire qu'elle rayonne, l'orgueilleuse !

Aie un vase brisé sur l'orteil, non Adriano ne craquerait pas sous l'ire de sa belle. Quelques minutes, après avoir de nouveau ramassé les débris :

- Diiiis, Rome, tu peux le redire s’il te plait, que je suis une reine, une beauté, que je surpasse absolument tout le monde de par mon génie, ma grâce et mon élégance ? Que je suis ton petit gâteau au miel ?

- Ton élégance n'a d'égal que ton ingéniosité ma chérie ! Si le monde était une femme, nul doute que ce serait toi mon petit Iset de table adoré (un jeu de mot très affectionné par Rome à l'égard d'Iset). Je t'avoue que tes colères me blessent énormément mais je te l'ai dit je ne pourrais t'en vouloir éternellement. Je te pardonne tiens ! Alors trésor acceptes-tu mon pacte ?

Tiens Rome magnanime (ou manipulateur)... Celà suffira-t-il pour convaincre la harpie reine du Nil ?
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Iset / Kemet




MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Dim 3 Jan - 15:00

Avec une patience forçant l’admiration Rome répéta docilement des compliments que plusieurs fois déjà, il avait du lui murmurer. Les lèvres pincées, Iset écoutait, silencieuse, et quelques secondes s’écoulèrent encore avant que la Dame du Nil ne parle enfin.

- Quand ais-je dit que je voulais de ton pardon, Rome ? Je ne ressens absolument pas le besoin de me faire excuser pour mon comportement par rapport à toi. Ce que je veux, ce sont tes compliments et tes belles paroles. Même si tu n’en penses pas un mot.


Lentement, elle lui tourna le dos, peut-êtredécidée à cesser cette comédie d’il y a quelques instants pour passer aux choses sérieuses ? Un traité, un « mariage », entre leurs nations. L’espace d’un instant, Iset ferma les yeux, souhaitant pouvoir endosser à nouveau son costume de harpie pour pouvoir hurler et tempêter. Comme si rien de cela n’avait d’importance, une simple farce….

- Alors, tu veux agrandir ton commerce maritime, c’est ça ? M’enfermer en ta demeure pour pouvoir dominer les mers ? C’est une idée, j’avoue…. Mais…comment dire… non ?


Elle était fière, l’Egyptienne, peut être un peu trop, peut être beaucoup trop. Son indépendance, elle l’aimait, le regard de Rome, elle l’aimait. Un jeu s’était noué entre eux, celui de la séduction, si jamais la brune faisait l’erreur d’y céder complètement, le soldat l’oublierait et elle aussi, elle s’oublierait…
Si l’on s’enchaîne à quelqu’un, on aimera ses chaînes, peu importe si l’on tente de s’y accrocher comme le lierre à un chêne.
Et pourtant, sans aucun prétexte elle ne veut lui dire adieu.
Parce que le regard de Rome est magnifique.
Qu’il est posé sur elle, elle la nation qui tourne le dos à tous…
Et puis Hellas est bien plus jolie qu’Iset, alors la noiraude, on l’oublie d’habitude.
C’est comme ça…

Finalement, Iset se baissa pour ramasser les débris de vase. Un peu de colle et ça ira mieux, les artisans égyptiens avaient développer un grand savoir faire dans les réparations de céramiques, au vu du caractère de leur nation.

- Tu as assez de territoires, Adriano… tu ne pourras tous les garder sous ta coupe, c’est impossible. Cela va mal se finir. Pour toi et pour nous…


Les débris furent posés sur une petite table. L’Egyptienne lissa sa robe et se tourna à nouveau pour faire face à Rome. Que voulait-il, que cherchait-il ?
Et elle, que devait-elle faire ?
Le problème des nations est qu’elles n’ont personne à qui se confier, pour les aider à réfléchir à prendre une décision…

- Pars de chez moi…


Paroles dites, paroles regrettées…

Dommage, elle n’avait plus de vases à lancer.

Alors la jeune femme détourna simplement la tête pour ne plus avoir à le regarder. Etait-il permis par les dieux d’avoir un tel regard ? Lorsqu’Adriano n’était pas là, Iset se moquait de lui avec Hellas, se disait la plus forte, la plus intelligente, le traitait de demeuré…

Mais lorsqu’il était là devant elle, il la dominait par sa taille, il lui souriait, il la regardait…
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Mar 5 Jan - 18:44

- Pars de chez moi…

Ainsi c'est ce qu'elle voulait. Soit, mais il partirait la tête haute, en ayant tenté le tout pour le tout.

- Et bien si c'est ce que tu désires vraiment. Si tu ne veux plus me voir, alors je m'en vais. Et si mes mots ne suffisent plus à te convaincre, laisse moi seulement te chanter ces quelques rimes et fredonner ce petit refrain. Serviteurs : musique !

Le mot magique ! En deux temps, trois mouvements, les sbires de la pharaonne prennent leurs instruments et transforment la salle du conseil du Palais en dancefloor. Carrelage lumineux, boules à facette et enceintes antique technologie ! Et voilà Rome qui s'avance, le micro à la main :


"Avec moi, tu tiens Rome entre tes mains
Le partage d'un même destin
Le pouvoir, sans peur des lendemains
Si tu cédais entre mes bras"


Etait-ce une illusion ou l'étincelle de passion rougeoyait à nouveau dans les yeux de l'Egyptienne ? Rome rayonnait de charisme sous les feux des projecteurs.

"C'est l'Egypte que tu veux à toi
En être reine à part entière
Et moi ton serviteur à ma manière
Un bout de parchemin suffit"



Oui, ce regard là de fierté, Adriano ne le connaissait que trop. Iset ne voulait pas perdre son Empire, mais risquerait-elle de le perdre lui ? A voir ce regard, notre Caesar avait raison d'abaisser sa dernière carte sur le tapis. Allez Rome, quelques pas de danse pour le refrain, oh yeah !

"Une main sur l'Occident et le cœur en Orient
Par l'accord qui nous tient
Les deux mondes n'en feront qu'un
Une main sur l'Occident et le cœur en Orient
Par l'accord qui nous tient
Les deux mondes n'en feront qu'un...."


Ouow, si les vases se brisent en cet instant, ce n'est pas l'oeuvre d'Iset la colérique mais plutôt des vibrations du show romain. Chantant et tournoyant à la fois, Adriano s'approche langoureusement de la belle. Voilà notre Empereur qui la tient par la taille, avec douceur et fermeté. Osera-t-il l'embrasser ? Non, elle souhaite qu'il parte, qu'il en soit ainsi. L'ultime regard amoureux et les dernières notes de musique.

"Si pour toi t'abandonner vaut une terre
Et née deux rives d'une rivière
Prend sous ta coupe l'Egypte entière
Et moi je ne prendrais que toi"


Les lumières s'éteignent sur la piste. Rome tourne le dos à l'Egyptienne. Encore quelques pas et il quittera le palais à tout jamais.Il l'aime et court le risque de la perdre. Il l'aime et doit lui prouver ses sentiments en respectant son choix. Ne pas se retourner. Les dés sont désormais du côté du Nil.
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Iset / Kemet




MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Mar 5 Jan - 22:42

Ca y est, Rome lui faisait un son et lumière pour lui chanter la sérénade. Ah ça, il agitait bien les gambettes, le sieur César, fallait le reconnaître. Et puis la jupette qui se soulève alors que monsieur bouge des hanches, ça donnerait faim tout ça…

- c’est bon, John Travoltus, t’as fini ? c’est pas Saturni Nox fever, ici ! On croirait un barde dans les soirées animations du sud de la Gaule, là…


Mais il lui avait chanté des mots d’amour, non ? Un petit peu ?

