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 [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain

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Aelius Romulus/ Rome

Séducteur de la Méditerranée



MessageSujet: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Mer 15 Juin - 9:54

Qu'avait-il fait pour mériter ça?

Telle était la question allant et venant dans l'esprit du romain tandis qu'il regardait l'horizon, debout sur son bateau, regardant les cotes de la terre renommée (par ses soins) Britannia. Il ne pouvait donc pas souffler quelques temps sans avoir de nouveaux problèmes? Gaule lui avait déjà fait la très mauvaise surprise d'une révolte en ses terres il y a quarante ans, révolte vite écrasée d'ailleurs, et maintenant Sterenn s'y mettait elle-aussi.

Enfin plutôt une des femmes du peuple de celle-ci. La femme du roi Prasutagus.

Pour quelles raisons? Il serra les poings. Dire qu'il pensait pouvoir faire confiance aux administrateurs placés en ces terres. Pourquoi avaient-ils agis en parfaits barbares? Pourquoi avaient-ils violé la reine (et les filles de celle-ci) de ce royaume-client? Et avoir humilié publiquement celle-ci en prime? Pas étonnant qu'il y eut un soulèvement du peuple, une révolte. Qui n'aurait pas été furieux après ça? Il ferma les yeux, prenant une grande inspiration et faisant rapidement la part des choses, analysant rationnellement la situation à laquelle il devait faire face maintenant.

Mais pourquoi était-il entouré de parfaits incapables?

A moins que ce ne fusse aussi (et en plus de l'autre raison) la nation insulaire elle-même qui lui en voulait à mort pour ce qui s'était passé un peu plus tôt chez elle, pour ce qu'il avait fait un an auparavant? Quand Néron avait ordonné la destruction du sanctuaire foyer de druidisme sur l'île de Mona? Qu'y pouvait-il si l'empereur était quelque peu fou? S'il prenait des décisions extravagantes (même s'il ne pouvait égaler Caligula sur ce coup-là)? Probablement pas grand chose. Il avait juste à attendre où qu'il arrive un ''regrettable accident'' à son empereur (et vu ce qu'il faisait, ça risquait fort d'arriver un jour) ou attendre qu'il meurt de sa belle mort, en espérant qu'il ne laisse pas un incapable derrière lui pour lui succéder.

Qu'importe les vraies raisons de la révolte, car en ce qui concernait ces administrateurs....s'ils étaient toujours vivants quand il arriverait, il allait les expédier à la frontière entre la Gaule et la Germanie, ça allait leur apprendre! Parce que oui, il était vraiment en colère cette fois. Dire qu'il avait conquis cette terre si peu de temps auparavant et qu'il allait falloir à nouveau mettre le peuple (et la nation) en confiance vis-à-vis de Rome. Pourquoi ces incapables avaient-ils tout gâchés?

Déjà des centaines, peut-être des milliers de romains tués par cette stupide révolte! Et sans doute y avait-il autant de morts plus du côté breton.

Il soupira une nouvelle fois, et regarda les cotes bretonnes qui se rapprochaient de plus en plus, d'ici peu il poserait le pied sur la plage et pourrait enfin agir, faire quelque chose au lieu d'attendre des résultats, et là il préférait vraiment être présent.
Néron voulait évacuer l'île suite aux massacres perpétrés par la reine et ses troupes mais Aelius l'avait convaincu de ne rien en faire, que ces hommes pouvaient être mâter, avec l'aide du général Suetonius Paulinus. Il allait donc rejoindre ce dernier et l'aiderait à calmer ces agitations. Bientôt tout rentrerait dans l'ordre. Rien ne tournerait plus mal.

Mais il faudrait sans doute se battre!
Qu'importe il était le plus grand Empire autour de la méditerranée, il n'aurait aucun mal à l'emporter!


Il sauta à terre et marcha sur la plage jusqu'à rejoindre le détachement romain qui l'attendait un peu plus loin, discutant avec un tribun présent alors qu'ils rejoignaient le camps retranché. Il réfléchit quelques instants.
Que devait-il faire? Allait-il oser aller tenter de parler à Sterenn au risque de se prendre un coup d'épée, ou pire? Non il devait tenter de l'apaiser, d'abord il devait tenter de la calmer. Mais que pouvait-il dire ou faire?
Tout serait si compliqué et il avait déjà eut du mal à gagner sa confiance. Il espérait que tout n'était pas à recommencer. Il pria aussi mentalement les dieux que Gaël ne vienne pas s'en mêler cette fois. Il n'était pas venu au moment de la conquête (mais était surement passé juste après pour vérifier que Sterenn allait bien) mais s'il y avait révolte, il allait peut-être intervenir pour protéger sa femme d'une violente répression. Il n'avait jamais rencontré Hibernia mais ne doutait pas qu'il devait être redoutable.

Assis dans la tente militaire du camps romain, attendant l'arrivée de son général, il laissa ses pensées dériver vers la nation en rébellion. C'était la première fois que cela arrivait ici et ce n'était pas si longtemps après la conquête, ça ne devrait donc pas l'étonner. Les peuples se rebellaient toujours plus facilement peu de temps après l'annexion à l'Empire.
N'empêche qu'il était quand même quelque peu fâché, il avait tout fait pour se montrer amical vis-à-vis de la nation insulaire et des humains stupides avait tout gâchés! Ils avaient de la chance d'avoir été massacrés (il venait de l'apprendre de la bouche du tribun) sinon il en aurait fait des eunuques, ça auraient refroidi leurs ardeurs! Il se sentait toujours en colère en pensant à ça.
Cependant il ne put s'empêcher de dériver sans ses souvenirs jusqu'à cette conquête qui s'était déroulée 17 ans plus tôt.

En 43, il avait débarqué sur ce même terres, à la tête de 40000 hommes, pour conquérir ce territoire,. L'empereur souhaitait neutraliser la religion druidique, craignant qu'elle n'entraine un profond nationalisme dans la Gaule que l'on s'acharnait à romanisée. Et où se trouvait la source de cette religion? Ici, en ces terres, sur ces îles habitées de peuples celtique, aussi ombrageux que les gaulois, malgré une décennie de commerce avec eux.
Il l'avait croisé en plein cœur du champs de bataille.
Elle l'avait amusé, amusé avec la peinture bleue qui lui couvrait le visage et par les malédictions en langue celtique qu'elle lui lançait au visage. Ca avait été un difficile combat. Elle lui avait donné du fil à retordre, et c'était une adversaire honorable. Même s'il avait combattu pire dans son existence. Germania par exemple. Mais elle, elle lui faisait plus penser à Gaule. Bien qu'elle ne sembla pas avoir tout à fait le même caractère que celle-ci.
Il avait déjà entendu parler de Sterenn, bien avant de tenter des contacts avec cette région. Gaule Celtique lui en avait parlé, de cette nation insulaire, lui avait déconseillé de s'y frotter. Elles se connaissaient visiblement. Bon. Après tout s'il avait mâté la représentante du peuple gaulois, pourquoi pas celle-là?
C'était finalement (évidement) lui qui remporta la bataille, même s'ils étaient tout deux blessés et à bout de souffle. Elle pouvait à peine se relever, il l'avait donc porté jusqu'à chez elle, malgré ses insultes et ses protestations. Et puis il l'avait soigné avant de retourner auprès de ses légionnaires, lui souhaitant un bon rétablissement, et lui disant qu'il reviendrait la voir plus tard, quand elle irait mieux. Elle avait vraiment eu l'air surprise de son attitude.
Elle s'attendait à quoi? Qu'il agisse en parfait barbare?


Il émergea de ses souvenirs et se passa les mains dans les cheveux, se recoiffant en songeant à ce qui allait se dérouler. Les éclaireurs avaient repérés les troupes de Boudicca un peu plus loin, sur une voie romaine, il entendit aussi le nom de la ville de Verulanium. Ils attaqueraient d'ici peu, juste encore un peu de patience. Ce serait sans doute le violent affrontement final, parce qu'il était là et qu'il avait bien l'intention d'en finir avec cette rébellion. Parfait. Il allait rejoindre ses légions et se battre à leurs côtés.

S'il croisait Sterenn sur le champs de bataille, ils s'expliqueraient en croisant le fer et aussi après l'affrontement. Sinon, si elle n'était pas là, il irait chez elle après le combat pour s'expliquer. Il fallait mettre les choses au clair et calmer la situation. Il avait bien réussi à le faire pour les révoltes en Gaule, il y arriverait pour celle-là aussi.

«Veni, vidi, viciam»

Tout simplement.
Il ne ferait aucun favoritisme.
Quelque soit la province de l'Empire, toute révolte était écrasée sans pitié.
Même s'il comprenait les raisons de cette rébellion, il ne pouvait faire autrement!

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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Jeu 7 Juil - 0:14

La pluie battait à nouveau sur ses terres, comme elle le faisait trop souvent. Mais alors que la jeune nation se couvrait toujours les cheveux lorsque le temps se gâtait, aujourd’hui, elle n’en avait étrangemment rien à faire. Son regard vert et beaucoup moins doux qu’à son habitude fixait le campement de Rome, depuis une colline. Sa nouvelle passion, son amour secret caché aux yeux d’Hibernia… Il était pourtant bien différent du Gaël, souriant, galant, il savait y faire avec les femmes, beaucoup plus que ce guerrier brutal qui occupait les terres de l’Ouest.

Mais qu’importe tout ça. Sterenn était aujourd’hui en colère. Très en colère.

Pour quelle raison les soldats romains avaient fait subir une telle humiliation à la femme de son roi, sa charismatique compagne Boudicca ? Et ses filles en plus de ça ! Elle n’avait rien fait pour mériter ça, rien. Et Sterenn ne mettait aucun doute sur l’innocence de cette femme et la faute de Rome ; il allait payer cher pour cette faute impardonnable à ses yeux. Il avait pourtant offert à Sterenn sa si riche culture. Malgré la haine qu’elle lui avait porté au départ, il avait su la prendre dans le sens de sa chevelure de feu, la faire sourire, la charmer, en si peu de temps, elle s’était dévouée corps et âme… Alors qu’est-ce que pouvait apporter cette soudaine violence ? Un message pour lui faire comprendre où était sa place parce qu’elle prenait trop d’indépendance à ses yeux ? Que lui reprochait-il donc ?

