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 [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]

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Lovino Vargas / Italie S

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MessageSujet: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Lun 25 Juin - 17:51

Occupation de la Corse
Novembre 1942 - Septembre 1943

Gelé jusqu'aux os, un jeune homme dissimulé sous d'épaisses couches de vêtements progressait à pas d'escargot à travers la ville, grommelant dans sa bouche des mots dont on ne pouvait discerner que la buée. Le froid était bien là sur cette île si particulière, à la fois isolée et proche de la France. Cette montagne des mers faisant lien entre deux pays, voir deux continents, aujourd'hui souffrait d'un hiver particulièrement rude. Balançant son regard de gauche à droite, le visiteur étranger put constater que les ruelles étaient désertes de monde, chacun préférant rester chez soi plutôt que supporter le froid extérieur.

Qu'est-ce que Romano n'aurait pas fait pour lui aussi rester bien au chaud chez lui plutôt que de venir se gâcher la vie dans le nord!

Mais ces derniers temps, l'italien du sud n'avait pas vraiment eu le plaisir de goûter à son charmant territoire tant depuis un certain temps il fut obligé de courir à travers Méditerranée. Avec le début de la guerre (et même avant), lui et Feliciano commencèrent à combattre et conquérir différentes nations, de l'Afrique avec les colonies jusqu'en Russie qui devint leur pire cauchemar sans oublier leurs plus proches voisins de l'Est que le romain plaignait sincèrement, ne leur donnant ainsi pas un seul instant pour souffler.

Et même maintenant, alors que leur pays n'était qu'à quelques dizaines de kilomètres d'ici, l'italien devait encore supporter une nouvelle invasion au lieu d'être à Rome et de profiter d'un café bien mérité dans sa maison de campagne. Le dernier malheureux en date à subir les délires mégalomanes d'une poignée de nation en mal de puissance était la Corse, qui faisait théoriquement partie de la France, et donc de l'ennemi. Oui, même s'il était en parti occupé par les Allemands, personne au sein de l'Axe ne se voilait la face quant à la résistance qui se mettait en place, à l'intérieur ou en dehors du territoire français.

De ce côté-là, même si ça lui arracherait les tripes de le reconnaître, Romano ne pouvait s'empêcher de se sentir envieux de cet enfoiré de sac à vin. Il s'était quand même pris une monstrueuse claque de la part du bosh en 40, et il avait pourtant eu le courage de lui balancer un gros doigt en s'exilant à l'étranger pour continuer le combat. Il s'opposait, il se révoltait contre cette dictature inhumaine, tout le contraire de lui qui n'arrivait même pas à tenir tête à son propre frère. Lui, le grand frère qui s'obligeait à le suivre dans ses plans les plus impensables sans réussir à dire "non", sans réussir à faire entendre la voix de la raison.

À votre avis, pourquoi diable le Sudiste était venu se les geler au nord alors que la chaleur de son pays lui tendait les bras?

Feliciano en avait décidé ainsi, et sa volonté était indiscutable. Ainsi étaient-ils venus sur cette île qui lui avait jadis appartenu avant d'être forcé de la céder à France, juste pour suivre le mouvement. Ils avaient violé la "zone libre", mais le fut-elle vraiment depuis le début de la guerre? Lovino en doutait fortement. De toute façon, tout cela ne l'intéressait que très vaguement. Il avait été témoin et acteur de bon nombre d'injustices, alors au point où ils en étaient, une de plus ou une de moins ne ferait pas la différence. Qui plus est, Corse n'était pour lui qu'un frère très éloigné, presque un étranger depuis qu'il avait rejoint le Français.

C'est dur et égoïste, s'il y avait une île dont Romano devait se soucier en ce moment, c'était la Sicile, à la limite la Sardaigne.

Ainsi, il avança jusqu'au centre de la ville, point de rendez-vous entre les deux représentants de l'Italie, sans s'occuper des regards que les habitants lui jetaient derrière leur fenêtre. Il ne se faisait pas d'illusion, autant Corse put être leur petit frère, autant celui-ci ne leur pardonnerait certainement pas d'avoir violé son territoire.Veneciano s'en était pris à France, son "grand frère adoré", celui à qui il avait adoré rendre visite quand il était petit, alors pourquoi se gênerait-il pour une île qui avait depuis longtemps quitté le domaine italien?

Voyant une seule silhouette l'attendre au beau milieu de la grande place, Lovino pressa un peu le pas. Il avait vraiment hâte d'en finir avec cette histoire qu'ils puissent rentrer chez eux et puis basta!

-"Veneciano! J'espère que tu as une bonne raison pour m'avoir amené dans ce froid ambulant!" Déclara Romano en guise de salutation.

Plus que le froid, Lovino se demandait surtout pourquoi diable son frère avait voulu s'en prendre en Corse, tout d'un coup. Enfin, depuis le début de la guerre, à part quelques détails, France n'avait jamais été dans leur priorité, étant surtout la cible d'Allemagne. Allemagne... Si jamais son frère osait sortir ce nom devant lui comme excuse, il lui foutrait un coup de boule, leader ou pas leader!

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Dernière édition par Lovino Vargas / Italie S le Mar 11 Sep - 18:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Mar 26 Juin - 20:12

Ces dernières années n’avaient pas été de tout repos. En même temps, comment pouvait-il en être autrement, la seconde guerre mondiale était en pleine action ! Pas le temps pour les « siestas ». Feliciano, depuis le début membre de l’axe, essayait tant bien que mal de conquérir encore et toujours de nouvelles terres tout en se défendant des alliés, avec bien sûr, l’aide précieuse allemande. Tant de victoires cachant bien le sang des Italiens versé pour la folie des grandeurs de son chef Benito Mussolini, le plus jeune des Vargas n’était qu’aveuglé par tant de gloire.

Mais aujourd’hui était un grand jour, plus que tous les autres conquêtes qui avait fait sa consécration, le vénitien avait récupéré quelque chose qui lui appartenait jadis : la Corse, ainsi qu’une grande partie du sud-est de la France. Depuis la réunification avec son ainé en 1870, Feliciano, déjà privé de son île, n’avait jamais pu lui présenter cet être dont le lien familial oscillait entre père et grand-frère. En rompant l’armistice franco-allemande, Ludwig avait de son côté annexé la zone libre française alors que le cadet des Vargas accompagné de 85 000 soldats italiens (et quelques 15 000 soldats allemands pour éviter de nouvelles bêtises du vénitien) virent récupérer Matteo. Comme Lovino avait la Sicile et Sardaigne ; le plus jeune frère voulait présenter la Corse de la même manière à l’ainé des Vargas.

Son excitation fut telle qu’il ne sentit même pas le froid violent pourtant peu naturel dans cette région aux habituelles températures méditerranéennes. Oui car en ce mois de novembre 1942, un froid glacial et très précoce pour la saison recouvrit la corse et le sud de la France, il gelait alors absolument partout.


"Hela… Matteo ! … Matteo ! Je suis enfin revenu ! Ve !"


Emmitouflé dans son manteau militaire, le vénitien criait pour se faire entendre de son petit Corse qui lui avait tant manqué, sans réponse. A aucun instant le plus jeune des Vargas n’imaginait que son « fils » comme il l’aimait l’appeler parfois puisse lui porter une quelconque résistance ou bien même apprécier le français à qui il avait arraché une partie du territoire. La Corse, elle était à lui, pas à son voisin français, fut-il l’un de ses grands-frères tant aimés. Lorsqu’il vit débarquer l’empereur Napoléon 1er pour envahir son territoire, il l’avait accueilli avec son habituel grand sourire. Mais dans l’ombre, il s’était mordu les doigts jusqu’au sang en apprenant que cet homme fort et conquérant représentant la France était corse. S’il n’avait pas vendu ces terres, cet Empire aurait été italien !

Sachant que son grand-frère n’allait pas tarder à le rejoindre, Feliciano se posa sur la grande place pour ne pas le perdre et continuer sa recherche avec lui. Car si le plus jeune des Vargas avait demandé à l’ainé de venir pour rencontrer le petit Matteo, il s’agissait en fait plus d’un ordre qu’une requête.


"Ah ! Grand-frère ! Te voilà enfin ! Tu n'aurais pas vu Matteo, ve ?"


Le vénitien courut vers son frère pour le rejoindre au plus vite. Bien sûr, le plus jeune n’avait rien écouté des plaintes de son ainé qui faisaient à présent son quotidien. De toute façon, l’italien du nord dirigeait les opérations et le sud agissait en conséquence. Inutile donc de se plaindre, Feliciano faisait de toute façon à chaque fois la sourde oreille. A chaque conquête, celui-ci mettait un point d’honneur à ce que les deux représentants de l’Italie rencontrent la nation annexée. Donc plus qu’une présentation plus officielle que les rares moments où l’ainé des Vargas avait pu croiser Matteo, il était de leur devoir de venir discuter avec la nation conquise, qu’elle soit d’accord ou non avec cette invasion forcée.