- A mon tour de pousser quelques notes, c’est ça ? du genre… « Adrianooo, il s’appelle Adrianooo c’est un garçon pas comme les autres, mais je l’aime, c’est pas d’ma fauuute » …. Ouais non quoi…


L’Egyptienne entortilla une mèche de sa coiffe autour d’un de ses doigts, et le regarda, songeuse. Oui, Rome était beau garçon, il y en avait des plus méchants que lui, ça c’était sûr. Mais est-ce que cela valait le coup de perdre son indépendance ? Et son regard… si elle disait oui, Adriano la regarderait-il encore une fois de cette façon ou bien l’homme se détournerait d’elle, la simple province ?

- tu vas me détruire, j’aurai pu le prédire dès le premier jour, dès la première nuit…


- Elle est amoureuseeeeuh, ouuuh la menteuseeeuh, elle est amoureuuuseeeuh

Un serviteur venait d’apporter un vase intact, sur laquelle se trémoussaient un petit groupe de femmes grecques. Les muses. Aussi langues de vipères que l’était Hellas, un de ses cadeaux, évidemment. Aussitôt, Iset leva les poings vers elles

- Non non, jamais je n’avouerai…


Un temps…

- Oh et puis merde hein…


Hop là, la belle s’approcha de Rome en deux temps trois mouvements, lui attrapa son joli menton et l’embrassa à pleine bouche. Sous les applaudissements et sifflets des muses, évidemment. Faudrait qu’elle pense à le briser, ce vase.

- Alors, heureux ?


Ca y est, elle avait envie de le frapper. Elle avait envie de se frapper. Mince, qu’est-ce qu’elle venait de faire, là ? Une bourde, une bêtise ? Rome avait appelé cela un accord… mais qu’en était-il vraiment. ?

- Quelle cruauté bizarre, cette soudaine envie..


Un sourire. Oui, Kemet savait sourire. Simplement, comme ça, le temps d’une seconde, peut être plus, peut être moins. Un sourire au détour d’un voile, un sourire englouti dans un soupir. Un sourire dont on a rêvé, un sourire qui n’avait pas existé.

Et la tristesse….

La tristesse…..
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Lun 11 Jan - 21:10

- Alors, heureux ?

Heureux ? Comblé oui ! Il s'en était fallu de peu mais l'Egyptienne avait fini par craquer. Et une conquête de plus au compteur. Mais attention, il allait falloir la chérir celle là parce qu'elle vaut son pesant d'or. Pas question de la perdre stupidement. Rome avait sorti le grand jeu mais il savait que l'accord signé était fragile. Iset était tellement irascible.

- Tu vas me détruire, j’aurai pu le prédire dès le premier jour, dès la première nuit…

La détruire après avoir mis autant de temps à la conquérir, quelle idée ! Dans le fond, Adriano souffrait bien plus qu'Iset. Etre amoureux, ça vous claque.

"Aimer, c'est ce qu'il y a de plus beau", oui mais de plus crevant aussi ! Car il en était raide dingue de la Caliopatra. Elle avait dit "oui" mais cela ne signifiait pas que Rome repartirait dard-dard s'en trouver une autre. Oh que non, le voilà salement entiché, au point de ne plus vouloir la quitter :

- Je suis malade,
Complètement malade
Je verse mon sang dans ton corps
Et je suis comme un oiseau mort
Quand toi tu dors !


Oui, c'était peut-être un peu exagéré, mais le fait est que Rome ne pourrait regagner ses pénates sans son Iset. Soudain, une idée lumineuse surgit dans la tête du Caesar.

- Trésor, ne t'en fais donc pas. Je ne t'abandonnerai pas. Tu es ma drogue, mon opium désormais. J'y songe, pourquoi ne viendrais-tu pas à Rome avec moi ? Histoire de passer des vacances ensemble et de visiter la ville éternelle ! En plus, y a des super réduc sur Air Empire et Club Romméditerranée.

"Aimer c'est voler le temps
Et bruler au coeur d'un volcan"

- Et je te ferais visiter la Sicile aussi si tu veux, une rando sur l'Etna, tu vas adorer.

"Aimer c'est ce qu'il y a de plus grand" et de plus cher aussi. Rome savait que l'Egyptienne serait très select niveau confort. Qu'à cela ne tienne, il augmenterait les impôts. Iset n'avait pas de prix à ses yeux.
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Iset / Kemet




MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Mer 13 Jan - 17:35

Ca y est Rome se remettait à chanter. Des mots d’amour, évidemment, de jolis mots, oui, ça faisait plaisir à entendre même si l’homme avait du les murmurer à bien des femmes. Comme d’habitude. Néanmoins, Iset l’écouta, mi moqueuse, mi charmée. Il lui proposait également de venir à Rome. Rome, qu’est-ce qu’il y avait à voir là bas ? Des cailloux, rien de plus
Oh… et peut être un ou deux spectacles de gladiateurs musclés, c’est vrai. Mmmmh de bons gros muscles dégoulinant d’huiles, de sable et de sang.

- Bon ok, je viens, ça me fera des vacances… Mais je te préviens, tu ne fais pas comme la dernière fois sur le bateau, compris ? Tu ne te mets pas sur la proue, les bras écartés en gueulant « Je suis le reeeex du moooooonde », ok ?


Parce qu’il y avait des limites au ridicule, n’empêche. Quoi qu’il en soit, l’Egyptienne se dirigea vers une petite table assez chargée, histoire de prendre un verre de vin. Elle en avait besoin. Du moment qu’elle ne dépassait pas les trois tonneaux, elle pouvait rester sobre. La jeune femme en avait connu, des cuites, avec Hellas. Certaines dont il valait mieux ne pas parler, même…

- Et tu me laisseras aller au PMU, parier sur les courses de char


Malgré ce que son caractère tendait à faire croire, Iset n’était pas une gamine que l’on pouvait babysitter. Voilà, ça c’était dit.
Rome, la ville légendaire, fondée par l’un des jumeaux à la louve. Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir faire d’autre, là bas ? Aller en boîte dionysiaque évidemment, aller jeter des cacahètes aux vieux du sénat pendant que ceux-ci se jetteraient les uns sur les autres dans une lutte sanglante, chacun essayant de faire valoir son idée. D’après certaines rumeurs, quelques uns étaient venus une fois avec des slips fluos sous leur toge, ainsi que des masques au visage. Ils avaient appelé cela le Catchum. Ou catch, pour faire plus vite. Mais selon les patriciens, c’était truqué…

- C’est quoi la mode, chez toi, en ce moment, d’ailleurs ?


Pas question d’arriver là bas et de paraître habillée comme une grosse dinde, non mais oh ! Ca ne se faisait pas, tout simplement. Parce qu’elle devait être la plus belle, point barre.

- MMMh… je vais pouvoir me racheter quelques vases, on a toujours besoin d’une céramique, tu n’es pas d’accord
?


Bah oui, que voulez vous, les bombes aux poivres n’avaient pas encore été inventées, pour lutter contre les agressions.
Après, restait un autre problème : Sac à Main. Le croco ronflait dans son coin, mais si elle partait, il allait falloir trouver quoi en faire. Iset essaya de réfléchir, elle pouvait l’envoyer à Germania mais si l’animal lui mangeait un gosse ou deux, il n’allait pas être content. Alors quoi ?

Le plus simple serait de laisser le reptile ici et de donner la clé à Nubie par exemple, qui viendrait le nourrir un jour sur deux. Oui, c’était une idée.

- On part quand ?
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Mer 13 Jan - 23:16

- Bon ok, je viens, ça me fera des vacances… Mais je te préviens, tu ne fais pas comme la dernière fois sur le bateau, compris ? Tu ne te mets pas sur la proue, les bras écartés en gueulant « Je suis le reeeex du moooooonde », ok ?

- Euh Iset chérie, c'était toi sur la proue en train de crier "Je suis la Reine des crocos, l'Egypte en force !". Enfin passons, je suis content que tu sois partante pour cette croisière.