Aelius n’avait pourtant pas été jusque là une nation très violente avec elle, mise à part cet événement encore récent avec cet abruti de Néron… Le sujet du druidisme était une chose qui provoquait toujours des disputes entre les deux nations, Rome voulant éradiquer cette religion et la nation des Britons la défendait comme si sa vie en dépendait... Ce qui n’était peut-être pas faux d’ailleurs.
Tant de mauvaises choses en si peu de temps, la nation conquérante de la méditerranée venait de dépasser les bornes. Sterenn avait été bien gentille jusque là, mais ses nerfs commençaient sérieusement à flancher. Il devait tout de même savoir contrôler un minimum les pulsions de son empereur non ?!

Son peuple suivait son avis et la vengeance avait déjà frappé des milliers de romains sur ses terres qui ne s’étaient évidemment pas laissés faire. Il était à présent temps de s’expliquer avant que l’un d’eux soit décimé, et à ce sujet la jeune femme n’était pas stupide, la nation qui prenait le plus de risque dans cette histoire n’était certainement pas l’Empire Romain mais plus certainement sa propre personne.
La celtique repartit vers son campement, les rênes de son destrier à la robe chocolat en main. Aujourd’hui encore, elle allait recouvrir son corps d’une teinture bleutée, mais au contraire des hommes de ses premiers rangs, la rousse ne serait pas nue. Un peu de pudeur pour une nation qui ne l’aurait pas été autant si elle avait été masculine.

Boudicca gérait de loin les troupes, Britannia grimpa sur son cheval sans étrier, prête à affronter une nouvelle fois Rome avec son peuple. Des soldats utilisèrent des carnyx au son puissant et discordant pour sonner le début de la bataille alors que d’autres frappèrent sur leurs boucliers pour impressionner leurs ennemis. Les celtiques avaient le sang chaud et n’étaient pas très organisés, ajouté à cela une colère impossible à maitriser, ils se ruèrent dans la nouvelle bataille sans se dissimuler et sans regarder ni à droite ni à gauche. Des guerriers colorés de pigments bleus et armés de lances, d'épées, de poignards, de boucliers, de casques et parfois d'armures à mailles métalliques foncèrent sur les ennemis méditerranéens.

Armée de son côté d'une épée fixée dans le dos et une lance à bout de bras, la belle rousse poussa un cri de guerrier quoiqu’un peu aigu tout en lançant sa monture au galop, prête à se précipiter sur l’homme qui l’avait envahi il y a si peu de temps.


"Rooooooooooooooooooooome !!!"


Sous une colère impossible à dissimuler, elle balança sa lance à quelques centimètres des sabots d’un cheval plus richement décoré que les autres, le faisant hennir de peur alors que ses pattes de devant se décrochèrent du sol. Elle était encore trop loin pour en être sûr, mais l’homme sur ce destrier ressemblait à Aelius. Et en vu de la vitesse à laquelle elle lui fonçait dessus, Sterenn n’allait certainement pas attendre très longtemps pour en avoir la certitude.


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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Dim 14 Aoû - 9:32


Il fronça les sourcils en voyant arriver les troupes de Bouddica. Levant rapidement le bras, il lança quelques ordres pour faire se tenir prêt les légionnaires prêt à la bataille rangée. La spécialité des romains. Aelius savait qu'il ne pouvait perdre à ce jeu là. Regardant les adversaires, il laissa échapper un juron bien placé en s'apercevant qu'ils avaient amenés leurs familles avec eux dans des chariots. Sans doute pour assister au spectacle.

C'est ce qui s'appelait être sûr de soi.
Un peu trop même. Boudicca avait du perdre toute conscience du danger et être trop grisée par la victoire dans les colonies romaines précédemment rasées pour être consciente que ici tout était différent. Ce n'était pas une ville presque vide qu'elle pouvait bruler ici.


Car il n'était pas le seul à avoir vu ça et les chuchotements dans les rangs montraient que ses hommes n'appréciaient guère cette action. La riposte allait être brutale, l'empire romain ne pardonnait pas vraiment les révoltes, durement réprimées quelque soit le lieu.
Aelius soupira, il n'aimait pas s'en prendre aux femmes et aux enfants, vraiment pas. Cependant il savait que le commandant de ses troupes n'aurait pas les même scrupules. Lui aurait juste à s'occuper de la nation Britannia et uniquement elle.

«Puisque tu le veux Sterenn, allons y...»

Il la vit, de loin, silhouette sur son cheval pareille à une amazone de ses mythes divins. Il resserra sa prise sur ses rênes d'une main et sur son glaive de l'autre. Son cheval renâcla mais se tint prêt, frémissant et habitué lui aussi au combat.

«Rooooooooooooooooooooome!!»

Il entendit sa voix malgré le vacarme de la charge. Il la vit, fonçant vers lui, telle une furie. Soudain, les sens de l'Empire lui indiquèrent un danger. Il n'eut que le temps de faire reculer son cheval pour voir un javelot se planter juste devant les pattes de l'animal, le faisant henni de peur et se cabrer. Mais, maître en matière de cavalerie, il calma rapidement la bête, la faisant faire retomber ses pattes avant au sol.

La surprise passée, la colère l'envahit, tel un poison, ainsi que l'envie de se battre.

La voix qui s'échappa de ses lèvres aurait sans doute donné un frisson à Hibernia ou Germania car à cet instant, ce n'était plus le gentil Aelius qui parlait mais le colonisateur, le conquérant qui avait conquis tout le contour de la méditerranée. Celui qui rendait chaque coup qu'il recevait, celui qui ne se laisserait jamais dominer.

«Tu veux jouer ça ça? Très bien...Nous aussi nous avons des javelots!»

Les troupes de Britannia chargèrent fonçant sur les romains en hurlant pour se donner du courage. Il entendit alors son dirigeant, celui qui commandait l'armée en ces lieux, donner un ordre qui claqua tel un fouet. Immédiatement une pluie de javelots s'abattit sur les troupes de Boudicca, fauchant de nombreuses vies. La première ligne adverses fut ainsi décimée d'un coup. Un autre ordre claqua immédiatement, ordonnant la prise de position. Les boucliers s'abaissèrent, les pilum non lancés également, les glaives luirent dans la lumière du jour.

«...Alea jacta est...»

Qu'il en soit ainsi.
Si tu veux le combat, je t'attends et je suis prêt à me battre moi aussi.


Il ne doutait pas de sa victoire, il avait déjà vu pire. Cependant les circonstances actuelles lui laissaient un arrière goût amer. Peut-être à cause des actions de ses administrateurs? Il n'aimait guère ce genre de cas, qui lui semblait terrible au niveau diplomatique avec la nation bafouée. Cependant en lui, tel un échos, résonnait l'envie de se battre de ses troupes. Ainsi comme eux il se tint prêt à briser la ligne de ces rebelles.

Il la voyait à présent, fonçant sur lui, ses cheveux roux volant au vent, sa peau teinte en bleue comme à leur première rencontre. Ses lèvres s'ourlèrent d'un sourire soudainement glacial. Et au moment où les troupes de l'autre nation percutèrent les siennes, enfonçant à peine la ligne de défense des romains, il bloqua avec habilité l'épée de Sterenn de son glaive.

Et le combat s'engagea enfin entre les deux armées. Aelius sentait la confiance du commandant faire écho à la sienne. Les batailles rangées en terrains découverts étaient la spécialité des romains, son adversaire n'allait pas tarder à s'en apercevoir.
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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Dim 21 Aoû - 13:22

Les romains avaient opté pour leur stratégie préférée contre des ennemis qui aimaient foncer dans le tas, la carapace de boucliers armée de lances. Qu’à cela ne tienne, Boudicca ordonna que les catapultes volées à l’empire soient chargées et que les lignes de front les plus éloignés bandent leurs arcs. Sterenn allait devoir sacrifier sa première ligne de soldats aux javelots lancés par ses ennemis, mais ils étaient courageux, ils ne craignaient pas la mort car une autre vie les attendait dés alors.
Les catapultes lancèrent leurs chargements de pierres, détruisant les boucliers et écrasant les soldats. Une pluie de flèches vola par la suite dans le ciel pour atterrir dans les espaces à présent libérés pour toucher les soldats dans des points vitaux.

Les romains étaient très forts et avaient tout de même de fortes chances de gagner. Mais même en sachant cela, les Britons voulaient faire au moins le plus de victimes, pour leur rappeler qu’ils n’avaient pas tous les droits sur ces terres. Ils n’étaient pas leurs esclaves, mais des humains tout aussi forts et courageux que leurs ennemis.
Mais derrière ce conflit dont le sujet principal était Boudicca se cachait encore d’autres choses encore plus importantes. L’empire Romain cherchait à éradiquer complètement ce qu’il restait de druidisme chez Sterenn et encore un autre sujet qui faisait enrager les romains… Le pouvoir des femmes.

Chez les celtes aussi bien d’Hibernia, Gaule ou Britannia ; les femmes pouvaient posséder un grand pouvoir politique et financier. Chez les romains où les femmes n’avaient même pas le droit à la citoyenneté, une telle notoriété était inconcevable. Les femmes servaient à faire des enfants et s’occuper de la maison, point.


"Vous ! Familles présentes de nos soldats ! Regardez bien ! Cet empire qui a fait tomber de nombreuses nations, nous allons lui botter les fesses !"


La folie victorieuse de Boudicca avait atteint le cœur de Sterenn. Oui, elle aussi elle y croyait, au miracle de sa victoire que seuls les germains et son mari avaient réussi à obtenir ! Mais pourquoi pas elle ? Il fallait seulement s’en donner les moyens non ?
Retirant son épée rangée dans son dos avec la rage dans les yeux et les dents serrées par l’adrénaline qu’apportait la bataille, son arme frappa violemment le glaive d’Aelius en même temps que les troupes ennemies se trouvèrent enfin au combat au corps à corps.


"Aelius ! C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! Tu te crois où ? Tu n’es pas chez toi ici !"


La nation romaine était arrivée sur les terres britonnes depuis maintenant près d’un siècle. Et bien que la colère qui le prenait aujourd’hui ne le montre pas, la nation des pluies éternelles entretenait des sentiments envers lui, comme beaucoup de nations qu’il avait pu conquérir d’ailleurs. Son commerce, sa culture, il l’avait étendu ici avec une certaine facilité, comme une nappe sur une table. Mais sa misogynie était ce qui freinait Sterenn à développer une véritable relation avec le romain, elle représentante d’un peuple égalisant hommes et femmes et où l’une de ses plus importantes femmes au pouvoir avait été bafouée comme une prostituée dans un lupanar.