Feliciano n’avait pas plus pris attention aux regards meurtriers des habitants qui les espionnaient depuis leurs fenêtres que du froid qui régnait sur ces terres. Inutile de discuter, Feliciano avait gagné et allait à présent rétablir un pouvoir italien ainsi que sa langue sur cette île restée trop longtemps française.
Les bras croisés, l’italien du nord soupira tout en regardant ses pieds qui commençaient petit à petit à s’engourdir.


"Normalement il devait venir ici à notre rencontre. Mais il est en retard, je commence à m’inquiéter, ve… Ça m’embêterait vraiment d’en venir à fouiller toute l’île avec nos soldats."

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Matteo Angelini / Corse

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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Mar 26 Juin - 21:38

Un noyau de prune.
Matteo était assis sur la terre sèche et gelée, à côté d'un petit feu de camp, recouvert au dessus par quelques planches afin de disperser la fumée. Ne pas se faire repérer. Pas encore.
Flottant dans une veste militaire bien trop grande pour lui, il appuyait son front contre le fusil dont la crosse tremblait sur le sol. A ses côtés, pas trop loin du feu, un pot de prunes au sirop. Pas d'excellente qualité, vu que dans l'une d'elles, justement, il restait le noyau. Il s'en moquait, au moins, ça lui permettait de penser à quelque chose d'autre qu'à la rencontre qui se profilait à l'horizon.
Son pantalon n'était pas un pantalon d'uniforme, il ne l'aimait pas, et était beaucoup trop large de toute manière. Ca n'aurait pas été pratique de sans cesse le remonter sur ses hanches si il avait à se battre. Il gardait cette veste taillée pour colosse uniquement parce qu'elle était chaude. Il n'aimait pas le froid, c'était pas habituel sur son île tant aimée.
Son île tant aimée... Qui, en cette période troublée, volait de mains en mains sans qu'il puisse y faire quoi que ce soit.
Le noyau heurta sa molaire dans un bruit de caillou heurtant un mur. Ses cheveux noirs qui lui tombaient dans les yeux masquaient son air soucieux et profondément concentré sur les flammes.
Il avait voulu rester neutre le plus possible, dans cette foutue guerre.
Complètement adhérer avec le pinzuto de service, ça n'aurait pas été son genre. Mais il n'était pas pour l'autre boche ni pour les jumeaux qui faisaient plus ou moins partie de sa famille.
Ca faisait de lui un traître?
Il serra ses doigts gelés contre le canon du fusil en se mordant la lèvre.
Voilà.
Il avait été oublié pendant des années, laissé aux mains du sac à vin et considéré comme une banale région tout ce temps.
Et maintenant, maintenant qu'on avait besoin d'une terre en plus histoire de, maintenant qu'on avait besoin de frimer, maintenant on se rappelait de lui? Tss.
Dans d'autres circonstances, il aurait été ravi d'accueillir ses "frères" d'Italie. Mais là, ce n'était pas en temps que nation amie qu'ils étaient arrivés. C'était pour mettre la main sur lui, le conquérir et le posséder.
Son front contre le fusil glacé commençait à s'engourdir.
Il releva la tête.
Le noyau roula une fois encore contre sa langue.
Le pire, c'était qu'il ne pouvait pas lutter correctement.
Francis n'allait certainement pas lui venir en aide tout de suite, il ne devait pas être sa priorité -d'ailleurs, qui avait besoin de son aide? Il allait se démerder seul. Encore une fois.
Mais d'abord, il devait aller les voir. Aller à ce rendez-vous qui n'avait rien d'un repas de famille avec saucisson, liqueur de myrte et châtaignes braisées. Ca allait être comme à chaque fois depuis quelques années, ça allait être du: "Maintenant, tu es à moi, tu m'appartiens, ah bah non, là, t'es à lui, allez, salut, bonne chance".
Il ne supportait pas ça.
Il ne pouvait pas abandonner sa terre encore une fois aussi facilement, hein? Il ne tiendrait pas longtemps, pas avec la petite armée qu'on avait daigné lui laisser, mais il se battrait pour la forme, au moins, pour ne pas perdre totalement son honneur.
La seule chose qui lui restait.
Bientôt, même ce pot de prunes au sirop ne serait plus à lui.
Encore.

Il se leva, chancelant sur ses muscles frigorifiés. Par l'ouverture du col presque aussi large qu'une écharpe, sa respiration formait de petits nuages blancs, blancs comme tout ce qu'il y avait autour de lui.
Il avait pâli, cet hiver. La faute à ce foutu soleil qui ne se montrait pas. Il avait dû rentrer les ânes et les chèvres plus tôt, cette année.
Il éteigna le feu en vidant le pot sur les braises. Voilà. Au moins quelque chose que les Italiens n'auront pas, hein?
Il soupira. Il cracha le noyau au loin, qui atterrit dans un buisson avec un bruit de feuille que l'on craque sous le pied. Attachant son fusil autour de son torse par une lanière de cuir, se tenant à l'arbre où il s'appuyait la minute d'avant pour ne pas tomber sur le sol gelé, il sortit du bois avec un pincement au coeur.

Il observait Veneziano d'un air surpris.
Ca lui allait bien, cet uniforme militaire. Ca le grandissait, il n'avait plus l'air d'un petit garçon, ça faisait bizarre. Il avait toujours un air innocent, gentil tel qu'il l'avait connu, mais maintenant, dans cette tenue, dans ces circonstances, c'était presque effrayant.
Il le cherchait, apparemment.

Hela... Matteo! ... Matteo! Je suis enfin revenu! Ve!

Il grinça des dents.
Matteo aimait beaucoup Veneziano, c'était son père par alliance et son frère de coeur, sa culture était plus semblable à la sienne qu'à celle de l'autre empaffé, mais s'il n'y avait pas eu cette guerre, ce serait-il seulement rappelé qu'il existait? Il était sûr que non. Ca aurait changé quoi pour lui?
Tiens.
Lovino.
Il était venu aussi?
Logique, quand il y réfléchissait. Une réunion de famille, oui, finalement, c'était ça. Il ne lui restait plus qu'à sortir le vin, songea-t-il avec un sourire ironique.

-"Veneciano! J'espère que tu as une bonne raison pour m'avoir amené dans ce froid ambulant!"

Il fît la moue. Oui, bon, c'est vrai qu'il faisait froid, mais pas de quoi tuer un homme, hein! Il était soupe au lait lorsqu'on parlait de son pays.

"Ah ! Grand-frère ! Te voilà enfin ! Tu n'aurais pas vu Matteo, ve ?"

Matteo, il était là. Il se planquait, pas par peur -manquerait plus que ça!- mais par... Par quoi, oui, d'ailleurs?
Le regret, peut-être, non?
Le regret que leur première rencontre depuis une éternité se fasse dans ces circonstances?
Un truc comme ça, ouais.

"Normalement il devait venir ici à notre rencontre. Mais il est en retard, je commence à m’inquiéter, ve… Ça m’embêterait vraiment d’en venir à fouiller toute l’île avec nos soldats."

Il sentit un frisson nerveux parcourir tout son corps, un tic lui faisant fermer son oeil pendant un quart de seconde.
Il n'oserait pas faire ça, hein?
Il n'oserait pas déjà?
Plus bas dans la vallée, il avait fait la connaissance d'une gentille fille, Carulina, elle était enceinte jusqu'aux yeux, et vivait avec sa famille dans une ferme très riche mais isolée. Sûrement la première qui allait en pâtir. Et tous les autres, aussi, il les connaissaient tous dans tout ce pays.
Il devait aller les voir.
Maintenant.

Il s'approcha d'eux, les poings serrés et une expression neutre mais fermée sur le visage.
Il n'avait pas peur d'eux, hein?
Matteo n'avait pas grandi depuis la dernière fois, il n'était toujours pas grand, toujours maigre, toujours brun et toujours désespérément sérieux. Il n'avait changé en rien, et justement, ça l'effrayait, qu'est-ce qu'il pouvait bien faire?

Bonghjornu, Veneziano, Lovino. Ca faisait longtemps. Ca me fait plaisir de vous voir, même si j'aurais préféré que ce soit autrement.

Il regarda Veneziano dans les yeux, et une ébauche de sourire apparût sur ses lèvres.

