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 Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]

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Elizaveta / Hongrie

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MessageSujet: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Mer 3 Fév - 16:02

21 mars 2009.


Printemps. Le printemps et ses fleurs qui s’épanouissent, le soleil qui revient briller au dessus du lac Balaton, les oiseaux qui reviennent de leur migration. La vie qui reprend, tout simplement.
Et pour fêter le renouveau, le printemps, l’équinoxe, en bonne descendante de Magyar, Elizaveta organisait un festival. Oh, pas un de ces festivals farfelus que ses cousins, Eduard et Tino, étaient capables de créer. Non, juste un grand festival de printemps, avec des musiques, des danses, des expositions. Et là, elle avait un invité d’honneur. Honda Kiku. Le Japon lui-même s’était déplacé. En effet, 2009 était l’année du Japon en Hongrie. Ce festival de printemps entier lui était dédié, à lui et à sa culture. Pour les 140 ans d’entente entre eux. Enfin, cela faisait 40 ans que le contact avait été renoué, Ivan lui ayant au départ, formellement interdit de reparler à un cet ancien allié qu’était le Japon.

Laissant son regard voguer sur le Danube de Budapest la romantique, Elizaveta se souvenait de la première fois qu’elle avait vu Japon. Elle n’était pas en très grande forme à l’époque. Elle avait encore les meurtrissures de la répression Autrichienne et Russe de sa révolution de 1849. L’humiliation avait été cuisante. Après sa reddition auprès de Roderich, la répression avait été ferme et son corps avait souffert. A cette époque, elle devait obéir. Elle devait parler allemand, elle devait se comporter comme Roderich l’exigeait. Et malgré les coups de sang parfois violents de la demoiselle, elle s’était résignée. Qu’est-ce qui est impossible pour le cœur d’une femme amoureuse ?
Enfin, dans les années de tourmente, elle avait rencontré deux jeunes gens.
Un adolescent blond, arrogant, aux grands yeux d’azur. Un idéaliste qui l’encourageait à se rebeller contre l’Autriche, à vouloir être libre, quitte à se battre comme il l’avait fait contre son propre tuteur. Alfred F. Jones.
Un jeune homme discret, aux yeux d’un noir profond, timide et réservé. Pas très grand, avec une voix très douce. Il était habillé étrangement pour elle, l’Européenne jamais réellement sortie de ses frontières. Mais elle avait remarqué le sabre à son côté.
Elizaveta aimait les armes. Plus les armes blanches que les armes à feu. Les armes à feu, elle trouvait ça lâche. Elle ne sentait pas l’ennemi, avec un pistolet ou un fusil. Avec une épée ou une poêle, si.

Elle se rappelait de son regard timide et curieux à la fois. Elle était amusée de le voir découvrir, sans doute, sa première nation féminine européenne. Qu’elle montait à cheval comme un homme, sans peur de se salir et de retrousser sa robe. Qu’elle n’avait pas peur de tenir tête à des hommes, même si parfois, elle recevait –logiquement ?- des représailles.
Elle se rappelait de ce visage juvénile qui ressemblait à celui d’une jeune fille tellement ses traits étaient doux et fins. Et finalement, une discrète mais solide amitié se créa entre les deux nations.

Un papillon vola jusqu’à la fleur que la Hongroise avait accroché dans ses longs cheveux. Le printemps… LE FESTIVAL !
Toute à ses souvenirs, elle avait oublié la notion de temps. Elle se devait d’être là, d’ouvrir le festival en même temps que son invité. De se montrer, main dans la main avec le nippon, afin de montrer que l’amitié entre les deux pays était toujours en vie, que rien n’était mort en dépit des années. Qu’ils n’avaient pas pris une ride, en dépit des guerres. Qu’étaient 140 ans pour deux nations ayant dépassé le millénaire ?

En l’honneur de son invité, connaissant son goût pour les mangas et les animes, le festival commencerait par des projections d’anime sur écran géant. Petit clin d’œil à leur tendance commune d’otaku. Elle voulait que le séjour de Kiku soit le plus agréable possible pour lui. Qu’il prenne conscience que le peuple hongrois, qu’elle aussi, avait en grande amitié le Japon.
Il était dix heures du matin, elle s’était mise en retard à force de trop se replonger dans le passé et déjà on frappait à sa porte. Serait-ce déjà Kiku ?


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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Jeu 4 Fév - 22:10

    Une fois à droite, puis à gauche, encore à gauche, et encore à gauche, tout droit, à droite, à droite, à gauche...

    ...Tout droit...

    Droite...

    Euh... Demi-tour... ?

    ...

    Le doute n'était plus permis.

    Il était totalement et indéniablement perdu.

    Une demi-heure qu'il déambulait dans les rues de Budapest. Après plusieurs dizaines d'années passées sans avoir mis les pieds en Hongrie, le Japonais n'avait pas pu s'empêcher de contempler la ville. Circulation, embouteillages, lambdas qui se pressaient vers leurs lieux de travail... Ici, c'était comme partout. Comme à Paris, comme à Londres, comme à Viennes, à Stockholm, à Rome, à Tokyo... Budapest la Belle était devenue une fourmilière géante, comme tant d'autre cités de par le monde. Les voitures avaient remplacées les calèches, les boites de nuit new age avaient remplacées les vieux tabacs d'autrefois, et les groupes d'ados avaient remplacés les peintres et les gentilshommes sur les bords du Danube. Pourtant, malgré tout ces changements, la ville était belle. Malgré les immeubles et autres bâtiments, on arrivais encore à trouver des petites rues où l'architecture des bâtiments étaient plus traditionnelle, plus ancienne. C'était comme un voyage hors du temps. Ou plutôt comme s'ils étaient toujours plus de 100 ans en arrière.

    Enfin bon, c'était bien beau tout ça, mais c'était justement à cause de ça qu'il se retrouvait dans cette situation, le Japonais...

    Ah oui... Que voulez-vous, c'était ça d'être du genre à avoir la tête dans les nuages et plus franchement avoir les pieds sur terre dés que l'on se perdais dans la contemplation de quelque chose. Surtout quand le quelque chose en question n'était autre que des ruelles qu'il avait pourtant arpenté si souvent, guidé par celle qu'il venait aujourd'hui voir.

    En effet, Elizaveta la Hongroise l'avait invité à célébrer le festival de printemps de Budapest à ses coté, profitant pour lui faire une belle surprise en mettant le Japon à l'honneur pendant deux jours entiers, pour fêter la 140éme années d'amitié entre leurs deux pays. Il devait avouer que l'attention l'avait touché, surtout qu'il était resté seul et isolé si longtemps qu'il était devenu malgré lui terriblement réceptif aux signes d'amitié, ne fussent-ils que de simples gestes ou paroles.

    Alors qu'il tournait et retournait sans cesse, cherchant l'endroit où il devait se rendre, Kiku se remémora sa première approche de la Hongrie. Au début, il avait été surprit, pour sur. Après tout, Elizaveta avait été la première "vraie" femme qu'il avait jamais eu l'occasion d'approcher et de connaitre. Bien sur, il y avait Mei et Ly mais bon... La première était telle une adorable petite sœur à qui il apprenait l'art de l'ikebana et les noms de toutes les Vocaloids, quand à la seconde... Oui, bon, mis à part la voir comme une sorte de mère -et encore, il ne pouvait jamais s'empêcher d'être un tantinet distant avec elle par jalousie fort bien dissimulée- il n'y avait pas grand chose à dire. Au début, il avait été terriblement déconcerté par l'Européenne. Comment une femme pouvait-elle à ce point se grimer en homme, usant de sa pire arme à tire-larigot -nous ne citerons plus la sacro-sainte poêle hongroise, c'est obsolète à présent- sur à peu prés toute chose à l'air un minimum masculine qui avait le malheur de lui déplaire ?

    Pourtant, il s'y était habitué. Au début, il avait eu un peu de mal, justement à cause de ce tempérament de feu qu'il n'avait pas franchement l'habitude de côtoyer, lui qui avait plutôt le calme de l'eau. Puis finalement, petit à petit, une amitié discrète, mais solide, avaient commencé à les lier. Le genre d'amitié qui n'a rien de très extraordinaire comparée à d'autre, certes. Mais elle en était devenue d'autant plus difficile à briser. Il était donc logique de constater que Kiku n'avait jamais pu s'empêcher de pousser Elizaveta à se sortir de ses dépendances, de ses conflits. Elle n'était pas femme à vivre sous le joug d'un autre.

    Ah, voila qu'il se rendit compte que parfois, c'était utile de se plonger dans le passé. A force de souvenirs, ses pas l'avaient machinalement guidés pour l'arrêter juste devant chez Elizaveta. Il souria et lâcha un soupir soulagé. Ouf, il n'était pas en retard. Le début du festival ne commençait que dans une heure. Il frappa et ce fut tout naturellement qu'on le conduisit jusqu'à la demoiselle. La porte s'ouvrit et il l'aperçut, exactement la même que la dernière fois qu'il l'avait vu, qui remontait à si loin à présent... Le soleil éclatant du matin inondait la pièce par les grandes fenêtres ouvertes à la brise légèrement fraiche de la saison, diffusant ses chaleureux rayons. Rien à redire, il ne pouvait y avoir aucune autre scène qui pouvait mieux aller à l'Occidentale que celle-ci.

    Malgré tout, ce fut avec une certaine timidité qu'il s'avança vers elle, sans pouvoir s'empêcher de sourire pour autant. Il lui tendit un bouquet de fleurs. Oh, pas une de ces magnifiques et somptueuses compositions florales pleines de roses éclatantes, de lys sublimes ou d'iris immaculés comme Roderich pouvait lui en offrir. Juste un petit bouquet de chrysanthèmes, de tulipes et de violettes. Le genre de bouquet qu'un enfant pourrait cueillir en cachette dans le jardin des voisins pour l'offrir à ses parents avec le même genre de sourire innocent qu'arborait l'asiatique en ce moment.