Adriano s'extasiait intérieurement. Enfin, il allait revenir chez lui, reprendre en main les affaires de l'Empire. L'Egypte, sympa comme décor mais désert. Niveau ambiance zéro. Et ce sable à perte de vue, ça commençait à lui taper sur les nerfs, pas un seul glandu à des kilomètres à la ronde. Trois filles sexy pour mille habitants, quelle honte ! Retour à la civilisation, à la vraie.

L'atmosphère surexcitée de l'urbs lui manquait. Le brouhaha des passants, les blagues de la marchande de pisces (poissons), les rires des intrigantes. Rome, la ville, la vie quoi ! L'idée de regagner ses pénates emplit le Caesar d'un soulagement dissimulé. Adriano alla se resservir un verre de rouge. Un dernier pour le voyage !

- Et tu me laisseras aller au PMU, parier sur les courses de chars.
- Oui, tu iras au Cirque Maximus autant que tu voudras. Mais garde un peu d'argent pour les boutiques, c'est les soldii en ce moment. Tu pourras te vêtir à la romaine. Tu verras c'est très branché et un peu plus... habillé aussi. D'ailleurs, il te faudra des toges de soirée pour être en vue aux orgies dionysiaques. Tu seras la plus étincelante, pas comme cette écervelée de Gaule qui me faisait honte à se dandiner comme une pintade et à draguer les alcooliques.

Oui, elle ferait tout qu'elle voudrait, la pimbêche. Du moment, qu'elle le laissait reprendre le contrôle de son Empire. Carthage était à ses pieds, l'Egypte dans sa poche et le monde romain à son apogée désormais. Un sourire s'esquissa sur les lèvres du Caesar. Le triomphe qu'il recevrait de retour à Rome, en compagnie de la Reine du Nil, se devinait déjà dans ses yeux.

- MMMh… je vais pouvoir me racheter quelques vases, on a toujours besoin d’une céramique, tu n’es pas d’accord ?
- Tout à fait ! D'ailleurs, je vais louer un bateau supplémentaire qui te les ramènera directement ici. Histoire que tu les casses dans ton Palais et non dans ma Domus ! Prudence est mère de sureté.

Adriano ne se faisait pas de mauvais sang pour Iset. De toute façon comment s'ennuyer dans la ville éternelle ? Se prélasser aux thermae, se ballader au forum de fruits et légumes, insulter les mendiants, assister au Catchum, voir les fauves au Cirque Pinderus, faire les soldii dans les rues piétonnes, acheter des esclaves de bonne qualité, faire semblant d'écouter les orateurs et d'apprécier les joueurs de lyre...

Rome regorgeait d'activités aussi divertissantes qu'inutiles. Et puis Egypte antique attirerait toute la plèbe avec son accoutrement. Des heures à signer des autographes. Sans oublier les orgies dionysiaques de Dies Saturni qui finissent à l'aube. Oui, Rome lui plairait. La plus grande ville du monde, la plus belle ville au monde, voyez-vous !

L'heure était maintenant aux cartes postales. Une corvée diplomatique plus que nécessaire si l'on veut entretenir comme il se doit ses relations conjugales. Cela prend du temps quand on possède un Empire aussi grand. Une pour Gaule, mince une faute d'orthographe, tant pis elle sait pas lire ! Celle-ci pour Hellas, l'obélisque lui rappellera ses colonnes grecques. Et la dernière pour Hispanie, la moins belle, elle n'a jamais vu à quoi ressemblaient les pyramides de toute façon. Tiens, une enveloppe remplie de sable pour Germania, ça lui fera un petit souvenir. Ahah, celui-ci n'était qu'un jouet entre ses mains !

- On part quand ?
- Esclaves ! Emportez les bagages de la Reine et envoyer mes cartes postales au passage. Allons y trésor ! Je nous ai pris deux suites avec vue sur la mer. Tu vas voir Club Romméditerranée propose des prestations de qualité, jaccuzzi inclus bien sur !

Et ben elle ne lésinait pas sur la marchandise, la pimbêche ! Pas moins de sept valises ! Qu'importe, Adriano rentrait enfin à la maison. Qui plus est, cet abruti de Sac à main vivant ne lui gâcherait pas la croisière. En route pour Rome !
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Iset / Kemet




MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Lun 1 Fév - 17:38

Il fallait avouer une chose, le Rome, il savait vendre sa marchandise ! A l’entendre discutailler comme ça, Iset se sentait presque ravie de cette croisière. On fit emmener leurs bagages dans les grandes galères tandis que le couple terminait quand même de prendre l’apéro au palais.
Et Rome bavardait, bavardait… un coup il lui parlait d’elle ne savait quelle orgie de prévue, ou bien alors il murmurait des compliments comme quoi il n’y avait rien de plus bleu que le bleu de ses yeux, bla bla bla… Ouais, sauf qu’Iset avait les yeux marrons quoi.

Finalement, le cadran solaire tournait et avant même que les deux pays aient pu s’en rendre compte… Ils avaient raté le bateau !
Devinaient donc qui étaient les deux clampins paumés sur la plage à regarder la galère transportant leur valise, s’éloigner au loin ? Dans le mille, Iset et Adriano !

- Ben ça commence bien…


Heureusement, ils réussirent à négocier à un pécheur, l’achat de sa barque, non sans efforts : « Et la famille, ça va ? Imhotep, Imhotep ! Merci mais on voudrait acheter votre barque s’il vous plat ! Ah, dites moi d’abord comment se porte votre neveu par alliance ! Euh…Imhotep je crois ? Bieeen Imhotep, Imhotep ! ».

Une demie heure après, ils avaient le petit bateau. Ouais, c’est pas là dedans qu’Iset aurait son jacuzzi. Enfin…
Ils se placèrent dans la coquille de noix et Rome prit les rames, prouvant par là que ses muscles avaient une utilité dans le grand cycle de la vie. C’était pas mignon ça ?
Finalement, la mer et le soleil couchant les avalèrent tandis que le légionnaire braillait une chansonnette de sa voix joyeuse. Quelque chose « I’m a poor lonesome imperatoooor ». Boire ou conduire, il faut choisir ? Seulement, l’Egyptienne n’avait pas son permis rame, qui plus est cela menaçait de détruire sa manucure, fallait pas pousser !

- Les sphinx me manquent déjà. C’est si beau que ça, ta ville ? Parle m’en donc… Sinon je pourrai pas l’aimer.


Et puis, il avait une belle voix Adriano, c’était sympa de l’écouter pour s’endormir. Ca faisait oublier à Iset qu’elle partait loin de chez elle, dans un pays où la jeune femme ne serait absolument rien d’autre qu’un animal exotique servant à amuser les foules. Cléopâtre, elle, elle allait avoir les bras de César pour se consoler, elle, au moins… Iset n’avait même pas pensé à prendre une peluche pour pallier le manque de chaleur humaine. Pas cool…
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Mar 2 Fév - 23:36

- Ben ça commence bien…
- Et ben au moins tes bagages, eux, bénéficieront de la suite 4 étoiles et du jacuzzi. Les chanceux !

Haha, quelle ironie du sort ! Pour la croisière de luxe, faudra repasser. Plan B : la vieille barque du pêcheur du coin, Iset qui baragouine quelques mots d'égyptiens (prononcez Imhotep comme sujet, verbe, complément et ça suffit) et les voilà voguant sur la Mare Nostrum.

Qui c'est qui rame ? Bibi évidemment, et dans tous les sens du terme. Elle l'avait bien eu la pimbêche ! Oui c'était de sa faute s'ils avaient loupé la galère. Parce qu'il faut bien un coupable non ? Elle aurait pu le prévenir qu'ils étaient en retard au lieu de faire semblant de l'écouter ! ça faire semblant, elle savait le faire. Les vraies galères, elles commençaient maintenant, pour sûr...