"Tu dois payer pour les hommes que tu représentes ! Tu as au moins conscience du mal que tu as fait ?"


Les yeux émeraudes de la jeune femme brillaient de colère à travers les mèches de sa chevelure de feu qui lui barrait le visage. Non, vraiment, elle n’aimait pas se battre et préférait bien mieux s’asseoir au milieu de ses moutons. Mais être une nation donnait certaines obligations compte tenu que les sentiments de son peuple étaient concentrés en elle.

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Aelius Romulus/ Rome

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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Jeu 15 Sep - 20:09


Foutues catapultes.
Mais si elle croyait que cela suffisait à gagner...


«Belle démonstration de force mais je te signale qu'il est bien plus dure de raser une armée romaine, constituée de soldats entrainés, que de brûler une cité et d'égorger ses habitants».

Et c'est tout ce que Boudicca avait fait pour le moment.

Aelius savait que la stratégie et la bataille rangée seraient les clés de la victoire, et les catapultes étaient mal placées, trop prêt du champs de bataille, les romains arriveraient vite dessus. Et de toute façon, elles seraient bientôt inutilisable dans cette mêlée qu'allait devenir le combat d'ici quelques instants.
Il repoussa Britannia habilement et fit faire un écart à sa monture pour la laisser reprendre son souffle avant de charger à nouveau, échangeant coups d'épées en grand nombre. Il ne se fatiguait pas vite, ayant grandis dans le combat et la guerre, la défense de ses territoires. Il sentait la détermination de son peuple, de ses soldats et ses généraux.

Oui ils gagneraient. Ils avaient toujours écrasé les révoltes et ça serait pareil aujourd'hui, qu'importe le temps que cela prendrait. Peu importe les circonstances car en détruisant les colonies romaines et tuant des citadins, Boudicca était allée trop loin.

Soudain un bruit lui arriva aux oreilles, un bruit qu'il n'aurait jamais du entendre dans le fracas de la bataille, un bruit qu'il n'entendait plus aussi souvent que quand il était un enfant.

Le cri d'un loup.
Un cri bestial, imprégné de la fureur animal.
Le cri d'une louve, encourageant son protégé à être aussi impitoyable qu'elle.
C'était le hurlement puissant du fauve en chasse...le hurlement de la meute qui se ressemble pour affronter une cible commune.


Un cri qu'il ne connaissait que trop bien, comme si la louve qu'il avait connu dans sa jeunesse se manifestait pour lui apporter son soutien, l'avertir que les dieux étaient avec lui. Aelius écarquilla les yeux, ce seul cri fit revenir ses forces dans son corps, le fortifiant tandis qu'il repoussait Britannia.
Il semblait qu'il n'était pas le seul à avoir entendu l'animal, car les légionnaires poussèrent un cri de victoire, certain que cette manifestation lupine n'était autre que la manifestation de Mars, le dieu de la Guerre, et le signe d'une victoire certaine.

Ce n'était pas la première fois que cela arrivait: la dernière fois qu'un loup s'était manifesté, apparaissant aux yeux de l'armée romaine, ils avaient gagné.

Ce serait pareil cette fois-ci.

Lui aussi pouvait être un véritable fauve et il était cent fois plus dangereux qu'un loup. Il tira sur les rênes, faisant faire se cabrer son cheval dont les sabots avant frappèrent le poitrail de la monture de Sterenn.
La bête ainsi frappée cria de douleur et s'écarta, laissant un espace entre les deux. A peine les quatres sabot de son cheval se furent-ils posés au sol qu'Aelius flanqua un coup de pied à son adversaire qui, déstabilisée, tomba du dos du sien.
Il sauta à terre mais n'attaqua pas, repoussant du pied son arme vers l'autre nation. Il n'était pas un lâche, il ne frapperait pas une femme désarmée à terre.

«Au fait, pourquoi tout ces chariot emplis d'innocents ne participant pas au combat? Réalises-tu que si ton armée doit fuir, eux ne pourront pas s'en sortir?».


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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Ven 30 Sep - 23:13

La jeune femme n’était menée que par la rage, son esprit n’avait encore fait aucun recul sur la situation. Trop bornée, pas assez calme, pourtant elle en revendait avec ses enfants. Aelius lui faisait perdre la tête, et hélas, pas dans le bon sens du terme.
Déjà qu’elle n’était pas du genre à s’aventurer sur les terres des autres, elle allait encore moins égorger des innocents. Les celtes étaient un peuple très respectueux envers les enfants, les vieilles personnes, les handicapés et de toutes autres personnes ne participant pas aux batailles. Mais ces romains, eux, ces soldats aux lances et aux glaives aiguisés ; ils avaient osé porter la main sur des femmes désarmées ! Et pour ces hommes seulement, elle devenait sans pitié.


"Je ne suis pas au point de tuer des familles entières, je ne suis pas comme toi !"


Foncer dans le tas, elle ne pensait qu’à ça. Sur ce point, elle ressemblait bien à son premier mari, sa force et son mauvais caractère en moins. Mais c’était ces points-là qui faisait toute la différence. Rome ne pouvait pas conquérir Hibernia alors que de son côté Sterenn avait été trop gentille et curieuse à son arrivée… Et voilà où elle en était aujourd’hui, à avoir des sentiments pour une nation qui instaurait son pouvoir et ses croyances tout en la traitant comme une stupide sauvage sans éducation… Trop bonne, trop conne.

Un coup d’épée, puis deux, puis trois, les coups résonnèrent entre eux sans que les autres guerriers ne puissent les entendre ; trop obnubilé par leur soif de victoire et de vengeance sans compter leurs cris rageurs. Aelius était fort et entrainé ; la mère de famille qui passait plus de temps à s’occuper de ses moutons et de ses enfants plutôt que de se battre ne faisait clairement pas le poids. Elle reculait, elle le sentait. Son cheval, puissant animal qu’il était, sentait clairement la faiblesse et l’incertitude de sa maitresse. Et il savait que sa vie était en danger s’il restait combattre contre cet être tout en muscles et en courage.

Mais ce ne fut pas la force du guerrier qui fit reculer le cheval et remonter l’adrénaline de sa maitresse. C’était un loup. Un loup qui venait de crier. La jeune femme remonta son regard émeraude vers les petites collines qui les entouraient pour retrouver ce carnivore qu’elle détestait tant. Cette bête devait mourir, elle dévorait ses moutons, ses précieuses brebis et ses petits agneaux…


"Quand je me serai débarrassée de toi, je prendrai la peau de ce loup et je l’utiliserai pour me couvrir les épaules."


Elle savait que cela l’atteindrait, elle savait qu’il respectait les loups en souvenir de la louve qui avait nourri Romulus et Remus. Les cris joyeux de ses soldats pour preuve. Mais effrayé par le cri du carnivore, le cheval du romain n’eut aucun mal à frapper la monture de la celte. Surprise, elle ne vit pas le pied d’Aelius la faire tomber de son animal qui se cambra à nouveau. Il ne fallait pas perdre son attention, même tomber au sol. Rapidement, elle chercha son arme du regard pour la récupérer au plus vite. Mais trop tard, Rome avait déjà posé le pied dessus. Non ! Elle ne pouvait pas perdre comme ça !


"Que Taranis et Maponos* nous viennent en aide…"


Surprise une nouvelle fois pas le geste de l’immortel, lui qui faisait toujours naitre des sentiments étranges à toutes les nations féminines qu’il croisait, prit soin de pousser son arme pour qu’elle puisse la récupérer. Oh vraiment ? Elle faisait donc à ce point pitié ?


"… Tu t’attaquerais à des femmes et des enfants désarmés toi ? Cela serait vraiment fourbe de ta part…"


Mais de la part d’une nation qui jetait les bébés après leur naissance dans des fosses communes parce qu’ils ne correspondaient pas à ce que leurs parents désiraient ; ce comportement sanguinaire ne serait finalement pas si surprenant. A cela, Sterenn se releva et s’approcha sans lever son épée sur lui.


"Tu me traites comme une sauvage, mais si tu es capable de massacrer et de réduire en esclavage tout un peuple, combattants et innocents confondus, alors même que tu es en tort… Le plus primitif d’entre nous est sans l’ombre d’un doute ta propre personne."


Le regard noir, elle releva alors la pointe de sa lame sur la gorge de son adversaire.


"… Ne les touches pas."

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Aelius Romulus/ Rome

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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Sam 1 Oct - 9:30

"… Tu t’attaquerais à des femmes et des enfants désarmés toi ? Cela serait vraiment fourbe de ta part…"

Aelius resta de marbre. Il savait que son peuple n'était pas un modèle à ce niveau, que bien des enfants mourraient parfois à cause de la bêtise de leurs parents. Cependant il n'était pas un monstre sanguinaire. Il ne tuait pas d'enfants lui-même, ni de femmes. Seulement des hommes sur le champ de bataille. Il avait le sens de l'honneur et respectait ses adversaires. Cependant il ne contrôlait pas les émotions de son peuple, leurs actions.
Il la laissa l'abreuver d'injures et de reproches, il la laissa faire parce qu'il se sentait responsable d'avoir laisser de tels gouverneurs incompétents. Il décida d'éclaircir les choses car visiblement elle n'avait pas compris ce qu'il voulait dire, de quoi il voulait l'avertir.

Sans sourciller devant la lame qui menaçait son cou (de toute façon il ne pouvait pas mourir), il parla, lentement et posément, ne semblant pas effrayé pour deux sous (il en avait vu d'autres).

«Moi je ne les toucherais pas. Mais.... Toi et moi nous ne sommes que des nations. Ce sont les hommes qui décident de ce que devenons, mais nous par contre...avons-nous le contrôle sur nos armées? Non...surtout pas dans un contexte de guerre. Tu sais comment sont les hommes, quand ils sont emportés par la soif de victoire, de revanche, d'idée de s'enrichir? Tu pense qu'un mot de leur nation suffirait à les arrêter? Si je t'ai dis ça, c'est parce que je trouve ça stupide d'avoir amené femmes, vieillards et enfants sur un champ de bataille. Ce n'est pas comme si vous n'aviez pas eu le choix. En plus....ça vous empêche de battre en retraite! Tu t'en est rendu compte?»

Il n'avait pas sourcillé quand plus tôt, elle avait parlé de tuer le loup. Après tout si elle voulait perdre, qu'elle continue comme ça. Aelius savait cette fois que Mars serait de son côté, il gagnerait parce que le dieu de la guerre le soutenait.