    « - J'espère être à l'heure. » Fit-il simplement en se touchant la joue par réflexe de gêne.

    Il posa à ses pieds les sacs qu'il avait avec lui. Certains contenaient des habits traditionnels japonais et un tas de petites choses de son pays, et un autre était un cadeau pour Elizaveta qu'il avait prévu de donner un peu plus tard. Après tout, quand on y pensait... Ces 140 ans, c'était un peu comme une sorte d'anniversaire...


Dernière édition par Kiku Honda / Japon le Sam 6 Fév - 0:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Ven 5 Fév - 9:55

C’était lui. C’était Honda Kiku, son nippon. Il avait les joues rougies par le vent frais mais cela faisait ressortir son côté adorablement timide, avec ce petit sourire discret et gêné qu’il arborait, lui tendant en tremblant légèrement, un petit bouquet composé de jolies fleurs. Des chrysanthèmes, symbole d’éternité. Des tulipes, qui sont un symbole de réussite. Et des violettes, qui correspondent tellement au caractère de Kiku : modestie, simplicité et pudeur.

C’était tellement adorable de sa part. Et son sourire était adorable. En fait, tout en lui était mignon et adorable. Même ses penchants pour les héroïnes virtuelles.

- J'espère être à l'heure.

Elle acquiesça d’un hochement de tête, alors qu’il déposait des sacs remplis à ses pieds. Ce n’était quand même pas des cadeaux, non ? Elle fronça les sourcils avant de se rappeler qu’elle avait un bouquet dans les mains. Il fallait trouver un joli vase pour mettre ce joli bouquet. Laissant le nippon s’installer et chercher quelque chose dans ses sacs, elle finit par dégoter dans un placard un petit vase parfait pour y mettre son cadeau. Et de revenir vers Kiku qui avait fini par sortir une magnifique pièce de tissu rose et pêche, brodée de fleurs. Du bout des doigts, fascinée, Elizaveta caressa le tissu, des petites étoiles dansant dans ses yeux. Oui, la Hongroise avait reconnu qu’il s’agissait de vêtements et que sans doute, en l’honneur de son très mignon et adorable invité, elle allait devoir enfiler cette merveille…

- C’est… Magnifique.

Elle contempla encore quelques secondes le vêtement, avant de se souvenir qu’elle était l’hôte et qu’elle n’avait même pas proposé une boisson à son invité ! Qu’elle pouvait être distraite, parfois !!!

- Ah ! J’ai complètement oublié de te demander si tu voulais boire quelque chose ! J’ai du café tout chaud, mais je ne sais plus si tu aimes… A moins que tu veuilles attendre le festival pour boire du thé servi avec l’art et la manière !

Elizaveta eut un petit rire. Un petit rire, spontané, joyeux et absolument pas moqueur. Un rire d’enfant heureuse, respirant la joie de vivre et la simplicité. Elle avait aussi ce genre de rire devant Feliciano et Ludwig enfants, devants leurs amours si maladroites… Devant l’air ultra-concentré de Roderich lorsqu’il exécutait une tâche domestique… Enfin, elle aimait rire, les yeux brillants d’une joie simple, d’un petit bonheur à la portée de tout le monde.

Elle mourrait d’ailleurs d’envie de lui dire, tout ce qu’elle avait préparé pour lui au festival, mais elle se ravisait intérieurement afin de garder la surprise. Non, elle se contentait de dévorer des yeux le superbe kimono. Au vu du regard de Kiku, elle allait pouvoir en enfiler un et ressembler aux héroïnes de mangas, presque… Oh, dans les mangas, il y avait même des hommes qui revêtaient ce genre de vêtements féminins. Jetant un regard discret à Kiku, la Hongroise se dit qu’il ferait une jolie petite nippone, avec sa petite taille, son visage rond, ses grands yeux en amande et son air doux et timide. Oh, s’il se travestissait, elle allait le bombarder de photos ! Elle ne pourrait pas s’en empêcher. D’ailleurs, son appareil, était un appareil japonais… Un bijou de technologie capable de prendre des rafales de photos. Pratique lorsque « la proie » s’enfuit.

Et, fixant encore le joli tissu, elle repartit dans ses pensées, au temps où elle était convaincue d’être un garçon, où mettre des habits féminins était honteux pour elle. Et là, non, elle avait changé depuis, elle avait accepté le fait d’être une femme et même avait appris à en jouer. Même si elle avait toujours gardé un certain tempérament sanguin, n’aimant pas les entraves, se battant toujours pour être l’égale des hommes.

- C’est… C’est vraiment pour moi ?
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Dim 14 Fév - 8:54

    Voir ainsi la Hongroise sourire à sa vue, cela suffisait. Ils n'avaient même pas eu besoin de se saluer. Elle avait prit les fleurs sans un mot, le regards brillant, pétillant, comme la jeune femme pleine de vie qu'elle était. Tandis qu'elle cherchait un vase, Kiku posa ses affaires au sol. Mine de rien, se trimballer tout ce fatras à travers les innombrables rues de Budapest, combiné à l'angoisse d'être totalement perdu en ces lieux peu connu, ça l'avait lessivé... Enfin, par bonheur, ce n'était pas ce genre de fatigue épuisante qu'il lui donnait envie de se jeter dans un lit pour ne plus jamais en sortir. Plutôt la fatigue agréable que l'on ressent après un long voyage, que l'on sait que l'on touche au but et que bientôt, il sera possible de voir des visages amis tant attendus.

    L'asiatique mit un genoux à terre sans tarder, cherchant le cadeau qu'il avait prévu d'offrir à Elizaveta. Il aurait adoré garder la surprise un peu plus longtemps malheureusement, le cadeau en question n'était pas fait pour supporter un voyage prolongé dans un sac.

    Il sortit la douce étoffe au toucher léger qu'il comptait donner à la jeune femme. Un kimono luxueux mais d'apparence pourtant simple, aux couleurs chaudes et pastels. Des fleurs de pruniers blancs décoraient l'ensemble, comme si une tempête de pétales de fleurs s'était mise à danser sur le tissu. En bas du vêtement, on pouvait admirer une grue noire prenant son envol par-dessus un lac d'un noir d'encre de chine. Il tendit le tout devant elle, la laissant toucher et caresser l'objet comme si elle découvrait un trésor.

    - C’est… Magnifique.

    Il sourit, un peu plus confiant. Devant le silence de la Hongroise, qui lui avait paru durer une éternité, il avait cru un instant qu'elle n'avait pu que trouver ce présent dénué de tout intérêt. Ce fut avec soulagement qu'il accueillit son émerveillement innocent.

    - Ah ! J’ai complètement oublié de te demander si tu voulais boire quelque chose ! J’ai du café tout chaud, mais je ne sais plus si tu aimes… A moins que tu veuilles attendre le festival pour boire du thé servi avec l’art et la manière !


    Il aimait bien son rire. Il était mélodieux et plein d'une joie simple et enfantine. Un rire qui pouvait soulager les cœurs dans les pires moments de l'Histoire.
    Elle avait l'air d'avoir prévu tant de chose pour ces deux journées de festival... Il ne pouvait décemment pas refuser. Et de toute façon, il n'en avait pas l'envie. C'était agréable de voir combien elle s'intéressait à sa culture. Agréable et flatteur aussi, il fallait le dire. Et puis, il ne doutait pas qu'il serait intéressant et amusant de voir des gens passionnés par sa culture nippone, en faisant de leur possible pour mimer les us et coutumes japonais avec une ferveur telle que quel que soit le résultat, bon ou mauvais, on ne pourrait que les féliciter et les encourager.

    « - J'aime le café... Mais il serait dommage de rater l'occasion d'une cérémonie du thé avec toi. Je vais attendre jusque là. »

    Oui, après tout, il pouvait bien attendre... Bien qu'il était de plus en plus impatient à vrai dire.

    Il avait toujours vu Elizaveta comme une femme d'action. D'aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir, il l'avait toujours vu comme étant toujours partante au combat, jamais la dernière à hésiter pour se salir, crier à haute voix ce qu'elle avait sur le cœur ou laisser une grande part d'un comportement masculin dicter sa conduite. Rarement le Japonais avait eu l'occasion d'être en compagnie de la Elizaveta fraiche et douche, féminine et enjôleuse malgré elle. Du coup, il avait terriblement et longuement hésité à choisir ce kimono comme cadeau.

    - C’est… C’est vraiment pour moi ?


    Cette fois, ce fut à lui d'émettre un petit rire discret et léger. Les envahisseurs d'autrefois auraient-ils pu reconnaitre la guerrière, le garçon manqué, derrière cette question si pleine de naïveté ?

    « - Pour qui d'autre ? » Demanda l'asiatique d'un ton tout aussi candide avant de reprendre, toujours souriant mais un peu plus gêné. Comme à son habitude. « J'espère que ça t'ira... Comme a faisait longtemps qu'on ne s'était pas vu, Mei m'a aidé pour les mensurations. »

    Il avait toujours eu l'impression que sa taïwainaise de petite sœur et la Hongroise faisaient a peu prés la même taille. Elle s'était donc prêté au jeu et, dans le but d'aider Kiku à offrir à Elizaveta le plus joli kimono possible, elle en avait fait de nombreuses fois l'essayage. Le Japonais ne pouvait que s'angoisser à l'idée que le vêtement soit finalement trop petit ou trop grand pour sa porteuse finale.