Bon, faire comme si de rien n'était, c'est quoi déjà l'air de ce cow-boy paumé dans le désert ? « I’m a poor lonesome imperatoooor » ou un truc dans ce goût là. La route allait être longue alors autant avoir un bon répertoire musical à bord. Après une vingtaine de standards épuisés dont le fameux "Hey ho, hey ho, on rentre en radeau" et "L'amour brille sous les sandales", Rome fit une petite pause. Le phare d'Alexandrie n'était plus qu'un point dans l'horizon des deux tourtereaux.

- Les sphinx me manquent déjà. C’est si beau que ça, ta ville ? Parle m’en donc… Sinon je pourrai pas l’aimer.

Et vlà qu'elle recommençait. Ahgnagna, l'Egypte y a pas mieux, mon pays me manque, c'est comment chez toi ? Pfff quelle idiote, l'Egypte c'était de la pacotille à côté de Roma la bella. C'était André Rieu face à Mozart, une papillote à côté d'une Forêt noire aux trois chocolats ou Gaule derrière Hellas. Totalement insignifiant ! Mais ils étaient trop loin de la côte pour qu'Adriano éjecte Iset hors de la barque, histoire qu'elle revoit plus vite que prévu son cher Sphinx a-nez-thésié.

- Tu sais amour, à Roma, nous avons des tas de sphinx vivants et autres fauves sanguinaires. Je crois que le plus beau, c'est quand tu grimpes en haut du Palatin à la fraîche et que tu vois le soleil irradier toute l'urbs au petit matin. Tous ces monuments qui dominent les domus et insulae. Pas de sable mais que des constructions humaines. La civilisation quoi. Pas de désert mais la plus ingénieuse des civilisations. Les routes sont tracées afin que chacun puisse circuler librement, pas comme chez Gaule où c'est le dawa total.

Quel baratin ennuyeux à crever ! Qu'est-ce qu'il fallait pas dire pour rassurer la cruchasse.

- Nos palais sont mille fois plus colorés qu'en Egypte et des artistes du monde entier contribuent à la splendeur de la ville. Du beau monde, tu vas en rencontrer chérie. Chez moi Grecs, Hispaniques, Africains et Gaulois de la haute société viennent s'instruire. Pas des barbares, ceux-là, uniquement la crème de la crème. De toute façon, je n'autorise pas l'entrée aux discotecae au bas peuple. Rome c'est sélect et branché, tu saisis ? C'est classe internationale, VIP Room, capiche ? Chez nous, on s'habille Prada, Gucci et Jean-Paul Gaultus, pas avec le reste d'un bout de nappe ! Alors t'inquiète, tu vas t'éclater poulette.

Allez un petit bécot sur son joli petit minois, et qu'elle lui fiche la paix maintenant avec toutes ses questions. Encore 30 000 coups de rames et on y sera. Humpf, plus que 29 999. Rome venait de se souvenir qu'il avait le mal de mer durant les longs voyages...
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Jeu 4 Fév - 21:38

-... Dis donc l’idiot, t’en prends pas à moi pour tes propres fautes. Alors ton regard dédaigneux et ta suffisance, tu te les carres bien profond, là où je pense ! Pas la peine de vouloir m’abrutir les esgourdes sur le fait que je suis une fiente de pigeon alors que tu es le soleil du levant.

Un bécot (non pas Gilbert), ce n’était pas assez pour tromper la jeune femme quand au mépris quand semblait lui vouer Rome. Déjà elle s’en voulait d’avoir accepté son pacte, mais cette petite conne de Cléopâtre s’en arrangeait bien. Tsss

A nouveau, Iset regarda la mer. Elle se savait bonne nageuse, on apprenait vite dans les eaux du Nil. Et si elle sautait pour rejoindre sa terre ? Comme ça l’autre idiot serait content. Comment pouvait-il séduire tant de femmes en les traitant ainsi comme des moins que rien ? L’Egyptienne pouvait accepter que Rome regorge de splendeurs, mais était-ce une raison pour dénigrer les autres ? Non. Sauf si les autres étaient des abrutis de première, dans ce cas oui il ne fallait pas hésiter à jouer les peaux de vache.

- Déjà épuisé petite nature ? Mais tu n’es pas un homme, dis moi, tu es un enfant !


Finalement Iset se leva, les sourcils froncés. Qu’il aille donc dans l’estomac de la Grande dévoreuse. Elle, elle allait rentrer et puis c’est tout ! (comme dirait l’entraîneur de la célèbre Laure Manaudus).
La brune leva le bras, pouce en l’air, résignée à faire du barque-stop. Tout plutôt que rester ici.
En dehors d’eux, il n’y avait qu’un seul bateau sur la mare nostrum. Une petite barque avec un curieux personnage à l’intérieur : un homme aux cheveux jaunes et vêtu à la gauloise. Il ne ramait pas puisque son ami, une personne LEGEREMENT enveloppée poussait l’embarcation à la nage.

- Excusez-moi madame…


- Mademoiselle, ça se voit pas ?!


- Oui bon, mademoiselle… notre druide a été enlevé par des romains. Ils l’emmènent en Terra Incognita, vous savez où c’est ?


- Terra Incognita ? Ah oui, c’est l’autre folle indienne ça… faites gaffe elle préfère qu’on l’appelle Mamma !America ! En plus elle est pas commode…. Bon, vous voyez le rond point au détroit de Gibraltar ? C’est très simple, vous prenez la troisième sortie à gauche. Après il faudra faire gaffe, je crois qu’une partie des couloirs maritimes est en travaux. Si vous voguez à cette allure, les flicus vont vous arrêter pour excès de vitesse. Ah, et puis ils ont mis un nouveau péage un peu plus loin, le loupez pas sinon c’est l’amende là aussi


- Amandes ? Astérix, j’ai faim, quand est-ce qu’on mange ?!


- Bientôt Obélix, on s’arrêtera au Mc Cheyenne une fois arrivée… dans trois ou quatre jours. Bien, messieurs-dames, merci du renseignement et bonne route !


Un silence de plomb accueillit le débat des deux voyageurs. Finalement, Iset porta une main à sa tempe, peut-être un peu blasée

- Ils sont fous ces gaulois…


Avec tout ça, elle était encore coincée dans cette barque…
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Jeu 11 Mar - 1:00

Oups ! De toute évidence Rome s'était reposé sur ses lauriers. Voilà que la Reine du Nil menaçait de lui filer entre les rames. Bon on se calme, on va forcément trouver une solution. Tiens un navire à grande vitesse, peut-être pourra-t-il ramener notre couple endiablé à bon port ? Pourvu qu'Iset saisisse l'oaccasion ?

- Notre druide a été enlevé par des romains. Ils l’emmènent en Terra Incognita, vous savez où c’est ?


Ces deux gaulois. Un gros pas bien éveillé et un tout petit au regard vif...

- Amandes ? Astérix, j’ai faim, quand est-ce qu’on mange ?!

- Bientôt Obélix, on s’arrêtera au Mc Cheyenne une fois arrivée… dans trois ou quatre jours. Bien, messieurs-dames, merci du renseignement et bonne route !

Astérix et Obélix !! Ces espèce d'invertébrés qui faisaient des pieds de nez au Caesar en résistant depuis des lustres dans leur trou paumé d'Armorique ! Quel culot !

- Ils sont fous ces gaulois…
- Bien joué, pauvre idiote, tu viens d'indiquer la route à ceux qui font la honte de l'Empire Romain ! Amphore creuse va !

Plaf !!!

- Glaps !! Keuf, keuf. Trésor je regrette, je ne pensais pas ce que je disais. Pardonne moi !

Ouais ben pour le coup, la tasse était méritée ! La mer regorge de créatures aussi mystérieuses que répugnantes, des requins, des méduses... des crocos ?? Surprise : Sac à main venait à la rescousse du Caesar !