Vous vouliez me parler, non? Je suis là. Je suis tout ouïe. Dites ce que vous avez à dire et puis basta.
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Lovino Vargas / Italie S

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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Ven 29 Juin - 13:16

Cela faisait des années, des décennies même que les conversations entre lui et son frère, quel que soit leur sujet, se résumaient à un dialogue de sourds. Pourtant, cela n'avait jamais dérangé leur entente, ironiquement, parce qu'ils ne s'écoutaient justement pas. Ainsi, Romano ne prêtait plus attention aux paroles cruelles de Veneciano, ni ses mimiques de dictateur et ce dernier fermait les oreilles sur le comportement insolent du romain qui laissait parfois croire qu'il était passé à l'ennemi. Malheureusement, cela ne cachait pas le malaise qui s'était installé entre eux, lentement mais sûrement.

La simple menace que venait de faire son cadet suffisait à faire monter la chair de poule à l'ainé en plus du froid. L'italien du nord était bien capable d'organiser une petite opération militaire dans le simple but de retrouver Corse, peu importe le nombre de civil impliqué. Le romain ne prit même pas la peine d'en être révolté car après tout ce qu'ils avaient fait, ce serait l'hôpital qui se fout de la charité. Pourtant, au fond de lui, il espérait vraiment que cette jeune nation se montre rapidement, ne serait-ce que pour éviter des blessés, vois des morts inutiles.

Pas encore...

-"C'est normal qu'il ne se montre pas: qui sortirait par ce froid de canard. Surtout pour accueillir ses occupants..."

Dire que Feliciano feignait la bonne humeur alors qu'il était le seul à s'enchanter de cette situation.

Lovino n'avait jamais compris et ne comprendrait sans doute jamais l'intérêt qu'il y avait à conquérir des territoires étrangers. Cela ne représentait qu'une source de responsabilité avec en plus tous les inconvénients sans les avantages sans compter le fait qu'à part une ou deux exceptions, le pays ne fera jamais vraiment partie d'eux. Bref, beaucoup d'emmerde et de risque pour finalement pas grand-chose. Juste faire le fier devant son voisin et montrer au monde entier qu'on était le plus grand et le plus fort.

En attendant, il devait passer par cete étape obligatoire pour se faire respecter, aussi débile soit-elle (conquérir des pays à dix mille kilomètres pour pouvoir conquérir son voisin, avouez que la logique laisse à désirer!). Et il devait aussi rencontrer chaque pays conquis dont les accueils ne furent jamais très chaleureux. À chaque fois, les deux Italiens eurent droit à des reproches, des menaces, des insultes, voir des agressions physiques en guise de Bienvenue de la part de la nation concernée.

Celui-ci ne sera sans doute pas bien différent des autres.

Le jeune homme daigna enfin se montrer dans une tenue militaire bien moins élégante que celle de ses ainés, sans doute à cause de sa carrure encore fragile. Pourtant, Lovino fut assez surpris en voyant son visage bronzé et ses cheveux d'une couleur très sombre, lui qui s'attendait à une pâle copie du français. Même s'il possédait encore le physique d'un faible adolescent, Romano pouvait lire dans ses yeux une détermination à ne pas se laisser faire qui l'ébranla un instant. C'était comme un sentiment familier alors qu'avant aujourd'hui, il n'avait jamais connu ce garçon.

Evidemment, celui-ci venait leur demander ce qu'ils étaient venu fabriquer ici. Honnêtement, Lovino se le demandait aussi...

-"Moi personnellement, je n'ai rien à te dire, petit, à part tout ce que j'ai dit aux autres pays qu'on a envahis: désolé pour le dérangement mais c'est la guerre. Pour le reste, adresses-toi à mon petit frère."

Le descendant de Rome ne voyait pas vraiment ce qu'il pouvait ajouter. Cette île était comme tous les territoires qu'ils avaient conquis; ni plus ni moins. C'était surtout Veneciano qui avait des choses à raconter, comme par exemple la raison pour laquelle il avait décidé de faire cette réunion de famille avec Corse en plein hiver.
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Feliciano Vargas/Italie N

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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Ven 29 Juin - 21:52

Entendant bien la réflexion de son frère sur la possibilité qu’il ne soit pas venu à cause du froid provoqua une moue boudeuse de la part du vénitien. Son grand-frère manquait bien souvent de tact, mais au moins son franc-parler obligeait son interlocuteur à lui faire confiance assez rapidement. En tout cas, quand celui-ci lui tendait l'oreille.
Cependant il n’était pas pour autant convaincu, pas de l’honnêteté du romain bien entendu, mais du fait que Matteo aurait eu l’audace de leur poser un lapin. Lovino ne semblait pas le comprendre, mais ils n’étaient pas de simples conquérants étrangers ici, à l’inverse d’autres pays annexés par les Vargas. La Corse avait été à lui, la Corse était restée italienne pour lui. Il ne faisait que ramener cette île dans sa véritable famille qui n’était certainement pas celle du latin blond libidineux.

Mais enfin, son fils de cœur apparu enfin à ses yeux. Feliciano ne put s’empêcher d’être un peu surpris par cette apparition, il semblait encore si petit, si maigre… Et son uniforme militaire trop grand pour lui n’arrangeait pas les choses. Francis ne lui donnait donc rien à manger ?! Voilà qui aurait été bien surprenant, de son propre séjour chez son voisin du nord, si on ne pouvait pas se plaindre en tant que conquis du territoire français, c’est qu’il y avait de quoi manger.


"Matteo ! Te voilà enfin !"


Malgré tout fou de joie, le plus jeune des Vargas courut vers son ancien petit protégé et le serra dans ses bras en le soulevant légèrement du sol tant il fut léger. Quoi de plus normal pour ce qui était le plus proche membre de sa famille avec Lovino et son grand-père. Cependant, attendant que ses petites mains s’accrochent à sa veste bien mieux coupée que la sienne, il n’en fut rien. Non, l’adolescent ne l’avait même pas frôlé de sa propre initiative. Étonné, puis franchement vexé par cette attitude toute nouvelle, l’italien du nord le reposa et se plaça correctement devant lui; les mains gantées posés sur ses frêles épaules.


"Hela… Tu n’as pas franchement l’air heureux de me voir. Je te fais réintégrer la famille, je viens à ta rencontre, te sers dans mes bras, mais on dirait que ça ne te suffit pas, ve. Serais-tu devenu exigent ou bien ?"


Face à cette déception nullement cachée, le cadet des Vargas se tourna vers son ainé. Il l’emmenait toujours avec lui lorsqu’il envahissait un pays ou partait en guerre, et ça depuis leur réunification d’il y a 72 années maintenant. Que le temps pouvait passer vite pour eux… Enfin, pour lui en tout cas.
Parvenant tout de même à garder le sourire, bien qu’il fut pincé par l’attitude du corse, il demanda à son frère ainé d’un geste de la main de s’approcher un peu plus d’eux pour des présentations plus formelles.


"Bon alors, Matteo, je te présente Lovino, mon frère ainé et aussi la personne qui m’est le plus proche puisqu’il représente le sud de notre pays. Lovino, voici Matteo, qui est un peu pour moi ce que Sardaigne et Sicile sont pour toi. Je tenais particulièrement à vous présenter parce que vous semblez avoir pas mal de similitudes au niveau du caractère. Je suis sûr qu’il y aura des étincelles entre vous, veveveve…"


Imaginant ces deux sudistes sans le sou se disputer, Feliciano entama un rire léger mais nullement forcé. Comment aurait-il pu imaginer que dans très peu de temps, ces deux là au lieu de se taper dessus se mettront d’accord pour se retourner contre le cadet des Vargas qui les avaient présentés ?
Reprenant rapidement contact avec la réalité, il tapota alors la tête de son fils de cœur pour reprendre son attention. Son sourire naturel était revenu prendre sa place sur son visage, comme si rien ne pouvait l’inquiéter quant aux sentiments que pouvait avoir Matteo à son égare.


"Et si tu nous trouvais un lieu pour prendre une boisson chaude ensemble ? N’importe où, une ferme, un restaurant, mais dans un endroit plus chaud qu’ici. J’aimerai qu’on puisse discuter dans un endroit plus agréable de ta nouvelle situation, ve. Per favore ?"


Non, il ne semblait toujours pas avoir fait attention aux regards meurtriers des habitants de l’île qui les espionnaient par les fenêtres de leurs habitations. Car jamais il n’aurait pu imaginer que la Corse puisse préférer la France à l’Italie. Jamais. Il était le libérateur de ces lieux, pas l’ennemi, n’est-ce pas ?

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Matteo Angelini / Corse

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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Sam 30 Juin - 19:14

Lors de l'étreinte effectuée par celui qui un jour fût son père d'adoption, Matteo ne sût d'abord pas trop comment réagir. Pétrifié à la fois par la surprise et l'hésitation, il n'osa pas faire un seul geste. Il avait appris que tant qu'on était pas sûr des intentions d'une personne, mieux valait rester prudent.
Léger comme il était, le Corse semblait s'envoler dans les bras du Vénitien, ce qui acheva de le consterner. Soit il avait beaucoup maigri, soit Veneziano était devenu beaucoup plus fort.
Un mélange des deux, certainement.
Une fois qu'il fût reposé sur le sol (à son grand soulagement), Veneziano sembla faire la moue.