    « - Et si tu l'essayais pour voir le résultat ? Mei m'a beaucoup conseillé sur les couleurs et les motifs qui t'iraient le mieux. »

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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Mar 23 Fév - 13:18

On connaissait la guerrière acharnée, fonçant la tête la première au combat. On connaissait le garçon manqué, plus adepte du bricolage ou de la baston que de la couture. On connaissait moins la petite fille qui s’extasiait devant les jolies choses, battant des mains, le regard plein d’étoiles.
Mais à présent, devant le magnifique kimono, Elizaveta ne pouvait s’empêcher de dévoiler cette facette d’elle-même. Comment ne pas adirer cette soie fine et légère, aux couleurs chaudes et chatoyantes ? Comment ne pas admirer les fleurs blanches brodées ?

- Pour qui d'autre ?

Kiku souriait, sa timidité colorant en rose ses joues pleines. Elizaveta lui sourit en retour, détournant légèrement le regard. A part Roderich, et quelque fois Gilbert, elle ne recevait pas vraiment de cadeaux. Comme si elle n’en méritait pas ou que c’était vraiment trop compliqué de trouver quelque chose qui lui correspondait. Mais Elizaveta s’en moquait, c’était l’intention qui comptait. Un petit gâteau, un bouquet de fleur, une invitation à sortir, un simple sourire la contentait. Elle n’avait pas besoin de babioles, bijoux et autres.
Mais devant le kimono, elle ne put s’empêcher de fondre. C’était simplement beau.

- J'espère que ça t'ira... Comme a faisait longtemps qu'on ne s'était pas vu, Mei m'a aidé pour les mensurations.

Mei… ? Ah oui, Taiwan. Elizaveta ne la connaissait pas beaucoup. A vrai dire, à par Kiku, elle ne connaissait pas vraiment les pays d’extrême Orient. Fermant les yeux pour se remémorer la jeune fille, elle se souvint d’une jeune fille aux longs cheveux noirs, portant elle aussi des felurs dans ses cheveux. Elle semblait caractérielle aussi. Elle ne put s’empêcher de sourire à se rappeler la façon dont elle avait remballé la Chine. A vrai dire, c’était le seul souvenir qu’elle avait la petite sœur de Kiku.

- Et si tu l'essayais pour voir le résultat ? Mei m'a beaucoup conseillé sur les couleurs et les motifs qui t'iraient le mieux.

La Hongroise afficha une expression surprise : elle ne pensait pas être si « reconnue », elle qui fut si longtemps cachée dans l’ombre de Roderich… Peut-être qu’elle a dû se faire remarquer lorsqu’elle essayait de refouler la Prusse de l’entrée des meetings mondiaux à coups de poêle, prétextant que la Prusse n’était plus une nation donc qu’elle n’avait RIEN à faire là-bas ? Peut-être…

- D’accord je l’essaie mais tu m’aideras à attacher le tout, d’accord ? Je te fais patienter quelques instants le temps que je me change. Pas de chichis, fais comme chez toi, sers toi si tu as besoin de quelque chose !

Emportant la pièce de tissu avec délicatesse, elle se réfugia dans sa chambre afin de se changer. La soie était douce sur sa peau et légère. Elizaveta frissonna comme si une brise l’avait frôlée. Elle était un peu gênée, c’est vrai, d’enfiler une tenue aussi magnifique. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher de se sentir toute folle et excitée de s’habiller avec des vêtements d’une autre culture, des vêtements si ressemblants à ceux que parfois les héroïnes des mangas de Kiku arboraient. Peut-être qu’en enfilant ce kimono, aurait-elle la grâce, la beauté de ces jeunes femmes dessinées par le Nippon ?

Ramenant les pans du vêtement devant elle, elle se regarda dans un miroir afin de voir le résultat et un grand sourire orna son visage.

- Mmmh et ça serait même mieux si je relevais mes cheveux dans une sorte de chignon… Faut que je demande l’avais à Kiku !

Tenant avec précautions les pans du kimono devant elle, elle sortit de la chambre pour rejoindre le nippon afin qu’il fignole sa tenue. Ensuite, ils sortiraient pour aller enfin au festival.
Alors qu’il l’aidait pour les touches finales, elle lui demanda :

- Tu m’apprendras à servir le thé ? Et si tu veux, en échange, je t’apprends une de mes danses traditionnelles !


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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Lun 8 Mar - 16:40

    Décidément, elle semblait heureuse. C'était bien là la seule chose qui lui importait vraiment. Après tout, à quoi cela aurait-il servit de faire tout ce chemin et de venir ici s'il n'avait même pas été capable de faire sourire la jeune femme ? Et en réponse à ce sourire jovial et sans artifice, il ne pouvait s'empêcher de lui sourire aussi.

    Il suffisait d'y réfléchir d'un peu plus prés pour se rendre compte que la scène était assez inhabituelle – voire même carrément surnaturelle pour certains habitués -. Il était vrai que la Hongrie n'était point célèbre pour ses manières douces et féminines. Quand au Japon, rares étaient ceux qui pouvait se vanter d'avoir vu un vrai sourire sincère de sa part, un sourire fait tout naturel et adressé de bon cœur. Un sourire qu'il montrait car, pour une fois, il en avait envie, et non par soucis de faire plaisir à son interlocuteur, ou lui paraître aimable, ou faire semblant de s'intéresser à ce qu'il dit.
    Et c'était sans doute en ça que la vision des deux nations pouvait avoir l'air tiré d'un roman-photo.

    Sans attendre autre chose, Elizaveta serra le tissu contre elle et partit dans sa chambre se changer. Elle fit rire le japonais par sa fraicheur et son impatience. La même fraicheur qu'une glace au citron dégustée en plein été sous un pêcher centenaire dans un champs loin de toute pollution. La même impatience qu'un petit chaton que l'on fait courir après une pelote de laine pour l'attraper et le caresser.

    - D’accord je l’essaie mais tu m’aideras à attacher le tout, d’accord ? Je te fais patienter quelques instants le temps que je me change. Pas de chichis, fais comme chez toi, sers toi si tu as besoin de quelque chose !

    Il eu un soupir amusé qui devint une expression de gêne. Faire comme chez lui... C'était bien joli... Mais c'était loin d'être son genre de s'imposer en se comportant comme s'il était chez lui. Il prit soin de considérer la réplique d'Elizaveta uniquement comme une formule de politesse, rien de plus. Il alla à la fenêtre, que quelqu'un avait négligemment laissé grande ouverte, et s'accouda au rebords. Il faisait beau et presque chaud compte tenu de la saison. La brise s'engouffrait en apportant avec elle des senteurs légères de cèdre et de citronnelle. Des odeurs qu'il n'avait pas trop l'habitude de sentir, bien plus acidulées que chez lui.

    Un froissement et un bruit amusé dans son dos le fit s'arrêter de penser aux odeurs sucrées des pruniers et des cerisiers de son pays. La doublure blanche qui servait de base au vrai kimono était la seule chose qu'elle avait réussit à accrocher correctement. Pour le reste, elle tenait les pans devant elle pour qu'ils évitent de trainer à terre. Il se doutait bien qu'elle n'y serait pas arrivé seule. Il lui avait apporté un Uchikate Kihachijô, un kimono qui ne pouvait se porter que par-dessus un premier kimono blanc et qui avait été fabriqué à la main sur l'île de Hachijô -d'où son nom-. Rare et couteux, ces kimonos avaient aussi pour problème d'être assez complexe à mettre. Même lui avait parfois du mal s'il n'avait personne pour l'aider.

    Il réajusta donc la tenue, la fermant à l'aide d'un obi d'un noir aussi profond que celle de la grue prenant son envol sur le bas du vêtements.

    Il l'avait fait s'asseoir et il était en train de la coiffer quand elle prit la parole avec jovialité.

    - Tu m’apprendras à servir le thé ? Et si tu veux, en échange, je t’apprends une de mes danses traditionnelles !

    Concentré sur sa tâche, il ne répondit pas tout de suite. Il était en train de remonter sa chevelure brune en un chignon assez haut qu'il décora d'une longue aiguille de bois laqué noir, pour faire tenir le tout. La petite clochette qui était accroché au bout tintait dans la brise du printemps.

    « - Tu sais, les danses occidentales, ce n'est pas... Enfin, je danse très mal. » Conclut le Japonais en un sourire mi-désolé, mi-gêné.

    Il finalisa la tenue et la coiffure et, tandis qu'il réapparaissait dans son champ de vision, prit un faux air de défi immature.

    « - Mais si tu arrives à faire une belle cérémonie du thé avec moi, je te promets que j'apprendrais ta danse, et tu risques de bien rire je crois ! »

    Sur ces mots, il lui tendit la main pour l'aider à se lever et sortir de la demeure. Il avait toujours trouvé que les occidentales portaient très bien le kimono. Certes, beaucoup avaient un mal fou à marcher convenablement avec, mais le tissu asiatique leurs donnait un charme exotique qu'il était toujours agréable d'admirer. Kiku n'eut même pas besoin d'avoir une telle pensée à l'adresse d'Elizaveta car le vêtement donnait l'impression qu'il avait été créé pour elle et qu'il ne pouvait que lui sied à merveille.
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Lun 15 Mar - 14:32

Spoiler:
 

Elle se laissait faire, alors qu’il rajustait les pans du vêtement, qu’il nouait une large ceinture noire autour de sa taille. Elle se sentait presque comme une poupée entre ses mains. Cela lui rappela l’espace d’un instant quand les servantes de Sadiq lui avaient arraché ses habits boueux de garçon pour lui faire vêtir une tenue féminine. Où quand, une fois entrée dans la grande maison des Habsbourg, Roderich avait demandé à ses servantes de l’habiller « autrement que comme sauvageonne », c'est-à-dire avec les habits féminins occidentaux de l’époque.