Iset abandonnera-t-elle son roudoudou aux mains de son goujat de mari ?
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Iset / Kemet




MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Jeu 11 Mar - 16:36

Rome avait dit un mot, un seul qu’il ne fallait pas : amphore. Oh creuse à la limite ça passait hein, c’était juste un adjectif. Pas Amphore. Jamais Amphore.
Avant l’apocalypse, il y eut quelques actions : des sourcils froncés, des lèvres pincées, des épaules qui se crispent, des joues qui se gonflent et….

Des cris.

- JE SUIS PAS UNE AMPHORE ESPECE DE DEGENERE CONSANGUIN ! UNE AMPHORE CA A DES HANCHES MAIS PAS DE SEINS ET MOI J’AI DES SEINS !


On ne plaisante pas avec le bonnet B de la demoiselle, non mais oh. Cela dit oui, ses fesses étaient plus développées que sa poitrine. Tout le contraire d’Hellas. Mais Hellas était une poufiasse.
Rome fut jeté à l’eau et Iset s’assit en tailleur sur la barque, les bras croisé. Elle boudait. Oh cela aurait pu durer des lustres évidemment, mais un élément perturbateur allait changer la donne.

Donnez moi un G ! Donnez moi un R ! Donnez moi un O ! Donnez moi un U ! Donnez moi un I ! Donnez moi un K !

Ca vous donne quoi ?

Allez, tous en chœur avec moi : SAC A MAIIIIIIIIN !

Car c’était lui…Et il arrivait juste à temps ! En effet mes amis, quel malheur pour Adriano, un monstre marin venait de surgir des profondeurs son abject œil pétillant de gentillesse niaiseuse et sa bouche de mammifère en cœur pour lancer des petits IIIIIK IIIIIK IIIIIIK : Flippus le dauphin.

Oui messieurs dames, vous tremblez je sais. Et pour cause, voyant un homme à la mer Flippus n’avait qu’une seule idée en tête avec sa mâchoire frétillante : l’AIDER. Je sais, c’est ignoble. La vie d’Adriano était en danger, en très grand danger, voilà pourquoi Sac à Main arrivait à pique.

– GROUIIIIIIIIIIIIIIIIK !!!

En langage croco, cela veut dire : Dégage, c’est MON papa ! De ce fait, Flippus se prit un bon gros coup de museau dans la tronche et détala sans demander son reste. Par la suite, le dauphin entra en profonde dépression et du aller consulter un psychiatre sous marin vivant dans les abysses. Un éminent professeur dont l’intelligence n’était plus à prouver. Son nom ? Bob. Mais ceci est une autre histoire…


Sac à Main était content, il avait sauvé son papa. En plus, il s’amusait : il faisait la planche. Iset, elle, elle était blasée.
Finalement compatissante, elle tendit une main vers Rome pour le ramener sur la barque.

- T’as fini de te rendre intéressant ?!
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Lun 15 Mar - 23:08

Ok, le coup de l'amphore il s'en souviendra l'Adriano. Note : utiliser le mot "cruche" dorénavant. C'était bien la première fois que Rome était heureux de voir un reptile venir à son secours. Sac à Main lui vouait une telle admiration... loin d'être réciproque, c'est vrai.

- Merci... euh mon petit Grouik. Au moins on peut dire que t'arrives à temps. Me faire secourir par Flippus le dauphin, la honte ! Iset chérie, je crois que cette barque n'est pas digne de notre standing.

Ah le Rome, dans le genre "je frime à mort", on peut dire qu'il est doué ! Harmonica en main, le voilà en train de lancer un appel de détresse, sortez les briquets, c'est de la boulette : "SOS d'un Romain en détresse"

"Pourquoi je ris, pourquoi je pleure
Pourquoi je coule, pourquoi j'ai peur
Voici le SOS, d'un Romain en détresse

J'ai pas toujours les pieds sur terre
Y a mes sandales qui prennent l'eau
Dans ce vieux radeau

J'aimerais tellement être en croisière
A bord d'un très beau paquebot
Sauna à gogo

Pourquoi j'vomis, pourquoi je meure
Iset chérie, chantons en choeur
Voici le SOS, de Rome et sa déesse

On est en train de prendre la tasse
C'est de la faute à Hellas
Au secours Carglass

On voudrait un paquebot croisière
Qui accepte les crocos
Sauna à gogo... "


Oui, ok on a compris. Ok c'est bon. Stop, STOP ! BON CA VA TA G..... !!! Il s'croit à la Stella Academia le Cés-artichaud ou quoi ? Avec sa manie horripilante de faire sa Star. N'empêche que la complainte du romain aux tomates avait eu le mérite d'attirer l'attention dans toute la Mare Nostrum. Déjà des dizaines de paquebots de luxe s'approchaient pour porter secours au couple impérial. La classe Adriano.

- Alors trésor, lequel tu adores ? Mmm, le "Rome Espresso" m'a l'air très distingué. Jacuzzi et p'tit déj au lit : qu'en penses-tu ?

Iset aurait-elle un faible pour les crâneurs ?
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Iset / Kemet




MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Lun 22 Mar - 18:10

- petit dej au lit, petit dej au lit… de toute manière t’es toujours couché toi quand tu manges, alors quelle différence ?

L’égyptienne réfléchit quelques instants –même si l’iode lui irritait un peu le cerveau- et désigna finalement un paquebot assez bien fourni de sa personne. En plus, il avait la voictoire de Samothrace en tête de proue, Ze grande classe.

Aussitôt, on dépêcha une passerelle pour les naufragés et le croco. Le stewart s’inclina légèrement au passage d’Iset, tapota la tête de Sac à Main avec un « gentil chien » et… renifla à la vue de Rome.
Faut dire que le légionnaire, il était pas glorieux là : des algues lui dégoulinait des cheveux et il avait encore un requin d’accroché à ses sandales. Qui plus est, il puait le plancton. Devait on laisser passer cet…homme ?

- Mmmh…. Une place dans la cale suffira pour mon laquais, merci mon brave. N’oubliez pas que c’est lui qui paye.


Et hop, Iset s’éclipsa pour un petit peu profiter de la croisière. C’est vrai quoi, ne pas avoir sa dose de massage quotidien était très mauvais pour la peau ! Et puis mince, autant en profiter pour se faire chouchouter, non ?
En tout cas Sac à Main était de cet avis, affalé sur un transat, lunettes de soleil sur le museau t verre de cocktail à la patte, l’animal en ronronnerait presque !

Kemet pensait juste que le pont du navire manquait un petit peu de chippendale, à part cela tout était farpait. Oh bien sûr, elle aurait intérêt à courir vite une fois débarqué, Adriano aurait sûrement envie de lui arracher les yeux mais… ça lui fera évacuer toute cette bouffe haute gastronomie dont elle allait s’empiffrer à présent ?

Ouais on allait dire ça comme ça

Enfin, pour le moment elle avait pas envie de réfléchir, juste s’affaler elle aussi dans son siège et fermer les yeux. Voilàààà comme ça. Se farcir Rome, c’est épuisant faut pas croire ! Et puis, elle devait réfléchir à tous les moyens possibles et inimaginables pour lui pourrir la vie..

Pfiouuuh quel emploi du temps !
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Mer 24 Mar - 0:36

- Mmmh…. Une place dans la cale suffira pour mon laquais, merci mon brave. N’oubliez pas que c’est lui qui paye.

Une place dans la cale ?! Pour son... LAQUAIS !! Voilà que la pimbêche se prenait de nouveau pour la reine du monde, accompagné de son croco-clebs et de son "serviteur" romain. Bon, c'est vrai qu'avec son ensemble algues printanières fraicheur méditerranéenne, Adriano ressemblait plus à un esclave phénicien qu'autre chose. Mais de là à ce que ses propres citoyens ne le reconnaissent plus : quels crétinii !!