"Hela… Tu n’as pas franchement l’air heureux de me voir. Je te fais réintégrer la famille, je viens à ta rencontre, te sers dans mes bras, mais on dirait que ça ne te suffit pas, ve. Serais-tu devenu exigent ou bien ?"

Il préféra ne pas répondre. Serrer les dents.

A quoi tu t'attendais, idioto? Tu me fous en plan pendant des années, me laissant seul avec l'autre pinzut, puis, seulement quand ça t'arrange, tu reviens en proclamant MA terre comme TON territoire? Tu n'as pas changé.

"Bon alors, Matteo, je te présente Lovino, mon frère ainé et aussi la personne qui m’est le plus proche puisqu’il représente le sud de notre pays. Lovino, voici Matteo, qui est un peu pour moi ce que Sardaigne et Sicile sont pour toi. Je tenais particulièrement à vous présenter parce que vous semblez avoir pas mal de similitudes au niveau du caractère. Je suis sûr qu’il y aura des étincelles entre vous, veveveve…"

Matteo sentit ses dents grincer lorsqu'il entendit cette comparaison, mais une fois encore préféra ne rien dire. Il s'avança vers Lovino, hocha la tête vers lui, puis lui serra la main.

Enchanté.

Ils se ressemblaient, mais ne ressemblaient pas à la fois. C'était perturbant, enfin... Lovino semblait presque comme lui se demander ce qu'il faisait là. Il lut dans ses yeux la désinvolture presque méprisante de celui qui persiste à dire qu'il n'a rien à voir dans l'histoire, ce qui commençait à l'énerver presque. Il se recula.

"Et si tu nous trouvais un lieu pour prendre une boisson chaude ensemble ? N’importe où, une ferme, un restaurant, mais dans un endroit plus chaud qu’ici. J’aimerai qu’on puisse discuter dans un endroit plus agréable de ta nouvelle situation, ve. Per favore ?"

Sa nouvelle situation.
Matteo se retint de se mettre à écarquiller des yeux en s'exclamant un "ENCORE?" tonitruant.
Mais à la place, il hocha à nouveau de la tête.

Suivez-moi. Je n'aurai pas grand-chose à vous offrir, vous m'en excuserez... Mais on a eu un automne difficile.

Il les invita à sa suite, adressant sur le chemin un petit signe de menton à la population lançant des regards glacés aux occupants italiens, ce fameux regard corse qui faisait sa renommée.
Il ouvrit la porte en olivier de la ferme.
Elle n'était pas vraiment riche ni superbement agencée. C'était un bâtiment banal, avec une seule grande pièce, chauffée par un poêle à bois dans le coin à gauche. Au centre, une grande table en châtaignier, et de simples tabourets autour.

Je l'ai réquisitionnée pour l'occasion. Vous excuserez le désordre, la famille a été prise... quelque peu au dépourvu. Vous pouvez vous assoir.

Sans même les regarder, Matteo ôta sa veste militaire dans l'atmosphère plus confortable et chaud de la bâtisse. Désormais dans une sorte de pull gris en laine détendue par le temps, il ouvrit une armoire et regarda à l'intérieur.

J'ai pas grand chose à vous proposer. La récolte de châtaignes a été mauvaise et on a pas encore eu le temps de saigner les cochons cet hiver. J'ai juste de l'eau de vie de myrte. Ca réchauffe suffisamment. Ca vous va?

Qui l'eût? Une réunion de famille? C'était presque touchant.
Mais il n'arrivait pas à s'enlever ce poids de son coeur.
Etrange, non?


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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Dim 1 Juil - 13:23

C'était la première fois depuis assez longtemps qu'une réunion de famille avait eut lieu avec Feliciano. La dernière remontait justement à leur unification et Lovino ne pouvait s'empêcher de se sentir assez surpris en voyant que finalement, cette rencontre avec un pays dominé était différente de toutes les autres auquelles il put assister. En fait, c'est un sentiment assez étrange qui lui prit au coeur en voyant son petit frère enlacer le Corse.

Comme toujours, une légère colère s'empara de lui, à la fois envers la personne concernée mais également envers son frère, puis une envie de se faire remarquer, montrer qu'il était là et qu'il valait bien mieux que tous les autres. Enfin, un pincement au coeur devant l'amère vérité qu'il ne sera jamais entendu comme tel.

Il était jaloux, et ce n'était ni la première, ni la dernière fois que ça ne lui arrivait.

Pourtant, il avait appris à mesurer sa jalousie, surtout dans une situation dans laquelle son "rival" n'avait pas vraiment les meilleures faveurs de Veneciano. Il resta impassible, indifférent lorsque le Vénitien les présenta tour à tour avec une comparaison assez véridique, que ce soit entre les îles de l'Italie du Sud et Corse ou le caractère des deux hommes. Cela ne semblait d'ailleurs pas faire plaisir au concerné. Hochant légèrement la tête, Lovino saisit la petite main tendue vers lui et la serra avec une force mesurée, ne sachant ou s'arrêtait l'aspect fragile de son vis-à-vis.

-"De même."

À première vue, les deux n'étaient absolument pas faits pour s'entendre avec leur saler caractère. Comme l'avait si bien dit Feliciano, il n'y avait aucun doute quant aux aux situations explosives que leur trop grande ressemblance allait engendrer. Pourtant, Lovino avait tellement rencontré des personnes si différentes de lui qui se sentait presque soulagé de voir qu'il existait encore des nations comme lui. Franches, indociles et incapables de s'adapter à ce qu'on voulait faire d'elle, même dans des conditions de soumission absolues.

Enfin, ils s'en rendraient bien compte avec le temps...

Romano accueillit la proposition de se mettre à l'abri du froid avec bonheur car il ne sentait plus ses orteils, ni ses doigts. Laissant le plus jeune les guider, ils arrivèrent rapidement dans une petite maison typique du monde agricole. Son aspect modeste réveilla en Lovino un léger sentiment de nostalgie qui lui rappelait l'époque ou il se mélangeait avec le bas peuple, c'est-à-dire les hommes et ses femmes du sud. Une période bien révolue maintenant...

Mettant de côté ses souvenirs, le Romain s'installa en entrouvrant uniquement son manteau et enlevant sa cagoule car il était encore assez frileux de l'atmosphère, même à l'intérieur d'une maison. Un peu plus à l'aise, il s'installa sur un tabouret en bois sans dire un mot. Personnellement, il n'avait ni faim, ni soif. Juste une envie ardente d'en finir avec tout ça et retrouver la tranquillité de son pays.

-"Pour moi c'est bon."

En temps de guerre où les pénuries se faisaient de plus en plus régulières, il n'allait pas faire la fine bouche. Pas devant un gamin visiblement affaiblit plus que lui même.
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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Dim 1 Juil - 17:11

Si pour ses sentiments cela pouvait être un peu plus facile, Matteo ne semblait pas être du genre à extérioriser ses pensées. Mais comment voulait-il que Feliciano s’adapte à lui si celui-ci n’y mettait pas un peu du sien ? Il était venu en tant que libérateur, celui qui allait débarrasser cette île de ces français peu fréquentables qui lui avaient volé ce territoire par le passé. Ou acheté… peu importe, le Corse n’aurait pas dû avoir cette réaction ! Et même s’il n’en laissait plus rien paraître, ça lui faisait mal au cœur. Oui, le vénitien sentait un sentiment connu sous le nom de colère monter petit à petit chez lui. Un sentiment qui n’avait pas souvent établi résidence chez lui et qui explosait encore plus rarement.

Ce fut surtout en apercevant l’adolescent serrer les dents que cette sensation fit son nid dans l’humeur du cadet des Vargas. Il aurait voulu, à cet instant, le secouer comme un prunier. Lui demander ce qui lui mettait autant la rage et que le fait de ne pas le divulguer ne faisait que transférer sa colère vers son père de cœur. Aussi si Matteo continuait à jouer sur sa petite scène, cela risquait fort d’éclater entre eux… Et plus tôt qu’ils ne l’auraient pensé.

Lovino quant à lui restait fidèle à lui-même, si ce n’était peut-être un peu plus froid que d’habitude. A l’instant où les deux nouveaux présentés se serrèrent la main, Feliciano frissonna. Il avait senti un froid, bien différent de celui donné par les vents glacés de cet hiver trop rude. Pendant un instant, le vénitien avait cru discerner de la jalousie dans le comportement de son grand-frère, mais resta tout de même dans le doute. Après tout, en quoi pouvait-il être jaloux ? Oui la rencontre était différente par rapport aux autres pays conquis, mais l’ainé des Vargas savait pourtant qu’une relation très proche et de longue date mêlait le vénitien au corse.