Mais là, c’était différent. C’était de son plein gré qu’elle changeait de vêtements, qu’elle laissait les petites mains habiles du Nippon ajuster le tissu au mieux à sa taille. Non, elle ne ressentait pas de gêne à sentir les mains de cet homme sur elle. A une autre époque, elle aurait dit « entre hommes, voyons, pas de gêne ! ». Non, elle souriait simplement, se laissait faire, alors que dorénavant, il la coiffait, lui relevant sa chevelure en un chignon serré qu’il piqua d’une aiguille noire avec habileté.

Elle bougea la tête. Un grelot tinta. Elizaveta ne put réprimer un petit rire joyeux.

- Tu sais, les danses occidentales, ce n'est pas... Enfin, je danse très mal.

Elle pouvait imaginer derrière elle, Kiku, avec son air contrit et gêné. Il devait être adorable. Elle lui apprendrait alors, à danser ! Chez elle, en Hongrie, la danse faisait partie presque du quotidien. Même les endroits les plus branchés où se massait la jeunesse dorée de son peuple contenaient au moins un lieu pour les danses traditionnelles. Quand parfois les mots ne viennent pas, qu’on ne sait pas forcément –contrairement à Roderich- exprimer ses mots par la musique, on l’exprime avec son corps.

Il repassa devant elle. Il avait les joues roses. Mais ses yeux semblaient déterminés.

- Mais si tu arrives à faire une belle cérémonie du thé avec moi, je te promets que j'apprendrais ta danse, et tu risques de bien rire je crois !

La Hongroise éclata de rire à nouveau. C’était lui qui allait bien rire à la cérémonie du thé, à regarder une Hongroise habillée en Japonaise, crispée, concentrée à mort, sans doute tenant sa langue entre ses dents en pleine concentration, tremblant de peur de mal faire, pour finalement en répandre partout. Oui, c’était plutôt Kiku qui allait rire.

- Très bien, je m’appliquerai et après, je te ferai danser ! Et t’as pas le droit de refuser. Un homme ne refuse pas une danse à une jolie femme, non ?

Elle se leva de sa chaise, s’étira avec précaution, regarda les « chaussures » que lui présentait son invité. Mais comment pouvait-elle espérer tenir debout et marcher avec ça !? Elle prit la main qu’il lui tendait, et sortirent dans la rue. Tout était décoré avec les couleurs rouge, blanche et verte. Couleurs du Japon et couleurs de la Hongrie. Elle avait vraiment du mal à marcher mais ne le montra pas, elle ne voulait pas gêner Kiku et puis, « un homme, ça ne montre pas ses faiblesses ».

Ils passèrent devant les écrans géants dressés sur la Hősök tere où des tas de jeunes Hongrois entonnaient les génériques des animés nippons qu’ils connaissaient par cœur. Tant en version originale qu’en Hongrois. Cela devait faire étrange à Kiku d’entendre les génériques Hongrois. Lui tenant toujours la main, elle traversa la place afin de lui montrer la colonne du millénaire. Un moyennement construit par son peuple, pour elle, pour fêter son millénaire. Elle aimait s’y rendre, à ce monument déjà centenaire, lui rappelant son histoire, avec les statues de ses rois en arc de cercle.

Elle lâcha la main de Kiku pour aller effleurer la pierre du mausolée d’Imre Nagy. Imre, tué par les hommes d’Ivan. Imre qui s’était battu pour sa liberté à elle. Imre, martyr de la Liberté. Chaque fois qu’elle passait sur la place, elle ne manquait pas d’aller le saluer.

Elle se retourna pour regarder Kiku qui prenait des photos. Il pouvait. Cette place immense était un des joyaux de sa capitale. Elle en était très fière, et leva instinctivement les yeux vers la statue équestre d’Árpád, son premier grand roi. Du temps où elle n’était qu’un « petit garçon » sur un cheval, qu’elle ennuyait par des raids son petit voisin, un brun aux grands yeux améthyste.

Elle rejoignit le Nippon, lui reprit la poignet pour marcher.

- Si un jour tu as envie de t’inspirer des héros de mon pays pour tes animés, je t’en prie, fais !

Elle lui sourit doucement, le guidant à travers la foule danse, parfois vêtue à la japonaise ou avec un drapeau de chaque pays dans les mains, afin de le mener au Városliget, le grand parc de Budapest, où des petits kiosques en bois avaient été monté entre les massifs. Là se déroulaient les cérémonies du thé.

La Hongroise sourit à nouveau au nippon, mais plus timidement ce coup-ci. En effet, elle allait devoir tenter d’apprendre à servir le thé avec l’art et la manière.

- Euh… J'espère pas trop te faire honte...
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Dim 28 Mar - 19:55

    Elle avait réussit à lui faire promettre une danse. Une danse qu'il ne connaissait même pas, à lui, Kiku, ce Japonais à l'image d'homme calme, silencieux et à la politesse extrême. Lui qui n'avait pas l'habitude de se faire remarquer, encore moins en public, avait promit à la Hongroise de danser avec elle. Et Kiku avait beau n'avoir aucun problème à jouer du Nô, du Kabuto et d'autres arts nippon, il doutait qu'il en serait de même quand il devrait suivre les pas d'Elizaveta. Pourtant, loin de lui inspirer de la gêne, cette pensée le fit sourire sans rien dire.

    En ressortant de la maison, il sentit que l'air s'était encore réchauffé. La légère brise fraiche qui s'engouffrait auparavant par la fenêtre du salon planait également dans les rues, porteuse de fragrances sucrées et acidulées. Pour le moment, le soleil réchauffait agréablement. En revanche, il ferait bien plus chaud cette après-midi. Ça se sentait.

    La jeune femme marchait avec peine, l'air concentré. Devoir faire de si petits pas pour pouvoir avancer, les jambes bloquées par le tissu étroitement serré du kimono allait surement vite lui faire perdre patience. Si ce n'était pas déjà fait. Mais elle tenait bon, concentré sur ce qu'elle voyait devant elle. Sur le chemin, Kiku put apercevoir certaines jeunes filles presque dans le même cas qu'Elizaveta. « Presque », car si elles avaient l'air de se rendre au même endroit qu'eux, celles qui avaient fait l'effort de porter le vêtement japonais n'avaient pourtant pas pu trouver un kimono authentique et digne de ce nom. Le tissu était ainsi moins bien accroché, leur procurant du même coup une liberté de mouvement plus grande. Voir le kimono porté de cette façon, si décontractée, si relâchée, si occidentale, ne le gênait pas le moins du monde mais contribuait à lui rappeler qu'il n''était pas chez lui.

    La place où se déroulait le festival était immense. Tellement immense que les badauds se perdaient jusqu'à l'horizon dans la mer de stands, d'animations et de scènes érigées un peu partout. La bruit de la foule qui avait été croissante jusque là forçait à présent les gens à parler fort pour pouvoir s'entendre décemment. Ceux qui restaient plus d'une heure dans ce capharnaüm auront bien mal à la gorge une fois partit. Lui aussi sans doute.

    Il observait tout. Forcement, ce n'était pas un Comiket comme on en trouvaient au Japon, il était donc normal et logique de trouver, en plus des stand de goodies, de doujins et de karaoke d'anime, des aires permettant d'en apprendre un peu plus sur la culture japonaise. L'asiatique était heureux de voir que cette culture attirait tant de monde. Il en était fier. Fier et en même temps gêné. Certes, il savait à quel point mangas, arts martiaux, styles vestimentaires et musiques de son pays pouvaient être prise d'assauts par d'autres nations. Francis par exemple, été considéré comme le second plus gros otaku au monde après lui. Pourtant, malgré cette fierté qu'il ressentait, il ne comprenait pas. Toujours tant habitué à rester à l'écart, à vivre en autarcie pendant des années, il était difficile pour l'esprit nippon de concevoir le fait que l'on puisse s'intéresser autant à sa nation et à ce qui le construisait lui.

    La pression qui s'appuyait sur son poignet disparu et le fit baisser les yeux sur son amie. Celle-ci avança clopin-clopant vers un mausolée trônant majestueusement sur la place. Lui qui jusqu'ici s'amusait à prendre des photos de tout et de n'importe quoi, il baissa l'objectif de son appareil vers la Hongrie qui effleurait du bout des doigts la pierre à quelques mètres de lui. Quand il appuya sur le bouton, elle était presque totalement de dos par rapport à lui, la tête légèrement levée vers le ciel. Tandis qu'elle revenait, le Japonais observait l'écran lumineux. La photo qu'il venait de prendre était du genre de celle qui pouvait avoir sa place dans un livre d'Histoire. Ou dans un recueil de photographie, là où pas un seul texte n'étaient nécessaire. Là où la moindre phrase, le moindre mot, pouvait gâcher l'impression de douce mélancolie qui se dégageait du cliché. Il sourit.

    - Si un jour tu as envie de t’inspirer des héros de mon pays pour tes animés, je t’en prie, fais !

    Kiku se laissait entrainer à travers la foule avec un soupir faussement contrit.

    « - Bien sur ! Avec des mechas géant qui se transforme en poêles pour passer inaperçus. Et pourquoi pas des Maids avec des habits traditionnels hongrois ? Et des oreilles de renard. Après tout, il y a trop d'oreilles de chats dans les animes déjà. Par contre, je me demande si c'est possible de caser un ninja... » 

    Il riait. Il riait des idioties de ce genre qu'il pouvait dire en sa présence. Et à ses cotés, il pouvait l'entendre rire aussi.