- Comment osez-vous ? Je suis votre Caesar ! Lachez-moi ! Par Jupiter, Iset fais quelque chose ! Iset !!


Et bien oui, Iset agit pour le mieux... en allant se faire dorer son bonnet B. Rome fut finalement "entreposé" parmi les olives et le raisin. Il y a pire, me direz-vous ? J' oublie un détail : les poissons, et de préférence pas frais ! Des algues romaines au poisson égyptien, difficile de distinguer ce qui pue le plus. L'odeur n'avait d'égale que la fureur qui s'était emparée du Caesar.

Ah elle se la jouait solo l'égyptienne, version Lutèce Hilton en voyage avec son cro-caniche de compagnie ! Qu'à cela ne tienne, elle allait ramasser la monnaie de sa pièce, la pimbêche.
Après avoir réussi à se défaire de ses liens à l'aide des dents d'un brochet plus ou moins encore vivant, Rome récupéra son glaive situé dans la soute avoisinante et se débarrassa de ses algues. Un petit coup de brosse et le Caesar avait retrouvé de sa superbe.

- Commandant, oui c'est bien moi vous ne rêvez pas, je vous ordonne de changer de cap. Nous allons réserver une petite surprise à ma très chère épouse. Ah et si c'était possible de lui servir des sushi avec le poisson qui est dans la cale, voilà une surprise qu'elle apprécierait tout particulièrement pour le déjeuner.

- A votre service, vo-votre grandeur.

Nul doute qu'avec un peu de charisme et une lame de couteau bien acérée, les hommes se montrent plus compréhensifs. Navire détourné, repas avarié, ce n'était qu'un avant-gout que réservait Rome à son Iset de table. Un peu de poil à gratter dans sa cabine pour lui faire découvrir de nouvelles sensations. Et un petit cadavre de poulpe mort sous l'oreiller. Que voulez-vous, en 4 étoiles, on ne lésine pas sur la qualité Qui aime bien, châtie bien, ne dit-on pas ? Rien d'étonnant à ce que cette expression soit romaine*...

Pendant qu'Iset engloutissait goulument ce qui allait être sa future indigestion, Adriano profita du sauna-hammam-jacuzzi, situé non loin de la cabine... d'Iset. Déjà, il entendait les toilettes se remplirent des plaintes de l'égyptienne. Pauvre équipage, dans quelques instants, ils assisteraient à la transformation de la reine du Nil en Shrekus de croisière. Et le plus drôle était à venir dans quelques heures... Lorsqu'il débarqueraient sur l'île du Stromboli !

- Mademoiselle, un massage intensif pour les pieds s'il vous plaît.


Et bien, voilà qui devrait soulager le vase reçu sur l'orteil avant le départ pour la cité éternelle.
Etait-ce une impression où quelqu'un sur le pont criait "Au scandale, un poulpe dans ma chambre !! Et j'ai les fesses qui me démangent !" Oui, c'était juste une impression...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Dim 4 Avr - 13:34

La masseuse officielle de ce navire –Ariane pour ceux que cela intéressait- aurait très bien pu accéder à la demande du Caesar et le masser comme il le lui ordonnait mais…non. Pauvre Ariane, comme si elle n’avait pas déjà eu assez de souci comme cela : d’abord elle était grec (et pour un égyptien, c’est déjà un défaut on ne peut plus majeur dans la vie. On a pas idée d’avoir un handicap pareil à la naissance !) et ensuite elle fuyait sa famille. Son père était le roi de Crête, Minos (élu avec 57% des voix s’il vous plait, un record même s’il y avait eu beaucoup d’abstention. En fait seul un palais crétois n’avait pas voté pour lui, il avait un nom bizarre ce palais d’ailleurs : l’Alsacum, un truc comme ça…). Tout aurait pu aller pour le mieux dans le meilleur des mondes si cette greluche n’avait pas décidé de tomber amoureuse. D’un étranger. En effet, Thésée avait besoin de sous pour s’acheter un nouveau glaive hyper hype top génération, mais son père refusait de le financer, alors il avait décidé de se mettre jeune fille au père dans une île pas loi vous devinez laquelle.

Ils se comptèrent fleurette, Ariane oublia les boutons d’acnés sur sa figure et lui fit un effort pour ne pas voir ses dents écartées. La tragédie arriva lorsque Thésée, complètement bourré, tua par erreur un taureau –en fait il s’agissait d’un bœuf placide et neurasthénique mis à la retraite dans les jardins du palais-. Selon ses dires il était convaincu que le taureau voulait le tuer…

Bref, Minos pas content alors mieux valait se barrer et vite. Manque de pot, Ariane s’accrocha à ses basques… Ils embarquèrent sur le paquebot et eurent le droit d’y rester en échange de menus travaux effectués –là en ce moment, Thésée récure les toilettes-.

Ariane leva les mains, prête à empoigner les zooolis petons poilus et fourbus de l’imperator (mmmh que c’était sexy la trace de bronzage des sandales) pour faire son devoir… mais il n’en fut rien. En fait, une furie pénétra dans la cabine et projeta la pauvre femme hors du navire (Ariane était heureusement assez anorexique pour passer à travers le hublot). Ce qu’il advint de la jeune femme Oh, heureusement pour elle, elle put nager jusqu’à une île où vivait un vieux vigneron. Assez riche à son goût, elle l’épousa. Par contre, elle ne voulait PAS savoir pourquoi il appelait son troupeau de chèvres « mes chéries » et pourquoi un cortège de gamins avec des pattes de bouc le suivaient partout en l’appelant Papa.

Quand à Thésée, il rentra chez lui célibataire et comme dans tout bon feuilleton sentimental qui se respecte, épousa la sœur d’Ariane pour la plus grande horreur de milliers de futurs lycéens français dans les années à venir, parce qu’un abruti de tragédien avait décidé d’écrire à ce sujet. Laissons lui d’ailleurs le mot de la fin concernant la vie de ces gens

« Juste ciel, tout mon sang dans mes veines se glace. Oh crime, oh détestable race ! Voyage infortuné, rivage malheureux… fallait-il approcher de tes bords dangereux ? »

- Salut…Chéri

Ca c’était Iset.

Plus précisément : Ca c’était Iset, tout près de Rome et avec un couteau de cuisine dans les mains, prête à faire sauter quelques noix. Deux pour être précise….
D’ailleurs elle songeait même à cuisiner ces noix à l’impérial, bonne idée non ?

- Inquiète-toi pour autre chose que tes orteils…ma mignonne !
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Lun 12 Avr - 14:42

Oui, cette Ariane était douée en terme de massage. Rien de tel qu'une bombasse fraichement larguée pour un petit soin du corps tout en douceur. Un réconfort réciproque, tant pour le Caesar friands de sensations inédites que pour la belle, avide de redorer son blason sentimental. C'est encore plus sensuel. En plus elle était grecque. Mais Ariane n'eut même pas le temps d'enduire Adriano d'huile de jojoba. En une seconde, elle prit conscience de l'existence de la fenêtre située au fond de l'espace détente.

- Salut…Chéri

Oui elle, c'était Iset. L'harpie du Nil avait le don pour briser la magie de cette croisière. Pour casser les ambiances de vos folles orgies ou faire monter la tension en un quart de seconde, vous pourrez toujours compter sur elle. Une grecque à la mer et une porte défoncée, tout dans la finesse l'égyptienne.

-Et bien trésor, as-tu apprécié ton repas ? Sache que ces poissons ont eu l'honneur de me tenir compagnie pendant que tu te gavais de soleil comme une petite égoïste !


Rome n'eut pas l'audace de finir sa diatribe. L'égyptienne avait en effet des arguments beaucoup plus pointus et acérés.

- Inquiète-toi pour autre chose que tes orteils…ma mignonne !