Mais temps que ces deux-là n’avaient pas sorti les armes pour se battre comme des chiffonniers, Feliciano en n’avait cure. Oubliant ces salutations étranges en se disant que cela finirait bien par passer, il hocha la tête positivement face à la proposition de la jeune Nation. Personnellement, il pouvait tenir encore un moment, mais il doutait de la résistance de son ainé. Il avait déjà eu affaire avec le froid de la Russie et de l’Ukraine ; qui finalement était bien plus insupportable que celle qui régnait ici. D’ailleurs, il lui faudrait bientôt repartir pour Gorlovka et Nikitovka ; il avait entendu dire que son armée avait quelques problèmes pour faire décoller les avions à cause d’une météo déplorable.

Mais il verrait cela plus tard. Arrivé dans la bâtisse dans laquelle ils allaient pouvoir discuter, il regarda chaque recoin de la pièce tellement… pauvre et campagnarde. Si l’aspect modeste de cette demeure pouvait plaire à Lovino, ça n’était pas le cas de Feliciano. L’italien du nord avait toujours vécu dans le luxe, même pour y faire le ménage, se transformant d’enfant gâté à un adulte difficile qui préférait la richesse et les choses délicates qui allaient avec plutôt qu’une vulgaire table en châtaignier.

Mais tout comme Matteo taisait ses sentiments vis-à-vis de sa venue, le cadet des Vargas se contenta de sourire et s’installa à la table réservée pour leur arrivée tout en enlevant préalablement sa veste.


"Ça me va, ne t’inquiètes donc pas. Je ne suis pas ici pour vider tes vivres, ve."


Une remarque peut-être pas nécessaire, mais l’italien ne voulait pas non plus jouer au dictateur. Attendant enfin que tout le monde s’installe, il reprit la parole.


"Hela… Ne perdons pas de temps en formalités, ve. Il ne s’agit pas d’une répression, ou en tout cas je souhaiterai qu’on n’en vienne pas à ça. Je reprends la place du gouvernement français, rien ne changera pour toi, je profite que cette guerre m’ait donnée plus de pouvoir pour revenir vers toi. J’aimerai qu’il n’y ait pas de soulèvement, cela ne devrait de toute façon pas avoir de raison de se faire pour…"


La porte s’ouvrit soudainement, ne lui laissant pas le temps de finir sa phrase. Un homme, assez jeune, munit d’une veste d’uniforme italien sans le reste des vêtements réglementaires, entra dans la pièce et déclara avoir un message pour les Vargas dans un italien légèrement hésitant, comme s’il cherchait les mots à bien employer.
Feliciano fronça les sourcils, c’était louche… trop louche. Le jeune homme s’était jeté dans la gueule du loup sans calculer son coup, mais pas le temps au vénitien de poser la main sur son Beretta M1934 accroché à sa ceinture que son adversaire sortit son arme plus rapidement que lui. Comprenant qu’il serait la première cible et doté de sacrés réflexes quand il s’agissait de sauver sa peau, l’italien du nord parvint à se cacher sous la table avant que la balle ne puisse le frôler et lui tira une balle dans une de ses jambes. Touchant surement un nerf, la balle de neuf millimètres fit tomber l’homme alors que son arme glissa plus loin dans un coin de la pièce. Il était maintenant impossible pour lui de récupérer son arme, Feliciano pointant son pistolet dans sa direction.


"Lovi… Fratello, pourrais-tu aller fermer les rideaux des fenêtres et la porte à clé, per favore ? Je ne veux pas de témoin ni que de nouveaux ennemis puissent entrer ici, ve."


La colère tout au fond de lui qui se faisait jusque là discrète commençait à grossir petit à petit… Un sourire grimacé par les nerfs qui commençait à se tendre, Feliciano s’accroupit face au jeune terroriste des grands chemins, l’arme pointée sur son visage.


"Helahelahela… Qui t’envoie ? Pourquoi ? Où as-tu trouvé cette veste ?"

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Mar 3 Juil - 0:07

Matteo sortit la bouteille et ferma l'étagère. Il trouva des verres sur l'évier juste en dessous, et en servit trois en écoutant vaguement ce que lui disait le vénitien. Il esquissa un léger sourire.
Il avait une énorme impression de déjà-vu.
En fait, il aurait suffi de changer les mots "français" en "italiens" et les "italiens" en "français". Et ça donnait exactement le même discours que celui de Francis deux siècles plus tôt. On manquait d'originalité, dans cette bonne vieille Europe.
Alors qu'il rebouchait la bouteille, il entendit la porte s'ouvrir derrière son dos. Tous ses muscles se raidirent dans un souffle.
Il connaissait ce type.
Il s'appelait Fransescu, c'était un petit de la ville, un révolutionnaire comme pas deux. Son père et tous ses ancêtres avaient étés largement reconnus pour cela. Il portait une veste d'uniforme italien sur le dos.
Ses yeux s'écarquillèrent. Oh, Santa Maria.
Il n'allait pas faire cette idiotie?
Ses yeux croisèrent les siens, pendant une demi-seconde. Et durant cette demi-seconde, Matteo articula un "non", muet, mais insistant.
Trop tard.
Il regarda Fransescu tirer, la balle ricochant sur la table où Veneziano s'était planqué plus vite qu'un éclair. Puis il perdit le fil, sa tête lui tournait, des cloches semblaient résonner dans sa tête.
Il reprit parfaite conscience lorsqu'il vit l'italien du nord accroupi vers Fransescu, qui se tenait sa jambe sanglante en gémissant.
Il fixa le canon pointé sur son visage.
Le jeune homme esquissa un rictus qu'on pouvait assimiler à un sourire.

Si pùo morir, figlio di puttana.

Il se racla la gorge et cracha sur son envahisseur, pile dans l'oeil. Matteo frissonna.
L'imbécile.
Il regarda le canon posé sur son front.
Son sang se mît d'un seul coup à bouillir dans ses veines.
Ses muscles se tendirent et sans réfléchir, sortit de sa poche un couteau à lame rétractable, et sans savoir comment, se retrouva derrière Veneziano, la lame posée sur sa gorge, lui tenant la nuque de l'autre main.
Il se rendit soudainement compte de ce qu'il était en train de faire.
Et réalisa qu'il était mort.
Autant se foutre en plein milieu d'un peloton d'exécution avec un drapeau en criant "Tirez moi dessus!"
Il tenta de contrôler le tremblement de ses mains.
Oh, mon Dieu.

Il prit une grande inspiration.
Et commença à déballer, sans s'arrêter:

Ne fais pas ça, Veneziano. Tu penses avoir tous les droits, ici? Mais c'est juste un prétexte pour toi, bon sang. Tu veux simplement prouver que tu es plus fort que le Français. Tu te demandes pourquoi je t'accueille mal? Bon Dieu, Veneziano, tu... tu m'as abandonné. Tu m'as trahi. Tu m'as laissé seul au moment où j'avais le plus besoin de toi. Et tu oses te dire de ma famille? Tu reviens presque deux cents ans plus tard pour me nommer tien? Tu es devenu aussi pourri que ça?

Il reprit sa respiration. Il ne se rendit pas tout de suite compte qu'il était en train de pleurer.
Ca lui arrivait tellement rarement. Les larmes ruisselaient sur ses joues comme des torrents. Il resserra sa prise sur le couteau, sans plus prêter attention à ce qui se passait autour de lui.

Tu n'as pas le droit de me prendre ma terre. Tu n'as pas le droit de me prendre quelque chose qui me vient de Dieu. Tu ne peux pas... Tu...

Il ferma les yeux.

Je... je t'adorais, moi.

Il esquissa un léger sourire. Reprit son souffle.

En faisant ça, tu deviens pire que Francis, bàbbitu... Je ne t'appartiendrais jamais, ni à toi, ni à personne...

Puis il attendit.
Le coup.
Il allait forcément venir.
Des deux italiens, l'un allait frapper.
Alors il attendit.
Pas comme si il pouvait faire quelque chose.
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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Mar 10 Juil - 20:02

Tout s'était passé si rapidement que Romano eut à peine le temps de comprendre ce qui arrivait après l'entrée de cet intrus. D'abord, ils étaient tous les trois réunis autour d'une table en train de parler de la situation du jeune corse dans une ambiance aussi étrange que tordue, la seconde d'après retentissaient des coups de feu et des cris. Tout ce qu'il vit, c'est la balle frôler son frère et passer juste au-dessus de son épaule, lui occasionnant une blessure superficielle. Loin de s'inquiéter de cette broutille, le Romain se jeta par terre et sortit son arme dans la précipitation sans se douter que Veneciano avait déjà maîtrisé la situation.