Ce qui se passa ensuite vu si rapide que même Sterenn ne sembla pas comprendre ce qui se passait, mais il leva légèrement son bouclier de métal, presque nonchalamment pour endormir la méfiance de l'adversaire, et fit s'y refléter soudain le soleil, éblouissant la celtique qu'il repoussa ensuite grâce au même bouclier.

Il bondit alors en arrière, resserrant sa prise sur son arme. Puis il jeta un coup d'œil sur son armée.

«Tu sais... ma chère Sterenn... que le nombre n'importe pas dans une bataille, en tout cas pour moi et mon peuple. Et tu vas dite le comprendre.....»

Il eut un sourire presque diabolique cette fois, emporté par la fièvre de la bataille, l'agacement contenu depuis le début des provocations de la rousse, la colère de ses soldats et leurs envie de gagner.

Cette fois il n'était plus le guerrier nonchalant qui s'amusait depuis le début de cette bataille, il était un guerrier...qui pourrait, à la moindre provocation adversaire, devenir impitoyable.

Suetonius, le général, et lui avaient tout soigneusement préparer. Le lieu de la bataille avait été minutieusement choisi: dans une gorge s'ouvrant sur une large plaine et bordée d'une épaisse forêt. La gorge avait, comme prévu, protéger les flancs romains des attaques celtique, tandis que la forêt avait empêché tout assaut venant de l'arrière. Épaisse et sombre, il était difficile de s'y déplacer silencieusement. Et il savait qu'aucun briton ne se risquerait à tenter le coup.

Et comme ils l'avaient bel et bien prévu, malgré le désavantage numérique qui faisait que les romains se battaient à 1 contre 20...Une telle disposition et un tel choix pour l'emplacement de la bataille annula grandement les effets de l'avantage numérique des Britons.

Suetonius avait placé ses légionnaires en formation serrée avec les auxiliaires sur les flancs et la cavalerie aux ailes, tout était prévu, calculé pour gagner.(*)

Aelius eut soudain un rictus et reprit, plus froidement, ses yeux cette fois sans pitié, la colère commençant à surgir. Elle ne voulait pas, n'avait pas voulu l'écouter? Très bien elle ne ferait plus face au gentil et romantique Aelius mais à l'impitoyable Rome.
Et cela, elle devait très bien le lire dans ses yeux.
Elle allait comprendre pourquoi il était tant craint partout (mis à part chez Germania mais lui c'était une exception). Il allait montrer à l'autre nation de quoi était capable la terrible machine de guerre romaine.

Il savait ce qui allait maintenant se passer.

Des romains situés à l'arrière lancèrent soudain une nouvelle volée de javelots, les premiers rangées étant au corps à corps. Beaucoup des celtes dépourvus d'armures, et ayant perdu leur bouclier pour ceux qui en avaient, furent fauchés.

Et ça énerva Aelius....pour de bon cette fois: Avantage numérique mais presque pas de cuirasse, de boucliers, aucune organisation.....Et ils pensaient pouvoir battre l'armée romaine?

Profondément frustré que absolument tout se passe comme prévu, sans surprise, et l'idée que les britons pensaient gagner sans aucune difficulté revint plus forte et plus irritante. Il fixa la celte dans les yeux et, cette fois dit, avec une voix d'une froideur absolue.

«C'est quoi ça? On se bat sans cuirasses? Contre une armée entrainée? On fonce, on frappe et on pense gagner si facilement? Tu vas voir que ce n'est pas parce que nous, les romains, nous nous battons en infériorité numérique que ton peuple et toi vous allez gagner? Sans stratégie, ton armée ne vaut rien contre la mienne! Et je vais te le prouver! Tu ne m'as pas pris au sérieux? Et bien nous allons voir que cette fois ce fut une belle erreur! Boudicca a été beaucoup trop arrogante pour cette bataille!»

Du coin de l'œil, il vit que, comme prévue, la cavalerie menait la manœuvre de contournement à la perfection. Il savait que, grâce à la discipline romaine, il allait gagner, sans aucun doute cette fois. Les celtes étaient bien trop désorganisés, d'ailleurs il le voyait bien: petit à petit leurs ennemis étaient repoussés.

Un dernier élan de compassion, adjoint à la promesse que lui-même ne tuerais aucune femme, aucun enfant, aucun vieillard, aucun non participant à cette bataille, ce dernier élan de compassion lui fit dire quelques mots à son adversaire.

«...Désolé Sterenn....mais là tu ne m'as pas laissé le choix! Tu veux que je me batte sérieusement? Très bien! Assume-en les conséquences!»

Levant son glaive, il ne donna qu'un seul ordre, que tout romain entendit malgré le fracas de la bataille. Et à cet instant, le dernier acte commença. La force romaine, en rangs serrés, telle une vague, persuadée d'être protégée par le dieu de la guerre, mit toute ses forces dans cet assaut, repoussant l'armée ennemie, qui avaient essuyé le double, voir le triple, des pertes romaines. Au même moment, la cavalerie, ayant terminée sa manœuvre, attaqua par surprise.

Ca allait être un vrai massacre....
....Mais pas pour les romains.



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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Sam 15 Oct - 10:59

Le temps semblait passer aussi lentement que si elle avait été humaine. Mais dans de telles circonstances, cela n’avait d’ailleurs rien de surprenant. Et plus ce temps passait, plus Rome l’insupportait. Il était trop calme, trop détaché des problèmes que les hommes qu’il représentait avaient causés. Ne pouvait-il pas se sentir un peu concerné bon sang ?!


"Tu es aussi coupable qu’eux ! Si les envies de ton peuple sont de détruire le mien, c’est que tu as le même désir ! Tu es la nation Romaine Aelius !"


N’avait-il pas conscience de son pouvoir ? En tant que nation, il n’était pas qu’un immortel qui regardait seulement les humains agir, non ! Sinon ils leur seraient aisés de les abandonner au moindre grabuge. Euh, ces êtres étranges, il ne faisait qu’un avec leur peuple, leurs désirs étaient les leurs et inversement. Et si Aelius venait à être blessé par la lame que tenait Sterenn, il y aurait des répercutions sur les romains. Une simple coupure pouvait signifier aussi bien un désordre politique comme une dizaine de morts. Il était d’ailleurs assez amusant de voir comment le hasard prenait en compte l’humeur et les blessures d’une nation.


"Si toi tu les arrêtes, ils s’arrêteront."


Elle ne répondit pas aux remarques faites sur la présence des familles des guerriers. Mais cela était depuis longtemps dans ses mœurs, le spectacle des guerriers à montrer aux enfants pour leur faire comprendre que pour devenir aussi courageux, il fallait beaucoup d’entraînements. Pour seul semblant de réponse, elle tourna légèrement le regard et souffla entre ses dents, énervée, se notant pour elle-même d’essayer de ne plus tomber sous le charme d’une nation un peu trop grande-gueule à son goût.

Suivant par instinct le mouvement de son bouclier comme un félin visant le moindre mouvement de sa proie, le soleil si peu présent chez elle se mit à y refléter, l’obligeant à changer la position de son regard et reculer avec sa lame pour éviter les coups bas. Pourquoi le soleil s’était-il décidé à l’éclairer le jour où elle n’en voulait pas alors qu’elle le priait chaque autre jour à revenir ?! A croire que les Dieux s’étaient décidés à se mettre contre elle.

Aelius était organisé et confiant, son sourire légèrement sadique à l’appui. Saleté… Sterenn le savait maintenant, ils étaient surement encerclés, sans autre moyen de gagner cette bataille pour sortir d’ici. Ces emplacements minutieusement choisis ne lui donnait aucun avantage à être en supériorité numérique, une victoire était peut-être encore possible, mais au prix de très nombreuses pertes. Et dans ses yeux, la guerre était déclarée ! Soit ! Depuis que Boudicca avait été bafouée et qu’aucune excuse n’avait été émise, la haine était présente depuis un moment. Ah, il voulait lui faire peur avec son regard ? Même pas en rêve ! Elle se tourna dos à lui, vers ses soldats celtiques, pour crier de toutes ses forces.


"Rejoignez les bords de l’encerclement ! Vous devez trouver une faille et éviter les projectiles ! Courez et tuer d’abord les soldats aux armes à longue portée !"


Mais rien ne ce fit. Dans la pagaille générale à vouloir éviter les javelots et les conflits entre tribus qui empêchait de leur donner un seul ordre à tous, elle ne put voir que les corps tomber les uns après les autres. Elle voyait les familles pleurer ainsi que Boudicca et ses filles qui restaient pourtant fières dans les charrettes. La celtique aperçue alors un de ses guerriers qui courait pour la rejoindre, peut-être dans l’espoir d’un plan miracle, aussi magique que son éternelle jeunesse. La jeune femme fut prise d’un sursaut lorsqu’elle vit un javelot atterrir dans ses entrailles pour que son corps s’écrase à ses pieds, un arc et des flèches à la main. Elle tourna légèrement la tête pour voir le visage de profil posé au sol, figé les yeux ouverts pour affronter la mort. Ce gosse était à peine sortit de l’adolescence.

Pivotant légèrement que le haut de son corps pour se replonger dans les yeux perçant du romain, elle l’entendit se plaindre comme s’ils étaient en train de jouer à un jeu et qu’il trouvait trop facile à son goût. Sterenn fronça les sourcils par mépris.


"Il n’est pas aisé de nous procurer des cuirasses. Toi l’envahisseur, en tant que maître en puissance des terres du sud, tu as juste à lever la main pour t’en procurer une montagne. Pas moi ! Je n’envahis personne et tout se base sur notre travail et sur le commerce avec la Gaule. Faire des cuirasses coute trop d’argent et de temps. Nous n’avons jamais eu à nous battre dans une bataille de cette ampleur, elles ne nous avaient jamais été utiles jusque là. Nous défendons juste nos droits et notre fierté parce que tu nous traites avec moins de respect que tes esclaves. Et tu trouves Boudicca Arrogante ? Vous l’avez souillé, traité comme une traîné, comme un être inférieur aux si puissants citoyens romains… Soit, détruit tout ce qu’il reste de mon peuple, tue-moi ! Je préfère être morte que de subir une telle honte ! "


Bien sûr que les nations avaient le pouvoir d’en tuer une autre de sa lame. Ça non plus il n’en avait pas conscience ? Dans ce cas, il l’apprendra à ses dépends lorsque Germania lèvera un jour son arme sur lui. Ce jour là, elle sera la compagne du germanique, la mère d’un de ses enfants. Par sa main, il la vengera indirectement. Mais en attendant ce moment, le glaive levé, Rome était en train de massacrer les siens avec une facilité déconcertante. Et face à cela, la représentante des britons resta muette. Sans mouvement brusque, elle ramassa l’arc et une flèche tombée à ses pieds. La louve était toujours présente sur la colline, admirant la force de ceux qui la traitaient avec respect.