Un bond de 90°, tribord toute ! Il s'en fallut de peu pour qu'Iset n'ampute le symbole précieux de la gloire romaine. A la place, ce fut la mèche latine qui se trouva séparée de son propriétaire.

- Cette fois-ci, TU DEPASSES LES BORNES !!! Un navire entier pour tes bagages, une galère de croisière pour Votre majesté qui ose de surcroit m'envoyer dans les cales. Et non cela ne suffit toujours pas ! Madame en veut encore et n'est jamais satisfaite. Tu veux que je te dise, ce poisson était aussi pourri que ton comportement. Aussi filandreux que ton humeur mesquine et lunatique. Je t'ai réservé une surprise que je regrette déjà ! Nous allons d'abord rendre visite à ta chère Hellas. Mais si tu continues de te comporter de la sorte, je te renvoie illico presto à Alexandrie, et crois-moi ce ne sera pas en galère impériale, compris ?

Rome claqua violemment la porte du sauna, ses cris résonnant dans tout le navire. Serviette éponge autour de la taille, il s'en alla rejoindre sa cabine, le visage excédé. Rarement l'imperator entrait dans de telles colères. L'égyptienne lui retournait la tête dans tous les sens. Au fond de lui, il l'adorait mais cette fois-ci, elle poussait le bouchon un peu trop Maurice Iset.

Dire qu'il pensait avoir décroché le gros lot avec Celtilia ! Tu parles, la gauloise était loin d'être aussi capricieuse. Adriano s'allongea sur son duvet de soie, essayant de se calmer. Sac à mains en avait profité pour rejoindre son Popa et lui lécher les pieds. Ce qui lui fit incroyablement du bien.

Dans quelques heures, ils débarqueraient tous trois chez Anthéa et Rome ne tenait pas à ce que cela se fasse dans l'énervement et en toute incivilité. Etait-ce donc impossible de se comporter à la romaine, de manière raffinée et calme ?

Tiens quelqu'un grattait timidement à sa porte. Etait-ce le couteau... ou la main apaisée de l'égyptienne ?
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Iset / Kemet




MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Mar 27 Avr - 17:08

Oui, Iset avait toujours eu son petit caractère, en faisant voir des vertes et des pas mûres autant à son peuple qu’à ses voisins. Cependant, l’égoïsme de Rome et sa vanité la poussait à être encore pire que lui, un concours pour deux têtes de mûles en somme. Ils seraient mignon non, avec des oreilles d’ânes ?

Meuuuh

Ah non pardon, ça c’est la vache, excusez moi ! Et l’on sait tous que ce n’est pas avec son ridicule petit bonnet B qu’Iset ferait une vache convenable…
En même temps pour ceux qui se plaignent, sachez qu’une femme silencieuse n’est rien d’autre qu’une poupée gonflable… Ou alors une chèvre. Oui il y en a qui aiment les chèvres surtout les légionnaires d’accord. Mais bon une vrai fille c’est quand même mieux non ?

Qu’il se plaigne donc, le pépère ! Et qu’il aille la voir, sa Hellas. Pas comme si Iset en avait jamais eu grand-chose à faire, de cette morue… En fait si mais bon, ça elle voulait pas le dire. Boudeuse l’égyptienne partit dans sa propre direction. Rejoindre Alexandre ? Elle préférait, Adriano se rendait pas compte ? Il l’arrachait un tout petit peu à son pays là, en plus cela allait la forcer à bosser son latin et il n’y a rien de plus ignoble que le latin. Que la grande dévoreuse d’âmes bouffe donc à pleine dent l’inventeur des déclinaisons latines ! Et qu’elle mâche bien hein, faut pas que ça s’étouffe, ces bestioles là… Surtout lorsqu’on en a qu’une ! On la perd et hop c’est tout un pan de la mythologie qui s’échappe, sans compter qu’Osiris en est gaga de ce « toutou » et un Osiris qui fait la gueule, c’est flippant !

Bref où on en était, déjà ? Ah oui, Iset faisant la gueule… Les Egyptiens avaient une petite légende au sujet de leur nation, celle de la Déesse Lointaine. Une déesse lionne si colérique et violente qu’il avait fallu l’exiler dans le désert pendant un long moment… Lorsqu’elle était revenue, la lionne s’était métamorphosée en chatte. S’il y a bien un truc que les égyptiens adorent, c’est la symbolique et, pour ce mythe, ils s’en étaient donnés à cœur joie ! Sans le dire à la Iset évidemment, ils tenaient à la vie… Ainsi donc cette Déesse lointaine n’était rien d’autre que l’Amûûûûûûr. Tout d’abord violent et passionnel, il fallait apprendre à le dompter et l’apprivoiser, forçant la lionne à devenir chatte.

Ouais ben avec l’égyptienne, s’était tout sauf gagné, tout le monde tombait d’accord là-dessus. Il n’y avait bien que Sac à Main pour supporter l’horrible caractère féminin, en même temps il n’avait pas le choix, c’était Iset qui le nourrissait…

De toute manière, hé ben Rome c’était qu’un… qu’un.. qu’un… qu’un canard ! (oui le mot a été censuré par un autre, mais ce n’est pas grave, ça se termine pareil. Nous tenons également à préciser que nous respectons énormément les canards, surtout les cuisses avec une bonne sauce au miel, miam !).

La jeune femme soupira. Mieux valait retourner à la cabine récupérer sa valise et nager jusqu’Alexandrie.
La porte était close, doucement elle gratta contre le bois. Aucune réponse. Heureusement, les égyptiens ils étaient fortiches et intelligents, ils avaient ZE technique pour ouvrir les portes, une alliance subtile de force et de neurones, quelque chose qui relevait de la précision extrême dans l’art du crochetage…

BAM

Un bon coup d’épaule et la porte s’ouvrit. Hein, douceur et délicatesse ? Ouais dès que le Petit Robert sera inventé, Iset ira regarder, promis !

Sac à Main décida de profiter du remue ménage pour piquer le jouet qui l’intéressait, un truc textile…

- Reste couché, je prends juste mes affaire…Raaah et t’as encore laissé traîner ta tunique par terre ! Et Sac à Main bouffe ta serviette là...


Euh…

Attendez une minute…

Tunique par terre = pas sur Rome ?

Serviette dans le panier du croco = pas sur Rome ?

Ben alors, il avait quoi sur lui ? Lentement, Iset se retourna.

- Woh… Woh…Woh Woh Woh…. Ah oui… quand même…


Ok, les statues romaines avaient un petit euh…oiseau. Oui c’est ça, un touuuuut petit oiseau entre les jambes, ben pas Rome. Lui c’était carrément l’Aigle Impérial en porte étendard on va dire… Ca expliquait peut être bien des choses dans le choix de ses emblèmes ?

- Ben euh… Finalement je reste hein… ouais… hem…


Sans le savoir, Rome avait exhibé un argument imparable pour calmer ml’égyptienne et lui faire comprendre que oui, c’était un mec bien.

Un GROS argument, même…

Un TRES GROS argument…
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Dim 2 Mai - 16:34

Iset referma brusquement la porte. Ainsi l'égyptienne succombait aux atouts du Caesar. Toutes ces querelles alors que la solution semblait si évidente (une fois la serviette tombée) : une fois de plus le conflit se réglerait sur l'oreiller ! Tel un lion sorti de sa cage, le romain se saisit de sa pharaonne et la dévora à pleine bouche...

[Le paragraphe suivant a été retiré, susceptible de choquer les plus jeunes. Les pratiques sensuelles de l'époque étant tout à fait anti-conventionnelles. Pour plus de détails, consultez la version censurée d'"Adriano et Iset : Les amours torrides de l'empereur', en vente sur Mega Erotica.com.]