Voyant le jeune homme gésir au sol en se tenant la jambe, Lovino sut que c'était déjà fini avant même d'avoir eu le temps de s'en mêler. Ce n'était ni la première, ni la dernière fois que les deux étaient la cible d'assassins, de terroristes ou de révolutionnaires, que ce soit à l'étranger ou sur leur propre territoire. Toutefois, à force de les subir, ils avaient finit par acquerir les bons réflexes et maîtriser l'ennemi. En particulier, le romain avait vite remarqué que le plus souvent, son frère était le premier visé.

Voyant que la joie de Feliciano venait de se faire remplacer par un certain agacement, l'ainé du groupe préféra rester dans l'ombre et le laisser gérer cet attentat raté.

Se levant avec prudence, il ferma les rideaux et les fenêtres ainsi que la porte d'entrée comme le lui avait ordonné le vénitien puis il se mis dans un coin, arme à la main au cas où l'interrogatoire dégénèrerait. Et il ne mit pas longtemps puisque leur prisonnier refusa nettement de leur répondre en leur balançant une insulte et un cracha en prime à la tête de son petit frère. Le romain devint blanc. Autant Feliciano savait se montrer doux et adorable avec les gens qu'il adorait, autant sa cruauté n'était pas sans reste, surtout envers ceux qui lui résistaient.

Pour en avoir fait les frais personnellement, Lovino estimait l'espérance de vie de l'inconnu à dix secondes si jamais il n'intervenait pas.

-"Veneciano, non!" Tenta Romano. "Il est peut-être une source d'information précieuse pour..."

Sans le laisser finir sa phrase, Matteo dégaina à son tour une lame qui vint menacer la vie de son frère. Sans s'en rendre compte, Lovino vit rouge et en oublia complètement ses mesures de précaution en s'approchant rapidement de Corse. Habilement, il sortit son pistolet de la poche intérieur de sa veste et posa le canon de son arme sur sa nuque avec une expression de colère à peine dissimulée. Il avait naïvement fait confiance à ce gamin pour espérer qu'il ne fasse pas de conneries, et voila le résultat!

L'italien du sud était pourtant le mieux placé pour comprendre ce que ressentait Corse. Voir sa terre volée, voir ses civils tués, voir sa liberté disparaître à cause d'un étranger qui prétendait l'envahir au nom des liens familiaux. Tout cela donnait juste envie de hurler sa haine face à cette impuissance et cet abandon. Il avait vécu la même chose et encore aujourd'hui, il ne pouvait que voir les chaînes qui les reliaient tous les deux à leur condition de nation soumise et les fers qui entravaient leurs mouvements.

Tout donner pour ne recevoir que du sang et des larmes; qui au monde n'en ressentirait pas une quelconque envie de vengeance?

Pourtant, malgré toute la compassion qu'il pouvait ressentir, un autre sentiment bien plus fort l'emporta. Celui de protéger son petit frère coûte que coûte. Il l'avait promis il y de cela 72 ans sans jamais y faillir, au nom de leur lien fraternel. Personne ne le toucherait. Personne ne salirait son nom. Personne! Et surtout pas ce môme qui reniait ses liens de fraternité alors même que ses larmes prouvaient tout le désespoir qu'il pouvait ressentir. Cela lui faisait mal de le traiter ainsi parce qu'il avait presque l'impression de trahir un frère. Un autre frère. Un frère d'infortune.

-"Baisse ton arme ou je te colle un pruneau!" Déclara-t-il avec un sang froid à faire frissonner le plus armé des mafieux.

Non, tant que son âme appartenait à Veneciano, ses sentiments devront toujours se mettre de côté, peu importaient les dégâts moraux.


Dernière édition par Lovino Vargas / Italie S le Mar 11 Sep - 19:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Ven 13 Juil - 9:19

Pch… Pch… Pchpchpch…
Son humeur tout comme son self-control pouvait être imagé par une cocotte-minute. Jusque depuis ses retrouvailles avec son petit Corse, la cocotte n’avait fait que sortir des bruns de vapeur légers comme si sa fureur venait d’un coup mais s’échappait aussi vite. Ce jeune homme, ce mortel, avait fait affront à l’Italie même. Peu de personnes pouvaient se vanter d’un tel geste, d’autant plus qu’aucun ne devait être en vie à l’heure qu’il était.

Il lui avait à présent craché au visage.
Ça y est, le sifflement de la cuisson vapeur de son cerveau venait de résonner, sans témoin autre que sa famille heureusement. Son sourire venait de fondre alors que son index exerça une pression plus forte sur la détente de son Beretta. Guidé par la colère, il était à présent prêt à colorer ses vêtements et les murs de la maison avec le rouge de son sang. Puis tout s’arrêta.

La surprise avait dominé soudainement sa rage. Matteo, son frère, cette partie de lui-même, venait de poser la lame d’un couteau sur sa gorge. Face à un tel geste, son souffle se coupa, son corps se raidit et ses yeux s’écarquillèrent alors. Oui, il fut surpris… Déçu aussi, qui ne l’aurait pas été à sa place. Mais cependant, il n’avait pas eu peur, tout simplement parce que son grand-frère était là. Et il le connaissait que trop bien, il allait agir, vite. Il lui avait après tout promis sa sécurité il y a de cela bien des années.


"Hela… Matteo… Je serai venu bien plus tôt si j’en avais eu l’occasion, mais je n’étais pas assez puissant pour faire face à Francis jusqu’à aujourd’hui. Le monde est dirigé par la force et l’argent ; pas les sentiments hélas. Et tu ne possèdes pas assez de ces deux choses pour obtenir une réelle indépendance. J’ai dû te laisser il y a près de deux siècles parce que je n’avais plus les moyens de m’occuper de toi et le français en avait bien sûr profité pour me faire de la pression, ve. Quant à cet homme qui vient surement de chez toi, hela… Tu en es témoin, il a essayé de me tuer ! C’est un ennemi de l’Italie et je me défends donc, je ne vais tout de même pas me laisser faire sans rien dire ! Alors, est-ce que tu es toujours prêt à vouloir trahir ta propre famille ? Ve ?"


Alors qu’il étendait la voix puissante et sans pitié, bien plus effrayante que la sienne, que pouvait offrir l’italien du sud à ses pires ennemis, Feliciano sentit les mains de ce petit territoire trembler au contact de sa peau. Cela ne pouvait le mener nulle part, pas dans une fin heureuse pour lui et cet homme en tout cas. Il le savait à présent, sa vie n’était pas en danger. D’un doigt, il poussa le couteau de la jeune nation pour se libérer sans problème. Profitant donc de ce moment qui mêlait surprise et peur ; le vénitien se releva et essuya du revers de la manche la salive qui l’avait atteint, sans pour autant que le canon de son arme quitte la trajectoire du crâne du mortel.


"Tu es du côté des Français je suppose, je vais donc te parler dans cette langue, ve. Je vais reposer ma question, et d’autres encore. En fonction des réponses que tu me donneras, la sentence que je t’accorderai pourrait en être différente… Je te conseille donc vivement d’y répondre sans résistance, ve."


Le cadet des Vargas passa un coup d’œil sur les deux autres immortels présents dans la pièce. S’assurant ainsi que Lovino maîtrisait au mieux les coups de sang de la jeune île qui lui était présentée sous un jour nouveau, mais pas forcément meilleure.


"Hey fratello, tu en as mis du temps pour agir ! Bien plus que d’habitude, ve. Un peu plus et j’aurai cru que tu hésitais sur la personne à défendre, veveve… "


Et il riait encore, surement pour se détendre un peu et faire baisser la pression qui avait mené la colère que son cerveau avait accumulée. Mais dans le contexte, cela pouvait être également très mal perçu, comme une moquerie aux vaincus. Et en plus de leur situation présente, est-ce que les dires du vénitien étaient finalement sincères ? Commençait-il réellement à faire moins confiance à son ainé en voyant les différentes expressions trop compréhensibles sur son visage ? Qui sait…


"Bien reprenons. Ton nom ? Ta nationalité ? Tes motivations pour être venu jusqu’ici ? Tu as de la famille ? Père, mère, frère, sœur, femme, peut-être déjà des enfants ? Ve ?"