"… Mais tu n’auras pas assez de cran pour ça. Et malgré tout le mal que tu as pu me faire jusque là, je le jure, je te survivrai."


Sur ces mots, elle tendit son arc et lança sa flèche avec une précision extraordinaire dans le cœur de la louve. Elle l’entendit couiner pitoyablement sous la douleur soudaine avant de tomber de tomber au sol. Ici n’était pas la terre des loups, mais celle des moutons. Aussi forts soient-ils, les crocs de ces bêtes déchirants leur chair pouvait en un seul occire tout un troupeau, mais jamais ils ne disparaîtront. Jamais.

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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Sam 26 Nov - 10:53

Il regarda la louve s'effondrer. Un léger silence s'installa puis l'animal représentant autant le symbole de son dieu que sa ville disparut brusquement. Ce n'était pas une louve ordinaire, comme étaient exceptionnels tous les animaux fétiches des nations. La louve reviendrait un jour ou l'autre, quand il aurait besoin d'elle. Il se retourna vers Sterenn, le visage aussi fermé que l'était celui de son voisin de l'est. Aucun émotion ne transparaissait à travers son visage.

Elle parut surprise de sa totale indifférence. Croyait-elle réellement que la mort de louve (surtout quand on savait qu'elle ne disparaitrait jamais vraiment tant que lui existerait, et que ça n'était pas la première fois qu'elle ''mourrait'') allait le faire s'écrouler? Et bien si telle était son intention cela venait d'échouer.

Et intérieurement, il ricana. Cette fois il n'était plus le gentil Aelius, plus du tout. La dernière retenue qu'il s'était imposée venait de partir en fumée, avec cette flèche.
Que pensait-elle?

Il savait parfaitement d'une nation pouvait en tuer une autre, mais il y avait des conditions pour que l'arme de celle-ci mette fin à l'existence d'un autre pays. Et c'était que le lieu qui avait vu la naissance de la dite-nation soit frappé de plein fouet ou que son peuple soit sur le point de disparaître ou bien que son future remplaçant soit déjà là, même si encore trop jeune. Une nation ne pouvait pas en tuer une autre sans ces conditions.

Sinon quel désordre ça serait.
Mais lui il ne serait pas un tueur de nation.
Il n'avait déjà pas pu empêcher la mort de l'une d'elle, tuée par son peuple à lui


Le souvenir fugace de Carthage lui revint en tête. La cité s'était défendue, l'avait agressé alors qu'ils étaient censé être en paix, avec son fichu Hannibal. Les romains, bien que presque vaincus, s'étaient vite repris et avaient contre-attaquer avec violence, Hibernia lui-même étant venu lui donner un petit coup de main.
Carthage avait été écrasé, vaincu. Hannibal lui avait été banni, ultime tentative des carthaginois pour tenter de se sauver.
Ceci avait été inefficace sur le long terme.
La ville avait été détruite par les romains quelques années plus tard, les habitants massacrés, les ruines de la cité enterrées et du sel rependu partout sur les terres.

Aelius était encore jeune à l'époque, à peine l'apparence d'un adolescent de 17 ans mais il se souvenait de la chaleur des flammes, de son propre souffle affolé alors qu'il cherchait Carthage dans les ruines. Il l'avait trouvé...presque mort, l'autre nation lui avait expiré dans les bras. Jamais le romain n'avait pu se pardonner ça.
C'était son peuple qui avait détruit Carthage, il n'avait pas planté l'épée dans le cœur de son adversaire mais il avait l'impression d'avoir mis fin à son existence tout de même.

Quelle était sa voix à l'instant, son intonation?
Il n'en savait rien et n'en avait cure.


«Je sais très bien qu'une nation peut en tuer une autre. Que des humains peuvent détruire une nation même, comme mon peuple a détruit Carthage à tout jamais!! Crois-tu que voir ce spectacle a quelque chose de réjouissant?»

Il n'avait jamais voulu ça. Et cela du se voir sur son visage pendant un bref instant, l'ombre de ce cruel souvenir, de la mort d'un être qu'il avait pourtant aimé, une mort qu'il n'avait pas voulu.

«Je ne suis pas comme ça...je ne tuerais jamais une autre nation! De toute façon, tu sais très bien que celui qui ose faire cet acte est maudit? Que ses enfants risquent de payer ce crime pour lui? Je suis conscient, qu'un jour, une nation tentera de me tuer et peut-être réussira-t-elle! Toutes les nations savent que ce genre de choses peut arriver, malheureusement!»

Elle ne devait pas s'attendre à ce qu'il dise une chose pareille. Vu la tête qu'elle faisait.
Pensait-elle réellement qu'il n'était qu'un beau parleur sûr de lui, qui pensaient que la richesse et la puissance durerait éternellement?
Oui il était comme ça à un moment, jusqu'à récemment, mais depuis peu il changeait, il prenait conscience des choses. Il jeta un coup d'œil autour de lui, les romains étaient en train de gagner, les britons battaient en retraite, les familles paniquées tentaient de faire fuir leurs chariot, maigre tentative pour semer la cavalerie romaine.

Aelius soupira. Il n'aimait pas agir comme ça, comme un individu cruel. Qu'elle le pense si monstrueux l'agaçait et le blessait aussi, elle ne le connaissait donc que si peu?

Hellas savait voir ses faiblesses, voyait quand il se réfugiait derrière le masque de l'empire intransigeant. Germania lisait facilement en lui aussi, semblait le comprendre relativement bien. Et semblait voir ses faiblesses, ce qui ne plaisait pas forcement au romain d'ailleurs. Il soupira de nouveau, la bataille était gagnée, les troupes partaient toutes dans la même direction, c'était plus une poursuite qu'une bataille.

Il savait qu'il ne pouvait rien faire. Il n'était pas possible de tempérer des soldat sur-excités et vengeurs. Elle était bien naïve pour croire que c'était possible de faire ça. Comment aurait-il pu faire stopper ses troupes maintenant? Si elles avaient été calme encore, oui il aurait pu, mais dans cet état, grisées par la victoire très proches, ils ne l'écouteraient jamais.

«Oui» Reprit-il «Il est possible qu'un jour, une nation me tue . Je suis l'Empire Romain mais à la base, je ne suis que Rome, une ville. As-tu conscience de ce que cela veut dire Sterenn? Une ville peut être prise, Hibernia l'a déjà fait mais il m'a épargné ce jour-là, peut-être parce que je n'étais qu'un enfant à l'époque, trop faible pour l'inquiéter. Il est donc possible qu'un jour (le plus tard possible j'espère) je sois pris une nouvelle fois, personne n'est à l'abri de ça. Je suis puissant, il m'arrive de penser que rien de m'arrêtera mais je suis tout de même réaliste. Tu représentes un peuple, s'il disparaît ou se mêle à un autre, tu disparaitras, si L'Empire romain s'écroule et que ma cité est ravagé, je mourrais.»

Et un jour effectivement cela arriverait. Peut-être Sterenn serait-elle vengée ce jour-là, même si à ce moment elle ne le haïrait plus réellement. Mais elle-même disparaitrait peu de temps après, laissant la place à son fils.

Son fils qui deviendrait pire que lui, qui ravagerait des peuple, tuant même une nation, Native!Amérique, afin de donner ces terres à son propre fils Alfred. Arrachant à son rival son enfant, martyrisant les nations qu'il envahirait. Et martyrisant aussi ses rivaux, les humiliant...

Un Empire bien plus intransigeant qu'il ne l'avait été, bien plus dur, plus repressif que lui, même au fil des siècles il deviendrait plus doux et plus paternel.

Le fils chéri de la celte n'était pas encore né mais deviendrait sans aucun doute bien pire que ne l'était l'Empire Romain.

Les fils de Rome par contre allaient garder la même ''gentillesse'' que leur père, se révélant trop rapides à pardonner, à épargner.

Quand Francis, dès siècles plus tard, même atteint de folie épargnerait cet enfant aux yeux bleus au bord de la dissolution, sans savoir ce que même gamin le ferait terriblement souffrir dans les décennies suivantes. Antonio et sa sœur verraient mourir les nations d'Amérique du Sud, sans être responsables, car ces maladies, bénignes chez eux, se révéleraient mortelles pour les peuples des nations avec qui ils avaient fondé une sorte de famille, ayant même des enfants. Les latins seraient tous, malgré leur force, trop gentils, trop confiants, trop aptes au pardon et souffriraient sans cesse de cette attitude, ceux qu'ils avaient épargné revenant en force sur eux.


Mais ça ni Sterenn, ni Aelius ne pouvaient le savoir. Pour le moment leurs enfants, pour ceux qui étaient nés, étaient petits et faibles, cachés chez la britonne pour les uns et à Rome pour es autres.

«D'ailleurs qui voudrait tuer une autre nation? Ce n'est pas ça qui arrêtera les guerres et les invasions, car l'héritier de la nation défunte voudra la venger..et s'il ne peut atteindre le meurtrier, il fera payer un des enfants ou successeur de celui-ci à la place! Ceci étant instinctif d'ailleurs. Et ça aussi tu le sais très bien!»

Et Lovino le prouverait, beaucoup plus d'un millénaire plus tard, lorsqu'il flanquerait un coup de pied dans la figure de l'Allemagne vaincue, à la fin de cette terrible guerre, lui brisant à la fois le nez et pas mal de dents, même si celles-ci repousseraient car une nation guérit complétement, contrairement aux humains. Quand il le couvrirait d'injures, le tabassant et l'humiliant devant tous les alliés. Mais sans le tuer.

Parce que les latins ne seraient jamais des tueurs d'une autre nation.

«Est-ce que ça en vaut la peine seulement? Je ne pense pas. Je n'ai jamais voulu que Carthage meurt et je ne peux oublier ce terrible jour. Alors non, je ne tuerais jamais une autre nation volontairement. Et je ferais en sorte que mes enfants fassent de même!»