Bref, ça faisait un bon bout de temps que l'empereur et l'égyptienne ne s'étaient pas réconciliés. Entre eux, c'était physique voilà tout. Une attraction irrésistible faite de magnétisme et de chaleur méditerranéenne. Le quart d'heure passé avait eu le mérite d'apaiser l'atmosphère et de rapprocher le petit couple. L'égyptienne plus rayonnante que jamais et le romain sourire aux lèvres.

-Alors tu vois qu'elle te plaît cette croisière. Finalement je crois que nous n'irons pas chez Hellas. Rentrons directement à Rome mon amour ! Capitaine, changez de cap : direction la ville éternelle.

Le soleil était au zénith dans le ciel. Muni d'un simple boxer de bain, musclé et rembruni à souhait, Adriano remit en ordre ses mèches latines. Il s'apprêtait à rejoindre le ponton inférieur.

- ça te dit un petit jacuzzi chérie ? Je crois que notre bronzage est à point. Marre de faire la crêpe. Je nous commande du champagne et du thon découpé en fines tranches de Picardus. Il faut fêter notre prochaine arrivée : si les vents nous sont favorables demain !

Ah la vie était belle en croisière. Plus de querelles ni de poil à gratter mais juste une après midi détente avec sa reine flamboyante.

- Tu vas adorer la ville ! Si tu veux on peut déjà choisir sur le catalogue de la CAMIFEA tes tenues pour les orgies dyonisiaques et...

-Grouikkkkkkkk


Sac à mains ! Le pauvre, il avait attendu tout ce temps là devant la porte.

- Et nous pourrons aussi inscrire Sac à mains à un concours de crocodiles. Le gagnant a le droit d'aval.., euh d'affronter les gladiateurs du Colisée !

Déjà l'empereur se dirigeait vers les jacuzzi en faisant signe à sa belle de lui emboiter le pas (et pas autre chose !).
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Iset / Kemet




MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Dim 13 Juin - 21:56

Le jacuzzi c’est bien, ça fait des bulles. Les bulles, c’est marrant. Iset en était là, à se prélasser dans le bassin tout en réfléchissant à quelle boutique elle allait bien pouvoir faire en premier, une fois arrivée à Rome. Enfin à Rome… la ville hein, parce que l’homme… comment dire… Bon disons qu’il y avait eu, le temps d’un gros quart d’heure, une forte interpénétration entre les cultures romaines et égyptiennes, lorsqu’ils étaient dans la chambre.

Bloub

Ca, c’était une bulle qui lui éclatait au nez. L’égyptienne se frotta les yeux en grommelant. Oui, ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas gueulé un petit peu alors pourquoi s’en priver ? Et puis d’abord ça manquait de petites saucisses coktail par ici…

Et Rome qui blablatait, qui blablatait… Un jour il faudrait qu’elle lui apprenne le silence..

- Mmmh ouais ouais… très intéressant… Tu me masses le dos ?


Ca y est, la belle reprenait ses habitudes de grande reine. Les disputes n’allaient de nouveau pas tarder à éclater, que personne n’en doute ! Et Rome irait se lamenter dans un coin du bateau, à chantonner que non, jamais il n’avouerait qu’il l’aimait bien quand même, sa noiraude de Kemet.

Leur navire avançait lentement vers l’Italie, tout allait presque pour le mieux dans le presque meilleur des mondes. Parce que Kemet avait envie d’une glace, ils sortirent de l’eau pour s’installer à une banquette. Commença alors un véritable calvaire pour leur serveur parce qu’une femme, hé bien ça ne sait pas du tout choisir sur un menu

- Qu’est-ce que vous me proposez ? Ah je sais, j’ai envie de chocolat… Oh et puis quelque chose de moelleux et croquant en même temps. Comment ça vous avez pas Incapable ! Vous allez trouver vite fait bien fait un CDI au Circus Maximus vous, hein Rome ? Oui du chocolat….ou alors des fruits… Ah oui les fruits c’est une bonne idée… ou alors des gâteaux…rah je sais pas !


Une araignée eu le temps de faire sa toile.

Lentement.

-… bon, une deux boules chocolat ça suffira


La jeune femme se retourna vers Rome et…sursauta.

Il était couvert de toiles d’araignée...

- Oh ça va, j’ai pas mis longtemps que ça, hein ?


Juste vingt minutes pour être exact, un record pour l’égyptienne, qu’on se le dise. En attendant, ils n’allaient pas tarder à arriver à destination !
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   Dim 10 Avr - 18:23

- Oh ça va, j’ai pas mis longtemps que ça, hein ?

- Héhé regarde voilà le port d'Ostie, nous arrivons ma jolie...

Le Caesar s'accouda brusquement près du gouvernail. Le voilà de retour à la maison, jetant l'ancre à quelques encablures de la cité éternelle. En un claquement de doigts, deux esclaves se hâtèrent de lui apporter son uniforme soigneusement lustré pour l'occasion.
L'Imperator rayonnait de majesté dans son habit de gloire. Lui, le maître absolu du monde avec maintenant l'Egypte à ses pieds, du moins c'est ce qu'il croyait.

Désormais, elle lui appartenait cette petite pintade prétentieuse, elle et tout le pourtour de la Mare Nostrum. Carton plein pour Rome, le plus grand empire de l'Antiquité. Il saluait déjà ses fidèles citoyens groupés près de l'embarcadère. Son triomphe serait total, son apogée inégalable.

- Isetou chérie, que dirais-tu d'une parade dans les endroits les plus huppés de l'Urbs ? Je crois que nos citoyens meurent d'envie de s'incliner devant ta splendeur.

Oui c'est ça un défilé pour savourer sa nouvelle victoire. Et pourquoi pas tant qu'on y est une tournée dans son petit Empire rien qu'à lui. De nombreuses fêtes l'attendaient lui et sa nouvelle égérie. Il se voyait déjà déambulant dans la capitale et autre lieux branchés antiques : Nicae (Nice), Antipolis (Antibes), Forum Julii (Fréjus), Agathé Tyché (Cap d'Agde), Barcino (Barcelone), ... Les vacances ne faisaient que commencer.

L'aimait-il vraiment ? Et bien oui c'était ça le pire. Elle lui faisait tourner la tête la Cleopatra. Au point qu'il pourrait bien en crever, tel son crétin de général de Marc-Antoine.
Qu'importe, Adriano était un être de chair et de passion. C'était aussi là sa plus grande fierté. Succomber aux 5 sens, se laisser aller à l'hédonisme, à la peinture, à la musique, aux orgies : carpe diem comme disait son poète Horace.

Ainsi Rome préférait aimer ou haïr, être aimé ou haï plutôt que de jouir d'une reposante indifférence. Sa Pax Romana n'était qu'une excuse pour maintenir son gigantesque Empire. En réalité il vivait d'amour, d'eau fraiche et de conquêtes. Le Caesar avait ce curieux don de pouvoir aimer à volonté. Tel Zeus/Jupiter tenté par les charmes des terriennes. Ainsi la douce Hellas l'avait séduit et il l'avait toujours dans la peau. Tout comme l'égyptienne ou encore l'hispanique.

Bien sur tout cela ne pourrait durer éternellement. Qu'importe : mieux vaut une vie intense et brève plutôt qu'une longue vie morne et fade. Et puis Rome savait déjà quelle serait sa prochaine priorité : ses enfants. Nombreux, tous aussi fiers et talentueux, comme lui, il leur transmettrait son héritage méditerranéen.

- T'as déjà pensé à de longues vacances chérie ? Euhm t'as un petit morceau de chocolat coincé entre les dents... Qu'est-ce qu'on va faire après la guerre ?

Ceci est une autre histoire. Place maintenant aux vacances ! Avec Iset, inutile de dire qu'elles ne seraient pas de tout repos.
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MessageSujet: Re: L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]   

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L'amour, la haine et les débris de vases : une conquête des plus passionées [PV Iset]

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