Voyant que l’homme qui lui lançait encore et toujours un regard de tueur ne semblait pas plus causant, Feliciano s’approcha davantage de lui avec le sourire rapidement revenu sur le visage. Le problème du sourire de cet italien cependant, c’était qu’il pouvait cacher bien de choses, à l’image de ses masques de Venise aux visages figés.
Sans prévenir, le jeune Vargas balança un coup de pied dans la blessure du terrorisme aussi fort qu’un footballeur prêt à faire un tir au but. La victime avait crié, par la douleur et la stupéfaction qu’avait provoquée ce coup rapide et puissant. L’italien du nord avait cependant un peu reprit son calme et n’avait pas tiré, c’était déjà bien non ?


"Helahela… Pardon, je ne suis pas très patient, ve."

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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Mer 18 Juil - 16:02

En sentant le canon du revolver de Lovino contre sa nuque, Matteo crût revenir à ses jeunes années.
Pas lors des combats, plutôt lorsque, étant gamin, il passait de longues secondes sous l'eau, jusqu'à sentir ses poumons au bord de l'explosion, et que soudain, ses pieds heurtant le fond, il remontait comme une flèche et respirait, enfin, la première goulée d'air ayant un parfum de paradis.
Il ressentait la même chose, paradoxalement.
Le coup n'avait pas été aussi violent que ce qu'il avait espéré.
La voix de Lovino était décidément formidablement autoritaire. Il avait beaucoup à apprendre de lui. Il semblait d'une fidélité sans faille à son frère, et pourtant... Oui, pourtant le jeune corse avait pu déceler une déchirure. Une tâche dans le tableau de famille. Presque rien, mais ça le perturbait. La fratrie parfaite ne l'était donc pas totalement?
Comme sortant d'un rêve, ses doigts effleurèrent la lame du couteau qu'il tenait, et du même coup la gorge du Vénitien. Il réalisa ce qu'il venait de faire et laissa échapper un long soupir entrecoupé de léger sanglots qu'il tentait de retenir. Jésus Marie Joseph, il essayait encore de jouer les héros.
Il était trop petit pour ça.
Vieux, mais toujours faible.
Lorsqu'il entendit le speech de Veneziano, ses mains se mirent à trembler.
Oui, bien sûr. Bien sûr qu'il le savait, bien sûr qu'il ne pouvait pas trahir sa famille. Il le savait, il en avait conscience.

Je voulais juste... essayer. Pardon, Veneziano, Lovino. Je voulais juste...

Alors qu'on repoussait son couteau, Matteo sentit ses jambes se dérober sous lui, et il s'écroula sans le vouloir sur le plancher rustique. Oh, bon sang.
Les membres tremblants, il tenta de se relever, pour ne pas aggraver sa médiocrité, mais ne réussit tout juste qu'à s'asseoir. Bon, et bien... Il s'en contenterait.

Tu dis que je ne peux pas t'en vouloir de défendre l'Italie... Tu peux donc comprendre que je veux défendre ma terre, non? Lovino, s'il te plaît, éloigne ce revolver de ma tête... Je ne ferai plus rien, promis.

D'un geste tremblant, il fît glisser son couteau au sol, pour le lancer au loin, vers la cheminée. Désormais sans armes, le petit Corse essuya sa figure d'un geste rageur en esquissant un sourire. Le rire de Veneziano avait quelque chose de terrifiant et de surréaliste à la fois dans ce genre de contexte.
Cependant, en le voyant lancer un superbe coup de pied dans sa blessure, et Fransescù de se mordre les lèvres jusqu'au sang pour ne pas hurler trop fort, Matteo posa un genou à terre et sentit qu'il était de son devoir de dire quelque chose.

Fransescù n'est pas du côté des Français... Je ne sais pas si tu le sais, mais on les déteste quasiment tous dans ce pays. On est un territoire neutre. J'ai même eu pas mal de gens de ton côté, ici... De plus, il ne parle pas bien le français, plutôt le Corse. Pour finir, je ne pense pas qu'il te dira quelque chose. Il fait partie d'un des nombreux mouvements indépendantistes qui pullulent sur mon île, et la loi du silence est recommandée. Vous devez connaître ça, vous deux, non?

Cette allusion à la mafia italienne n'était pas sans risque. Matteo ne pouvait s'empêcher de craindre de le vexer et d'aggraver la situation.

Je peux essayer de te traduire quelques trucs. Je ne t'arnaquerai pas. Je te demande juste de me laisser parler avec lui. Si les réponses ne te conviennent pas, tu fera ce que tu veux, après tout c'était une mission à moitié suicide. Laisse moi lui parler. Tu n'as jamais pris la peine d'apprendre ma langue, hein?

Ce n'était même pas une critique. Matteo avait grandi dans la certitude que chaque pays doit avoir sa propre culture et sa propre langue.
Il leva la tête vers Lovino.

Pièta?

Ca devait être la première fois qu'il prononçait ce mot. Jamais encore il n'avait demandé pitié.
Quelle journée pleine de surprises.
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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Lun 23 Juil - 12:42

S'il n'avait pas eu toutes ces années de maîtrise de soi derrière lui, Lovino aurait sans doute très mal réagi à la provocation de son frère qui sous-entendait qu'il était en train de passer à l'ennemi. Cependant, cela faisait longtemps que l'italien du sud avait l'habitude des petits sous-entendus de Feliciano, des plus innocents aux plus malsains. Par conséquent, il se sourcilla pas et reste concentré sur Mattéo qu'il tenait maintenant du bout de son arme. Quoiqu'en dise Veneciano, Romano n'hésiterait pas une seconde à tirer sur ce gamin si jamais il refaisait un autre pas de travers.
La différence, c'est juste le regret qu'il ressentait à menacer une île qui avait assez souffert comme ça.

Dire que ce garçon s'excusait encore pour un acte totalement naturel de la part de son peuple. Si c'était que de lui, Lovino l'aurait engueulé en lui disant qu'il n'avait absolument pas à s'excuser et que c'était plutôt à eux de présenter leurs excuses mais... c'était là la dernière chose que Feliciano attendait de lui. De toute façon, il n'avait rien à dire, que ce soit à son frère ou à Corse. Voyant que celui-ci semblait sincère, Romano consentit à éloigner sa menace avec cependant un avertissement, sachant que même s'il avait éloigné son couteau, il y avait mille et une parties du corps derrière lesquelles on pouvait dissimuler une arme.

-"Je ne te conseille pas d'essayer de me doubler."

Toujours en garde, il laissa Feliciano continuer son petit interrogatoire en sachant pertinemment, au vu de ce qu'il en avait vu du caractère du corse, que cet homme n'allait rien dire de plus. Ils étaient semblables à lui: la loyauté était leur mot d'ordre. Hors de question de trahir qui que ce soit, même sous le coup de la torture. Et celle-ci risquait d'arriver rapidement vu la patience déjà bien abusée qui quittait lentement son petit frère. Ce sourire ne lui disait jamais rien de bon. Ses craintes furent bientôt confirmées par le début des hostilités et il ne pût s'empêcher de serrer les dents.

À sa surprise, Matteo eut encore le courage d'essayer de négocier alors qu'à sa place, n'importe qui aurait plutôt fait profil bas en attendant que ça se passe. Tout ce qu'il disait semblait plutôt logique quand on connaissait un peu la mentalité locale. En tant que pays soumis, et non conquit, il savait très bien comment fonctionnaient les deux parties. L'allusion à la mafia ne lui fit d'ailleurs ni chaud ni froid car ce n'était pas encore une partie de lui qu'il considérait comme ennemie, au contraire. En revanche, Lovino ne pouvait répondre de la réaction de Feliciano dont les actions clandestines au sein de l'Italie, qu'elles soient mafieuses ou non, le rendait de plus en plus susceptible.

Pour ce qui était du reste, Romano se sentait clairement divisé. Il sentait au fond de lui que le Corse ne voulait que régler cette histoire sans finir en bain de sang, mais d'un autre côté, ils n'avaient n face d'eux un rebelle et un attentat. Bien sûr, cela n'avait rien de grave pour des nations, cependant, cela relevait tout de même d'un acte grave passible de mort. Encore heureux que les Italiens n'étaient pas connus pour respecter le protocole à lettre car nul doute qu'ils auraient déjà passé le phase de l'interrogatoire.

L'Italie du Sud soupira, autant devant la requête osée du corse que de sa propre impuissance.

Il sentit néanmoins une vague de colère lorsque ce mot qu'il ne connaissait que trop bien sorti de la bouche du gamin. C'était la deuxième fois qu'il avait envie de lui mettre une paire de claques pour qu'il se ressaisisse. Une nation ne demandait jamais pitié. Jamais. Même lui, celui assez faible pour se faire assouvir par son cadet, n'avait jamais demandé le pardon. La fierté, encore et toujours. Mais c'était elle qui leur permettait de garder leur dignité de nation, même dans les moments les plus noirs et les plus humiliants.

-"Ça suffit, gamin!" Grogna-t-il d'un ton dur et sans réplique."C'est inutile de me demander pitié, je ne suis pas celui qui allègera ton châtiment!"