    Ils arrivèrent là où la cérémonie du thé devait avoir lieu. Pouffant encore des bêtises qu'ils pouvaient tout deux sortir, ils allèrent s'installer en seiza à l'endroit qu'on leurs avaient désigné.

    - Euh… J'espère pas trop te faire honte...

    Kiku se contenta d'un signe de tête réconfortant.

    « - Ne t'inquiète pas, je te dirais ce que tu devras faire pour la préparation. Après tu n'auras qu'à faire comme moi. »

    Plusieurs curieux s'étaient amassés tout autours du stand pour observer. A part Elizaveta et lui, au moins 4 autres personnes participait à la cérémonie, dont deux asiatiques, tout vêtues de kimonos impeccables et resplendissants.
    Ne manquait plus que des cerisiers pour compléter ce tableau pastel et vivant.
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Ven 2 Avr - 7:16

C’était vraiment un supplice de marcher avec un tel attirail. Aucune liberté de mouvement, comme Elizaveta en avait l’habitude avec de grandes et ambles robes ou de confortables habits unisexes. Certes, pour Roderich, elle s’était pliée aux exigences du corset, un véritable engin de torture à ses yeux. Mais, le corset avait ses vertus, notamment d’éveiller un certain type de regard sur elle de la part de son cher et tendre, de le surprendre à effleurer sa taille affinée par le vêtement et observer avec gourmandise sa poitrine et ses hanches mises en valeur.

Mais elle avait accepté, là, de porter ce sublime kimono et voir la joie briller dans les yeux de Kiku, ça n’avait pas de prix, n’est-ce pas ? Enfin si, ça se négociera en import de doujins, mais c’est un détail…

Elle se reconcentra bien vite sur ce ses pas, alors qu’elle devait gravir trois marches, s’agrippant assez pathétiquement au bras du Nippon pour ne pas chuter lamentablement, alors que tous les deux riaient de choses que seuls des nations otakus pouvaient comprendre… Francis aurait pu les comprendre, lui, c’est la plus gros otaku derrière le Nippon et même devant elle.

Ils durent s’asseoir à genoux sur les talons, dans une posture que la Hongroise trouvait guère confortable parce qu’elle n’avait pas l’habitude et que ça coupait un peu la circulation de ses jambes. Elle ne dit rien néanmoins, pour ne pas faire honte à Kiku et aussi, surtout, de peur de passer pour une chochotte. La Hongroise tenait à montrer en toute circonstance qu’elle pouvait aussi être forte et endurante, comme un homme, elle avait sa petite fierté et si Kiku ou d’autres personnes tenaient bon dans ces habits et dans cette position, c’est qu’elle pouvait le faire. La Hongroise avait surtout peur de mal faire les gestes de la cérémonie, c’était ça, en vérité, qui la rendait anxieuse.

- Ne t'inquiète pas, je te dirais ce que tu devras faire pour la préparation. Après tu n'auras qu'à faire comme moi.

Elle le remercia d’un simple sourire. Mais elle avait peur de mal faire. Certes, elle était plus adroite de ses mains que Roderich, contrairement à lui, il lui arrivait rarement de briser une tasse ou une assiette et généralement, lorsqu’il y avait bris de vaisselle, c’était lors d’une de ses colères. Elle savait aussi manier une clé à molette, poser des étagères, bander un arc et décocher des flèches avec précision, découper un morceau de viande, frapper des gens avec une poêle, oui, elle savait faire plein de choses de ses mains mais…

Hélas, elle craignait de manquer de cette qualité fondamentale qu’on appelait « délicatesse ». Cette délicatesse qu’avaient Roderich ou Gilbert lorsqu’ils effleuraient respectivement les touches d’ivoires de son piano et le corps fuselé de sa flûte traversière. Cette délicatesse dont faisait preuve Roderich lorsqu’il prenait les vêtements entre ses longs doigts fins afin d’en réparer les imperfections, faisant virevolter l’aiguille avec virtuosité. Et au vu de ce que faisaient les deux demoiselles Japonaises juste devant ses yeux, elle avait bien peur d’échouer.

Elle lança un regard assez timide et incertain à Kiku, guettant le moindre fait et geste de sa part lui montrant la marche à suivre.

Ah ça… Elle le ferait danser, pour la peine ! Et elle l’habillerait en costume hongrois, oui ! Elle était certaine qu’il pourrait être atrocement mignon avec un pantalon de velours noir taille haute, bordé une très large ceinture écarlate en tissu qui lui envelopperait toute la taille, une jolie chemise blanche, simple, recouverte d’un petit boléro noir lié sur le devant avec un lacet écarlate… Ah et ne pas oublier le béret noir et le « nœud papillon en pompons » rouge.
Hmmm oui, il serait vraiment mignon comme ça, et parfait pour danser avec elle une csárdás, une danse simple, en couple, qui d’ailleurs a inspiré pas mal de chorégraphes. D’ailleurs, on retrouve même cette danse dans le Lac des Cygnes… Preuve que c’était connu, aux yeux de la Hongroise.

Enfin, elle le ferait si toutefois, elle arrivait à se procurer un autre habit que ce kimono.
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Mer 14 Avr - 19:05

    Pour la première fois depuis le début de la journée, Kiku pouvait avoir l'impression d'être vraiment chez lui. Non pas que le japonais s'ennuyait ou quoi que ce soit du genre bien sur. Mais comme toutes les nations, il était attaché à sa terre, et il était facilement sujet au mal du pays. Bien entendu, la joie de revoir son amie après tant de temps ne lui avait pas laissé un seul instant pour véritablement y penser, mais participer à cette cérémonie du thé lui permettait de garder ses marques.

    Il remarquait à quel point la hongroise à ses cotés était mal à l'aise et tendue. C'était amusant de la voir ainsi, elle qui avait l'habitude de témoigner une assurance à toute épreuve quelle que soit la situation. Et ça lui mettait du baume au cœur de la voir s'intéresser ainsi à sa culture, faire des efforts pour la comprendre et en appliquer les traditions et les coutumes.

    Une paix détendue s'installa quand le rituel commença. Paix uniquement brisée par les piques de stress qu'Elizaveta diffusait un peu partout, comme des flèches noires qui se plantaient sur toutes chose tangibles. On aurait presque pu les voir ces piques... Kiku eut une soupir amusé et faussement contrit.

    La cérémonie du thé s'exécutait en plusieurs phases. Pour commencer, une petite confiserie en sucre était distribuée à chaque participants. Cette fois-ci, la douceur japonaise était en forme d'éventail. Un éventail aux couleurs de la Hongrie, pour fêter l'événement. En silence, l'asiatique fit comprendre à Elizaveta que « non, on ne doit pas l'engloutir en une bouchée comme s'il s'agissait d'une fraise tagada ! ». Il fallait la laisser fondre dans la bouche. Une autre manière de faire ne pouvait être interpréter que comme un affront. Une fois cela fait, l'hôte devait préparer le Koicha-demae, le thé pour ses invités. Un thé vert, simple, léger et évidemment non-sucré.

    On leurs servit une tasse chacun, en céramique bleue nuit aux motifs d'argent. Ils devaient finir tout le breuvage en trois longues gorgées, buvant calmement et posément, après avoir tourné plusieurs fois le contenant pour en admirer tout les reflets irisés. Le goût de ce thé lui rappelle vaguement celui que lui préparait Yao quelques fois, avant, bien avant qu'il ne rencontre la hongroise. Cette pensée lui fit prendre conscience de l'apaisement de l'instant. Ils avaient beau être en pleine ville, c'était comme si le brouhaha de la foule et le lointain beuglement de la circulation moderne n'existaient pas.

    Parallèlement à ça, pendant qu'ils buvaient, on leurs servit une seconde confiserie, plus grosse et plus copieuse, qui tenait en fait plus de la petite pâtisserie que du bonbon sucré. Celle-ci se dégustait généralement juste après le thé, ou pouvait être gardée pour plus tard. Dans ce cas-là elle était finalement enveloppée dans une petite pièce de tissu blanc aux délicats motifs de cerisiers.

    Kiku mangea la sienne de suite et se risqua à jeter un coup d'œil à coté de lui pour voir ce qu'il en était de l'européenne. Ses gestes n'étaient pas assurés mais elle avait l'air de s'en être bien sortit. Enfin, au moins, elle n'avait pas renversé son thé partout, c'était déjà ça. Il lui sourit avec un signe de tête approbateur et encourageant.

    Doucement, sans précipitation, ils se retirèrent sans un mot après avoir salué la meneuse de la cérémonie. Les curieux qui s'étaient amassés autours d'eux recommencèrent à parler plus librement, ne prenant plus la peine de chuchoter, et le monde sembla revenir à la normale, retrouvant le bruit, l'agitation, la vie. Dés qu'ils sortirent de l'aire où s'était déroulée la cérémonie, Kiku se tourna vers son amie, curieux.

    - Alors ? Qu'est-ce que tu en penses ? J'espère que tu n'as pas trouvé le thé trop amer, c'est souvent l'impression que les occidentaux ont.

    Et il la complimenta, lui disant que pour une première fois, elle s'était parfaitement bien débrouillée.

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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Lun 19 Avr - 8:01

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La cérémonie ne s’était pas trop mal déroulée. La Hongroise pensait s’en être sortie à peu près convenablement. Elle n’avait rien renversé, pas fait de maladresse, pas mangé les confiseries trop vite grâce aux regards explicites du Nippon et ce, malgré l’envie tentante de se régaler et de sentir le goût sucré de celles-ci couler dans sa gorge.