Il en avait assez de ce sujet et riva son regard assombri dans celui de la britonne. Elle avait voulu le mettre réellement en rage? Elle n'aurait pu choisir meilleur sujet pour ça. Rapide comme l'éclair, il lui saisit le poignet, lui faisant lâcher son arc.

Il en avait assez d'être traiter comme le fautif alors que, même aux yeux de l'empire, du sénat, la source de cette révolte, l'attitude des administrateurs romains avec Boudicca était condamnée. Que s'ils étaient toujours vivants, ils auraient été jugés, par lui si les autres n'avaient pas agit. Lui aurait sanctionné. Et qu'ainsi on est montré que l'Empire Romain n'était pas dirigé par des barbares, car ces administrateurs avaient agis comme tels. Quand Aelius regarda autour de lui, il vit que c'était fini.

Les romains avaient..allaient gagner.
Et cette fois, plus rien ne pouvait plus l'en empêcher.



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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Sam 3 Déc - 13:10

Bien sûr qu’elle savait que cette louve n’était pas un animal immortelle et que seule sa race était surtout prise comme le symbole de la nation. Cependant, la jeune femme aurait cru que de tuer l’un de ces animaux aurait un petit effet sur l’humeur du romain. En passant à la colère nullement retenue, ses soldats auraient pu se sentir ne serait-ce qu’un peu désorienté, permettant aux celtes de prendre un peu le dessus. Mais à sa grande surprise, il n’en fit rien. Non, le romain était calme, neutre, indifférent, son plan avait totalement échoué… Du moins, en apparence. Alors le doute s’installa, instaurant le malaise chez la celtique. Son instinct lui demandait de reculer de quelques pas en prévision d’une éventuelle réaction violente alors que sa fierté lui demandait de faire face à l’ennemi.

Finalement, la fierté l’emporta, bien que sur les deux, seule Sterenn risquait sa vie. Les conditions étaient réunies, ils étaient sur ses terres, elle avait déjà des enfants et il ne restait que la volonté du romain pour lui donner le droit de vie ou de mort. Mais voilà un bien grand mot dont elle ne connaissait finalement pas la signification exacte. De toute sa longue vie, Britannia n’avait jamais été confronté à la mort d’une nation, que cela soit de ses propres mains ou celles d’une autre. Non, elle connaissait juste les lois qui leur permettaient de vivre sans qu’aucun exemple ne se soit présenté à elle. Mais Sterenn savait que cela était déjà arrivé, un bouche à oreille était parvenu jusqu’à ses terres pour lui annoncer en t’autre la disparition de Carthage qu’elle n’eut jamais l’occasion de connaître. Il paraissait que de nombreuses nations s’étaient retournées contre lui, dont Rome ici présent, sans qu’elle n’en sache la véritable raison. Les informations étaient trop souvent filtrées avant d’arriver ici.

Sterenn resta un moment silencieuse, laisse le romain s’énerver contre sa propre bêtise, sa propre jeunesse trop naïve qui avait, sans vraiment le vouloir, tuée l’un des leurs. Son visage reflétait toujours ce qu’elle ressentait, une libération intérieure de ne jamais disparaître des mains de cet Empire si puissant et surtout la surprise d’une telle déclaration. Alors ce romain n’était finalement pas si imbu de lui-même ? Voilà qui était vraiment surprenant, surtout lorsqu’on voyait tout le pouvoir qu’il s’était procuré au fil des années. Ah mais peut-être avait-il changé que tout récemment ? Peut-être même était-il en train d’inventer ces états d’âme de toutes pièces pour la chambouler ? Et pourquoi pas après tout, Aelius pouvait surement être un très bon manipulateur.

La celtique passa un coup d’œil sur le champ de bataille alors que l’amertume était en train de l’envahir, ses familles fuyaient désespérément alors la quasi-totalité de ses soldats gisaient sur le sol, teignant cette verte prairie du sang qui avait coulé si peu de temps dans leurs veines. Qu’allait donc t-il arriver aux survivants ? Les femmes ? Les enfants ? A Boudicca ? Et à elle-même ? L’angoisse commençait à lui serrer le cœur et lui provoquer des sueurs froides alors qu’Aelius semblait soupirer d’ennui. Voyant cela, sa rage ne fit que monter un peu plus dans son cerveau, c’était juste ignoble.


"Cesses donc de me prendre de haut pour m’expliquer des choses que je sais déjà. Et surtout, tais-toi, même ta voix m’est insupportable aujourd’hui."


Ses nerfs étaient à vifs, que ce fut le romain ou une autre nation, Sterenn ne se sentait plus d’humeur à discuter. La rage était telle qu’elle ne pensait plus qu’à une chose, frapper, torturer, peut-être même tuer pour se calmer, n’importe qui, n’importe quoi, mais quelque chose qui la libèrerait de ses larmes, de son chagrin qu’elle ne parvenait pas à faire ressortir de sa gorge douloureuse. Et si la celtique ne dégageait pas rapidement ce sentiment, l’avenir risquait de devenir bien sombre. Car en donnant son amertume à sa descendance, ils pouvaient alors bien devenir des nations puissantes, des conquérants sans pitié qui donneront la victoire à leur mère défunte en n’en détruisant d’autres. Sterenn était une mère douce, un peu maladroite, aimant ses enfants… mais qui ne pardonnait pas facilement.

Mais même si elle se trouvait un jour soudainement armée jusqu’aux dents et dans la possibilité de s’emparer de Rome, elle n’aurait sans nul doute jamais tenté de le détruire, ni même tenté de faire le chemin jusqu’à lui. Pour ses sentiments passés… non, pour ses sentiments encore et toujours présents pour le romain. Ah, cet immortel savait se faire aimer même lorsqu’il était en guerre contre vous, peut-être était-ce finalement ça qui l’avait amené à toujours plus de pouvoir.


"Tu radotes Aelius, je vais finir par croire que tu commences à vieillir."


A toujours parler de la mort des nations, la jeune femme ne parvenait pas à faire le vide, sans compter son regard trop sérieux qui avait pris en otage le sien… Mais elle ne s’était vraiment pas attendue à ce mouvement brusque qui la priva de son arc. Affolée, elle tira de toutes ses forces pour se libérer de la poigne du romain, quitte à tomber si celui-ci se décida enfin à la lâcher. Elle voulait lui crier de la lâcher, mais les mots ne parvenaient pas à sortir, seules des petites exclamations de peur parvinrent à franchir ses lèvres. Les genoux pliés, le dos légèrement arqué, Sterenn ressemblait à une nation sauvage, une femme au tempérament animal que personne n’était parvenu à dompter.

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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Mer 8 Fév - 20:12

«Tu radotes Aelius, je vais finir par croire que tu commences à vieillir»

Possible, il avait déjà grandis tellement rapidement...quelque part il allait peut-être vieillir plus vite que ses semblables...même s'il espérait que ça serait le plus tard possible.
En attendant, il fallait qu'il fasse en sorte que son adversaire ne soit pas blessé, le massacre de son peuple serait déjà assez douloureux pour elle.

Qu'elle le lui reproche si elle voulait.

Mais Boudicca n'avait-elle pas tué de nombreux romains dans les colonies? C'était évident qu'il y aurait représailles, plus qu'évident. Et si elle cherchait la guerre, elle ne devait pas s'étonner de la trouver...et pire encore avec les provocations diverses lancées à la tête de l'armée. Il avait voulu prévenir la belle rousse pourtant mais elle n'avait pas voulu l'écouter..

Nul ne défie L'Empire romain, surtout quand l'empereur n'est pas vraiment un équilibré, même si la Nation tente de rattraper la situation, elle ne peut virer que ainsi sans efforts de l'adversaire.

Et là alors qu'il la tenait, jamais elle n'avait autant ressemblé à un animal sauvage, prise au piège.

Comme lors de leur première rencontre où elle s'était débattu de la même façon. Même si ce jour-là, tout deux étaient couverts de blessures. Là ils étaient juste fourbus, après des heures de combats. Justes quelques égratignures les zébraient, leurs cheveux étaient emmêlés...et même son armure était abîmée ici et là. Sa cape, elle, était déchirée.

«Déjà, calme-toi!»

Mais elle ne semblait pas vouloir l'écouter, d'après ses gestes et ses insultes. Il souffla de colère et d'agacement, il en avait assez de cette conversation...dire qu'il tentait de se justifier et de s'excuser depuis quelques heures et il en avait plus qu'assez de ne pas être écouter, d'être vu comme le méchant alors qu'il blâmait les vrais responsables...Il décida d'agir comme l'aurait fait Hibernia, attrapa Sterenn et la balança par dessus son épaule. Sa patience avait des limites, vraiment elle en avait même s'il pouvait encaisser beaucoup.

Ignorant les hurlements qui lui disaient de le reposer immédiatement par terre s'il ne voulait pas mourir, souffrir et autres joyeusetés, il réfléchissait un peu.
Le camps militaire? Heu non....mauvaise idée (quoiqu'elle avait quelques blessures à soigner). La maison de la celtique? Oui peut-être était-ce la meilleure solution pour elle? Mais...pouvait-il la laisser en liberté après de tels évènements? S'il ne tenait qu'à lui, oui bien entendu qu'il ne ferait mais son avis seul ne comptait pas.

«Hum...Dis moi tu n'as pas laisser tes fils seuls quand même?»

Parce qu'il ne pouvait pas la retenir prisonnière si les gamins étaient livrés à eux-même. Il était un père et ne laisserait jamais ses enfants seuls...enfin pas sans leur mère ou des esclaves pour veiller sur eux.

«Bon écoutes, je te ramène chez toi, et pas à Rome comme mon empereur me l'a ordonné, si tu me promets de rester tranquille...disons un petit siècle? Assez de temps pour te prouver que moi je ne suis pas comme ces hommes qui ont provoqué cette révolte en s'en prennant à Boudicca...»

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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Mar 14 Fév - 17:47

En y réfléchissant bien, Sterenn devait être bien plus vieille que le romain. Non, c’était même sûr, le souvenir de Ruanaidh lui parlant de ses voyages et comment il s’était amusé à botter le cul d’un enfant de la méditerranée ne pouvait que le désigner. Cependant, les nations ne vieillissaient pas comme tout le monde. Certaines, bien que plus jeunes que d’autres, se voyaient marquées de rides lorsque leurs ainées n’en possédaient pas. L’explication venait du comment vivait la politique et la population qu’ils représentaient. Dans le cas d’Aelius, à faire le conquérant sur toutes les terres qui l’entourait avait dû l’épuiser, sans compter qu’il fallait gérer un territoire de plus en plus grand.