La main serré sur son revolver, il jaugea un instant l'homme au sol, Matteo puis Feliciano d'un oeil réfléchit. Il s'agissait de régler cette histoire en douceur sans faire de faux pas. Dire qu'il y a quelques années, il ne se serait pas cru capable de faire dans la finesse et la négociation.

-"Veneciano? Qu'est-ce que tu en dis? On peut tenter le coup car c'est vrai que ça ne servirait à rien de lui faire subir tout ça alors qu'on ne comprend même pas ce qu'il dit et vice-versa. Au pire, on s'en rendra vite compte si Corse nous dit des mensonges."

Cet adolescent donnait à Romano l'impression de se voir dans ses jeunes années, sauvage et indomptable. Cette époque où il était encore "pur", incapable de mentir ou de trahir. Il le voyait dans ses yeux verts; ce garçon avait la même audace, la même fougue que lui avant que de trop nombreuses personnes vienne l'enchaîner et le remette à sa place de simple province. Pourquoi avait-il fallu que ce soit le "petit frère" de Veneciano? Ils se ressemblaient trop et, Lovino le sentait, cette proximité ne sera pas sans conséquence.

Particulièrement avec Feliciano au milieu.
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MessageSujet: Re: [WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]   Mar 24 Juil - 16:20

En fermant toutes les ouvertures, une odeur de poudre envahie petit à petit la pauvre petite pièce qu’ils occupaient. Et si la peur et le stress avaient une odeur, pour sûr que cet endroit serait irrespirable. Tous les gestes de Feliciano étaient finement calculés, pas un pas de travers qui pourrait lui couter la vie ne devait être tenté. Ne pas céder à la panique, c’était la règle numéro un pour être vainqueur, mais une loi très difficile à appliquer pour le vénitien. Son courage n’avait jamais eu d’égale que celui qu’il avait eu durant la bataille de Lépante et n’avait fait que se réduire au fil des années. Oui, le cadet des Vargas était peureux, faible, mais cependant pas idiot. Il savait palier ses lacunes avec ses alliances telles que celles avec son grand-frère ou Ludwig, mentait, marchandait et même intimidait avec une trop grande facilité lorsqu’il s’en donnait la peine.

Et voilà où il en était à présent, à avoir droit de vie ou de mort sur une petite nation qu’était le Corse. Feliciano aimait le pouvoir, c’était un défaut très italien parait-il. Sans que son visage ne trahisse la moindre émotion, il partit chercher une chaise près de la table et s’installa en ayant le terroriste à ses pieds, les jambes croisées. Il profita de ce petit moment d’installation pour changer son revolver de main.
Veneciano grimaça.
Tournant le poignet qui avait jusque là tenu l’arme, il se mit à craquer. Le recul du coup de feu lui avait fait mal, mais en prise avec l’adrénaline du moment, il commençait seulement à ressentir la douleur dans son poignet. Il n’était pas assez solide pour tenir une arme, il était bien plus adapté à tenir un pinceau, à l’inverse de Lovino.

Mais l’italien du nord avait tout de même bien changé depuis le début de la guerre. Pas motivé, ne sachant pas viser avec son Beretta convenablement, tombant parfois même avec le recul, l’envie de tuer était bien moins forte que celle qui était de s’enfuir vers les contrées les plus éloignées du conflit. Mais Ludwig ne l’avait pas lâché, il l’avait formé, entrainé avec des méthodes allemandes qui resteront surement les meilleurs entraînements militaires au monde. Aujourd’hui, il visait passablement bien et il ne rechignait plus à tuer, même si ça lui donnait la nausée à chaque fois et que des cauchemars hantaient chacune de ses nuits.
Mais il fallait tuer pour gagner. Sinon c’était donner l’occasion à son adversaire de le faire à votre place.

Il ne répondit pas aux excuses de Matteo, ce n’était pas nécessaire. Surtout qu’il était également prêt à lui faire du mal plus tôt qu’il ne le pensait, alors autant payer sa faute par une faute de la même ampleur. La jeune nation semblait d’ailleurs perdre toute envie de se battre contre lui, bien, ça allait lui faciliter la tâche.


"Helahela… Nous sommes en guerre Matteo. Tu sais ce que c’est ? C’est de la violence, des morts, des victoires, des défaites, des conquêtes, des stratégies, des choses pas amusantes qui nous oblige à nous lever le matin alors que je n’aime pas ça, ve. Je ne t’ai pas envahi pour le plaisir de te torturer, mais pour deux autres choses. Premièrement, je te voulais à nouveau à mes côtés, faire revenir ces liens qui font de nous une famille. Deuxièmement, pour une raison stratégique. En te faisant revenir dans mes frontières, j’affaiblie Francis et aide la suite de la conquête de la France pour l’Allemagne. Ve."


Pour ça, il n’allait pas lui mentir. Et puis il avait été plutôt très gentil en expliquant ce qu’il faisait ici. Maintenant, il devait comprendre qu’il ne se laisserait pas vaincre facilement. Si le corse avait l’intention de le frapper, c’est avec des coups dix fois plus puissants qu’il lui rendrait son geste. Car il ne le savait que trop bien, ce n’était que trop souvent de cette manière qu’on établissait sa domination.

Sans défense, Matteo demanda à Lovino de retirer son arme, ce qui fit reprendre l’attention de Feliciano sur son ainé. Depuis longtemps maintenant, Lovino obéissait aux ordres de son cadet, mais certaines décisions n’avaient parfois pas besoin de l’avis du vénitien. Aussi, sans se prononcer sur la question, il attendit la décision de son grand-frère. Il lui avait envoyé pas mal de piques ces derniers temps, mais ce n’était pas seulement un jeu. Le cadet des Vargas commençait à avoir des doutes sur la fidélité du romain. En conflit constant avec l’allemand, approuvant de moins en moins les choix de son petit-frère, les deux frères semblaient comme s’éloigner peu à peu l’un de l’autre. Mais temps qu’il se salissait encore les mains pour lui, il ne pouvait se permettre de lui poser ses doutes sur la table.

Mais tout ceci n’était que des pressentiments qui n’avaient surement pas lieu d’être. Il s’en était convaincu lors de leur réunification, personne ne séparera à nouveau leur pays, jamais ils ne seront ennemis !

Entendant alors le corse lui demander pitié pour l’homme qui venait de s’asseoir comme il pouvait, l’italien du nord ne put s’empêcher de penser que Matteo était en train de trahir ce qu’il avait toujours été : l’esprit corse fier et colérique. Le conquérant sur sa chaise fronça les sourcils, il savait que le romain n’appréciait pas qu’une nation se voit abaisser au point de demander pitié. Allait-il l’engueuler ? Le frapper ? Qu’importe, il oublia bien vite l’avis de son ainé lorsqu’il entendit la jeune nation plaider la cause de son homme sur des problèmes qu’ils avaient en commun.


"Ne te sens pas obligé de citer les problèmes de notre pays ici. Ve."


Traduction, « Évites de parler de ça si tu ne veux pas avoir d’autres problèmes ». Oui le vénitien aimait être assez délicat dans ses menaces. D’ailleurs, Lovino aussi commençait à faire dans la dentelle, lui qui n’avait aucun talent pour la négociation jusqu’à il y a peu se voyait maintenant doté d’une certaine patience, même si c’était encore en gueulant. Mais il donna finalement son avis en proposant à son cadet d’accepter la demande de Matteo.

Feliciano y réfléchit pendant quelques secondes, comme perplexe face au choix de son ainé. De longues secondes de silence que celui-ci avait expressément établi pour faire monter l’angoisse. Toisant de haut le terroriste qui avait attenté à sa vie, de ses yeux dorés qui semblait pouvoir le brûler sur place, il prit finalement la parole.


"… D’accord. Fransescù c’est ça ? Ve ? Oublie les questions que j’ai posées jusque là Matteo, venons-en directement aux faits. Demande-lui combien ils sont à vouloir notre peau dans son mouvement. Et s’il y en a dans cette ville aussi."


Le fait qu’il lui fasse remarquer qu’il n’avait jamais prit le temps d’apprendre le corse laissa Feliciano un peu troublé. Pour lui, c’était une réflexion qui l’accusait de ne pas l’avoir aimé assez pour cela et ce n’était pas franchement appréciable.
Mais Matteo ne semblait pas comprendre les liaisons entre les conquérants et les conquêtes. Comme tous les autres, il ne s’était pas plus plié à apprendre le somali ou l’amharique alors qu’eux se devaient d’apprendre l’italien. Mais trop vexé pour s’expliquer, il préféra ignorer sa question.

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[WWII; Corse]Brotherhood is war[PV Matteo et Feliciano]

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