Elle fut amusée de constater, en fin de compte, que leur façon de déguster le thé n’était pas si éloignée de la façon de déguster un bon Tokaji, un bon vin de chez elle, le « Vin des Rois et le Rois des Vins » n’en déplaise à Francis. D’ailleurs c’était un de ses rois qui l’avait dit, hein, donc…

Elizaveta se remit debout avec soulagement –avec difficulté aussi, se cramponnant maladroitement au bras de Kiku- et salua la meneuse de cérémonie en imitant Kiku avant de sortir des petits kiosques de bois où se déroulait la cérémonie. Elle se sentait fière d’avoir réussi la cérémonie du thé, se s’être relevée sans tomber et d’arriver enfin à peu près à marcher dans cet accoutrement si inhabituel pour elle. Elle vit son ami se retourné vers elle, l’air mi-curieux, mi-excité, avide d’avoir ses réactions sur ce qui venait de se passer.


- Alors ? Qu'est-ce que tu en penses ? J'espère que tu n'as pas trouvé le thé trop amer, c'est souvent l'impression que les occidentaux ont.

Avant de la complimenter sur le fait qu’elle s’en était bien sortie. Elle lui répondit premièrement, par un grand sourire, empli de malice, et avec un regard pétillant, son expression voulant dire à peu près « Comment !? Tu doutais de moi encore !? ».

Puis la Hongroise eut un petit rire doux, devant l’expression dubitative de Kiku avant d’enfin lui répondre.

- C’est vrai, c’est pas mal amer. Mais pas mauvais. Et puis, les petits trucs servis avec, ça aide bien à adoucir, et c’est super bon. En tout cas, je suis pas mécontente de m’être remise debout, je t’avoue que je commençais à avoir mal aux jambes, installées comme cela.

Elle se retint d’ajouter que ça manquait quand même de paprika. Elizaveta et son paprika c’est un peu comme… Antonio et ses tomates ! Pauvre Roderich subit à des régimes monomaniaques durant la durée de ses deux mariages…

Les cloches de la Szent István Bazilika sonnèrent treize heures. Peut-être l’heure de faire une pause pour un repas. Ils avaient le choix entre rester sur place et trouver un bentô qu’ils mangeraient sur un banc, un restaurant japonais dans le coin, à moins que Kiku ne veuille s’essayer à la gastronomie hongroise… En tout cas s’ils mangeaient japonais, la brune aurait grand besoin des lumières de Kiku pour apprendre à manger avec des baguettes. Elle ne savait les utiliser que comme accessoire de coiffure rapide ou bien en armes à planter dans la main ou l’œil d’un certain Prussien qu’elle ne nommera pas, même en pensée.

- Je sais pas si tu as fin mais moi, j’ai une faim de loup ! Il n’est que treize heure, il n’est pas trop tard pour manger, alors… Dis-moi ce que tu veux manger et je t’y emmène. Ensuite, on aura le choix entre aller à une conférence sur les relations diplomatiques entre nous, aller voir déclamer des haïkus ou bien… Voir des démonstrations d’arts martiaux !

Au ton employé par la jeune femme, on sentait que la dernière option lui plaisait plus que toutes les autres. En effet, selon elle, la conférence n’était que pour les humains, en tant que Nations, ils savaient PARFAITEMENT comment ça allait entre eux et leurs relations par le passé. Et les Haïkus… Elizaveta était plutôt une femme d’action : elle n’avait jamais été versée dans la lecture, la poésie, les arts mais elle avait toujours été attiré par les chevaux, les armes, le combat, le sport. Effet de son éducation masculine ? Sans doute…

Son estomac la rappela peu gracieusement à l’ordre. Masquant sa confusion par une petite tape amicale sur l’épaule du Nippon, Elizaveta redemanda à Kiku ce qu’il voulait manger.

- Je crois que la priorité du moment serait de manger. Alors, qu’est-ce qui te ferait envie ? Dis moi tout.
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Dim 23 Mai - 22:32

Spoiler:
 

    Et bien, force était d'avouer que pour le moment, pas une seule ombre ne s'était profilée pour noircir le tableau. Depuis le début de la journée, aucun ennui, aucun problème, n'avait eu la stupide idée de venir les trouver. Elizaveta et Kiku s'amusait comme de vrais gamins, riant de tout et n'importe quoi. Le Japonais était en train de comprendre qu'il était fier de l'amitié qui existait entre la jeune femme et lui. Rares étaient les fois où il pouvait se détendre et se laisser aller ainsi, oubliant un peu son coté trop sage. Plus tard, il aurait le temps de rire discrètement en imaginant la tête de certaines nations si on le voyait ainsi. Mais pour le moment, son attention toute entière était captée par la Hongroise et le festival.

    Il y avait tant de monde autour d'eux. Presque autant que dans les rues de Tokyo aux heures de pointe. Mais il y avait une différence notable : Ici, tout le monde avait l'air de bonne humeur. Assez logique. Après tout, ces quelques jours avaient été organisés dans le but de distraire la population, en plus de marquer l'intimité de leurs deux nations pourtant si lointaines.

    Elizaveta semblait avoir du mal à se remettre de la longue posture en seiza qu'ils avaient dut adopter. Elle se cramponnait au bras de Kiku, usant de tout son équilibre pour ne pas choir de ses getas. Forcement, quand on est pas habitué, il n'est pas aisé de rester toute la journée sur ce genre de chaussures. Cela semblait pourtant ne pas entacher sa bonne humeur. Et la cérémonie lui avait plu, c'était l'essentiel.

    Finalement, treize heures sonnât sur l'immense place. Treize heures, déjà. Que le temps passait vite en sa compagnie.

    - Je sais pas si tu as faim mais moi, j’ai une faim de loup ! Il n’est que treize heure, il n’est pas trop tard pour manger, alors… Dis-moi ce que tu veux manger et je t’y emmène. Ensuite, on aura le choix entre aller à une conférence sur les relations diplomatiques entre nous, aller voir déclamer des haïkus ou bien… Voir des démonstrations d’arts martiaux !

    La lueur dans les yeux de l'occidentale était significative et déclencha un sourire crispé chez le nippon. Il ravala même un soupir faussement las. Il l'aurait parié ! Comme si la jeune femme avait été du genre à aimer assister à une déclamation de haïkus. Cela se saurait. Préférant la violence de sports de combat aux envolées lyriques pleines de sous-entendus insaisissables, même son mariage avec Roderich ne l'avait pas changé. Et pourtant, le raffinement et l'amour des arts de l'Autrichien étaient connus jusqu'en Asie.

    Il n'y avait donc pas de doutes à avoir sur leur principale activité après le repas. Ils iraient donc voir la démonstration d'arts martiaux. Ils pourraient même – pourquoi pas ? - y participer, qui sait ? Kiku se demandait d'ailleurs quelles disciplines seraient vraiment dévoilées. Le Kendo et le Kyudo étant ses favoris, il espérait secrètement que ce seraient ceux-là qui seraient le plus mis en avant. Il devait avouer que le sport en général n'était pas son fort, mis à part le base-ball qu'Alfred avait implanté au Japon au point d'en faire une discipline nationale. Au football par exemple, il faisait partie du groupe le plus mal classé. En revanche, il excellait dans les arts martiaux, et leurs tenues, qu'il s'agisse du kimono blanc de Karaté ou de l'armure de Kendo, lui allaient bigrement bien.

    - Je crois que la priorité du moment serait de manger. Alors, qu’est-ce qui te ferait envie ? Dis moi tout.

    Il ne put retenir un rire en entendant les protestations de l'estomac de l'européenne et son air déconfit. Oui, lui aussi avait faim. Il réfléchit à ce qu'il voulait manger. Kiku était gourmand malgré les apparences et il aimait tout ce qui, en règle général, était saturé de sel, de sucre (sauf le thé !) ou d'épices. Connaissant le goût d'Elizaveta pour le paprika, il se savait exaucé en partie de ce coté-là. Il trouvait dommage de ne pas gouter la cuisine hongroise.

    - J'ai beaucoup entendu parler de ton goulasch, il paraît que c'est très bon.

    Il eut un sourire entendu. Il s'était tout de même un peu renseigné avant de venir. Et Feliciano lui avait beaucoup parlé des plats que lui préparait la jeune femme quand il vivait chez Roderich.

    - Et va pour les arts martiaux. De toute façon si nous choisissions une des deux autres option, tu serais capable de t'endormir en plein milieu.

    Le Japonais se permettait peu les taquineries d'habitude. La peur de vexer pour de bon l'autre était trop grande. Il n'avait pas ce problème avec elle. Il savait qu'elle ne se vexerait pas – ou alors juste pour la forme.

    Ce qui le soulagea fut qu'apparemment, son amie semblait avoir oublié cette histoire de danse. Pas qu'il souhaitait briser sa promesse non. Seulement... Il était persuadé qu'il serait ridicule. Et connaissant Elizaveta, il savait qu'elle prendrait des photos ou des vidéos pour sa collection personnelle. Et il y avait un risque que ces « images d'archives » débarquent un beau jour entre les mains de Francis, Gilbert ou un autre du genre... Et ça, plutôt mourir.


Dernière édition par Kiku Honda / Japon le Mer 26 Mai - 14:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Mar 25 Mai - 20:19

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- J'ai beaucoup entendu parler de ton goulasch, il paraît que c'est très bon.

Là, Kiku avait mis le doigt sur un de ses plats préférés, et, accessoirement, le plat national. Le Gulyás. Enfin, dans le reste du monde, on l’appelait plutôt goulasch. Un plat d’origine populaire et paysan, la « soupe du bouvier », mais qui se retrouve aujourd’hui même dans les plus chics des restaus. Et dont la couleur rouge était si caractéristique de l’épice qu’Elizaveta chérissait le plus. Le Paprika.