Sterenn de son côté n’avait jamais été envahissante. Avec ce qu’elle avait appris auprès de ses guerriers, elle se défendait surtout contre les envahisseurs qui souhaitaient mettre la main sur ce qu’elle représentait. Aussi n’avait-elle pas trop souffert de la vieillesse si ce n’était celle arrivée après chaque naissance de ses enfants.

Aujourd’hui, elle se défendait une nouvelle fois contre les envahisseurs. Alors oui, elle avait tué des romains, mais si elle avait pu accepter une arrivée pacifique qui lui apporterait savoir et richesse, manquer de respect aux plus importants personnages de sa civilisation comme des êtres inférieurs à la nation romaine, ces hommes n’avaient plus leur place sur ses terres. La jeune mère tranchait donc les gorges de ses nouveaux ennemis, les effrayant de peinture bleue sur le corps et de cris de guerre pour les voir repartir rejoindre la Gaule.

Mais ça n’avait pas fonctionné cette fois-ci, surement parce que le romain avait déjà fait le tour du personnage et connaissait donc sa manière de procéder. Elle avait perdu, elle ne pouvait plus changer son destin à présent. Face à ce futur que les Druides ne lui avaient pas prédit, la celte s’effraya et voulu fuir ; peut-être rejoindre Hibernia pour qu’il puisse lui prêter main forte contre un ennemi qu’il connaissait déjà.
Ahah, se calmer ? Elle était bien bonne ! Comment pouvait-elle sérieusement reprendre son calme en sachant ce qu’elle risquait en perdant cette bataille ? Pas le temps de lui balancer tout le flot d’insultes existantes dans son vocabulaire que Sterenn se retrouva soudainement perchée sur l’épaule d’Aelius comme un sac à patates.

Mais d’où leur venait donc cette manie ? Ruanaidh l’attrapa souvent de la même manière et des siècles plus tard, un germanique répétera cette action pour la ramener chez elle en exprimant son seul souhait qu’était celui de lui faire un enfant, rien que ça. Peut-être ressemblait-elle vraiment à un sac ? Peut-être était-elle tellement petite qu’il était plus pratique de l’avoir sur l’épaule pour en faire comme bon leur semblait. Qu’importe, ça ne lui plaisait pas et lui prouva en frappant du poing sur son dos.


"Lâche-moi ! Lâche-moi ! Tu ne vas quand même pas croire que je vais te dire où sont mes enfants ?! Maudit soit ce Caius Suetonius Paulinus, je ne trouverai la paix qu’à sa mort ! Il a tué tant de femmes et d’enfants… et mes Druides…"


Bien entendu… Enfin, pour une fois que cela ne lui était pas complément sortie de la tête, la jeune femme avait confié ses enfants à une vieille femme du village le plus proche de sa maison pour garder un œil sur sa turbulente descendance. Et pendant ce temps, Sterenn pleurait au sens propre ses morts et la disparition soudaine de ses Druides qui avaient toujours fait partie de sa culture; ses mains retenant ses larmes sans une grande efficacité.


"Si tu penses que toute mon île sera à toi, laisse-moi te dire que tu te trompes lourdement Aelius. Je t’ai accueilli, j’ai aimé ce que tu représentais, j’ai développé des sentiments que tu parviens toujours à faire naitre chez les nations féminines que tu croises… Mais ton gouvernement est allé trop loin. Vous avez gagné une grande partie de mon territoire, mais trop de tribus occupent ces terres et elles sont aussi farouches que Ruanaidh. Jamais tu ne gagneras."

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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Sam 26 Mai - 18:12

Elle pleurait.
Il le savait même s'il ne la voyait et ne l'entendait pas.
Il ne dit rien, fit mine de ne rien voir et rien entendre.
Il comprenait.


Lui-même avait connu échecs et humiliations à l'époque où il était encore fragile, où sa méthode de combat n'était pas la meilleur. Mais âpre et obstiné, il se relevait toujours, essuyait ses yeux de sa main et la lueur guerrière dans son regard revenait, même si sa douleur et sa rage était toujours là.

Oui il comprenait ce qu'elle ressentait. Et les mots qu'elle prononça ne l'étonnèrent même pas.

"Si tu penses que toute mon île sera à toi, laisse-moi te dire que tu te trompes lourdement Aelius. Je t’ai accueilli, j’ai aimé ce que tu représentais, j’ai développé des sentiments que tu parviens toujours à faire naitre chez les nations féminines que tu croises… Mais ton gouvernement est allé trop loin. Vous avez gagné une grande partie de mon territoire, mais trop de tribus occupent ces terres et elles sont aussi farouches que Ruanaidh. Jamais tu ne gagneras."

Ho il s'en doutait.
Une victoire si durement gagnée.
Une révolte si durement écrasée.
Et tant de morts pour quelque chose qui aurait peut-être pu se rêgler d'une autre méthode.


«Je me doute que tu me déteste, que tu me feras payer et que si ce n'est pas toi ça sera un de tes fils! Je le sais, ça arriva propablement un jour. tout comme moi j'ai un jour fait payé Ruanaidh de l'humiliation que lui et son chef Brennus m'avait fait des siècles plus tôt. Je lui avais crié qu'il le pairait, il en a bien rit ce jour-là....beaucoup moins après que j'ai conquis Huctia. Alors oui je m'y attends.

Et un jour, si ça arrivait, s'il en mourrait ...un de ses fils le vengerait, à sa manière mais, Aelius n'en doutait pas, le vengerait!

Il arriva rapidement au campement romain, fait de bois et de pierres comme remparts, hissés sur une butte de terre et entouré par un grand fossé, un camps tout ce qu'il y avait de plus traditionnel, un camps bâti en un temps record par les légionnaires, un camps capable de résister à un assaut s'il était suffisamment défendu par les hommes en armes.

Il arriva à sa tente, située près de celle de celui qui avait dirigé l'attaque. Elle était simple, et pas spécieuse bien que plus grande que celle de simples hommes. Ce n'était pas spartiate, restait agréable tout en étant un endroit où dormir en temps d'affrontement.

Laissant tomber "son chargement" sur l'unique couche (il cédait toujours le confort aux femmes) , se disant qu'il allait devoir passer une nuit blanche à la surveiller...il n'était pas fou au point de dormir par terre, alors qu'elle ne rêvait que lui tordre le cou. S'il ''mourrait'', il réapparaîtrait à Rome, loin d'ici et elle pourrait se reprendre le temps qu'il revienne.

«Tiens!»

Il lui laissa tomber entre les mains une amphore en terre cuite, remplie d'eau et un morceau de tissu. Lui tournant le dos il ajouta, l'air de rien «Tout ce bleu c'est bien impressionnant au combat mais si cela se glisse dans tes blessures, tu aurais des cicatrices de cette couleur, ce qui l'est beaucoup moins! Ha oui et tu as une plaie sur la joue, nettoie-la au moins! Une blessure infectée met plus de temps à guérir, même pour nous!»

Rien qu'à l'imaginer couturée de cicatrices bleues, il avait envie de rire tiens!
Ce n'était pas très gentil mais ça détendait quand même d'y penser.


Ne se retournant pas immédiatement, mais restant au aguets, il arracha sa cape rouge trouée de partout et la jeta sur un fauteuil. Il garderait son armure pour le moment.
Encore une fois il ne voulait pas baisser sa garde trop vite. il ne la connaissait pas aussi bien que Gaule, que Hispania, Égypte ou Grèce et ne savait jamais ce qu'elle réservait.

Il se laissa tomber dans son fauteuil, face à elle, après avoir bu une gorgée de cervoise qu'il venait de se verser. Il versa une seconde coupe et la lui tendit, sans un mot, avant d'attendre quelques instants qu'elle se mette à l'aise. Ils se fixèrent ainsi un petit moment puis il soupira, se passant une main dans ses cheveux emmêlés.

«Ca va, ne me regarde pas comme si j'étais le Grand Méchant Loup...» Il ricana de sa petite plaisanterie. «Je n'ai jamais mangé personne.»

Il n'était pas bourreau sadique et cruel. Quand il avait capturé Gaule, il avait été charmant avec elle, l'avait soigné, lui avait offert un bon repas et les meilleurs traitements avant qu'ils ne reviennent à Rome.

Je suis un être civilisé quand même!

Tout de même il fallait mettre les points sur les i avant d'entamer tout dialogue diplomatique. Vu son air quelque peu courroucé, elle risquait de lui balancer la coupe à la tête sous peu.

«Sérieusement Pydrain, je peux comprendre que tu sois en colère. Ta chef a été humiliée, traitée comme moins que rien. Si j'avais été à ta place, j'aurais été furieux aussi. Mais, comme je te l'ai déjà dit, je ne suis pas derrière le dos de tous mes gouverneurs dans tout l'empire, ce n'est pas ma faute si mon empereur nomme des incompétents dès que je ne suis plus derrière son dos pour lui flanquer une taloche dès qu'il se trompe. Rien que pendant mon absence là, je parie qu'il a fait plus d'erreurs que toi , tes fils et moi n'avons de doigts.»

Bon peut-être qu'il exagérait un peu...
...juste un peu.
On voyait tout de suite la confiance qu'il avait en son empereur Néron.
Mais bon, visiblement celui là avait l'air presque aussi fou que Caligula...
..même si c'était dur d'être PIRE que lui.


«Pour en revenir à ta révolte, moi je pourrais te signaler que tu as tué aussi des innocents dans l'affaire, qui n'avait rien à voir avec cette histoire. Alors les reproches, tu es mal placée pour en donner.Le fait ce tuer les responsable de tout ça est une chose, s'en prendre aux habitants des cités qui eux n'avaient rien fait en est une autre! Je me doute de tes raisons, je pourrais même te dire votre but, alors pas la peine de les redire encore une fois, j'ai suffisemment compris tout à l'heure....»

Il termina sa tasse. Il devinait ses reproches et sa colère mais il devait en arriver à un point bien précis.

«Bon, revenons à la situation présente. Il va falloir prévoir ce que nous allons faire désormais. Je pourrais t'imposer mes décision sans te demander ton avis. Seulement je préfère te demander, tout d'abord si tu as des revendications précises...dans la mesure du possible. Par exemple je pourrais sans doute obtenir d'épargner les prisonniers, surtout les femmes et les enfants, mais pour Bouddicca tu te doute bien que je ne pourrais rien faire si elle s'est faite prendre!»