Et à voir le sourire du Nippon, Elizaveta se doutait que son invité ne s’offusquerait pas de manger un plat gorgé d’épices. Paprika, poivre, sel, un peu d’oignon pour assaisonner une bonne pièce de viande. Avec quelques légumes mais pas trop. Elizaveta n’aimait pas les légumes. La Hongrie est une des nations où on mange le moins de légumes au monde. Alors bon, deux carottes, un peu de navet et de poireau ça passe, mais faut pas abuser, même si Roderich lui a longuement répété les bienfaits des légumes sur la santé… Et même qu’Antonio s’y étais mis dans l’espoir de lui cuisiner un gratin de tomates…

Ses pensées culinaires ne furent pas interrompues ce coup-ci par un déplaisant gargouillement de ventre mais par son ami japonais qui lui annonçait le programme de l’après midi.

- Et va pour les arts martiaux. De toute façon si nous choisissions une des deux autres options, tu serais capable de t'endormir en plein milieu.

Elizaveta ouvrit la bouche pour protester mais se retint, une moue légèrement boudeuse sur le visage, ses yeux verts lançant quelques éclairs furieux l’espace d’un court instant.

Non, elle ne se serait pas endormie même si les autres activités étaient ennuyantes à mourir… Enfin, certes, elle aurait tenté de discrètement dissimuler ses bâillements, forcé ses jambes à ne pas gigoter, lorgné continuellement sur le cadran de la montre suisse que Kiku portait, imaginer toutes les scènes « intéressantes » qu’elle devait en train de louper à rester les fesses sur une chaise à écouter une fichu conférence ou à écouter déclamer des poèmes.

Enfin, ce n’était pas l’heure pour discuter, mais pour agir. Et là, l’action consistait à se trouver une bonne table pour manger un morceau. La Hongroise attrapa le poignet de son invité et le traîna –tant bien que mal, on ne se moque pas d’une femme qui tient mal sur ses getas- vers un petit restau non loin de la grand place où la plupart des festivités se tenaient. Il y avait encore de la place, par chance.

Elle héla le serveur et prit les commandes.

- Je suis pas mécontente de m’asseoir enfin, j’ai les pieds en compote. J’ai commandé une bonne bouteille de Tokaji, ça va nous faire du bien. Tu vas voir, c’est autre chose que la piquette de Francis !

Ah oui, qu’elle était fière de son vin, la Hongroise. Cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. En même temps, ce n’était pas n’importe quel vin, c’était le vin qu’un roi DE FRANCE –Louis XIV, pas n’importe lequel en plus- avait nommé « vin des rois, roi des vins ».

Le serveur apporta finalement les deux plats creux fumants. Le goulasch. Rouge comme du sang frais, presque. Elle pouvait humer l’odeur légèrement âcre du paprika qui se dégageait du plat.

- Jó étvágyat !* Tu m’en diras des nouvelles…

Et sans plus de cérémonie, elle entama le plat de soupe épaisse et fumante afin de répondre aux hurlements déchirants que son estomac proférait depuis un petit bout de temps.



* Jó étvágyat = Bon appétit
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Jeu 22 Juil - 22:38

    Au kidnappiiiiiiing !

    Aurait-il eu envie de dire.

    Parce que oui, décidément, se faire trainer sur plusieurs mètres par une Hongroise affamée à la force de titan, ben même quand on est là de son plein gré, c'est assez flippant avouons-le.

    Comme quoi, la solution « nourriture » restait la meilleure à choisir pour Elizaveta. A peine le japonais lui eut-il fait savoir son envie de manger un morceau que moins de 30 secondes et des poussières après, ils étaient déjà attablés sur la terrasse d'un restaurant faisant face à l'exposition. Joli Eli. Très joli.

    Il la laissa prendre les commandes. Le serveur revint quelques minutes plus tard avec une bouteille de vin. Alors comme ça, c'était ça le... Tokaji ? Le vin dont elle était si fière ? Bon sang, que ce nom lui faisait penser à Zelda.... Mais ça, chut surtout. La jeune femme avait beau être une otaku en puissance, subissant l'influence nippone pour le yaoi ou les jeux vidéo, elle risquerait aussi et surtout de le prendre mal si Kiku osait faire la remarque ô combien ignoble que son vin chéri lui faisait penser à un jeu dont le héros était un elfe se baladant en petite tunique verte. Et une Hongroise en colère c'est dangereux. Limite plus que son Hiroshima pendant le passage de ce boulet d'Alfred – ceci étant dit avec affection, toujours, évidemment.

    Ceci étant dit, le nippon... n'avait pas pour habitude de boire du vin. Et il n'aimait pas trop ça. Chez lui, l'alcool, c'était l'incontournable et si célèbre saké. Son alcool de riz, il en était bougrement fier. C'était encore autre chose que la bière de Ludwig ou même la vodka d'Ivan. En général, il suffisait de deux ou trois minuscules coupes pour qu'un européen, peu habitué, roule sous la table.
    Mais bon, du vin... Pourquoi pas après tout ?

    Le problème, c'est que pour lui, pauvre profane dans ce vaste monde béant qu'est l'œnologie, et donc sans vraiment de base à laquelle comparer ce fameux Tokaji.... Et bien il était incapable de comprendre en quoi ce vin était si extraordinaire. Mais ça, passons-le également sous silence ou Elizaveta irait clamer à qui veut l'entendre que les papilles gustatives japonaises étaient purement et simplement déficientes. Charmant.

    Heureusement pour lui, le plat principal arriva et le sauva d'une hypothétique question de la part de son amie.

    - Jó étvágyat ! Tu m’en diras des nouvelles…

    ...Voila un des éléments qui avait apeuré Kiku lorsqu'il avait rencontré la hongroise pour la premiere fois.

    La capacité de son estomac à servir de trou noir.

    Sa cuillère en main, il observait sa vis-à-vis avec un sourire gêné et crispé. Elle était littéralement en train de dévorer son plat. Wow wow wow, attention ! Garde l'assiette intacte au moins, ai pitié !
    Kiku refréna un léger soupir faussement abattu et prit un air fataliste.

    - Franchement, Elizaveta... Si tu manges de cette façon, pas étonnant que tu ais de grosses fesses.

    Masochiste suicidaire ? Non, si peu.
    « Par le pouvoir de la sainte poêle, fais tes prières » s'attendait-il presque à entendre. Et pourtant non.

    Pourtant, Elizaveta n'avait pas de si grosses fesses que ça, non – Enfin, beaucoup plus grosses que les idoles en 2D chéries de Kiku quand même – et le nippon avait juste tenté une petite blague... Comme le faisait parfois d'autre nations.
    Mais voilà, Kiku et l'humour spontané, ça fait trente-six. Et encore.
    Donc, et bien, hm... Fail hein.

    Mais malgré tout, on reste digne, sérieux, et surtout, on goute cette fameuse soupe. Parce que quitte à mourir prématurément, il préférait que ce soit après avoir testé ce fameux goulash.
    Délicieux soit dit en passant. Kiku adorait tout ce qui pouvait être assez relevé au goût. Et la masse de paprika qu'Elizaveta avait l'habitude de mettre dans ses recettes le comblait de ce coté-là. C'était tellement bon qu'il avait du mal à garder ses bonnes manières et sa politesse habituels en place pour ne pas tout dévorer à la manière de la hongroise.


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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Ven 20 Aoû - 19:18

La faim. Terrible sensation. Son estomac réclamait encore et toujours au fur et à mesure où le liquide rouge descendait dans sa gorge. Le paprika, la viande, le vin. Un peu de pain pour faire passer. Manger, quel plaisir délicieux ! Et déjà qu’elle avait faim mais avec elle, le proverbe « l’appétit vient en mangeant » prenait tout son sens.

Alors qu’elle avait déjà quasiment fini son plat de goulasch elle leva les yeux vers le Nippon assis en face d’elle qui la regardait avec des yeux comme des balles de ping pong. Mais s’il ne mangeait pas, ça allait refroidir ! Peut-être n’aimait-il pas le paprika ?

Mais apparemment, ce devait être juste l’étonnement de voir un petit bout de femme (oui, Elizaveta est PETITE mais elle vous emm***** !) engloutir de telles quantités en si peu de temps, au vu de la boutade que Kiku lui lança :

- Franchement, Elizaveta... Si tu manges de cette façon, pas étonnant que tu ais de grosses fesses.

Il avait l’air sérieux. Il… était effectivement sérieux ou plaisantait-il ? Le bruit que sa cuillère fit contre la faïence de son plat fut plus fort qu’elle ne le voulait. Elle fronça les sourcils, fusillant le jeune homme en face d’elle de ses yeux verts de colère.

- Elles. Sont. Pas. Grosses. Mais. Musclées, j’te signale ! J’fais de l’équitations tous les jours ! Et puis tu m’étonnes, à fréquenter que des limandes, des planches à pain sans forme en Asie… Tss, en fait t’es jaloux parce qu’on en fait pas des comme ça chez toi, des femmes, des vraies !

Ne jamais critiquer Elizaveta sur son physique. Surtout sur les parties « féminines ». Cheveux, seins, fesses, hanches… Déjà qu’elle a mis quelques siècles pour s’apercevoir qu’elle était un homme, encore quelques siècles pour assumer sa féminité… Faut pas trop la titiller sur ce terrain là. Un Prussien pourra vous le dire. Elle se retint de lui tirer puérilement la langue (Roderich lui avait fait comprendre que ça n’était pas bien élevé), mais se contenta de faire une petite moue boudeuse, serrant les lèvres, fermant les yeux et détournant son visage.