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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Dim 10 Juin - 11:07

Elle n’était pas faite pour se battre.
Longtemps on avait parlé des celtes comme de farouches guerriers qui défendaient leurs terres sans pitié et avec courage. Mais en faite, lorsqu’il s’agissait de victoire, l’allusion était surtout portée sur son voisin Hibernia et non sur elle. Sterenn ne savait qu’effrayer ses ennemis en leur faisant croire qu’elle était toujours sûre de la défaite de ses ennemis. Mais ce n’était qu’un jeu de scène, des cris, de la peinture, mais pas la force suffisante. Etre une femme pouvait-il avoir une conséquence directe sur la puissance de son peuple ?

Sterenn avait beaucoup travaillé pour établir une égalité entre les hommes et les femmes, qu’il s’agisse de pouvoir ou de choix important. Pourtant, les peuples qui l’entouraient déclaraient sans rougir une politique misogyne sans borne. Boudicca était du même avis qu’elle, elles s’étaient soutenues mutuellement pour prouver au monde leur force. Mais non, aucune femme ne pouvait réellement égalée un homme. Si cela avait été le cas, jamais la celtique ne se serait retrouvée sur ces terres à se battre en ce moment. Parce que tout cela avait été provoqué par la faiblesse de Boudicca, la faiblesse d’une femme qui n’avait pas pu se défendre comme les assauts d’un homme.

Au moins ne s’était-il pas moqué d’elle en entendant crier Sterenn qu’elle se vengerait un jour. Il était plus jeune qu'elle, mais présentait une sagesse qu’elle n’avait jamais réussi à posséder. Peut-être finalement avait-il plus de recul qu’elle, plus d’expériences malheureuses. Alors qu’il pleurait la mort de Carthage dans un paysage chaotique, surement ne faisait-elle que rentrer ses moutons pour la nuit.

Mais le temps n’était pas encore à sa prochaine vengeance, d’autant plus que celle de Boudicca avait échoué pitoyablement. Non sans peur et une certaine réticence, le romain mena la jeune femme jusqu’au campement romain construit pour la bataille qui avait été menée. Il décida finalement de la déposer dans ce qui lui servait de couche. Un instant, la celtique pâlie fortement, ajouté à cela son teint beaucoup trop clair, on aurait pu croire un instant qu’elle était passée de vie à trépas. La raison ? Un homme, une nation, celle qui avait eu nombres d’amantes dans le continent venait de la poser sur son lit. Une femme sans trop de naïveté viendrait forcément rapidement à l’idée qu’elle risquait de devoir donner son corps contre sa défaite.


"Tu… Tu vas m…"


Sterenn n’eut pas le temps que finir sa phrase que le romain lui força à prendre une amphore remplie d’eau et un bout de tissu pour retirer sa peinture et nettoyer ses blessures. Il s’était contenté de se retourner alors qu’il aurait pu quitter la pièce. Voilà une décision bien étrange, il aurait été plus sécurisant de sortir et de mettre des gardes autour de la tente pour éviter que celle-ci ne s’enfuie. Mais non, Aelius lui tournait le dos, lui laissant la possibilité de le tuer à n’importe quel moment. Oh oui bien-sûr il restait sur ses gardes, mais si la jeune femme était moins forte que lui, elle en était d’autant plus rapide.

Ce fut donc sans crier gare que la celtique sortit un couteau caché près de sa hanche et le lança de telle sorte qu’il frôla le visage de Rome pour se planter dans la toile de la tente avec quelques mèches brunes de ses cheveux.


"Si je l’avais voulu, j’aurais pu te tuer. Mais faire ça en traitre me semblerait être une victoire volée trop honteuse à porter. Je ne sais pas si tu es malin au point de comprendre que tu ne risquais rien dans ta position ou si tu es stupide de me tourner le dos ainsi."


Ne cherchant pas plus à savoir s’il allait enfin se retourner ou non, la jeune femme aux cheveux flamboyant retira ses vêtements sans une once de pudeur. Bien-sûr, dans d’autres circonstances, elle pouvait être très pudique. Mais elle voulait se montrer sûre d’elle et peut-être même un peu fourbe. Oui, la jeune femme essayait de le rendre mal à l’aise, et pour en ajouter toujours un peu plus, elle lui jeta quelques vêtements sales à la tête.
Se nettoyant donc rapidement de sa peinture, elle lui vola la cape rouge qu’il venait de poser et enroula une partie de son corps avec, de sa poitrine à un tiers de ses cuisses. Les jambes croisées, ressortant légèrement la poitrine, la celtique avait une position audacieuse, effrontée, juste pour prouver que sa soumission ne serait jamais complète.


"Je n’ai pas peur des loups. Les loups, je les tue, sans remords, tu as pu t’en apercevoir. Si ces créatures attaquent mes moutons, mon peuple, je les traquerai jusqu’au bout. Mais certains loups savent séduire et endormir la confiance de ses victimes parait-il."


La gentille, la douce, l’aimante petite Sterenn qui était avec ses enfants et les gens qu’elle aimait plus que tout n’avait pas fait acte de présence aujourd’hui. Le regard hautain, les bras croisés, elle désigna son interlocuteur du pied. Si lui se voulait diplomate, elle n’en avait aucune utilité avec son envahisseur.


"C’est pas mon problème, démerde-toi. Si ton gouvernement ne fait que des conneries, provoque un coup d’état, fais quelque chose. Je n’ai pas à m’occuper de toi et de ta politique, tu n’es pas mon fils. Alors lorsque vous venez foutre la merde ici, je me défends, je me venge, je n’ai rien à me reprocher. Je donne les coups, toi tu changes les choses ou tu dégage de mon pays."


Sterenn n’y avait pas été avec des pincettes. Cependant elle était persuadée de n’avoir rien à se reprocher, même si elle avait pu tuer des innocents, elle n’en gardait aucun remord. Sans faiblir, elle reprit.


"Tu connais déjà mes revendications. Libère mes prisonniers, tue les coupables qui ont fait du tort à Boudicca et ses filles et va donner des claques à ton empereur !"

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MessageSujet: Re: [+60] Les révoltes sont les aléas d'un Empire | pv Prydain   Jeu 25 Oct - 18:02

Il s'assit face à elle, sans ciller. Sous son apparence détendue, ses muscles étaient prêt à l'action, prêt à se relever, à éviter une attaque. Il était sur ses gardes, il aurait été difficile de ne pas le voir, même s'il offrait une attitude souriante et innoffensive, ce serait une erreur de le sous-estimer à ce moment-là. Des petits couteaux étaient cachés dans une de ses bottes, à sa ceinture et même accroché à un de ses avant-bras.

Il se doutait qu'elle le détestait à ce moment-là. Impuissante et vaincue, elle déversait sa rage, son venin sur le vainqueur, le sachant tolérant à ce niveau, sachant qu'il laissait faire, ne faisant que se défendre d'éventuelles agressions physiques. Il laissa apparaitre un sourire sur ses lèvres alors qu'elle parlait de massacres de loups.

Indifférence.
C'était tout ce qu'il ressentait face à ces menaces déguisées en belles paroles.
Lui aimait cet animal, son symbole, mais il ne lui demandait pas de comprendre pourquoi.


C'était une louve qui l'avait sauvé du froid et de la faim quand il n'était qu'une petite nation impuissante, ignorée encore de ses humains si peu nombreux. Ce n'était pas un mouton qui l'avait protégé ce jour-là mais ce qu'on voyait comme un cruel animal sanguinaire.

Quelle Ironie.

"J'endors ta méfiance donc? J'ai pourtant toujours été franc avec toi. J'ai toujours été clair. Mais c'est comme beaucoup d'autres nations....dont toi. Tu est douce et gentille en tant normal non? Rien à voir avec ton attitude de maintenant. Pour moi c'est la même chose. Je suis un loup si tu veux. Oui. Mais uniquement quand je dois attaquer ou me défendre." Il eut un sourire taquin, presque joueur alors qu'il lui tendait une coupe de cervoise. "Je t'assure qu'en temps de paix, je suis doux comme un agneau."

Il reprit rapidement son air sérieux alors qu'elle parlait de son chef de nouveau, de son Sénat et de tout les problèmes découlant de tout cela. Il en était conscient lui aussi. Il faisait de son mieux pour tout ça mais parfois cela le dépassait. Parfois les humains ne l'écoutaient plus.

C’est pas mon problème, démerde-toi. Si ton gouvernement ne fait que des conneries, provoque un coup d’état, fais quelque chose. Je n’ai pas à m’occuper de toi et de ta politique, tu n’es pas mon fils. Alors lorsque vous venez foutre la merde ici, je me défends, je me venge, je n’ai rien à me reprocher. Je donne les coups, toi tu changes les choses ou tu dégage de mon pays."

Aelius leva les yeux au ciel, attrapa un grain de raisin dans une coupe et le goba, avant de lâcher, d'un ton morne et indifférent; montrant à quel point le sujet l'indifférait tant il en avait l'habitude ces temps-ci.

"Pas besoin de coup d'état crois-moi. Il est tellement fou et insupportable que ça va finir comme pour Caligula, tu sais celui qui avait fait nommé son cheval consul..."

Celui-là il ne le regrettait pas. Il n'avait pas été présent lors de son assassinat mais se demandait sérieusement s'il aurait agit, si tel avait été le cas, pour le protéger. Il en doutait parfois. Même Néron réussissait à le mettre en colère ces temps-ci et pourtant il était très patient avec ses empereur. Presque machinalement, il se saisit le bras gauche, là où persistait une plaie marquant un épisode douloureux de son histoire, un parmi tant d'autres.

"Mais bon, nous ne sommes pas là pour parler de cet enfant insupportable..."

Il l'écouta attentivement, comme il l'avait fait pour tant de nations avant elle. Il ne cillait pas mais écoutait, avec sérieux et garderait tout en mémoire pour en parler à la capitale si cela en valait la peine.

"Tu connais déjà mes revendications. Libère mes prisonniers, tue les coupables qui ont fait du tort à Boudicca et ses filles et va donner des claques à ton empereur !"

Il sourit légèrement, tout cela il s'en était douté, elle n'avait même pas besoin de le dire. "Pour les claques à l'Empereur, ça peut s'arranger dès que je rentrerais. Pour les prisonniers je vais voir ce que je peux faire dès demain. Pour les coupables..." Il s'immobilisa et haussa un sourcil en la regardant. "Ils sont toujours vivants? Je pensais que tu les avais massacrés?"
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