Alors qu’elle s’apprêtait à rétorquer autre chose sur ses formes pour sa défense, elle ouvrit les yeux et s’aperçut que… Son cher ami nippon dévorait littéralement le goulasch, tout en ayant l’air de ne pas trop y toucher.

- C’est bon, hein ? Mais maaaange ! Mange donc, n’aie pas peur, ça va pas te sauter à la figure ! Plus tu mangeras, ici, mieux tu seras vu. Manger, c’est faire honneur à celui qui invite et à celui qui prépare le repas.

Elle aurait été chez elle et pas en public, elle lui aurait donné la becquée. Rah ce Nippon ! Elle l’adorait, c’était son meilleur confident en trucs compromettants divers, c’était son dieu-fournisseur-de-mangas, c’était son meilleur partenaire de discussion sur les avancées technologiques en matière de capture d’images, c’était un garçon purement adorable qu’elle adorait prendre dans ses bras (ce qui était pratique parce qu’il était à sa taille), mais question appétit… Ca valait pas un germanique. Même Roderich mangeait avec plus d’appétit. Enfin, peut-être qu’au Japon, faut se retenir d’aimer franchement les plats ? Enfin, elle ne savait pas, et puis Kiku mangeait, il aimait, c’était le principal.

Elle avala une longue gorgée de vin. Un vrai nectar divin. Pas du tord-boyau, de la piquette, ou du truc au rabais français, hein ? Du bon vin hongrois. Rouge. Comme du sang frais. Légèrement amer, comme s’il s’accordait ton sur ton avec le paprika. La perfection. Et ça, Francis pouvait bien bomber le torse et faire le fier ! Son vin ne valait pas tripette face à son Tokaji ! Son verre fut reposé sur la nappe immaculée. Discrètement, sous la table, elle se déchaussa, ses pieds lui faisant souffrir le martyr : Kiku devait être soit très sadique, soit très misogyne pour faire porter des instruments de torture pareils aux femmes de son pays en guise de chaussures !
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Lun 25 Oct - 20:03

Si, au cours des siècles, un quelconque chercheur avait eu la force et le courage de compiler en un ouvrage toutes les différences entre les femmes occidentales et les femmes asiatiques, le pauvre homme en aurait eu pour des années. Des années à étudier, comprendre, et éviter les coups de poêles ou de getas que les sujets d'observations se mettraient en tête de lui coller pour le punir de son voyeurisme ô combien inélégant. Et plus le temps passerait, et plus il aurait des choses à écrire. Et le chapitre concernant les hongroises et les japonaises ferait la moitié de l'ouvrage. Au bas mot.

Pour Kiku, une Hongroise, c'était un typhon. Un synonyme du mot « énergie ». Quelqu'un qui n'avait pas peur de hurler son opinion à qui voulait l'entendre. On était loin, très loin de la patience olympienne et de la douceur reposante d'une femme de chez lui. Ça avait toujours été comme ça. Et même si au début, cela l'avait désarçonné au point de ne pas réussir à considérer Elizaveta comme une « femme » selon sa description à lui, il aimait cette vigueur, cette force et cette joie de vivre. La taquiner comme il venait de le faire, peut-être était-ce là le moyen le plus direct d'apercevoir un peu de cette vitalité dont elle était capable.
La réaction de l'européenne l'amusa, comme il s'en serait douté, et pour jouer le jeu, il prit l'air boudeur de ceux qui râlent uniquement pour avoir le dernier mot.

- Elle sont très bien les femmes de chez moi. Elles sont gracieuses, douces, polies et...

….Et désespérément plates, oui, bon.

Quoique, de nos jours, avec la mondialisation, l'américanisation, les échanges culturels, les mariages inter-ethniques, sans compter la mode pour le moins singulière des Tokyoïtes, tout ça tout ça... Les Japonaises ressemblaient aujourd'hui plus aux occidentales sures d'elles qu'à ces si célèbres geishas au charme si mystérieux et fragile.

- ...Et puis un corps de limande comme tu dis, c'est nettement plus adapté pour dormir sur un futon.

Véridique. Les occidentaux seraient « trop gras » et « auraient trop de formes » pour réussir à dormir confortablement sur un futon. Pauvres et douillettes petites choses.

Ceci dit, il devait avouer que le plat d'Elizaveta était tout à fait délicieux, et mit fin à la fausse dispute avant même qu'elle n'ai eu réellement l'occasion d'éclater. Malheureusement, le Japonais était loin d'être un gros mangeur – quand il n'y avait ni poisson ni riz dans le menu, s'entend – et les paroles de son amie ne furent pas pour le rassurer. « Plus tu mangeras, ici, mieux tu seras vu », « Manger, c’est faire honneur à celui qui invite et à celui qui prépare le repas » ...Et bien... Il fallait se faire une raison, il allait passer malgré lui pour une personne impolie et désagréable. Habitué qu'il était a toujours tout prendre au sérieux, Kiku observait son assiette encore à moitié pleine, penaud. Certes, il avait dévoré le contenu de la première partie mais là, il avait déjà l'impression que son estomac allait rejouer en direct Nagasaki. Surtout qu'ils allaient surement beaucoup bouger tout l'après-midi encore, et qu'il aurait apprécié participer au tournoi d'arts martiaux. Et on pouvait rarement se battre au maximum de ses capacités en ayant le ventre au bord du suicide gastrique. Même Elizaveta pouvait comprendre ça. Surtout Elizaveta en fait.

Pour faire bonne figure, l'asiatique avala encore quelques cuillerées pendant que la Hongroise buvait son propre vin comme s'il s'agissait du Nirvana – Kiku n'avait pas osé lui dire qu'au Japon, le vin le plus apprécié était le Beaujolais nouveau *cough cough* (oui, les Japonais n'ont vraiment AUCUN GOÛT pour le vin) - et lui exposa sa façon de voir les choses, suivit d'une petite mise au défi.

- Tu excelles dans le maniement de la poêle, mais un katana, c'est une autre histoire. Que dirais-tu d'un petit match entre nous deux pendant la démonstration ? Et le gagnant aura le droit de demander ce qu'il veut à l'autre.

Ou comment essayer de trouver une alternative pour échapper à la danse hongroise et à ce fameux costume que la jeune femme tenait tant à lui faire porter.
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MessageSujet: Re: Le Festival de Printemps [2009-Hongrie, PV Japon]   Sam 30 Avr - 8:43

Tout en buvant son vin, d'un rouge aussi vif que le sang ou le paprika du plat, elle observait du coin de l'oeil son ami nippon qui peinait à finir son plat. Pauvre petite chose fluette, à peine plus grande qu'elle (oui, la Hongroise assumait qu'elle était petite mais Francis ne disait pas dans une vieille pub pour des bonbons « petit mais costaud », hein ?)... Il était pas un grand gaillard de chez elle, c'est sûr ! Et l'espace d'une seconde, elle s'imagina en homme : grand, musclé, avec un sourire ravageur, en train d'écraser la Prusse... Évidemment que si elle était un mec, elle serait baraquée et super forte. Comme son père, en fait.

Ses pensées furent interrompues par Kiku qui reprenait la parole pour lui proposer un défi on ne pouvait plus intéressant.

- Tu excelles dans le maniement de la poêle, mais un katana, c'est une autre histoire. Que dirais-tu d'un petit match entre nous deux pendant la démonstration ? Et le gagnant aura le droit de demander ce qu'il veut à l'autre.


Elizaveta fronça les sourcils. Où était l'arnaque ? Enfin, si elle perdait, elle allait sans doute finir grimée en maid, en écolière nippone ou en héroïne de manga.

...Donc rien de grave. Et puis, il aurait tort de la sous estimer ! Certes, elle avait jamais manié de katana mais elle avait tenu plus d'une épée en main ! Et puis au pire, on adopte la tactique Elizavetienne de base : on fonce dans le tas sans se poser de questions. Même face à un expert comme Kiku. Surtout face à Kiku en fait.

Elle n'avait rien à perdre et elle avait surtout hâte de voir ce que valait au combat son hôte. Rien que cette pensée l'enthousiasmait. Elle, lui, armes en mains, prêts à en découdre dans la joie et la bonne humeur dans une saine rivalité au point que victoire et défaite ne lui importait plus. ...Non. Elle tâcherait de gagner quand même, hein ? Elle serait devant son peuple, elle pouvait pas se permettre de... Se ramasser lamentablement face à eux.

- Egyetértek ! Mais j'accepte à une seule condition. Que j'me batte pas dans cette tenue !

Sur ce, l'impatiente Hongroise (d'autres diraient la « tornade ») se leva, alla payer le menu et ce n'était pas limite si elle traîna le nippon jusqu'à l'endroit où les démonstrations d'arts martiaux se tenaient, malgré son kimono et ses getas qui l'empêchaient d'avancer à grandes enjambées comme elle en avait l'habitude.

Arrivée là, elle fit plus ou moins dégager volontairement les gens qui s'essayaient au maniement des armes nippones pour avoir la place de se battre contre Úr Honda.
Oh, elle se méfiait de ses capacités. Elle savait qu'il ne fallait pas juger sure l'apparence et que ce petit bonhomme au sourire poli pouvait être le plus coriace des adversaires. C'était comme pour Roderich ! Combien l'ont sous estimé en pensant qu'il n'était qu'un maigrelet ne vivant que pour son piano et sa musique avant qu'ils se se fassent copieusement rosser par ce dernier ? Elle, par exemple...

- Bon, explique-moi quelle tenue je dois mettre et aussi si t'as des règles particulières et qu'on commence !

Elle avait du mal à se retenir de bouger en tout sens tant le combat promis l'excitait à un haut point. Elle, une grosse barbare ? Noooooon. Après tout, Roderich avait tenteé l'avait bien éduquée.


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